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samedi, 30 janvier 2016

Un gentil riverain calaisien excédé...

Voyons, faisons le décompte des médias qui ont présenté le Calaisien excédé comme un gentil riverain : on trouve donc, 20minutes, rtl, l'Express, Francetv, Public, Le Figaro, et comme j'ai la flemme d'aller jusqu'au bout, je m'arrête là.

Quels que soient les défauts des antifas, je ne crois pas qu'ils tapent au hasard quand ils s'en prennent à une cible en particulier. Je ne sais pas trop s'il y avait vraiment des migrants sur la vidéo qui a circulé sur la Toile, car, sans contexte, on peut vraiment dire tout et n'importe quoi d'une vidéo, mais en revanche, l'individu qui sort le fusil a été identifié. C'est un skinhead néonazi et fier de l'être. La Horde, blog antifa, s'est occupé de mener l'enquête avec une efficacité certaine.

Je ne partage pas du tout les positions politiques des antifas, mais encore moins celles des néonazis et je préfère très clairement les premiers aux seconds, c'est tout vu. 

Ce que je comprends de la manifestation, c'est qu'elle ne comptait en fait pas de migrants ou alors très peu. Le «Calaisien» qui a donc brandi sa carabine ne montrait pas de l'exaspération contre les migrants, sur le moment, mais bien contre les manifestants, ce qui n'est pas tout à fait pareil...

Malheureusement, et une fois de plus, je constate que la presse est de moins en moins fiable. Je sais qu'il faut rendre compte de l'actualité, mais si cela pouvait être fait avec un minimum de précaution (une obligation déontologique qui semble passée de mode...), on éviterait certains emballements aussi néfastes que fallacieux...

dimanche, 17 janvier 2016

école et immigration : France et Allemagne en dépit du bon sens...

L'Allemagne et la France marchent sur la tête. L'Allemagne manque de main d'oeuvre et la France a plus de 10% de sa population au chômage. Que pensez-vous qu'il eût été le bon sens de faire ? D'envoyer les jeunes Français sans emploi travailler en Allemagne, évidemment.

Que fait le gouvernement français ? Non seulement cela ne lui traverse pas l'esprit mais en prime la réforme imbécile et catastrophique de Najat Vallaud Belkacem torpille l'enseignement de l'allemand en France, au mépris des traités signés au demeurant.

Que fait le gouvernement allemand ? Il ouvre ses portes à un million de migrants qui lui causent des quantités invraisemblables de problèmes au lieu de faire appel à la main d'oeuvre qualifiée de ses plus proches voisins.

On a des dirigeants débiles de part et d'autre du Rhin. Après les agressions sexuelles de masse sur les femmes à Cologne et ailleurs, Cazeneuve assurait qu'il n'y avait rien de prouvé et l'abruti qui lui sert d'homologue outre-Rhin s'imaginait qu'il y avait un plan concerté pour violer les Allemandes. 

Ce n'est pourtant pas compliqué à comprendre : il suffit de visionner quelques vidéos de mouvements de foule en Égypte ou ailleurs  là où l'Islam conservateur et arriéré est fort pour comprendre à quoi s'attendre de la part de certains migrants. 

Dernier point : au lieu de chipoter pour 160 00 réfugiés politiques, le bon sens eût été de les accueillir (après avoir tout de même trié le bon grain de l'ivraie). 160 000 pour toute l'Europe, ce n'était rien. 

lundi, 11 janvier 2016

Anne Hidalgo, Christiane Taubira, parcours populaires

Bien que je sois un adversaire féroce tant d'Anne Hidalgo que de Christiane Taubira, je ne leur dénie pas pour autant certaines qualités.

1. L'une et l'autre viennent de milieux vraiment modestes. C'est devenu chose rare dans la sphère politique, suffisamment pour que cela soit souligné.  Christiane Taubira provient d'une famille nombreuse abandonnée par leur père tandis que leur mère, seule et courageuse, se battait pour élever tous ses enfants. Par malheur, elle décède quand Christiane Taubira a 16 ans et les onze enfants ont dû se débrouiller seuls. Anne Hidalgo a eu plus de chance mais elle vient d'une famille modeste : père électricien et mère couturière. Ce qui ne cesse de m'étonner, d'ailleurs, c'est leurs accointances avec les bobos. Curieux. Ce ne sont pourtant pas les mêmes milieux.

