lundi, 07 mai 2012

La gauche a eu chaud !

J'ai bien fait d'aller voter Hollande au second tour. Je faisais partie de ceux qui voyaient Sarkozy fichu il y a 6 mois, essentiellement en raison de ses errances.

Erreur sur toute la ligne. C'est une bête de campagne, ce type. Après 17 ans de présidence de droite, une crise économique et toute une série d'élections intermédiaires perdues, il a réussi à remonter la pente sondagière au point de revenir à 48.5.

Ouf ! Heureusement qu'il n'y a pas eu une semaine de plus de campagne, je ne sais pas ce qu'il se serait passé !

Du coup, la droite n'est pas en aussi mauvaise position qu'il y paraît. Son principal obstacle, au fond, c'est le FN. La gauche est à 44%. Si l'on admet qu'un électeur du FN sur 5 vote ensuite à gauche, on comprend que la gauche n'est pas majoritaire en France. Ni la droite, d'ailleurs.

Ce qu'a à craindre la droite, ce sont les triangulaires avec le FN. C'est ce qui permettra certainement à la gauche d'emporter pas mal de sièges sauf si l'abstention est forte.

Et le centre ? Le MoDem est crédité de 4% des voix. Pas grand chose, en somme. Son seul espoir, c'est de parvenir à s'identifier auprès des français avec des marqueurs forts, ce qui n'est absolument pas le cas pour l'instant.

Je l'avais dit pour les présidentielles, et je le redis pour les législatives : il faut mettre le paquet sur le Made in France, la réindustrialisation et les filières courtes, en faire notre marque de fabrique et développer un programme complet là-dessus.

Les centristes peuvent encore sauver les pots cassés en suivant cette intuition de Bayrou, mais cela suppose de disposer d'un programme très performant (bien plus que celui de Bayrou à la présidentielle) et de parvenir à assurer sa promotion. Il va de soi qu'il faudra associer ce programme au pouvoir d'achat et réfléchir à la réinsertion de ceux qui ont perdu leur emploi.

Je me suis aperçu que j'avais réussi, lors de cette présidentielle, à convaincre deux personnes de voter Bayrou, sans m'en rendre compte.

Paradoxalement, l'un de ces deux votes a planté l'une de mes intuitions politiques comme jamais encore auparavant : ma compagne a toujours voté à gauche. J'ai écrit ici que si un jour elle votait pour Bayrou, les sociaux-démocrates le feraient aussi et que Bayrou gagnerait donc.

Eh bien je me suis planté, et je ne m'y attendais pas. Elle a voté Bayrou sans me le dire et Bayrou n'a pas gagné. A cause de la rigueur morale de l'individu, de son indépendance et de la validité de ses propositions.

J'avoue que c'est mon principal sujet de perplexité après ses élections. Entre mon second fiston qui confirme être de droite (j'ai fait le test du jardin) et elle qui a finalement voté Bayrou, voilà des choses qui interrogent mes intutions personnelles...

dimanche, 06 mai 2012

Un seul regret.

J'ai un seul regret : je viens de prendre connaissance (en fait, c'est un gros mensonge, je le connais depuis longtemps) du résultat final du second tour et je vois que Sarkozy ne s'en sort pas si mal que cela. Hollande ne l'emporte qu'à 52% environ.

Or, pour que la droite se recompose, il aurait fallu une claque. Une défaite sèche.

Attendons la suite. J'observe tout de même que Dominique Paillé, du Parti Radical a tout de suite réagi : 

La présidentielle se gagne au centre. N Sarkozy n'a jamais voulu le prendre en compte. Il a eu tort.

Eh oui, mon ami...et pas seulement la présidentielle : c'est toute la politique menée pendant 5 années qu'il aurait fallu conduire autrement. On en reparlera.

Bon, pour moi, je vais sans doute passer de l'opposition à...l'opposition...C'est pas grave, j'ai l'habitude.

En revanche, il y a un truc qui me fait rigoler : ils vont faire quoi les blogs de gauche dont le fond de commerce était de conchier Sarko, sans Sarko ? 

20:18 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, hollande | | |  Facebook

samedi, 05 mai 2012

Caramba ! Un de mes fistons est sarkozyste !

C'est terrible, tout de même, une éducation ratée. Je l'ai souvent laissé entendre ici, j'ai une petite famille. Elle compte entre autres deux garçons. L'aîné a bien écouté son papa et voterait Bayrou s'il pouvait s'exprimer à cette présidentielle. Je pressens, en dépit de mes efforts pour le corriger, qu'il a un âme de gauche, mais à coups de sermons libéraux, j'espère bien l'amender dans le futur :-) Je ne sais pas d'où cela lui vient...Peut-être de sa mère qui elle, est à gauche (mais pas du tout militante et , au fond, social-démocrate bon teint), allez savoir.

