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jeudi, 01 septembre 2016

Baisses des salaires enseignants : merci qui ? Najat et Pépère...

Ils sont trop forts Hollande et Vallaud-Belkacem. On les entend claironner qu'ils ont revalorisé les salaires des enseignants. Un mensonge de plus et un beau. Je passe sur la baisse des salaires des enseignants de classes préparatoires, ça, c'est déjà du passé, mais j'attire en revanche l'attention sur les enseignants de collège qui font des heures supplémentaires : 500 euros de moins par an pour ceux qui font 21 heures ou plus. Sarko, c'était travailler plus pour gagner plus, Hollande c'est encore mieux : travailler plus pour gagner moins.

Lisez le décret sur legifrance. 500 euros de moins par an. C'est qui les 21% de masochistes chez les enseignants, qui veulent encore voter Hollande ou plus généralement pour le PS en 2017 ?

Je ne veux pas dire, mais quand je regarde la classe politique, on peut dire qu'il n'y a que deux figures qui respectent les enseignants et ne les prennent pas pour des sous-merdes.

Bayrou et Mélenchon.

Le problème c'est que le second conduirait la France dans le mur en claironnant avec son programme économique s'il arrivait au pouvoir.

Il ne reste donc plus que Bayrou, qui, de toutes façons, est devenu le plus populaire chez les personnels de l'Éducation Nationale. Eh bien j'invite les 21% de fous qui soutiennent encore Hollande et le PS à basculer au plus vite chez Bayrou.

Je conclus quand même en songeant que Najat Vallaud-Belkacem est une sacrée hypocrite...Pour retrouver un tel niveau d'autosatisfaction et de suffisance dans le mensonge et la déliquescence il faut remonter à Luc Chatel, dernier ministre sarkozyste de l'Éducation, qui la valait bien. 

 

11:16 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : enseignant, salaire, bayrou, nvb |  Facebook | | |

lundi, 29 août 2016

Primaire de la droite : voter ou pas ?

Je suis toujours dans l'expectative à propos de la primaire de la droite de novembre. Déjà, éliminons la dénomination pipeau : c'est bien de la droite qu'il s'agit, et pas de la droite et du centre. Ensuite, ce n'est pas que je suis partisan de la politique du pire mais, en tant que centriste, je serais presque tenté de dire que cela ne me concerne pas. Je connais à peu près les propositions des quatre principaux candidats. Sarkozy brasse le plus de vent possible, comme d'habitude, en proposant une loi par saillie de l'actualité. Juppé est le plus prudent, Lemaire et Fillon veulent absolument que les Français versent du sang et des larmes en arguant que c'est nécessaire pour la santé de la France...

Leur objectif de réduction des effectifs de la fonction publique est ridicule : ils n'y arriveront pas et de toutes façons, la preuve qu'il est ridicule, c'est qu'ils sont incapables de dire comment ils procéderont.

Du côté de l'Éducation, Lemaire, Fillon et Sarkozy veulent refaire les mêmes bêtises que celles de leur gouvernement de 2007 à 2012 et Juppé poursuivre dans la continuité de stupidité de la gauche de 2012 à 2016. De toutes façons, ils s'abreuvent tous aux mêmes sources, qui empoisonnent notre école depuis 30 à 40 ans.

Je les trouve étonnamment silencieux sur la politique internationale : une grande partie de notre situation intérieure en matière de terrorisme vient de là. Et du côté de l'Europe et de l'Allemagne, c'est un peu silence radio, sempiternelles déclarations mises à part. 

Je ne les vois toujours pas décidés à embrasser à bras le corps la question de la sécurité avec des mesures sérieuses. Ou c'est du flan (Sarkozy, Fillon, Lemaire) ou c'est du flamby (Juppé). Je l'ai écrit et démontré ici à plusieurs reprises, le statut de la femme, sa liberté et sa protection sur tout le territoire nationale, cités en tête, est au coeur des questions de sécurité, djihadisme compris. Alors la loi anti-burkini de Fillon et Sarkozy, ça montre bien qu'ils n'ont décidément rien compris.

La réduction de l'immigration pose à peu près autant de difficultés que celle des fonctionnaires : avec des gros sabots (interdire le regroupement familial) on risque surtout de générer une cascade d'embarras et de dysfonctionnements.

Reste l'économie et les entreprises. S'il y en avait un qui reprenait exactement le même programme que celui de Bayrou en 2012, avec quelques améliorations, je pourrais peut-être voter pour celui-là ou celle-là mais pour l'instant, on ne peut pas dire qu'on a entendu grand chose.

