jeudi, 11 avril 2013

Génériques

Enfin, on tire la sonnette d'alarme à propos des génériques. Cela fait un moment que j'ai moi-même constaté que les effets des médicaments génériques ne sont pas systématiquement les mêmes que leurs prétendus homologues et j'ai quelques doutes depuis un moment déjà.

Il faut remercier un médecin, le Docteur Boukris, d'avoir enfin mis les pieds dans le plat.

Toutefois, tous les génériques ne sont pas de même nature : lorsqu'il s'agit de copies réalisées par le même laboratoire, on peut envisager de les consommer a priori sans trop de risques. Il y a ensuite un second stade où le générique comporte la même molécule mais enveloppé dans des excipients différents. Le mode de diffusion peut avoir un impact sur les effets.

Enfin, plus grave, le générique ne peut avoir qu'un rapport de famille, seulement, avec la molécule d'origine. Et là, on risque des effets indésirables ou alors une inefficacité relative du médicament consommé.

Ce qui est drôle, dans cette histoire, c'est que la méthodologie observée par le Docteur Boukris a simplement consisté à écouter ses patients. Ce devrait être la base des diagnostics mais cette évidence ne frappe pas le monde médical, apparemment. Quand il a constaté que non pas un, deux, ou même trois, mais jusqu'à plusieurs dizaines de ses patients lui rapportaient des effets similaires à la suite de consommations de génériques, il a fini par remettre en cause la superbe assurance avec laquelle l'industrie pharmaceutique délivrait finalement des médicaments très différents aux pharmaciens sous une même appellation.

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mercredi, 13 février 2013

Une Académie de quoi ? Des sciences ? Vraiment ?

Pendant longtemps j'ai eu une haute opinion de l'Académie des Sciences, mais depuis trois-quatre années je commence à me poser de sérieuses questions sur la pertinence de certains rapports.

Puisqu'on est en plein débat sur les rythmes scolaires, je ne manque pas de préciser que leur étude sur le sujet ne m'avait pas convaincu, mais en la circonstance, c'en est une autre que j'ai dans le collimateur.

Elle consiste ni plus ni moins à faire l'éloge des écrans de toutes sortes pour les enfants y compris les tout-petits avec les tablettes tactiles.

Vanter l'acuité intellectuelle que développerait les tablettes en question pour nos enfants, on dirait du pur pédagogol dans le texte.

Je commence à soupçonner d'étranges convergences.

Grâce au Ciel, il existe tout de même quelques individus sérieux au sein de la communauté scientifique qui ont réagi au tissu de contre-vérités et d'absurdités par omission publiés par nos nouveaux savants.

Grand merci à Michel Desmurget, directeur de recherches en neurosciences à l'INSERM, Laurent Bègue, professeur de psychologie sociale et Bruno Harlé, pédopsychiatre qui pointent dans une tribune libre du quotidien Le Monde toutes les failles de l'étude originelle. A lire, bien évidemment. Ah : pas moins de 64 experts en psychologie et neurologie ont tout de même co-signé cette tribune...

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dimanche, 06 janvier 2013

Espérance de vie ? Vraiment ?

Je m'interroge sur la pertinence des calculs en termes d'espérance de vie : le constat amer de nos décrépitudes dans le vieil âge a conduit l'Union Européenne a prudemment mettre en place un observatoire non plus de l'espérance de vie mais de l'espérance de vie en bonne santé, il y a quelques années.

Avec ce nouvel indicateur, les choses sont désormais loin d'être roses. Nous disposons de suffisamment de données pour constater que notre espérance de vie en bonne santé stagne et même régresse depuis quelques années.

S'il fallait croire nos magazines de vulgarisation scientifique ou encore les annonces fracassantes dans les médias, nous serions aux portes de l'immortalité. Dans la réalité, aucun être humain en dépit des 7 milliards que nous sommes ne dépasse 110 ans aujourd'hui. Le nombre de centenaires n'a pas explosé contrairement à ce que l'on nous annonçait il y a quelques années et il n'est pas prêt de s'accroître sauf à maintenir de très nombreux individus dans un état végétatif.

