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samedi, 25 janvier 2014

Logement social et scoring

Anne Hidalgo a mentionné sur twitter son intention de mettre en place un système de "scoring" pour l'attribution de logements sociaux à Paris. Elle cite Rennes en exemple. Renseignements pris, la pratique consiste à donner des points aux demandeurs selon le nombre demandes et le temps d'attente, les revenus, la situation familiale, la nature de la demande pour l'essentiel des critères habituellement retenus.

L'idée provient d'une mission comprenant des élus de tous les bords politiques : le rapport final préconise un système de cotations.

Quand on prend connaissance à la page 94 de la diversité et de la quantité des commissions impliquées dans la désignation d'un attributaire, on conçoit l'opacité de la chose pour le Parisien lambda effectuant sa demande. C'est impressionnant : demande peut passer devant plus de 20 commissions différentes au bas mot. Et il faut compter qu'il y a de surcroît des filières réservées. 

Qui veut faire du ménage là-dedans ferait bien de supprimer 95% de ces commissions, coûteuses, inefficaces et chronophages.

Il y a en plus des commissions de pré-peuplement s'il s'agit d'immeubles à livrer.

Elles comprennent la DRIHL (Préfecture de Paris et d’Ile-de-France), le cabinet de l’Adjoint au Maire de Paris en charge du logement, le bailleur gestionnaire de l’immeuble, la mairie d’arrondissement concernée, la DLH et l’ensemble des autres réservataires, notamment les CIL. Il peut s’agir par exemple de recommander d’éviter de proposer à des familles monoparentales un logement classé en zone sensible, de privilégier les enfants en âge d’aller au collège en raison d’un manque d’école primaire dans le périmètre, de s’abstenir d’attribuer un appartement à des personnes handicapées moteur en raison de l’éloignement de transports accessibles ou du manque d’accessibilité de l’immeuble lui-même, etc. Sur ce point, les mairies d’arrondissement apportent leur connaissance fine du terrain en matière d’équipements publics, de difficultés spécifiques, etc. Les candidatures de l’Etat sont ensuite envoyées à la DLH avant leur envoi officiel aux bailleurs, ce qui permet d’éviter les doublons et de discuter d’une candidature qui ne correspondrait pas aux consignes. La Ville fait de même pour ses candidatures émanant de la Mairie centrale et des mairies d’arrondissement. Les candidatures des deux partenaires sont ensuite adressées au bailleur pour être présentées devant les CAL.

Je suis quand même scié que dans les commissions en question il ne soit jamais évoqué la tranquillité des nouveaux locataires. Quitte à mettre en place ce qu'il faut appeler une notation, le casier judiciaire, les incivilités passées devraient coûter cher en cas de demande. En outre, tout habitant d'un logement social ne devrait pas considérer sa présence comme un droit acquis : il serait logique que son score évolue selon sa situation personnelle et son attitude avec son voisinage.

 

lundi, 20 janvier 2014

Circulation/Pollution : Delanoë et Hidalgo n'ont rien fait.

Il y quelques mythes socialo-delanoïstes qu'il convient de démonter avant d'entamer la dernière ligne droite avec l'élection municipale.

L'équipe au pouvoir à l'Hôtel de Ville se targue de ses réussites citant volontiers le Velib et le tramway.

En ce qui concerne le velib, il faut bien prendre conscience qu'il a un impact équivalent à zéro tant sur la circulation que sur la pollution. Un ingénieur d'Air Parif s'est vu contraint d'admettre son absence d'effets sur la qualité de l'air parisienne. La raison en est très simple : le velib est un équipement de loisirs, pas de déplacement. La fameuse fête chère à Monsieur Delanoë. On disposait tout de même de quelques chiffres à la mi-2012 même s'ils se contredisent. 110 000 trajets par jour, dont la moitié de professionnels (rien, en somme, au regard de la totalité des trajets parisiens journaliers). Mais ce que dit pas cette étude, c'est qu'en général, les usagers du velib n'étaient que peu ou pas des utilisateurs d'automobiles. Il faut lire Cycle mortel pour bien rigoler, tiens, sur le velib. L'auteur, François Marchand, imagine qu'une cinquantaine d'usagers du Velib sont retrouvés morts à côté de leur vélo. L'une des victimes sortait d'un café philo et se rendait à un pot citoyen...Les adeptes des rollers en prennent aussi pour leur grade à défiler pour rouler contre les discriminations...Toute une image d'Épinal à la sauce écolo-socialo, quoi...

