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mercredi, 22 juillet 2015

Plus de dames-pipi dans le Paris tout beau d'Hidalgo et 2theloo

Il y a eu un «Paris d'avant». C'était celui qui existait avant le Paris bobo tout beau de Bertrand Delanoë puis d'Anne Hidalgo.

Comme rien n'est trop beau pour la fête et le touriste, j'imagine que la dame-pipi de notre enfance fait tache après des dizaines d'années de loyaux services.

La Mairie de Paris a donc décidé il y a quelques temps de confier la gestion des toilettes publiques à un prestataire grand luxe spécialisé dans les toilettes design propres sur elles et implantées dans les hauts lieux de tourisme.

Une société hollandaise qui n'en a rien à f... du droit français a décroché le jambonneau du mât de misaine et la voilà à congédier sans tambours ni trompettes les dames-pipi qui étaient dans la place depuis trente ans.

Avec une belle hypocrisie, la Mairie de Paris fait semblant de s'étonner alors même qu'on sait que cette société procède ainsi puisqu'elle a agi de même avec les toilettes de la SNCF qui l'avait pressenti pour un service similaire.

Je vomis cette municipalité de la gauche caviar hypocrite qui lâche en rase-campagne à peu près toujours les mêmes : ceux qui bossent et sont modestes. Les autres, soit elle les assiste, soit elle leur déroule force tapis rouges à coups de velib, d'extension de Roland Garros, de Paris-plages et de Jeux olympiques.

Je n'ai plus tellement envie d'écrire sur mon blogue depuis un moment tant la politique devient ennuyeuse, mais tout de même, la bien-pensance insupportable de la gauche parisienne me contraindra toujours à réagir à intervalles réguliers.

Notez que j'attaque la gauche, mais j'ai de sérieux doutes sur la droite locale. J'ai bien noté qu'elle a bêtement approuvé la candidature parisienne aux jeux olympiques et je la soupçonne de partager les rêves de grandeur et de boboïtude de l'actuelle maire de Paris et de ses amis.

16:30 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : dame-pipi, 2theloo | |  Facebook | | | |

mercredi, 24 juin 2015

Tour Triangle, mi-figue, mi-raisin

Les élus UDI du Conseil de Paris ont été un peu vite en besogne en affirmant que le centre soutiendrait la construction de la Tour Triangle chère à Anne Hidalgo. Pour commencer, ils oublient qu'ils ne sont pas les seuls centristes élus et qu'à ma connaissance, le MoDem parisien s'est résolument prononcé contre par la voix de Yann Werhling.

Même si je me suis opposé assez souvent à ce projet, en réalité, j'oscille beaucoup. Je ne parviens pas à trouver le projet architectural laid. C'est le reste, en fait, qui me laisse dubitatif. C'est la méthode socialiste, qui m'irrite. Unibail annonce une performance énergétique pour sa tour que je soupçonne d'être énergétivore au possible avec toute la climatisation dont elle aura besoin. J'admettrai d'être convaincu par une expertise impartiale, mais pas celle d'Unibail, évidemment, et pas davantage celle de la Mairie de Paris dont les méthodes ne m'inspirent pas confiance.

Cela dit, créer un quartier d'affaires dans la zone avec un édifice au design inhabituel, ce n'est pas forcément idiot. Il y a le Parc des Expositions juste en-dessous, l'hyper-connectée Issy-les-Moulineaux juste en face, il y a donc un potentiel. 

Les arguments mensongers, en revanche, c'est d'affirmer que les habitants du 15ème vont en profiter. Je n'en crois rien. Les moyens de communication vont être saturés et la tour triangle ne résoudra en rien les problèmes de coût du loyer dans l'arrondissement. Cela m'étonnerait, par exemple, que les familles du quartier aient une priorité sur la crèche. En réalité, elle sera à l'usage des individus aisés qui travailleront sur place. 

Le centre de santé, ça, en revanche, c'est une bonne idée. Reste à voir quels prix y seront pratiqués, mais  en effet, dans un contexte de désertification médicale de la capitale, on ne peut qu'approuver sa présence.

Le projet est séduisant, mais 75% de bureaux, c'est beaucoup. Il y a déjà 15% de bureaux vides dans la capitale. Cette proportion aurait un sens si elle était adossée à un projet de conversion des bureaux de centre-ville en logements. Je n'ai rien vu passer de tel pour l'instant à l'Hôtel de Ville.