Bref, en dépit de l'invitation de notre François national (Bayrou) vous comprenez que je ne suis pas vraiment motivé pour aller voter les 20 et 27 novembre...

Vous allez me dire que je suis cynique, mais si Sarkozy gagnait, ce qui est possible, Bayrou se présenterait et j'aurais du coup la possibilité de voter pour quelqu'un qui me représente vraiment. Je pense aussi à Lassalle, si Bayrou n'y va pas, mais il va falloir qu'il se montre bien plus convaincant parce que pour l'instant, il n'a pas l'once d'un programme politique digne de ce nom.

18:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : bayrou, primaire, droite |  Facebook | | |

dimanche, 05 juin 2016

François Bayrou, la gestion intelligente d'une ville.

Quand je compare la gestion d'Anne Hidalgo à Paris et celle de François Bayrou à Pau, je suis vert de jalousie en considérant les Palois. D'un côté, on a une édile qui maquille la réalité des comptes municipaux par des tours de passe-passe, de l'autre un maire respectueux des deniers publics qui s'attache à réduire les dépenses et parvient, en période de crise et de baisse des dotations à diminuer les impôts locaux.

Comment s'y prend-il ? Eh bien c'est très simple : il ne verse pas dans les vertiges de la folie des grandeurs et ne considère pas l'emprunt et l'argent des contribuables comme un panier percé dans lequel il suffirait de plonger les mains pour le jeter avec prodigalité.

Sa méthode est simple et François Bayrou l'expose sur sa page facebook : plutôt que de dépenser des centaines de millions dans des projets fous et coûteux, il réhabilite l'existant. Cette manière de faire est bien moins dépensière, plus efficace, plus respectueuse de nos ressources. C'est une forme de recyclage adapté à la gestion de la ville.

Gérer au mieux l’existant en rénovant et en donnant des destinations nouvelles à nos bâtiments.

Pendant ce temps, Anne Hidalgo prévoit toujours plus de projets pharaoniques, avec son lot de nuisances, d'encombrements, de dépenses en tout genre, ce qui fait que Paris n'est qu'un vaste chantier depuis que les Socialistes y ont pris le pouvoir. Il n'y a pas un trottoir sur lequel j'ai pu marcher plus de quelques mois consécutifs dans la capitale.

Les bobos sont contents, mais la réalité, c'est que cette ville devient invivable, que la sécurité s'y dégrade, et que lorsque ce n'est pas encore suffisant, Anne Hidalgo et ses alliés bien-pensants l'y importent. Une ville plus chère, plus sale, moins bien fréquentée, encombrée, et vidée de ses classes moyennes au bénéfice de la clientèle électorale socialiste : d'un côté les minorités d'origine immigrée, de l'autre les bobos aisés. Les Socialistes savent bien que les ouvriers et la classe moyenne ne votent plus pour eux depuis longtemps. Ils font donc en sorte de les écarter des villes qu'ils dirigent. Qu'on compare la sociologie de Pau et celle de Paris, et on comprendra qu'il y a dans la capitale du Béarn un édile qui n'a pas peur du peuple, et dans la ville préférée de l'intelligentsia une majorité qui ne pense qu'à sa réélection et hypothèque l'avenir avec des projets faits pour la fête mais pas pour ceux qui travaillent.

Anne Hidalgo, comme François Bayrou, vient d'une famille modeste, mais elle a oublié ses origines et aspire aux ors de la République. Ce n'est pas son ridicule Civic Hall qui n'a de civique et de démocratique que les belles paroles qu'elle lance en l'air, qui redorera son blason.

En attendant un improbable renouveau du côté de Lutèce, je suis bien tenté d'émigrer en terre paloise, pour ma part...

16:57 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : bayrou, hidalgo, pau, paris |  Facebook | | |

mercredi, 01 juin 2016

Le Modem portera-t-il la révolution économique ?

Il y a une révolution douce qui secoue d'ores et déjà nos modèles économiques, mais qui je le crois, s'amplifiera autant qu'une onde sismique peut annoncer le tremblement de terre : le peer to peer appliqué à de très nombreux services et bientôt à l'industrie.

