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jeudi, 27 août 2015

Migrants ? Ben non, réfugiés, bien plus tristement.

C'est curieux le vocabulaire utilisé par les médias pour désigner les pauvres gens qui fuient l'horreur. On parle de migrants. Vraiment ? Il y a encore cinq ans, les Syriens qui se réfugiaient en France ou dans le reste de l'Europe étaient marginaux. Pendant des décennies et des décennies, les Afghans n'ont pas bougé de chez eux. Le Soudanais et l'Érythréen étaient des denrées fort rares sur notre territoire pendant de non moins longues années.

Alors à votre avis, tas d'ânes, qu'est-ce qui les pousse subitement à venir se réfugier en Europe ? L'abondance ? Nos fameux droits sociaux ? Mais pourquoi ne venaient-ils pas avant, alors ?

S'ils viennent, c'est qu'ils fuient l'horreur, bien plus tristement et prosaïquement. On en est à près de 250 000 morts en Syrie et on ne compte plus les atrocités, que ce soient celles des troupes d'Assad ou celles de l'État islamique, qui se valent bien dans ce domaine. Au Darfour, une agence de l'ONU a estimé les victimes à 300 000, mais, si l'on parle du Soudan tout entier, ce pays est en proie à une violente guerre civile entre le nord et le sud depuis fort longtemps, sans parler des guerres civiles dans les guerres civiles...

Mettez-vous à leur place, bon sang ! Une vie misérable ne suffit pas à donner l'envie de partir, tant qu'elle permet la survie. La perspective d'être tué, mutilé, torturé longuement, violé, de voir souffrir sa famille, je pense que c'est puissant, comme motivation pour partir.

J'ai lu une lettre, sans doute inventée par quelques fachos patentés, affichée sur de nombreux murs facebook. Je crois qu'elle est ancienne, d'ailleurs, car il me semble l'avoir lue il y a plusieurs années. En substance, elle invite les migrants à retourner se battre contre leur ennemi dans leur pays, établissant un parallèle avec notre Résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale.

C'est là où on voit que leurs auteurs et leurs relais n'ont rien compris. Se battre contre quoi ? Le voisin ? Le propre de ces guerres civiles, c'est qu'il n'y a pas d'ennemis identifiés. Des gens qui vivaient en bonne intelligence avec leurs voisins se retrouvent en butte à leur hostilité du jour au lendemain, sans savoir pourquoi. Et parmi les voisins, fuient aussi ceux qui n'ont pas vraiment le goût de torturer, violer ou simplement dénoncer leurs anciens amis.

Il n'y a aucun espoir de voir ces réfugiés retourner chez eux sans avoir pacifié la situation dans les pays d'où ils viennent. Ça, c'est difficile, d'autant que les diplomaties européennes sont aussi nulles que leurs gouvernements à l'intérieur. On ne fait pas de diplomatie à base de yakafokon, mais apparemment, cela ne frappe personne, ou alors, et cela s'ajoute à l'incompétence, les gouvernements européens sont aussi hypocrites, et je le soupçonne fort. 

Évidemment, on peut toujours les jeter à la mer, comme le proposait une certaine Marine Le pen il n'y a pas si longtemps, mais j'avoue que je juge le principe juste totalement dégueulasse. J'ai l'image d'un père, sur un bateau, qui tenait sa petite pille à bout de bras en pleurant. Il essayait de la sauver. Vous avez envie de le renvoyer chez lui, ce père-là ?

Si on accueille les réfugiés chez nous, il faut être cohérent jusqu'au bout. Perso, je suis assez hostile aux assistanats de toute sorte. Au début, il me semble bon de les aider, mais évidemment, après, il faut qu'ils soient autonomes. Et là, il faut que les États européens fassent preuve de bon sens : on ne peut pas reprocher aux gens de profiter des aides si on les empêche de travailler. Il faut évidemment leur ouvrir le marché de l'emploi.

J'imagine que ce que je dis ne sera dans doute pas très populaire, mais cela me semble pourtant réaliste, sans pour autant virer au dégoulinant façon gauche caviar hypocrite.

11:51 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : réfugiés, migrants, guerre | |  Facebook | | | |

El Khazzani avait un titre de séjour ? J'hallucine.

