jeudi, 20 novembre 2014

Ancrage féministe dans l'Histoire et les traditions culturelles

Tous les ans en moyenne, la difficulté me revient comme un boomerang : je cherche toujours des livres pour ma petite fille et je ne suis toujours pas satisfait de ce que je trouve en librairie. Les héroïnes sont toujours aussi rares et j'ai parfois l'impression que les livres (au moins pour les enfants en bas-âge) ne sont écrits ou tout du moins pensés que pour les garçons.

Je dois faire une confidence : j'avais des projets d'écriture la dernière fois, mais je n'en ai pas ramé une et ils sont restés à l'état de projets...

Je cherche donc des petits ouvrages qui comptent une ou plusieurs filles parmi ses personnages principaux. Et j'ai bien du mal à en trouver. Je pourrais me tourner bien sûr vers la littérature féministe engagée, comme me l'avait suggéré par le passé Olympe, mais au féminisme de progrès généralement porté par la gauche, je préfère un féminisme enraciné dans l'Histoire parce que je le crois plus solide et plus indépendant des idéologies.

L'Histoire, comme les mythes, a été écrite par les hommes et pour les hommes. En dépit de cette chape de plomb, de grandes figures féminines la peuplent. Je ne cherche pas celles qui préfigureraient le féminisme moderne ou même qui se seraient battues pour la cause des femmes, mais simplement les écrivains, les femmes d'action, les héroïnes ou, pourquoi pas, les femmes de foi qui ont accompli des choses mémorables.

Des personnages féminins majeurs existent mais on a l'impression que les auteurs, hommes ou femmes, ne songent jamais spontanément à envisager leur point de vue pour dérouler leur histoire.

Considérons Sémiramis, la reine légendaire de Babylone : elle a été si célèbre que la mythologie grecque elle-même l'a intégrée dans ses généalogies en la faisant descendre du héros Achille et de Penthésilée, reine des Amazones, filles d'Arès et puissante alliée des Troyens pendant la Guerre de Troie. Je ne vais pas raconter toute son histoire, mais que l'on sache qu'elle est à l'origine des Jardins suspendus de Babylone, l'une des merveilles du monde antique et qu'elle a conquis un empire sans équivalent à son époque.

N'eût-il pas été logique que les ouvrages de jeunesse, même pour les petits, relatassent la légende dorée de cette reine d'exception ? Que nenni. Nicht, nada et nitchevo. Il n'y a rien à rien de tel.

Au tour d'un personnage mythologique de premier plan, maintenant : je songe à la déesse Héra. On la connaît par les travaux d'Héraclès ou encore par les vengeances qu'elle exerce contre certaines des amantes de Zeus. Si l'on est un peu plus érudit, on peut même connaître sa persévérance dans l'Iliade où elle est bien déterminée à faire la peau des Troyens et emploie tout son art à contourner les interdictions de Zeus.

Jamais je n'ai trouvé un seul livre qui adopte le point de vue d'Héra. On la présente toujours en femme trompée et outragée, un tantinet mégère tant elle paraît agressive.

Aucun livre ne s'appelle Héra ni ne narre ses aventures (J'ai un ami qui s'intéresse au personnage, cela dit, donc, qui sait, on pourrait voir un jour une publication apparaître...). Elle semble n'exister que comme faire-valoir ou figure facile de la femme mariée mais trompée qui se dispute en permanence avec son mari. En voilà une qui ne se laisse pas faire, au moins...

J'ai choisi ces deux femmes mais je pourrais en citer plein d'autres. 

Il me semble que le travail de l'archéologue féministe, ce serait de les exhumer des tréfonds de l'Histoire et des mythes afin de leur donner une seconde vie et de leur rendre justice. 

Héra, icône féministe, ça me plairait bien : c'est assez rare qu'on trouve une femme mariée dans les formes pour endosser un tel rôle.

Pour élargir mon propos, on lutterait bien plus efficacement contre les conservatismes misogyne en allant les affronter sur le terrain des traditions (qu'à mon avis, il ne faut pas leur abandonner) plutôt qu'en renvoyant ces dernières à l'obscurantisme.

