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dimanche, 17 mai 2015

Errare humanum est, sed persevare Diabolicum, Najat !

Elle est incroyable Najat Vallaud-Belkacem. Sa réforme à la noix fait le plein contre elle et elle en rajoute une couche avec un pseudo-rétropédalage.

François Bayrou a crié un peu vite victoire pour le latin et le grec. Pour l'instant, le compte n'y est pas, et, comme le disait à juste titre Laocoon, prêtre d'Apollon à Troie, timeo Danaos et dona ferentes. 

Et puis ce n'est pas fini. Najat et ses sbires pédagogols ne sont toujours pas revenus sur leur décision imbécile et crétine de supprimer les classes bilangues. L'allemand n'est donc pas sauvé.

Il faut d'ailleurs préciser que toutes les langues vivantes perdent des heures d'enseignement, passant en-dessous de la trois heures par semaine.

C'est étrange, je ne voyais pas, à l'origine, Valls et Hollande pédagogolâtrisés dans le domaine de l'Éducation. Comme quoi, on peut se tromper. A vrai dire, j'avais entendu quelques âneries tout de même de la part de Valls, mais venant de Hollande, je suis plus surpris.

Certaines voix bien informées me font savoir que le projet de Najat était en fait dans les cartons de cet abruti prétentieux de Peillon. Cela ne m'étonne pas. Bien le genre d'idées à la con qu'il peut porter.

Au passage, quand je considère les soutiens de cette réforme de merde, je retrouve tous les "progressistes" à la c... dont le MoDem s'était rapproché en 2009. J'ai détesté cet épisode et j'avoue que l'image que j'avais de mon parti a définitivement viré (en mal) à cette époque.

J'observe que sur cette réforme, seul Bayrou est audible et compréhensible. Je n'ai strictement rien compris à ce qu'a raconté Marc Fesneau. Je ne sais pas si c'est un problème de retranscription, mais j'ai beau m'échiner à tenter de donner un sens à ce paragraphe, rien ne vient.

Je pense que, y compris à gauche, il y a une question sur cette réforme des collèges, parce qu’elle est confuse, au-delà d’être jargonnante et de blablater pour ne rien dire et sur un certains nombre de thèmes que sont ce qu’on appelle « les humanités » pour faire un peu savant, en tout cas les langues anciennes sont l’affaire des classes bilingues, et sur l’affaire de l’Histoire, ce sont des choses très symboliques, on a l’impression que l’on a marché sur la tête et que au motif qu’il faudrait niveler, on nivelle plutôt vers le bas, et tout cela n’est pas compréhensible sur des affaires d’Histoire, moi je ne comprends pas la façon dont on compte enseigner l’histoire, en sortant un peu de la chronologie, en disant il faut en faire une épopée, on décide de faire l’impasse sur certains thèmes et pas sur d’autres, tout cela est un peu bâclé.

Comprends rien. Je crois discerner que Marc n'est pas vraiment favorable à la réforme, mais il faudrait formuler les choses plus clairement, parce que là...

Cela dit, j'ai été un peu injuste en disant que seul Bayrou était audible sur le sujet. Entre le début et la fin de mon article, je viens de prendre connaissance de la réaction de Marielle de Sarnez, et je la trouve très pertinente. Elle a d'ailleurs assez bien résumé la mauvaise foi socialiste et ce qu'il eût été fondé de faire en étant honnête (mais les Socialistes ne le sont pas) :

Oui, c’est une mauvaise réforme parce que son inspiration n’est pas fondée, son inspiration n’est pas juste. Si on prend l’exemple des classes bilingues : il y a 18 % d’élèves dans les classes bilingues – alors si on est un bon ministre de l’éducation nationale, qu’est-ce que l’on devrait se dire ? On devrait se dire « Il y a 18 %, c’est insuffisant, donnons l’excellence à tous ! Comment faire en sorte que la plupart des élèves puissent bénéficier demain des classes bilingues ? ». Au contraire, on dit « non, il n’y en a que 18 % donc on va supprimer les classes bilingues »

J'ajoute que Valls emporte la palme du faux-cul en tentant de faire passer pour un clivage gauche-droite ce qui est simplement une bourde monumentale de son gouvernement et de sa ministre. Je me posais pas mal de questions sur ce gars-là depuis quelque temps, mais là, il vient juste de marquer une longue série de mauvais points à mes yeux.