2. L'une et l'autre ont de la constance dans les valeurs (quitte à persévérer dans l'erreur). Leur vivre-ensemble a le dont de m'exaspérer et je les trouve laxistes l'une et l'autre, mais enfin, elles tiennent bon sur leurs positions et ne se laissent pas porter par le courant.

3. Anne Hidalgo a réussi avec un talent certain a agréger la totalité de la gauche à Paris, du PCF jusqu'au centre-gauche (ex aile gauche du MoDem). Les écolos sont coincés et leur opposition a fait long feu, ils ne peuvent rien contre elle, quant à la droite, même si elle a un peu progressé, elle ne parvient pas à proposer un vrai plan alternatif pour Paris. Au fond, elle l'imite et on sait tous que les électeurs préfèrent toujours l'original à la copie...

4.Christiane Taubira ne se laisse jamais marcher sur les pieds et a défendu avec un certain panache le mariage pour tous.

Les fleurs s'arrêtent là. Je suis en désaccord, parfois grave, sur presque tout avec elles.

22:36 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : hidalgo, taubira |  Facebook | | |

lundi, 04 janvier 2016

Un néo-stoïcisme pour le MoDem ?

En ce début d'année 2016 je viens de renouveler mon adhésion au MoDem, et ce pour la neuvième fois. J'ai esquissé le 14 décembre dernier l'axe majeur d'un nouveau projet politique.

Les philosophies antiques ont cette supériorité sur les pensées abstraites modernes qu'elles sont tournées vers des sagesses pratiques. Pythagoriciens, Platoniciens, Cyniques, Aristotéliciens, Épicuriens, Stoïciens et d'autres encore ont tous en vue l'amélioration de l'Homme par l'Homme et non par une quelconque idéologie.

Toutes ces pensées m'intéressent, mais j'ai un attachement particulier pour le stoïcisme. Le stoïcisme n'offre pas comme perspective le changement d'autrui mais celui de se changer soi-même. Ce n'est pas pour autant un repli sur soi puisque le stoïcien considère que tout individu, d'où qu'il vienne, peu importe son pays, a vocation à être son concitoyen et compatriote. 

Le stoïcisme m'intéresse parce qu'il propose à l'être humain d'être l'acteur de son propre changement, d'être l'acteur de son Bien. 

Il y a une traduction politique de cette considération : nous citoyens, avons le pouvoir d'agir sur l'ordre des choses parce que nous pouvons choisir ce que nous décidons de faire.

D'un point de vue stoïcien, il est peu utile de chercher à dévier ce sur quoi nous n'avons pas ou que peu prise. Mieux vaut se concentrer sur les choses qui sont à notre portée. 

Au nom d'une telle morale, on pourrait verser dans l'ascèse par refus du consumérisme mais on peut aussi en faire une traduction économique en estimant que notre porte-monnaie est susceptible de devenir intelligent et orienter alors nos dépenses en vertu de ce que nous jugeons être le Bien ou non. Sur cette base, on doit pouvoir décliner une large palette de labels garantissant l'adhésion à une charte éthique, environnementale ou simplement économique. Comme dans l'ordo-libéralisme, l'État aurait comme rôle principal d'être un arbitre et un régulateur fiable en garantissant l'authenticité et la qualité des labels.

Les lecteurs de ce billet pourraient me demander pourquoi j'ai choisi le stoïcisme pour éclairer la doctrine politique du MoDem et les idées de Bayrou. J'apprécie les Stoïciens à deux égards :

- à aucun moment, à l'inverse de Platon ou Aristote, ils n'ont cherché, dans leurs théories, à instaurer un gouvernement de sages, de philosophes ou de tout ce que vous voudrez de tel.

- mais ils ne tombent pas pour autant dans le travers de l'épicurisme, le repli sur l'amitié au détriment de l'investissement politique.

Un stoïcien tend à penser que son action vertueuse a un impact sur l'ensemble de la cité, principalement parce qu'il a conscience d'un ordre supérieur qui guide sa marche vers le Bien. Denis Badré, ancien sénateur du MoDem, exprimait au fond une idée assez similaire dans un aphorisme de sa composition au cours d'une conversation que j'avais eue avec lui, il y a quelques année :

« Pour que son sillon soit droit, le laboureur oriente sa charrue vers une étoile. »

Pas de folie des grandeurs pour autant ; Marc-Aurèle écrit un jour en s'adressant à lui-même «Ne t'attends pas à la République de Platon, mais sois satisfait du plus petit progrès, et, ce résultat, ne le considère pas comme une petite chose.»

