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vendredi, 03 mars 2017

Indispensables labels : très juste, François Bayrou !

Parfois, je me demande si je ne suis pas le double-miroir de François Bayrou : il n'existe pas de proposition de ce dernier avec laquelle je ne sois d'accord.

Dès 2012 François Bayrou insistait sur la mise en place de labels qui permettraient aux consommateurs d'exprimer un choix éclairé. Il insistait principalement sur le made in France mais avait déjà en tête le reste. Aujourd'hui, il en fait un moteur économique. 

Dans les propositions d'Emmanuel Macron il y a par exemple la volonté de signaler le bien-être animal sur l'alimentation. Ma pensée de fond est que de toutes façons, nous devons à terme réduire notre consommation de viande, d'une part parce que la souffrance animale est insupportable et d'autre part parce qu'elle alimente la population et génère des risques sanitaires. Mais en attendant, c'est TRÈS IMPORTANT pour moi d'être informé dans tous les domaines de ma consommation de ce que j'utilise. Je salue à cet égard le formidable travail réalisé par Que Choisir, 60 millions de consommateurs, les labels privés que sont Max Havelaar Alter Eco, Démèter, pour en citer quelques uns ou encore l'existence d'Eco Cert et d'AB mais il faut aller plus loin. Il n'y a pas que l'alimentation. Les produits de beauté, les plastiques de toutes sortes, les vernis, les peintures, tout est susceptible de nous menacer, et, quand je dis susceptible, en réalité, la plupart des produits de consommation présentent une forme de toxicité. S'informer est un jungle et les sites qui aident sans arrière-pensée idéologique ou religieuse sont une bénédiction.

Il faut donc aller dans le sens d'un élargissement et d'une rationalisation de cette information, Bayrou a infiniment raison sur tous ces points. J'espère qu'il saura convaincre Macron de s'engager résolument dans cette voie.

Je l'appelle de mes voeux, et de toutes mes forces. Je crois que Macron est conscient des risques sanitaires : il lie explicitement dans son programme les cancers des enfants avec l'usage des pesticides et des perturbateurs endocriniens, cela signifie qu'il a commencé à prendre conscience du danger.

Ce qu'il faut, maintenant, c'est alerter les agriculteurs et les convaincre de passer en bio, pas seulement pour les consommateurs mais surtout pour eux qui paient le plus lourd tribus aux épandages toxiques de toutes sortes.

Battons-nous pour cela, nous sauverons nos enfants ! Et merci, François Bayrou, de vous battre pour cela.

15:34 Publié dans écologie, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : label, bayrou |  Facebook | | |

Si Juppé revient dans la course...

Chez Les Républicains on pense très fort à Alain Juppé ce que je peux comprendre d'autant que les sondages lui sont plus que favorables. Que feraient alors le MoDem et Bayrou ?

J'ai une grande estime pour Alain Juppé, mais franchement, là, désolé, mais c'est vraiment trop tard. Je sais que cela n'est pas de sa faute, mais il faut bien voir qu'il n'y a pas qu'une question d'homme mais aussi ce que portent le parti et ses sympathisants. Juppé se trouvera tout de même avec une base militante qui ne l'a pas choisi et, au niveau programmatique, cela risque d'être difficile.

Le MoDem s'est engagé envers Macron et Macron a intégré de nombreuses demandes de François Bayrou dans son projet. Ce n'est pas possible de lui faire faux bond maintenant, ce ne serait vraiment pas correct.

Si Juppé devient le candidat des LR eh bien...on aura une campagne très digne, a fortiori si le second tour aboutissait à un affrontement Macron-Juppé.

Si cette situation se produit, pour ma part, j'adopterai une ligne 100% objective en considérant les idées, les programmes, les projets et les alliances et en sélectionnant ce qu'il y a de meilleur et chez l'un et chez l'autre. Ça nous changerait d'avoir des débats respectueux, honnêtes et de fond.

Mais, au final, je voterai pour Macron. Je ne reviendrai pas en arrière, ce n'est pas possible. 

Pour l'après, il faudra réfléchir. Si deux partis très raisonnables voient le jour, on peut essayer de s'accorder sur certaines réformes clef et, en respectant les différences, choisir le mieux pour la France. 

Le lot de consolation de cette histoire serait de ne pas voir Marine Le pen au second tour. Quelle claque (méritée !!!) pour le FN et quelle satisfaction intense pour moi !

