lundi, 07 mai 2012
La gauche a eu chaud !
J'ai bien fait d'aller voter Hollande au second tour. Je faisais partie de ceux qui voyaient Sarkozy fichu il y a 6 mois, essentiellement en raison de ses errances.
Erreur sur toute la ligne. C'est une bête de campagne, ce type. Après 17 ans de présidence de droite, une crise économique et toute une série d'élections intermédiaires perdues, il a réussi à remonter la pente sondagière au point de revenir à 48.5.
Ouf ! Heureusement qu'il n'y a pas eu une semaine de plus de campagne, je ne sais pas ce qu'il se serait passé !
Du coup, la droite n'est pas en aussi mauvaise position qu'il y paraît. Son principal obstacle, au fond, c'est le FN. La gauche est à 44%. Si l'on admet qu'un électeur du FN sur 5 vote ensuite à gauche, on comprend que la gauche n'est pas majoritaire en France. Ni la droite, d'ailleurs.
Ce qu'a à craindre la droite, ce sont les triangulaires avec le FN. C'est ce qui permettra certainement à la gauche d'emporter pas mal de sièges sauf si l'abstention est forte.
Et le centre ? Le MoDem est crédité de 4% des voix. Pas grand chose, en somme. Son seul espoir, c'est de parvenir à s'identifier auprès des français avec des marqueurs forts, ce qui n'est absolument pas le cas pour l'instant.
Je l'avais dit pour les présidentielles, et je le redis pour les législatives : il faut mettre le paquet sur le Made in France, la réindustrialisation et les filières courtes, en faire notre marque de fabrique et développer un programme complet là-dessus.
Les centristes peuvent encore sauver les pots cassés en suivant cette intuition de Bayrou, mais cela suppose de disposer d'un programme très performant (bien plus que celui de Bayrou à la présidentielle) et de parvenir à assurer sa promotion. Il va de soi qu'il faudra associer ce programme au pouvoir d'achat et réfléchir à la réinsertion de ceux qui ont perdu leur emploi.
Je me suis aperçu que j'avais réussi, lors de cette présidentielle, à convaincre deux personnes de voter Bayrou, sans m'en rendre compte.
Paradoxalement, l'un de ces deux votes a planté l'une de mes intuitions politiques comme jamais encore auparavant : ma compagne a toujours voté à gauche. J'ai écrit ici que si un jour elle votait pour Bayrou, les sociaux-démocrates le feraient aussi et que Bayrou gagnerait donc.
Eh bien je me suis planté, et je ne m'y attendais pas. Elle a voté Bayrou sans me le dire et Bayrou n'a pas gagné. A cause de la rigueur morale de l'individu, de son indépendance et de la validité de ses propositions.
J'avoue que c'est mon principal sujet de perplexité après ses élections. Entre mon second fiston qui confirme être de droite (j'ai fait le test du jardin) et elle qui a finalement voté Bayrou, voilà des choses qui interrogent mes intutions personnelles...
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mardi, 24 janvier 2012
La droite ne peut plus compter que sur le centre pour éviter la gauche
Je suis assez tenté de souhaiter bonne retraite à Nicolas Sarkozy, à l'instar d'un autre Nicolas, et j'en profite pour revenir sur l'article du Monde qu'il cite. Nicolas Sarkozy se laisse aller à des confidences et avoue qu'il ne croit plus guère en sa victoire. Plus personne à droite ne peut gagner car il est trop tard pour lancer une alternative crédible. Si la droite veut éviter toutes les conséquences d'une prise de pouvoir par la gauche, et elle serait alors totale puisqu'elle détient déjà le Sénat, les grandes villes et les Régions), elle ne peut qu'espérer se reporter vers le Centre.