Il n'y a pas que le velib : le tramway coûte de 45 à 60 millions d'euros par kilomètres, environ. Créer une voie réservée avec des bus entièrement propres à très haute fréquence de passage serait revenu infiniment moins cher avec bien moins de désagréments. D'ailleurs, la ligne existait : ça s'appelait le PC...Mais voilà, Delanoë voulait avoir son tramway...

L'inconvénient, c'est que l'on ne peut pas remettre les compteurs à zéro. Il n'est envisageable ni de revenir sur le velib, ni  de renoncer au tramway, la combinaison de deux modes de transport étant la pire des solutions d'un point de vue pratique. 

En revanche, Delanoë et son adjointe Hidalgo ont dépense 1.8 milliards d'euros en voirie. Et ce n'était pas des réparations de chaussée, croyez-moi, mais bien des aménagements d'autolib, velib, voies à contre-sens, délires du niveau de ceux de la Place de la République et cetera...

Je pense que nous devrions décerner une petite statuette de l'écolo d'or aux motoristes : en fait, ce sont les constructeurs automobiles qui ont fait reculer la pollution.

En somme, Delanoë et consorts ont porté leurs efforts sur les loisirs mais jamais sur les transports stricto sensu (aucun changement au niveau des bus, ligne 13 toujours saturée, sécurité dégradée dans les transports en commun). Et pour la pollution, on peut dire que c'est de la poudre aux yeux, les aménagements n'engendrant que reports et congestions. Sur la question de la pollution, j'invite à lire la synthèse de NKM qui a le mérite d'être très claire. Paris est la 4ème ville la plus congestionnée d'Europe : croyez-vous que Delanoë et Hidalgo aient fait quoi que ce soit pour améliorer ce travers ? Non, en fait, rien, ils l'ont aggravé. Or, ce qu'observe fort subtilement NKM c'est que 20% du trafic automobile à Paris est constitué d'usagers cherchant une place de stationnement ! Les Socialistes ont supprimé 85 000 places depuis 2001. Coïncidence ou corrélation ? Il demeure pourtant 120 000 places de parkings inoccupées, celles-là mêmes que NKM suggère d'utiliser pour résorber en partie le trafic. Elle escompte aussi doubler le nombre de places de parkings quasiment sans efforts d'aménagement et propose la mise en place dans chaque parking public d'automobiles propres en co-partage. Une petite mesure, mais intelligente. Le projet d'Anne Hidalgo fait près de 100 pages. Cela le rend opaque pour ne pas dire illisible. Les spécialistes lisent de tels opuscules mais pas les gens ordinaires qui ont autre chose à faire. J'ajoute qu'il contient une quantité non négligeable de verbiage.

Les propositions de NKM sont simples, mais claires. J'engage les lecteurs à les considérer, non via le prisme de l'idéologie et du politiquement correct mais bien celui de l'efficacité. Ce qui compte, au fond, c'est quoi ? Que la pollution de l'air baisse vraiment parce que 20% de véhicules en moins circulent parce qu'ils ont trouvé une place de parking ou que la vitesse maximale diminue sur le périphérique avec l'espoir d'écoeurer les automobilistes sans effets mesurables sur la pollution de l'avis de tous les spécialistes ?

Posez vos questions à NKM !

NKM vient d'ouvrir un portail destiné aux Parisiens : il s'agit pour eux de pouvoir lui poser des questions, signaler un problème dans leur arrondissement ou dans Paris ou réagir sur le site lui-même : Dites-moi tout .