C'est un idéal de modération qui devrait guider notre réflexion politique. Appliqué à l'école, par exemple, on en finirait avec les réformes imbéciles et successives qui la chamboulent en tout sens et sont maintenues malgré leur inefficacité crasse et démontrée. 

Il y a un dernier aspect fort sympathique dans le stoïcisme : le refus de la soumission. Soyons clair : il ne s'agit pas de se révolter pour se révolter mais bien plus simplement de conserver envers et contre tout sa liberté et tout particulièrement sa liberté de représentation, notamment face aux fantasmes des passions.

Je ne suis pas le seul à réfléchir au renouvellement de l'action politique. Cela intéresse aussi Authueil qui vient d'écrire un billet à propos du "collaboratif"en politique sur son blog.

 

mardi, 15 décembre 2015

Philippine, génération montante du MoDem

Philippine LaniessePhilippine, je la connais. Nous nous sommes rencontrés à l'occasion d'une réunion chez Béatrice, une élue MoDem, il y a quelques années. Philippine illustre de façon positive l'esprit du militantisme tel que je le conçois pas tel que je l'ai dénoncé dans mon précédent billet.

Philippine n'est pas quelqu'un qui hurle, tempête, exige, réclame son dû. Ce n'est pas non plus quelqu'un qui veut faire table rase du passé, véhicule des idéaux grandioses et parle sans discontinuer des valeurs  du centre ou même des siennes.

Philippine a la tête sur les épaules. C'est une jeune femme modeste, qui accepte de participer à une édification commune, même si ce ne sont pas ses idées que l'on met en avant d'abord, même si ce n'est pas elle que l'on promeut. 

Philippine n'a pas de problème d'ego. Elle ne soumet pas à un chantage incessant ses co-listiers ni les principaux responsables politiques de son parti à l'aune de ses analyses personnelles et accepte les compromis. Elle ne juge pas non plus ceux qu'elle affronte ou au contraire avec lesquels elle s'allie sur des étiquettes mais simplement sur ce qu'ils disent et font ou ont fait. Droitier, gauchiste, sarkozyste, autant d'épithètes véhéments qui lui indiffèrent.

Philippine est sûre de son éthique personnelle : elle n'a pas besoin de se réclamer de ses valeurs à tout bout de champ ni d'en parler sans cesse parce qu'elles fondent son engagement et que son action politique est simplement leur expression.

En plus d'être intelligente, Philippine est une jolie jeune femme, ce qui ne gâche rien. Mais ce n'est pas pour cela qu'elle m'a convaincu de ré-adhérer au MoDem cette année. En fait, on n'a même pas parlé ensemble, ou, tout du moins, pas de ré-adhésion. 

Philippine m'a convaincu simplement par son action et ses préoccupations. Pas de posture politicienne quand elle s'exprime, de l'intérêt et du pragmatisme notamment sur le thème de l'emploi et de l'alternance, pour lesquels elle a des idées à proposer et à mettre en application. Elle a, à cet effet, bien en tête la possible déclinaison francilienne du Made in France en lequel je fonde tant d'espoirs, à l'instar de Bayrou.

J'ai de la chance, Philippine Laniesse est une nouvelle élue au conseil régional d'île de France, puisqu'elle figurait en bonne position sur la liste de Valérie Pécresse (je rappelle que le MoDem a fait alliance avec la candidate de la droite). Je vais donc pouvoir l'interpeller, lui proposer le fruit de mes propres réflexions, et j'ai bon espoir de pouvoir l'inviter à répondre à quelques questions ici, sur ce blog, sur le devenir de l'île de France au fil des mois qui vont passer.