00:12 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : najat, collège, epi, réforme, latin, grec, sarnez, bayrou | |  Facebook | | | |

mardi, 23 décembre 2014

Bayrou, un homme de culture à la Mairie de Pau

Quand je vois les premières réalisations de François Bayrou dans sa ville, je me dis que les Palois ont bien de la chance. 

Pas de goût superficiel pour les paillettes, si propre à nos maires d'île de France, édile parisienne en tête, mais, au contraire, de la culture sur le fond.

Le voilà à présider des rencontres littéraires puis à étendre l'ouverture des médiathèques. N'est-ce pas lui qui propose à l'école des beaux arts de loger au-dessus du Musée des Beaux-arts dans une ancienne bibliothèque ? 

Il trouve même se place dans l'actualité littéraire puisque cet abruti de Houellebecq l'imagine en dirigeant de premier plan dans son livre imbécile, Soumission, dans lequel il imagine la France dirigée par une fraternité musulmane.

Quand Bayrou rend visite à des maires proches, s'il y a un centre culturel, on peut être sûr qu'il y viendra.

C'est quand même autre chose qu'un Wauquiez qui se vantait en public de fréquenter des sites pornographiques.

Puisque nous nous approchons de Noël et bientôt du Nouvel An, je me permets de formuler le voeu qu'un jour cet homme-là arrive aux affaires dans notre pays. 

Cela nous ferait un sacré changement d'air.

18:10 Publié dans Culture, Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : bayrou | |  Facebook | | | |

mercredi, 05 novembre 2014

Bayrou et le barrage de Sivens : le ton juste.

Ce que j'aime chez Bayrou, c'est qu'il ne me déçoit jamais. Depuis que je le suis je ne l'ai jamais entendu céder une seule fois aux sirènes de la démagogie ou à la facilité. Dans toutes les situations où il est tentant d'appuyer là où ça fait mal simplement pour mettre en difficulté l'adversaire, Bayrou, lui, choisit toujours d'élever le débat.

J'ai apprécié à sa juste valeur ses prises de position sur le barrage de Sivens. Il a jugé, à raison, indécent d'exploiter dans un sens ou dans l'autre le décès dramatique de Rémi Fraisse. Il a eu le courage de dire clairement que le Ministre de l'Intérieur ne pouvait être tenu pour responsable de ce décès et il observe, une fois encore avec hauteur que la plupart de nos précédents responsables à ce poste ont essayé de trouver un équilibre (et il n'est pas facile !) pour empêcher les désordres sans dégâts matériels et accidents humains. C'est aussi mon sentiment. 

Je ne connais pas vraiment la situation locale alors il m'est difficile de me prononcer, mais j'observe que tous les élus locaux des environs étaient favorables au barrage. 

Comme l'observe très justement Bayrou, il semble que des décisions politiques ne puissent plus s'exécuter sans générer automatiquement de la violence, fût-elle d'une minorité. Je le rejoins encore quand il analyse que « l’ensemble de nos mécanismes de décision et d’action est à revoir parce qu’il est désespérant pour le citoyen d’avoir des décisions jamais suivies d’effets sur aucun sujet». Mais j'y ajouterais autre chose : il y a un vrai problème de confiance. Décideurs, maîtres d'ouvrage et et bâtisseurs sont joints par des liens inextricables qui fleurent bon le conflit d'intérêt. Et quand des études d'impact sont réalisées, on a le sentiment qu'elles atterrissent dans la poubelle car elles ne sont suivies d'aucun effet. A quoi sert-il d'interroger les gens si c'est pour ne finalement pas tenir compte de leurs avis ?

Je me trompe peut-être, mais j'ai le sentiment que l'habitude de s'asseoir sur l'avis de ceux qu'on consulte finit par générer de l'énervement et des tensions. Ceci ne signifie pas que tout projet doit être bloqué à la moindre consultation, mais que les différents acteurs doivent jouer cartes sur table.

22:50 Publié dans écologie, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : bayrou, sivens, barrage | |  Facebook | | | |

samedi, 20 septembre 2014

Le paradoxe Hollande

La principal défaut de la politique d'Hollande, c'est son absence de lisibilité. Je ne dis pas qu'elle n'a pas de ligne directrice, mais je ne la vois pas. Notamment, je ne parviens pas à déterminer s'il s'agit d'une politique de l'offre ou non.

Je me demande si elle finira par produire des effets. Si cela devait être le cas, le paradoxe serait que ce serait la droite qui en profiterait.