Évidemment, il y a des différences notables entre François Bayrou et Nicolas Sarkozy. Il ne faut pas compter sur le premier pour chasser les étudiants étrangers, et, si je crois qu'il évitera d'alourdir démesurément les impôts, il fera le nécessaire tant que notre budget ne sera pas à l'équilibre. Il ne fera pas des fonctionnaires ses cibles principales. Les lobbies et les réseaux de pouvoir ne trouveront pas d'oreille complaisante auprès de lui. Mais François Bayrou a en commun avec Nicolas Sarkozy de respecter l'initiative individuelle et privée. Sa politique n'ira pas contre les entrepreneurs, pas contre les salariés non plus dont il désire alléger les charges, pas contre les professions libérales trop souvent stigmatisées. Pas de démagogie ni d'ennemi pointé du doigt, mais des objectifs clairs et précis, avec des mesures identifiées et pragmatiques adossées à une éthique irréprochable. Bayrou n'aime pas que l'on fasse de l'argent la pierre angulaire de l'action humaine, mais il n'a pas non plus cette détestation mêlée de fascination et d'attirance pour le capital que l'on trouve à gauche. Son refus de stigmatiser la finance et les banquiers et son choix de désigner les causes réelles de notre essouflement attestent ce désir d'honnêteté.
Le coeur même de la démocratie chrétienne au fond, avec toutefois une touche de laïcité nettement plus appuyée que le démocrate-chrétien moyen auquel l'opinion est habituée.
Je n'aime pas l'idée de voter pour quelqu'un par défaut, ne serait-ce que parce que je l'ai trop fait moi-même. C'est pour cette raison que j'essaie de donner des raisons objectives aux électeurs de droite de voter pour Bayrou, sans toutefois leur mentir. Il leur reste cent jours pour réfléchir à la question.
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lundi, 14 novembre 2011
Alain Lambert rejoint François Bayrou
Eh bien, ce n'est pas la moindre des personnalités qui rejoint François Bayrou, désormais : il s'agit ni plus ni moins que d'Alain Lambert, figure émérite et pionnier de la blogosphère s'il en est.
Je ne puis évidemment que m'en réjouir, car c'est un homme intègre dont j'ai souvent loué le mérite ici ou sur son blogue. Je me suis souvent étonné qu'il ne se joigne pas à Bayrou, eh bien c'est chose faite !
Au passage, j'apprends également qu'il présentera une candidature centriste aux prochaines législatives à Paris dans la 2ème circonscription. Il a d'ailleurs préparé un blogue ad hoc ! Peut-être sera-ce l'occasion de mener une campagne ensemble, qui sait...
Je partage nombre d'analyses avec Alain Lambert : par exemple, le refus de faire des marchés les bouc-émissaires de nos propres errances budgétaires. Point de vue dans lequel je me retrouve tout à fait.
Si j'en crois ce que dit François Bayrou, nous avons, au fond, tous les trois le sentiment que la clef des difficultés dans lesquelles est plongée la France ne se trouve pas ailleurs mais bien en France-même.
Même si je crois François Hollande relativement raisonnable il n'en reste pas moins que toute la gauchosphère continue à véhiculer des mythes en lesquels elle accorde une foi immodérée. Et il faut bien dire que tous ces racontars sont largement alimentés par la classe politique de gauche. Dans son E-reputation, Edouard Filias dit qu'une des caractéristiques d'Internet, c'est sa viralité.De fait, la contamination sur nos ondes électroniques, se propage jusqu'aux esprits les plus sains.
Ils répondent directement aux fantasmes de la droite que l'UMP et les serviteurs zélés de Nicolas Sarkozy ne cessent à leur tour de nourrir. On sait que nous avons besoin de trouver 65 à 70 milliards d'économies, et l'UMP nous bassine avec la fraude sociale, tout comme le FN essaie de nous faire croire qu'en virant les immigrés, nous allons réaliser des milliards d'économies. La fraude sociale totalise des sommes dérisoires au regard de nos besoins, et l'immigration, même si elle a généré de nombreux problèmes en France, a rapporté au final plus à la France qu'elle ne lui a coûté.
Gauche, droite, gauche de la gauche, FN, ils utilisent tous le même langage : ils essaient de nous faire croire que l'Eldorado existe. Ce sont des parieurs, des joueurs de casino qui croient avoir trouvé la martingale unique. Des fous, en somme, qui voudraient diriger un pays en confondant les étoiles et les lucioles.