23:45 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : féminisme, littérature | |  Facebook | | | |

mercredi, 19 novembre 2014

Hauchard, Dos Santos, les bobos découvrent la talibanisation des banlieues

Si ce n'était pas dramatique, ce serait comique. Je parle des articles des journaleux et des précautions de langage de la sphère politique à propos de la racaille qui sévit en Syrie.

Ils n'ont toujours pas compris, les ânes. Le problème de ces gens-là, c'est qu'ils ne viennent dans les cités racaillisées que pour se donner une posture et se construire une image. Ils n'y vivent pas et n'y travaillent pas. Ils ne les connaissent donc pas du tout.

Là, ils sont surtout étonnés de voir que de la racaille qui n'est pas de confession musulmane se soit radicalisée. Moi, ça ne me surprend pas du tout, et je l'ai déjà écrit ici.

Ce qui compte, ce sont les valeurs qui sont véhiculées dans les cités, peu importe la religion. A partir du moment où la racaille locale ne jure plus que par l'Islam pour se donner une contenance, tout le monde n'y jure plus que par Allah, que l'on y soit portugais, catholique, athée, communiste, ou tout ce que vous voudrez. Il suffit de les entendre parler des filles et du viol pour comprendre, par exemple, pourquoi les violences sexuelles viennent d'augmenter de 16% d'une année sur l'autre. 

Et que font les enfants des classes moyennes qui vivent dans ces cités ou à proximité ? Constamment humiliés par la racaille, ils finissent par en adopter les codes pour se construire une image de durs. Comme eux, ils volent, pillent, violent, caillassent la police, écoutent du rap et font des rodéos.

Alors parfois, les bobos expliquent que ce n'est pas vrai, qu'on trouve des radicalisés "bien intégrés" parce qu'ils étudient les mathématiques en faculté.

Ah. Vraiment ?

J'ai deux questions : ils viennent d'où ? Dans quelles universités ? Pas à Dauphine ni Assas. Pas à HEC non plus. Quant à admettre la force d'intégration des mathématiques...c'est très discutable. A-t-on vu un seul étudiant de lettres parmi les apprentis dhihadistes. Nada, et d'ailleurs, je ne crois pas que les lettres soient très représentées chez la racaille. Je réponds à ma première question, au fait : ils ne viennent pas de Neuilly ni des centre-villes, pas même des logements sociaux qui y sont. La réalité, c'est qu'ils peuvent avoir fait des études supérieures, ils viennent quand même des cités ou ont traîné avec leurs habitants, de préférence à l'école publique (je doute fort de trouver parmi nos talibans locaux des gens qui viennent des écoles privées catholiques, quelle que soit leur religion).

Les mauvaises fréquentations, cela mène à beaucoup de choses, le djihadisme en Syrie en fait partie. Hauchard et Dos Santos en sont la démonstration. Il reste à espérer qu'un drone américain les liquide ou qu'ils tombent sous les balles d'une résistance kurde. S'ils tombent entre les mains des sbires d'Assad, quoi qu'il leur arrive, je ne pleurerai pas sur leur sort.

15:51 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : dhihadisme, hauchard, dos santos | |  Facebook | | | |

lundi, 03 novembre 2014

Réduire les indemnités chômage des cadres ? et puis quoi encore ?

Dans les propositions aussi débiles que parfaitement injustes dont j'ai pris connaissance sur les possibles économies que nous impose l'état de nos finances, il y a l'idée de plafonner les indemnités chômage. On verrait ainsi des cadres qui gagnent de 3 000 à 6 000 euros se retrouver dès les premiers mois de chômage à 2000 euros et quelques de revenus.

Riche idée, non ? Sus aux riches et mort aux Koulaks, tous les moyens sont bons, puisqu'ils coûteraient cher. 

Rien n'est plus faux : les cadres financent en réalité l'essentiel des assurances chômage par leurs cotisations, et même chose pour la santé. Très rarement en arrêt-maladie, ils sont peu au chômage également et travaillent la plupart du temps jusqu'à la limite d'âge.

Ce sont les mêmes qui ont absorbé par leurs impôts sur le revenu les hausses socialistes et dont les dernières lubies égalitaristes mais surtout hypocrites ont fait chuter, dès 2016, les allocations familiales, pour ceux qui ont des enfants.

70% des Français seraient favorables à cette limitation. Moi, je dis d'accord, mais dans ces conditions, que l'on limite aussi les cotisations des cadres. On verra alors si les plus furieux des néo-bolcheviks continueront de porter cette mesure minable.