J'en ai un second, encore à l'école primaire, et, celui-là, il ne cesse de m'étonner. Il est revenu un jour de l'école en m'expliquant que lui, il était catholique. Bien qu'imbibé de catholicisme, je ne donne aucune éducation religieuse à mes enfants, ce qui fait au passage, que mon catholique de second fils m'a assuré le plus sérieusement du monde, tout récemment, qu'il croyait en Zeus...

Bon, peu importe, à la limite. Mais le bouquet, c'est sa déclaration d'il y a deux jours : il a exprimé avec certitude l'intention de soutenir Sarkozy, l'appelant "mon président". Son argument ? Il ne veut pas changer de président. Il a un côté conservateur, mon fiston. 

Sans doute la faute à ma fibre droitière.

Me voilà bien, tiens. Bon, je n'ai pas demandé son avis à la plus petite. Elle, on verra pour 2017.

01:08 Publié dans Education, Insolite | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fiston, sarkozy | | |  Facebook

vendredi, 04 mai 2012

Amis du centre et centre-droit, ne jouez pas avec le feu.

Un  dernier petit billet pour la route, très court.

Amis centristes, ne prenez pas le risque de voir Sarko rester à l'Élysée. Faites un bon geste et donnez à Giulia un papa à plein temps qui pourra enfin consacrer à l'éducation de la petite le temps qui lui est nécessaire.

Permettez-lui de trouver son papa à son réveil lundi matin au lieu de devoir se rendre en cadillac à l'Élysée.

Accessoirement, à défaut de compassion pour Giulia, pensez à la France, alors.

Amoncellements de déficits, imbroglio inextricable de lois de circonstances diverses, jungle administrative,  industrie en berne, agitation permanente remplaçant les réformes de fond, navigation à vue, il est peut-être temps d'en finir, non ?

Pour Hollande, juste une remarque pour la dette : il a tout de même toujours laissé entendre que l'application de son programme serait conditionné à l'état des finances publiques, ce qui est un pis-aller.

Et puis il y aura les législatives pour se rattraper...

23:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, présidentielle | | |  Facebook

mardi, 01 mai 2012

Non, Sarko n'est pas le mal...

Je finis par trouver exaspérantes les incantations morales à gauche, mais aussi dans l'appareil militant du MoDem à voter pour Hollande parce que Sarkozy serait le "Mal". Ridicule. Risible. Pitoyable niveau d'argumentation. Moi, la bonne conscience dégoûlinante, cela me hérisse, c'est justement ce qui me fait repousser avec aversion le vote de gauche. De voir à quel point le militant MoDem et une partie de son appareil central peuvent se montrer à ce point soluble dans cette gauche arrogante et hypocrite, j'avoue que cela me fait faire des bonds devant mon clavier.

Il y a des raisons de ne pas voter Sarkozy, mais ce n'est pas celles que la gauche brandit

J'ai visionné le clip de Nicolas Sarkozy. C'est clair qu'il tend la main aux électeurs du Front National. Et alors ? Oui, l'immigration est un problème. Oui, il a raison de demander à ce que les étrangers deviennent français s'ils veulent avoir le droit de vote aux élections locales. De même, l'examen de français, l'adhésion à nos valeurs, je suis pour aussi. Le problème, au fond, ce n'est pas qu'il parle de l'immigration, le problème, c'est qu'il ne dit que ça. Comme si l'avenir de la France devait s'articuler autour de la seule question de l'immigration alors que c'est un problème secondaire au regard d'enjeux bien plus majeurs.

J'ai à ce sujet une difficulté avec la gauche. François Hollande, évoquant les régularisations de "sans-papiers" comme on dit, juge qu'il faut considérer la chose au cas par cas. Cela a toujours été ma position, c'était aussi celle de François Bayrou. Il souhaite également limiter l'immigration économique. En revanche, pas de numerus claussus sur les étudiants étrangers. On est sur la même longueur d'ondes pour l'instant.

L'inconvénient, c'est qu'à côté de ces positions correctes, il y a aussi les Éva Joly, le Front de Gauche ou tout simplement Martine Aubry il y a à peine 3 ans qui exigeait la régularisation de tous les immigrés en situation irrégulière ayant résidé 5 années en France. Il va faire quoi, Hollande ? 

