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vendredi, 15 mai 2009

Il ne faut plus prescrire aucun crime de sang

On vient d'identifier l'auteur de viols et de meurtres au début des années 80 sur la Nationale 20 dans l'Essone, du côté d'Arpajon, grâce à la technologie ADN. Problème, il y a prescription. Cela pose le problème des crimes atroces. Ils doivent être déclarés imprescriptibles afin qu'aucun meurtrier ne puisse plus se croire un jour en sécurité. De plus, concernant ce cas, rien ne prouve que l'individu se soit arrêté là. Quatre meurtres atroces (dont une victime pendue à une poutrelle, avec des traces de sperme sur le corps, la dernière violée puis assassinée).

Toute la difficulté, cela va être de trouver en droit la manière de ne pas relâcher cet homme. En tout cas, étant donné ces premiers éléments, il serait de bon sens de passer au crible tous les crimes non élucidés de la région et de vérifier les traces ADN dont on dispose. On peut certainement faire de même en examinant tous les crimes qui se sont produits dans le voisinage des lieux de villégiature de l'individu interpellé.

Je ne comprends pas après la multiplication des affaires comment on peut encore conserver une telle mesure dégoûlinante de bonne conscience. Si je peux encore admettre que cela puisse être applicable et de bon sens pour les assassinats politiques, pour les crimes sadiques, cela ne devrait jamais être appliqué. Ces individus ne deviennent pas doux comme des agneaux par l'opération du Saint-Esprit. Et il n'y a pas d'auto-guérison quand ils sont malades.

18:22 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : crime, justice, prescription |  Facebook | | |

Cancer ? Chimio ? Plus belle, la vie !

J'ai pris connaissance d'une initiative assez peu commune, pour ne pas dire atypique. Une association d'esthéticiennes a décidé d'apporter son concours à des femmes atteintes d'un cancer et dont le traitement modifie l'aspect physique. L'association organise des ateliers pour apprendre aux femmes à redessiner leurs traits après une thérapie qui a laissé des traces. Ou encore, elle donne des conseils de coiffure pour celles qui ont perdu leurs cheveux : par exemple comment choisir entre perruques, turbans et foulards ou encore couvre-chefs.

Un cancer frappe toujours avec une brutalité inouïe. Non que ses effets soient nécessairement foudroyants, mais plutôt que la nouvelle résonne comme un coup de tonnerre dans un azur serein. Faire face requiert de la volonté et de la disponibilité d'esprit, a fortiori si le cancer impacte l'aspect physique. Il ne reste alors même plus la possibilité de "faire semblant de vivre normalement", le dernier recours d'un cancéreux.

J'ai eu un jour l'occasion de discuter avec une jeune fille qui voulait  faire de l'esthétique son métier : je lui avais alors demandé quelles étaient ses motivations. Elle m'avait répondu qu'elle prenait plaisir à rendre les gens contents : en effet, elle jugeait que de se sentir plus beau apportait un surcroît de bien-être aux individus.

Le plus terrible, dans des traitement médicamenteux lourds, c'est qu'en altérant le corps, leurs effets finissent par porter atteinte à l'image de soi, et donc, à l'estime de soi. Quoiqu'on en dise, le corps et l'image qu'il renvoie sont, à cet effet, des éléments déterminants (mais pas les seuls).

Le mot cosmétique provient de "cosmèsis" en grec qui signifie parure. Or, cosmèsis est de même racine que Cosmos, en grec, qui, bien avant de désigner l'univers, signifie l'ordre. Pour les Grecs, il n'y a pas de beauté sans organisation, sans ordre, finalement pas de beauté sauvage.

