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dimanche, 19 avril 2015

Les baisses de dotation vont faire mal aux associations et aux festivals

Je regarde la carte des festivals et des associations culturelles qui disparaissent et ouch...ça fait mal. D'un côté, cela fait mal au coeur, de l'autre, je ne peux pas reprocher au gouvernement une mesure que je prônais depuis longtemps sur ce blog. Il vaut mieux que ce soient les communes et leurs habitants qui déterminent leurs dépenses et donc le niveau de leurs impôts. Après, quand je vois ce qui tombe, j'aimerais avoir la certitude que les communes ne font pas de gaspillage. Cela fait mal au coeur de voir un festival de musique disparaître. Si dans le même temps une commune maintient une subvention à une association d'habitants d'une rue, cela devient insupportable.

Le problème de nos associations, en France, c'est qu'elles sont bien trop dépendantes de l'État ou des collectivités. Le malheur, c'est qu'actuellement, les entreprises réduisent aussi la voilure et tapent dans leurs subventions. Cela tombe décidément très mal.

Il faudra reconstruire sur des bases plus solides, comme le font par exemple les associations anglo-saxonnes. 

Quand je vois la générosité des Français, capables de verser des montants très importants à des oeuvres caritatives, je me dis que ce modèle-là n'est pas fichu en France et qu'on peut y parvenir.

Il ne faut pas interdire aux collectivités d'intervenir pour aider les associations, mais cela devrait se limiter à des prêts de locaux, de matériel, un peu de logistique ou des autorisations particulières. Surtout ne plus verser d'argent. Ne pas commettre les mêmes erreurs.

En ce qui concerne les associations, je ne saurais trop leur donner un conseil tout simple : la plupart d'entre-elles n'ont pas de menu don avec paypal ou par carte bleue sur leur site. Je pense qu'elles devraient commencer par là. C'est tout bête, mais de simples passants électroniques intéressés peuvent de temps à autre leur faire un versement, et, par les temps qui courent, c'est toujours ça de gagné.

Cela dit, ce serait une erreur très grave de la part de l'État et des municipalités de considérer qu'on peut sacrifier en priorité la culture. Je pense que le modèle actuel est un mauvais modèle, mais pas du tout qu'il faut laisser tomber la culture. Très loin de là. 

Je renvoie à une analyse très intéressante de Laure Kaltenbach (directrice générale, membre fondateur du Forum d'Avignon) et Olivier Le Guay (responsable éditorial, digital au Forum d'Avignon) sur le site du quotidien Le Monde.

Je terminerai en ajoutant que l'importance de la culture est constitutive de l'idée européenne et je ne manquerai pas de fustiger à ce sujet la bêtise crasse de la Ministre de l'Éducation Nationale et plus généralement de tout le gouvernement auquel elle appartient, complice, de chercher à démolir les humanités classiques, le latin et le grec à l'école, alors que ce sont là des éléments culturels que partage la totalité de l'Europe.

18:10 Publié dans Culture, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : culture, festival, association | |  Facebook | | | |

vendredi, 10 avril 2015

Instabilité législative et fiscale, l'exemple de la médecine

Il est invraisemblable que le gouvernement Valls perpétue les errements du gouvernement Ayrault sous au moins un aspect. Il ne passe pas une semaine sans que ce gouvernement, par la voix d'un de ses ministres ou par celle de son chef, annonce une nouvelle niche, ou une nouvelle obligation fiscale, au contraire, une nouvelle suppression, une nouvelle incitation et cetera.

De ce fait, les familles et les entreprises ne savent plus à quoi s'en tenir. Toutes les conditions sont réunies, à l'heure actuelle pour qu'il y ait une reprise en France : bonne santé de nos partenaires, euro faible, énergie très peu chère et même crédit à des taux historiquement bas. 

Mais avec ses atermoiements incessants, ce gouvernement retarde une possible reprise économique, pourtant absolument nécessaire pour retrouver le chemin de l'emploi. Une fois encore, François Bayrou dans ses programmes de 2007 et 2012 avait vu parfaitement juste en constatant que c'était là le principal mal dont souffrait et souffre encore la France. Et c'est exactement ce que m'on dit deux directeurs financiers de deux très grosses PME avec lesquels j'ai discuté très récemment.

Et quand elle n'est pas occupée à donner le tournis aux entreprises, la gauche sabote l'éducation nationale avec en arrière-plan la même ligne idéologique depuis trente ans, ou alors se montre absolument nulle dans le domaine social.