Attendons patiemment l'heure où un djihadiste, racaille de banlieue multi-récidiviste, venu d'un quelconque pays d'Afrique ou du Proche-Orient, s'introduira dans l'enceinte de l'Assemblée Nationale avec quelques armes de guerre et fera un carnage.

On pourra alors espérer une réaction de notre classe politique complètement anesthésiée dans son système de droits de toutes sortes et de bonne conscience généralisée.

Ouch, ça fait un peu mal d'observer que seule Marine Le pen s'est offusquée de ce que la raclure du Thalys ait disposé d'une carte de résident en Espagne lui permettant ainsi de voyager tranquillou-bilou à travers toute l'Europe de Schengen.

On ne parle pas d'un individu intégré, ou, du moins, qui ne se serait jamais fait remarquer par la justice. Pas du tout. Non, on parle d'une racaille qui avait déjà braqué, volé et trempé dans du trafic de drogue.

Et ce gars-là avait une carte de résident...

La logique, ça aurait été de le chasser d'Espagne à grands coups de pied au c.. et de le balancer dans la Méditerranée pour lui faire regagner son pays d'origine à la nage. On aurait évidemment pris soin d'avertir les forces de l'ordre du Maroc qui se seraient alors chargées de lui faire un sort.

Et en plus, on savait qu'il s'était rendu en Syrie et en Turquie, destinations naturelles des voleurs, violeurs et trafiquants ne jurant que par l'Islam se réclamant, toute honte vue, du Prophète.

On a vraiment des minables. Pas qu'en France. Partout en Europe, sauf peut-être chez les Anglais. 

Si on avait la détermination d'un pays comme Israël, pas un djihadiste ne lèverait le petit doigt. D'ailleurs, les mêmes qui leur chient à la gueule en public envoient leurs forces militaires et policières chez eux pour prendre des leçons. Là-bas, les terroristes, ils leur ont latté la gueule à coup de drones intelligents, de renseignement efficace, de détermination et d'entraînement.

Regardez le Valls qui propose un numéro de téléphone d'urgence. Une sorte de SOS-amitié pour train en perdition.

C'est pitoyable de devoir son salut à trois militaires américains en permission et deux civils, un Français et un Anglais, tous désarmés. 

Ce n'est pas compliqué : si nos lois permettent à la racaille djihadiste d'investir en toute quiétude notre territoire, il faut changer nos lois. Et si des accords autorisent la même chose, il faut dénoncer ces accords ou amener nos partenaires à appliquer des principes sans concession et sans états d'âme.

Je suis quand même scié par les réactions de l'intelligentsia bobo-gaucho. Vidalies propose des contrôles préventifs sur tout individu suspect et on trouve quelques imbéciles pour craindre le contrôle au faciès. Primo, quand on n'a rien à se reprocher, le contrôle n'est pas un problème, et secundo, le souci, à l'heure actuelle, il est tout autre que celui du faciès. 

Je pense que Bayrou a réagi avec sagesse en notant qu'il faut aider les forces de l'ordre au lieu de les emm...(façon SOS-Racisme). Le principe est connu dans notre pays : on ne contrôle pas quelqu'un en raison de son physique mais si on le trouve louche. On peut faire confiance aux forces de l'ordre, qui sont formées, pour faire preuve de bon sens sans pour autant devoir se sentir obligées de se plier aux injonctions du sieur Galut. 

00:05 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : djihadisme, terrorisme | |  Facebook | | | |

samedi, 27 juin 2015

Le Salafisme rend fou !

J'attends de disposer de bien plus d'informations sur "l'attentat" en Isère avant de me faire une religion (sans jeu de mots). On me dit que c'est un attentat terroriste. J'avoue mon scepticisme. Pas de complices, pas de préparation en amont, pas d'antécédents en dehors de la fréquentation des milieux salafistes, pas de casier judiciaire et une décapitation du patron. Cela ressemble tellement plus à un sordide règlement de comptes entre employeur et employé que j'ai du mal à croire une autre version. Il ne suffit pas de brandir le drapeau noir de l'État islamique pour pouvoir se cataloguer islamiste terroriste.

La famille est abasourdie, les voisins également, l'épouse effondrée. Les enfants de l'auteur du crime jouaient tous les jours à l'extérieur de la maison. Personne n'a jamais rien remarqué. Il n'avait même pas de barbe significative ni vraiment de tenue ad hoc.