Il y a d'abord eu l'idée que les individus pouvaient se constituer en réseau pour échanger des connaissances : cela a été la base internet, puis des newsgroups et enfin des premiers wikis. Les réseaux sociaux ont suivi. Nous vivons l'étape suivante qui est celle de l'application de cette idée à l'économie. Airbnb, blablacar, ouicar, guest to guest, sont autant de plate-formes qui permettent aux citoyens d'échanger logements, automobiles, ou encore de se les louer directement sans passer par de gros intermédiaires. On retrouve aussi cette idée dans un site comme lingoo, plate-forme d'échanges et accueil linguistiques entre pays. Les ruches qui essaiment mettent en contact producteurs et consommateurs sans passer par des distributeurs. Votre voisin cuisine pour vous et si vous trouvez le site qui convient, il peut aussi venir effectuer toute une série de menues réparations dans votre maison.

Un pas a été franchi quand les imprimantes 3D sont devenues des biens accessibles au plus grand nombre. Il est devenu possible pour un quidam ordinaire de concevoir et produire sur places des objets industriels, parfois bien plus sophistiqués que ce que permettaient les grosses machines-outil de l'industrie.

Aujourd'hui, il existe des plate-forme de reventes de fichiers 3D pour imprimer chez soi tel ou tel produit et on peut même si on le veut commander des pièces spécifiques, d'autant que les scanner 3D apparaissent à leur tour.

Les grandes sociétés de service réfléchissent de plus en plus à la valeur ajoutée que représente le télé-travail : temps de transport économisé pour le salarié, mais aussi, pour l'entreprise, des locaux et de la place en moins pour disposer et entretenir les outils de travail. D'une certaine manière, on peut même dire que l'entreprise bénéficie à titre gratuit de l'espace immobilier privé du salarié. Une dépense de moins pour elle.

François Bayrou avait eu l'intuition de comprendre que le circuit court était l'avenir économique mais hélas, et je lui ai écrit pour l'inviter à compléter son programme en janvier (en vain) il n'a pas développé son projet au-delà de cette idée.

Il y a pourtant, j'en suis presque sûr, un véritable virage, social et économique qui s'opère. Aucun parti politique ne s'en rend compte, aucune figure politique ne le réalise. C'est là où j'attendrai le MoDem.

L'avenir n'est pas l'État, et je crois que Corine Lepage s'est radicalement trompée dans son Vivre autrement, quand elle envisageait une mutation vers une économie écologique entièrement pilotée par l'État. L'avenir, c'est l'individu, les petits réseaux, le peer to peer.

Bien que l'opinion publique et l'intelligentsia les conchient régulièrement, les libéraux libertariens et autres anacapitalistes prophétisent de longue date cette révolution. Qui lit attentivement Hashtable, aura constaté qu'il a évoqué il y a plus de quatre années déjà certaines de ces évolutions. Je n'entends pas par là que j'approuve le modèle social qu'il promeut ou encore sa vision de l'énergie (par exemple, des mini-centrales nucléaires autonomes pour chaque ensemble urbanisé, ce qui commence à se faire et a l'avantage de réduire considérablement les coûts de transfert et et distribution de l'énergie mais qui laisse à la charge des villes leur achat, leur sécurité et leur entretien avec tout ce que cela comporte comme risques...). En revanche, les libéraux, et Hashtable en particulier, sont très attentifs aux tentatives des individus pour se libérer de la tutelle des États et des gros groupes. C'est une erreur de ne pas les consulter en décrétant que leur idéologie est un gros mot et qu'eux sont le Mal. Leur pensée originale, avec ses qualités et ses défauts, a quelque chose à apporter à plus d'un égard au monde de demain, quand bien même fût-elle truffée d'outrances.

Mon sentiment est que le MoDem a un rôle à jouer, s'il veut bien en prendre le risque, s'il veut accompagner l'Histoire en marche. Bayrou et ses circuits-courts, Marielle de Sarnez et son état facilitateur, Yann Wehrling et ses villes intelligentes ont ouvert une brèche. Il faut s'y engouffrer et la creuser. L'élection de 2017 verra s'affronter des idées classiques, souvent éculées. Ce sera la bataille des conservatismes et des réactions de toute obédience. L'espoir, ce serait une force politique qui proposerait autre chose, qui sortirait des idées préconçues et irait vers les individus sans chercher à les manipuler ni à leur inoculer une idéologie malfaisante et nocive comme le font l'extrême-gauche, l'extrême-droite et les complotistes de toute sorte à l'heure actuelle.

Est-ce que le MoDem saura endosser cette responsabilité historique ?