14:39 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : juppé, bayrou, macron, le pen |  Facebook | | |

lundi, 27 février 2017

Familles, école, ce que Macron devrait ajouter à son programme

Je rejoins entièrement François Bayrou à propos des familles : le quotient familial pour les familles nombreuses doit être rétabli à son niveau initial. Il n'y a eu que l'imbécillité égalitariste socialiste pour penser à s'attaquer à ce pilier de la politique familiale depuis l'après-guerre.

Concernant l'école, les réformes socialistes doivent être abolies dans leur intégralité. Les rythmes scolaires, bien sûr, qui sont une stupidité malhonnête sans nom, mais aussi la réforme du collège, beau morceau d'idéologie bêtasse à l'état pur. J'ai bien noté que le programme de Macron comportait quelques éléments pour le primaire mais que pour le collège et le lycée, c'était le vide intégral. Il faut rétablir les classes européennes partout où elles ont été supprimées, ou, à défaut, des horaires corrects d'allemand, faire de nouveau du latin et du grec des disciplines et les offrir avec des horaires décents partout où ils étaient proposés jusqu'ici.

Si vraiment les établissements scolaires se voient offrir une vraie autonomie, que cela soit sans contraintes et obligations de toutes sortes derrière. Il faut aussi une vraie liberté pédagogique pour les enseignants en jugeant leurs pratiques sur les résultats et non sur des a priori idéologiques.

Pour cela, il faudra faire un sacré nettoyage dans la technostructure : une expérience récente indique que les pédagogolâtres ne sont bien qu'entre eux mais qu'ils abhorrent qu'on vienne marcher sur leurs plate-bandes, fût-ce de la part d'une école de pensée "amie". 

J'ai déjà eu l'occasion d'écrire ici sur une femme italienne, médecin de son état, de la première moitié du XXème siècle : j'avais écrit un billet à son sujet en 2009 sur le fameux pouvoir absorbant de l'enfant. J'ai donc suivi avec intérêt les expériences de la délicieuse Céline Alvarez, une jeune institutrice qui a lu Maria Montessori, l'a modernisée, et l'a adaptée à la réalité française, dans une école déshéritée de la banlieue parisienne. Je ne suis pas un expert en éducation et le mot sciences de l'éducation résonne très désagréablement à mon oreille libérale. Cela sonne marxiste. Mais j'ai écouté tout de même une conférence sur vidéo de Céline Alvarez et je me suis pâmé d'aise. J'y ai retrouvé les fondamentaux aristotéliciens de la pensée de Maria Montessori, mis à jour puis en application avec une intelligence et une efficacité qui forcent l'admiration. Mais ce que j'ai compris de son exposé, c'est aussi que la technostructure a tout fait pour lui mettre les bâtons dans les roues, allant même jusqu'à lui interdire de poursuivre son expérimentation, en dépit de résultats saisissants, si bien qu'elle a dû l'achever dans la clandestinité.

Quand on l'écoute, on voit bien qu'il n'y a pas d'esprit systémique chez Céline Alvarez. Elle n'enseigne pas une méthode mais diffuse plutôt un esprit. J'y reconnais quant à moi la version pédagogique de la thèse politique que j'ai  souvent entendu Marielle de Sarnez formuler : l'instituteur, l'enseignant, est un facilitateur qui dégage le passage aux enfants. Leur pouvoir inné d'absorption fait le reste. En politique, Marielle de Sarnez exprime la même vision de l'État dans sa relation avec les individus et les associations.

C'est exactement le genre de liberté que je voudrais pour l'école française. Pas le lourd harnais marxiste et constructiviste mais l'idée que chaque individu porte son destin comme une cause finale et que nous n'avons pas vocation à le contrarier, nous adultes qui sommes l'environnement de nos enfants. Et ceci n'a rien à voir avec le laxisme, je le dis pour les esprits-chagrins nostalgiques de la réaction et du martinet.

Mais Céline Alvarez le dit avec beaucoup de justesse : ce n'est pas une démarche que l'on peut imposer. Il faut simplement le faire connaître et se contenter de la proposer à ceux qui se montrent intéressés. Au fond, comme les plus grandes idées, elle prendra spontanément son essor en s'appuyant sur la liberté des individus et non sur l'autorité de l'État.

Il reste tout de même à voir ce que cela donnerait dans le secondaire, mais je suppose que cela serait transposable puisque Maria Montessori a conçu aussi une approche éducative pour les adolescents.

