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mercredi, 31 mai 2017

L'infâme intoxication contre Marielle de Sarnez

Je suis stupéfié par les accusations minables dont Marielle de Sarnez fait l'objet. Il se trouve que j'ai connu plusieurs assistantes parlementaires de Marielle, dont Philippine Laniesse, et que j'ai eu des échanges par mail à quelques reprises par le passé avec elles : leur teneur confirme à 100% ce que Philippine a déclaré à LCI. Il s'agissait en effet de communiquer et gérer les questions de Français europhiles ou non, auxquelles on peut d'ailleurs trouver des réponses sur le site de la Lettre de Marielle de Sarnez dont la contribution «l'Europe dans nos territoires».

C'est quand même grave : le Front National qui est empêtré jusqu'au cou dans ses histoires d'emplois fictifs essaie de créer un écran de fumée en balançant des calomnies par le biais de son eurodéputée Sophie Montel.

La méthode est particulièrement ignoble parce que tout n'est que mensonges. Il y a une vraie manipulation de l'opinion. Sophie Montel oublie un détail : c'est le Parlement européen qui a demandé à la justice française d'ouvrir une instruction. Rien de tel avec Marielle de Sarnez, parfaitement en règle avec l'Europe, puisque les activités de son assistante y sont déclarées et pointées.

Je suis exaspéré parce que j'entends des appels à la démission sur la base d'une absence totale d'éléments.

Et si je me mettais à accuser n'importe qui, des individus dont la tête ne me revient pas, de tout et n'importe quoi de manière publique, ce serait pareil.

Je trouve que la presse joue un très mauvais rôle dans cette histoire. Elle présente plusieurs des eurodéputés comme soupçonnés et accusés alors que la justice française n'a en fait pas le choix de faire autre chose que d'étudier la lettre de calomnies de Sophie Montel. Voilà pourquoi elle ouvre une enquête.

Je trouve le coup particulièrement minable et ignoble parce que je sais qu'il vise une personne que je sais parfaitement irréprochable et soucieuse d'honnêteté.

Je ne connais pas tous les députés calomniés, mais cela m'étonnerait aussi, par exemple, que des eurodéputés comme Jean Arthuis ou Yannick Jadot aient quoi que ce soit à se reprocher.

J'espère que le retour de boomerang sera terrible pour l'accusatrice et le parti qui la soutient.

16:43 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : sarnez |  Facebook | | |

dimanche, 28 mai 2017

l'affaire Ferrand, intox et désintox

Sur l'affaire Ferrand, il me semble que la presse et nombre de commentaires ne prennent pas l'histoire par le bon bout. Les astuces qu'il a utilisées pour la Mutuelle de Bretagne ne me semblent pas poser problème, a fortiori si la Mutuelle est gagnante au bout du compte. Il s'agit d'argent privé, pas d'argent public, et il n'y a rien d'illégal, ce que la justice a très clairement établi. C'est bien pour cela qu'elle refuse, à raison, de se saisir de l'affaire.

Ce qui coince, c'est l'autre point : avoir fait travailler son fils comme collaborateur parlementaire. Ce n'était pas certes illégal, et, à la rigueur, on pourrait admettre qu'il s'agit d'une mauvaise pratique révolue. Le problème, c'est que Ferrand fait partie de ceux qui l'ont ouvert le plus fort pour dénoncer ce genre de pratiques.

Je déteste l'hypocrisie. Je déteste ceux qui disent «faites ce que je dis, pas ce que je fais». Ferrand fait partie de cette espèce, toute socialiste, qui a le don de me hérisser.

C'est une erreur politique de continuer à le soutenir. C'est aussi une erreur morale.

 

23:36 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : ferrand |  Facebook | | |

vendredi, 19 mai 2017

La justice pour Bayrou, un sacré sac de noeuds

Je ne doute pas que François Bayrou va conduire avec succès la loi sur la moralisation de la vie publique. Je dirais, en fait, que c'est le plus facile.