Pour qu'une politique de l'offre porte ses fruits, il faut quelques années. Hollande aurait dû se lancer dès 2012. Il a perdu beaucoup de temps. 

Ce qui m'inquiète,  c'est que Valls applique en partie la politique que le MoDem aurait certainement pu mener. Or, quand je considère le soutien à cette politique, je me dis qu'il n'y a peut-être pas de majorité possible dans l'opinion pour la promouvoir.

Je distingue toutefois Bayrou du MoDem. Je pense que son spectre en termes d'attraction est bien plus large que celui du MoDem. Le MoDem, on peut le dire sans trop se tromper, ce sont essentiellement des sociaux-libéraux auxquels se sont alliés quelques démocrate-chrétiens et quelques libéraux. 

Le social-libéralisme peut difficilement devenir majoritaire dans un pays, mais, associé à la démocratie-chrétienne et aux libéraux, il peut constituer un courant significatif. Trop à gauche, le MoDem n'est jamais parvenu à s'extraire des limites du social-libéralisme et à attirer notamment les démocrate-chrétiens encore très nombreux à l'UMP.

Pour revenir à Valls, j'ai lu sa déclaration de politique générale mais je ne saurais quoi en penser. Comme elle est générale, justement, elle ne comporte pas grand chose de précis. Il y a un aspect qui semble abandonné et que je regrette : il n'est plus question de la production française. J'ai parfois l'impression que Hollande a nommé Montebourg au "redressement productif" pour le piéger à grands coups de moulinets grand-guignolesques et qu'il n'y a jamais cru un seul instant, estimant que l'évolution vers les services est inéluctable en France. 

Je suis convaincu du contraire.

Je pense qu'une activité industrielle de qualité est possible. Je crois que les garanties, la durabilité et les services associés sont un nouvel eldorado que nous n'exploitons pas, parce qu'une part croissante de Français commence à se lasser du consumérisme et de la casse matérielle qui y est associée. 

On dit que des biens durables sont chers. C'est faux. Un bien durable coûte moins cher que trois biens éphémères. Et dans bien des domaines, ils sont produits en France. 

Je suis loin, par ailleurs, d'être convaincu par ce que propose l'opposition. J'en parlerai dans un billet prochain.

 

10:42 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : hollande, valls, bayrou, social-libéralisme | |  Facebook | | | |

mercredi, 03 septembre 2014

Valls, Rebmasen, Cazeneuve, faites ce en quoi vous croyez, les gars !

J'entends les récentes sorties de plusieurs ministres du gouvernement Valls avec étonnement. J'approuve ce que disent Rebmasen, Cazeneuve et Valls. Mais, tant que cela ne demeure que des paroles, ce n'est pas crédible. Puisque vous pensez ce que vous dites, les gars, allez-y ! Liquidez les mensonges d'Hollande et une bonne fois pour toutes et tenez la ligne social-démocrate vers laquelle vous semblez vouloir infléchir votre action. J'ai lu, comme d'habitude, une brassée de bêtises plus crasses les unes que les autres sur la ligne prétendûment libérale du gouvernement Valls. Arrêtons de dire des bêtises : si elle devenait ne serait-ce que social-démocrate, voire social-libérale, ce serait déjà beau. Ils me font rigoler, ceux qui parlent d'austérité. Ça se voit qu'ils ne savent pas ce que c'est l'austérité...Pour l'instant, on n'en est même pas à équilibrer nos dépenses courantes et les missions de l'État n'ont pas été redéfinies. Je ne parle même pas des collectivité locales dans lesquelles les dépenses somptuaires flambent (et les impôts locaux avec)...

Oh, bien sûr, les Socialistes continuent de pécher par nombre de travers. Avec Taubira, leur politique pénale est plus laxiste que jamais. Ils n'ont toujours pas liquidé les imbéciles pédagogolâtres et larmoyants qui les conseillent dans le domaine éducatif et ils ont toujours une totale absence d'idées pertinentes en économie, notamment sur les questions de production (J'ajoute que Montebourg ne comprenait absolument pas les enjeux des délocalisations : il essayait de sauver des emplois foutus au lieu de chercher à créer des emplois indélocalisables*).

Mais, au moins, s'ils pouvaient faire passer en actes ce qu'ils disent sur l'immigration, l'assouplissement des 35 heures (mais pas leur suppression, contrairement à la droite, j'en trouve le principe positif du point de vue de notre civilisation) et l'entreprise (mais ne pas confondre mantras et actes et se souvenir que l'entreprise ce sont aussi des investisseurs lassés d'être taxés jusqu'à la moëlle quand ils récupèrent des dividendes), ce serait un début.