Seul Bayrou a la lucidité et le courage d'oser dire la vérité sans pour autant se flageller, parce qu'il pense sincèrement, sur le fond, que la France est capable de se redresser : c'est en nous-mêmes que nous trouverons les ressources qui sont nécessaires pour nous sortir de l'ornière. Et pour que ces mots ne soient pas de simples incantations, il a d'ores et déjà dessiné une ébauche de projet présidentiel, un espoir crédible, faisant de la relocalisation, de la réduction des déficits et d'une instruction pragmatique, les clefs de notre avenir.
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jeudi, 10 novembre 2011
Adieu, blogowars, sniff...
Ça fait un moment que je trouve la blogosphère politique un peu terne. Ah, je me souviens encore de l'époque heureuse où il ne se passait pas une semaine sans que les blogueurs ne s'invectivent à coups de noms d'oiseaux et de billets enflammés.
On avait pourtant une occasion unique, tout récemment : figurez-vous qu'un blogueur de gauche dont l'antre répond au doux nom de Grumeau (oui, comme ces espèces de moles de farine durcie dont on n'arrive pas à se débarrasser quand on fait un quatre-quart) venait d'interpeler le Faucon et Corto.
Zut alors : le Faucon a refusé de lui retourner la blogotorgnole que méritait sa vile provocation gauchiste. Corto, lui, apparemment, il ne s'est rendu compte de rien. Il faut dire que notre compère enfariné avait omis de lier les deux blogues concernés, ce qui n'est pas malin, en la circonstance.
Notre engrumelé confond également qualité et classement blogosphérique : ainsi, il écrit qu'il n'y a aucun blogue de droite dans le classement des meilleurs blogues politiques. Je subodore qu'il fait allusion au classement politique de wikio dont je suis l'illustre (bien qu'inconnu) consultant.
Tss tsss tsss : le classement établi par wikio tente de mesurer l'influence des blogues, pas leur qualité, primo, et secondo, c'est un classement quantitatif puisqu'il s'appuie pour ce faire sur les tweets et les backlinks. Il a donc tout faux, le gaucho.
C'est vrai que ce mois-ci, pas de blogue de droite dans les 20 premiers, mais tout de même un blogue libéral de la pire espèce (un libertarien, le Diable, quoi...). C'est également un blogue centriste qui a pris la tête du classement. Et puis le mois dernier, on trouvait le Mal pensant parmi les 20 premiers. Notre gaucho a donc tout faux (ça rime bien, je trouve).
Moi, j'ai trouvé une solution simple pour lire les blogues de gauche : en fait, j'en lis un. Oui, comme ça, je les lis tous d'un coup. Astucieux, non ? Comme ils disent à peu près tous la même chose et agissent presque toujours en meute, ce n'est pas difficile de connaître de cette manière l'actualité des blogues de gauche.
Ah j'oubliais : notre gauchiste patenté a également interpelé l'Didier. Lui, je ne le compte pas dans les blogues de droite : il fait plutôt parti de la réacosphère. Il y a deux types de réacs, au demeurant : d'un côté ceux qui sont nés réacs (donc pas de changement) et de l'autre, ceux qui ont commencé côté gauche laïque fanatique et souverainiste (les plus violemment réacs, car comme je le dis souvent, adore ce que tu as brûlé et brûle ce que tu as adoré...). Devinette : à laquelle des deux espèces l'Didier appartient-il ?
Pour conclure, le Captain s'imagine qu'il n'existe que des blogues de gauche et de droite ; il se vante même d'être binaire. En fait, il y a aussi des blogues centristes...
00:31 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 17 octobre 2011
Hollande...Sarkozy ? Marine Le pen ? Bayrou ?
Pour moi, il est acquis ou presque que François Hollande sera en finale de la présidentielle. Je ne pense pas que les petits partis de gauche pourront l'inquiéter : le Front National est à près de 20% dans les intentions de vote, d'une part, et, d'autre part, le rejet de Sarkozy est tellement fort que le peuple de gauche ne prendra pas le risque de le voir réélire une seconde fois.
