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dimanche, 26 août 2018

Heures sup défiscalisées, merci Macron.

Je rigole par avance : un bon paquet de ceux qui crachent sur Emmanuel Macron et son gouvernement vont être les premiers à toucher le pactole avec la défiscalisation des heures supplémentaires. 

Tiens, mettons quelqu'un qui gagne seize euros net de l'heure et fait ses 35 heures. Pour les 8 premières heures au-delà de 35 heures, selon la loi, ses heures doivent être payées 25% de plus, ce qui signifie qu'il gagnera 20 euros de l'heure. Son taux d'imposition est à 14%, je pense. Donc, pour chaque heure sup, il va récupérer 14% de 20 euros soit 2.8 euros. S'il fait 5 heures sup par semaine, par exemple, cela donne 14 euros soit 56 euros par mois, soit 658 euros par an (je ne compte pas le mois de congé). Beau gain de salaire d'autant que son salaire est un petit salaire.

Maintenant, prenons le cas de quelqu'un qui est payé nettement plus, 30 euros de l'heure, et donc, qui est au moins à 30% de taux d'imposition. Il/Elle fait cinq heures sup, soit, 37.5 euros de l'heure. Pour chaque heure sup, il/elle va récupérer 30% de 37.5 soit 11.25 euros. Par semaine, cela donne 56.25 euros. Sur une année, 2643 euros en plus de revenus récupérés. Ça commence à sentir bon la monnaie...

Bref, je ne vais pas multiplier les démonstrations, mais c'est évident que cette mesure est une bonne mesure. Au demeurant, Sarkozy l'avait appliquée et j'avais trouvé idiot de toute l'opposition, MoDem compris, de cracher dessus, à l'époque. 

Si je rigole, c'est que je sais que pas mal d'insoumis et de socialos sont fonctionnaires et qu'un nombre assez important d'entre eux fait quelques heures sup : ils vont être les premiers à voir leur salaire augmenter. Mais ils continueront à cracher sur le gouvernement, bien sûr. 

C'est pas compliqué, de toutes façons, tous ceux qui font des heures supplémentaires reconnues vont y gagner.

vendredi, 24 août 2018

Une opposition sans projet...

Je ne dis pas qu'il n'y a pas de temps à autre dans l'équipe gouvernementale de Macron et dans son entourage élyséen quelques accrocs, mais franchement, quand je compare à ce que j'ai vu dans les précédents gouvernements, à ce qu'ont fait les Socialistes et l'UMP quand ils ont été au pouvoir et à ce qu'ils font encore quand ils l'ont, c'est le jour et la nuit.

Il y a eu un gros couac avec Benalla mais ce n'est pas une affaire d'État, bien loin des financements occultes de l'ère UMP ou des doubles discours des Cahuzac et compagnie. 

On reproche des erreurs à Madame Nyssen qui datent de plus de 20 ans. Certes, ça fait un peu tache mais il n'y a pas de quoi démissionner, non plus. 

En fait, je crois que l'opposition dans son ensemble n'a rien d'intelligent ou de novateur à proposer. Elle ne sait pas quoi dire, elle n'a rien de viable à reprocher en termes de probité à Macron et à son équipe alors du coup, elle s'accroche au moindre bout de gras.

Je n'entends pas que la politique de Macron est irréprochable et j'aurais bien des critiques à exprimer, mais en revanche, l'opposition est d'une nullité si absolue que je ne vois pas ce que je pourrais voter d'autre que MoDem/LREM à l'heure actuelle.

10:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : macron, modem, lrem |  Facebook | | |

mercredi, 23 mai 2018

Cheminots : il faut un avantage gagnant en échange de la réforme.

Je crois l'avoir déjà écrit, je ne jette pas la pierre aux cheminots. Je refuse même qu'on les pointe du doigt en disant que c'est l'usager qui paie les dépenses qu'ils engendrent. Ceux qui disent cela doivent comprendre quelque chose : si nous devions payer dans un contexte de concurrence la qualité de service qu'offre la SNCF, les prix seraient de quatre à dix fois supérieurs. Il n'y a qu'à voir le coût des distances parcourues au Japon pour s'en convaincre, même si le service y est excellent.