La difficulté, et de taille, commence avec les prisons. Il y a un engorgement de folie dans les prisons. Même si on se met à construire maintenant les établissements supplémentaires nécessaires, ils ne verront le jour qu'en 2022.

On a un vrai problème. Soit on laisse libres les délinquants, et ils récidivent parce que le laxisme mène à la récidive soit on les met en prison et ils récidivent aussi parce que les prisons sont devenues de véritables zones de non-droit surpeuplées.

Il faut donc trouver, en attendant, une solution pour les vider. Et moi, je n'en trouve pas, du moins, pas compatible avec une politique de fermeté.

J'ai quand même quelques pistes de réflexion.

La première est plutôt un principe directeur : je pense qu'on ne devrait réserver la prison qu'à la violence. Tout délit qui n'est pas associé à de la violence devrait être puni par des amendes et des peines de suivi avec contrôle et bracelet électronique. Si déjà ça, cela peut libérer des places, cela me paraît une bonne option.

La seconde concerne les étrangers en prison. Nous n'avons pas assez de places. Nous pourrions donc passer un accord avec les pays d'origine pour que les étrangers condamnés à la prison effectuent leur peine dans leur pays d'origine, quand c'est possible, naturellement, en nous engageant à payer la totalité des frais d'incarcération au pays dans lequel la peine serait effectuée. Cette mesure ne vaudrait que pour les étrangers susceptibles d'être expulsés. Pour les autres, ceux qui ont fait leur vie en France et y résident régulièrement, le régime applicable resterait celui qui vaut pour les natifs, mais, en revanche, puisque les permis de résider ne valent que pour dix années, on peut subodorer que leur pertinence serait réévaluée par la suite avec des modalités à définir. 

Pour ne pas risquer des confusions fâcheuses, je pense qu'il faudrait éviter de mettre en prison les étrangers en situation irrégulière. Bien sûr, c'est illégal d'être en France sans passer par l'obtention d'un visa, mais ce n'est pas un crime et certaines situations sont désespérées. Le bracelet électronique pour quelqu'un  qui récidiverait suffirait, me semble-t-il, amplement.

Pour préciser mon propos en l'illustrant, tous les individus qui harcèlent les femmes dans le secteur de La Chapelle à Paris sont à mes yeux tout à fait candidats à l'expulsion immédiate s'ils sont en situation irrégulière, et, s'ils sont en situation régulière, à recevoir un très sérieux avertissement sans plus de sommations supplémentaires par la suite. Cela dit, sur ce sujet, j'ai lu le compte twitter de Projet_Arcadie et apparemment, c'est une situation qui a atteint son paroxysme au fil du temps, donc pas lié aux migrants : je dis cela pour éviter les amalgames que je ne fais en aucun cas miens.

J'avoue ne pas avoir d'autres idées dans l'immédiat et je pense que ce que je dis n'est pas suffisant pour assainir la situation. Il y a aussi un très gros travail d'éducation et de prévention en amont pour faire en sorte que nombre d'individus ne soient pas tentés de glisser dans la délinquance. Comme le dit Montesquieu, il faut qu'ils aient la certitude qu'une sanction sera appliquée, dès leur plus jeune âge, quand ils commettent un délit, c'est à mon avis déjà un aspect qui fait défaut, mais sans doute pas le seul du côté de la prévention.

14:15 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : bayrou, justice, prison |  Facebook | | |

vendredi, 14 avril 2017

L'affolante multiplication des cancers

Je me dis souvent que j'aimerais entendre parler de choses plus concrètes dans cette campagne présidentielle. On parle parfois de la santé, mais c'est par généralités. Je pense au cancer, mais aussi aux maladies orphelines et auto-imunes, à la sclérose en plaques, à la polyarthrite rhumatoïde et à quelques autres encore. 