A vrai dire, ce que j'entends à l'UMP est tellement effarant d'imbécilité et de dogmatisme, ce que dit l'UDI, tellement inaudible, qu'en l'absence d'une candidature Bayrou en 2017, sous réserve que les Socialistes (pas leurs frondeurs) assument ce qu'ils pensent vraiment, je pourrais envisager un vote de 1er tour pour cette gauche-là, pour la première fois depuis bien longtemps.

Le problème, c'est que Hollande boira le vin qu'il a tiré jusqu'à la lie. Quoi qu'il fasse, il paiera ses mensonges initiaux et le double-discours de la gauche, quand bien même de nouvelles mesures iraient dans le bon sens.

Voter un gauche à nouveau pour moi, c'est poser une condition sine qua non. La fin des mensonges et des promesses débiles et démagogiques à chaque élection. Qu'ils prennent un peu de la graine d'un Bayrou, tiens.

* la voix a été ouverte sur ce sujet par Bayrou et Rochefort, eurodéputé MoDem et son conseiller économique, mais j'y reviendrai dans un autre billet.

17:21 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bayrou, valls, hollande, gouvernement | |  Facebook | | | |

dimanche, 18 mai 2014

Bayrou, lui au moins, demande l'avis des enfants

Puisse Bayrou inspirer les maires et les idéologues qui sévissent dans les officines gouvernementales. Je l'avais relevé il y a près de deux semaines, c'est le seul à avoir eu le bon sens de consulter les écoliers de Pau sur les rythmes scolaires.

Cela me frappe depuis le début, dans cette histoire, les enfants sont les seuls dont personne ne demande l'avis. Académie de médecine, chronobiologistes, associations de parents d'élève (FCPE), inspecteurs et recteurs zélés, conseillers occultes de la rue de Grenelle, journalistes autoproclamés experts, tous décrètent que l'enfant est fatigué par tel ou tel horaire, n'hésitant pas à se contredire avec un bel ensemble la plupart du temps.

La réaction des associations locales de parents a été tout à fait édifiante : la FCPE estime que la réforme est pliée et qu'il ne faut pas revenir dessus, la PEEP botte en touche en déclarant qu'il est trop tard pour réajuster les horaires de la rentrée prochaine.

Bref, on a compris, il ne faut pas consulter les enfants, en somme.

Ce qui est drôle, d'ailleurs, quand on lit les commentaires en général sur ce thème, c'est que cette idée simple et évidente ne traverse jamais l'esprit d'aucun commentateur. Chacun défend avec morgue et arrogance sa position sans jamais se soucier de ce que ressentent les enfants. Il est plus simple de parler en leur nom...

Je ne sais pas ce que Bayrou retiendra de sa consultation, mais j'espère qu'il saura en faire son miel, et je le félicite, dans tous les cas de figure, d'avoir simplement pensé à la faire.

09:53 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : bayrou, rythmes scolaires | |  Facebook | | | |

dimanche, 06 avril 2014

Des voix fortes pour l'Europe, même sans Borloo !

On ne peut pas dire que l'annonce de Jean-Louis Borloo tombe au bon moment : il renonce à la plupart de ses mandats et fonctions politiques. A vrai dire, depuis sa pneumonie, je n'étais guère optimiste. Il ne s'agit pas d'une maladie bénigne et s'en remettre prend beaucoup de temps et d'énergie. Incompatible avec une activité politique intense.

Le malheur, c'est que cela se produit au moment où le centre est un peu en berne pour les élections européennes à venir. Nous sommes peu audibles et devons évoluer en terrain miné, avec une population fâchée contre l'Europe. 

Nous avons besoin de voix fortes pour faire valoir nos propositions et dénoncer les mensonges éhontés de plusieurs de nos adversaires. 

Borloo et Bayrou auraient dû être les fers de lance de cette campagne. Le premier est hors combat et le second, replié sur son Béarn.

C'est vraiment dommage quand on observe que les sondages d'opinion renvoient une très bonne image des deux leaders centristes, désormais (2ème et 3ème chez Opinion Way, par exemple).

Nous avons des leaders populaires, deux partis, l'UDI et le MoDem pas trop mal considérés, mais il nous manque un message lisible et nous devons évoluer en territoire hostile.