A plus d'un égard, la cosmétique me semble l'héritière de cette conception du beau et le mépris dans lequel elle est tenue par sa grande soeur philosophe, l'Esthétique, me semble bien injuste. C'est ce que le beau, au sens philosophique,un Socrate ou un Platon, veulent absolument qu'il soit moral. Ainsi, dans le Hippias Majeur, Hippias d'Élis que Platon fait passer pour un lourdaud, propose deux définitions pas insensées : la première, c'est que la beauté, ce serait une jeune vierge (une jeune fille, quoi). Inconvénient, cela ne concerne que les hommes. Et puis Socrate lui fait observer qu'il y a aussi de belles juments, belles chèvres, et cetera...Il faut que le beau s'applique à n'importe quel objet. Hippias médite et triomphalement, annonce que l'or c'est la beauté, puisque l'or rend beau tout ce qu'il recouvre.Finalement, Hippias finira par dévier de son idée initiale, qui était de faire de la beauté quelque chose de matériel pour proposer la réussite sociale comme modèle de la beauté.

Dommage. Personnage décrié, il me semble qu'il avait pourtant touché juste avec son or qui rendait beau tout ce qu'il recouvre. Alors c'est un peu cette pensée que j'ai, avec mes esthéticiennes bénévoles. Leur rôle, finalement, à l'instar de notre Hippias, n'est-ce pas de couvrir d'or des femmes fatiguées et boursouflées par la maladie ? Des orfèvres de la cosmésis contre le cancer, voilà, comment je me les représente, ces faiseuses de beauté.

 

 

jeudi, 14 mai 2009

Fait chier, Hadopi !

Sérieux, je commence à en avoir ras-le c... d'Hadopi. Hadopi par-ci, Hadopi par là, on ne parle plus que d'Hadopi sur tous les flux. Pas moyen d'ouvrir le flux d'une blog-roll ou d'un agrégateur sans être submergé d'Hadopi dans tous les sens. Surtout que les Français, Hadopi, c'est leur dernier souci. Personnellement, ce que je n'aime pas , c'est le principe de mouchards sur des machines, et je trouve intelligent l'argument de faire valoir que leur multiplication va générer une masse critique d'utilisateurs, et donc, de développeurs pour contourner les tentatives de contrôle, mais, mis à part ça, j'ai l'impression qu'il y a comme une campagne d'une minorité active sur la Toile pour tenter de dézinguer Hadopi. Et derrière, qu'est-ce qu'il y a au fond ? Le refus de payer aux artistes et créateurs leur dû au motif que les géants du star-system font suffisamment de fric. Argument fourre-tout qui permet de dire tout et n'importe quoi et ignore évidemment toutes les petites boîtes de production. Et même ainsi, argument pré alter-marxiste, car il induit que faire du fric, comme d'hab, c'est mal. Moi, je trouve que c'est bien de faire du fric. Et si la minorité active trouve que c'est mal, eh bien elle n'a qu'à ne pas acheter les disques des maisons de disques visées. On ne peut pas critiquer le consumérisme et l'univers capitaliste et en même réclamer de pouvoir se goinfrer et d'yper-consommer à tous crins.

Il y  aussi la promotion d'un prétendu "nouveau modèle" dont personne n'est capable de donner ne serait-ce que les prémisses de son fonctionnement en termes d'efficacité. Il faudrait que les artistes se financent via la publicité sur Internet, ou au bon vouloir des utilisateurs (cela a un nom, ça s'appelle de la mendicité !) ou je ne sais par quelle autre baliverne.

Ah, et puis il y a ceux qui disent que le téléchargement illégal, c'est une fatalité. Alors comme c'est une fatalité, il faut en prendre acte et laisser faire. En gros, dès lors qu'un phénomène devient répandu, il est forcément légitime. Voilà l'argument. Hideux. Je laisse aux lecteurs le soin d'apprécier les conséquences de l'application d'un tel raisonnement à l'éthique, au droit et à la morale.