Partout où il serait possible de faire une réforme de bon sens, elle ne le fait pas.

Prenons l'exemple des médecins : il y a deux options. Soit on a un système de santé de type travailliste, à l'anglaise en version années 70, avec des médecins référents nommés pour tous et des mois d'attente, bien sûr pour consulter le moindre spécialiste, soit, au contraire, on a un système de concurrence libre entre médecins, mais dans ces conditions, on fait sauter une bonne fois pour toutes le numerus clausus qui existe en université de médecine en mettant en place un examen et non un concours.

Avec le système actuel, on combine le pire des deux systèmes. Les prix sont très élevés et en plus il faut attendre longtemps avant d'obtenir le moindre rendez-vous. 

Qu'est-ce que ça coûterait de faire un choix clair, sachant que l'option marxiste conduirait à mon avis à une catastrophe. Pourquoi faire dix années d'études, régler les montants monumentaux des loyers parisiens pour un cabinet et en même temps se limiter à une consultation à 23 euros ?

Les prix baisseraient bien plus sûrement sous l'effet d'une concurrence libre et non faussée, et je répète, dans ces conditions, qu'il faut remplacer le concours par un examen. Nous faisons venir des diplômés étrangers aux compétences incertaines et dans le même temps, nous laissons sur le carreau des candidats certainement de qualité simplement pare que le nombre de candidats décrétés par le gouvernement a été atteint.

Stupide.

17:14 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : médecine, lois, instabilité | |  Facebook | | | |

jeudi, 19 mars 2015

L'excellence socialiste : virer le grec et le latin...

S'ils n'existaient pas, faudrait les inventer, les Socialos. Cela fait des années et des années qu'ils inondent l'Éducation Nationale de leurs réformes, avec l'aide de leurs courroies de transmission, FCPE, SGEN, techno-structure, recherche pédagogique, et cetera, et peu importe, au demeurant que la droite ait gouverné entre temps, puisqu'elle applique généralement la politique de la gauche dans ce domaine.

Les bourses au mérite avaient déjà été supprimées, en gage d'école pour tous. Maintenant, c'est le tour du latin et du grec : faire d'une pierre deux coups. Satisfaire à l'obsessions égalitariste et s'assurer quelques économies à bon compte.

Pour une fois, la presse et les médias ont réagi en prenant fait et cause pour ces deux disciplines. Ce n'est pas si fréquent. La Najat s'est plantée en beauté. 

J'ai à peu près compris son projet de réforme, pompeusement baptisé Enseignements Pratiques Interdisciplinaires. Il s'agit ni plus ni moins que de mettre en place le zapping pour tous. Trois mois de ceci, trois mois de cela, c'est pas beau la vie ? Le zapping institutionnalisé.

Évidemment, comme elle commence à sentir le vent du boulet, vu la levée du boucliers, la voilà à évoquer un statut dérogatoire pour le latin et le grec afin de pouvoir en poursuivre l'étude pendant trois ans.

C'est bien le foutage de gueule. Je croyais que zapper, c'était mieux ? Trop forte, au passage, l'hypocrisie, qui consiste à déclarer offrir ainsi plus d'autonomie aux établissements scolaires. On sait comment les Socialistes et sa technostructure à l'école font : coups de pression, menaces, récompenses pour contraindre les établissements réticents à appliquer les réformes tordues que leurs esprits malades inventent à tour de bras.

J'ai tant de fois exposé mon point de vue ici que je me lasse. Je fatigue. Cela me rend malade de voir qu'au sein de la sphère politique, il n'y a que le Front National qui réagit. Cela n'enlève rien évidemment au mérite d'individus isolés issus des diverses forces politiques qui ont réagi mais pour ce qui est des autres partis, comme le dit le vieil adage,  qui ne dit mot consent...

Je dédouane par avance Bayrou de toute critique, bien évidemment : je connais son projet éducatif, et j'y adhère dans la plupart des grandes lignes (le latin et le grec y ont une place confortable, au passage). Pour mémoire, le voilà. Je suppose que, comme moi, il finit par se lasser de redire les choses...

15:37 Publié dans Education, Société | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : latin, grec | |  Facebook | | | |

mardi, 24 février 2015

Parlons des jeunes Musulmans.

