mardi, 22 mai 2012

Sécurité, la gauche laxiste est de retour...

Et hop, le cadeau à la racaille : Taubira la démago s'empresse de revenir sur la réforme de la justice des mineurs. Primauté de l'éducation...Me font rire les Socialos. Je me doutais qu'ils n'auraient pas changé. Leurs cris de harpie contre Sarko sur le sujet montraient bien, au fond, qu'ils persistaient à penser que les délinquants les plus violents restaient de gentils jeunes, au fond.

Corto est bien trop bon de parler de Bisounours. Non, là, avec Taubira, on est dans le "il est interdit d'interdire" mâtiné de lutte anti-raciste et de féminisme de pacotille (pas celui qui envisage sereinement d'étendre le pouvoir des femmes). Quelque chose de ce genre.

Je ne comprends pas comment on peut nommer quelqu'un comme Taubira Garde des Sceaux. Pas d'envergure, pas de fermeté, pas de vision à long terme, une obéissance aveugle à la doxa gôchisante...

La racaille va pouvoir se frotter les mains. Largement impunie depuis fort longtemps (y compris sous Sarkozy) elle va pouvoir se payer la tête des juges et menacer d'autant plus ses victimes.

Mais bon, on comprend, n'est-ce pas : Hollande a promis de faire de la jeunesse sa priorité...

00:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sécurité, gauche, laxisme | | |  Facebook

jeudi, 17 mai 2012

Et Delphine Batho, elle y reste dans son HLM ?

Ah, elle commence bien la République irréprochable à la sauce socialiste : Delphine Batho est donc nommée ministre. Et son HLM, elle continue à loger dedans ? 108m2 pour un peu plus de 1500 euros par mois pour quelqu'un dont le salaire de députée se montait à 7100 euros brut plus plus de 6000 de frais de représentation, et je passe les autres indemnités et avantages, c'est du foutage de g... 

Mais là, elle est ministre en prime. Déléguée à la sécurité. Ce n'est pas elle qui accusait la droite de ne protéger que les riches, et de ne rien faire pour les pauvres et les gens modestes ? Et la gauche, alors, elle ne loge que les riches édiles socialistes et laissent paillasse et banlieue jusqu'à s'en crever la carcasse aux Parisiens qui ne sont pas titulaires de la carte du bon parti ?

Tu vas voir, je vais t'en faire, de l'opposition, moi, et elle ne va pas être constructive. Deux jours de gauche, et je ne peux déjà plus la saquer. Déjà que j'avais du mal avant...

Il faut dire que l'UMP 2007-2012 avait déjà eu le don de me hérissser, et le MoDem, lui-même, m'énerve souvent.

Je me demande parfois où je vais finir...Pas chez les fachos...pas chez les cocos...les bobos, plutôt crever, donc, pas de verts non plus...non, franchement, je ne vois plus trop...

22:47 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : batho, hlm, socialistes, gauche | | |  Facebook

lundi, 07 mai 2012

La gauche a eu chaud !

J'ai bien fait d'aller voter Hollande au second tour. Je faisais partie de ceux qui voyaient Sarkozy fichu il y a 6 mois, essentiellement en raison de ses errances.

Erreur sur toute la ligne. C'est une bête de campagne, ce type. Après 17 ans de présidence de droite, une crise économique et toute une série d'élections intermédiaires perdues, il a réussi à remonter la pente sondagière au point de revenir à 48.5.

Ouf ! Heureusement qu'il n'y a pas eu une semaine de plus de campagne, je ne sais pas ce qu'il se serait passé !

Du coup, la droite n'est pas en aussi mauvaise position qu'il y paraît. Son principal obstacle, au fond, c'est le FN. La gauche est à 44%. Si l'on admet qu'un électeur du FN sur 5 vote ensuite à gauche, on comprend que la gauche n'est pas majoritaire en France. Ni la droite, d'ailleurs.