Donc, de ce côté-ci, c'est plié. Éva Joly, qui n'a désespérément rien compris à la France, et même Mélenchon, en dépit de sa spécificité feront des petits scores, voire des tout-petits scores.
Le danger, et le tovaritch CSP l'a bien compris, c'est le FN. Mon chasseur de koulaks favori a à la fois tort et raison. Tort, parce que le FN ne menace pas la gauche directement. Raison, parce qu'en revanche, sa candidate peut accéder au second tour en surclassant Sarkozy. Et ça, c'est un scénario qui me paraît plus qu'envisageable. Marine Le pen part très haut et elle va monter encore plus, j'en suis certain. Elle enregistre de plus en plus de ralliements. Elle menace donc directement Sarkozy, qui n'a d'autre choix pour tenter de regagner le terrain que d'essayer de durcir sa campagne. Sauf que c'est fichu, il a montré son impéritie pendant 5 ans dans les domaines qu'il pourrait partager avec le FN (sécurité, immigration, particulièrement).
Il reste un espace central désormais dégagé. Bayrou est actuellement sur son socle, à 7-8% d'intentions de vote. Il faut espérer qu'il décolle pour rassembler tout l'électorat centriste, que j'évalue à 15% environ. Pas plus, parce que Hollande va fixer tous les sociaux-démocrates et nous ne pouvons donc pas espérer les rallier.
15%, ce serait évidemment très bien. Mais pas suffisant. Il faut réussir à monter à 20 voire 21 pour se qualifier.
La seconde place de finaliste va donc se jouer entre Marine Le pen, Nicolas Sarkozy, et, s'il réussit à émerger, François Bayrou.
C'est loin d'être joué pour nous. Le MoDem n'a toujours pas de programme digne de ce nom (ne me parlez pas du projet humaniste, il me donne des boutons rien que d'en prononcer le nom). Il y a un embryon de programme solide et raisonné avec l'État d'Urgence de Bayrou, et heureusement, toutes ses propositions de 2007 qui demeurent à 90% valides. Il va falloir étoffer tout cela, nous avons un retard conséquent sur les autres grandes forces politiques.
Il y a un gros espace sur notre centre-droit. Le MoDem part de loin, c'est un parti de centre-gauche. Mais Bayrou, lui, est un authentique centriste démocrate-chrétien. En principe, il est légitime sur cet espace, même s'il a brouillé considérablement son image ces dernières années.
Il faut donc occuper l'espace de la droite modérée, avec un avantage : elle commence à ne plus pouvoir voir Sarkozy en peinture. Cela ne se ressent pas encore en termes d'intentions de votes (encore que, il suffit de considérer les scores de Borloo, ou même de Morin) mais dans la classe politique, des parlementaires qui sont excédés par Sarkozy, il y en a, d'autant qu'ils ont compris, désormais, qu'il les mène dans le mur.
C'est un très très gros challenge pour nous autres, centristes, mais qui sait : peut-être pouvons-nous coiffer in extremis la droite sarkozyste et le FN sur le poteau.
En tout cas, stratégiquement, ce devrait être notre but. La droite modérée n'a plus rien à perdre, et elle sait qu'avec Sarkozy elle est foutue : qu'est-ce que vous en pensez, l'Faucon, Rubin, Xerbias, le Chafouin qui a déjà donné un peu son avis, Alexandre, Vlad, Val le nain, Corto, Crapoto, Alain Lambert et, tiens, même Koz qui était prêt à balancer un gros caillasse à Bayrou il y a trois-quatre ans ?
Avec Bayrou, il lui reste une petite chance...
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mercredi, 12 octobre 2011
Foutue image...
L'issue du premier tour des primaires s'est avérée impitoyable pour Ségolène Royal. La voilà réléguée aux confins du Tartare, ou presque. Toutefois, je le dis souvent, on meurt rarement en politique. En décembre 2001, François Bayrou était à deux doigts d'abandonner purement et simplement la politique. Après le second tour de la présidentielle en 1995, Sarkozy était donné pour mort. Enfin, qui eût pensé, il y a encore peu, que la Dame des 35 heures et Flamby se seraient disputés l'honneur de représenter le Parti Socialiste en avril prochain, avec cette fois la perspective d'une élection imperdable ? Ségolène Royal est hors course pour l'instant, cela ne signifie pas pour autant qu'on ne la reverra pas émerger à nouveau dans quelques années.