Ce qui semble difficile, quand on évoque la religiosité des individus, c'est de bien cerner à quel point elle est une construction au confluent de divers croisements.

Personnellement, même si comme Philippe Bilger, je pense que le Président du CRIF est quelqu'un de bien, je juge sur sa formule sur les jeunes Musulmans et la délinquance plus que maladroite. Elle est le signe d'une absence de profondeur de sa part sur un sujet aussi sensible.

L'Islam est certainement en crise (il n'y a qu'à voir dans quel état sont la plupart des pays musulmans !) mais son association avec le radicalisme ou la délinquance dans certains cas n'est vraiment pas intrinsèque. Je ne le crois en aucune manière. Je pense même que c'est un leurre qui occulte les véritables causes. Elles résident, à mon avis, dans l'addition de deux facteurs :

- l'intense ghettoïsation qui caractérise les cités dans lesquelles l'Islam prend le visage le plus déplaisant

- l'absence de perspectives "terrestres", si je puis me permettre ce qualificatif, d'Hugues Lagrange, pour le souvenir que j'en ai. En effet, quand on estime ne pas avoir d'avenir sur Terre, on le cherche au Ciel, avec tous risques de dérives qui sont associées à un tel pari.

Je n'ai cessé de le clamer ici, les regroupements ethniques sont une catastrophe parce qu'ils empêchent les contacts entre immigrants et population de souche et freinent donc considérablement l'intégration. Faire du logement social à tour de bras dans ces conditions est une ineptie. I faut le disséminer, et comme je l'ai écrit plusieurs fois ici, pas par bloc, mais appartement par appartement, maison par maison. C'est un projet fin et de longue haleine, bien sûr incompatible avec une immigration de masse comme la nôtre. C'est bien pour cela qu'il faut avant tout fermer complètement le robinet car nous frisons l'indigestion, cela me paraît évident, désormais.

Une fois cela fait, le second obstacle, et de taille, c'est de penser une politique de la ville réparatrice, c'est à dire qui corrige près de cinquante années de bêtise, de lâcheté, d'idéologie et de cupidité de courte vue, tout cela ensemble mêlé.

Marseille, quelques villes du Nord, d'autres d'Alsace et le fameux 93 auraient vocation à être des territoires pilotes pour de nouveaux projets d'intégration. Pour cela, ils doivent cesser d'exister tels qu'ils sont aujourd'hui et leurs populations doivent être décomposées, disséminées et mélangées.

Je dois réfléchir à la manière dont cela peut se faire, mais, très paradoxalement, la boboïsation d'anciens ghettos est un phénomène spontané intéressant : il se produit sans action coercitive de l'État et amène le nécessaire mélange, prélude à la pacification et à l'intégration, aussi imparfaite soit-elle. Il ne faut donc surtout pas lutter contre, même si elle chasse une partie des populations présentes mais laisser faire, bien au contraire. 

Comme je l'ai dit, le logement social doit faire l'objet d'un saupoudrage, pas d'une nouvelle architecture soviétique à la mode socialiste, c'est l'action des collectivités que l'on peut espérer.

L'option suivante mérite que l'on s'y arrête mais supposerait la participation des entreprises, peut-être par le biais de zones franches : il faudrait une sorte de nouveau fordisme, pour autant qu'il soit possible, où les travailleurs habiteraient près de leur lieu d'exercice. 

Enfin, la sécurité est un préalable à toute pacification et, bien entendu, elle ne peut être assurée si elle ne s'appuie pas sur une justice exempte de laxisme et indéfectible.

Vous allez me dire que je n'ai pas parlé des jeunes Musulmans, du coup ? Et pour cause, c'est bien ce que je reproche à Cukierman : je pense qu'il s'est vraiment trompé de sujet, et je le redis, tant qu'on se focalisera sur l'Islam, à mon avis, on fera une erreur. Et j'ajoute que l'émergence de l'Islam radical n'est pas la cause principale de l'antisémitisme même si elle lui fournit un terreau fertile. Les paroles du président du CRIF n'ont servi à rien. En fait, elles sont même contre-productives : elles avalisent la représentation haineuse d'une hostilité naturelle entre Islam et Judaïsme.

01:09 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : islam, antisémitisme, délinquance, judaïsme, intégration | |  Facebook | | | |

samedi, 24 janvier 2015

Nec plus ultra de la bêtise : la coercition scolaire

J'ai jugé tellement insipide, hors de propos et bêtement idéologique les mesures promues à grands coups de hochements de menton à l'école par l'actuel gouvernement que je n'ai pas jugé utile de les commenter. Nihil novi sub sole.