 

jeudi, 23 février 2017

Mon cher Emmanuel (Macron)...

Mon cher Emmanuel,

Je vois qu'avec l'alliance que vous venez de passer avec François Bayrou l'axe central est en marche, c'est le cas de le dire.

Je dois vous l'avouer, mon cher Emmanuel, j'ai eu la dent dure contre vous sur mon blog, et plus d'une fois. Si je vous rejoins aujourd'hui, c'est uniquement parce que François Bayrou le fait et que j'ai une confiance inébranlable en ce dernier. Je dois toutefois vous concéder que j'avais décelé des inflexions qui n'étaient pas pour me déplaire dans le programme que vous vous êtes enfin décidé à dérouler, depuis deux semaines.

Je me permets toutefois quelques amicales suggestions :

Premièrement, quand un thème ne fait pas sens mais est très clivant dans la sphère politique, c'est absolument inutile d'aller chercher les embrouilles pour des clopinettes. Les deux monumentales bourdes que vous avez faites la semaine dernière en sont des illustrations éclairantes.

Deuxièmement, vous l'avez noté, les médias se sont longtemps intéressés à vous mais depuis dix jours ils se sont carrément retournés contre vous. Maintenant, tout le monde va vouloir votre peau et celle de François (Bayrou) et il va vous falloir naviguer vent debout par gros temps. Ce n'est pas tout : fachosphère, réacosphère, gauchistes archéo-révolutionnaires, ils rêvent du goulag et de la schlague pour vous. Tous en embuscade parce qu'ils sentent bien que le jeune premier que vous êtes va les priver d'une victoire qu'ils étaient convaincus de conquérir aisément. Méfiez-vous, Emmanuel Macron : dans une campagne comme celle-là, tous les coups sont permis, y compris les plus vils, calomnies, diffamations et la liste peut être longue, ils ne vous rateront pas s'ils le peuvent.

Troisièmement, démarquez-vous sur les choses qui en valent la peine : on ne parle pas assez de santé dans cette campagne, mais considérez qu'un Français sur trois sera susceptible d'être touché par le cancer, par exemple, qu'il existe une série d'autres affections qui nous affligent et que même dans les villes obtenir un rendez-vous avec un spécialiste tient de la gageure. Vous voulez faire un coup d'éclat ? Au lieu d'évoquer la colonisation, aspect de notre histoire qui concerne les historiens, désormais, annoncez un plan d'envergure pour repeupler de cabinets médicaux les provinces si déshéritées que l'absence de médecins y est désormais une cause de mortalité ou de dégradation brutale de la santé ! Je ne sais pas moi, annoncez que vous multipliez par deux le numerus clausus aux concours de médecine, que vous autorisez aux pharmaciens certains actes de santé, des choses de ce genre, ensemble, qui créeraient un choc sanitaire positif. Bref, employez intelligemment votre énergie.

Quatrièmement, prenez en considération les Français qui travaillent. Mais je crois que François en a fait un pilier de son alliance avec vous...Non non, le dimanche n'est pas un jour comme les autres et il doit être payé en heures supplémentaires et grassement. Même chose pour le travail de nuit. Bref, abstenez-vous de toute velléité dérégulatrice dans ce domaine sans vous interdire une certaine flexibilité naturellement. Plus généralement, ne faites pas du pouvoir d'achat des Français une marge d'amortissement des coûts.

Cinquièmement, ne vous en déplaise, il n'y a pas des cultures françaises mais UNE culture française, et vous feriez bien de vous en rappeler si vous aspirez à devenir le président des Français. Nous avons un modèle, nous avons une langue, nous avons une culture, et nous ne voulons pas les sacrifier aux idéologies dominantes. Et quand nous aimons l'Europe, nous continuons d'aimer la France et ne les jouons jamais l'une contre l'autre, qu'on se le dise.

Mesurez, enfin, à quel point la caution morale de François Bayrou vous est précieuse. Jamais je n'envisagerais de voter pour vous sans lui. Aujourd'hui, à mon lieu de travail, j'ai entendu plusieurs personnes envisager de décaler leur vote vers vous uniquement parce que François Bayrou s'associe à vous. Plus surprenant, des électeurs venus du camp Hamon pourraient aussi vous accorder leur voix pour la même raison.