Voilà une équation difficile. Nous avons choisi d'être Les Européens, ne passons surtout pas pour des eurobéats. Il ne faut en aucun cas défendre l'Europe telle qu'elle fonctionne et ne pas renvoyer les arguments de nos adversaires à de l'europhobie mais bien démonter qu'il y a tromperie sur la marchandise depuis longtemps et que cela, l'Europe n'en est pas comptable. Voilà pourquoi nous voulons une Europe dans laquelle les démagogues et les menteurs n'aient plus le loisir de tromper les peuples ni de berner les Européens dans leur ensemble.

Je souhaite une campagne offensive, qui ne fasse pas de cadeaux à nos adversaires et qui montre que l'Europe peut bien plus pour les peuples qu'on ne le pense à condition qu'on la libère des chaînes dans lesquelles elle est entravée depuis trop longtemps.

 Je me souviens avec émotion de la plus belle image de ces dernières années en politique : c'est celle de François Bayrou évoquant le Théâtre d'Épidaure pour signifier la place des militants dans le parti politique qu'il venait de créer.

Il y a là-bas une dalle qui propage le son avec une perfection irréelle vraisemblablement parce que l'édifice a été construit selon les proportions du mythique Nombre d'Or. Trouvons la nôtre et envoyons alors un message d'espoir à tous les Français.

22:21 Publié dans Europe, Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : bayrou, borloo, europe | |  Facebook | | | |

jeudi, 23 janvier 2014

L'étonnant rassemblement de François Bayrou à Pau

J'avoue être un peu soufflé par les réussites de François Bayrou à Pau. J'avais été l'un des premiers à écrire ici que je lui déconseillais d'y aller parce que je pensais que c'était très casse-gueule pour parler familièrement.

Mais, dans les faits, Bayrou est d'abord parvenu à unifier tout le centre autour de lui, puis une bonne partie de l'UMP, et, aux dernières nouvelles, des élus de gauche venus de l'équipe de Lignères-Cassou. Ils regrettent la gestion sectaire de cette dernière et saluent les choix courageux de Bayrou. Avec le ralliement de Saubate, cela commence à faire une majorité de plus en plus large. Il faut voir comment cela se traduira dans les sondages, mais la logique serait de voir la proportion de Palois se reconnaissant dans une telle alliance s'accroître significativement.

A vrai dire, la campagne de Bayrou est bien particulière : il a quasi-complètement disparu des écran-radars de la sphère médiatique depuis un bon moment. Un choix volontaire, il est tout entier tourné vers Pau. Même pour nous, militants du MoDem, quand nous ne faisons pas partie des sections présentes sur le terrain palois, nous ne sommes pas vraiment au courant de ce qui se dit à Pau. Quelques échos surgissent de temps à autre dans la presse, surtout régionale à vrai dire.

Ce qui est intéressant, c'est que Bayrou est en passe de réussir le rassemblement qu'il a si longtemps proposé à l'échelle nationale. L'exemple palois deviendra un cas d'école s'il remporte les élections et gagne ainsi son pari.

J'ai bien vu qu'il avait quelques idées assez atypiques pour Pau mais je ne crois pas utile de les évoquer pour l'instant sur ce blogue, pas vraiment local. Il sera toujours temps d'y revenir. Je retiens toutefois deux choses : a) l'idée d'évaluer les élus. Très bonne idée, j'y suis favorable : on est trop souvent confronté à des fainéants qui se permettent d'être méprisants envers l'ouaille ordinaire. b) ses bus à haute fréquence de passage plutôt qu'un tramway. Aussi efficaces que le tramway et solution dix fois moins onéreuse.

Franchement, pour les Palois, je dis «Persévère, François ! A Paris, on a laissé Delanoë et ses bobos faire leur tram à la place du PC parce que ça faisait "bien" pour l'image de la ville et on s'est mangé dans les dents des dépenses monumentales et plus de 40% de hausses d'impôts locaux ! » De manière générale, les Socialistes de Pau ne sont pas différents de ceux de Paris, à ce que je vois : ils aiment bien paralyser la moitié d'une ville avec des travaux incessants et dépenser sans compter... 

 

23:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : bayrou, pau | |  Facebook | | | |

vendredi, 13 décembre 2013

Si Bayrou gagne à Pau, ne laissera-t-il pas tomber le reste ?

Je ne sais pas si je le seul à me poser la question que j'ai choisie comme titre de mon billet. Il se dit que François Bayrou n'a plus que la ville de Pau comme unique centre d'intérêt ou presque.