Ce qu'a à craindre la droite, ce sont les triangulaires avec le FN. C'est ce qui permettra certainement à la gauche d'emporter pas mal de sièges sauf si l'abstention est forte.

Et le centre ? Le MoDem est crédité de 4% des voix. Pas grand chose, en somme. Son seul espoir, c'est de parvenir à s'identifier auprès des français avec des marqueurs forts, ce qui n'est absolument pas le cas pour l'instant.

Je l'avais dit pour les présidentielles, et je le redis pour les législatives : il faut mettre le paquet sur le Made in France, la réindustrialisation et les filières courtes, en faire notre marque de fabrique et développer un programme complet là-dessus.

Les centristes peuvent encore sauver les pots cassés en suivant cette intuition de Bayrou, mais cela suppose de disposer d'un programme très performant (bien plus que celui de Bayrou à la présidentielle) et de parvenir à assurer sa promotion. Il va de soi qu'il faudra associer ce programme au pouvoir d'achat et réfléchir à la réinsertion de ceux qui ont perdu leur emploi.

Je me suis aperçu que j'avais réussi, lors de cette présidentielle, à convaincre deux personnes de voter Bayrou, sans m'en rendre compte.

Paradoxalement, l'un de ces deux votes a planté l'une de mes intuitions politiques comme jamais encore auparavant : ma compagne a toujours voté à gauche. J'ai écrit ici que si un jour elle votait pour Bayrou, les sociaux-démocrates le feraient aussi et que Bayrou gagnerait donc.

Eh bien je me suis planté, et je ne m'y attendais pas. Elle a voté Bayrou sans me le dire et Bayrou n'a pas gagné. A cause de la rigueur morale de l'individu, de son indépendance et de la validité de ses propositions.

J'avoue que c'est mon principal sujet de perplexité après ses élections. Entre mon second fiston qui confirme être de droite (j'ai fait le test du jardin) et elle qui a finalement voté Bayrou, voilà des choses qui interrogent mes intutions personnelles...

vendredi, 16 mars 2012

Électeur de Gauche, que feras-tu si Sarko est en mesure de battre Hollande ?

J'ai l'impression qu'une nouvelle question va bientôt s'imposer dans cette campagne : les courbes d'intention de vote de Sarkozy ne cessent de s'améliorer. Il est en passe désormais de l'emporter au premier tour sur Hollande, mais surtout, au second tour, il ne cesse de grignoter l'écart qui les sépare.

J'ai un travers : je sous-estime à chaque fois Sarkozy. En campagne, c'est un super-bon. Comme aucun scrupule ne l'étouffe, il est près à porter n'importe quoi sur la place publique qui puisse faire débat. C'est l'avantage de ne pas avoir de fond.

Là, il a touché le jackpot avec l'Europe et l'immigration. Forcer la main de l'Europe, cela ne peut que plaire à l'esprit frondeur des Français. Et malheureusement, en face, Hollande n'est pas bon, même si je juge intelligente, en revanche, son idée de faire voter par l'Assemblée Nationale le nombre d'admissions pour l'immigration économique. On devrait simplement en faire autant pour le regroupement familial et se montrer plus sévère sur ses conditions d'exécution.

Cela dit, là n'est pas la question : je me demande si ne commence pas à rejouer 2007. Je crois que nous sommes nombreux à estimer que Sarkozy ne doit pas demeurer à la tête de l'État français. Mais peut-être les Français seront-ils encore plus nombreux à penser qu'il ne faut pas non plus que cela soit François Hollande...

Dans ce cas, le risque zéro s'appelle...nous les savons tous...François Bayrou. Ses idées font globalement consensus, ou, tout du moins, rassemble une adhésion assez large, comparée à celles des autres. C'est un honnête homme et un modéré. Évidemment, s'il dispose du soutien de la gauche au second tour, il ne fait pas de doute que le prochain pouvoir seran constitué d'une alliance entre le centre et la gauche. Cela me paraît logique. La gauche n'y perd donc pas tant qu'elle pourrait le craindre.