Si ces cent dernières années sont des années de progrès continus dans le domaine de la médecine, sans conteste, il est imprudent d'imaginer que jamais les conditions n'ont été aussi optimales pour nous assurer une vie longue. Le sophiste Gorgias a vécu 109 ans sans que cela semble étonner outre mesure ses contemporains, et ce, en pleine grèce classique, c'est à dire il y a 2500 ans environ.

La France était au troisième rang mondial au début des années 2000 en espérance de vie corrigée de l'incapacité

La recherche fondamentale progresse sans doute, mais les applications pratiques tardent. Or, l'espérance de vie en bonne santé va devenir un enjeu économique majeur en Europe en raison des déséquilibres des caisses de retraite. On ne peut qu'allonger la durée de travail (de cotisation, en tout cas) mais ce n'est possible qu'à la condition d'être en état de travailler...

13:09 Publié dans Science, Société | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : espérance de vie | | |  Facebook

mercredi, 02 janvier 2013

Médecine soviétique, la médecine oubliée

Jeune, enfant, je me souviens avoir fait un séjour scolaire en union soviétique. En Ukraine, pour être très précis. Par malchance, au cours de mon voyage, je suis tombé malade. Comme il s'agissait d'un échange scolaire, les autorités locales ont très vite pris les choses en mains, et l'on ma dépêché un médecin. Je devais avoir une angine ou une grippe, quelque chose de ce genre. Un truc à virus, en tout cas, car j'avais de la fièvre. Quand ce médecin est arrivé il a sorti une seringue dotée d'une aiguille de taille respectable (en fait, avec le recul, elle n'était respectable qu'à mes yeux d'enfants, en réalité, ce n'était là qu'une aiguille bien ordinaire). Jamais on ne m'avait soigné ainsi en France. En règle générale, c'était le lit et des antibiotiques si nécessaires. La seringue était impressionnante, mais j'ai été guéri en deux jours. Complètement. Pendant longtemps j'ai cherché à comprendre comment les Soviétiques étaient parvenus à obtenir de tels résultats sans trouver d'explications.

Et puis il y a quelques mois, j'ai lu un article dans Le Monde sur la médecine géorgienne : la phagothérapie. Au lieu de tenter de liquider bactéries et virus à l'aide de la chimie, des antibiotiques en somme, les Géorgiens utilisent des super-virus prédateurs capables de dévorer nombre de ceux qui nous affectent.

Après la chute de l'URSS, cette voie a été méprisée par la médecine occidentale car elle jugeait datées de telles méthodes. Mais aujourd'hui, de plus en plus de bactéries deviennent résistantes aux antibiotiques avec des conséquences parfois dramatiques. 

L'article que j'ai lu soulignait le sort particulier d'une jeune femme qui aurait dû perdre sa jambe par amputation à la suite d'une infection par staphylocoque dorée et qui a dû son salut aux phages géorgiens.

Évidemment, il serait fort imprudent de jouer aux apprenti-sorciers avec l'inoculation de virus mais on ne peut ignorer une piste si précieuse. Les USA l'ont bien compris, particulièrement le département de la Défense qui imagine très clairement l'usage précieux que l'on pourrait faire de tels procédés face à des armes bactériologiques...

Ce sont donc les Américains qui ont investi massivement dans le centre de recherches d'Eliava à Tbilissi. Sans leur intervention, il ne serait rien resté de ce vénérable établissement, mais les fonds américains ont redonné une seconde jeunesse à l'institut de recherche.

00:57 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : phage, virus, bactérie, médecine, géorgie | | |  Facebook

mardi, 01 janvier 2013

Urgences, une solution simple mais efficace...

D'après l'agence Reuters François Hollande a passé une partie de son réveillon aux urgences d'un hôpital parisien. Précisément, je discutais des conditions d'accueil des hôpitaux avec le mari de ma belle-soeur ce même soir et il me racontait ses méandres à Necker un jour où il avait dû conduire sa fille aux urgences : 7 heures d'attente pour 1mn30 de consultation.