Je pense que le site gagnerait à créer une FAQ sur le modèles Questions/Réponses ou Signalements/Réactions. Cela l'enrichirait et permettrait de se faire une idée des points de vue de NKM dans le détail.

Il n'en faut pas moins demeurer réaliste : très peu de Parisiens utiliseront ce vecteur pour contacter directement NKM sauf à parvenir à générer le buzz avec, et encore. Non que le site ne soit pas bien fait mais plutôt que les Parisiens procèdent assez rarement ainsi. Ils réagissent surtout au "gros bruit" s'il les concerne. La volonté de transformer l'avenue Foch, par exemple, je pense qu'ils y prêteront attention. Les ricanements de la gauche sur les postures supposées des candidats de la droite et du centre, en revanche, c'est le dernier de leurs soucis.

Si le site est enrichi de questions/réponses, il deviendra surtout une base de données appréciables pour tous ceux qui s'engagent dans la campagne de NKM et/ou soutiennent sa candidature.

15:07 Publié dans Internet, Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nkm |  Facebook | | |

Municipales parisiennes : presse partiale

Je ne prête généralement pas trop foi aux accusations de partialité contre la presse, même si cela me démange souvent parce que les thèses complotistes et paranoïaques m'exaspèrent au plus haut point. Il n'en reste pas moins que la sphère médiatique est souvent marquée à gauche et que nombre de journalistes parisiens et/ou franciliens sont des bobos et leurs patrons des amis des puissants. Que la presse engagée telle que Libération, Le Monde, le Nouvel Obs, Marianne soit de gauche, à la limite, cela ne me choque pas, elle le revendique. Ce qui m'agace plus, c'est le positionnement insidieux des autres : le JDD, le Parisien, les gratuits façons Metronews ou 20Minutes qui sous couvert d'information neutre ont des prises de position qui consistent ni plus ni moins à dérouler le tapis rouge aux Socialistes et particulièrement à Anne Hidalgo.

Cette presse-là a passé son temps à évoquer les "dissidences" ou les "états de grâce" de NKM depuis plusieurs mois tandis qu'elle décernait satisfecit sur satisfecit à sa copine Hidalgo.

Cela m'agace mais je ne suis pas trop inquiet : quand la sphère médiatique en fait trop, cela se retourne contre elle et ceux qu'elle soutient. Plus elle en rajoute sur des sujets inconsistants plus cela profite à NKM. Ce que je juge simplement déplaisant c'est l'absence d'équité.

09:35 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : nkm |  Facebook | | |

dimanche, 19 janvier 2014

Coulée verte sur l'Avenue Foch, épisode II : la réaction d'Anne Hidalgo

Je n'ai pas encore la réaction de NKM mais j'ai celle d'Anne Hidalgo sur le projet de piétonisation de l'Avenue Foch. Je pensais que c'était elle qui avait commandité le projet. En fait, j'ai du mal à croire que ce ne soit pas son oeuvre. Elle propose de reporter la circulation sur les contre-allées. C'est un moindre mal par rapport aux inepties dont j'avais pris connaissance.

Au fond, il y a certainement quelque chose à faire dans le XVIème sur cette avenue, en effet. Le problème, c'est qu'Anne Hidalgo et la gauche dans son ensemble ne m'inspirent pas la moindre confiance. Ils se sont allègrement assis sur la population du XVIème depuis la première seconde de leur mandat parce qu'ils la détestent et qu'ils l'assimilent à l'UMP. 