Mais bon, le mieux est de poser la question à quelques blogueurs de gauche fameux...Yann, Nicolas, Melclalex, SarkoFrance, Arnaud Mouillard, Ruminances, Homer par exemple

12:58 Publié dans Blog, Politique | Lien permanent | Commentaires (51) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gauche, bayrou, sarkozy, hollande | | |  Facebook

mardi, 14 février 2012

Vous enseigneriez avec des consoles de jeux, vous ?

C'est toujours distrayant de lire Brighelli dans ses oeuvres : bien qu'il fasse souvent des observations de bon sens, il a une allergie à la modernité qui ne laisse pas de bien me faire rire. Analysant le programme pour l'école de François Bayrou, il attribue globalement un satisfecit au candidat centriste mais bute sur le numérique. Manifestement, l'e-learning (mais si ça existe en français, mon cher Jean-Paul, cela s'appelle l'enseignement à distance et le CNED - Centre national d'enseignement à distance -  le pratique de longue date !) lui génère une grosse éruption de boutons.

Sur le fond, que dit Brighelli : qu'il est fâcheux de donner à de jeunes élèves des ordinateurs parce qu'ils passent leur temps à jouer plutôt que d'étudier. C'est ce que j'appelle l'effet console de jeu. Sur ce point, c'est aussi mon avis. Si vraiment on décide que des collégiens utilisent des ordinateurs, il faut brider les machines et les accès à la mode de Dracon : pas de jeux, accès internet restreints à une sélection de sites jugés fréquentables et intstructifs.

Mais pour le reste, Brighelli s'en prend aux copié-collé made in Wikipedia. Parce que c'était mieux les copié-gratté made in Universalis ou Petit Robert d'antan ? Très mauvais procès fait à l'encyclopédie en ligne. Le problème, c'est la demande. Quand un enseignant veut qu'un élève fasse une recherche, il doit lui faire savoir qu'il compte l'interroger sur ce qu'il aura retenu de la recherche en question. Nul doute qu'une telle exigence poussera à la rationnalisation du dit copié-collé.

Le grand plan du numérique que veut Bayrou ne me paraît donc pas insensé. En soi, je pourrais en penser autant de celui d'Hollande si je ne connaissais pas par trop bien les Socialistes et la gauche en général. Ils confondent l'outil (donc le moyen) et son but. A gauche, le numérique est un objectif en soi (tout comme dans les diverses officines de l'UMP au demeurant) : c'est bien là où le bât blesse, et c'est, au fond, la nature même d'un tel projet qui provoque des réactions épidermiques chez des individus comme Brighelli.

Le pédagogisme a tué l'informatique comme il a flingué la pédagogie. De même qu'il a fait de la pédagogie une idéologie il fait de l'informatique le Graal universel de la très sainte pédagogie.

Mais en soi, ni la pédagogie ni l'informatique ne sont à condamner. La première est une passionnante science humaine, la seconde une technologie aux ressorts et aux apports prodigieux.

Les pédagogistes ont sans nul doute entâché ce qu'ils voulaient défendre par des comportements sectaires et malhonnêtes, mais leurs adversaires pourraient bien se tirer une balle dans le pied en s'obstinant à jeter le bébé avec l'eau du bain...

mercredi, 30 novembre 2011

Bayrou et la mauvaise foi inébranlable de la gauchosphère

Il y a une remarque de Maître Jean (Véronis) datant d'il y a deux trois ans qui m'a toujours fait rigoler : c'était le bon temps où évoquant le haut du classemment de feu wikio (devenu aujourd'hui ebuzzing) il parlait de "clique" et songeait à modifier les algorithmes du classement (ce qu'il a d'ailleurs fini par faire).

Clique, ça me plaît bien comme mot. J'aime bien. Tiens, ça me rappelle un autre souvenir : au temps de la splendeur des newsgroups et de Usenet, il était de bon temps d'entrer sur le forum consacré à l'évolution des hiérarchies Usenet-fr en saluant les divers interlocuteurs d'un tonitruant "Salut, la meute !"