Et là, voilà le retour de la carte scolaire pour forcer la mixité sociale à l'école. 

Les Français ne veulent pas se mélanger de force, Imbéciles !

Je renvoie à mon billet précédent sur la politique de peuplement, parce que c'est bien là que le bât blesse.

Je me console tout de même de voir qu'un'e) journaliste de l'AFP repris(e) par Libération accepte d'ouvrir les yeux. Imposer la "mixité" à l'école, ça ne marche pas, tous ceux qui le peuvent fuient. 

Mais il ne faut jamais sous-estimer les monstres que peuvent engendrer les cerveaux malades de la gauche, surtout quand ils sont issus de l'Éducation Nationale et particulièrement de sa technostructure. 

La dernière idée brillante, ce serait de contrôler l'accès aux écoles privées pour empêcher les Français de fuir la délinquance et le communautarisme (les deux principaux maux des établissements à problèmes).

Ces incapables tapent sur l'école à coups redoublés parce qu'ils ne veulent pas admettre que c'est leur politique de la ville qui a échoué, et, bien avant elle, leur politique migratoire.

Tant qu'on n'aura pas appelé un chat un chat, on n'avancera pas d'un pouce.

09:43 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : école, mixité | |  Facebook | | | |

vendredi, 23 janvier 2015

Politique du peuplement

Quand quelqu'un a menti, il lui est très difficile dans un premier temps de l'admettre, et, dans un second qu'il finisse par avouer la vérité. Il faut littéralement lui sortir les mots de la bouche un par un, et c'est un processus long et fastidieux.

Notre pays ne régule pas son immigration depuis 40 années et pas davantage le peuplement de son territoire. Il existe donc des concentrations ethniques (et maintenant religieuses !!!) un peu partout sur notre territoire.

Jusque là, tous ceux qui osaient lever un coin du voile se faisaient taxer de tous les noms : fasciste, raciste, vichyste, islamophobe (c'est aussi à la mode) et cetera...

La polémique soulevée par Manuel Valls comme maire d'Évry en 2009 avait enflé démesurément, et voilà qu'elle ressort cinq années après. Mais le ton a changé. Sarkozy avait rameuté le ban et l'arrière-ban de tout ce que le gauche (et même une partie du centre) compte de bien-pensants en proposant que la France choisisse son immigration. Il faut le dire, à la décharge de la gauche, que, comme d'habitude, il l'avait fait à chaud et pour réagir à l'actualité.

Il existe un principe sacro-saint en France qui est de ne pas faire de statistiques ethniques. Eh bien il va bien falloir le revoir.

 Il ne suffit pas de vouloir la mixité sociale, comme le rêvent les bobos qui s'en tiennent toujours à l'abri et le prônent pour les autres. D'ailleurs, les gens ne veulent pas se mélanger, surtout par les temps qui courent. 

Je l'ai toujours écrit ici : une mixité sociale intelligente passe par la dissémination (subtile, évidemment) pas par des paires de gros sabots avec en gros imprimé "logement social" ou "immigrés". Installez l'air de rien une famille arabo-musulmane ou africaine dans un lotissement de blancos, pour reprendre le néologisme de Valls, ou d'Antillais (qui ont exactement le même raisonnement que les Métropolitains, figurez-vous...) il y aura tout au plus quelques murmures. Annoncez que vous réservez 10 ou pire, 20% d'un immeuble pour le logement social et tout le monde ou décampera, ou engagera les meilleurs avocats pour faire capoter le projet. Ne resteront que ceux qui n'auront pas le choix.

 Je vous le donne dans le mille, à votre avis, comment procèdent les socialistes, à commencer par ceux de Paris, aiguillonnées par leurs amis khmeresques communistes et verts ? Et à l'inverse, l'idée de la dissémination subtile vient du programme de Marielle de Sarnez (MoDem) aux municipales de 2008.

Il faut se donner le droit de contrôler les installations qui se font dans notre pays et donc choisir notre immigration sur les critères qu'il appartiendrait à notre Assemblée nationale de juger pertinents (c'est ce que proposait Bayrou dès 2007). Dans tous les cas de figure, l'asile politique et l'accueil des individus, des enfants et des familles maltraités doivent demeurer un principe intangible sur lesquels nous ne devons jamais reculer. Tout le reste, en revanche, immigration économique, regroupement familial, ethnie et même religion doivent pouvoir entrer dans la balance quand nous fixerons des quotas.