Je pense qu'il est difficilement évitable de réformer la SNCF pour une raison très simple : son bilan financier n'est pas équilibré, et, à terme, c'est intenable.

Pour autant, le rejet massif de la réforme de Macron à la SNCF est provoqué par l'absence d'alternative et de compensation gagnante. 

N'avoir que du désagrément à offrir ne peut amener l'adhésion des personnels roulants. En échange du recul du départ à la retraite, il aurait fallu leur proposer un très gros avantage financier. Gratuité totale d'utilisation du transport de la SNCF, heures supplémentaires 100% défiscalisées, intéressement systématique sur les bénéfices de l'entreprise, en somme, des choses fortes pour qu'ils n'y voient pas un très mauvais coup pour eux.

Plus généralement, je le conseille à Emmanuel Macron et à son Premier Ministre, Édouard Philippe, ce doit être cette méthode de réforme qu'ils doivent propulser, faute de quoi, ils finiront tôt ou tard par cristalliser les mécontentements.

Attention : pas la peine de dire qu'il faut faire de la pédagogie. Quand on n'a que de la merde à donner, on n'a que de la merde, pas la peine de prétendre que c'est du caviar. Il faut rester honnête jusqu'au bout. 

Le MoDem a l'ambition d'être l'aile sociale de la majorité présidentielle. A mon avis, ce serait son rôle que de proposer des aménagements avantageux pour tous ceux qui sont l'objet d'une réforme afin de la leur rendre intéressantes. En agissant ainsi, mon parti rendrait un fier service à tout le monde.

dimanche, 13 mai 2018

Projet social, le sage conseil de Bayrou à Macron

Je trouve que Bayrou a eu une formule très juste récemment en évoquant la perspective sociale des prochaines années : 

«Je comprends qu'il soit important de rendre la France attractive pour les investisseurs. Mais il faut aussi la rendre attractive pour les Français.»

Je ne dirais pas mieux. 

Et il a très justement ajouté que le système de distribution via des allocations de toutes sortes est un système épuisé.

Je suis d'accord.

Bayrou évoquait une défiscalisation des heures supplémentaires. C'est une très bonne piste. Je pense que beaucoup de Français en profiteraient. 

La participation dans l'entreprise est la seconde piste mais a le travers de ne s'adresser qu'à ceux qui travaillent dans une entreprise. 

Il me semble que l'aménagement du territoire est l'un des principaux vecteurs d'inégalités : c'est sur cet aspect qu'il faut faire effort sachant que les Conseils Généraux des départements s'ingénient à y travailler même si c'est avec plus ou moins de bonheur.

mercredi, 17 mai 2017

Un gouvernement équilibré

J'ai pris connaissance du gouvernement d'Édouard Philippe. Il m'a l'air clairement équilibré avec plusieurs bons choix : Marielle de Sarnez à l'Europe, évidemment, mais aussi Laura Flessel pour le sport, Lemaire pour l'économie , Blanquer à l'Éducation Nationale, Bayrou à la justice, Le Drian aux affaires étrangères, je risque de récapituler la liste : franchement, cela m'a l'air bien.

A mon avis, la ministre qui va se trouver en première ligne, cela va être Muriel Pénicaud. Je ne la connais pas mais son CV m'a l'air de bon aloi. Elle va devoir mettre en place la loi-travail qu'espère Macron, cela ne va pas être commode.

Pour l'instant, on peut dire que Macron a fait un sans faute. Je pense que cela devrait se traduire dans les urnes.

16:53 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : bayrou, macron, gouvernement |  Facebook | | |

vendredi, 05 mai 2017

L'erreur stratégique de Marine Le pen

Marine Le pen m'a vraiment surpris lors du du débat télévisé du second tour. On a eu l'impression qu'elle avait vraiment mal jaugé Emmanuel Macron. Je pense que face aux Socialistes ou à la droite, elle est souvent à l'aise parce qu'elle pointe directement leurs contradictions et leurs hypocrisies. Mais Macron ne rentre pas dans cette catégorie-là. Essayer de lui faire dire qu'il avait honte ou qu'il regrettait ce qu'il avait dit, était ou proposait, a été un échec complet.