Nous sommes tous touchés à des degrés divers par ces maux. Un jour un examen, et c'est le coup de massue sur la tête. On entend le mot cancer. Et si ce n'est pas pour soi, c'est pour un très proche. Des jours d'angoisse, puis des semaines, des mois, des années. Je crois bien que je connais pas de personnes qui ne soient pas concernées ou directement ou indirectement dans mon entourage. Et il n'y pas que le troisième âge. Les adultes de tout âge mais aussi les enfants, maintenant. 

Ce que j'aimerais entendre d'un candidat, c'est une déclaration précise : la volonté de venir à bout de ces maladies par deux biais :

- en finançant autant qu'il est possible la recherche, et ce, par tous les moyens possibles. Et je sais qu'elle avance, cette recherche, à pas de géants.

- en agissant sur la prévention. Mais la prévention, ce sont nos habitudes, mais c'est aussi notre environnement.

Je suis convaincu qu'il est le premier facteur de cause de cette accélération, à commencer par l'alimentation. La multiplication de substances tout sauf naturelles, pesticides, vernis, métaux dangereux, antibiotiques de toutes sortes dérègle notre fonctionnement biologique. En ce sens, le programme des candidats pour l'agriculture et l'environnement est aussi important que leurs propositions sur la santé.

Que va voter cette femme, qui a dû faire appel à du crowfunding et donc la générosité des particuliers pour financer son traitement contre le cancer du sein ? Il est vrai que son médicament faisait l'objet de suspicions quant à son efficacité, mais s'il avait fait ses preuves pour cette patiente, fallait-il le lui supprimer ?

Sur la santé, je n'entends rien de convaincant à l'heure actuelle. Toutefois, dans ses propositions, Emmanuel Macron écrit :

«Nous travaillerons sur la pertinence des soins, et nous engageons à ce qu’aucun soin utile ne soit déremboursé pendant les 5 ans qui viennent.»

Ma question est donc la suivante : est-ce que le cas la femme dont je parle rentre dans le champ d'application de cette mesure ?

On lit aussi toujours dans le domaine de la santé dans son programme :

«Nous soutiendrons la recherche en santé environnementale et limiterons les risques d’exposition aux substances à risque».

Très bien. Moi aussi je peux le dire. Mais concrètement ? Quelles mesures ? Quel espoir pouvez-vous donner à tous ceux qui sont atteints d'un cancer par exemple ? Quelles perspectives ? Quel horizon ?

Et puis j'aurai une autre observation : se soigner dans la France rurale ou semi-rurale tient désormais de la gageure. Les grandes villes sont touchées également. Quand donc se décidera-t-on à doubler le numerus clausus en université de médecine ? Pour satisfaire la vanité d'un quarteron de vieux universitaires en pré-retraite, les gouvernements précédents ont mis en danger deux générations de Français, et pour longtemps. Aujourd'hui, on fait venir des médecins, quand on le peut, de n'importe où, alors qu'il eût été si facile de retenir 15% voire 20% de candidats au concours de médecin chaque année à la place de 5 à 10%. Je ne crois pas que les candidats auraient été moins qualifiés et compétents que ceux qui exercent aujourd'hui. A la place, l'impéritie de tous les gouvernements qui se sont succédés sans exception, a créé une situation sanitaire explosive.

J'attends d'un candidat une déclaration forte et un seuil chiffré et exprimé dans ce domaine, et, pour l'instant, je n'ai entendu personne sur la question.

09:50 Publié dans écologie, Société | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : cancer, santé |  Facebook | | |

lundi, 13 mars 2017

Aucune compassion pour la racaille !

On entend parfois de la racaille de bas étage considérer Mohamed Merah comme un héros. Ce sous-fumier est révéré par les fumiers.

Regardez la photographie de cette petite fille. C'est Myriam Monsonego, 7 ans, qu'il a tiré par les cheveux pour lui tirer une balle dans la tête à bout touchant. Voilà, c'est ça le héros de la racaille.