C'était la fête au Béarnais, aujourd'hui, au sein de la clique (constituée à 95% de blogues de gauche) : on faisait semblant de ne pas comprendre le projet économique de Bayrou, ou alors, à défaut, on le déformait.

Voyons : chez l'Nicolas, par exemple, on s'évertuait à démontrer que la retraite par points était le cheval de Troie de la retraite par capitalisation. Ah ? Que l'on me cite un seul pays dont un système de retraite par points ou comptes notionels qui aurait fait de la capitalisation la pierre angulaire de leur financement ! J'attends...

Mtislav, avec un aplomb extraordinaire, associait, en commentaires, dans un même panier le projet de plan de François et la planification soviétique. J'avoue qu'il m'en bouchait un coin, sur ce coup-là. Trop fort ! Il faut dire qu'à gauche on tente de nous rejouer la grande comédie un peu éculée de 2007 en expliquant à qui veut l'entendre que le centre, c'est au fond à droite. A défaut, on espère juste y voir une opportunité de piquer des voix à Sarko. Et ce n'est pas grave si l'évidence des dernières années montre la vacuité et la mauvaise foi crasse de telles déclarations...

Mtislav entonnait ensuite le traditionnel couplet de gauche sur les vilaines agences de notation de mèche avec les promoteurs de la retraite par répartition. Il fallait oser, mais il l'avait fait...Au fait, quand il a de la fièvre, il jette le thermomètre à la poubelle ?

L'Nicolas n'était pas en reste en assurant que Bayrou allait s'attaquer aux 35 heures : bien que Bayrou n'ait jamais été favorable à cette mesure, il vient justement aujourd'hui même de se distinguer nettement d'Hervé Morin qui veut faire travailler 37 heures payées 35, justement parce qu'il estime qu'encore une fois, ce seraient les salariés qui trinqueraient. "je me suis planté en beauté et du coup je m'excuse" ça se dit "mea maxima culpa" en latin.

Chez Variae, on renvoyait dos à dos Bayrou et Mélenchon. Moi, je n'aurais qu'une seule question à poser au camarade Romain, que je crois social-démocrate : préfère-t-il vivre sous un régime mélenchono-marxiste ou gouverné par une coalition de sociaux-libéraux, de chrétien-démocrates et de libéraux (je parle des libéraux centristes, pas des furieux) ? Qu'il réponde honnêtement à cette question, et qu'il me dise après s'il persiste à renvoyer dos-à-dos Mélenchon et Bayrou...

Bon, j'aurais bien parlé de la dextrosphère, mais comme elle n'existe pas...difficile ! et puis les gens de droite parlent assez peu de Bayrou sur la Toile. De toutes façons, quand on voit que Sarkozy en est encore à inviter cette vieille ruine décatie de Le Meur à l'Élysée, on voit bien qu'il n'a rien compris à l'évolution des réseaux sociaux au fil des dernières années...

 

23:02 Publié dans Blog, Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gauche, bayrou | | |  Facebook

lundi, 14 novembre 2011

Alain Lambert rejoint François Bayrou

Eh bien, ce n'est pas la moindre des personnalités qui rejoint François Bayrou, désormais : il s'agit ni plus ni moins que d'Alain Lambert, figure émérite et pionnier de la blogosphère s'il en est.

Je ne puis évidemment que m'en réjouir, car c'est un homme intègre dont j'ai souvent loué le mérite ici ou sur son blogue. Je me suis souvent étonné qu'il ne se joigne pas à Bayrou, eh bien c'est chose faite !

Au passage, j'apprends également qu'il présentera une candidature centriste aux prochaines législatives à Paris dans la 2ème circonscription. Il a d'ailleurs préparé un blogue ad hoc ! Peut-être sera-ce l'occasion de mener une campagne ensemble, qui sait...