Je me serais attendu à ce qu'elle prépare le débat, il n'en était rien. Des erreurs énormes, comme celles qu'elle a faites sur l'euro ou sur l'ECU me stupéfient alors que Macron en face était vraiment carré.

Mais l'erreur la plus conséquente, c'est de ne pas avoir parlé à la France. Le débat n'a été qu'invectives contre Emmanuel Macron alors qu'on se serait attendu à ce qu'elle déroule son programme et le précise. 

Elle s'est emmêlée les pinceaux à plusieurs reprises et a démontré qu'elle ne maîtrisait pas les sujets.

Cela ne fera sans doute pas bouger les intentions de vote mais cela met fin à tout espoir de progression pour elle. Jusqu'à ce débat, elle pouvait encore espérer remonter la pente. Désormais, ses chances sont minces, son seul espoir étant de voir l'abstention lui donner un coup de main inattendu.

14:17 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : le pen, macron |  Facebook | | |

jeudi, 27 avril 2017

Halte aux consignes de vote !

Disons-le clairement : les consignes de vote n'apportent rien. Fondamentalement, les gens votent bien ce qu'ils ont envie de voter. Qu'un responsable politique donne son avis, soit admettons à la rigueur, et encore, je me demande jusqu'à quel point cela n'est pas contre-productif.

Les ralliements de has been, du show bizz, de stars ultra-privilégiées, d'intellectuels de toutes sortes habitués des cafés de Saint-Germain, alors là, pitié, non. Taisez-vous les gars : je suis dans le camp de Macron et je ne vous supporte déjà pas, alors vous imaginez ce que vous produisez sur un électeur de Mélenchon ou même de Hamon ?

Alors j'ai une bonne suggestion de campagne de second tour : les élites auto-proclamées ferment leur gueule et laissent les deux candidats de second tour débattre projet contre projet et tenter de convaincre les Français.

Voilà.

Que cela ne nous empêche pas de discuter pour le plaisir entre militants et/ou blogueurs, évidemment, y'a pas de mal à se faire du bien.

22:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : macron, le pen, mélenchon |  Facebook | | |

lundi, 24 avril 2017

Ce que j'ai aimé chez Macron

Les résultats sont donc tombés pour le premier tour de la présidentielle. Emmanuel Macron est qualifié pour le deuxième tour. Finalement, Marine Le pen est encore celle qui ne s'en sort pas si bien que cela : on lui prédisait une première place radieuse et finalement, elle a dû batailler ferme. Fillon a finalement limité la casse et il faut admettre que Mélenchon a fait une campagne extraordinaire.

Ce que j'ai aimé chez Macron, je ne surprendrai personne en le disant, c'est d'abord que Bayrou l'a rejoint, ma principale motivation pour voter pour lui.

Mais il n'y a pas que ça.

J'ai apprécié deux choses dans sa manière de mener sa campagne :

1.Il n'a jamais cherché à dénigrer ses adversaire et a toujours fait campagne en mettant en avant ses idées au lieu de chercher à démolir le programme des autres. De plus, quand il y avait des idées qu'il partageait chez les autres, que ce soit à gauche ou à droite, il leur en a toujours donné quitus et l'a reconnu. Il s'est toujours montrer respectueux, très élégant avec Pénélope Fillon, par exemple, ce que je porte à son crédit.

2. Aucune casserole. Il n'a aucune casserole. Ce n'est pas faute que ses adversaires en aient cherché mais rien à faire, ils n'ont rien trouvé. C'est donc un homme honnête et c'est une vertu assez rare.