 

 

lundi, 18 avril 2016

Les intentions de Bayrou

Je parcours de temps à autre le blog du CREC (Centre de Recherche et d'Étude sur le Centrisme) mais je le trouve la plupart du temps décevant. Alexandre Vatimbella a une dent contre Bayrou pour une raison que j'ignore et il lui prête systématiquement des calculs politiques et des arrière-pensées. J'avoue que c'est assez pénible : le nom du blog invite à croire qu'on est sur un site sérieux, pas un espace d'aigreur et de règlements de compte. Il n'y a pas d'ailleurs, d'analyse objective là où il y a de l'aigreur.

C'est sidérant de vouloir à tout prix que Bayrou attende la chute de Juppé pour se lancer. Bayrou est un homme honnête, avec une éthique et des principes, chose devenue rare en politique. S'il dit qu'il est prêt à soutenir Juppé et souhaite sa victoire, il est sincère.

Les soupçons n'entachent que ceux qui les formulent.

Ce n'est pas très malin de la part de Fillon d'avoir assuré que Bayrou le soutiendrait s'il était vainqueur. En réalité, nul ne le sait. Quand Bayrou prend une décision, il cherche l'intérêt général, et, par-dessus tout, celui du pays qui lui est cher : la France.

Lui supposer des calculs politiciens ne repose sur aucun élément avéré. Seulement une légende que des imbéciles ont construite de toutes pièces à propos de l'élection présidentielle.

Bayrou représente un courant de pensée en France qu'absolument personne d'autre n'incarne. Il est le visage d'un centrisme à la fois tribunicien et modéré, une synthèse en principe impossible mais qu'il a réussi à effectuer. 

Pas de mollesse de sa part, pas d'idées délavées et sans épaisseur mais au contraire, une pensée riche, profonde, originale, des intuitions lumineuses que personne d'autre n'a.

Et puis surtout, le courage. Bayrou ne cherche jamais à saisir le sens du vent. Jamais de populisme facile, chez lui. Même si une idée, une pensée, est impopulaire, mais qu'il la pense juste, il la porte et la soutient. Et il ne tombe jamais dans la facilité de désigner des coupables et des bouc-émissaires, ce que fait à peu près tout le reste de la sphère politique. Rien que pour cela, c'est un homme estimable, et, par les temps qui courent, quand je considère les divisions qui nous menacent, c'est un homme précieux.

Le CREC devrait y réfléchir, de temps en temps...

22:57 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : bayrou |  Facebook | | |

mardi, 12 avril 2016

Taxer les CDD l'idée géniale de Valls et Macron. Désespérants...

Je ne sais pas quoi dire. Ce n'est pas que je sois fan des CDD, mais la réalité impose d'admettre qu'ils sont souvent des portes d'entrée dans un métier pour les jeunes en recherche d'emploi. Ils sont aussi une sécurité pour les petites et moyennes entreprises dont les perspectives ne sont pas suffisamment sûres pour garantir un CDI. Je ne parle même pas des TPE pour lesquelles cela peut être une première création d'emploi.

Ce gouvernement est profondément débile, je ne vois pas d'autres explications. Il l'a prouvé dans ses réformes de l'école, il le prouve tous les jours dans ses projets fiscaux, qu'ils touchent le particulier ou l'entreprise.

Comme le dit François Bayrou, on se demande à quelle logique ce gouvernement obéit. Dans l'immédiat, la CGPME (Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises) est furieuse et menace de se retirer de toutes négociations sur la loi-travail. On la comprend aisément.

Ce qui aurait été intelligent, mais tout de même à bien considérer en termes de coûts, ça aurait été d'accompagner le renouvellement du CDD en CDI au moins pour les TPE et les PME de petite taille en offrant une dégressivité de charges pendant deux ans, le temps que le CDI s'installe dans la structure. Je ne suis pas expert de la question, mais on peut imaginer une mesure encourageante, un signe fort, quoi que ce soit. Là, c'est tout l'inverse.

14:26 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : loi-travail, cdd, bayrou |  Facebook | | |

Boycotter les marques qui proposent des vêtements "islamiques" ? Absurde.

J'avoue avoir connu Élizabeth Badinter nettement mieux inspirée. Voyons : elle suggère de boycotter les marques de vêtements qui proposent des tenues islamiques, c'est à dire conformes aux canons des régimes intégristes et autoritaires. Je pense qu'Élizabeth Badinter fait une très grande erreur d'analyse.

Si la mode s'en mêle, particulièrement les créateurs, je peux lui garantir que ce ne sera pas le rigorisme qui va gagner...