J'ai comme l'impression qu'il a très fortement envie de diriger la ville de son pays natal et que ce désir est tellement fort que tout le reste passe au second plan.

Je souhaite la victoire de Bayrou à Pau, bien sûr, mais cette obsession m'inquiète.

Il n'aura échappé à personne que Sarkozy, en maître tacticien qu'il est, a su garder le silence le temps nécessaire pour se refaire une santé et se pose en champion incontournable de la droite pour la prochaine présidentielle. Tous les autres sont KO debout sur le ring sans même avoir eu le temps d'amorcer ne serait-ce qu'un upercut.

La gauche sera en pièces en 2017 : elle ne pourra présenter aucun candidat crédible et partira sans doute divisée sur les décombres de l'échec socialiste.

Il ne faudrait pas que la seule alternative à Sarkozy devienne alors Marine Le pen.

Parce qu'au centre, disons-le sans fard et très vulgairement, il est vrai, seul Bayrou a les c... pour y aller et faire autre chose que de la figuration.

Paradoxalement, Sarkozy a tout intérêt à ce que Bayrou gagne à Pau : certes, cela relégitimera le Béarnais, mais dans le même temps, cela l'occupera pour longtemps. 

Considérons le seul autre rival modéré possible de Sarkozy, Juppé, et on voit bien que sa principale préoccupation, lui aussi, c'est Bordeaux, désormais. Même pas sûr qu'il se présentera aux législatives.

Je n'ose pas me figurer 2017 si je devais n'avoir comme choix que Hollande, Mélenchon, Sarkozy ou Le pen. Bayrou a fait vivre le centre depuis 1998 et lui a donné, envers et contre tout, des titres de noblesse qui ne seront pas prêts d'être égalés, et ce, en dépit des déconvenues successives qui ont frappé le MoDem. Personne ne peut le remplacer. Borloo a beau être sympathique et avoir des idées, c'est un affidé de Nicolas Sarkozy. Ce sont des amis. Je ne suis même pas sûr qu'il ne refasse pas en 2017 les mêmes choix qu'en 2007 et 2012. Et pourtant, en 2007, il aurait pu faire pencher définitivement la balance, donnant au centre une victoire historique contre la gauche et la droite.

Quelle belle épopée, quand j'y repense.

Mais 2017 ?

17:12 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : pau, bayrou | |  Facebook | | | |

lundi, 25 novembre 2013

Ayrault est désespérant avec ses impôts

C'est assez incompréhensible la sortie d'Ayrault sur les impôts. Je ne comprends pas une telle erreur de communication (sans parler de l'aspect économique). Ayrault devrait comprendre qu'il ne faut surtout plus prononcer le mot "impôt" par les temps qui courent. Les Français n'en peuvent plus, des impôts. Ce n'est vraiment pas le moment de la ramener sur le sujet et d'imposer à notre peuple qui n'en veut pas les poncifs sur l'équité, la solidarité, la justice fiscale et compagnie.

C'est Bayrou qui a eu le mot le plus juste en répliquant que ce n'était plus d'une réforme des impôts dont nous avions besoin mais de la dépense.

De surcroît, c'est techniquement une bêtise de vouloir procéder à l'heure actuelle à une réforme : Bercy tourne bien, l'impôt rentre à plein régime avec des taux de recouvrement très forts (près de 99% !!!) ! Quelle idée de vouloir réformer une machine qui fonctionne. Ayrault risque surtout de provoquer un désordre indescriptible, de nouvelles normes administratives qui étouffent notre pays et de maintenir une instabilité fiscale qui nous est extrêmement nocive. Comme beaucoup de Français, quand j'ai entendu la déclaration d'Ayrault, j'ai commencé par un coup de stress. Le discours et les préoccupations de Monsieur Ayrault sont anxiogènes pour les Français, il devrait le comprendre une bonne fois pour toutes.

Si à la place Monsieur Ayrault proposait des économies simples : fusionner les départements et les régions par exemple ou encore réformer les urgences des hôpitaux simplement en constituant des maisons médicales (regroupement de cabinets médicaux) je crois qu'il aurait de bonnes chances d'obtenir l'agrément de ses concitoyens. Il est vraiment, avec son équipe, complètement à côté de la plaque (au grand désespoir de Moscovici qui n'avait rien demandé, dans cette histoire).

C'est Bayrou a nouveau qui a la formule juste : encore une diversion mais cette fois, elle va vraiment mal finir.

10:38 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ayrault, réforme fiscale, bayrou | |  Facebook | | | |