Sur son programme, je suis assez mitigé mais je lui reconnais un grand mérite : pas d'inventaire à la Prévert, pas de promesses mirifiques, pas de mensonges, et finalement, un assez bon souci de la protection sociale et de la solidarité sans pour autant entraver les circuits économiques. Un bon compromis, dans l'ensemble, même s'il y manque, à mon avis, les coups de génie et le supplément d'âme que seul un homme comme Bayrou peut apporter.

Il reste maintenant une autre marche à franchir : le second tour. Il ne faudra surtout pas sous-estimer Marine Le pen. Elle s'appuie sur la France des oubliés dont on continue à ne pas assez parler à mon goût. Et je ne veux pas seulement qu'on leur parle mais aussi qu'on leur propose quelque chose de concret.

Par exemple, j'ai appris récemment que la ligne de train qui va d'Angoulême à Limoges allait être supprimée. C'est une véritable catastrophe. Que vont faire ceux qui galéraient déjà en faisant une à deux heures de train aller et retour pour travailler dans la capitale ? Où est le maillage du territoire qui est censé apporter un développement pour tous ?

J'ai longtemps été d'obédience libérale, mais au fil du temps, j'en infléchis certains accents. Pour assurer un développement économique sans disparités honteuses, à côté du secteur privé, il faut aussi un état stratège pour les infrastructures, communication et transports. Cela me semble vital, même. Les réseaux ferrés sont sous-entretenus, certains secteurs ne sont pas couverts par la téléphonie. C'est à l'État d'intervenir, soit par un cahier des charges avec les opérateurs privés, soit directement, afin de rétablir une couverture pour tous. L'égalité des chances à laquelle je suis très attaché est à ce prix. J'espère entendre Emmanuel Macron s'exprimer sur ce sujet, et, à défaut, le MoDem que j'aime, Marielle de Sarnez, François Bayrou, le lui souffler.

22:27 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : macron |  Facebook | | |

lundi, 17 avril 2017

Si Macron gagne, il y aura un bouleversement politique sans précédent

J'ai écouté plusieurs émissions politiques récemment et pas mal discuté en famille du premier tour qui s'annonce. On sait que quatre candidats peuvent désormais prétendre à la qualification pour le second tour : Emmanuel Macron, Marine Le pen, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon. Sauf séisme improbable, les autres sont désormais hors course.

La réforme du non-cumul des mandats est effective dès les prochaines élections législatives et on en voit déjà les premières conséquences : des poids lourds importants de la politique renoncent à se présenter car ils donnent la priorité à leur mandat local.

En Marche et Macron ont comme caractéristiques de ne devoir rien à personne. Ils ne dépendent ni d'un gros parti ni de forces occultes. Les adversaires de Macron ont désespérément cherché un moyen de le discréditer, ils n'y sont pas parvenus. Rien du côté de Médiapart, rien non plus au Canard Enchaîné. Circulez, ce gars est réglo sur tous les plans. Y'a rien à voir.

S'il gagne, on va donc voir une toute nouvelle génération émerger à l'Assemblée nationale. Oh, il y aura bien quelques ralliés, mais ils ne sont pas si nombreux et ils n'excéderont à eux tous pas un tiers des candidatures. Du sang neuf partout, autrement dit.

De toutes façons, tous les partis seront conduits à cause du non-cumul à mettre en avant au minimum des figures moins connues.

Il y a un second point sur lequel je m'interroge : la cinquième république survivra-t-elle à cette élection ? Soit elle fonctionne comme elle a été conçue et a toujours fonctionné et elle donne une majorité suffisante au gagnant soit l'assemblée nationale se morcelle du fait de probables quadrangulaires entre quatre forces sensiblement égales en voix. Dans le second cas, si personne n'a la majorité, je me demande ce qu'il se passera. Est-ce qu'on en viendra à des majorités de projet plutôt qu'à une majorité politique sur tout le quinquennat ? Il faudrait alors que la classe politique gagne en maturité politique. En tout cas, si cela se produit, je crois qu'une force centrale aura plus de facilité à s'accorder avec divers partenaires qu'une force clivante de droite ou de gauche.