Avec tout ça, je ne me suis pas fait une religion.

Pour être honnête, si le projet voit le jour, j'envie ceux qui auront les moyens de se payer la suite de l'hôtel qui figure à la page 8 du projet. 

 Au fond, je tends à penser que le principe est bon. Je n'aime pas trop les méthodes utilisées pour le faire passer en force, mais avec de sérieux ajustements, je pense que je tendrais à voter ce projet si j'étais un élu du Conseil de Paris. Dans les ajustements, il y a trois points qui m'ennuient :

- il est une très bonne chose que ce projet soit financé sur des fonds privés, mais une très mauvaise que le constructeur ne règle pas de taxes foncières pendant 80 ans. A qui incombera par la suite l'entretien de la tour ? Ce n'est pas très clair mais il est certain qu'avec le vieillissement des matériaux, ce sera cher.

- c'est très triste d'avoir fait disparaître la pépinière d'entreprises. Cela a certainement plus de sens que de se contenter de construire des bureaux.

- il y a beaucoup de bureaux vides à Paris. Si on leur faisait un sort pour les transformer tous en logements, je ne serais pas contre l'édification d'autres tours triangles aux différentes portes de Paris. Mais tout cela suppose un projet de fond pensé et une détermination solide. 

A la Mairie de Paris de présenter un projet convainquant sans passer par des artifices peu honorables (le vote à bulletins secrets pour espérer une trahison dans les rangs de l'opposition, par exemple).

23:53 Publié dans Economie, Paris | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : tour triangle | |  Facebook | | | |

jeudi, 18 juin 2015

Régionales et île de France : le jour où l'on ne me marchera plus sur la tête.

S'il y a une rancœur, une contrariété rageuse, devrais-je même dire, que j'éprouve très régulièrement, c'est bien le sentiment de se faire marcher sur les pieds quand ce n'est pas sur la tête à longueur de temps par les décideurs des différentes sphères.

Je suis avec intérêt les premiers pas du MoDem dans l'optique des prochaines régionales en raison de la personnalité de ses deux principaux têtes de file.

J'apprécie Yann Wehrling parce qu'il respecte les petites entités. Je me méfie d'une Région hypertrophiée et bureaucratique dont les décisions verticales s'appliqueraient aux Franciliens et aux collectivités locales franciliennes sans concertation ni négociation aucune. De ce point de vue, la réflexion entamée par Yann sur les smart cities m'intéresse et je l'invite vivement à la poursuivre.

Marielle de Sarnez est un peu un OVNI politique. J'ai d'ailleurs commencé par intituler ainsi ce billet et les observateurs fins constateront que c'est le nom de l'url du billet. Dans la sphère politique, c'est la seule personne que je connaisse qui n'ait pas une vision verticale de l'exercice du pouvoir de l'État envers les individus. Elle avait inventé un concept que fort peu d'acteurs économiques ou politiques partagent, celui d'un État facilitateur. En somme, l'État n'est là ni pour emmerder les gens, ni pour les assister, mais pour leur rendre la vie plus facile.

Dès qu'on construit un projet politique pour une région avec cette idée fixe en tête, je pense qu'on doit pouvoir éviter les principaux écueils et folies des grandeurs consubstantiels des mandatures de nos élus.

L'île de France doit faire face à un défi énergétique et écologique de taille. Elle ne produit que 11% de l'énergie qu'elle consomme ! Il y a donc une réflexion à entamer sur la question. Anne Hidalgo à Paris et pas mal d'autres communes d'île de France concentrent leur action "écologique" sur le matraquage des automobilistes. Ignorent-ils (ou est-ce par incompétence ?) que le secteur du bâtiment est en effet à l’origine de 60% des consommations énergétiques et de près de la moitié des gaz à effet de serre de la Région ? La rénovation énergétique des bâtiments m'apparaît dans ces conditions comme un enjeu de premier plan. Mais qui en parle ?

Il y a pourtant des enjeux à l'échelle territoriale qui me paraissent clairs :

 - repenser l’aménagement du territoire pour limiter les déplacements, ce qui ne signifie pas pour autant emmerder autant que faire se peut les automobilistes.

-  réfléchir aux opportunités de production locale d’énergie. 

- identifier les activités à maintenir ou à réintroduire sur le territoire pour favoriser les cycles courts (agriculture, traitement des déchets, …), les emplois locaux, entre autres.