23:12 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : chômage, allocations | |  Facebook | | | |

vendredi, 24 octobre 2014

Fin de vie, la sédation continue, excellente solution !

Le Comité consultatif national d'Éthique a rendu un rapport sur la question de la fin de vie hier. J'en partage entièrement l'une des conclusions : la sédation continue me paraît une excellente alternative à l'euthanasie. Cela permet de partir soulagé et non après une agonie atroce. Dans le cas contraire, on survit, et tant mieux pour peu que cela ait encore un sens. Le rapport complet est disponible sur le site.

Je suis exaspéré par l'activisme des associations Alliance Vita et Fondation Jérôme Lejeune qui cherchent à s'arroger le droit de déterminer quelle doit être ma fin de vie à moi. Je conseille de lire ce que dit le rapport et notamment le constat :  une fin de de vie insupportable pour une très grande majorité de personnes.

C'est cela que ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre les Alliance Vita et compagnie : les gens n'ont pas peur de mourir mais de mal mourir. Et le travail de sape infect de ces associations indignes, hypocrites et tordues vise ni plus ni moins qu'à maintenir cet état de fait.

Ces gens devraient un peu plus entrer dans les hôpitaux, un lieu ou un soigne, mais certainement pas un lieu de grande humanité au point que plus de deux tiers des personnels soignants considèrent comme inacceptables les conditions de fin de vie des personnes qu'ils soignent. Cela corrobore d'ailleurs tous les échos que j'en ai à titre personnel. On pourrait aussi se pencher sur les conditions dans lesquelles les soins sont donnés en général dans les hôpitaux, au demeurant.  

Ce que constate le rapport c'est que moins d'un personne sur cinq a accès aux droits que lui reconnaît la loi. Et c'est terrifiant parce que cela se traduit par des souffrances intolérables. Tous ceux qui me lisent devraient y penser et agir pour contraindre l'autorité politique et les exécutants médicaux à montrer de la considération pour les mourants.

Les recommandations du CCNE vont dans le bon sens, mais il faut absolument un contrôleur des hôpitaux qui vérifient que la loi est appliquée. Et, comme le recommande le rapport, les personnels soignants doivent prendre connaissance d'une charte des devoirs, élaborée pour eux, et être formés à associer curatif et palliatif. Je pense pour ma part que cela doit même tenir une large place dans la formation initiale, au moment où les étudiants sont encore un peu malléables.

Les conclusions du rapport rencontrent de toutes façons un large écho au sein de l'opinion des Français. Quitte à crever tous seuls dans un coin, comme c'est souvent le cas, qu'au moins on le fasse sans souffrances en sus.

Il serait long de reprendre le rapport point par point, mais je peux indiquer au lecteur que le CCNE a pris le soin d'envisager toutes les particularités avant de rendre son avis et qu'il l'a fait avec sagesse. Le mieux, encore une fois, est de prendre connaissance du rapport pour se faire une idée.

14:08 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : fin de vie, sédation, euthanasieccne | |  Facebook | | | |

mercredi, 22 octobre 2014

Noisy-le-sec : cesserons-nous de protéger les délinquants ?

L'article assez complet de Mediapart m'a permis de prendre connaissance des faits survenus à Noisy-le-Sec au mois d'avril 2012. Pour mémoire, un délinquant multirécidiviste avait été repéré et pris en chasse par des policiers. Celui-ci avait fui et un officier de police avait fini par lui tirer à plusieurs reprises dessus.

Ce que l'article de Mediapart établit c'est que le délinquant en question a lâché dans sa fuite une grenade factice et un étui d'arme de poing. Peut-on imaginer dans de telles circonstances qu'un policier cherche à vérifier si des armes sont factices ou non ? Je ne le pense pas, surtout quand on sait qu'on a affaire à un individu recherché pour vols avec violences répétés.

Envoyer en cour d'assises le policier concerné est tout simplement odieux. On dédouane systématiquement les délinquants dans notre pays en leur offrant des protections dont leurs victimes ne bénéficient pas.

Il est grand temps de réfléchir à la notion de légitime défense et aux missions que l'on affecte ou non aux forces de l'ordre. 