J'ai lu le billet de Jean-François Martins, et j'avoue qu'il m'a laissé quelque peu sceptique. Déjà, c'est agaçant de décréter que ce projet serait humaniste ou progressiste et que tous ceux qui s'y opposeraient seraient nécessairement des conservateurs. Ce projet est urbanistique et ne devrait pas avoir de couleur politique. S'il s'agit d'en faire un enjeu d'affrontement bloc contre bloc, c'est très mal parti. Je n'aime pas davantage l'argument de «vouloir refuser l'entre-soi» comme l'écrit Jean-François sur son blog. Je me demande parfois s'il n'a pas un côté plus "furieux" encore que les ayatollahs du Front de Gauche . Ça veut dire quoi, cette phrase-là ? Qu'il faut créer des logements sociaux sur l'Avenue Foch juste pour faire chier les bourgeois du coin, c'est ça ? Ça commence bien. Si le MoDem avait porté ce genre de raisonnements pendant la campagne municipale qui s'annonce, je peux assurer que j'aurais rendu ma carte et cessé de le soutenir. L'esprit du centrisme, contrairement à ce qu'affirme Jean-François, ce n'est pas ça ; c'est le consensus. Anne Hidalgo le dit dans des termes plus policés (créer la mixité sociale) mais elle avoue ouvertement que le projet répond à cet objectif.  

A titre personnel, je suis plutôt d'accord sur l'idée de construire des habitations mélangées (pas des "logements sociaux") mais je veux des procédures d'attribution radicalement différentes de celles qui sont en vigueur aujourd'hui. De ce point de vue, je salue totalement la volonté de NKM de vouloir en modifier le fonctionnement, en introduisant, pourquoi pas, des jurys citoyens. Toutefois, je pense encore plus important de donner au maire d'arrondissement un droit de veto (ou au conseil de l'arrondissement) dans ce domaine. Je l'ai écrit, je me défie totalement de la gauche : je sais ce qu'ils ont fait dans le 15ème arrondissement de Paris. Ils y ont systématiquement importé des délinquants avec leurs "logements sociaux". Pardon, j'oubliais aussi les élus qui bénéficient de largesses...

Il y a autre chose sur laquelle j'accroche : Anne Hidalgo et les promoteurs du projet assurent vouloir accroître la végétalisation du quartier et pourtant, l'avenue est classée Zone Verte Urbaine. Alors ça veut dire quoi ? Au total, il y aura plus ou moins d'espaces verts sur cette avenue ? Autre chose : toute la zone qui borde le Bois de Boulogne a un statut spécial : c'est une zone urbaine verte. Pour construire des logements là-bas, il faut réviser le PLU. Cela créerait un précédent fâcheux, et, une fois encore, je me défie tout à fait des arrière-pensées socialistes et des vautours de l'immobilier qui sont derrière.

Opposition et Majorité peuvent peut-être s'entendre sur quelque chose d'intéressant pour Paris, mais cela suppose de la seconde de changer radicalement d'attitude et de donner des gages de sincérité. On en est loin.

17:48 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : avenue foch |  Facebook | | |

La coulée verte, c'est Avenue Foch, pas sur les Champs-Élysées !

Je me suis fié à l'annonce du JDD hier mais les termes en étaient peut-être ambigus puisque l'hebdomadaire parlait de "Champs-Élysées pour piétons" et "d'UNE artère".

Eh bien avec la version papier d'aujourd'hui, il s'avère que c'est l'Avenue Foch qui est visée par ce projet. Bien que je connaisse bien l'endroit, j'ai un peu de mal à me représenter son trafic. 1500 véhicules par heures d'après le calcul de la municipalité.

Il est vrai que cette avenue m'a toujours paru curieusement agencée, désertique, en effet, et sous-exploitée. Pour mieux se rendre compte des caractéristiques de cette avenue, le mieux est encore de jeter un oeil sur Google Maps.

C'est à Laocoon, le prêtre d'Apollon à Troie, que l'on doit cette formule fameuse quand les Troyens découvrent le Cheval de Troie dans l'Énéïde : timeo danaos et dona ferentes (je crains les Grecs, même lorsqu'ils font des présents). Vous me comprendrez si je pastiche Virgile et que j'écris "timeo socialistos et dona ferentes" ?

L'avenue Foch est la seule voie d'accès directe entre l'Étoile et la Porte Dauphine. Tous ceux qui voudront gagner ce secteur seront contraints à des contorsions improbables en automobile. Et c'est tout à fait évident que le report se fera sur les petites rues, pour l'instant plutôt tranquilles dans ce quartier.

