Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 04 janvier 2019

RIC, risques et démocratie

Dans les revendications des Gilets jaunes, on trouve le RIC ou Référendum d'Initiative Citoyenne. L'idée est de rendre possible à un groupe de citoyens suffisamment nombreux d'entamer une procédure référendaire.
A l'époque des fake news galopant, une telle possibilité ouvre évidemment la voie à de très inquiétantes déviations, sans compter les forces politiques et les démagogues de tout poil à l'affût pour récupérer la chose et l'instrumentaliser.
Cela dit, même si cela ne m'arrange pas par les temps qui courent, car je soutiens le gouvernement et sa politique, je dois reconnaître que j'aurais été très heureux qu'un tel instrument au service du peuple et des minorités qui le constituent existât à l'époque des quinquennats Sarkozy et Hollande.
Depuis trop longtemps, la politique est affaire de spécialistes, c'est à dire forcément une minorité, même si elle n'est pas forcément armée de mauvaises intentions.
Par ailleurs, il ne faut pas s'illusionner : la vraie majorité des majorités politiques, ce sont les électeurs qui votent pour leur parti et leur candidat à la présidentielle au premier tour. Le second tour est un moyen d'éliminer le plus détestable des deux candidats, pas un acte de soutien, pour ceux qui n'ont pas choisi la majorité politique.
Donc, ce qu'on voit, c'est qu'une majorité politique, dans nos démocraties représentatives, est encore une fois une minorité. Certes, elle est importante, mais cela ne l'autorise pas à prendre toutes les décisions sans contre-pouvoirs aucun.
 
C'est vrai, il y a des risques, et des gros. Mais on ne cesse de prendre des décisions qui vont à rebours de ce que veulent les peuples depuis trop longtemps et je pense que cela mine nos démocraties libérales.
 
Le RIC ne sera pas l'outil d'une vraie majorité démocratique car il sera porteur la plupart du temps d'intérêts catégoriels, de minorités de toutes sortes, légitimes ou non. Ne rêvons donc pas. Mais, à défaut, il permettra d'équilibrer les pouvoirs entre les minorités qui constituent le corps démocratique et ça, je crois que c'est nécessaire.
Par ailleurs, certains craignent que des lois soient ainsi défaites. D'accord, et alors ? Est-ce qu'une loi a vocation à être gravée dans le marbre pour l'éternité ? Si elle n'est pas fondamentale, je ne le crois pas. Des lois seront défaites puis refaites et ce sera ainsi, un reflet de la vie démocratique et des opinions qui se sont et se défont au fil du temps et des évolutions.
 

16:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : ric, démocratie |  Facebook | | |

dimanche, 30 décembre 2018

Mais quand Emmanuel Macron va-t-il apprendre à gérer sa com (soupir) ?

MAJ 31/12/2018
Emmanuel Macron était en fait au Fort de Brégançon. Toute l'analyse ci-dessous est donc nulle et non avenue.
 
Alors je le dis : j'apprécie beaucoup Emmanuel Macron. Je trouve que c'est un jeune homme truffé de qualités, honnête, déterminé et compétent. Je crois profondément que les réformes qu'il a engagées redresseront notre pays.
Mais, bordel de m... quand-est-ce qu'il va comprendre qu'il ne peut s'abstraire de sa stature de président ?!!!
Saint-Tropez, non, non, non et non ! Pas le moment. C'est quand même pas compliqué à comprendre. Je ne dis pas que l'intention est mauvaise, mais je dis qu'il faut apprendre à composer avec les représentations des Français. Je sais, on est en hiver, pas en été, la jet-set n'est pas là, mais quand même. C'est connoté, point à la ligne. 
Bon sang, qu'il aille donc passer du temps dans les petits villages  des zones rurales désertées, qu'on oublie souvent, dans la très grande banlieue, non moins ignorée, mais pas à Saint-Tropez. Ça va encore renforcer son image de Président des riches. Je suis sûr que ses conseillers le lui ont dit en plus. Alors, Emmanuel Macron, il faut apprendre à écouter, nom d'un centriste ! Espérons qu'il n'y aura pas d'autres faux pas de ce genre.

15:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : macron |  Facebook | | |

vendredi, 28 décembre 2018

L'avenir du Président Macron

Contrairement à bien des commentateurs, je pense qu'Emmanuel Macron remontera dans l'opinion, et ce, pour des raisons très simples :
 
a) plusieurs de ses mesures représentent d'objectifs gains de pouvoir d'achat. Il y a d'une part ce qu'il vient d'annoncer, augmentation du SMIC, baisse de la taxe sur les carburants, remontées diverses de minimas mais il y a surtout les heures supplémentaires défiscalisées. Le calcul est simple : imaginons quelqu'un qui fait trois heures supplémentaires par semaine payées 20 euros. Sur un total de 46 semaines (je compte 6 semaines de vacances) cela fait 3X20X46 euros soit 2760 euros. En impôts sur le revenu, je pars d'une tranche moyenne, je normalement, il aurait fallu régler 552 euros. Avec la défiscalisation, c'est autant de gagné. Et pour ceux qui ne payaient pas d'IR et qui auraient risqué de devoir le régler en faisant des heures sup, les voilà tranquilles.
 
b) l'économie repart : en un an, la France est devenue d'un coup le pays le plus attractif d'Europe pour les investissements étrangers. On se doute bien que la politique pro-entreprise et la fin de l'ISF ont donné un bon signal. Mais ce n'est pas tout : l'industrie redresse la tête, tant en termes de créations d'emplois que de construction d'usines. L'Usine nouvelle le signale. C'est quelque chose d'inédit qui date de l'élection d'Emmanuel Macron.
 
c) il y a vraiment un socle électoral solide derrière Macron. Il a réussi l'impensable, unifier le centre-droit et le centre-gauche et gouverner sans apport de la droite et de la gauche. C'est ce qui me rend le plus admiratif. Quand je vois d'anciens blogueurs avec lesquels j'ai eu des oppositions, tant à droite à gauche, et qu'on soutient tous désormais Macron, je me dis, c'est beau, quand même.
 
d) il a fait des erreurs (qu'il se garde ses petites phrases, bon sang, il est le Président des Français, maintenant !!!) mais je crois qu'il a compris et qu'il est sincère dans sa volonté d'être proche des gens. Il fait profil bas actuellement et il a tout à fait raison. Tôt ou tard, les gens lui pardonneront parce qu'ils constateront les effets de sa politique et parce qu'il va essayer d'être pragmatique et de virer ce qui emmerde les Français pour rien. C'est le seul homme politique qui ne ment pas (à l'exception de Bayrou), qui dit ce qu'il fait et fait ce qu'il dit) parmi les principaux leaders.
 
e) il est foncièrement en faveur de l'Europe et fait des pieds et des mains pour promouvoir des solutions européennes sans pour autant sacrifier les intérêts de la France. 
 
Rien n'est jamais écrit. Macron n'est pas fichu, loin de là.

21:52 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

mardi, 28 août 2018

Hulot pas très loyal...

J'aurais pas mal de choses à dire sur l'écologie parce que je trouve que le gouvernement ne fait pas assez. Cela dit, à propos de Nicolas Hulot et de sa démission, j'ai deux mots à dire : je trouve que c'est peu loyal de partir quand les choses deviennent plus difficiles pour le gouvernement. J'ai toujours jugé Nicolas Hulot velléitaire. Il veut bien faire de l'écologie à condition qu'elle soit posturale, c'est à dire perché sur une position où il n'y a pas à prendre de décisions. Il aurait pu continuer à se battre ou au moins poser un ultimatum là où on aurait pu l'attendre (agriculture biologique, labels, étiquetage clair des produits dans les commerces) : au lieu de cela, il s'échappe à la nage quand il sent le vent tourner. 

 Je n'aime pas ça.