Bref, on lit tout un tas d'arguments plus foireux les uns que les autres, tout cela s'agrégeant, sous l'effet de la meute, en une boule de neige qui est beaucoup plus grosse que ce qu'elle est en réalité. En somme, c'est du lobbying dans la plus pure tradition du lobbying à l'américaine, mais, en fait, en pire. Les élus qui expriment leur avis sont traqués, on les traite de tous les noms quand ils ne vont pas dans le sens de la meute, on publie leurs noms, et on parle d'assassins de la liberté. Faudrait peut-être pas pousser. Je n'aime pas cette loi, je la trouvemême mauvaise, mais les arguments des anti-hadopi sont loin de me convaincre et je ne les trouve  pas meilleurs. Au moins les pro-hadopi ont-ils à mes yeux l'éthique de leur côté.

In fine, on ne parle plus que d'Hadopi, alors qu'Hadopi, c'est le dernier souci des Français actuellement. Alors Hadopi un peu, ça va un moment, mais hadopi en boucle depuis plusieurs semaines, ça commence à bien faire...Il n'y a pas qu'Hadopi dans la vie.

09:48 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : hadopi |  Facebook | | |

mercredi, 13 mai 2009

Wikipedia, enjeu de pouvoir

La moindre requête sur la plupart des moteurs de recherche (particulièrement google, mais pas seulement) dénote une présence très forte de l'encyclopédie universelle en ligne Wikipedia. On trouve très souvent l'un de ses articles dans les tout premiers résultats. Or, comme internet est une source croissante d'informations de tout type, ses ténors intéressent tout naturellement tous ceux pour lesquels l'information est un enjeu. Par exemple les enseignants et les élèves : ces derniers croient sur parole tout ce que rapporte wikipedia. Mieux vaut donc que cette encyclopédie ne comporte pas d'erreurs ou de partis pris trop nets, ce qui peut se produire de temps à autre. Mais wikipedia intéresse aussi beaucoup le monde politique, car l'information est un très important enjeu de pouvoir.

Au mois d'août 2007, un blogueur, comme le rapporte Rue89, s'était amusé à repérer toutes les modifications (vandalisme) opérées par les majorités municipales quand des articles les gênaient sur wikipedia. Pour ceux qui l'ignoreraient encore, wikipedia fonctionne sur un mode coopératif et ouvert, c'est à dire que n'importe quel utilisateur peut modifier en ligne une page pour y apporter ses connaissances. Toutefois, wikipedia a une charte de rédaction qui exige rigueur, qualité de l'écriture et vérification des sources. Sous une apparence ouverte, tout un exo-squelette d'administrateurs inflexibles vérifie que l'information n'y soit pas caviardée et remet de l'ordre dans les pages partout où c'est nécessaire. De plus, de nombreuses procédures de signalement internes existent pour signaler au lecteur que l'article n'est peut-être pas objectif, ou bien que ce n'est qu'une ébauche ou encore que les sources ne sont pas vérifiées et que des références manquent.

Tour à tour, rue89 puis Marianne observait que des articles avaient été modifiés, l'un à propos d'Alain Marleix, l'autre à propos d'Hadopi. Pour ma part, cela fait un moment que j'ai observé ce genre de tours de passe-passe. Il y a deux parades à cela : la première, c'est de consulter l'onglet discussion, qui rend compte des différentes modifications de pages et des débats, et la seconde plus simple et moins contraignante, d'aller consulter wikipedia là où l'article n'est pas un enjeu de pouvoir. Ainsi, sur le même sujet, l'article en anglais, par exemple, donnera une foule d'informations dont on ne disposerait pas ou qui seraient biaisées sur la page francophone. Quand le vandalisme répond à un enjeu de pouvoir il pense assez rarement à aller modifier toutes les autres pages dans les autres langues. Si cela devait être le cas, ce serait que l'enjeu est très important...