Le principe moteur de la mode et des marques, c'est de toujours pousser à la singularité (en apparence, tout du moins) et pour cela, elles doivent tôt ou tard se démarquer. En réalité, si les religieux acceptent la venue des modes chez eux, en Iran, en Arabie Saoudite, ailleurs, ils creuseront leur tombe, et on ne peut que s'en réjouir.

François Bayrou, et je salue sa grande sagacité, s'est fait manifestement la même réflexion que moi, bien qu'en termes moins directs.

«Il y a des moments où j’ai l’impression qu'en Occident, nous ne regardons que nous-mêmes. Il y a des centaines de millions de femmes dans le monde qui vivent selon les coutumes qu’on appelle l'islam, ou islamique - je ne sais pas si les deux mots on le même sens. Elles vivent comme ça dans leurs sociétés à elles. Eh bien, que la mode s’y intéresse, comment voulez-vous que ça ne soit pas le cas ? Du fait que la mode s’y intéresse, peut-être y a-t-il une ouverture, une autre manière de voir les choses ? Quelque chose qui n’est plus seulement dans l’enfermement ? Moi, c’est une polémique que je ne comprends pas bien

Franchement, on ne saurait mieux dire.

Les marques ne sont pas irresponsables, elles sont futées et s'engouffrent dans le moindre espace de liberté pour faire leur commerce. Le mauvais signe, ce n'est pas quand la mode s'en mêle, c'est au contraire quand elle disparaît.

13:59 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : islam, mode, bayrou |  Facebook | | |

lundi, 29 février 2016

Peu importent les chances de Bayrou pour 2017, Jean Lassalle

J'ai pris connaissance de la prise de position de Jean Lassalle à propos de François Bayrou et de l'élection présidentielle de 2017. Je ne suis pas d'accord avec lui, ou du moins, que très partiellement.

Comme Jean Lassalle, j'aurais souhaité que François Bayrou se présente, même si Alain Juppé est candidat.

Je sais que François Bayrou se dit qu'Alain Juppé est un homme qui peut rassembler et que c'est un modéré. Sans doute. Mais en termes d'idées, cet homme-là ne me convainc pas, bien loin de là. Je ne lui pardonne toujours pas son quasi-satisfecit donné à la gauche pour les réformes menées à l'Éducation Nationale et son absence d'engagement à défaire tout ce que la gauche a fait. Et il n'y a pas que ça. Sa promesse de réaliser 100 milliards d'euros d'économie est ridicule. Il n'y parviendra évidemment pas. Ce qu'avait proposé Bayrou en 2007 et 2012, de stabiliser en dépense publique en euro courant, est clairement la seule solution viable. Les entreprises privées, elles-mêmes, ne parviennent jamais à réduire leurs dépenses. Elles les limitent, et, quand vraiment elles réduisent la voilure, c'est qu'elles vont mal parce qu'elles commencent à vendre leur patrimoine...

Dans le cas où François Hollande et Nicolas Sarkozy représenteraient la droite et à la gauche, il faut absolument que Bayrou soit là. Je ne sais pas s'il a une chance d'être élu, mais il faudra tout faire pour que cela soit le cas, parce que la France, dans cette hypothèse, courra un danger mortel si Hollande ou Sarkozy sont au second tour. Ils sont tellement détestés que Marine Le pen aurait alors une véritable fenêtre de tir pour l'emporter. Et même si ce n'est pas le cas, qu'Hollande ou Sarkozy parviennent à la battre de justesse, comment pourront-ils gouverner, avec près des 3/4 des Français qui ne leur reconnaîtront aucune légitimité ? Le seul espoir, ce sera Bayrou. 

Dans tous les cas de figure, les modérés doivent trouver une expression politique, il n'y a pas que la seule question de la modération ; il y aussi les idées qui sont véhiculées. 

Personne d'autre que Bayrou ne porte les idées qu'il propose pour la France. Je peux en reprendre les lignes directrices ici :

1. Le développement de la fabrication française et plus largement la relance de l'industrie en France. Pour ce faire, quelques axes : a) la consommation citoyenne b) l'accroissement des marges par réduction des charges c) le développement de services associés aux produits. Sur ce troisième axe, Bayrou a d'autant plus raison qu'un jour la robotisation pourrait mettre d'accord toutes les mains d'oeuvre ouvrières par obsolescence (de la main d'oeuvre, pas des robots !).

2.Corollairement, le développement de circuits courts et propres, les uns allant souvent avec les autres. L'agriculture biologique est évidemment au premier rang pour intégrer cette nouvelle organisation économique, d'autant qu'elle favorise et respecte l'exploitation familiale et l'agriculture raisonnée.