lundi, 14 décembre 2015

Face au complotisme, le projet salvateur et si particulier de Bayrou

Notre société souffre de plusieurs maux, mais à mon sens, le plus dévastateur d'entre eux, c'est le complotisme et sa soeur jumelle, l'irresponsabilité. Quand j'analyse le développement du djihadisme, je vois bien qu'il ne serait pas possible pour lui de prospérer sans ce terreau fertile en maux les plus funestes. Le complotisme s'alimente de deux fécondes nourrices que sont la paranoïa et l'irresponsabilité. Plutôt que de saisir son sort à bras le corps, on préfère voir le mal chez l'autre, ailleurs, quitte à l'inventer de toutes pièces. L'antisémitisme se développe sur la même base et avec lui son avatar, l'anti-sionisme et les discours anti-israéliens qui l'accompagnent. Le Juif devient la cause universelle du mal. De sinistres individus tels que Soral ou Dieudonné en font leur beurre. Le Front National  retire de larges bénéfices de ce principe actif, mais pas seulement : la propagande d'États importants en fait le fond de son commerce, Russie en tête pour citer un exemple édifiant.

Le coup de gueule de Périco Légasse me gêne par exemple à plus d'un titre. C'est devenu un lieu commun que d'accuser la classe politique d'avoir conduit la France là où elle en est. Oh, je ne l'excuse pas bien sûr, mais j'aimerais rappeler que la France, c'est nous ! Oui, Nous, les citoyens français. Notre pays est aussi ce que nous en faisons. C'est la facilité de trouver les causes de tous nos maux chez autre que soi-même.

Que fait chacun d'entre nous pour s'améliorer, favoriser ses proches et aider son pays ? Qu'elle est loin la pietas  chère aux anciens Romains qui ne félicitaient de héros que ceux qui s'étaient voués au Bien commun ! Où sont-elles les sagesses pratiques antiques, stoïcisme, épicurisme dont l'individu était l'objet principal et l'idéal moral par l'action le vecteur principal ?

J'ai aimé le Bayrou de 2012 parce qu'il a amorcé un projet fondé sur l'action personnelle. Il eût fallu qu'il poursuivît dans cette voie. Deux choses me plaisaient dans son discours : a) la volonté de ne pas accuser le mondialisme, l'Europe, une communauté ou qui que ce soit de nos maux b) l'idée que chacun d'entre nous pouvait agir concrètement. Ainsi, le développement de la consommation made in France est l'expression de cette manière bien plus intelligence de penser l'action politique. Il ne s'agissait plus de théories mais de choses concrètes : nous voulions que nos emplois restent en France ? Il fallait acheter des produits fabriqués en France, dans ces conditions.

 Il faut aller plus loin et ne pas avoir peur de mettre les Français face à leurs contradictions : nous aspirons à l'emploi, à l'aisance sans effort personnel. Je ne parle pas de l'antienne sur le travail tout sauf convaincante que l'on  chantonne sur tous les tons à droite mais du pouvoir économique personnel dont nous disposons. 

Notre porte-monnaie nous permet d'acheter éthique, fair trade, biologique, bien-être animal, local et français. Oui, nous le pouvons, alors pourquoi ne le faisons-nous pas ? Pourquoi ne pensons-nous jamais à nous améliorer nous-mêmes avant de vouloir "changer la société" ? Changer la société, c'est un projet complètement dépassé. Aujourd'hui, le salut de la société passe par chacun d'entre nous. Changeons-nous nous-mêmes !

J'ai bien aimé Bayrou pour cela. Je crois que François Fillon tient un discours de responsabilité également, mais il existe une différence majeure avec Bayrou : il ne promet que des larmes et du sang. C'est une sorte de Père Fouettard quand Bayrou est le porteur d'un projet d'espoir (d'où le titre de son livre, d'ailleurs).

J'analyse l'échec du MoDem 2007-2014 par l'arrivée massive de nouveaux militants fonctionnant à l'ancienne. Le plus effarant, c'est qu'ils ne s'en soient pas rendus compte ! Tous, ils ont aspiré à la reconnaissance personnelle, aux postes, aux honneurs, aux titres, à changer la société. C'était la valse des egos. Très peu ont vu le caractère philosophique et très particulier de la démarche de Bayrou. Le pompon, cela a été les auto-moteurs, devenus une force de contestation au lieu de constituer cette élite militante autonome à laquelle aspiraient François Bayrou et Marielle de Sarnez. Au fond, c'est cela qu'ils aiment, je crois : des militants adultes. «Responsable», «adulte», «libre», ce sont des mots que j'ai souvent entendu Marielle de Sarnez prononcer, elle qui partage avec François Bayrou la conviction que nous sommes fondamentalement libres de nos choix.