Nous, les centristes historiques, qui nous sommes battus pour conserver notre indépendance, ne nous décevez pas. Nous sommes conscients qu'il existe une occasion historique d'envoyer paître d'un coup les deux partis qui se partagent le pouvoir depuis plusieurs décennies tout en bloquant la route aux populismes de gauche et de droite. Nous pouvons gagner mais il faudra pour cela un projet qui soit doté d'une âme, un programme dont les appuis soient plus que solides : enraciné dans notre terroir tout en étant tourné vers l'horizon.

Bien cordialement à vous, mon cher Emmanuel, 

Rodrigo Borgia alias l'Hérétique, blogueur centriste et démocrate canal-historique

17:17 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : macron, bayrou |  Facebook | | |

mercredi, 22 février 2017

Bayrou et Macron font alliance

Je mettrai à jour au fur et à mesure mais François Bayrou et Emmanuel Macron s'allient.

François Bayrou pose ses conditions

1.Que le travail soit rémunéré justement et qu'on cesse de le payer de moins en moins. Macron sait ce qu'il a à faire : il faudra revenir sur le travail du dimanche et le règlement correct des heures sup.

2.Moralisation de la vie  publique : ne pas dépendre d'intérêts financiers et ne rien devoir à des puissances extérieures

3.La France est une vision du monde, une résistance : faire de cette âme le moteur de l'alliance.

Nota Bene : tous ceux qui ont passé leur temps à conchier Bayrou sont vraiment des connards, je le dis : ça fait deux fois pendant ces présidentielles qu'il est prêt à s'effacer pour un intérêt supérieur (Juppé puis Macron, ce qui marque bien les deux tenants de l'arc central). Je le dis parce que je l'ai sur le coeur depuis un moment.

16:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : bayrou, macron |  Facebook | | |

dimanche, 12 février 2017

L'apothéose du divin Macron.

Je me mets à la place de la rédaction du Gorafi. Ils doivent halluciner quand la fiction et la satire se voient rattrapées par la réalité. Souvenez-vous, le 24 janvier dernier, le magazine titrait "Emmanuel Macron confirme qu'il ne révélera son programme que s'il est élu". Le croiriez-vous ? Le même Macron vient d'indiquer au JDD aujourd'hui que "le programme n'est pas le coeur de la campagne".

Ce n'est pas tout : j'ai cru d'ailleurs avoir été trollé par une nouvelle satire du Gorafi, mais non, c'était bien le JDD. Le promoteur d'En marche a aussi expliqué qu'il ne reniait pas la dimension christique même s'il ne la revendiquait pas. On a trouvé une génération pour moquer François Bayrou en l'accusant d'avoir déclaré avoir vu la Vierge alors qu'il n'a jamais tenu de propos semblables de toute son existence politique et on a un Emmanuel Macron qui tranquillement se prend pour le Christ, comprenez le Sauveur....Mélenchon lui avait pourtant dit de ne pas forcer sur les champignons hallucinogènes...

Jusqu'ici je me disais que Bayrou avait quand même peu de chances mais avec des zozos pareils, en effet, le jeu présidentiel demeure vraiment ouvert.

Macron qui a vraiment pris le melon commence à déconner à plein tube. Fillon est rattrapé par son sens très particulier de la famille et Mélenchon et Hamon cherchent à se dévorer l'un l'autre. Je doute qu'Hamon résiste longtemps à la rhétorique et à l'expérience de Mélenchon qui a pour lui de ne pas avoir été ministre de Hollande entre autres et de s'être opposé aux Socialistes de longue date, contrairement à son adversaire...

Quant à Marine Le pen, elle reste coincée derrière son plafond de verre dont la nature est très claire : le FN ne peut gagner une élection majeure sans allié or le FN n'a pas d'alliés...

23:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : macron, bayrou, fillon |  Facebook | | |

dimanche, 05 février 2017

Travail : Bayrou face à Macron

Projet de Macron :

- faire travailler plus les jeunes pour le même prix. En somme, réduire le chômage en sous-payant la jeunesse. Minable.  Je ne comprends pas comment les jeunes peuvent voir en Macron leur candidat naturel. Il ne leur est pas de pire ennemi dans la classe politique française.

- faire travailler les seniors moins pour le même prix. Seniors pour Macron, c'est 50 ans et plus. Quel entrepreneur choisirait d'embaucher un "senior" dans ces conditions ? Il y a aussi un présupposé que le + de 50 ans serait nécessairement improductif ? On est vieux à 50 ans ?