Si un individu se montre régulièrement dangereux, il doit savoir qu'il peut être abattu s'il ne se rend pas aux forces de police quand elles viennent l'interpeller. On ferait mieux d'acter une bonne fois pour toutes cela dans la loi, de rendre publique cette règle en lui donnant le plus de publicité possible et je pense qu'il y aurait moins de délits de fuite et du coup moins d'accidents.

C'est l'impunité qui donne des ailes aux délinquants. Celui-là a perdu la vie. C'est regrettable mais tout délinquant violent doit savoir que c'est un risque auquel il s'expose quand la police le recherche et qu'il refuse d'obtempérer.

Damien Saboundjan a fait son travail et la mort d'Amine Bentounsi est avant tout la conséquence de ses actes passés, de sa fuite, et de la menace potentielle qu'il représentait (les policiers pouvaient le croire armé de grenades et/ou d'autres armes). Si la loi permet de condamner Damien Saboundjan dans les circonstances rapportées par l'article de Mediapart, alors il faut changer la loi.

17:43 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : police, délinquance, légitime défense | |  Facebook | | | |

mardi, 07 octobre 2014

Le problème, c'est la GPA

J'ai suivi les derniers débats sur la PMA et la GPA. J'avoue ne toujours pas comprendre ce qui gêne ceux qui s'opposent à la PMA. Quel est le problème ?

Pour la GPA, c'est nettement plus délicat. Ce que je crains, comme bien d'autres, d'ailleurs, c'est que les mères porteuses soient des femmes de pays pauvres qui loueront leur corps pour de l'argent. 

Ce qui m'amuse chez les opposants, c'est l'inanité du reste de leur argumentation. Fort à propos on retwettait une observation judicieuse sur twitter : si l'on considère le rôle de Hagar envers Sarah et Abraham dans l'Ancien Testament, je ne vois pas ce qu'elle est d'autre qu'une mère porteuse. Je rappelle que Sarah ne semblant pouvoir enfanter, elle se tourne vers une esclave qu'elle met dans les bras d'Abraham pour que ce dernier puisse avoir une descendance. Dans le Nouveau Testament, les dessins de Dieu sont ce qu'ils sont, il n'en reste pas moins qu'il choisit de donner sa grâce à une femme, Marie, pour porter son fils. Bref, on ne peut s'appuyer sur la Bible pour s'opposer à la GPA.

Je pense qu'une bonne part des opposants à la GPA visent avant tout l'homosexualité et non la GPA elle-même. C'est cela qui leur pose problème, cela me paraît à peu près clair.

Même si je suis très réservé sur la GPA, comme je l'écris plus haut, je pense que ce serait une erreur de laisser les enfants nés ainsi dans un no man's land d'autant que plusieurs de nos partenaires européens et de nos alliés la reconnaissent. On peut essayer de dénouer le problème en posant deux conditions :

- que la gestation ne fasse pas l'objet d'une rétribution même s'il paraît normal, en revanche, que les futurs parents règlent tous les frais afférents à la grossesse et à la naissance.

- que l'enfant né ainsi fasse l'objet d'une procédure d'adoption accélérée, ce qui amènerait la GPA sur un terrain connu en France.

Avec ces deux garde-fous, je pense qu'on pourrait s'épargner un certain nombre de soucis.

Il resterait évidemment les cas de faits accomplis avec des parents ne respectant pas les règles. Je risque d'être assez durs avec ceux-là, mais peut-on être certains que des personnes qui aspirent à la paternité ou à la maternité sont fiables s'ils ne respectent pas même une procédure de base qui leur assurerait pourtant d'être parents sans autre obstacle ?

16:17 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : gpa, pma | |  Facebook | | | |

samedi, 13 septembre 2014

Sans dents ? Et alors ?

Le procès fait à Hollande à propos de sa blague (avérée ou non) sur les pauvres a fait exploser le crétinomètre. Y'a plus rien pour mesurer. Pour être franc et assez perfide, je me dis que cela lui apprendra aussi à se vanter de ne pas aimer les riches pendant une campagne présidentielle. De ce point de vue-là, c'est bien fait.

Mais, soyons sérieux. Certes, je ne suis pas Président de la République, mais, en privé, il m'est parfois arrivé de débiter les pires horreurs sans pour autant avoir viré facho ni être vendu au Grand Kapital.