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dimanche, 11 janvier 2015

Marche républicaine : j'ai croisé des Soufis !

Je suis toujours très triste des événements tragiques qui nous ont tous frappés, mais, aujourd'hui, j'ai aussi la fierté d'avoir été présent à la plus grande manifestation citoyenne de l'Histoire. Et j'ai fait de belles rencontres. Des applaudissements comme des vagues, des rangs serrés, et des Marseillaises affluant par intervalles. Je n'avais jamais vu une telle concentration de Français au mètre carré de toute ma vie. 

Et puis il s'est produit une improbable mais heureuse rencontre : une fraternité de Musulmans soufis chantant et priant parce qu'ils ne voulaient pas que l'Islam ce soit la caricature atroce qu'avaient voulu en faire des terroristes et aussi parce qu'ils éprouvaient une peine sincère pour les victimes. Bravo et merci à eux.

Je savais que le MoDem et l'UDI se retrouvaient aux Arts et Métiers pour lancer leur cortège, pas de chance, je les ai ratés (impossible de franchir la foule très dense pour gagner le lieu de rendez-vous). C'est donc en famille que j'ai finalement entrepris ma marche républicaine.

Je me suis pris à rêver de jours meilleurs et j'ai même souri en songeant à la tête qu'aurait pu faire ce bon vieil anar de Charlie s'il avait su que près de 4 millions de Français se réuniraient et manifesteraient pour lui, pour ses amis, pour Clarissa, Franck, Ahmed, Yohan, Yoav, Philippe et François-Michel. Quatre millions de Français et 56 chefs d'État, excusez du peu !

Le plus drôle dans ma promenade, ça a encore été de croiser une amie et sa petite famille sans que nous nous soyons concertés. Comme quoi, les grands esprits se rencontrent, ou alors, Allah m'a fait signe ;-)

 

21:53 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : je suis charlie, marche républicaine | |  Facebook | | | |

samedi, 10 janvier 2015

Gravissime faute de BFM qui a bien failli faire tuer des otages

La faute de BFM est si grave que cette chaîne mériterait une sanction exemplaire. Au cours de la prise d'otages au supermarché de la Porte de Vincennes, la chaîne a révélé en direct que cinq adultes et un enfant se cachaient dans une chambre froide. Coulibaly avait les moyens de savoir ce que disait la chaîne à tous moments et c'est une véritable chance qu'il n'ait pas pris garde au bandeau qui défilait sur l'écran.

La femme de l'un des otages a réagi avec horreur et indignation.

C'est sans doute la pire faute déontologique qui ait jamais été commise, d'autant que la chaîne était en relation directe avec l'un des otages et a donc utilisé une information vitale à de viles fins commerciales.

Je souhaite que BFM TV qui cherchait avant tout l'audience ne s'en sorte pas indemne. 

Au passage, ce n'est pas la seule faute d'une chaîne TV. France 2 qui communiquait avec la soeur de l'homme caché sous un évier dans l'imprimerie où s'étaient réfugiés les Kouachi a passé en direct son témoignage alors qu'elle disait qu'elle était très inquiète de l'absence de son frère et qu'il avait peut-être éteint son portable pour ne pas se faire repérer. Elle aurait pu mettre la puce à l'oreille des deux frères. Une faute très grave.

Dernier détail, les médias ont diffusé en direct l'assaut de l'hypermarché, or, il a eu lieu deux minutes avant celui de Dammartin. Si les frères Kouachi avaient eu un otage ils auraient pu avoir l'idée de l'exécuter sur le champ en constatant que le RAID s'apprêtait à investir l'hypermarché.

A plusieurs reprises, pendant ces jours dramatiques, les médias ont constitué une source de dangers supplémentaires. Je souhaite que le CSA réagisse, et pas seulement par un avertissement solennel, cette fois.

22:47 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : bfm, information | |  Facebook | | | |

Peine de mort, totale irréflexion des Le pen, père et fille !

Je me demande parfois si cette femme réfléchit avant d'ouvrir la bouche. Elle propose de rétablir la peine de mort. Pour qui ? Pour les djihadistes ?