Il existe toutefois d'authentiques couacs sur wikipedia, de temps à autre, et la question du contrôle de la publication se fait de plus en plus prégnante. Il est donc question de mettre en place des comités de publication et de mettre en attente les modifications. Pour l'instant, wikipedia a résisté à toutes les tentatives d'entrisme et de prises de contrôle, en tout cas, à mon sentiment. Mais il me semble que c'est la présence simultanée d'un exosquelette très structuré et d'une publication coopérative ouverte qui ont assuré jusque là cette liberté. En effet, ces deux modalités de publication se nourrissent l'une de l'autre. Plus on publie et plus on publie de manière exacte sur wikipedia, plus l'exosquelette accorde de confiance à celui qui publie. Et au bout d'un moment, l'exo-squelette finit par proposer une cooptation à l'auteur annonyme des articles afin qu'il rejoigne la structure. Je crois que wikipedia fonctionne à peu près comme cela, et pour autant que j'en aie connaissance, wikisource aussi.

Seulement, la question que je me pose, c'est de savoir combien de temps encore cela va tenir ? Il y a bien sûr des  optimistes, comme François Bayrou, qui voit en wikipedia un modèle d'organisation sociale humaniste, et pensent donc qu'un tel modèle est l'avenir, mais la pression ira grandissante au fil du temps, il faut bien l'admettre, et je suis sûr que les puissants de tous bords, économiques, politiques, religieux, industriels, médiatiques ou d'autres encore ne regardent non pas wikipedia avec les yeux de Rodrigue pour Chimène mais plutôt du loup pour le petit chaperon rouge...

 

11:07 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : wikipedia, pouvoir |  Facebook | | |

lundi, 11 mai 2009

Traître ADN

Le JDD d'hier titre sur les secrets de famille et l'ADN. En effet, le développement des technologies génétiques permet de déterminer avec une quasi-certitude, désormais, l'origine biologique des enfants. Les Romains, qui étaient un peuple pragmatique, avaient contourné la difficulté d'établir le lien biologique en faisant de la reconnaissance de l'enfant un acte religieux et juridique. Peu importait le lien biologique, seule comptait la reconnaissance par le père. D'une certaine manière, on peut dire que le père "faisait" l'enfant. Les adoptions furent d'ailleurs nombreuses. Les Romains n'auraient donc sans doute pas été gênés outre mesure par l'irruption des technologies ADN, tout du moins, cela n'aurait pas perturbé leur lien filial. Ou, en tout cas, moins que nous. En revanche, nul doute que leur mariage s'en fût alors trouvé bouleversé puisque cela remettait en question leur volonté de faire de chaque femme la propriété exclusive d'un seul homme si elle était mariée.

Dans nos sociétés modernes, ce qu'interroge l'ADN, c'est la paternité. La Révolution Française, s'inspirant du droit romain, avait introduit une législation extrêmement avancée en estimant que le père était celui qui reconnaissait et nourrissait l'enfant. En dépit de cette législation, nous demeurons, malgré nous, comme un héritage issu du plus profond des âges, secrètement attaché à la filiation génétique. Il est par exemple fréquent , lors d'une naissance, de croire voir dans le visage d'un bébé les traits d'un aïeul, comme si le lien biologique se sur-imprimait sur la face de l'enfant.

En réalité, l'héritage d'un enfant est plus complexe que l'on ne le pense, y compris quand il se pare d'apparences biologiques. Ainsi, dans un certain nombre de cas d'adoption, des observateurs ont été surpris d'identifier des similitudes de traits, de tempérament ou même d'expression avec des grand-parents ou ancêtres de la famille d'adoption. C'est que la famille, et donc les parents en premier lieu, transmettent sans le savoir ni le vouloir une large part de leur inconscient collectif. Il y a des strates dans cet inconscient : les plus profondes sont partagées par l'humanité toute entière, les plus proches par le réseau familial et culturel. Ainsi, les parents transmettent inconsciemment ce qu'ils ont reçu inconsciemment, et notamment des mimiques, des expressions faciales et des réactions. Qui sait, même, si cette transmission n'a pas des incidences biologiques. Je m'avance, je dois le reconnaître, mais les phénomènes de somatisation sont complexes et méritent un examen attentif, particulièrement dans ce domaine. En ce sens, le bébé ferait bien mieux que le caméléon. Le caméléon modifie sa coloration pour échapper au regard d'autrui, le bébé, lui, assimile purement et simplement les caractéristiques de son hôte, se modifiant définitivement lui-même, jusqu'à un certain degré, tout du moins.