On a longtemps fantasmé, à tort ou à raison, pendant la Guerre froide, sur les agents dormants des Soviétiques. Je ne crois pas que l'État islamique dispose d'une telle organisation. Je pense au contraire que c'est une entreprise opportuniste, une sorte de franchise, qui revendique tous les crimes perpétrés en son nom, orchestrés ou pas de concert avec elle.

Le point commun entre tous les frappés de la cervelle qui ont basculé dans la folie, en revanche, c'est d'avoir toujours côtoyé peu pou prou les milieux salafistes. Beaucoup d'entre eux paraissant mener une vie normale à défaut d'être des gens normaux, on peut raisonnablement en déduire que ce courant de l'Islam rend fous ceux qui le fréquentent.

La Miviludes (une mission inter-ministérielle) observe depuis plus de dix ans l'activité des sectes en France. Il est grand temps, me semble-t-il, d'associer le salafisme à ce qu'il est vraiment, une inquiétante dérive sectaire de l'Islam, et de l'interdire.

Cela tombe bien, le 05 juin dernier, elle a auditionné Malek Boutih, député socialiste et ancien président de SOS-Racisme. Cette personnalité politique est sensibilisé depuis longtemps aux dérives islamistes.

Le temps de prendre des décisions politiques nécessaires est venu. Interdisons le salafisme partout où il se trouve et considérons-le pour ce qu'il est : un mouvement sectaire qui menace la sécurité non seulement de la France mais de la planète toute entière. Son implantation ailleurs ne doit pas poser problème : ce n'est pas parce que l'Église de la Scientologie est puissante en Amérique du Sud ou aux USA qu'elle cesse pour autant d'être une secte pour nous, Français et Européens, qui nous en méfions. Agissons de même envers le salafisme. 

10:37 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : salafisme, isère | |  Facebook | | | |

jeudi, 21 mai 2015

Serres d'Auteuil et Roland Garros : que de chemin parcouru.

J'ai eu ce midi en écoutant France Info une profonde satisfaction morale. Je pense avoir été l'un des deux premiers blogs à avoir fait connaître sur internet le projet alternatif de couverture de l'autoroute A13 pour permettre l'extension de Roland Garros au lieu de saccager les Serres d'Auteuil. Je pense que le Parisien Libéral a dû être le premier, en fait. Nous connaissons bien tous les deux le 16ème arrondissement de Paris, pas étonnant que nous ayons été à la pointe.

La solution était arrivée jusqu'au Conseil de Paris via Jean-François Martins, à l'époque élu MoDem, en 2011. Le Parisien Libéral s'en était réjoui, d'ailleurs. Entre-temps, l'idée a fait son chemin, je n'en retracerai pas toutes les péripéties, mais les associations de défense des Serres s'en sont emparées à leur tour.

Et puis la divine surprise est d'abord venue de Ségolène Royal ces derniers mois, lorsqu'elle a demandé une expertise pour étudier la faisabilité d'un projet que Bertrand Delanoë puis Anne Hidalgo n'ont eu de cesse de repousser.

Et ce midi, ma satisfaction est venue de ce que la radio que je cite parlait de deux projets concurrents. NOTRE solution, celle que nous avions portée pendant quatre ans est devenue une alternative crédible au point que la presse la considère désormais crédible au même titre que les projets de saccage de la majorité socialiste.

Ça fait chaud au coeur. Pot de terre contre pot de fer, on se dit parfois qu'on ne sert pas à rien, finalement. Deux petits blogs de trois fois rien. Je ne voudrais pas refaire le Cid, mais je me dis quand même que nous partîmes cinq cents mais par un prompt renfort nous nous vîmes trois mille en arrivant au port.

18:03 Publié dans Paris, Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : roland garros, serres d'auteuil, tennis, a13 | |  Facebook | | | |

dimanche, 03 mai 2015

Najat Vallaud Belkacem doit démissionner.

Quand quelqu'un rate et torpille tout ce qu'il entreprend, on dit communément qu'on a affaire à un tâcheron. Je crois bien que nous avons trouvé le nôtre avec Najat Vallaud Belkacem au Ministère de l'Éducation Nationale. Pardonnez la grossièreté, mais on peut dire qu'elle n'a fait que des conneries depuis son arrivée à la rue de Grenelle.