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Ni oubli, ni pardon. Aucune compassion pour les islamistes et la racaille antisémite, dieudonistes, soraliens, djihadistes et compagnie, et ils sont nombreux dans certains quartiers de banlieue. Dégageons de notre pays ceux qui n'ont rien à y faire, liquidons ceux que l'on peut liquider en Syrie ou en Irak, enfermons pour le reste de leur existence les autres. Pas de faiblesse, pas de pitié, ils ne la méritent à aucun titre.

23:15 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

dimanche, 05 mars 2017

La réforme des retraites, programmes présidentiels

Nous savons tous que notre système de retraites est à bout de souffle en l'état. Je ne crois pas qu'il ait été si mauvais que cela, d'ailleurs, mais je pense plutôt qu'il paie cash 40 ans de chômage qui ont été autant de cotisations en moins.

François Fillon le compte au chapitre de la dette. Il veut reculer l'âge du départ à 65 ans, aligner tous les régimes, fusionner retraites de base et retraites complémentaires et, conséquence logique, engager un processus mixte de retraites par capitalisation. C'est une solution très brutale qui met fin à l'héritage du CNR et laissera sur le carreau tous les petits et les victimes du chômage. Comment feront-ils pour cotiser suffisamment ? Quid de la solidarité ?

Emmanuel Macron maintient l'âge de départ à la retraite à 62 ans mais compte aligner régimes spéciaux et régimes privés. François Bayrou avait très justement fait observer un jour à propos de ce genre de solutions qu'elle n'était pas très correcte pour ceux qui s'étaient engagés avec l'idée de bénéficier de cet avantage car cela revient à modifier les termes du contrat. Je comprends que cette solution est inéluctable, mais je crois qu'il faudrait trouver un glissement progressif, étalé sur plus que cinq années comme le propose Emmanuel Macron, pour que la mesure soit acceptée dans l'opinion.

Je souscris en revanche pleinement au deuxième aspect de son projet : la retraite par points. Macron va même plus loin que le système par points que le MoDem a proposé pendant longtemps en suggérant la mise en place des comptes notionnels, système en vigueur en Suède. Le principe en est simple : on calcule une espérance de vie théorique et un seuil de fin d'activité. Pour chaque année au-delà de ce seuil, la somme moyenne qui sert à déterminer la future retraite est recalculée de manière à augmenter. On aboutit alors au résultat suivant : plus on part tard à la retraite, plus le montant de la pension est élevé. Je trouve que c'est une bonne proposition.

Marine Le pen propose de rétablir le départ à la retraite à 60 ans avec 40 annuités de cotisation. La candidate du FN compte financer cette mesure par des économies qu'elle compte tirer de la sortie de l'euro et le quasi-arrêt de l'immigration. J'attends toujours la preuve de ces futurs revenus. Le problème, c'est que Madame Le pen n'a pas tout écrit dans son programme puisqu'elle a  dit aussi la chose suivante

« Si après avoir fait (toutes ces économies), on s'aperçoit que nous sommes obligés de nous tourner vers vous, Français, pour vous demander de faire un certain nombre de sacrifices, alors nous le ferons, nous reviendrons vers vous, et vous comprendrez pourquoi. »

Ce que je comprends de ces propos c'est qu'il n'y a pas d'engagement sur les montants des retraites et surtout que la promesse du projet n'est pas du tout pérenne. Voilà donc une mesure en peau de lapin...

Benoît Hamon me semble vouloir laisser à peu près les choses en l'état. C'est un aspect qui est très peu développé dans son programme, pour une raison que j'ignore. Il y a quelques mesures de revalorisation et une prise en compte de la pénibilité plus importante. Laisser les choses en l'état nous conduit inéluctablement à la banqueroute, on le sait. Ce n'est donc pas une solution viable à mes yeux.