On pourrait croire qu'il y a une question de moyens derrière ? Il n'en est rien. Il y avait à l'accueil ce jour-là pas moins de 7 à 11 personnes qui traitaient essentiellement de la paperasse et c'étaient eux qui finissaient par diriger les patients en attente vers les (le ?) médcecin.

Une solution simple aurait pourtant fluidifié l'accueil considérablement et c'est celle-là même qui est appliquée en Italie et en Allemagne, de l'aveu même du médecin qui se trouvait là : il aurait suffi que le médecin passe dans la salle d'attente et consacre quelques minutes à chaque patient pour vérifier lesquels pouvaient repartir chez eux avec un remède mineur et lesquels devaient rester. C'était le cas en particulier de ma belle-nièce qui est rentrée de suite chez elle.

7 heures pour 1 minutes 30 : est-ce pertinent ? 

Il y a donc là une mesure très simple qu'il suffirait de décréter pour améliorer considérablement le service hospitalier.

A cela, j'ajoute que j'ai du mal à comprendre pourquoi, à l'ère de l'électronique, on continue à passer autant de temps en formalités, paperasserie incluse.

La Santé publique devrait prendre s'inspirer des Impôts dont l'efficacité est exemplaire dans ce domaine. Ce n'est tout de même pas compliqué d'imposer l'usage systématique d'une carte et de la relier à un lecteur qui fait le travail.

Il y a des secteurs à l'évidence où les déserts médicaux sont des réalités et menacent certainement nos concitoyens. Mais il y en a d'autres où l'amélioration du service relève du simple bon sens et de la bonne organisation sans qu'il soit nécessaire de faire la révolution ou de modifier les statuts des personnels hospitaliers.

11:23 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, urgences, hôpitaux, hollande | | |  Facebook

dimanche, 09 décembre 2012

Un espoir pour les autistes ?

Je ne puis que féliciter les parlementaires à l'origine d'une proposition de résolution sans précédent sur le traitement de l'autisme en France. Il s'agit d'en finir avec les prises en charge psychanalytiques et de développer à la place les thérapies comportementales.

Je me souviens d'avoir un jour discuté avec une pédopsychiatre parisienne à la compétence reconnue à propos des troubles de la communication chez les jeunes enfants et elle m'avait simplement dit la chose suivante :

Un enfant sujet à des troubles de la communication est un enfant qui n'apprend pas spontanément les codes sociaux qui la permettent. S'il ne les intègre pas par imprégnation il faut les lui apprendre. 

Et elle m'avait dit cela sur un ton très tranquille, comme une chose allant de soi.

Ainsi, tout ce qui touche à l'habileté sociale, la pragmatique en orthophonie (prise en compte des consignes, des messages d'émetteurs) paraît particulièrement indiqué pour de tels enfants.

Les thérapies comportementales vont à l'évidence dans le même sens. Si l'enfant ne peut acquérir lui-même les principes de la communication, on les lui apprendra.

Au fond, c'est une réflexion globale à mener et pas seulement sur l'autisme : sur la sphère autistique et sur tous les troubles envahissants du développement en règle générale.

J'imagine évidemment la satisfaction de mon amie Isabelle qui se bat de longue haleine pour promouvoir ces thérapies de bon sens.

14:26 Publié dans Education, Science | Lien permanent | Commentaires (43) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : autisme | | |  Facebook

lundi, 27 août 2012

Et l'hydrogène, au fait ?