Mais bon, me voilà à parler de l'immigration alors la question de la réindustrialisation de la France n'est abordée ni dans le clip de Nicolas Sarkozy ni dans celui de François Hollande. A vrai dire, Hollande utilise une vieille fibre éculée : il promet tout à tout le monde. Si l'on en croit les annonces publicitaires de sa réclame, tout le monde va être heureux dans un monde socialiste et meilleur. Pas une seule annonce de mesure claire là-dedans, même si j'admets qu'un clip de campagne n'y est pas propice.

Au fond, ce que je constate, c'est que ces deux clips sont aussi indigents l'un que l'autre, bien que pour des raisons différentes.

dimanche, 29 avril 2012

Entre Blanc, Sarkozy et Hollande, que choisir ?

Une semaine encore et c'est le second tour de l'élection présidentielle. Il va falloir départager Sarkozy de François Hollande ou...ne pas choisir...

Pour ma part, ce seront les choix effectués par François Bayrou qui seront d'abord déterminants. S'il choisit l'un des deux candidats, je ferai de même, y compris si ce candidat est Nicolas Sarkozy.

Le problème, avec Nicolas Sarkozy, c'est que je ne lui fais aucune confiance. En soi, le programme de l'UMP est loin d'être nul, il comporte souvent des choses intéressantes, mais je ne crois pas un seul instant que Sarkozy fasse ce qu'il dit dans le futur. Ses déclarations sur le Made in France me font bien rire : un membre de sa mouvance, Yves Jégo, avait réalisé un travail remarquable dans ce domaine. Qu'en a tiré Sarkozy dans sa politique économique ? Rien.

Dans le domaine éducatif, c'est pire : Sarkozy a appliqué une poilitique de gauche avec des moyens "de droite", c'est à dire en réduction.

Pendant son quinquennat, la seule idée de Bayrou qu'il ait tenté de faire appliquer, cela a été le Small Business Act à la française en tentant de passer par l'Europe. Malheureusement, cela n'a guère porté de fruit. Je ne lui en tiens toutefois pas rigueur, les blocages viennent des autres Européens.

Côté socialiste, la garantie, en fait, c'est qu'Hollande n'applique pas son programme. Je suis absolument convaincu que les fameux 60 000 postes promis ne seront pas créés autrement que par des redéploiements. Hollande l'a d'ailleurs dit plusieurs fois, mais pas trop fort. Au sein même de l'Éducation Nationale, où il va mettre fin au redoublement et sans doute augmenter les effectifs des classes partout où il considérera comme "viables" les établissements scolaires et ailleurs en ponctionnant des postes, à commencer par l'Armée sans doute.

Ce qui éveille ma méfiance, avec Hollande, c'est qu'il est tout de même beaucoup dans la posture, même s'il a le mérite, il faut l'admettre et contrairement à ce que dit la droite, de ne pas trop céder aux sirènes gauchistes de toute sorte.

Son programme n'en comporte pas moins d'authentiques morceaux de démagogie en barre.

Que faire alors ? Abstention ou blanc, comme Alain Lambert ou Philippe ?

Il y a aussi des considérations d'ordre tactique et politique : au fond, le PS n'a pas besoin de nous. Hollande non plus. L'UMP en revanche, nous accueillerait très certainement fraternellement...

Je n'ai pas pour Sarkozy cette détestation ridicule qui caractérise la gauche dans son ensemble, à commencer par les blogueurs. Une Éva Joly achève de se ridiculiser quand elle se permet de comparer Sarko à Pétain. Jusque là, je pensais encore cette femme intelligence à défaut d'être charismatique, mais...même pas...Et puis quand on voit un Julien Dray inviter l'infect DSK à son anniversaire...Il fait rire, le Mosco, le directeur de campagne actuel de Hollande : a-t-il oublié qu'il aspirait à la même fonction auprès de son ex-patron quand il l'a fui en se bouchant le nez ?

Nicolas Sarkozy et François Hollande ont tous deux répondu à la lettre de François Bayrou. En lui répondant, ils m'ont aussi répondu. J'analyserai leurs réponses respectives dans un prochain billet, mais, tout comme Bayrou, je ne pense prendre une position que d'ici jeudi prochain.

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vendredi, 20 avril 2012

Vivement les premiers revers de la gauche !

Il y a un truc qui va gonfler, je le sens, à l'issue de cette présidentielle, c'est l'arrogance de la gauche et de la leftbloguerie et compagnie.

Ils ont tous les pouvoirs (il ne reste plus que la présidence et l'assemblée nationale), ils détiennent tous les médias, ils occupent la totalité du terrain sur la Toile ou presque, et ils se voient déjà au faîte de leur gloire dans un concert de ricanements arrogants.

Ce sera une joie de voir leurs tronches déconfites et leur mea culpa quand viendront leurs premiers revers.