La seule autre solution sera sinon d'emprunter l'Avenue Bugeaud puis de reprendre l'Avenue Victor Hugo, à partir de la place Victor Hugo alors qu'elle est déjà empruntée et que c'est un axe commerçant et vivant.

Dans le détail, 50% de l'Avenue Foch serait transformée serait destinée à la construction d'immeubles, mais il faut voir lesquels : hôtels de luxe, grands magasins, commerces en rez-de-chaussée et des bureaux. Les logements se feraient rares, évidemment, dans un tel ensemble. L'autre partie de l'avenue deviendrait un parc. Une sorte de grande passerelle surplomberait la Porte Dauphine comportant des espaces de conférence, un restaurant et peut-être une bibliothèque.

La gentrification dans toute son ampleur. Le Paris des bobos, quoi. 

Mais ce n'est pas tout : il y a une bande verte qui sépare le Bois de Boulogne des premiers immeubles d'habitation. Nos esprits fertiles en projets délirants proposent d'y construire des milliers de logements dont une grande partie sociaux. Dans cette zone jusqu'ici très tranquille, le Bois de Boulogne deviendra ainsi invisible. On ne sait pas trop ce que Marc Rozenblat, le promoteur immobilier du projet désigne par une bande de 2.4km2 de libre le long du Bois de Boulogne. J'imagine que la tentation de mordre dessus est très forte...

Goasguen a réagi, et pour une fois, je suis d'accord avec lui. Il y a une hargne incroyable du Soviet suprême socialiste à Paris contre le 16ème arrondissement. Faites le compte : un morceau du Jardin d'Acclimatation revendu, les Serres d'Auteuil réduites de moitié et rendues impraticables, le stade Jean Bouin enlevé aux Parisiens et donné à des clubs privés, la piscine Molitor en voie de privatisation, le stade Georges Hébert donné pour l'entraînement de Roland Garros, et ce n'est pas tout, il y a d'autres projets de démantèlement.

J'avais bien dit hier que le projet me rappelait quelque chose : je m'étais juste trompé d'avenue. Le guen, le député PS du 13ème avait fait une première proposition en ce sens il y a deux ans.

Le guen appartient à cette caste de technocrates réformistes que j'abhorre. Ces gens se passent bien des consultations populaires. Ils n'ont de yeux doux que pour les promoteurs immobiliers, les cabinets d'architecture et sociétés internationales, les fonctionnaires du FMI ou de Bruxelles, le microcosme médiatique et de manière générale pour toute cette oligarchie que je déteste, à titre personnel. Ces gens qui se connaissent et se délivrent des passe-droits auxquels le commun des mortels n'aura jamais le moindre accès. Quand ils sont socialistes, ils le font honteusement, en cachette, afin que le petit peuple qu'ils méprisent ne voient pas leurs turpitudes et l'étendue du mépris qu'ils lui portent.

Et quand on leur oppose la raison ils n'ont que la modernité et le progrès à la bouche, comme si on pouvait donner aux mots les plus creux la force de la réalité.

 Évidemment, tout le monde aime bien les coulées vertes. Je ne suis pas hostile à un réaménagement de l'avenue Foch mais je suis vent debout contre l'actuel projet socialiste et je demande, de toutes façons, une étude plus sérieuse que celles qui sont réalisées par des cabinets d'experts amis pour ne pas dire engagés.

Et puis ce qui m'énerve, c'est l'insupportable méthode socialiste : il y a une volonté systématique de mettre devant le fait accompli les habitants et les élus locaux. C'est, depuis 2001, le même mépris systématique de la démocratie locale, alors que ce projet, on aurait pu en discuter et aboutir peut-être à une proposition commune.

11:10 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : avenue foch, le guen |  Facebook | | |

Les Champs-Élysées, devenus un jardin, fermés à la circulation ?