Je ne sais pas si Hollande a qualifié les "pauvres" de "sans-dents" ou non. Cela n'a aucune sorte d'importance. On sait que c'est un homme qui est assez caustique, même s'il manie l'humour avec plus ou moins de bonheur. 

Il est bien évident que l'on ne peut inférer ses convictions profondes d'un mot sorti de son contexte. La gauche mène souvent une politique idiote et contre-productive contre la pauvreté, et Hollande n'échappe à la règle consubstantielle de son camp politique, mais d'un point de vue humain, cela me paraît évident que cet homme-là ne méprise pas les pauvres gens

Je ne sais plus trop quoi penser de Trierweiler. Je n'ai jamais aimé cette femme, mais, je reconnais dans sa vengeance celle de la femme trompée. Parmi les dramaturges, s'il en est par dessus tous qui emporte mon admiration pour la profondeur de sa psychologie, c'est Euripide. Pour comprendre jusqu'où Valérie est prête à aller, il faut relire Médée.

22:56 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : hollande, sans-dents | |  Facebook | | | |

samedi, 30 août 2014

Les droits des femmes face aux faits

J'ai toujours époustouflé par l'enthousiasme aussi béat qu'imbécile avec lequel l'intelligentsia bien-pensante se gargarise de chaque «avancée» du droit des «minorités» de toutes sortes chez nous ou ailleurs.

Ce qui fait le droit, c'est sa traduction dans le réel, pas sa déclaration dans une assemblée coupée de son terreau électoral et incapable de faire fonctionner ses institutions et ses corps administratifs (justice et police en particulier) conformément à l'état de droit qu'elle assure garantir.

Prenons l'Afrique du Sud : on vante sa constitution libérale au possible, les droits de toutes sortes gagnés par de nombreuses minorités (entre autres les homosexuels) mais la réalité, c'est que la violence règne et que les femmes y sont plus que nulle part ailleurs dans le monde civilisé soumises aux pires brutalités, violences sexuelles en tête.

Pour faire plus court et plus direct, je n'estime pas la qualité d'un dirigeant ou d'un/une ministre à l'épaisseur des coupures de presse bobos qui le saluent mais à ses actions sur le terrain.

Najat Vallaud-Belkacem assure vouloir faire de l'égalité hommes-femmes sa priorité.

Eh bien j'ai deux pistes et je la jugerai sur ces dernières, pas sur la mise en place de programmes socio-constructivistes à la maternelle :

1.Comment compte-t-elle faire baisser les violences et les menaces contre les jeunes filles et les femmes dans les cités en voie de talibanisation avancée ?

2. Quelles mesures compte-t-elle prendre face aux hommes qui commettent des violences contre les femmes, y compris au domicile conjugal ?

Oh, bien sûr, on peut toujours financer des associations de toutes sortes dont la vocation sera d'aider les victimes à pleurer ; on peut, en effet. 

 Mais pour ma part, sans négliger le volet éducatif, je suis convaincu par l'efficacité du volet répressif à condition qu'il soit suivi d'effets.

Il ne s'agit pas seulement de passer des clips trash sur les violences faites aux femmes ; il s'agit d'aller chercher le compagnon/mari violent, et pervers à coups de décharges de taser si nécessaire et à la contraindre par la force à quitter le domicile conjugal (à l'inverse de ce qui se passe aujourd'hui).

Il ne s'agit pas de lancer une grande campagne contre le viol à grands coups de "like" sur facebook et de RT sur twitter mais de punir durement les violeurs et de ne leur accorder aucune libération anticipée. On peut ajouter à cela la nécessité de révoquer les juges qui les libèrent sans même qu'ils aient fait un jour de prison...

Pas sûr qu'avec la laxiste Taubira et le falot Caseneuve ces objectifs soient envisageables. Pas sûr non plus que de toutes façons, la jeune Najat ait un quelconque objectif de ce genre...

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dimanche, 03 août 2014

2017, l'heure de vérité

Il n'a échappé à aucun des analystes et commentateurs de la chose politique que Marine Le pen et son parti volent de succès en succès, leur influence se faisant croissante au sein de la société française.

Je ne sais pas ce que nous réserve l'avenir, mais je crois qu'il sera de plus en plus difficile d'affronter le FN sans se positionner sur des sujets qui agitent une large part de l'électorat français.