Je crois que sa descente aux enfers a commencé à partir du moment où ses opposants de droite sont parvenus à lui tenir un procès en incompétence, et ses opposants de gauche en hystérie. C'est cela qui est assez étrange, si l'on songe qu'en principe, elle appartient plutôt aux fameux cerles de la raison chers à Michel Rocard (qui ne l'aime guère pour autant).
Je me souviens d'une remarque de Jean-Luc Benhamias pour le MoDem, il me semble, peu après les élections régionales de 2010. Le MoDem et François Bayrou s'étaient astreints à une cure assez longue de silence. Benhamias observait la chose suivante : quand on est englué jusqu'au cou dans un sable mouvant, plus on bouge, plus on s'enfonce.
C'est, je le crois le malheur de Ségolène Royal. Elle n'a pas su respecter les moments de silence qui auraient été nécessaires à la reconstruction de son image. Je pense d'ailleurs que c'est le travers dans lequel François Bayrou est tombé à plusieurs reprises au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Cinq ans, c'est long. Il faut donner du temps au temps. François Hollande, à l'inverse, a pris tout son temps pour reconstruire son image, avec patience, pendant près de trois ans. Et le résultat est là. Même chose pour Martine Aubry qui ne s'est jamais laissé imposer ses priorités par l'agenda médiatique.
Quand cela ne veut pas, cela ne veut pas. On ne peut pas forcer le destin. C'est dur, évidemment, d'avoir incarné les voix de plus de 20 millions de Français, et de se retrouver réduite à moins de 7% d'un corps électoral réduit à 2 millions et quelques de votants...
Ségolène Royal a voulu être présente à tout prix, mais elle ne s'est jamais occupée de la reconstruction de son image, ce qui était une priorité. Or, comme toute reconstruction, une telle tache se prépare car elle prend du temps.
Nicolas Sarkozy a compris cela : lui aussi essaie de se reconstruire une crédibilité présidentielle. Le problème, pour plagier Jean-Luc Benhamias, c'est qu'il est dans les sables mouvants à l'heure actuelle. Autrement dit, plus il bouge, plus il s'enfonce. Alors certes, il semble avoir mis en retrait les moulinets de bras (encore que...) mais c'est trop tard. Sa défaite est à peu près inéluctable. Des politiques fins comme Copé ou Fillon l'ont compris. La droite ne peut pas gagner une quatrième présidentielle d'affilée, surtout en temps de crise. La seule chose à laquelle elle puit se préparer désormais, c'est de tenter de préparer 2017. En effet, la crise peut rebattre les cartes prématurément, car le prochain gouvernement sera contraint de prendre des décisions difficiles.
Et Bayrou, dans tout ça ? Très dur. Très très dur. Lui aussi est victime d'une image qui n'est pas encore reconstruite, même s'il y a un progrès notable depuis quelque temps. Il peut faire un assez bon score, peut-être, mais franchement, je ne vois pas comment il pourrait gagner. François Hollande occupe l'espace social-démocrate. Au centre, il n'y a plus que lui, mais il a délaissé depuis trop longtemps le centre-droit, et même s'il parvient à occuper cette zone, l'espace restant n'est pas suffisant pour surpasser le score de la gauche.
En fait, la seule combinaison qui eût pu avoir une chance, face à la gauche, c'est une candidature centriste soutenue par la droite, puisqu'elle ne peut plus gagner. Autrement dit, il faudrait qu'une part significative de la droite se détache de Sarkozy et soutienne Bayrou. Très difficile à réaliser, et complexe parce que Bayrou s'est largement grillé à droite par une opposition radicale au sarkozysme.