Il y a bien sûr la question du latin et du grec, de l'allemand aussi, pour lesquels François Bayrou a fort bien répondu. Je trouve juste cette jeune femme d'une malhonnêteté intellectuelle confondante. Accuser les éditorialistes et les intellectuels de ne songer qu'à préserver leurs privilèges et ceux de leurs enfants parce qu'ils s'indignent de la disparition programmée du grec, du latin et des menaces qui pèsent sur l'allemand, c'est montrer le fond de sa pensée. La ministre s'est échinée à assurer à l'opinion publique qu'elle souhaitait offrir les humanités classiques à tous. On voit pourtant dans sa réponse à quel point le bourdieusisme indigeste dont la gauche abreuve le système éducatif imprègne son idéologie. Comme ses soutiens, FCPE, SGEN, officines pédagogistes de tout acabit, elle associe les langues anciennes et l'allemand à la tradition et l'élitisme, toutes choses que la gauche bien-pensante déteste. Et Dieu sait si elle en fait partie...

Malheureusement, Madame Vallaud Belkacem n'en est pas à son coup d'essai en matière de projet mal ficelé et bêtement faisandé par incapacité à dépasser son  déterminisme idéologique. Pour moi qui suis attaché à la liberté de la femme et à son statut, j'ai été effaré par l'imbécillité crasse avec laquelle la question a été amenée à l'école : je parle des fameux ABCD de l'égalité. J'ai déjà dit ce que j'en pensais, mais je complète me pensée : il ne fallait pas donner l'impression que rien n'était sexué (même si ce n'est pas tout à fait faux dans l'absolu) mais il fallait amener habilement l'idée que les rôles dans lesquels on tendait à contenir les garçons et les filles n'étaient pas exclusifs. Qu'un garçon pouvait bercer un bébé, par exemple, et une fille monter un meuble. On peut en procédant avec astuce utiliser les jouets et les activités ludiques pour obtenir de tels résultats. Le problème, c'est que l'égalité entre hommes et femmes ne s'enseigne pas directement, en tout cas, pas avec des gros sabots et des cours de morale, et encore moins avec des expériences pédagogiques. 

Bilan ? Nul. Chacune de ses interventions a remonté l'opinion publique. A chaque fois elle a accusé les uns et les autres de propager des rumeurs. Bis repetita non placet, n'en déplaise à notre pourfendeuse de la langue latine. Elle pourrait peut-être commencer à se poser des questions et en tirer les conclusions qui s'imposent ? Ne plus s'occuper d'éducation, par exemple, ce serait toujours ça de gagné pour la France...

01:39 Publié dans Education, Société | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : égalité, femmes, latin, grec, najat, vallaud, belkacem | |  Facebook | | | |

dimanche, 19 avril 2015

Les baisses de dotation vont faire mal aux associations et aux festivals

Je regarde la carte des festivals et des associations culturelles qui disparaissent et ouch...ça fait mal. D'un côté, cela fait mal au coeur, de l'autre, je ne peux pas reprocher au gouvernement une mesure que je prônais depuis longtemps sur ce blog. Il vaut mieux que ce soient les communes et leurs habitants qui déterminent leurs dépenses et donc le niveau de leurs impôts. Après, quand je vois ce qui tombe, j'aimerais avoir la certitude que les communes ne font pas de gaspillage. Cela fait mal au coeur de voir un festival de musique disparaître. Si dans le même temps une commune maintient une subvention à une association d'habitants d'une rue, cela devient insupportable.

Le problème de nos associations, en France, c'est qu'elles sont bien trop dépendantes de l'État ou des collectivités. Le malheur, c'est qu'actuellement, les entreprises réduisent aussi la voilure et tapent dans leurs subventions. Cela tombe décidément très mal.

Il faudra reconstruire sur des bases plus solides, comme le font par exemple les associations anglo-saxonnes. 

Quand je vois la générosité des Français, capables de verser des montants très importants à des oeuvres caritatives, je me dis que ce modèle-là n'est pas fichu en France et qu'on peut y parvenir.

Il ne faut pas interdire aux collectivités d'intervenir pour aider les associations, mais cela devrait se limiter à des prêts de locaux, de matériel, un peu de logistique ou des autorisations particulières. Surtout ne plus verser d'argent. Ne pas commettre les mêmes erreurs.