Je crois que nos sociétés modernes ne doivent pas seulement opérer un retournement sémantique sur la notion de paternité (ou même maternité) mais sur les mécanismes de l'héritage. Car, au fond, n'est-il pas légitime de vouloir se retrouver dans son enfant (sans pour autant le réduire en Narcisse à un simple miroir ni substituer sa volonté à la sienne) ? Et nier l'héritage au nom du droit et de l'amour dû à tout enfant ne risque-t-il pas d'être un fardeau trop lourd à porter pour le père ordinaire ?

Ce qui bouscule et déboussole les pères, me semble-t-il, c'est la crainte de ne pas retrouver l'héritage dans l'enfant. Comme cet héritage est garanti, à leurs yeux, par le lien biologique, la rupture de ce lien génère un malaise. Que l'on admette que ce n'est pas le lien biologique mais l'héritage psychologique, inconscient qui assure la réalité de la transmission, et on pourrait alors remettre de l'ordre dans un malaise persistant.

jeudi, 07 mai 2009

Progrès et inégalités

Cela faisait un moment qu'on en parlait, au Mouvement Démocrate, de la webtv. Elle frappe cette fois un grand coup : retrouvez cette semaine une grande interview vidéo de François Bayrou diffusée sur LesDémocrates.fr, le nouveau média social du Mouvement Démocrate. Nicolas Voisin (nuesblog) s'est chargé de l'entretien. François Bayrou évoque dans cet entretien Internet et la politique. L'extrait commenté est disponible sur le site, mais surtout la question fondamentale du projet de société. Tout son discours et son projet sont articulés autour de cette question essentielle, avec quelques observations fondamentales.

Toutes les forces politiques, pendant deux siècles ont estimé que le progrès réduirat les inégalités. Les libéraux pensaient que le marché serait le moteur de ce progrès-là, les Socialistes, l'État, les Démocrates, la solidarité, et même les Bolchevicks par la dictature du Prolétariat. Or, ce que l'on observe, pour la première fois depuis deux siècles, c'est l'émergence d'un nouveau discours qui soutient que le progrès doit nécessairement passer par des inégalités. Pire, même, que les inégalités sont facteur de changement, et que le changement est nécessaire au progrès. Alain Minc, en particulier, que Bayrou brocarde au dernier chapitre de son Abus de Pouvoir a été très tôt porteur d'une telle idée. Et Nicolas Sarkozy, très récemment, à Saint-Quentin se faisait l'apologue d'un tel mouvement.

C'est cela, ce que Bayrou appelle un projet de société avec des inégalités croissantes. Et c'est contre cela, et tous ses avatars, qu'il a décidé d'entamer une lutte sans merci. L'entretien ne se limite pas à ce seul aspect, bien sûr, mais il établit les fondations d'une résistance nouvelle au rouleau-compresseur inégalitaire.

Comme le dit Bayrou dans l'entretien, liberté, égalité et fraternité ne se superposent pas. La liberté amène l'égalité, et l'égalité la fraternité. C'est profondément mon impression, et c'est pour cela que je me suis engagé à ses côtés.

 

mercredi, 29 avril 2009

Au gnouf les bébés !

Y'a des jours, j'en ai plus que ras-le-bol d'être gouverné par des individus qui allient l'irréflexion à l'absence d'humanité. La dernière la voilà : il s'agit d'un couple originaire du Caucase (Mère Russe, père Azerbaïdjanais ou Arménien, je ne parviens pas à savoir laquelle des deux nationalités est la bonne) qui a demandé l'asile politique. Ils ont un bébé de 4 mois et un fils de 9 ans. Vous connaissez le concours créé par Bernard Pivot, les Dicos d'or ? La super dirctée de Bernard Pivot, quoi. Eh bien leur aîné de 9 ans, excellent élève à l'école a gagné par deux fois ce concours. Bref, l'archétype de la famille super bien intégrée, consciencieuse, travailleuse, honnête. Des citoyens en or.