3. Un État facilitateur. A l'origine, c'est une idée de Marielle de Sarnez, son bras droit. Il s'agit de ne plus penser l'État comme un obstacle mais au contraire comme une institution qui aplanit les angles et facilite tant la vie quotidienne des citoyens que celle des entreprises. Cela suppose une simplification des strates administratives mais aussi juridiques.

4.Une Éducation qui assure l'accès à l'excellence sur tout le territoire et ne verse dans aucune forme d'idéologie. Les idées intéressantes doivent remonter du terrain, pas descendre du ministère. Tout l'inverse de ce qu'ont fait Luc Châtel, Vincent Peillon et Najat Vallaud-Belkacem, les trois derniers ministres de cette institution. Cela suppose entre autres de rétablir la situation de l'allemand, du latin et du grec ancien.

5.Le principe de subsidiarité : il consiste à réserver à l’échelon supérieur uniquement ce que l’échelon inférieur ne pourrait effectuer que de manière moins efficace. La déclinaison nationale, c'est une décentralisation digne de ce nom (elle n'a jamais été faite) et sa version européenne, c'est un vrai fédéralisme. Le traité de Lisbonne, comme celui de Maastricht avaient consacré ce principe, mais avec une limitation trop importante puisqu'il ne valait que pour les compétences partagées. Je pense qu'il faudrait élargir le concept et revoir les compétences de l'Union européenne et des échelons inférieurs, la première donnant la fâcheuse impression de chercher à donner des ordres aux seconds...

6.En parlant d'Europe, sa démocratisation est une revendication de Bayrou et Marielle de Sarnez. Pas d'Europe qui tienne sans l'assentiment des peuples, pas d'assentiment des peuples sans expression démocratique. Le Parlement européen doit devenir l'organe souverain de l'Europe et être élu au suffrage universel direct à la proportionnelle. Et l'Europe doit également élire au suffrage universel direct un Président.

7.Il y a sous toutes ces lignes une pensée sous-jacente forte :  l'existence d'une intelligence collective (celle des citoyens) spontanément capable de s'organiser, en corps intermédiaires façon Montesquieu, ou en réseaux libres, et, ce, sans l'État ou autorité coordinatrice. Les associations de consommateurs, wikipedia, les SCOP, certains labels (Max Haavelar en sont les témoins. De ce point de vue, il y a une certaine forme de convergence entre les Bayrou et les libéraux (pas tous). On trouve bien la pensée qu'il y a une primauté de l'individu sur l'État, mais cette primauté n'aboutit pas nécessairement à l'individualisme ou à l'égoïsme. Et l'intelligence collective est possible parce que  chaque individu répond de ses actes. Elle est également possible parce que dans l'optique de Bayrou, le spirituel commande au politique et pas l'inverse. Ce n'est pas un hasard s'il considère la culture comme l'arc-boutant de son édifice politique. Tous ceux qui ont quelques notions de ce qu'est le personnalisme ne manqueront pas de constater une parenté  entre la pensée de Bayrou et les fondamentaux de cette doctrine politico-philosophique. 

 

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lundi, 14 décembre 2015

Face au complotisme, le projet salvateur et si particulier de Bayrou

Notre société souffre de plusieurs maux, mais à mon sens, le plus dévastateur d'entre eux, c'est le complotisme et sa soeur jumelle, l'irresponsabilité. Quand j'analyse le développement du djihadisme, je vois bien qu'il ne serait pas possible pour lui de prospérer sans ce terreau fertile en maux les plus funestes. Le complotisme s'alimente de deux fécondes nourrices que sont la paranoïa et l'irresponsabilité. Plutôt que de saisir son sort à bras le corps, on préfère voir le mal chez l'autre, ailleurs, quitte à l'inventer de toutes pièces. L'antisémitisme se développe sur la même base et avec lui son avatar, l'anti-sionisme et les discours anti-israéliens qui l'accompagnent. Le Juif devient la cause universelle du mal. De sinistres individus tels que Soral ou Dieudonné en font leur beurre. Le Front National  retire de larges bénéfices de ce principe actif, mais pas seulement : la propagande d'États importants en fait le fond de son commerce, Russie en tête pour citer un exemple édifiant.

Le coup de gueule de Périco Légasse me gêne par exemple à plus d'un titre. C'est devenu un lieu commun que d'accuser la classe politique d'avoir conduit la France là où elle en est. Oh, je ne l'excuse pas bien sûr, mais j'aimerais rappeler que la France, c'est nous ! Oui, Nous, les citoyens français. Notre pays est aussi ce que nous en faisons. C'est la facilité de trouver les causes de tous nos maux chez autre que soi-même.