J'ai été scié et déçu que les Libéraux ne comprennent pas cette démarche dont ils auraient pu s'emparer le moment venu. Au contraire, en 2012, ils ont meuglé avec les veaux de gauche "au nationalisme" quand Bayrou a promu le Made in France. Depuis, tout en conservant une parenté de pensée avec les libéraux français, j'ai un peu pris mes distances. Je trouve qu'ils pèchent à peu près autant que les communistes et l'Étatisme dont ils dénoncent avec constance les méfaits, en tenant un discours 100% idéologique et dogmatique. Dommage pour eux.

Je crois profondément que Bayrou doit reprendre son programme de 2012 et achever ce qui a été initié : construire un projet de société organisé tout entier autour de l'individu et de son pouvoir. Je pense qu'un nouvel humanisme, ce serait cela. Si nous devions parfois partager quelques points communs avec les Verts (détestables par tous les autres aspects) c'est ce goût pour la responsabilité. Malheureusement, les Verts limitent cette vision à certains aspects de l'écologie, et encore. Ils aiment beaucoup interdire, ces amis du "il est interdit d'interdire"...

Oui, je crois que proposer l'alternative que je discerne dans le projet de Bayrou est souhaitable dans notre société. Je crois enfin qu'il ne s'agit pas de verser dans l'individualisme, mais, bien au contraire, de favoriser l'intelligence collective, spontanée. Les individus, quand on les laisse libres, qu'on les informe et qu'on leur donne les moyens d'interpréter le monde, sont capables de s'organiser. Bayrou cite souvent le projet Wikidedia qui l'impressionne beaucoup. Eh bien ce que je proposer, c'est de wikipédier notre société et d'accepter les décisions des Français pourvu qu'ils en assument les conséquences. A nous, les politiques responsables, de les leur montrer, de les leur expliquer, de proposer, et, aux Français d'interpréter et de faire leurs choix.

jeudi, 10 décembre 2015

De race blanche et pas honteux...

Minable Bartolone. J'avais trouvé déjà lamentable d'asservir les victimes des attentats à son élection sur twitter lorsqu'il avait ajouté sur son compte un tag appelant à voter pour lui afin de rendre hommage aux victimes. Mais là, face à Valérie Pécresse, il a franchi un pas dans l'indignité.

Je vais faire une révélation : je ne suis pas un renoi, un rebeu, je suis céfran. Et le céfran, il emmerde Bartolone et sa race blanche.

Je trouvais déjà le programme de Bartolone moins bon que celui de Valérie Pécresse, sans compter que comme député il a soutenu toutes les réformes socialistes pourraves. Mais je vois en plus que c'est un sacré connard. Ce pauvre type essaie d'instrumentaliser le rejet du FN pour mettre en difficulté Valérie Pécresse, une femme politique honorable et intelligente.

C'est d'autant plus débile qu'on sait, avec les scores monumentaux du Front National, que ce genre d'arguments est juste contre-productif. Je soupçonne fortement Bartolone de tenter de coincer Valérie Pécresse afin de l'amener à devoir se justifier et perdre ainsi des voix sur sa droite. 

Mais Valérie Pécresse n'a pas à se justifier, elle n'a jamais mangé de ce pain-là. C'est Bartolone qui amène le débat dans la boue qu'il affectionne. Imbécile. Moi, j'aime bien les serre-tête, abruti.

Quant à la Seine Saint-Denis, je ne me vanterais pas à la place de Bartolone. C'est vraiment le contre-exemple, en termes de développement, de structuration du territoire, de délinquance, et de politique de l'immigration. 

Enfin, il n'y a rien d'infamant à demeurer à Neuilly ou Versailles. Pas plus qu'en Seine Saint-Denis, au demeurant.

lundi, 07 décembre 2015

La droite est dans l'impasse

Je me demande ce qu'il va advenir de la droite. Elle n'a plus de réserves de voix, le FN ayant capté tout ce qu'il y avait à capter, et les centristes ayant fait liste commune dès le premier tour. A l'inverse, le PS disposant d'un réservoir de voix avec les verts et le front de gauche peut espérer limiter la casse. Le PS et la droite feraient mieux de s'entendre pour réaliser des désistements là où c'est nécessaire. Le PS l'a proposé, mais Les Républicains adoptent une stratégie suicidaire. Ils se maintiennent même quand ils n'ont aucune chance de l'emporter. Six régions dans l'escarcelle du Front National, cela fait beaucoup sur un total de 13 régions seulement (bravo la réforme mal menée du gouvernement !).