Je partage nombre d'analyses avec Alain Lambert : par exemple, le refus de faire des marchés les bouc-émissaires de nos propres errances budgétaires. Point de vue dans lequel je me retrouve tout à fait.

Si j'en crois ce que dit François Bayrou, nous avons, au fond, tous les trois le sentiment que la clef des difficultés dans lesquelles est plongée la France ne se trouve pas ailleurs mais bien en France-même.

Même si je crois François Hollande relativement raisonnable il n'en reste pas moins que toute la gauchosphère continue à véhiculer des mythes en lesquels elle accorde une foi immodérée. Et il faut bien dire que tous ces racontars sont largement alimentés par la classe politique de gauche. Dans son E-reputation, Edouard Filias dit qu'une des caractéristiques d'Internet, c'est sa viralité.De fait, la contamination sur nos ondes électroniques, se propage jusqu'aux esprits les plus sains

Ils répondent directement aux fantasmes de la droite que l'UMP et les serviteurs zélés de Nicolas Sarkozy ne cessent à leur tour de nourrir. On sait que nous avons besoin de trouver 65 à 70 milliards d'économies, et l'UMP nous bassine avec la fraude sociale, tout comme le FN essaie de nous faire croire qu'en virant les immigrés, nous allons réaliser des milliards d'économies. La fraude sociale totalise des sommes dérisoires au regard de nos besoins, et l'immigration, même si elle a généré de nombreux problèmes en France, a rapporté au final plus à la France qu'elle ne lui a coûté.

Gauche, droite, gauche de la gauche, FN, ils utilisent tous le même langage : ils essaient de nous faire croire que l'Eldorado existe. Ce sont des parieurs, des joueurs de casino qui croient avoir trouvé la martingale unique. Des fous, en somme, qui voudraient diriger un pays en confondant les étoiles et les lucioles.

Seul Bayrou a la lucidité et le courage d'oser dire la vérité sans pour autant se flageller, parce qu'il pense sincèrement, sur le fond, que la France est capable de se redresser : c'est en nous-mêmes que nous trouverons les ressources qui sont nécessaires pour nous sortir de l'ornière. Et pour que ces mots ne soient pas de simples incantations, il a d'ores et déjà dessiné une ébauche de projet présidentiel, un espoir crédible, faisant de la relocalisation, de la réduction des déficits et d'une instruction pragmatique, les clefs de notre avenir. 

23:30 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : alain lambert, bayrou, gauche, droite | | |  Facebook

jeudi, 10 novembre 2011

Adieu, blogowars, sniff...

Ça fait un moment que je trouve la blogosphère politique un peu terne. Ah, je me souviens encore de l'époque heureuse où il ne se passait pas une semaine sans que les blogueurs ne s'invectivent à coups de noms d'oiseaux et de billets enflammés.

On avait pourtant une occasion unique, tout récemment : figurez-vous qu'un blogueur de gauche dont l'antre répond au doux nom de Grumeau (oui, comme ces espèces de moles de farine durcie dont on n'arrive pas à se débarrasser quand on fait un quatre-quart) venait d'interpeler le Faucon et Corto.

Zut alors : le Faucon a refusé de lui retourner la blogotorgnole que méritait sa vile provocation gauchiste. Corto, lui, apparemment, il ne s'est rendu compte de rien. Il faut dire que notre compère enfariné avait omis de lier les deux blogues concernés, ce qui n'est pas malin, en la circonstance.

Notre engrumelé confond également qualité et classement blogosphérique : ainsi, il écrit qu'il n'y a aucun blogue de droite dans le classement des meilleurs blogues politiques. Je subodore qu'il fait allusion au classement politique de wikio dont je suis l'illustre (bien qu'inconnu) consultant.

Tss tsss tsss : le classement établi par wikio tente de mesurer l'influence des blogues, pas leur qualité, primo, et secondo, c'est un classement quantitatif puisqu'il s'appuie pour ce faire sur les tweets et les backlinks. Il a donc tout faux, le gaucho.