Tiens, puisqu'on parle du prix du carburant et si l'on regardait du côté des combustibles alternatifs ? J'avais déjà évoqué il y a presque 4 ans une berline japonaise fonctionnant entièrement à l'hydrogène, la Honda Clarity. Elle devait être commercialisée à partir de 2008 et la suite...plus de dates sur l'agenda...Tout ce que j'ai compris, pour l'instant, c'est qu'on ne la trouvait qu'à Torrance, Santa Monica et Irvine dans le sud de la Californie...Elle figure pourtant bien en première page du site de honda avec les autres véhicules. La formule de leasing proposée aux USA était de 600 dollars par mois pendant trois ans, maintenance incluse. Cela fait 21600 dollars au bout de trois ans, un prix très acceptable pour une berline de ce type. En plus, à partir de 2010, Honda a proposé des stations de production d'hydrogène à domicile utilisant l'énergie solaire ! La marque japonaise s'est donnée dix ans pour développer une commercialisation de masse de ce type de véhicules.

J'imagine que nous autres Français, comme d'hab, nous sommes en retard sur cette technologie d'avenir...

L'hydrogène, c'est chouette, la Terre en est truffée, avec l'eau. Le vrai problème, au fond, c'est de parvenir à le produire en cassant une molécule d'eau : là, il y a toujours un composant supplémentaire qui va coincer.

Il y en a eu des tentatives, pourtant, pour arriver à quelque chose de viable. Je ne sais pas ce qu'est devenu le Kenderv un prototype breton semblant prometteur il y a quatre ans. Il y a une vidéo à laquelle je n'entends rien qui a été partagée une année après sur la Toile mais je n'en sais pas plus.

Je sais que le principal problème, c'est la catalyse : comment casser la molécule d'eau sans devoir mettre en oeuvre une importante énergie ?

Mais voilà, je viens de tomber sur une information intéressante : une équipe britannique aurait trouvé le moyen de produire de l'hydrogène à bas coût. Il y a tout de même un hic : il faut du cobalt pour réaliser la séparation de l'oxygène et de l'hydrogène. Je veux bien que ce métal soit actuellement disponible mais c'est sans doute qu'il reste assez peu utilisé dans l'industrie. La production mondiale est de 55 000 tonnes par an. Quelle quantité de cobalt est nécessaire pour réaliser la catalyse ? Et pour produire quelle quantité d'hydrogène ? Il y a bien une explication scientifique mais en allemand dans une revue allemande.

Si un lecteur a les compétences linguistiques et scientifique pour pouvoir donner un avis, je suis preneur...

Les parlementaires européens voulaient favoriser l'utilisation de l'hydrogène il y a 4 ans et demi : où en sommes-nous ?

01:03 Publié dans Economie, Science | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hydrogène, catalyse, carburant | | |  Facebook

mercredi, 16 novembre 2011

Nucléaire durable ?

Édifiant ce petit article à propos des sels fondus et du thorium, paru il y a une petite semaine dans le Journal du CNRS à l'heure où Socialistes et Verts s'étripent autour de l'opportunité de l'arrêt ou non de l'EPR.

Trois chercheurs grenoblois ont étudié les perspectives de développement de l'énergie nucléaire. Compte-tenu de l'épuisement progressif des combustibles fossiles, ils ont parié que le nucléaire représenterait d'ici 30 ans environ 25% de la production nucléaire mondiale. 

Inconvénient : le mode d'utilisation actuel de l'énergie nucléaire qui repose sur la consommation d'uranium ne tient pas dans le temps. Dans 40 ans environ, les ressources seront épuisées.

Autre solution, le surgénérateur de type Superphénix : conceptuellement et techniquement impressionnant puisqu'il produit plus de matière fissile qu'il n'en consomme, mais il tourne au plutonium et il a intérêt à ne pas s'emballer, sinon...plus personne n'aura besoin d'énergie nucléaire...

Dernière solution, hosannah au plus haut des cieux nucléaires, nos chercheurs se sont penchés sur une technologie qui existe depuis près de 50 ans, mais qui a été mise de côté pour des raisons encore obscures : les réacteurs à sels fondus.

A ce que j'ai compris, ils consomment 5 fois moins d'uranium, assurent le retraitement au fil de la production d'énergie et rejettent infiniment moins de déchets que les réacteurs actuels : par exemple, 0.1% seulement de déchets radioactifs à longue vie de ce que rejette un réacteur classique !!! Ou encore, il consomme 97% de son carburant nucléaire contre 2% pour les réacteurs ordinaires ! Efficace, non ?