Si le centre-droit avait eu le courage de l'ouvrir et de faire valoir ses convictions au sein de la majorité sarkozyste au lieu de passer son temps à baisser son froc, et qu'il y eût eu un candidat de centre-droit peu compromis avec le gouvernement actuel, il y avait quelque chose de possible. C'était le calcul de Borloo. Raté. L'homme manquait par trop de détermination, de soutiens solides, de volonté et surtout, d'indépendance...
Ce qu'une bonne partie des centristes de la majorité commencent à sentir désormais, c'est qu'il est impossible pour la droite de gagner sans le centre, c'est à dire sans Bayrou.
Et là, il est trop tard, beaucoup trop tard. Bref, en somme, le centre s'est grillé à droite et la droite s'est grillée au centre. Or, face, à la gauche, ils ne peuvent pas gagner l'un sans l'autre. Le Nouveau Centre aurait du comprendre depuis longtemps que le seul candidat qui pouvait incarner ses idées et qui pouvait lui donner du poids c'est Bayrou. Il aurait du se rapprocher de lui depuis longtemps. Le qualifier d'homme de gauche était une bêtise et une erreur stratégique (dont l'électorat centriste n'a cure au demeurant). Le Nouveau centre s'est bâti un réseau d'élus locaux. Tant mieux pour lui, car il ne restera rien ou presque de son groupe de députés à l'assemblée, et je parie qu'en dépit de l'alliance avec le MoDem, il ne sera pas mieux lotti que lui dans la future assemblée, même si le MoDem choisit de ne passer aucun pacte.
Pour conclure, je tends à penser que la gauche n'a pas besoin du centre pour gagner, à condition de demeurer sur une ligne social-démocrate.
Voilà où on en est...
18:40 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 28 mars 2011
Qui pour remplacer Sarkozy ? Juppé, non ?
Je me demande quand l'UMP et la droite en général vont se rendre compte que Nicolas Sarkozy ne peut plus être leur candidat. Il est battu dans tous les sondages et ne se relèvera pas car il ne mènera pas la politique qui serait nécessaire pour obtenir ce résultat. En effet, tant qu'il n'aura pas compris qu'il faut remplacer les mots par des actions (par exemple, annoncer le recrutement en hausse de gendarmes et de policiers, celui de greffiers et d'experts pour la justice, de gardiens et de personnels pour les prisons, puis mener une politique de fermeté déterminée), il sera cuit, et sa majorité, pas crédible, avec.
Il faut donc un homme à droite à la popularité montante, dont les qualités d'homme d'État ne sont plus à démontrer, capable de se réconcilier avec Dominique de Villepin, tout en étant acceptable pour les Sarkozystes sans être trop compromis avec eux, et bien considéré par les centristes.
Cet homme, c'est Alain Juppé, dont la seule présence à la tête du Ministère des Affaires étrangères, a modifié le visage de notre diplomatie. Un gaulliste, un vrai. A-t-on observé, chose encore impensable il y a quelques mois, comment la France s'est défendue becs et ongles pour ne pas faire intervenir l'OTAN dans les affaires libyennes ? On a vu là les convictions d'un homme qui veut redonner du poids à la France et à sa voix, qui souhaite également que les Européens soient capables de se manifester à la place des USA, bref, d'un homme capable de donner une vraie diplomatie à la France.
Au moins sur cet aspect, c'est un homme auquel je pourrais faire confiance, en tant que président, et, en tout cas, auquel j'apporterais volontiers ma voix contre un socialiste lors d'un second tour d'élection présidentielle. Évidemment il lui fautr se doter d'une programme économique, culturel et social qui soit autre chose que le vilain brouet que nous sert l'UMP depuis des années.
Du travail en perspective, mais bien nécessaire, pour nous éviter de devoir supporter la gauche arrogante, mondialiste, euro-béate et dégoûlinante pendant au moins 5 années à partir de 2012 sauf miracle centriste...
16:14 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 06 octobre 2010
Êtes vous de gauche ou de droite ?
Êtes vous de gauche ou de droite: TEST
Quand un mec de droite n’aime pas les armes, il n’en achète pas !Quand un mec de gauche n’aime pas les armes, il veut les faire interdire à tout le monde. (variante : Quand un mec de gauche n’aime pas les armes, il en cache quelques unes dans sa cave : on ne sait jamais !)