C'est vrai que ce mois-ci, pas de blogue de droite dans les 20 premiers, mais tout de même un blogue libéral de la pire espèce (un libertarien, le Diable, quoi...). C'est également un blogue centriste qui a pris la tête du classement. Et puis le mois dernier, on trouvait le Mal pensant parmi les 20 premiers. Notre gaucho a donc tout faux (ça rime bien, je trouve).

Moi, j'ai trouvé une solution simple pour lire les blogues de gauche : en fait, j'en lis un. Oui, comme ça, je les lis tous d'un coup. Astucieux, non ? Comme ils disent à peu près tous la même chose et agissent presque toujours en meute, ce n'est pas difficile de connaître de cette manière l'actualité des blogues de gauche.

Ah j'oubliais : notre gauchiste patenté a également interpelé l'Didier. Lui, je ne le compte pas dans les blogues de droite : il fait plutôt parti de la réacosphère. Il y a deux types de réacs, au demeurant : d'un côté ceux qui sont nés réacs (donc pas de changement) et de l'autre, ceux qui ont commencé côté gauche laïque fanatique et souverainiste (les plus violemment réacs, car comme je le dis souvent, adore ce que tu as brûlé et brûle ce que tu as adoré...). Devinette : à laquelle des deux espèces l'Didier appartient-il ?

Pour conclure, le Captain s'imagine qu'il n'existe que des blogues de gauche et de droite ; il se vante même d'être binaire. En fait, il y a aussi des blogues centristes...

 

00:31 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gauche, droite, blog | | |  Facebook

lundi, 17 octobre 2011

Hollande...Sarkozy ? Marine Le pen ? Bayrou ?

Pour moi, il est acquis ou presque que François Hollande sera en finale de la présidentielle. Je ne pense pas que les petits partis de gauche pourront l'inquiéter : le Front National est à près de 20% dans les intentions de vote, d'une part, et, d'autre part, le rejet de Sarkozy est tellement fort que le peuple de gauche ne prendra pas le risque de le voir réélire une seconde fois.

Donc, de ce côté-ci, c'est plié. Éva Joly, qui n'a désespérément rien compris à la France, et même Mélenchon, en dépit de sa spécificité feront des petits scores, voire des tout-petits scores.

Le danger, et le tovaritch CSP l'a bien compris, c'est le FN. Mon chasseur de koulaks favori a à la fois tort et raison. Tort, parce que le FN ne menace pas la gauche directement. Raison, parce qu'en revanche, sa candidate peut accéder au second tour en surclassant Sarkozy. Et ça, c'est un scénario qui me paraît plus qu'envisageable. Marine Le pen part très haut et elle va monter encore plus, j'en suis certain. Elle enregistre de plus en plus de ralliements. Elle menace donc directement Sarkozy, qui n'a d'autre choix pour tenter de regagner le terrain que d'essayer de durcir sa campagne. Sauf que c'est fichu, il a montré son impéritie pendant 5 ans dans les domaines qu'il pourrait partager avec le FN (sécurité, immigration, particulièrement).

Il reste un espace central désormais dégagé. Bayrou est actuellement sur son socle, à 7-8% d'intentions de vote. Il faut espérer qu'il décolle pour rassembler tout l'électorat centriste, que j'évalue à 15% environ. Pas plus, parce que Hollande va fixer tous les sociaux-démocrates et nous ne pouvons donc pas espérer les rallier.

15%, ce serait évidemment très bien. Mais pas suffisant. Il faut réussir à monter à 20 voire 21 pour se qualifier. 

La seconde place de finaliste va donc se jouer entre Marine Le pen, Nicolas Sarkozy, et, s'il réussit à émerger, François Bayrou. 

C'est loin d'être joué pour nous. Le MoDem n'a toujours pas de programme digne de ce nom (ne me parlez pas du projet humaniste, il me donne des boutons rien que d'en prononcer le nom). Il y a un embryon de programme solide et raisonné avec l'État d'Urgence de Bayrou, et heureusement, toutes ses propositions de 2007 qui demeurent à 90% valides. Il va falloir étoffer tout cela, nous avons un retard conséquent sur les autres grandes forces politiques.