Bien sûr, en face, il y a Sarkozy et toute sa clique. Je n'ai jamais considéré Sarkozy comme le Diable, contrairement au TSS de la gauche, mais comme un mauvais président dans l'ensemble, ça oui.

Qu'a-t-il à son actif ? La réforme des retraites, bien qu'imparfaite, celle des tribunaux bien que mal faite et la Libye. C'est tout. Si, un effort sur les deux dernières années pour contracter les déficits, même si nous restons loin du compte. A l'international, bof...Pas la cata, pas non plus une grande réussite.

Je ne sais pas encore trop ce que vaudra Hollande, puisqu'il est à peu près acté qu'il va remporter la présidentielle. Il a un staff. Moi, je me méfie toujours de staffs, des conseillers et des commissions. C'est là qu'on trouve tous les planqués qui grenouillent. C'est une chose que j'aime bien chez Bayrou, d'ailleurs : sa capacité à s'affranchir, Dieu merci, des commissions de toutes sortes. 

Hollande n'a, en effet, comme le souligne la droite, jamais exercé un poste à responsabilité. C'est une chose qui m'inquiète tout de même.

En fait, ne serait-ce Hollande stricto sensu, je pourrais ne pas avoir trop de mal à voter pour l'homme qui ne m'est pas antiphatique. Mais ce sont les hordes de socialos qui sont derrière qui m'horripilent littéralement. Rien qu'à l'idée de les voir triompher le 06 mai, cela me donne envie de choisir finalement Sarko, en dépit de tous ses travers.

Quand je regarde le parcours de Hollande, c'est tout de même beaucoup celui d'un apparatchik, et je ne le vois pas briller par sa propension à prendre des décisions courageuses.

Bref, ça ne va pas être l'enthousiasme délirant s'il faut glisser un bulletin de vote avec son nom au second tour.

A vrai dire, j'associe dans une même exécration l'hypocrisie et le bon sentiment ordinaires socialistes d'un côté, et l'auto-satisfaction générale de la sarkozie de l'autre. 

Ça va être dur.

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dimanche, 15 avril 2012

Pardon aux Harkis : ouf, enfin !

Nicolas Sarkozy a reconnu l'abandon de la France envers les Harkis à l'issue de la guerre d'Algérie. Ouf. Enfin. Il reste à le répéter 150 000 fois au moins pour tous ceux qui sont morts là-bas, dans des circonstances souvent atroces, lâchement abandonnés par le pays qu'ils avaient choisi comme patrie.

Personnellement, c'est quelque chose qui m'a toujours empêché d'admirer inconditionnellement de Gaule. Qu'il ait pu laisser se faire une telle infâmie, une telle trahison, c'est typiquement le genre de choses que je considère comme une marque indélébile.

Louis Joxe avec ses mesures dégueulasses qui devaient surtout éviter de faire l'objet de toute forme de publicité, de Gaule, lui-même, avec des raisonnements que n'aurait pas renié le FN d'aujourd'hui, ont été en-dessous de tout. Quant à la gauche, qui avait soutenu depuis toujours l'insurrection algérienne, il ne fallait pas compter sur elle pour prendre la défense des abandonnés.

Personnellement, je considère que l'abandon des Harkis aux représailles en Algérie, est du même niveau que la rafle du Vel d'Hiv. C'est du même acabit, et cela montre bien qu'en 20 ans, la France n'avait pas changé.

Sarkozy a fini par tenir un engagement qu'il avait pris en 2007. On aurait aimé que cela n'intervienne pas à une semaine de premier tour de la présidentielle, histoire de ne pas laisser un arrière-goût de récupération.

 

00:46 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : harki, sarkozy | | |  Facebook

jeudi, 29 mars 2012

J'espère qu'elle se trompe !

Nom de... Il y a plusieurs mois, alors que je n'aurais pas donné un ancien franc de la peau de Sarko à l'Élysée, ma compagne m'a assuré que j'avais tout intérêt à me méfier : elle pressentait qu'il serait réélu et que les Français oubliaient très vite. Pour elle, en campagne, c'était un malin, et, à tous les coups, il allait réussir à se faire réélire président.

Je ne l'ai pas crue.

Je lui ai assuré qu'il était foutu. Je ne le donnais pas à plus de 22%. Et là, il monte inexorablement vers son socle de 2007 et Hollande baisse tendanciellement depuis trois mois.

Ah non ! Pas Sarko 5 ans de plus, pitié !

A vrai dire, à gauche, quand on voit l'autre, Mélenchon, là...Je vais être franc : si celui-là il est au second tour contre Sarko, ça va me faire mal au coeur, mais je vote Sarko, que cela soit dit. Et je connais plus d'un centriste qui en fera autant.

