mardi, 06 mai 2008
Un manuscrit inconnu de la Princesse de Clèves retrouvé !!!
Voilà une nouvelle pour le moins stupéfiante : on aurait retrouvé au 50 rue de Vaugirard, dissimulé derrière un panneau coulissant, un manuscrit inédit de la Princesse de Clèves. Il ne comporte pas de notables différences avec le texte fameux tel qu'on le connaît aujourd'hui, mais des passages, peut-être apocryphes, ont surpris les spécialistes de Madame de la Fayette. Les circonstances de la découvertes sont à vrai dire assez insolites : c'est une employée de la poste, guichetière de son état, et admiratrice de la divine Marquise, qui aurait fait pivoter le panneau en examinant un détail de l'Hôtel illustre où vécut cette femme célèbre.
Nous reproduisons sur ce blog deux extraits qui n'ont pas échappé à l'oeil acéré des experts. Les passages en rouge ne figurent pas dans les éditions dont on disposait jusqu'alors.
Mais ce qui rendait cette cour belle et majestueuse était le nombre infini de princes et de grands seigneurs d'un mérite extraordinaire. Toutefois, un être vil et disgrâcieux troublait ce bel ordonnancement : un hongre venu du Banat de Sarkoz, petit, râblé et teigneux, perclus de tics et de mimiques, au point que les damoiselles de la cour l'appelait avec effroi l'Ogre de Sarkoz. Niklos le Magyar était un être envieux, peu enclin au tendre, si ce n'est qu'il s'était épris d'une courtisane piémontaise. Ses moeurs débridées avaient fait de lui un objet d'opprobre à la cour. Ceux que je vais nommer étaient, tout à l'inverse, en des manières différentes, l'ornement et l'admiration de leur siècle.
[...]
Enfin, elle était aimée et admirée de toute la cour, excepté de madame de Valentinois. Ce n'est pas que cette beauté lui donnât de l'ombrage : une trop longue expérience lui avait appris qu'elle n'avait rien à craindre auprès du roi ; mais elle avait tant de haine pour le vidame de Chartres, qu'elle avait souhaité d'attacher à elle par le mariage d'une de ses filles, et qui s'était attaché à la reine, qu'elle ne pouvait regarder favorablement une personne qui portait son nom, et pour qui il faisait paraître une grande amitié. Elle trouva donc dans cette occasion un allié en la personne de Niklos le Magyar. L'Ogre de Sarkoz s'était trouvé fort jaloux de l'attention que lui avait prêté le joailler florentin. Féru de pierreries et métaux précieux, il avait mal supporté que l'Italien se fît plus attentif aux volontés de Mademoiselle de Chartres qu'aux siennes. Toutefois, ses vilaines manières ne supportaient pas la comparaison avec l'élégance raffinée du Prince de Clèves, et il se retrouva bientôt évincé de la compagnie des gens honnêtes. Le prince de Clèves devint passionnément amoureux de mademoiselle de Chartres, et souhaitait ardemment de l'épouser [...].
Annexes
Acte I, Nicolas Sarkozy le 23 février 2006 en congrès face à l'UMP
« L’autre jour, je m’amusais, on s’amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d’attaché d’administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur laPrincesse de Clèves. »Acte II, Nicolas Sarkozy 16 avril 2007 à propos de la charmante princesse :
«Dans la fonction publique, il faut en finir avec la pression des concours et des examens. L'autre jour, je m'amusais, on s'amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d'attaché d'administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d'interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu'elle pensait de La Princesse de Clèves... Imaginez un peu le spectacle ! En tout cas, je l’ai lu il y a tellement longtemps qu’il y a de fortes chances que j’aie raté l’examen ! »
Acte III, Nicolas Sarkozy le 04 avril dernier lors d'un discours sur la réforme de l'Etat...
C'est tout ce que nous engageons avec Eric et André sur la mobilité, sur la reconnaissance du mérite, sur la valorisation de l'expérience, sur la possibilité pour quelqu'un d'assumer sa promotion professionnelle sans passer un concours ou faire réciter par coeur la Princesse de Clèves ! Ca compte aussi dans la qualité de vie d'un fonctionnaire.
Errare humanum est, sed persevare diabolicum...CQFD...
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vendredi, 01 février 2008
Jean Lassalle, les musées et la caverne d'Ali-Baba
Jean Lassalle, député UDF-MoDem, s'inquiète du contenu de la lettre de mission remise à Christine Albanel le 1er août 2007 : en effet, dans cette dernière, voici que ce que l'on pouvait lire :
Vous prendrez les dispositions nécessaires pour redresser rapidement le marché de l'art français. Vous analyserez notamment sa situation juridique et fiscale (TVA, droit de suite···) au regard de la situation dans les autres pays, et ferez des propositions d'amélioration. Vous examinerez les raisons qui freinent la reconnaissance des talents français à l'étranger. Vous étudierez la pertinence de l'organisation des commandes d'art (FNAC et FRAC) et engagerez une réflexion sur la possibilité pour les opérateurs publics d'aliéner des œuvres de leurs collections, sans compromettre naturellement le patrimoine de la Nation, mais au contraire dans le souci de le valoriser au mieux.
Jean Lassalle a donc interpelé Christine Albanel (question n° 14807 de la 13ème législature, publiée au JO du 15 janvier 2008) à ce sujet, pour une raison très simple : la majorité des conservateurs se sont élevés contre cette idée, tout particulièrement M. Loyrette, président-directeur du Louvre, et Mme Francine Mariani-Ducray à la direction des musées de France ; en effet des risques de dérives mercantiles sont à craindre dans la perspective d'une aliénabilité des oeuvres, d'autant que le mythe des cavernes d'Ali Baba enfouies sous nos musées a été démenti par les conservateurs eux-mêmes à plusieurs reprises.
Jean Lassalle observe de plus que cette politique de commercialisation des collections, déjà pratiquée aux États-Unis, a prouvé sa dangerosité en rendant possibles les erreurs d'évaluation des oeuvres, qui ont entraîné des drames financiers pour les musées concernés.
Il a donc demandé à la Minsitre de le Culture et de la Communication de prendre en compte ces éléments afin de procéder en concertation avec les acteurs concernés à une réelle évaluation de cette problématique.
Moi, ce que je trouve fort, avec le gouvernement Sarkozy, c'est qu'on est toujours dans le floklore et le merveilleux : le problème, c'est que la caverne d'Ali-Baba, c'est un mythe, pas une réalité...
12:45 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean Lassale, MoDem, musées, culture, Albanel, Sarkozy, Louvre