- réfléchir à la conception d'éco-quartiers basse-consommation (pas comme le monstre énergivore que nous prépare Anne Hidalgo à la Porte de Versailles avec sa Tour Triangle). 

Un billet qui dit trop de choses d'un coup devient trop long. Je réserve donc mes réflexions suivantes pour un article ultérieur, mais j'en annonce déjà les thématiques : le tissu entrepreneurial parisien se caractérise par une faible proportion d'ETI (entreprises de taille intermédiaire). J'y ai réfléchi et lu pas mal de documents, et en fait, je suis arrivé à la conclusion suivante. Leur faible présence procède de la structure de la place financière parisienne. Les capitaux et les produits financiers que Paris propose, notre fiscalité, sont des handicaps pour les ETI au lieu d'être des atouts. Tout le volontarisme du monde échouera donc si on ne parvient pas à créer les conditions nécessaires pour une mutation en douceur de la finance francilienne. Je développerai ma pensée dans un prochain billet.

 

 

23:41 Publié dans écologie, Economie, Paris | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : régionales, île de france, sarnez, modem, wehrling, énergie | |  Facebook | | | |

jeudi, 21 mai 2015

Serres d'Auteuil et Roland Garros : que de chemin parcouru.

J'ai eu ce midi en écoutant France Info une profonde satisfaction morale. Je pense avoir été l'un des deux premiers blogs à avoir fait connaître sur internet le projet alternatif de couverture de l'autoroute A13 pour permettre l'extension de Roland Garros au lieu de saccager les Serres d'Auteuil. Je pense que le Parisien Libéral a dû être le premier, en fait. Nous connaissons bien tous les deux le 16ème arrondissement de Paris, pas étonnant que nous ayons été à la pointe.

La solution était arrivée jusqu'au Conseil de Paris via Jean-François Martins, à l'époque élu MoDem, en 2011. Le Parisien Libéral s'en était réjoui, d'ailleurs. Entre-temps, l'idée a fait son chemin, je n'en retracerai pas toutes les péripéties, mais les associations de défense des Serres s'en sont emparées à leur tour.

Et puis la divine surprise est d'abord venue de Ségolène Royal ces derniers mois, lorsqu'elle a demandé une expertise pour étudier la faisabilité d'un projet que Bertrand Delanoë puis Anne Hidalgo n'ont eu de cesse de repousser.

Et ce midi, ma satisfaction est venue de ce que la radio que je cite parlait de deux projets concurrents. NOTRE solution, celle que nous avions portée pendant quatre ans est devenue une alternative crédible au point que la presse la considère désormais crédible au même titre que les projets de saccage de la majorité socialiste.

Ça fait chaud au coeur. Pot de terre contre pot de fer, on se dit parfois qu'on ne sert pas à rien, finalement. Deux petits blogs de trois fois rien. Je ne voudrais pas refaire le Cid, mais je me dis quand même que nous partîmes cinq cents mais par un prompt renfort nous nous vîmes trois mille en arrivant au port.

18:03 Publié dans Paris, Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : roland garros, serres d'auteuil, tennis, a13 | |  Facebook | | | |

mardi, 28 avril 2015

Régionales en île de France : quel projet pour le MoDem ?

J'ai pris connaissance de l'entretien que Marielle de Sarnez a accordé au Figaro. Je suis bien évidemment en accord total avec la priorité qu'elle a évoquée pour la région île de France : le transport. On n'en mesure pas le gaspillage généré. La perte de temps associée aux transports déficients, parfois dangereux et lents est phénoménale. Avec 1h20 en moyenne de déplacement par jour pour un Francilien (statistiques INSEE), au bout du compte, c'est près d'une journée de travail supplémentaire qui s'ajoute aux horaires déjà chargés de beaucoup de travailleurs. Il ne faut donc pas s'ingénier à pourrir l'existence de ceux qui ont besoin de se déplacer mais au contraire de leur permettre de réduire autant que faire se peut ce temps mangé sur leur existence.

Il y a un petit point sur lequel je tique dans ce que réclame Marielle. Elle désire une autorité unique pour les transports. Je suppose qu'elle parle des transports en commun. Je crois que cela n'est pas suffisant. Il faudrait aussi une conseil supérieur de la circulation, qui inclurait bien sûr un représentant de chaque municipalité afin de bien considérer les aménagements de voirie et leur impact sur l'ensemble du trafic francilien. Je ne sais pas comment cela pourrait être fait.