Ils ont été interpelés ce matin à 6h00, réveillés en sursaut avant l'aube à Gray (Haute Saône) et emmenés au centre de rétention de Nîmes. Quant aux serrures, elles ont été percées.

Mais à qui pensent nos préfets et Éric Besson, dans le secret de leur cabinet quand ils sont au courant de tel dévoiements de nos valeurs ?Je n'ai jamais vu ça en France. Jamais.

Bon, que peut-on faire pour  aider Sergueï et Maria Bakhshiyan ainsi que leurs deux enfants ?

prefecture@haute- saone.pref. gouv.fr Tel 03 84 89 18 00‎ Fax 03 84 89 18 18‎

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00 Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr Secrétaire général : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr Directeur de cabinet : christian.decharriere@iminidco.gouv.fr Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturel laura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr Matignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_minis... FAUGERE , GOSSET-GRAINVILLE , KLARSFELD , LEVY MITROFANOFF Elysée fax : 01 47 42 24 65 http://www.elysee.fr/ecrire/index.html GUEANT LOUVRIER Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

Bon, il faut reconnaître à Bellaciao le sens du travail bien fait, c'est grâce à eux que j'ai toutes ces adresses. Ça m'arrache la g... de l'admettre venant de Cocos, mais pour ce genre de choses, y'a pas à dire,  sont efficaces, les gus...

mardi, 28 avril 2009

Un à deux millions de violeurs en France ?

Il y a des statistiques qui me paraissent plus qu'inquiétantes. Effroyables. La députée UMP Louise Fort va déposer un projet de loi à l'Assemblée Nationale afin que l'inceste soit reconnu désormais dans le Code Pénal. Très bonne chose, je ne peux que la féliciter de cette initiative. L'inceste est un crime très grave, entrant dans la catégorie des viols aggravés et passible en conséquence d'une peine de prison supérieure à 10 ans. Or, d'après François Chrétien dans Ouest-France (je ne connais pas la source de ses chiffres) les victimes d'inceste sont estimées à deux millions en France. DEUX MILLIONS, vous avez bien lu ! Deux millions de victimes = au moins UN MILLION de VIOLEURS, avec un calcul très simple. En est-on là en France, je pose très sérieusement la question.

D'après un sondage publié par le Figaro, ce serait 3% des Français qui auraient été victimes d'inceste.

Parce que si ces estimations sont tenables, je vous laisse calculer le nombre de psychiatres, de prisons et de gardiens qui seraient nécessaires...A l'atrocité du crime s'ajoute le coût faramineux qu'occasionnent par la suite les agresseurs.

 

samedi, 25 avril 2009

Orelsan, Bayrou s'est vraiment planté en beauté !

C'est rare, mais là, je suis vraiment furieux envers François Bayrou. Comment peut-on donner la caution d'écrivains comme Lautréamont ou Sade à ce bouffon de rapeur homophobe et sexiste ? Comment peut-on donner sa propre caution d'homme politique respectable et cultivé à ce crétin ?

Il s'est exprimé au sujet de la polémique autour du rapeur Orelsan : "Je suis toujours mal à l'aise quand les pouvoirs publics disent: S'il est là, je ne paie pas".

François Bayrou a déclaré "il est vrai que les paroles de cette chanson sont choquantes. Mais je ne l'ai pas ressentie comme une apologie de la violence, plutôt comme une dérive passionnelle. Des dérives, dans la littérature, il y en a beaucoup, par exemple chez Sade, Lautréamont ou Céline. Cela ne veut pas nécessairement dire qu'il y ait une apologie des actes décrits".

C'est tout de même incroyable de ne pas être fichu de comprendre à qui il a affaire. Ah bon, tu ne ressens pas ces paroles comme une apologie de la violence faite aux femmes ? Tu l'as lu, ce texte, au moins, François ? Et les autres d'Orelsan ? Ensuite, il est plus que maladroit de donner en exemple Céline alors que les dérives de l'individu ont bien fini par cautionner  Vichy, l'anti-sémitisme et toutes ses horreurs.