En ce qui concerne les associations, je ne saurais trop leur donner un conseil tout simple : la plupart d'entre-elles n'ont pas de menu don avec paypal ou par carte bleue sur leur site. Je pense qu'elles devraient commencer par là. C'est tout bête, mais de simples passants électroniques intéressés peuvent de temps à autre leur faire un versement, et, par les temps qui courent, c'est toujours ça de gagné.

Cela dit, ce serait une erreur très grave de la part de l'État et des municipalités de considérer qu'on peut sacrifier en priorité la culture. Je pense que le modèle actuel est un mauvais modèle, mais pas du tout qu'il faut laisser tomber la culture. Très loin de là. 

Je renvoie à une analyse très intéressante de Laure Kaltenbach (directrice générale, membre fondateur du Forum d'Avignon) et Olivier Le Guay (responsable éditorial, digital au Forum d'Avignon) sur le site du quotidien Le Monde.

Je terminerai en ajoutant que l'importance de la culture est constitutive de l'idée européenne et je ne manquerai pas de fustiger à ce sujet la bêtise crasse de la Ministre de l'Éducation Nationale et plus généralement de tout le gouvernement auquel elle appartient, complice, de chercher à démolir les humanités classiques, le latin et le grec à l'école, alors que ce sont là des éléments culturels que partage la totalité de l'Europe.

18:10 Publié dans Culture, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : culture, festival, association | |  Facebook | | | |

vendredi, 10 avril 2015

Instabilité législative et fiscale, l'exemple de la médecine

Il est invraisemblable que le gouvernement Valls perpétue les errements du gouvernement Ayrault sous au moins un aspect. Il ne passe pas une semaine sans que ce gouvernement, par la voix d'un de ses ministres ou par celle de son chef, annonce une nouvelle niche, ou une nouvelle obligation fiscale, au contraire, une nouvelle suppression, une nouvelle incitation et cetera.

De ce fait, les familles et les entreprises ne savent plus à quoi s'en tenir. Toutes les conditions sont réunies, à l'heure actuelle pour qu'il y ait une reprise en France : bonne santé de nos partenaires, euro faible, énergie très peu chère et même crédit à des taux historiquement bas. 

Mais avec ses atermoiements incessants, ce gouvernement retarde une possible reprise économique, pourtant absolument nécessaire pour retrouver le chemin de l'emploi. Une fois encore, François Bayrou dans ses programmes de 2007 et 2012 avait vu parfaitement juste en constatant que c'était là le principal mal dont souffrait et souffre encore la France. Et c'est exactement ce que m'on dit deux directeurs financiers de deux très grosses PME avec lesquels j'ai discuté très récemment.

Et quand elle n'est pas occupée à donner le tournis aux entreprises, la gauche sabote l'éducation nationale avec en arrière-plan la même ligne idéologique depuis trente ans, ou alors se montre absolument nulle dans le domaine social.

Partout où il serait possible de faire une réforme de bon sens, elle ne le fait pas.

Prenons l'exemple des médecins : il y a deux options. Soit on a un système de santé de type travailliste, à l'anglaise en version années 70, avec des médecins référents nommés pour tous et des mois d'attente, bien sûr pour consulter le moindre spécialiste, soit, au contraire, on a un système de concurrence libre entre médecins, mais dans ces conditions, on fait sauter une bonne fois pour toutes le numerus clausus qui existe en université de médecine en mettant en place un examen et non un concours.

Avec le système actuel, on combine le pire des deux systèmes. Les prix sont très élevés et en plus il faut attendre longtemps avant d'obtenir le moindre rendez-vous. 

Qu'est-ce que ça coûterait de faire un choix clair, sachant que l'option marxiste conduirait à mon avis à une catastrophe. Pourquoi faire dix années d'études, régler les montants monumentaux des loyers parisiens pour un cabinet et en même temps se limiter à une consultation à 23 euros ?

Les prix baisseraient bien plus sûrement sous l'effet d'une concurrence libre et non faussée, et je répète, dans ces conditions, qu'il faut remplacer le concours par un examen. Nous faisons venir des diplômés étrangers aux compétences incertaines et dans le même temps, nous laissons sur le carreau des candidats certainement de qualité simplement pare que le nombre de candidats décrétés par le gouvernement a été atteint.

Stupide.