Un autre aspect éveille ma défiance. Pendant longtemps j'ai été favorable au Grand Paris, mais, tout bien considéré, l'aspect peu démocratique de la chose métropolitaine ne me plaît guère et je crains les passages en force à venir, a fortiori quand on connaît la nature centralisatrice de la capitale. J'ai en outre le sentiment que le "big is beautiful" est incompatible avec un projet bien plus respectueux des petites communes, les smart cities chères à Yann Wehrling. S'il fallait imaginer le Grand Paris, il faudrait imaginer à mon sens une sorte de réseau de communes plutôt qu'un grosse planète avec en orbite une multitude de satellites. Je m'inquiète aussi de la place de l'individu dans une énorme métropole. Les dénis de démocratie locale dont j'ai eu connaissance çà et là (bel exemple avec les Serres d'Auteuil) ne laissent pas de m'inquiéter. Le projet démocratique du Mouvement Démocrate s'honorerait de comporter un volet très solide sur ce terrain en friches au sein de toutes les autres formations politiques.

Reste la question des alliances. Premier tour, deuxième tour, peu importe au fond. Ce qui compte, c'est le projet qui sera porté et, bien naturellement, sa faisabilité (la lettre au Père Noël et le concours de "à qui aura la proposition la plus bobo", non merci).

00:42 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sarnez, wehrling, régionales, île de france | |  Facebook | | | |

mardi, 21 avril 2015

Les gros mensonges de la Mairie de Paris et d'Anne Hidalgo

Je me dis parfois que je devrais créer une catégorie spéciale pour les mensonges de la majorité socialiste et ses alliés à Paris, sur mon blog.

Les familles ont dû recevoir ces dernières semaines un courrier triomphal de la Mairie de Paris pour annoncer que les tarifs de la cantine et des activités ne seraient pas augmentés.

Sauf que les Socialistes ont créé deux catégories supplémentaires de quotients familiaux, Q9 et Q10. Les tarifs n'augmentent peut-être pas pour tout le monde, mais ils augmentent quand même.

Le problème, c'est que ce genre de malhonnêtetés, la gauche est experte pour les multiplier, dans la capitale. Ce n'est ni la première, ni la dernière.

 Ce qui est délirant, c'est le mode de calcul de la gauche "égalitariste". Entre le prix payé pour la cantine par le premier quotient et le prix payé par le dernier, il y a un rapport de 54 fois supérieur. Il ne correspond pas du tout à la proportion des salaires. Et, bien entendu, la hausse du quotient frappe tous les services qui sont calculés sur sa base. 

Et ceux qui vont payer ces augmentations sont aussi ceux qui subissent le plafonnement du quotient familial. Certes, cela touche les familles dites aisées, mais au bout d'un moment, à force de traire la vache à lait, elle finit par s'épuiser. Là, les familles en question, lasses de payer constamment les projets dispendieux des Socialistes, pourraient choisir de quitter Paris ou de s'expatrier. 

Il n'y a plus aucune équité de l'impôt à Paris. C'est une petite minorité qui assure l'essentiel des revenus de la Mairie de Paris, tout ça au nom de la "solidarité". 

Pour certaines familles, on arrive à des coûts délirants : plus de sept euros pour une place en cantine, avec une nourriture pas vraiment d'une grande qualité, on rejoint les premiers prix des brasseries pour un plat complet. Et Anne Hidalgo et ses alliés n'ont même pas honte de faire valoir que le coût final est encore plus élevé pour la municipalité...

 

20:53 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : cantine, taxes, impôts, hausses, hidalgo | |  Facebook | | | |

jeudi, 26 février 2015

Serres d'Auteuil : Ségolène Royal marque les esprits !

A la bonne heure : tout advient à qui sait attendre. Il y a près de quatre ans et demi, un blog libéral du XVIème arrondissement faisait connaître un projet alternatif au saccage des Serres d'Auteuil par Delanoë et son équipe. On pouvait réaliser une extension de Roland Garros sur l'autoroute de Normandie, l'A13.

Porté tant bien que mal par des voix diverses, l'idée a survécu, même si elle a été écartée avec une constance sans faille par Bertrand Delanoë puis Anne Hidalgo.

C'est finalement Ségolène Royal qui pourrait sauver la mise des Serres puisqu'elle s'est emparée du projet et exige désormais de l'étudier avant de donner l'aval du gouvernement.