Quant à Lautréamont, il y a en effet dans un chant, un passage de tortures assez épouvantable sur une fillette avec l'ancêtre de l'opinel d'Orelsan et des actes de zoophilie par un chien (qui viole la fillette). Mais ce n'est pas le fait d'un humain, mais celui d'un démon, c'est à dire Maldoror lui-même. Ensuite, l'ouvrage est clairement onirique et surnaturel, écrit de surcroît à une autre époque et répond à un projet littéraire et psychologique tout entier dans la transgression et l'apologie de la haine en soi. In fine, c'est un choix esthétique privilégiant le mal et le satanisme comme vecteur du beau  plutôt qu'un appel à la violence

Quant à Sade...Cet auteur m'a toujours agacé et la reconnaissance dont il fait continuellement l'objet m'énerve. Il a d'ailleurs fait de la prison pour ses écrits. Étant donné les moeurs débridés et les débauches hypocrites de l'Ancien Régime finissant, je ne le perçois pas comme le novateur que les beaux esprits ont voulu en faire. Bref, il ne m'intéresse pas.

Dans tous les cas, donner une telle reconnaissance à cet abruti de rappeur avec sa "culture" de taliban de banlieue de merde, j'en suis vert de rage. Bayrou aurait mieux fait de se taire, ce jour-là.

jeudi, 23 avril 2009

Bandes, commence par faire appliquer la loi, Sarko !

Quand j'entends Nicolas Sarkozy proposer une énième loi sur la sécurité intérieure, en la circonstance, il s'agit des bandes et des cagoules, j'ai un ulcère à l'estomac qui se réveille. Quand la racaille se déchaîne dans les quartiers ou ailleurs et terrorise les plus faibles, il n'y a qu'une seule réponse adaptée : le coup de matraque et la prison. Simplement, il faut être rapide, efficace et expéditif. Il ne s'agit pas de tergiverser, et puisque l'on parle de bandes, il faut s'occuper des complices et des complicités de toute sorte et tout de suite.

Je n'ai aucune de ces pudeurs de bien-pensants face à la délinquance. En revanche, je n'aime pas que l'on se moque des pauvres gens qui la subissent, la racaille. Sarkozy se moque du monde, il fait voter des lois, mais la vraie et unique question, c'est celle des moyens que l'on met à la disposition de la police et de la justice. Je me retrouve très exactement dans ce que Marielle de Sarnez, euro-députée MoDem, exprimait dans les Quatre vérités il y a deux jours :

D'abord, je trouve que le droit a la sécurité est un droit absolument fondamental pour nos concitoyens ; après je ne sais pas... Il en est à des dizaines de lois, Nicolas Sarkozy... Au fond, il est en charge de ces questions de sécurité depuis huit ans, parce qu'il a été ministre de l'Intérieur dès 2002, président de la République depuis deux ans... Des lois sur les bandes, il y en a déjà cinq ou six... Qu'on les applique et puis peut-être qu'on renforce les moyens de la police. Je pense que la police est très présente dans les centres-villes, beaucoup moins dans les endroits plus difficiles en France. Et puis il faut aussi une justice forte. Voilà, il faut une police qui ait les moyens et une justice qui puisse agir et qui soit indépendante.

C'est clair, quoi. C'est ce que je m'échine à dire ici. Pas la peine d'embobiner les Français, Sarko : il faut plus de flics, plus de prisons, plus de juges et plus d'experts-judiciaires, greffiers, et cetera pour permettre un déroulement rapide des procès et des comparutions immédiates avec exécution non moins immédiate des peines. C'est clair, c'est simple, mais Sarkozy ne veut pas faire le nécessaire.

08:18 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : sécurité, sarkozy, sarnez, modem |  Facebook | | |