17:14 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : médecine, lois, instabilité | |  Facebook | | | |

jeudi, 19 mars 2015

L'excellence socialiste : virer le grec et le latin...

S'ils n'existaient pas, faudrait les inventer, les Socialos. Cela fait des années et des années qu'ils inondent l'Éducation Nationale de leurs réformes, avec l'aide de leurs courroies de transmission, FCPE, SGEN, techno-structure, recherche pédagogique, et cetera, et peu importe, au demeurant que la droite ait gouverné entre temps, puisqu'elle applique généralement la politique de la gauche dans ce domaine.

Les bourses au mérite avaient déjà été supprimées, en gage d'école pour tous. Maintenant, c'est le tour du latin et du grec : faire d'une pierre deux coups. Satisfaire à l'obsessions égalitariste et s'assurer quelques économies à bon compte.

Pour une fois, la presse et les médias ont réagi en prenant fait et cause pour ces deux disciplines. Ce n'est pas si fréquent. La Najat s'est plantée en beauté. 

J'ai à peu près compris son projet de réforme, pompeusement baptisé Enseignements Pratiques Interdisciplinaires. Il s'agit ni plus ni moins que de mettre en place le zapping pour tous. Trois mois de ceci, trois mois de cela, c'est pas beau la vie ? Le zapping institutionnalisé.

Évidemment, comme elle commence à sentir le vent du boulet, vu la levée du boucliers, la voilà à évoquer un statut dérogatoire pour le latin et le grec afin de pouvoir en poursuivre l'étude pendant trois ans.

C'est bien le foutage de gueule. Je croyais que zapper, c'était mieux ? Trop forte, au passage, l'hypocrisie, qui consiste à déclarer offrir ainsi plus d'autonomie aux établissements scolaires. On sait comment les Socialistes et sa technostructure à l'école font : coups de pression, menaces, récompenses pour contraindre les établissements réticents à appliquer les réformes tordues que leurs esprits malades inventent à tour de bras.

J'ai tant de fois exposé mon point de vue ici que je me lasse. Je fatigue. Cela me rend malade de voir qu'au sein de la sphère politique, il n'y a que le Front National qui réagit. Cela n'enlève rien évidemment au mérite d'individus isolés issus des diverses forces politiques qui ont réagi mais pour ce qui est des autres partis, comme le dit le vieil adage,  qui ne dit mot consent...

Je dédouane par avance Bayrou de toute critique, bien évidemment : je connais son projet éducatif, et j'y adhère dans la plupart des grandes lignes (le latin et le grec y ont une place confortable, au passage). Pour mémoire, le voilà. Je suppose que, comme moi, il finit par se lasser de redire les choses...

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mardi, 24 février 2015

Parlons des jeunes Musulmans.

Ce qui semble difficile, quand on évoque la religiosité des individus, c'est de bien cerner à quel point elle est une construction au confluent de divers croisements.

Personnellement, même si comme Philippe Bilger, je pense que le Président du CRIF est quelqu'un de bien, je juge sur sa formule sur les jeunes Musulmans et la délinquance plus que maladroite. Elle est le signe d'une absence de profondeur de sa part sur un sujet aussi sensible.

L'Islam est certainement en crise (il n'y a qu'à voir dans quel état sont la plupart des pays musulmans !) mais son association avec le radicalisme ou la délinquance dans certains cas n'est vraiment pas intrinsèque. Je ne le crois en aucune manière. Je pense même que c'est un leurre qui occulte les véritables causes. Elles résident, à mon avis, dans l'addition de deux facteurs :

- l'intense ghettoïsation qui caractérise les cités dans lesquelles l'Islam prend le visage le plus déplaisant

- l'absence de perspectives "terrestres", si je puis me permettre ce qualificatif, d'Hugues Lagrange, pour le souvenir que j'en ai. En effet, quand on estime ne pas avoir d'avenir sur Terre, on le cherche au Ciel, avec tous risques de dérives qui sont associées à un tel pari.

Je n'ai cessé de le clamer ici, les regroupements ethniques sont une catastrophe parce qu'ils empêchent les contacts entre immigrants et population de souche et freinent donc considérablement l'intégration. Faire du logement social à tour de bras dans ces conditions est une ineptie. I faut le disséminer, et comme je l'ai écrit plusieurs fois ici, pas par bloc, mais appartement par appartement, maison par maison. C'est un projet fin et de longue haleine, bien sûr incompatible avec une immigration de masse comme la nôtre. C'est bien pour cela qu'il faut avant tout fermer complètement le robinet car nous frisons l'indigestion, cela me paraît évident, désormais.