Les voici :

- la mondialisation et le protectionnisme et leurs conséquences sur la structure de l'emploi. Ceci comprend bien sûr le sort de l'Europe.

- l'immigration

- l'identité (ou, devrais-je dire, les identités)

- l'insécurité

- la fiscalité, la dépense publique et la protection sociale dans son ensemble.

A ceux-ci s'ajoute en filigrane la question du fonctionnement de la démocratie. La sphère politique, à tort ou à raison, impose aux Français des décisions qu'une majorité d'entre eux rejettent. De nombreux organismes exercent leurs prérogatives verticalement dans la plus grande opacité. Sur ce dernier point, je ne vois pas d'autres options que les initiatives référendaires pour retrouver un vrai lien avec le peuple, au risque, évidemment, de se faire squizzer et de s'exposer à la vindicte des démagogues (et Dieu sait s'il y en a dans notre pays...)

Sur tous ces sujets, courir après le FN, c'est s'exposer à une mort certaine. Mais ne pas se démarquer et adopter des éléments de langage qui ont fait leur temps, c'est courir un risque qui n'est pas moins mortel.

Au reste, si les partis politiques autres que le FN prennent les mêmes décisions de fond et ne parviennent pas à montrer leurs différences, il y aura de moins en moins de Français pour faire la différence entre eux.

Je dois avouer que je ne suis pas très optimiste pour 2017 même si j'ai pris connaissance avec plaisir des estimations du score de François Bayrou par l'IFOP. Plus rien, à mon avis, ne peut empêcher un duel droite-extrême-droite au second tour. La gauche est cuite, ça me paraît clair, même si elle s'unit, et pour que le centre prenne la place de la droite, il lui faudrait réaliser un tel saut que cela paraît invraisemblable. Ne rêvons d'ailleurs pas d'alliances qui n'auront jamais lieu du type Valls-Bayrou-Fillon ou Juppé. Nicolas Sarkozy est aux yeux de son électorat le leader naturel de la droite. Rien ne pourra empêcher qu'il soit le candidat de l'UMP ou toute autre structure qui incarnera la droite. Ni Fillon ni Juppé ne viendront se désolidariser de ce candidat au moment où il faudra faire front commun contre Marine Le pen. Et, pour cette fois, il n'y aura plus lieu à avoir des états d'âme au centre, étant entendu que mieux vaut, et mille fois plus, Sarkozy que le FN et son épouvantable programme.

Quoi qu'il en soit, il faut espérer que les différents candidats comprennent une bonne fois pour toutes qu'ils doivent faire ce qu'ils disent ou alors ne pas prendre d'engagements. Il est tout de même invraisemblable de constater que seuls, après les municipales, les maires FN aient très exactement appliqué leur programme (on verra d'ailleurs ce qu'en penseront leurs administrés, par exemple les chômeurs qui se sont retrouvés privés d'un certain nombre d'aides dans plusieurs de leurs villes...).

01:31 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : présidentielle 2017 | |  Facebook | | | |

jeudi, 31 juillet 2014

Interdire la LDJ ? C'est malhonnête.

Le gouvernement aurait l'intention de dissoudre la LDJ. Je n'ai guère de sympathie pour cette organisation et ce que l'on peut entendre de certains de ses membres les ravalent au niveau d'un militant de base de certains mouvements d'extrême-droite. Mais voilà, au regard des faits, il ne s'agit que d'une décision politique pour satisfaire la gauche de la gauche et une fraction extrémiste de la communauté musulmane française.

Il suffit de comparer ce qu'a donné chaque manifestation pro-palestinienne aux agissements de la LDJ pour juger de la disproportion : qui a tout cassé sur son passage, pillant, détruisant et agressant au hasard ? 

Il n'y a aucune mesure avec la LDJ intervenue seulement pour défendre une synagogue (car on ne pouvait compter sur le gouvernement français pour le faire).