Jean-Luc Mélenchon, comme Marine Le pen, veut aussi rétablir la retraite à 60 ans et 40 annuités de cotisation, avec au passage une idée assez originale : payer les femmes le même salaire que les hommes à poste égal. C'est ce manque à gagner qui aurait plombé les régimes de retraites. Je souscris à cette idée, naturellement, mais je doute que cela soit suffisant pour équilibrer les comptes des retraites pour une simple raison, c'est que souvent, les femmes n'ont justement pas le même poste que les hommes. J'apprécierais néanmoins de la voir intégrée dans le programme du MoDem, de François Bayrou et d'Emmanuel Macron. L'inconvénient, c'est que cela ne se fera pas d'un coup de baguette magique. C'est une réforme de fond, mais elle ne répond pas à l'urgence.

Nicolas Dupont-Aignan propose de maintenir le système en l'état. Il fait d'ailleurs une observation qui me paraît pertinente sur le recul de l'âge de départ à la retraite : le taux de chômage des 63-67 ans serait tel que la mesure ne sera pas efficace et qu'elle risquerait même de coûter plus cher que la situation actuelle. Pour lui, la solution, c'est de relancer l'emploi car cela augmente le nombre de cotisants. Le raisonnement n'est certes pas faux, mais qui peut garantir que chômage baisse de deux millions en un temps record, car c'est son pari ? Bien trop incertain, aucun pays n'est parvenu, avec une population comparable à la nôtre, à réaliser une telle performance. Je note qu'il est favorable à un décompte par points et un régime universel.

Nathalie Arthaud , j'ai eu plus de mal à trouver le programme, mais je l'ai :  37.5 années de cotisation, alignement de tous les régimes sur le plus favorable, plus de cotisations et à la place un impôt sur le patronat. De toutes façons, on sait que Lutte Ouvrière rejette la démocratie libérale et l'économie de marché. Difficile d'analyser leurs propositions dans le contexte qui est le nôtre. Si elles étaient appliquées dans la société telle qu'elle fonctionne, elles aboutiraient en un temps record à un effondrement, et dans un autre système, à chacun de voir sir le Venezuela, la Corée du Nord ou même l'ancienne Union soviétique lui semble un modèle enviable...

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vendredi, 03 mars 2017

Indispensables labels : très juste, François Bayrou !

Parfois, je me demande si je ne suis pas le double-miroir de François Bayrou : il n'existe pas de proposition de ce dernier avec laquelle je ne sois d'accord.

Dès 2012 François Bayrou insistait sur la mise en place de labels qui permettraient aux consommateurs d'exprimer un choix éclairé. Il insistait principalement sur le made in France mais avait déjà en tête le reste. Aujourd'hui, il en fait un moteur économique. 

Dans les propositions d'Emmanuel Macron il y a par exemple la volonté de signaler le bien-être animal sur l'alimentation. Ma pensée de fond est que de toutes façons, nous devons à terme réduire notre consommation de viande, d'une part parce que la souffrance animale est insupportable et d'autre part parce qu'elle alimente la population et génère des risques sanitaires. Mais en attendant, c'est TRÈS IMPORTANT pour moi d'être informé dans tous les domaines de ma consommation de ce que j'utilise. Je salue à cet égard le formidable travail réalisé par Que Choisir, 60 millions de consommateurs, les labels privés que sont Max Havelaar Alter Eco, Démèter, pour en citer quelques uns ou encore l'existence d'Eco Cert et d'AB mais il faut aller plus loin. Il n'y a pas que l'alimentation. Les produits de beauté, les plastiques de toutes sortes, les vernis, les peintures, tout est susceptible de nous menacer, et, quand je dis susceptible, en réalité, la plupart des produits de consommation présentent une forme de toxicité. S'informer est un jungle et les sites qui aident sans arrière-pensée idéologique ou religieuse sont une bénédiction.

Il faut donc aller dans le sens d'un élargissement et d'une rationalisation de cette information, Bayrou a infiniment raison sur tous ces points. J'espère qu'il saura convaincre Macron de s'engager résolument dans cette voie.