Que fait chacun d'entre nous pour s'améliorer, favoriser ses proches et aider son pays ? Qu'elle est loin la pietas  chère aux anciens Romains qui ne félicitaient de héros que ceux qui s'étaient voués au Bien commun ! Où sont-elles les sagesses pratiques antiques, stoïcisme, épicurisme dont l'individu était l'objet principal et l'idéal moral par l'action le vecteur principal ?

J'ai aimé le Bayrou de 2012 parce qu'il a amorcé un projet fondé sur l'action personnelle. Il eût fallu qu'il poursuivît dans cette voie. Deux choses me plaisaient dans son discours : a) la volonté de ne pas accuser le mondialisme, l'Europe, une communauté ou qui que ce soit de nos maux b) l'idée que chacun d'entre nous pouvait agir concrètement. Ainsi, le développement de la consommation made in France est l'expression de cette manière bien plus intelligence de penser l'action politique. Il ne s'agissait plus de théories mais de choses concrètes : nous voulions que nos emplois restent en France ? Il fallait acheter des produits fabriqués en France, dans ces conditions.

 Il faut aller plus loin et ne pas avoir peur de mettre les Français face à leurs contradictions : nous aspirons à l'emploi, à l'aisance sans effort personnel. Je ne parle pas de l'antienne sur le travail tout sauf convaincante que l'on  chantonne sur tous les tons à droite mais du pouvoir économique personnel dont nous disposons. 

Notre porte-monnaie nous permet d'acheter éthique, fair trade, biologique, bien-être animal, local et français. Oui, nous le pouvons, alors pourquoi ne le faisons-nous pas ? Pourquoi ne pensons-nous jamais à nous améliorer nous-mêmes avant de vouloir "changer la société" ? Changer la société, c'est un projet complètement dépassé. Aujourd'hui, le salut de la société passe par chacun d'entre nous. Changeons-nous nous-mêmes !

J'ai bien aimé Bayrou pour cela. Je crois que François Fillon tient un discours de responsabilité également, mais il existe une différence majeure avec Bayrou : il ne promet que des larmes et du sang. C'est une sorte de Père Fouettard quand Bayrou est le porteur d'un projet d'espoir (d'où le titre de son livre, d'ailleurs).

J'analyse l'échec du MoDem 2007-2014 par l'arrivée massive de nouveaux militants fonctionnant à l'ancienne. Le plus effarant, c'est qu'ils ne s'en soient pas rendus compte ! Tous, ils ont aspiré à la reconnaissance personnelle, aux postes, aux honneurs, aux titres, à changer la société. C'était la valse des egos. Très peu ont vu le caractère philosophique et très particulier de la démarche de Bayrou. Le pompon, cela a été les auto-moteurs, devenus une force de contestation au lieu de constituer cette élite militante autonome à laquelle aspiraient François Bayrou et Marielle de Sarnez. Au fond, c'est cela qu'ils aiment, je crois : des militants adultes. «Responsable», «adulte», «libre», ce sont des mots que j'ai souvent entendu Marielle de Sarnez prononcer, elle qui partage avec François Bayrou la conviction que nous sommes fondamentalement libres de nos choix.

J'ai été scié et déçu que les Libéraux ne comprennent pas cette démarche dont ils auraient pu s'emparer le moment venu. Au contraire, en 2012, ils ont meuglé avec les veaux de gauche "au nationalisme" quand Bayrou a promu le Made in France. Depuis, tout en conservant une parenté de pensée avec les libéraux français, j'ai un peu pris mes distances. Je trouve qu'ils pèchent à peu près autant que les communistes et l'Étatisme dont ils dénoncent avec constance les méfaits, en tenant un discours 100% idéologique et dogmatique. Dommage pour eux.

Je crois profondément que Bayrou doit reprendre son programme de 2012 et achever ce qui a été initié : construire un projet de société organisé tout entier autour de l'individu et de son pouvoir. Je pense qu'un nouvel humanisme, ce serait cela. Si nous devions parfois partager quelques points communs avec les Verts (détestables par tous les autres aspects) c'est ce goût pour la responsabilité. Malheureusement, les Verts limitent cette vision à certains aspects de l'écologie, et encore. Ils aiment beaucoup interdire, ces amis du "il est interdit d'interdire"...