Les manifestations pro-palestiniennes ont été l'occasion pour les antisémites de tout poil de triompher, bien sûr, mais aussi pour la racaille habituelle de pavoiser. La même qui brûle les écoles et les dispensaires quand l'Algérie (sans qu'il s'agisse d'Algériens au demeurant !!!) gagne ou perd un match de football. La même que la police n'appréhende jamais parce qu'elle sait que la justice la libère automatiquement sur fond de culpabilité post-coloniale et de repentance. La même encore dont on a laissé venir en France, les parents ou les grands parents par charters entiers. La même qui dégrade toujours plus le visage de l'immigration en France. La même qui a fait d'immeubles très habitables des trous à rats, des cités fermées où tout «étranger» est en danger et où chaque fille doit craindre un viol qui demeurera impuni. Ce sont aussi les mêmes que l'extrême-droite de l'extrême-droite, Dieudonné et Soral, espèrent endoctriner pour les mettre au service de leur antisémitisme viscéral. Ce sont les Fofana, ceux que l'on trouve impliqués dans les violences les plus brutales, particulièrement contre les filles, dont on découvre les méfaits dans les journaux, qui agressent en bandes et participent activement aux divers trafics de drogue. 

Il y a ceux-là, car ils sont de tous les mauvais coups, mais ils ne sont pas seuls.

Ils sont accompagnés d'imbéciles heureux qui signent des pétitions  et brandissent la flamme de briquets ou de bougies parce que "la violence, c'est mal". Ces idiots utiles ordinaires sont toujours d'accord pour qu'on accorde un nombre exponentiel de "chances" à ces "désespérés" et critiquent la France pour ne pas avoir su les intégrer (il aurait fallu commencer par ne pas les importer...). Ceux-là, on les connaît : Verts, Marxistes,  simples socialistes (aile gauche), auxquels il faut ajouter une myriade d'associatifs et de syndicalistes de tout poil.

Plus inquiétant : on y trouve aussi des descendants d'immigrés qui présentent toutes les caractéristiques de l'intégration. Un métier, parfois de hautes qualifications, une famille exemplaire, pas de casier judiciaire, un parcours sans accroc. 

C'est inquiétant parce que la force d'attraction est du côté de la racaille puis, quand il faut envisager de se donner une posture, l'Islam salafiste et les djihadistes récupèrent la mise. C'est aussi que notre pays la France, se montre bien incapable de structurer sa jeunesse, un rôle que seuls le Parti Communiste,  en dépit de ses imperfections, et l'Église assuraient de la fin de la Seconde Guerre Mondiale jusqu'à la crise. Ensuite, il y a eu les libertaires et ils nous lèguent le monde dans lequel nous vivons...

Bien sûr, les deux derniers groupes se désolidarisent de la racaille mais il est un fait, qu'au final, on les retrouve toujours mêlés dans les manifestations et les discours de dénonciation ne sont pas si nets dès lors que le super et idéal Satan que constitue Israël (le Juif ?) permet un improbable front commun.

Je trouverai des détracteurs pour dénoncer un galimatias "infâme" dans ce que j'écris et je vais me faire accuser d'effectuer des rapprochements scandaleux. Je crois au contraire que tout procède du même magma et que ceux qui veulent en émerger feraient bien de faire un tri clair.

 Est-ce qu'on retrouve des membres de la LDJ dans des troubles autres que la défense de leur communauté ? Non. En bandes ethniques contrôlant un territoire pour s'y livrer au trafic de drogues et aux violences de toutes sortes contre le citoyen ordinaire ? Non. Dans les affaires de vols avec violences ? Non plus. Agressant femmes et jeunes filles selon leur tenue ? Non. Prédicant à tout va et appelant à mettre à bas les Grands Satans occidentaux ? Toujours pas. Cassant des vitrines, retournant des voitures, mettant en pièces des édifices publics, incendiant des écoles ? Pas davantage.

Ces réponses ne dédouanent pas la LDJ des propos qu'on entend dans la bouche de certain de ses militants. Mais enfin, quand on considère les déclarations publiques de l'organisation, qui condamne systématiquement les attaques et dégradations de mosquées, par exemple, et celles de leurs opposants qui crachent à tout va leur haine du Juif on comprend où se trouve le trouble à l'ordre public pour dire joliment les choses.

Je sais que ce billet ne va pas plaire. Mais c'est à ceux qui relaient les pires saloperies, les mensonges les plus éhontés et les plus avérés qu'il déplaira le plus. In fine, tout lecteur est libre de passer son chemin. Donc, pas la peine de se répandre en élucubrations dans les commentaires.

09:46 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : ldj | |  Facebook | | | |