Je dois attendre quelques heures pour acheter le prochain numéro du Journal du Dimanche ; je patienterai. L'hebdomadaire expose la dernière folie socialiste largement inspirée des projets délirants d'urbanistes au raisonnement quelque peu altéré.

Tenez-vous bien : l'actuelle municipalité veut interdire complètement les Champs-Élysées à la circulation en les transformant en gigantesque parc urbain avec commerces (de luxe, cela va de soi, les modestes n'intéressent pas le PS sauf quand ils sont dans l'est de Paris pour voter pour eux ).

Comprenons-nous bien : si l'on pouvait faire des Champs une grande artère verte sans générer un chaos monumental dans la circulation, sur le principe, je ne serais pas contre, mais il est bien évident qu'il va y avoir un report de trafic sans précédent tant cette avenue est empruntée.

Au passage, j'étais là, en 2010, quand les Champs ont été transformés en "jardin". C'est bien simple, c'était impraticable. Et je parle de marche à pied. Impraticable à pied en raison de la foule et de la place prise par les espèces de bacs à plantes géants sur la voie et sur les trottoirs.

Le pire, c'est que ce projet me dit quelque chose : j'ai le vague souvenir d'en avoir lu le projet quelque part, sur un forum d'architectes et d'urbanistes, me semble-t-il, il y a un certain temps. Pas moyen de retrouver où.

Si même Skycrapercity.com n'est pas au courant, c'est que le secret a vraiment été bien gardé. Même le sujet sur les Municipales ne touche pas mot de cette histoire. Rien non plus sur le thème news urbaines et architecturales

La suite demain, quand j'en saurai plus.

EDIT du 19/01/2014 : Eh bien si le JDD sur la Toile n'est plus capable de savoir ce que son édition papier va publier...Ce ne sont pas les Champs-Élysées mais l'avenue Foch.

00:54 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : champs-élysées |  Facebook | | |

samedi, 11 janvier 2014

Mobilité douce, pour une fois, un bon point pour Hidalgo.

Cela m'arrivera rarement, surtout au beau milieu d'une campagne municipale, mais cette fois, je décerne un (petit) bon point à Anne Hidalgo.

Soyons précis : le bon point en question concerne la proposition d'autoriser les véhicules électriques à rouler dans les couloirs de bus. Après, je ne sais pas si le choix des couloirs de bus est le bon, mais le principe de permettre aux véhicules propres de passer par des itinéraires que les autres véhicules ne peuvent pas emprunter est le bon.

Mais je crois que j'ai compris : Anne Hidalgo dont le compte twitter suit depuis quelque temps (et jusqu'à nouvel ordre) le mien, a certainement dû lire mes billets.

Proposer des chemins réservés aux véhicules propres est tout à fait ce que je suggérais dans l'un de mes récents billets sur la pollution et l'automobile. J'allais même plus loin en émettant l'idée de permettre des vitesses supérieures sur le périphérique à ces véhicules.

Je pense qu'Anne Hidalgo devrait inclure les véhicules hybrides dans les catégories autorisées dans la mesure où elles ne fonctionnent qu'à électricité ou presque à petite vitesse. En tout cas, cette opportunité serait à étudier.

Il y a juste un point qui me chiffonne, c'est qu'il ne faudrait pas non plus que les bus commencent à être ralentis. Après, il faudrait mener une réflexion globale sur un plan de déplacement qui ne sacrifie pas la voiture individuelle, obsession qui demeure chez Anna Hidalgo puisqu'elle en impute le tort à la droite et à NKM.

Autre bon point : la prolongation du tramway de manière à ce qu'il achève sa boucle autour de Paris, très exactement ce que je prônais sur mon blogue tout récemment. Cette fois, c'est sûr, mes idées sont pillées... :-)

Pour une fois que cela va dans le bon sens...(il ne reste plus qu'à revenir sur l'abaissement de la limitation de vitesse du périph qui n'a aucun sens).

vendredi, 10 janvier 2014

Périph à 70km/heure, coûts et pollution majorés...