Quand un mec de droite est végétarien, il ne mange pas de viande ! Quand un mec de gauche est végétarien, il veut faire interdire tous les produits à base de protéines animales !
Quand un mec de droite est homo, il vit sa vie tranquillement ! Quand un mec de gauche est homo, il veut faire ch… tout le monde pour qu'’on le respecte !
Quand un mec de droite a loupé un job, il réfléchit au moyen de sortir de cette situation et rebondir ! Quand un mec de gauche a loupé un job, il porte plainte pour discrimination ! (variante : Quand un mec de gauche a loupé un job, il se demande quel est le con qui lui a fait louper ce job !)
Quand un mec de droite n’aime pas un débat télévisé, il éteint la télé ou zappe ! Quand un mec de gauche n’aime pas un débat télévisé, il veut poursuivre en justice les cons qui disent des conneries ! Le cas échéant, une petite plainte pour diffamation sera bienvenue…
Quand un mec de droite est non-croyant, il ne va pas à l’église, à la synagogue ou à la mosquée ! Quand un mec de gauche est non-croyant, il veut qu'aucune allusion à un Dieu ou à une religion ne soit faite dans toute activité humaine !
Quand un mec de droite a besoin de soins, il va voir son médecin puis s’achète les médicaments nécessaires ! Quand un mec de gauche a besoin de soins, il fait appel à la solidarité nationale !(variante : Quand un mec de gauche a un problème, il en appelle à la solidarité nationale après avoir copieusement insulté ceux qui... l'approvisionnent.)
Quand un mec de droite a lu ce petit mot, il le fait suivre aux copains pour qu'’ils se posent des questions ! (variante : Quand un mec de droite a lu ce petit mot, il le fait suivre aux copains pour qu’’ils sachent comment voter en 2012 !) Quand un mec de gauche a lu ce petit mot, il ne le transfère surtout pas !!!
Autre variante : Quand un mec de droite a lu ce petit mot, il comprend mieux pourquoi il n'est pas de gauche.
NDLR : merci à Des mots grattent qui m'a fait suivre cet amusant petit test. En ce qui concerne les armes, bon...c'est un peu poussé, parce que les mecs de droite n'ont pas forcément non plus envie qu'on leur tire dessus...
11:23 Publié dans Insolite, Politique | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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dimanche, 26 septembre 2010
Hé hé, j'ai repéré un blog de droite sarkozyste (mais intelligent)
Je me suis demandé si j'allais écrire la note "Comment repérer un blogue de droite" après avoir écrit "Comment écrire un billet de droite".
Mais bon, je vais faire la bonne surprise à la horde gauchiste qui truste désormais tous les titres dans la blogosphère. J'ai identifié un blogue de droite, favorable à Nicolas Sarkozy, avec lequel on peut discuter.
J'ai rarement tort...mais ça m'arrive souvent... est un blog tout neuf fraîchement émoulu, puisque sa première note date du 18 septembre. Il est tenu par un jeunot, puisqu'Alexandre n'a que 17 ans, mais on a affaire à quelqu'un dont la culture politique et la réflexion sont déjà fort solides ; il se définit politiquement à équidistance du Nouveau Centre et de l'aile centriste de l'UMP, et donc, tout comme moi, de centre-droit. Pour reprendre ses propres formulations et l'éloge vibrant qu'il me décerne (et je l'en remercie), il est selon moi une source permanente te bon sens dans la Blogosphère française, bien que son principal défaut soit de soutenir Sarkozy.
En tout cas, un nouveau blogue de centre-droit dans la blogosphère, il faut fêter ça dignement. Libéral hybride, il se juge un libéral hybride et critique qui croit beaucoup à l'implication de l'État. Tout pareil pour ce qui me concerne. Fédéraliste, c'est un européen convaincu (que des qualités, ce petit), et il déteste tous les extrémismes, droite de la droite (MPF, FN) et bien sûr la cohorte de ceux de gauche (Parti de gauche, PCF, LO, anarchistes, syndicalistes orientés CGT). Tiens, il a oublié le NPA.