Une fois cela fait, le second obstacle, et de taille, c'est de penser une politique de la ville réparatrice, c'est à dire qui corrige près de cinquante années de bêtise, de lâcheté, d'idéologie et de cupidité de courte vue, tout cela ensemble mêlé.

Marseille, quelques villes du Nord, d'autres d'Alsace et le fameux 93 auraient vocation à être des territoires pilotes pour de nouveaux projets d'intégration. Pour cela, ils doivent cesser d'exister tels qu'ils sont aujourd'hui et leurs populations doivent être décomposées, disséminées et mélangées.

Je dois réfléchir à la manière dont cela peut se faire, mais, très paradoxalement, la boboïsation d'anciens ghettos est un phénomène spontané intéressant : il se produit sans action coercitive de l'État et amène le nécessaire mélange, prélude à la pacification et à l'intégration, aussi imparfaite soit-elle. Il ne faut donc surtout pas lutter contre, même si elle chasse une partie des populations présentes mais laisser faire, bien au contraire. 

Comme je l'ai dit, le logement social doit faire l'objet d'un saupoudrage, pas d'une nouvelle architecture soviétique à la mode socialiste, c'est l'action des collectivités que l'on peut espérer.

L'option suivante mérite que l'on s'y arrête mais supposerait la participation des entreprises, peut-être par le biais de zones franches : il faudrait une sorte de nouveau fordisme, pour autant qu'il soit possible, où les travailleurs habiteraient près de leur lieu d'exercice. 

Enfin, la sécurité est un préalable à toute pacification et, bien entendu, elle ne peut être assurée si elle ne s'appuie pas sur une justice exempte de laxisme et indéfectible.

Vous allez me dire que je n'ai pas parlé des jeunes Musulmans, du coup ? Et pour cause, c'est bien ce que je reproche à Cukierman : je pense qu'il s'est vraiment trompé de sujet, et je le redis, tant qu'on se focalisera sur l'Islam, à mon avis, on fera une erreur. Et j'ajoute que l'émergence de l'Islam radical n'est pas la cause principale de l'antisémitisme même si elle lui fournit un terreau fertile. Les paroles du président du CRIF n'ont servi à rien. En fait, elles sont même contre-productives : elles avalisent la représentation haineuse d'une hostilité naturelle entre Islam et Judaïsme.

01:09 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : islam, antisémitisme, délinquance, judaïsme, intégration | |  Facebook | | | |

samedi, 24 janvier 2015

Nec plus ultra de la bêtise : la coercition scolaire

J'ai jugé tellement insipide, hors de propos et bêtement idéologique les mesures promues à grands coups de hochements de menton à l'école par l'actuel gouvernement que je n'ai pas jugé utile de les commenter. Nihil novi sub sole.

Et là, voilà le retour de la carte scolaire pour forcer la mixité sociale à l'école. 

Les Français ne veulent pas se mélanger de force, Imbéciles !

Je renvoie à mon billet précédent sur la politique de peuplement, parce que c'est bien là que le bât blesse.

Je me console tout de même de voir qu'un'e) journaliste de l'AFP repris(e) par Libération accepte d'ouvrir les yeux. Imposer la "mixité" à l'école, ça ne marche pas, tous ceux qui le peuvent fuient. 

Mais il ne faut jamais sous-estimer les monstres que peuvent engendrer les cerveaux malades de la gauche, surtout quand ils sont issus de l'Éducation Nationale et particulièrement de sa technostructure. 

La dernière idée brillante, ce serait de contrôler l'accès aux écoles privées pour empêcher les Français de fuir la délinquance et le communautarisme (les deux principaux maux des établissements à problèmes).

Ces incapables tapent sur l'école à coups redoublés parce qu'ils ne veulent pas admettre que c'est leur politique de la ville qui a échoué, et, bien avant elle, leur politique migratoire.

Tant qu'on n'aura pas appelé un chat un chat, on n'avancera pas d'un pouce.

09:43 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : école, mixité | |  Facebook | | | |