Je l'appelle de mes voeux, et de toutes mes forces. Je crois que Macron est conscient des risques sanitaires : il lie explicitement dans son programme les cancers des enfants avec l'usage des pesticides et des perturbateurs endocriniens, cela signifie qu'il a commencé à prendre conscience du danger.

Ce qu'il faut, maintenant, c'est alerter les agriculteurs et les convaincre de passer en bio, pas seulement pour les consommateurs mais surtout pour eux qui paient le plus lourd tribus aux épandages toxiques de toutes sortes.

Battons-nous pour cela, nous sauverons nos enfants ! Et merci, François Bayrou, de vous battre pour cela.

15:34 Publié dans écologie, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : label, bayrou |  Facebook | | |

jeudi, 02 mars 2017

Tout est bon dans le Macron

Cela faisait trop longtemps que je voulais placer ce titre de billet, je suis content. Sérieusement, j'ai pris connaissance du programme définitif de Macron sur le site d'En Marche.

Pas mal.

Je ne vais pas tout décortiquer ici (z'avez qu'à aller le lire vous-mêmes, tas de fainéants) mais quand même relever quelques mesures qui me plaisent bien.

Il y a chez Macron un vrai souci des femmes. Je l'avais noté déjà dans plusieurs de ses interventions, et c'est un bon point pour lui ; ce souci se manifeste sous toutes ses formes : parité dans les entreprises, parité dans les candidatures politiques, lutte contre le harcèlement et les insultes avec tolérance zéro dans la sécurité. Ça, j'aime bien.

Dans le domaine de la santé, quelques bons points aussi : les maisons médicales dans les espaces désertés, la lutte noir sur blanc contre les pesticides et les perturbateurs endocriniens, lien étant fait avec la multiplication des cancers pédiatriques.  Ce que je regrette, en revanche, c'est le faible lien entre sécurité sanitaire et agriculture. C'est bien joli d'accroître la part du bio dans les cantines, mais, primo, 50%, ce n'est pas suffisant, je voudrais 100% pour ce qui me concerne, et secundo, je ne trouve rien comme initiative pour favoriser la conversion des exploitations. Les agriculteurs bio s'en sortent mieux que les propriétaires de grosses fermes. Il faut aller dans ce sens, small is beautiful pour pasticher François Bayrou qui critiquait un jour le Big is beautiful symptomatique du productivisme débridé.

Je suis un peu déçu par sa fiscalité que j'espérais plus libérale. Dommage de ne pas avoir fait sauter complètement l'ISF, impôt idiot et spoliatoire, mais il l'avait annoncé. Je me doute bien que son impôt sur la rente immobilière va être un ISF-bis. Quid du patrimoine liquide, ce n'est pas clair à mes yeux dans son programme. Je suis également sceptique sur le gain engendré par la baisse des cotisations puisque la CSG va être remontée.

Les emplois francs dans les quartiers déshérités, très bonne idée. J'espère que cela marchera et que cela permettra d'y réduire le chômage. Il faut évidemment que s'y installer n'y soit pas dangereux ce qui suppose d'avoir maté en amont la racaille. Sur la sécurité, ses projets sont parfaitement à l'équilibre : ni réactionnaires, ni laxistes, cela me convient bien. Création de places de prison, recrutement de 10 000 policiers, tolérance zéro, ça me convient très bien, y a plus qu'à...

Sur l'école, pas beaucoup de mesures, mais celles qui sont annoncées vont dans le bon sens : 12 élèves par classe en ZEP pour les CP et les CE1, c'est bien, mais Macron ne doit pas oublier qu'il n'y a pas que les ZEP en France. Ce devrait être un objectif pour l'ensemble des CP et des CE1. Très bonne idée de payer 3000 euros nets de plus les Instits qui y iront, ça va motiver les troupes. Très bien de laisser aux communes le soin de déterminer les rythmes scolaires, c'est ce qu'il fallait faire. Très bien également de rétablir les classes bilangues, le latin et le grec dans les collèges. Bien aussi l'alternance dans les lycées professionnels. Après, sur tous ces points, faut voir à la pratique...