Non mais vous l'avez vu, celui-là, avec son programme de confiscations et de spoliations à tout va, son épuration programmée des médias. Et ses promesses !

Un SMIG à 1700 euros ? T'es comique, mon gars. C'est un fait établi : plus tu crées de rigidité dans le droit du travail, plus , en somme, des statuts sont rigides, plus en contre-partie il se crée de la précarité pour rétablir de la souplesse. Des temps partiels, des contrats aidés, des stages, et cetera, de l'interim, toutes choses qui permettent aux entreprises de desserrer l'étau.

La plus belle illustration de cet état de fait, c'est l'administration française et la fonction publique : à côté des statuts protégés, il y a des contractuels sous-payés, des temps partiels imposés sans parler des basses oeuvres sous-traitées au privé pour des salaires de misères, contraignant nombre de salariés modestes à cumuler deux emplois.

Bien sûr, il ne s'agit pas de s'aligner sur un droit du travail à la chinoise, mais on trouve entre ces deux extrêmes des solutions pondérées. Le contrat de travail à droits progressifs que propose Bayrou, par exemple.

Je suis désolé que Bayrou ne parvienne pas à faire valoir davantage ses propositions raisonnables et intelligentes dans cette campagne qui plonge dans la torpeur. 

En tout cas, une chose est certaine : pas de guignolo à la tête de l'État, ni de droite, ni de gauche. Si cela doit être Hollande, bien qu'il promette n'importe quoi et dise comme d'habitude OUI à Jacques et Paul, l'un qui veut taxer le capital et l'autre qui veut le protéger, on peut penser qu'il ne fera pas n'importe quoi malgré tout.

Cela dit, j'ai beaucoup aimé la réponse de Bayrou à sa taxe à la con de 75% de Hollande : ça veut dire quoi ? Qu'on veut empêcher quiconque de s'enrichir en France parce que c'est mal ? Quel signal débile (et inutile en plus, ça rapporte trois fois rien !!!) envoyé à l'esprit d'entreprise !

Bref, je n'ai pas le goût à écrire par les temps qui courent...

11:58 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (82) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, mélenchon, bayrou | | |  Facebook

vendredi, 16 mars 2012

Électeur de Gauche, que feras-tu si Sarko est en mesure de battre Hollande ?

J'ai l'impression qu'une nouvelle question va bientôt s'imposer dans cette campagne : les courbes d'intention de vote de Sarkozy ne cessent de s'améliorer. Il est en passe désormais de l'emporter au premier tour sur Hollande, mais surtout, au second tour, il ne cesse de grignoter l'écart qui les sépare.

J'ai un travers : je sous-estime à chaque fois Sarkozy. En campagne, c'est un super-bon. Comme aucun scrupule ne l'étouffe, il est près à porter n'importe quoi sur la place publique qui puisse faire débat. C'est l'avantage de ne pas avoir de fond.

Là, il a touché le jackpot avec l'Europe et l'immigration. Forcer la main de l'Europe, cela ne peut que plaire à l'esprit frondeur des Français. Et malheureusement, en face, Hollande n'est pas bon, même si je juge intelligente, en revanche, son idée de faire voter par l'Assemblée Nationale le nombre d'admissions pour l'immigration économique. On devrait simplement en faire autant pour le regroupement familial et se montrer plus sévère sur ses conditions d'exécution.

Cela dit, là n'est pas la question : je me demande si ne commence pas à rejouer 2007. Je crois que nous sommes nombreux à estimer que Sarkozy ne doit pas demeurer à la tête de l'État français. Mais peut-être les Français seront-ils encore plus nombreux à penser qu'il ne faut pas non plus que cela soit François Hollande...

Dans ce cas, le risque zéro s'appelle...nous les savons tous...François Bayrou. Ses idées font globalement consensus, ou, tout du moins, rassemble une adhésion assez large, comparée à celles des autres. C'est un honnête homme et un modéré. Évidemment, s'il dispose du soutien de la gauche au second tour, il ne fait pas de doute que le prochain pouvoir seran constitué d'une alliance entre le centre et la gauche. Cela me paraît logique. La gauche n'y perd donc pas tant qu'elle pourrait le craindre.

Mais bon, le mieux est de poser la question à quelques blogueurs de gauche fameux...Yann, Nicolas, Melclalex, SarkoFrance, Arnaud Mouillard, Ruminances, Homer par exemple

12:58 Publié dans Blog, Politique | Lien permanent | Commentaires (51) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gauche, bayrou, sarkozy, hollande | | |  Facebook

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