Il y a un gros espace sur notre centre-droit. Le MoDem part de loin, c'est un parti de centre-gauche. Mais Bayrou, lui, est un authentique centriste démocrate-chrétien. En principe, il est légitime sur cet espace, même s'il a brouillé considérablement son image ces dernières années.

Il faut donc occuper l'espace de la droite modérée, avec un avantage : elle commence à ne plus pouvoir voir Sarkozy en peinture. Cela ne se ressent pas encore en termes d'intentions de votes (encore que, il suffit de considérer les scores de Borloo, ou même de Morin) mais dans la classe politique, des parlementaires qui sont excédés par Sarkozy, il y en a, d'autant qu'ils ont compris, désormais, qu'il les mène dans le mur.

C'est un très très gros challenge pour nous autres, centristes, mais qui sait : peut-être pouvons-nous coiffer in extremis la droite sarkozyste et le FN sur le poteau.

En tout cas, stratégiquement, ce devrait être notre but. La droite modérée n'a plus rien à perdre, et elle sait qu'avec Sarkozy elle est foutue : qu'est-ce que vous en pensez, l'Faucon, Rubin Xerbias, le Chafouin qui a déjà donné un peu son avis, Alexandre, Vlad,  Val le nain, Corto, Crapoto, Alain Lambert et, tiens, même Koz qui était prêt à balancer un gros caillasse à Bayrou il y a trois-quatre ans ?

Avec Bayrou, il lui reste une petite chance...

mercredi, 12 octobre 2011

Foutue image...

L'issue du premier tour des primaires s'est avérée impitoyable pour Ségolène Royal. La voilà réléguée aux confins du Tartare, ou presque. Toutefois, je le dis souvent, on meurt rarement en politique. En décembre 2001, François Bayrou était à deux doigts d'abandonner purement et simplement la politique. Après le second tour de la présidentielle en 1995, Sarkozy était donné pour mort. Enfin, qui eût pensé, il y a encore peu, que la Dame des 35 heures et Flamby se seraient disputés l'honneur de représenter le Parti Socialiste en avril prochain, avec cette fois la perspective d'une élection imperdable ? Ségolène Royal est hors course pour l'instant, cela ne signifie pas pour autant qu'on ne la reverra pas émerger à nouveau dans quelques années.

Je crois que sa descente aux enfers a commencé à partir du moment où ses opposants de droite sont parvenus à lui tenir un procès en incompétence, et ses opposants de gauche en hystérie. C'est cela qui est assez étrange, si l'on songe qu'en principe, elle appartient plutôt aux fameux cerles de la raison chers à Michel Rocard (qui ne l'aime guère pour autant).

Je me souviens d'une remarque de Jean-Luc Benhamias pour le MoDem, il me semble, peu après les élections régionales de 2010. Le MoDem et François Bayrou s'étaient astreints à une cure assez longue de silence. Benhamias observait la chose suivante : quand on est englué jusqu'au cou dans un sable mouvant, plus on bouge, plus on s'enfonce.

C'est, je le crois le malheur de Ségolène Royal. Elle n'a pas su respecter les moments de silence qui auraient été nécessaires à la reconstruction de son image. Je pense d'ailleurs que c'est le travers dans lequel François Bayrou est tombé à plusieurs reprises au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Cinq ans, c'est long. Il faut donner du temps au temps. François Hollande, à l'inverse, a pris tout son temps pour reconstruire son image, avec patience, pendant près de trois ans. Et le résultat est là. Même chose pour Martine Aubry qui ne s'est jamais laissé imposer ses priorités par l'agenda médiatique.

Quand cela ne veut pas, cela ne veut pas. On ne peut pas forcer le destin. C'est dur, évidemment, d'avoir incarné les voix de plus de 20 millions de Français, et de se retrouver réduite à moins de 7% d'un corps électoral réduit à 2 millions et quelques de votants...