Du côté du travail, le projet a l'air assez équilibré : l'assurance chômage pour tous, y compris en cas de démission, me paraît un bon compromis puisqu'il comporte en contrepartie un resserrement des conditions de l'indemnisation (recherche active, ne pas refuser une offre acceptable). Dommage ne pas défiscaliser les heures sup. Il y aura bien un abaissement de charges, mais ce seront les entreprises qui en profiteront. Bonne idée de faire rentrer les syndicats dans les Conseils d'administration. Ok pour les référendums d'entreprise, mais pour le reste, j'espère bien ne pas voir une resucée de la loi El Khomri. Très malheureuse formule de sa part que d'avoir dit qu'il allait faire une loi El Khomri puissance dix, au demeurant.

Sur l'Europe, Macron a acté le fait qu'on ne peut avancer qu'avec les pays qui veulent faire de même. Projet d'une Europe à plusieurs cercles, là encore, il faut voir à la pratique.

Pour la vie publique, je ne vois pas trop l'intérêt de réduire d'un quart le nombre de députés à l'Assemblée. J'attends de voir quelle dose de proportionnelle il y aura vraiment. Je regrette qu'il n'y ait pas grand chose sur l'optimisation du mille-feuille territorial. Proposer de fusionner les conseils généraux et régionaux afin de faire disparaître les départements, une très bonne idée que François Bayrou avait exprimée par le passé.

J'ai bien vu qu'il n'y aurait pas d'allongement de la durée de cotisation sur les retraites mais qu'à la place, Macron prévoit de mettre fin aux régimes dits spéciaux. Cela signifie que d'une manière ou d'une autre, les fonctionnaires vont morfler. Je ne vois pas comment il peut en être autrement. 

Il était indispensable de prévoir une très nette revalorisation du budget de la Défense. 2%, ce n'est pas si mal. A charge pour les militaires d'établir nos besoins et au futur Président et à son parlement de déterminer le spectre de nos interventions.

 

17:28 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : macron, programme |  Facebook | | |

mercredi, 01 mars 2017

Une trêve pour tous les délinquants ?

Quand je pense que Marine Le pen et François Fillon n'ont eu de cesse de réclamer de la fermeté de la justice...les voilà aujourd'hui à réclamer une trêve judiciaire...

S'il y a bien quelque chose qui m'exaspère, c'est ça : on est puissant alors on se croit à l'abri des lois. Je crois avoir suffisamment vitupéré ici contre la racaille pour laquelle je ne souhaite aucune forme de laxisme sans faire de même pour exiger justice et fermeté contre les tricheurs Marine Le pen et François Fillon.

Position partagée par Emmanuel Macron, d'ailleurs, puisqu'il a déclaré  :

«Si certains proposent aujourd'hui un trêve, elle doit s'appliquer à tous les crimes et délits. (...) Si Marine Le Pen ou François Fillon proposent aujourd'hui une trêve judiciaire, je comprends donc qu'ils la proposent pour les délinquants, pour les criminels, parce qu'on ne saurait la réserver aux délinquants en col blanc ou à la simple classe politique».

On ne saurait mieux le dire. C'est peu ou prou ce que je pense dans cette histoire et je rappelle que Macron a déclaré très tôt qu'il était partisan d'une tolérance zéro avec la délinquance. Cette position n'est donc pas un effet d'aubaine. 

lundi, 27 février 2017

Familles, école, ce que Macron devrait ajouter à son programme

Je rejoins entièrement François Bayrou à propos des familles : le quotient familial pour les familles nombreuses doit être rétabli à son niveau initial. Il n'y a eu que l'imbécillité égalitariste socialiste pour penser à s'attaquer à ce pilier de la politique familiale depuis l'après-guerre.