Il semble lui avoir largement échappé que les djihadistes se contrefoutent de mourir. Elle compte faire quoi avec sa peine de mort ? Les terroriser ?

Bref. Passons. Avec la hashtag minable de son père #JeSuisCharlieMartel on a là un florilège des réactions les plus malsaines et stupides qui ont accompagné les événements dramatiques que nous venons de vivre.

11:13 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : le pen | |  Facebook | | | |

vendredi, 09 janvier 2015

France-Islam, une longue histoire d'amitié...

Oui ! Pas d'amalgame. C'est très tendance de moquer le hashtag du même nom sur twitter, et pourtant, s'il est un moment où nous devons tous nous serrer les coudes, c'est bien aux heures sombres que nous vivons. Pointer nos concitoyens en raison de leur confession ou de leurs origines serait d'une bêtise sans nom. L'Islam vit une crise très grave depuis une trentaine d'années. Une crise comme il n'en a jamais connu dans son histoire. Son épicentre n'est pas ici, en France, mais au Proche-Orient et au Maghreb. C'est là où il y tombe le plus de pauvres gens. Ce que nous subissons, nous, ce sont les répliques des déchirures. Plutôt que d'ajouter de l'huile sur le feu, nous avons tout intérêt à nous demander plutôt comment nous pouvons aider l'Islam.

Il y a des imbéciles qui ont cru bon de profaner des mosquées, ou, pire encore, projeter des engins enflammés dans leur direction. Ceux-là ne valent pas mieux que ceux qui s'en prennent aux synagogues.

L'amitié entre la France et les Musulmans est pourtant ancienne. Elle commence dès les premiers temps de l'Islam.

A la fin du VIIIème siècle après Jésus Christ, Charlemagne prend contact avec le Calife abbaside Haroun al Rachid. Il lui demande de protéger les monastères d'Orient et les pélerins qui se rendent ent terre sainte. L'amitié est si forte entre les deux princes que le chroniqueur Eginhard souligne que rien n'importait plus à Charlemagne que l'amitié de ce prince. 

Il y eut l'épisode malheureux des croisades, bien que des mouvements de sympathie réciproques se produisirent aussi parfois entre Croisés et Musulmans. Alors que la deuxième croisade vient de prendre fin 10 années auparavant, de brillants et enflammés échanges opposent Thomas d'Aquin et Averroès autour de l'interprétation qu'il convient de donner au Traité de l'âme d'Aristote.

Mais, à la Renaissance, c'est vers la Sublime Porte que François 1er se tourne pour briser l'étau de Charles Quint et les deux souverains, celui de l'Empire Ottoman et de la France échangent des cadeaux somptueux.

Les lettres connaissent alors un essor extraordinaire de l'orientalisme : Othello est le héros de la pièce du même nom de Shakespeare. On admire la sagesse perse et arabe : Zadig est un héros arabo-musulman, Montesquieu écrit les Lettres persanes et la mode s'empare des tenues venues d'Asie mineure.

Victor Hugo écrit au beau milieu du XIXème siècle l'un des plus beaux hommages qui aient jamais été rendus au prophète Muhamad (Mahomet), l'An neuf de l'Hégire.

En dépit des dégâts du colonialisme au XIXème siècle, la presse entière salue l'édification de la première mosquée en France à Paris au début du XXème siècle.

Pendant longtemps, on loue la fierté arabe et Anglais et Français rivalisent d'études sur l'Islam tant sunnite que chiite au point que nombre de penseurs de l'Islam aujourd'hui considèrent encore ces savants occidentaux comme des références.

L'Islam est en difficultés et des esprits pervertis le ternissent. Est-ce que cela signifie que nous devons l'abandonner en rase-campagne et le conspuer après plus de dix siècles d'amitié ininterrompue ?

Je me suis glissé (enfin j'ai essayé), hier, dans la peau de la haine et j'ai évoqué les blessures associées à l'identité. Dans cette histoire, ceux qui vont avoir le plus mal à leur identité, ce sont nos concitoyens musulmans, eux qui n'osent plus nous regarder alors qu'ils ne sont en aucun cas comptables des actes de déséquilibrés. Je pense sincèrement que ce n'est pas le moment de les regarder de travers ni d'exiger des actes spécifiques de contrition de leur part alors qu'ils n'avaient rien demandé à personne. 

15:56 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : islam, france, amitié | |  Facebook | | | |