Dernier point, enfin, dans l'hypothèse d'une victoire de Macron, de Marine Le pen ou de Jean-Luc Mélenchon, les partis de gouvernement seront battus sèchement et écartés du pouvoir car leur déroute suivra aux législatives qui suivront. Ce sera un fait sans précédent dans l'histoire de la Cinquième République. Je ne cache pas que je préfère qu'il se produise avec Emmanuel Macron plutôt qu'avec Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le pen, évidemment...Si l'un de ces deux-là venaient à gagner, cent contre un qu'il va y avoir de très violentes embardées sur les marchés boursiers. On peut s'en tamponner mais on doit penser que nos économies ordinaires sont souvent constituées d'actions et d'obligations derrière les noms abscons que portent les produits financiers des banques. 

Je serai en tout cas sur les charbons ardents jusqu'à la dernière seconde. Au-delà des considérations partisanes, cette élection est un feuilleton passionnant pour le blogueur politique que je suis.

22:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : présidentielle, macron |  Facebook | | |

vendredi, 03 mars 2017

Le MoDem maintiendra son alliance avec Macron même si Juppé se présente

Et voilà, Marielle de Sarnez a confirmé ce que je pressentais. C'est de toutes façons logique. Le MoDem ne lâchera pas Macron. Mais bon sang, que de rebondissements dans cette présidentielle ! Un vrai thriller. Il faudra écrire son histoire plus tard, d'autant que, je le suppose, nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

J'avais souligné la possibilité d'un accord Mélenchon-Hamon mais il y a d'autres options auxquelles je n'avais pas pensé jusqu'ici : les parrainages des maires sont publics, désormais, et de plus, pas mal d'entre eux sont passablement lassés des requêtes et jugent que l'on ne s'occupe pas d'eux, particulièrement pour les petites communes.

Imaginons un scénario de folie : 

a) Macron n'obtient pas les 500 parrainages car le PS essaie de le bloquer tandis que l'UDI maintient son alliance avec les LR. C'est possible d'autant que, comme je l'ai fait observer, c'est une erreur de décréter unilatéralement la baisse de la taxe d'habitation. C'est aux administrés et à leurs maires de voir cela entre eux. Une décision venue de l'État sonne comme un gros déni de démocratie et prive ou donne le sentiment de priver les petites communes de leur principale source de revenus.

b) Marine Le pen n'obtient pas ses parrainages. Cela me semble peu probable parce que le FN dispose désormais d'un solide réseau d'élus et je rappelle que potentiellement, il y a 47 000 parrains même si beaucoup sont tenus par leur majorité politique.

c) Mélenchon n'obtient pas ses parrainages. Je suppose que c'est peu probable aussi. Le Front de gauche a des élus, mais, comme il ne s'est plus allié au PS depuis un moment, il en a beaucoup moins que ce dont disposait autrefois le PC. 

Il n'y a pas de risques pour les deux partis de pouvoir.

Dans les trois cas que j'ai cités, si jamais une candidature devenait impossible, ce serait quand même un sacré déni de démocratie. Gageons que de tels retournements ne se produiront pas.

d) les sondages sont si incertains, qu'ils font erreur et que le score de Marine Le pen est bien supérieur à celui qu'annoncent les sondeurs et ce aux deux tours. C'est le risque le plus probable même si le FN est suffisamment normalisé, désormais, pour que les sondés ne cherchent plus à cacher leur vote. Je continue à ne pas exclure une victoire de Marine Le pen au second tour, que ce soit contre Macron, Juppé ou Fillon. 

Il y a actuellement quatre blocs à peu près égaux en poids, mais avec une proportion dominante pour le FN. S'il doit y avoir pendant les législatives qui suivront des triangulaires, a fortiori des quadrangulaires, on peut dire que le FN gagnera à tous les coups. S'il y a un front républicain, on avalisera l'impression qu'il y a un establishment qui se ligue contre le FN et cela fait monter ce parti. Il n'y qu'à voir l'évolution des votes et des sondages au fil des élections. Autant dire qu'il y a là une martingale macabre...

Bref, la France, comme tant d'autres pays depuis quelques années, est entrée dans un futur incertain.

 

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