Le faux jeunisme de Macron, son mépris de ceux qui sont déjà faibles m'exaspèrent. Il y a là la suite logique de payer moins les heures du dimanche ou encore de vouloir affaiblir les accords de branche.

Je ne comprends pas comment mes amis du MoDem s'obstinent à le soutenir et ne voient pas que cet homme-là et François Bayrou ne défendent pas le même modèle.

Tout le raisonnement de Bayrou sur le travail est de penser qu'on ne fera pas des gains de compétitivité en baissant le salaire des Français. C'est pourtant le calcul de Macron.

 

00:51 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : bayrou, macron, travail |  Facebook | | |

jeudi, 02 février 2017

Bayrou, l'âme française

J'ai écrit hier qu'il était peut-être pertinent pour Bayrou de se rallier à Macron face au danger d'un second tour Hamon-Le pen. Cela a fait réagir ceux qui lisent ce blog et je les en remercie.

C'est vrai que c'est très difficile de passer de Bayrou à Macron.

Il y a chez Bayrou quelque chose de totalement inexistant chez Macron.

C'est l'âme française.

Macron, il s'en fout du français, de la France, des Français. Il faut être flexible, connecté, moderne et nouveau à tout prix. International. On est jeune ? On peut travailler 50 heures, c'est pas grave. Le dimanche aussi, c'est pas grave, si on travaille, c'est un jour comme les autres. C'est archaïque le dimanche. Pire, c'est chrétien, pas laïque.  Voilà la nouvelle Révolution en version résolument "libérale" et surtout insidieuse.

Tu parles d'un liberté ! Tu parles d'un libéralisme en peau de lapin ! Mon libéralisme à moi, c'est l'individu, pas le capitalisme de connivence dans lequel il n'y en a que pour les puissants !

Il faut être adaptable et peu importe ce qui nous constitue au fond. Le modèle français ? Anachronique, comme les résistances des Français. Ce sont ces mêmes résistances, pourtant, que François Bayrou salue car elles sont constitutives de notre identité.

Oui, les Français s'arc-boutent de toutes leurs forces quand on essaie de leur imposer des choix contre leur volonté. Fillon, c'est en force, et Macron, c'est en douce. Mais les deux veulent "réformer", comme ils disent. Et surtout, "réformer" le peuple français.

Ils ne considèrent pas ce que nous sommes comme une force mais comme un obstacle, tout à l'inverse de Bayrou. Les fonctionnaires ? Des fainéants. Les chômeurs ? Des assistés. La santé et la protection sociale ? Des coûts. 

Alors il faut réformer. Et pour cela, des impôts, et pour l'un, et pour l'autre. Hausse de la TVA chez Fillon, hausse de la CSG chez Macron. 

Je voyais déjà la projet de Fillon d'un très mauvais oeil. Macron n'a pas de programme, mais j'en vois déjà la direction et je me dis qu'une alliance va être très très difficile.

On ne peut pas s'associer avec qui vous méprise, et c'est bien le sentiment que me donnent les Macron, Minc, Attali, Terra Nova, Pisani et compagnie.

Ils méprisent la France vieillotte que nous sommes, ils nous jugent repliés sur nous-même parce que nous défendons nos traditions et notre identité. 

 La force de Bayrou, c'est de ne pas opposer cet attachement à la modernité, mais d'en faire notre énergie pour aller de l'avant et trouver des biais nouveaux.

Les Macron, les Fillon,  ils ne rêvent que de nous mettre à terre. 

Voilà pourquoi j'ai du mal, vraiment du mal, et que même face au danger d'un second tour que j'exècre, j'en suis arrivé à un tel niveau de colère, à force d'être méprisé, que je préfère voter pour Bayrou, même s'il doit faire 4% des suffrages et éliminer Macron, que de continuer à supporter le mépris de ce que je suis. Et tant pis pour le second tour, «à Dieu vat» comme disaient autrefois les pilotes des nefs et vaisseaux de l'ancien temps pour virer de bord vent debout. Encore de de l'ancienne France...

15:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : bayrou, macron |  Facebook | | |

mercredi, 01 février 2017

Bayrou avec Macron ? A voir.