Je suis contre les fusions, je ne suis pas contre les retraits. Je pense que gauche et droite devraient laisser la possibilité aux modérés des deux camps (la majorité, en fait) de ne pas laisser le FN prendre le pouvoir. 

En tout cas, il ne faut pas s'affoler et tenter de récupérer par tous les moyens les électeurs front national en s'aventurant sur les terres du FN. Il faut rester ferme sur ses idées, les développer et démontrer leur bien-fondé aux électeurs.

Pour ma part, je reviendrai sur les propositions de Valérie Pécresse pour l'île de France tout au long de la semaine et je démontrerai que ce sont les meilleures pour tous ses habitants.

09:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : régionales, droite, fn, pécresse |  Facebook | | |

vendredi, 04 décembre 2015

île de France : je sais bien quoi ne pas voter mais pas encore quoi voter...

J'ai du mal à me déterminer pour mon vote de dimanche.

Ce dont je suis certain, c'est de ne voter ni PS, ni FN, ni Verts, ni Front de gauche. Mon camarade centriste, Olivier, a fait un travail fort salutaire : il a décortiqué le programme d'à peu près toutes les listes. Il a écrit plusieurs billets et il faut "feuilleter" son blog, bien sûr, cela ne représente que son avis, mais c'est suffisamment rare et utile pour mériter d'être souligné.

Voyons donc les candidats :

 

  • Valérie Pécresse (Les Républicains-UDI-MoDem) - pourquoi pas.
  • Claude Bartolone (PS) - hors de question. Z'avaient qu'à pas propulser des réformes de merde.
  • Wallerand de Saint-Just (FN)- je peux aussi foutre le feu à ma maison
  • Emmanuelle Cosse (EELV) - non, ni khmers rouges, ni khmers verts
  • Pierre Laurent (Front de Gauche) - la spoliation organisée, très peu pour moi
  • Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) - voir ci-dessus, le côté secte en plus.
  • Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) - des propositions intéressantes, mais le souverainisme, c'est niet.
  • François Asselineau (Union populaire républicaine) - crypto-facho : ferait passer le FN pour un parti gauchiste.
  • Aurélien Véron ("Aux urnes citoyens") - des bonnes idées, mais le côté libéral furieux (ubériser le transport, par exemple)  indispose la douceur centriste du libéral modéré que je suis
  • Dawari Horsfall ("Liste d'union citoyenne") - sorte de gauche-like en version associative. Rien d'original.
  • Valérie Sachs ("Nous citoyens pour l'île-de-France") - Je connais Valérie. J'aime bien lee
  • Sylvain de Smet (Fédération libertaire unitaire ouverte) - Déjà, il y a libertaire, c'est à dire probablement anarchiste. Non catégorique.
  • Nizarr Bourchada ("Union des démocrates musulmans français") - quelques idées intéressantes mais un versant communautariste et lobbyiste très clair (abrogation de la circulaire interdisant le port du voile en sortie scolaire, enseignement de l'arabe, promotion de la finance islamique et cetera...). Donc, non.

Il reste donc :

Valérie Pécresse (Les Républicains-UDI-MoDem)

Valérie Sachs (Nous citoyens)

J'ai lu le programme de Nous citoyens. Le problème, c'est qu'il est franchement très light. J'aime bien leur charte d'engagement, je sais que Valérie Sachs a des idées intéressantes, mais franchement, la plate-forme d'action de ce mouvement n'est pas assez élaborée. Recalés.

Conclusion

Il ne reste que Valérie Pécresse. 

 

Pour affronter le FN, les autres partis doivent changer.

Plus je lis Atlantico, plus j'apprécie ce magazine. C'est pour cela que j'ai renouvelé mon abonnement une année supplémentaire. Avec Slate, ce sont mes deux références.

Le webzine pose avec acuité et intelligence des questions pertinentes sur l'échec des partis traditionnels face au FN avec quelques constats bien sentis que l'on doit entre autres à Serge Federbusch, le taulier fameux de Delanopolis.