EDF est apparemment sur les rangs, puisque dans le cadre d'une coopération avec le CNRS, un prototype devrait voir le jour d'ici 15 ans. Mais nous ne sommes pas les seuls : les Chinois ont flairé l'opportunité et viennent d'investir 250 millions de dollars pour faire des recherches sur cette technologie.

Ce n'est pas encore du nucléaire propre, mais il y a un progrès notable.

Nous devons demeurer prudents avec le nucléaire, mais ne pas l'abandonner comme le souhaitent les Verts : le nucléaire continue d'offrir des perspectives intéressantes. La question de fond ne devrait pas être son arrêt ou non, mais plutôt comment le rendre inoffensif. 

18:13 Publié dans Economie, Science | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : thorium, ps, verts, nucléaire | | |  Facebook

mercredi, 09 novembre 2011

Les autistes plus fûtés que les autres ?

Les facultés étonnantes des autistes ont souvent étonné les scientifiques, notamment par la capacité de certains d'entre eux à manipuler avec aisance abstractions à idées pures, ou encore par leur puissance de mémorisation. Or, une étude approfondie vient de mettre en évidence que les enfants autistes disposent de 67% de neurones en plus que leurs homologues ordinaires. En moyenne, les petits autistes ont 1,94 milliards de neurones dans le cortex préfrontal, contre 1,16 milliards chez les enfants à développement normal.

On a toujours vu l'autisme comme un handicap, jusqu'ici. Et si c'était exactement l'inverse ? Et si les autistes étaient au contraire des êtres à l'intellect surpuissant, peut-être encombrés, en revanche, dans les méandres de la multiplicité de leurs réseaux neuronnaux ?

Nos sociétés modernent assimilent souvent, par exemple, la mélancolie à la folie. Pourtant, le philosophe Aristote par une analyse brillante démontre dans son Problème XXX qu'elle est au contraire la marque du génie.

Gageons que l'autisme et ses avatars, à leur tour, finiront par nous étonner.

19:36 Publié dans Insolite, Science | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : autisme, génie | | |  Facebook

mardi, 08 novembre 2011

Le bio entre bilan carbone et Made in France...

Pourquoi achète-t-on bio, finalement ? Par respect pour la planète et ses habitants ou pour s'assurer de ne pas ingurgiter trop de cochonneries ?

Quand je vais faire mon petit marché et que je regarde les étals de fruits et légumes, j'observe toujours attentivement la provenance des produits. Le logo AB, c'est fort sympathique, mais pas une garantie carbone. A quoi me sert-il de savoir que mes tomates favorites ont poussé sans l'aide de phosphates ou de nitrates s'il a fallu les acheminer du chili en container et par tanker ? Le bilan global en termes de pollution, c'est clair qu'il explose celui de notre bonne vieille Marmande...

En fait, la logique bio, c'est d'acheter français, puisque c'est le moins loin de chez nous, et, quand c'est possible, régional. J'ai vu que mon Monoprix favori s'y mettait : assez régulièrement il propose des productions locales. Parfois, c'est au prix d'une explosion de mon budget alimentaire, mais parfois, ce sont tout simplement des fruits qui ont été plantés dans le Bassin Parisien. Par exemple, je vois assez souvent des lots de fraises ou de framboises, même si cela se fait rare ces derniers temps (logique, ils ne sont bientôt plus de saison).

En somme, achetons français, achetons bio, voilà un bon slogan. Ceci suppose toutefois que l'agriculture française s'y mette au bio, parce que c'est assez agaçant de constater que, la plupart du temps, les produits certifiés AB viennent des quatre coins de l'Europe voire du monde, mais pas de nos belles régions...

15:53 Publié dans écologie, Science, Société | Lien permanent | Commentaires (29) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : made in france, bio | | |  Facebook