Franchement, je n'aurais pas imaginé un jour songer à la nécessité d'un rapprochement entre Macron et Bayrou. Mais là, j'avoue que les derniers sondages me font vraiment peur. MaxF, un habitué de ce blog met le doigt sur le problème : Hamon monte en puissance. Il est en train de siphonner les voix de Mélenchon. Tant mieux pour lui, mais pour ce qui me concerne, je ne voudrais pas me retrouver dans une configuration Hamon-Le pen au second tour.

Le cauchemar.

Fillon est foutu. Il ne se remettra jamais des affaires qui le touchent désormais.

Macron n'a pas de programme. Pas à l'heure actuelle, du moins. Pour que Bayrou le rejoigne, il ne faut pas qu'il se contente de lui tendre la main. Il doit intégrer plusieurs propositions programmatiques de Bayrou. 

L'école, les circuits courts, le made in France et les salaires des Français. Pas de baisse des rémunérations, voilà les points importants. 

Le programme de Hamon est un peu moins nocif que celui de Mélenchon, mais quand même largement de nature à nous envoyer droit dans le mur, à la manière grecque.

On ne peut pas prendre un tel risque.

C'est un peu la mort dans l'âme que je le dis, mais il faut un rassemblement de tout l'espace central, qu'il se fasse au centre-gauche (Macron) ou au centre-droit (Juppé). 

Ça va être chaud.

Si Hamon siphonne complètement Mélenchon ou que ce dernier le rejoint, il a un potentiel électoral de plus de 25%, devant Marine Le pen elle-même.

N'empêche, quand j'y pense, quels retournements de situation ! Qui eût imaginé tout cela il y a quelques mois ?

Là, je crois qu'on ne peut plus prendre de risques. Je voudrais que François (Bayrou) soit candidat, mais je ne sais pas si c'est encore possible, désormais.

Franchement, ça me fait mal au c.. de me retrouver aux côtés des zappeurs centraux, j'ai énormément de mal à les supporter, mais par les temps qui courent, on ne peut sans doute plus faire la fine bouche...

21:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : bayrou, macron |  Facebook | | |

mardi, 31 janvier 2017

Fillon est cuit. Et si Juppé revenait ?

Je crois que Fillon, c'était vraiment la mauvaise pioche à droite. Je viens de lire le billet de «La Gauche m'a tuer». Il est fou de rage. On le comprend. Je voyais Fillon brutal, pas malhonnête. Et là, franchement, ses justifications sont foireuses. Il s'enfonce à chaque sortie.

La droite ne s'est pas tiré une balle mais un obus de bazooka dans le pied dans cette histoire. A leur décharge : qui pouvait le deviner ?

Un scénario qui aurait ma faveur, évidemment, ce serait le retour de Juppé. Ce serait trop drôle de voir la tête de ceux qui se sont ralliés à Macron. 

Tiens d'ailleurs, il faut que je raconte leur dernière mesquinerie. Tous ceux qui publient ici le font sous pseudonyme, leurs fonctions exigeant neutralité et discrétion.

Le blog a donc un profil facebook. François Bayrou démarre la campagne de promotion de ses idées, et, je décide de publier hier un petit billet, moquant au passage l'opportunisme de ces militants et élus qui ont du faire à peu près le tour de toutes les officines que comptait leur fameux espace central.

Je vous le donne dans le mille, je trouve aujourd'hui le compte du blog désactivé. Probablement signalé comme pseudonyme et donc faux nom, ce qui contrevient aux règles d'utilisation de Facebook.

Bizarre, non ? 

En fait, ce qui m'a toujours dégoûté le plus, dans la politique, c'est ça, les petites saloperies dont sont parfaitement capables les militants de base. J'ai vu des centaines de fausses cartes dans un syndicat étudiant de gauche, mais au MoDem, chez pas mal d'anciens militants, des calomnies, des diffamations et des menaces de toutes sortes, parfois graves. Des pervers, quoi, parfois des paranoïaques, souvent une combinaison des deux.

Ton pire ennemi, celui qui te dénonce à la Gestapo, qui te vends à Daech, dis-toi bien que c'est ou ton voisin, ou un ancien ami, ou ton camarade de parti. Toujours.  

Bref, si Juppé revenait, je pense que Bayrou le rallierait, et, avec la proximité de leurs projets, on pourrait avoir l'espoir de voir portées des idées qui sauvent la France. Qui sait, on pourrait même peut-être récupérer l'aile droite du PS pas irrécupérable qui a compris que Macron n'était qu'un ectoplasme.

23:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : fillon, bayrou, juppé, macron |  Facebook | | |