Oui, je crois que proposer l'alternative que je discerne dans le projet de Bayrou est souhaitable dans notre société. Je crois enfin qu'il ne s'agit pas de verser dans l'individualisme, mais, bien au contraire, de favoriser l'intelligence collective, spontanée. Les individus, quand on les laisse libres, qu'on les informe et qu'on leur donne les moyens d'interpréter le monde, sont capables de s'organiser. Bayrou cite souvent le projet Wikidedia qui l'impressionne beaucoup. Eh bien ce que je proposer, c'est de wikipédier notre société et d'accepter les décisions des Français pourvu qu'ils en assument les conséquences. A nous, les politiques responsables, de les leur montrer, de les leur expliquer, de proposer, et, aux Français d'interpréter et de faire leurs choix.

lundi, 30 novembre 2015

Le FN est-il aux portes du pouvoir ?

Je suis les sondages et la montée en puissance depuis longtemps déjà et je vois bien que ce que j'ai prophétisé se concrétise, désormais. Ce qu'indiquent les dernières études d'opinion c'est que le Front National devient capable de remporter des duels de second tour à grande échelle. C'est un basculement probablement irréversible et très instructif en vue de la prochaine présidentielle.

Je réitère ma mise en garde : je suis convaincu que Hollande ou Sarkozy perdront contre Marine Le pen s'ils l'affrontent à la prochaine présidentielle. Hollande (ou Valls) est déjà donné perdant dans les derniers sondages. Sarkozy jusqu'ici l'emportait, mais c'est sans compter la détestation dont il fait l'objet à gauche et le siphonnage de ses voix par le FN. En pleine campagne, avec l'agitation qui le caractérise, je crains fort qu'il ne perde pied d'autant qu'il est comptable au moins autant que Hollande à la France de la situation dans laquelle elle est aujourd'hui.

Je suis très sceptique devant la popularité de Juppé. Toutes les personnalités politiques qui ne s'expriment que peu ou ne prennent pas de position tranchée publiquement, en entrant dans le débat politique, sont populaires.

Que va-t-il se produire quand il va devoir entrer en campagne ? Son livre de cet été augure très mal de ce que cela va donner. On voit qu'en matière d'éducation, c'est le de "gauche-like". Je pense que ce ne sera pas le seul domaine où il ne sera guère innovant. La posture du vieux sage n'est pas une garantie de représentation. Pour moi, il ne tient pas la route.

Il y en a qui pourrait vraiment faire échec à Marine Le pen, c'est Bayrou. Mais à un certain nombre de conditions.

Bayrou est un homme positionné dans le débat politique. On sait qu'il a des avis tranchés et exprimés, chose importante en politique. C'est également le seul à s'être emparé d'un thème "national" pendant la dernière présidentielle et à pouvoir parler de la nation sans qu'on le soupçonne de chercher à récupérer l'électorat du Front National. On le sait sincère, c'est très important.

L'obstacle principal, c'est son absence de troupes. Pour que les centristes puissent espérer survivre il leur faut se ranger derrière un leader charismatique qui a fait ses preuves. Seul Bayrou peut assumer ce rôle. L'UDI doit comprendre qu'il faut en finir avec les rancoeurs du passé et que dans l'adversité, il faut se serrer les coudes entre modérés. Le bon sens serait de se rallier à Bayrou sans condition et de le soutenir désormais.

Ce ne sera pas encore suffisant. Le programme de Bayrou a besoin d'un sérieux dépoussiérage. J'écoute de temps en temps les élus du MoDem et le Béarnais et je le dis sans ambages : ils tournent en rond. Ils tiennent le même discours depuis 2007 sur l'union, les guerres ineptes des camps et cetera. Le tourne-disque est rayé depuis un moment, il faut changer de refrain.

Il faut définir un nouveau programme, prenant ses racines dans l'ancien, capable de parler d'identité et de nation avec intelligence. Cela, seul Bayrou sait le faire vraiment. Ce programme doit être lié à l'Europe, mais, au sujet de cette dernière, il faut cesser de faire des concessions et repousser avec force, désormais, tout ce qui n'est pas démocratique, tout ce qui s'apparente à une oukaze venue du haut. Le programme européen du centre est donc à repenser également et ne peut plus se satisfaire de co-gestion.

Bref, il faut avoir un discours fort, honnête, intelligent et innovant. Bayrou est capable de tout cela. La tache est difficile, mais il faut bien penser qu'en face, il y a les menteurs (Socialistes, Les Républicains) et les fous furieux (Nationalistes)...

10:44 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : fn, bayrou, marine le pen |  Facebook | | |