Cela lui vaut un billet assez inimaginable du Delanopolis, l'un des blogs les plus férocement anti-socialistes que je connaisse, et je peux dire que ce blog ne lui a pas fait de cadeaux par le passé.

La Tribune de l'Art qui n'est pas du genre à passer la brosse à reluire aux politiques n'est pas en reste, plaçant désormais tous ses espoirs en Ségolène.

Nous allons donc pouvoir voir de quel bois exactement elle est faite puisque c'est elle qui délivrera la signature finale pour autoriser ou non la construction des bâtiments sur les Serres. Si vraiment elle pense le projet alternatif faisable et viable comme le jugent ses experts, il ne tient qu'à elle de la promouvoir.

23:58 Publié dans écologie, Paris | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ségolène royal, a13, serres d'auteuil, roland garros | |  Facebook | | | |

dimanche, 30 novembre 2014

Une fois encore Hidalgo tabasse les automobilistes parisiens

Parce que Delanoë a géré la ville de Paris avec une absence de compétence dont on voit les effets maintenant, Hidalgo colmate les brèches en matraquant les automobilistes, et, de ce fait, forcément les familles nombreuses qui ne peuvent se passer de leur véhicule.

Tenez-vous bien : le stationnement résidentiel va tripler (de 3.25 euros par semaine à 9 euros) et la carte de stationnement devenir payante (45 euros/an). Le temps de stationnement payant sera allongé jusqu'à 20 heures et le stationnement deviendra payant le samedi et au mois d'août. 

Et pour saupoudrer l'ensemble, il en coûtera quatre euros par heure de garer sa voiture à Paris en stationnement ordinaire.

Que paient les automobilistes ? La pollution ? Non.

Le coût des mensonges d'Anne Hidalgo pendant toute sa campagne sur la situation financière de la ville prétendument saine. 

Bref, ces taxes n'ont rien à voir avec la lutte contre la pollution. Il s'agit bien d'un impôt supplémentaire sur les mêmes. La preuve, d'ailleurs, c'est que les possesseurs d'automobiles hybrides ou électriques ne se trouveront pas à payer moins que les autres.

 

01:01 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : taxe, hidalgo, stationnement | |  Facebook | | | |

jeudi, 16 octobre 2014

Élections internes au MoDem : pour qui voter ?

Si l'on attend (enfin, au moins les militants centristes) les résultats de l'élection interne à la présidence de l'UDI, d'autres échéances électorales bien plus feutrées s'annoncent au sein de l'autre parti centriste, le MoDem. Le MoDem Parisien s'apprête à renouveler ses instances le 16 novembre prochain puis, du 04 au 11 décembre, c'est au niveau national que le parti centriste élira un nouveau collectif national, sorte de parlement interne.

Ce qui me fait peur, en politique, ce sont les gens qui sont assoiffés de reconnaissance sociale ou personnelle, qui attendent des récompenses, menacent de démissionner à chaque désaccord ou à chaque contrariété, qui se sentent importants pour ne pas dire indispensables et tiennent à le faire savoir. Voilà une première catégorie de personnes qui n'auront pas ma voix.

Je me défie autant des révolutionnaires, des idolâtres et des adeptes de l'agit-prop en tout genre, fussent-ils centristes. Voilà une deuxième catégorie à laquelle je n'accorde pas davantage ma voix.

Je ne souhaite donc pas pour me représenter à Paris des personnes qui changent d'avis selon leurs humeurs, font du chantage ou considèrent avec la plus grande arrogance leur propre personne.

Je ne souhaite pas non plus me retrouver avec des représentants qui détestent l'UMP par principe, haïssent les banquiers, voient dans les "riches" l'ennemi juré, entretiennent une phraséologie complotiste ou encore ne jurent que par l'éradication des moyens de transport individuels. 

Idéalement, j'aimerais des représentants qui ne se contentent pas de formules creuses, ne se satisfassent pas d'idéologie et de théorie mais soient actifs au plus proche des Parisiens et de leurs problèmes, de mes problèmes, d'ailleurs, parce que je suis parisien.