Ségolène Royal a voulu être présente à tout prix, mais elle ne s'est jamais occupée de la reconstruction de son image, ce qui était une priorité. Or, comme toute reconstruction, une telle tache se prépare car elle prend du temps.

Nicolas Sarkozy a compris cela : lui aussi essaie de se reconstruire une crédibilité présidentielle. Le problème, pour plagier Jean-Luc Benhamias, c'est qu'il est dans les sables mouvants à l'heure actuelle. Autrement dit, plus il bouge, plus il s'enfonce. Alors certes, il semble avoir mis en retrait les moulinets de bras (encore que...) mais c'est trop tard. Sa défaite est à peu près inéluctable. Des politiques fins comme Copé ou Fillon l'ont compris. La droite ne peut pas gagner une quatrième présidentielle d'affilée, surtout en temps de crise. La seule chose à laquelle elle puit se préparer désormais, c'est de tenter de préparer 2017. En effet, la crise peut rebattre les cartes prématurément, car le prochain gouvernement sera contraint de prendre des décisions difficiles.

Et Bayrou, dans tout ça ? Très dur. Très très dur. Lui aussi est victime d'une image qui n'est pas encore reconstruite, même s'il y a un progrès notable depuis quelque temps. Il peut faire un assez bon score, peut-être, mais franchement, je ne vois pas comment il pourrait gagner. François Hollande occupe l'espace social-démocrate. Au centre, il n'y a plus que lui, mais il a délaissé depuis trop longtemps le centre-droit, et même s'il parvient à occuper cette zone, l'espace restant n'est pas suffisant pour surpasser le score de la gauche.

En fait, la seule combinaison qui eût pu avoir une chance, face à la gauche, c'est une candidature centriste soutenue par la droite, puisqu'elle ne peut plus gagner. Autrement dit, il faudrait qu'une part significative de la droite se détache de Sarkozy et soutienne Bayrou. Très difficile à réaliser, et complexe parce que Bayrou s'est largement grillé à droite par une opposition radicale au sarkozysme.

Si le centre-droit avait eu le courage de l'ouvrir et de faire valoir ses convictions au sein de la majorité sarkozyste au lieu de passer son temps à baisser son froc, et qu'il y eût eu un candidat de centre-droit peu compromis avec le gouvernement actuel, il y avait quelque chose de possible. C'était le calcul de Borloo. Raté. L'homme manquait par trop de détermination, de soutiens solides, de volonté et surtout, d'indépendance...

Ce qu'une bonne partie des centristes de la majorité commencent à sentir désormais, c'est qu'il est impossible pour la droite de gagner sans le centre, c'est à dire sans Bayrou.

Et là, il est trop tard, beaucoup trop tard. Bref, en somme, le centre s'est grillé à droite et la droite s'est grillée au centre. Or, face, à la gauche, ils ne peuvent pas gagner l'un sans l'autre. Le Nouveau Centre aurait du comprendre depuis longtemps que le seul candidat qui pouvait incarner ses idées et qui pouvait lui donner du poids c'est Bayrou. Il aurait du se rapprocher de lui depuis longtemps. Le qualifier d'homme de gauche était une bêtise et une erreur stratégique (dont l'électorat centriste n'a cure au demeurant). Le Nouveau centre s'est bâti un réseau d'élus locaux. Tant mieux pour lui, car il ne restera rien ou presque de son groupe de députés à l'assemblée, et je parie qu'en dépit de l'alliance avec le MoDem, il ne sera pas mieux lotti que lui dans la future assemblée, même si le MoDem choisit de ne passer aucun pacte.

Pour conclure, je tends à penser que la gauche n'a pas besoin du centre pour gagner, à condition de demeurer sur une ligne social-démocrate. 

Voilà où on en est...

18:40 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, centre, image, royal, droite, gauche | | |  Facebook