Je jugé imbécile, démagogique et contre-productive la limitation de la vitesse sur le périphérique parisien depuis que l'idée a surgi dans un certain nombre de cerveaux malades.

A vrai dire, je ne suis pas un expert, mais simplement un citoyen ordinaire qui a des notions d’arithmétique. 

En diminuant la vitesse, on retarde le dégagement des bouchons quand la circulation redevient plus fluide et on augmente donc a) les bouchons b) le temps passé sur le périphérique.

Je ne vois pas du tout comment la pollution pourrait diminuer avec un temps de présence accrue sur la périphérique. En revanche, je vois très bien comment elle pourrait augmenter. Quand les moteurs tournent dans les bouchons, la consommation de carburant est maximale. Et je défie quiconque de venir m'affirmer le contraire, je sais ce que consomme mon véhicule et à quels moments. En ville, je fais 500 kilomètres avec un plein, sur route, presque 1200 kilomètres. Et je bouffe d'autant plus d'essence que je me suis retrouvé dans les bouchons. Donc, plus on congestionne le trafic pour emmerder les conducteurs, plus on crée de pollution. La vitesse optimale pour le rejet de substances nocives est de 70 km/h, mais c'est une moyenne. Or, sur le périphérique, la vitesse moyenne va passer de 43 km/h à 40 km/h grâce à la dernière delanoconnerie de la mairie. Les conducteurs vont donc payer plus et polluer plus. Bien joué les bobos écolo-gauchos. Plus de pollution, plus de dépenses, plus de consommation d'énergie pour une mesure 100% inefficace.

Le plus ridicule, c'est l'argument de la vitesse moyenne : on voit que tous ces gens-là n'ont aucune notion de statistique. La vitesse moyenne n'est pas significative car elle est calculée sur une journée entière. Dire que l'on roule à 40 km/h en moyenne ne signifie pas que l'on y roule tout le temps à 40 km/h. En fait, on peut très bien rouler à 80 km/h à minuit et à 10-15 km/h à 9 heures du matin. Ensuite, il ne faut pas concevoir le périphérique comme une ligne continue, mais comme une succession de tronçons. Pour parvenir à des mesures réalistes pour ne pas dire réelles, il faut effectuer les calculs tronçon par tronçon et non sur l'ensemble du parcours.

Rien qu'en temps perdu (sans compter les surcoûts de consommation) la réduction de la vitesse sur le périphérique va griller près de 100 millions d'euros supplémentaires simplement en temps perdu. C'est la réduction des dépenses façon Hidalgo...

En attendant, la municipalité socialiste avait les moyens de réduire significativement la pollution des véhicules : elle pouvait acquérir une flotte propre au lieu de gaspiller l'argent du contribuable dans des projets pharaoniques. Elle pouvait également pousser la RATP à en faire autant. C'est un choix inverse qui a été fait avec le rachat de 400 véhicules lourds au diesel (les plus polluants !).

En fait, pas un spécialiste sérieux ne reçoit la diminution de la vitesse sur le périphérique comme efficiente pour la pollution ou même le bruit (un seul décibel de gagné). Même du point de vue de l'accidentologie, l'argumentation de la gauche et des verts n'est pas recevable : la corrélation entre vitesse et accidents ne vaut que sur des routes rurales en ligne droite et peu fréquentées.

Ce que j'invite mes lecteurs à faire, c'est à entreprendre la lecture du rapport de Rémy Prudhomme, urbaniste diplômé d'HEC et Harvard, ex-directeur adjoint pour l'environnement à l'OCDE. Ils seront édifiés.

18:42 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : périphérique, pollution |  Facebook | | |

dimanche, 05 janvier 2014

La délicate question du diesel à Paris

La pollution de l'air s'est invitée dans tous les programmes des candidats à la mandature suprême à Paris.

C'est le projet de Marielle de Sarnez qui a fait l'objet de la meilleure couverture médiatique mais, bien entendu, tous les candidats ont présent à l'esprit cette problématique. Le diesel ne représente pas la totalité de la pollution atmosphérique, loin de là, mais bien 25 à 30% sans doute.