L'affirmation de notre identité centriste, les boîtes à idées collaboratives de toutes sortes ne m'intéressent pas, elles m'ennuient. Ce que je veux, c'est que l'on me propose des projets de mesures concrètes pour ouvrir les équipements sportifs, à commencer par les piscines, plus tard, c'est à dire aux heures où une bonne partie des Parisiens peuvent s'y rendre, que l'on réfléchisse sur les obstacles de toute sorte et incessants qui entravent la circulation et le stationnement parisiens, que l'on écrive à la Municipalité pour l'inviter à cesser de centraliser tout à commencer par le recrutement des animateurs dans les écoles parisiennes.

Des lièvres de cet acabit, j'en ai quelques autres à lever. On ne m'interroge jamais dessus, ni d'ailleurs aucun Parisien. 

Ce que je souhaite c'est des représentants qui développent un militantisme de témoignages, d'alertes (concrètes !!!), pas d'une théorisation fumeuse dont nous avons trop souffert.

Idéalement, j'aimerais aussi que mes représentants soient des gens actifs, présents, pas forcément sur tous les fronts, mais sur quelques uns qui seraient utiles. J'aimerais aussi qu'ils me répondent quand je soulève des problèmes qui sont spécifiques à notre ville. Je n'ai pas envie d'être écouté quand je pérore, je sais que je suis alors totalement inintéressant. En revanche, quand je fais part d'une difficulté sur un ton raisonnable, ma voix mérite de porter peut-être un peu plus loin que le seuil de mon appartement.

Et alors ? Avec tout ça ? Pour qui dois-je voter à l'intérieur du MoDem ? Eh bien j'ai choisi la liste Ensemble pour un Paris Démocrate.

Je le dis tout de suite, elle n'est pas parfaite. Mais elle est conduite par Maud. J'ai une entière confiance en Maud. Je l'ai vue à l'oeuvre, je sais que c'est quelqu'un qui ne fera pas n'importe quoi. De tous les co-listiers (au moins ceux que je connais, je ne puis m'exprimer pour les autres) il n'y en a pas un qui ne soit pas toujours montré modéré et pondéré. J'ai vu à l'oeuvre plusieurs d'entre eux, je les ai entendus émettre des avis souvent empreints de bon sens. Denis, Philippine, Béatrice, Bruno pour en citer quelques uns, je sais que ce sont des personnes fiables et dynamiques. Je connais un peu moins bien Armand, mais je n'ai pas souvenir de l'avoir vu se retrancher sur des positions éruptives. Je suis une partie des autres sur leurs comptes twitter quand ils en ont un rien ne me choque jamais quand je les lis.

 

 

18:54 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : modem, élections | |  Facebook | | | |

lundi, 04 août 2014

Nous ferions une grave erreur en nous montrant dogmatiques avec Anne Hidalgo

C'est de notoriété publique désormais, on sait que les chiffres présentés par l'actuelle majorité pendant l'élection municipale étaient faux. Paris ne parvient pas à boucler son budget en raison d' un énorme trou de 400 millions d'euros. Emprunter la somme nécessaire à l'ajustement reviendrait à s'engager dans une spirale mortifère.

Anne Hidalgo a promis de ne pas augmenter les impôts des Parisiens, mais elle doit trouver des ressources pour financer cette somme. La logique est donc d'essayer de ponctionner les non-résidents passant à Paris. Les deux catégories principales de ceux-ci sont les touristes et les habitants de la banlieue amenés à se rendre dans la capitale, généralement pour y travailler. 

Qu'Anne Hidalgo ait demandé de pouvoir relever la taxe de séjour dans les hôtels est de ce point de vue logique, puisqu'une telle hausse toucherait principalement le tourisme, très large usager des services de la municipalité.

 De tels calculs n'exonèrent pas l'actuelle majorité de chercher à faire des économies sur certains postes (particulièrement les coûteux et incessants réaménagements de voirie, ou encore les dépenses de personnel).

Néanmoins, je trouve excessive la réaction de mes amis du MoDem et de l'UDI au sein du Conseil de Paris. Pourquoi se réjouir du "camouflet" infligé à Anne Hidalgo par le gouvernement ? Pour ma part, je ne trouvais pas l'idée si mauvaise, le fond du sujet étant surtout affaire d'une modulation raisonnée de cette hausse (8 euros par jour, je trouve en effet que cela fait beaucoup).

Bien sûr, c'est la gauche qui a été élue à Paris, c'est à elle de trouver des solutions, mais il doit être entendu que personne n'a intérêt au naufrage financier de la ville.

 

11:51 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : hidalgo, budget, paris | |  Facebook | | | |