Première observation : les partis politiques ne doivent plus affronter le FN comme un parti de contestation mais comme un parti d'alternance car c'est ainsi qu'il apparaît aux yeux de son électorat désormais. Le vote qui le propulse est devenu un vote d'adhésion.

Deuxième observation : les partis politiques doivent changer et admettre devoir donner une réponse à des préoccupations récurrentes dans une part non négligeable de l'électorat :

- la souveraineté et le statut de l'Europe

- l'insécurité

- le chômage et le protectionnisme

- l'identité et avec elle, l'immigration ainsi que le développement du radicalisme islamiste dans les banlieues.

Sur le premier point, je connais le discours de ma famille politique : plus d'Europe. C'est une idée à laquelle j'adhère, mais, comme le disait un certain général, il ne suffit pas de sauter comme un cabri en clamant «l'Europe !, l'Europe !».

Je reproche à ma famille politique, les centristes et les libéraux modérés, d'accepter des concessions et des accords avec une institution dont l'arrogance et la technocratie sont devenues insupportables. Nous, Démocrates et Libéraux, ne devons plus admettre d'Europe autre que démocratique. Autrement dit, il faut récuser toutes les décisions venues des commissions, voter non à tout tant qu'un Parlement élu au suffrage universel et un président nommé de la même manière ne prendront pas la direction de l'Union Européenne. Cela suppose un radicalisme démocratique que seul Bayrou semblait avoir commencé à incarner en 2007 mais dans lequel il faut s'engager. Il faut ériger le principe de subsidiarité en principe directeur de l'Union et récuser les décisions et leçons de morale supra-nationales particulièrement insupportables. Cette Europe n'a pas à dicter aux peuples leur conduite car ils ne l'ont pas portée au pouvoir. Il faut donc des référendums partout et prendre acte des votes nationaux quitte à défaire ce qui doit être défait. 

L'insécurité, je l'ai largement évoquée ce sur blog. Incroyable qu'il faille l'État d'urgence pour avoir une police qui marche. Les juges laxistes doivent être récusés. Hollande a raison de vouloir constitutionnaliser l'État d'urgence, à condition d'y mettre des garde-fous. Il faut revoir nos lois et nos procédures de manière à ce que la justice cesse d'être laxiste et que la police puisse faire son travail. Ce n'est plus le cas depuis de nombreuses années.

Le développement des productions nationales est ce qu'il y a de plus pertinent tant d'un point de vue social qu'environnemental. C'est le principe du Made in France ou ailleurs, au demeurant. Il y a une vraie réflexion à mener à propos de ce que l'on appelle la concurrence libre et non-faussée. Les critères environnementaux doivent à mon avis être inclus dedans. Il faut réfléchir aux aspects sociaux. Le développement des labels éthiques est une alternative et une piste intéressante.

Pensons qu'il est de notre intérêt de travailler main dans la main avec nos amis européens et plus largement avec les démocraties dès lors qu'elles admettent les mêmes paramètres. De ce point de vue, l'attitude de la France et de l'Europe avec la seule démocratie du Proche-Orient, Israël est aussi odieuse qu'incroyable. 

Je maintiens que pointer du doigt l'Islam est une erreur. C'est le radicalisme qui s'est emparé de l'Islam et non l'inverse. Il y a des causes multiples mais il y en a au moins une qui ouvre grand le chemin au djihadisme c'est l'impunité incroyable offerte à la délinquance depuis de nombreuses années. Et ce n'est pas tout : c'est l'atmosphère dans les cités, la misogynie impunie, le mépris des forces de l'ordre, de tous les services de l'État qui permettent les déviances. Pas de droitdelhommisme larmoyant dans les cités, c'est là où la reprise en main la plus ferme et la poigne sont absolument requises.

Il n'y a pas tant un problème d'immigration que d'intégration. L'immigration vient grossir la plupart du temps les zones où la délinquance et la misère sont déjà fortes. Cela dit, nous devrions être intraitables, pour ceux qui viennent, avec l'égalité hommes-femmes. Elle est au coeur et à l'origine de toutes les dérives dès qu'elle est remise en cause. Dehors tous ceux qui veulent s'installer en France et ne la reconnaissent pas dans son intégrité.

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