Concernant l'école, les réformes socialistes doivent être abolies dans leur intégralité. Les rythmes scolaires, bien sûr, qui sont une stupidité malhonnête sans nom, mais aussi la réforme du collège, beau morceau d'idéologie bêtasse à l'état pur. J'ai bien noté que le programme de Macron comportait quelques éléments pour le primaire mais que pour le collège et le lycée, c'était le vide intégral. Il faut rétablir les classes européennes partout où elles ont été supprimées, ou, à défaut, des horaires corrects d'allemand, faire de nouveau du latin et du grec des disciplines et les offrir avec des horaires décents partout où ils étaient proposés jusqu'ici.

Si vraiment les établissements scolaires se voient offrir une vraie autonomie, que cela soit sans contraintes et obligations de toutes sortes derrière. Il faut aussi une vraie liberté pédagogique pour les enseignants en jugeant leurs pratiques sur les résultats et non sur des a priori idéologiques.

Pour cela, il faudra faire un sacré nettoyage dans la technostructure : une expérience récente indique que les pédagogolâtres ne sont bien qu'entre eux mais qu'ils abhorrent qu'on vienne marcher sur leurs plate-bandes, fût-ce de la part d'une école de pensée "amie". 

J'ai déjà eu l'occasion d'écrire ici sur une femme italienne, médecin de son état, de la première moitié du XXème siècle : j'avais écrit un billet à son sujet en 2009 sur le fameux pouvoir absorbant de l'enfant. J'ai donc suivi avec intérêt les expériences de la délicieuse Céline Alvarez, une jeune institutrice qui a lu Maria Montessori, l'a modernisée, et l'a adaptée à la réalité française, dans une école déshéritée de la banlieue parisienne. Je ne suis pas un expert en éducation et le mot sciences de l'éducation résonne très désagréablement à mon oreille libérale. Cela sonne marxiste. Mais j'ai écouté tout de même une conférence sur vidéo de Céline Alvarez et je me suis pâmé d'aise. J'y ai retrouvé les fondamentaux aristotéliciens de la pensée de Maria Montessori, mis à jour puis en application avec une intelligence et une efficacité qui forcent l'admiration. Mais ce que j'ai compris de son exposé, c'est aussi que la technostructure a tout fait pour lui mettre les bâtons dans les roues, allant même jusqu'à lui interdire de poursuivre son expérimentation, en dépit de résultats saisissants, si bien qu'elle a dû l'achever dans la clandestinité.

Quand on l'écoute, on voit bien qu'il n'y a pas d'esprit systémique chez Céline Alvarez. Elle n'enseigne pas une méthode mais diffuse plutôt un esprit. J'y reconnais quant à moi la version pédagogique de la thèse politique que j'ai  souvent entendu Marielle de Sarnez formuler : l'instituteur, l'enseignant, est un facilitateur qui dégage le passage aux enfants. Leur pouvoir inné d'absorption fait le reste. En politique, Marielle de Sarnez exprime la même vision de l'État dans sa relation avec les individus et les associations.

C'est exactement le genre de liberté que je voudrais pour l'école française. Pas le lourd harnais marxiste et constructiviste mais l'idée que chaque individu porte son destin comme une cause finale et que nous n'avons pas vocation à le contrarier, nous adultes qui sommes l'environnement de nos enfants. Et ceci n'a rien à voir avec le laxisme, je le dis pour les esprits-chagrins nostalgiques de la réaction et du martinet.

Mais Céline Alvarez le dit avec beaucoup de justesse : ce n'est pas une démarche que l'on peut imposer. Il faut simplement le faire connaître et se contenter de la proposer à ceux qui se montrent intéressés. Au fond, comme les plus grandes idées, elle prendra spontanément son essor en s'appuyant sur la liberté des individus et non sur l'autorité de l'État.

Il reste tout de même à voir ce que cela donnerait dans le secondaire, mais je suppose que cela serait transposable puisque Maria Montessori a conçu aussi une approche éducative pour les adolescents.