Il apprécie particulièrement, outre Sarkozy (mais qu'est-ce qu'il lui trouve ????) Fillon, Borloo, Pécresse, NKM, Jean Arthuis, Damien Abad, Alain Lambert, Blair ou Clegg en Grande-Bretagne, Fini en Italie…
Pour conclure : ben mon gars, avec la meute de gauchos qui traînent sur la blogo, tu vas avoir du boulot, et ce d'autant plus si tu veux défendre les mesures prises par Sarkozy...
Personnellement, je déteste Blair, je n'ai pas d'avis politique sur Pécresse (mais elle est très à mon goût pour le reste :-) ), je ne connais pas assez Damien Abad, et je me méfie de Fini à cause de son passé. J'ai une certaine estime pour Fillon, apprécie Borloo comme beaucoup de Français, et lis régulièrement Alain Lambert et Jean Arthuis qui sont des individus d'exception.
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samedi, 25 septembre 2010
Comment écrire un bon billet de droite.
On va me dire que c'est une lapalissade, mais si vous voulez écrire un authentique billet de droite, ne commencez pas par écrire un billet de gauche. Cela va sans dire.
Choisissez aussi un thème ad hoc : la sécurité, la fiscalité, par exemple sont de bons billets de droite. Pas assez de sécurité et trop d'impôts sont de bonnes lignes directrices. Vous pouvez aussi évoquer les nécessaires et inévitables réformes et vous inquiéter des impôts qui génèrent de l'évasion fiscale.
L'entreprise et le droit du travail, trop lourd, décourageant et archaïque, méritant un authentique dépoussiérage seront également de bons thèmes de prédilection. Ne manquez pas de vous plaindre de l'archaïsme des syndicats qui ne sont pas représentatifs de toutes façons.
Ne soyons néanmoins pas sectaire : peu importe, sur le fond, le sujet. Ce qui compte, c'est la manière de le traiter, et surtout les réactions que votre billet va engendrer.
Les qualificatifs sont de bons indicateurs : "abject" peut être considéré comme une marque de considération de vos lecteurs gauchistes. Se trouve généralement à la suite d'un billet sur la sécurité ou Israël traité avec un angle de droite suffisamment convenable.
"néo-libéral" ou "libéral" vous qualifie dès lors que vous venez de rédiger un article économique ou sur la fiscalité, mais plus sûrement encore sur la protection sociale ou sur le droit du travail.
Provoquez l'adversaire en vantant les mérites pêle-mêle , du capitalisme, du libéralisme, d'une juste répression, de la baisse de la fiscalité, d'un assouplissement du droit du travail, et, enfin, plaignez-vous des grèves et des fonctionnaires bons à rien. Sur ce dernier point, méfiez-vous et prenez des précautions oratoires, il y a aussi des fonctionnaires de droite...
Si vous voulez avoir l'assurance de voir rappliquer le ban et l'arrière-ban de l'élite alter-mondialiste appuyée par les tenants de l'anti-sionisme radical, islamistes compris, rien de plus aisé : écrivez un billet flatteur sur Israël, disqualifiez la Palestine.
Si vous aimez vraiment, mais alors vraiment la provocation gratuite (parce que là, c'est tout de même vraiment gratuit), soyez fou : faites l'éloge du Président Sarkozy. Soyez malin tout de même et évitez la flatterie bassement grossière qui vous disqualifierait au point que personne ne vienne vous répondre. Observez qu'en France, plus personne ne s'y risque, pas même les rares blogues de droite qui penchent du côté de la majorité gouvernementale...
Voici donc quelques petites recettes simples mais efficaces qui devraient vous promettre de riches parties d'amusement et de bonne humeur...
Ah, et puis j'ajoute que ce billet est un défi aux blogueurs de droite, voire aux blogueurs d'autres tendances qui voudraient tenter leur chance. Le premier qui se fait qualifier d'abject ou de libéral aura le droit à une tribune ici avec autant de liens qu'il le veut.
10:50 Publié dans Blog, Politique | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : droite, blog |
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