Je parle en connaissance de cause : j'ai un véhicule diesel et j'habite Paris. Cela fait un moment que je fais mes comptes et mes décomptes. Il n'y a rien à faire : quelle que soit la solution envisagée, je suis vraiment perdant financièrement si j'opte pour la solution sans voiture ou pour l'achat d'un véhicule propre. La seule location d'une automobile pour partir en vacances me coûterait l'équivalent de l'entretien de mon véhicule personnel pendant un an. Si je devais ajouter les frais d'utilisation d'autolib et ceux des transports en commun en prime, je double voire triple mon budget de déplacement. Sans véhicule, tous mes temps de transport sont de doublés à triplés et cela m'occasionnerait d'autres frais (gardes d'enfants entre autres) et un inconfort bien supérieur (sans automobile on doit renoncer aux visites en banlieue, aux départs en vacances au moment souhaité et, sur le lieu de vacances, à toute forme de mobilité).

En somme, l'absence d'automobile est une perte terrible de mobilité, particulièrement si l'on a une famille relativement nombreuse.

Face à cela, il y a les effets de la pollution de l'air. Des maladies respiratoires à répétition : asthmes, pharyngites, bronchites, laryngites et cetera. Sans en être la conséquence directe , elles "bénéficient" d'un environnement devenu propice.

S'il est évident que le trafic automobile dégrade la qualité de l'air, il n'est pas évident du tout que sa réduction améliore les choses. Une étude de l'ANPAA semble même démontrer une très faible incidence des mesures de ce type.

Accessoirement, la pollution ne connaît pas de frontières : à Paris subit par exemple toute la pollution venue d'île de France et inversement d'ailleurs. On peut toujours pointer du doigt la voiture, mais c'est un plan global, incluant les autres sources de pollution, qui peut avoir quelques chances d'améliorer la situation.

Si on considère l'histoire de la pollution de l'air on voit que ce sont les retenues et filtres à la source qui sont les plus efficaces en matière de pollution atmosphérique. C'est très net en Europe.

Je n'ai pas de solution miracle, mais je vois que la majorité socialiste à Paris a favorisé l'achat de centaines de bus au diesel quand il eût été possible de choisir du GNV. Et pendant ce temps, des centaines de millions d'euros, peut-être même des milliards, ont été gaspillés en projet qui n'amenaient rien à la qualité de l'air à Paris.

Paris a toutefois un vrai problème : la municipalité ne contrôle pas la flotte de véhicules qui la parcourt parce qu'une très grande partie d'entre eux viennent de banlieue, de province ou de l'étranger.

Il existerait sans doute des solutions pour amener un air propre à Paris, mais elles seraient brutales : prévoir de gigantesques parkings aux portes de Paris, voire même un peu plus loin  pour tous les véhicules extérieurs à la capitale (sauf ceux qui sont propres) et prévoir des taxes records pour ceux qui polluent intra-muros. 

De telles mesures sont inconcevables si elles ne s'accompagnent pas d'un quadrillage parfait, propre, fréquent, et à toute heure du jour et de la nuit de toute la ville. Ce n'est pas le cas actuellement. Prévoir une voie réservé aux transports en commun et aux taxis sur le périphérique, en soi, ce n'est pas stupide, à condition que ces transports soient propres et rivalisent en régularité, prix et vitesse avec le véhicule individuel. Nous n'y sommes absolument pas y compris là où des couloirs spécifiques ont été créés. 

C'est un trait, une manière de penser qui m'agace à gauche et chez les Verts. Par idéologie, ils prennent des mesurettes qui ne sont satisfaisantes pour personne au lieu d'attaquer le mal à la racine en commençant par le plus efficace et le plus pratique.

Il en va dans les transports comme pour tout le reste : c'est une affaire de concurrence. Tant que les transports collectifs ne sont pas concurrentiels (et la concurrence, ce n'est pas seulement une histoire de prix), ils ne peuvent emporter la victoire.