Je ne trouve pas non plus très honnête ni correct de n'avoir averti personne au sein du gouvernement de sa décision. 

Ce n'est pas facile de gouverner. Il faut mettre les mains dans le cambouis. Hulot veut rester "pur" et voudrait vivre dans un monde de bisounours où il n'y a pas de méchants, pas de combats. Il devrait lire Les mains sales de Sartre. Et pourtant c'est une histoire de communistes. Ce n'est pas si fréquent que je recommande ce genre de lecture. La pièce de théâtre n'en a pas moins le mérite de poser avec acuité la question de la confrontation de l'idéalisme et la participation au pouvoir. On y voit que les purs aspirent davantage à "purifier" l'humanité qu'à s'occuper du bien des hommes...

Il faut lutter camarade, la posture protestataire, c'est bon pour les Insoumis et autres gauchos. On voit ce que cela produit partout ailleurs : rien de bon pour l'écologie. Le marxisme a produit au moins autant de dommages que le libéralisme, et, à vrai dire, la question n'est pas tant celle du marxisme et du libéralisme que celle du productivisme, présent dans à peu près toutes les idéologies politiques.

Même dans ce champ, on pourrait s'engager dans un productivisme basé sur le recyclage et l'immatériel peu enclins à générer des dommages écologiques.

Ça n'a pas dû vraiment effleurer Nicolas Hulot.

En tout cas, il y a des individus de qualité pour le remplacer, et, pour ma part, j'ai un nom. Et sérieux. Yann Wehrling, aujourd'hui au MoDem, par le passé chez les Verts, est une personnalité politique réfléchie, honnête et pondérée, sincèrement engagée dans l'écologie. S'il devenait ministre de l'écologie, il aurait tout le poids du MoDem avec lui. Et je pense que François Bayrou en serait ravi.

Edouard Philippe et Emmanuel Macron peuvent faire un bon choix. A eux de voir.

vendredi, 24 août 2018

Une opposition sans projet...

Je ne dis pas qu'il n'y a pas de temps à autre dans l'équipe gouvernementale de Macron et dans son entourage élyséen quelques accrocs, mais franchement, quand je compare à ce que j'ai vu dans les précédents gouvernements, à ce qu'ont fait les Socialistes et l'UMP quand ils ont été au pouvoir et à ce qu'ils font encore quand ils l'ont, c'est le jour et la nuit.

Il y a eu un gros couac avec Benalla mais ce n'est pas une affaire d'État, bien loin des financements occultes de l'ère UMP ou des doubles discours des Cahuzac et compagnie. 

On reproche des erreurs à Madame Nyssen qui datent de plus de 20 ans. Certes, ça fait un peu tache mais il n'y a pas de quoi démissionner, non plus. 

En fait, je crois que l'opposition dans son ensemble n'a rien d'intelligent ou de novateur à proposer. Elle ne sait pas quoi dire, elle n'a rien de viable à reprocher en termes de probité à Macron et à son équipe alors du coup, elle s'accroche au moindre bout de gras.

Je n'entends pas que la politique de Macron est irréprochable et j'aurais bien des critiques à exprimer, mais en revanche, l'opposition est d'une nullité si absolue que je ne vois pas ce que je pourrais voter d'autre que MoDem/LREM à l'heure actuelle.

10:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : macron, modem, lrem |  Facebook | | |

mercredi, 23 mai 2018

Cheminots : il faut un avantage gagnant en échange de la réforme.

Je crois l'avoir déjà écrit, je ne jette pas la pierre aux cheminots. Je refuse même qu'on les pointe du doigt en disant que c'est l'usager qui paie les dépenses qu'ils engendrent. Ceux qui disent cela doivent comprendre quelque chose : si nous devions payer dans un contexte de concurrence la qualité de service qu'offre la SNCF, les prix seraient de quatre à dix fois supérieurs. Il n'y a qu'à voir le coût des distances parcourues au Japon pour s'en convaincre, même si le service y est excellent.

Je pense qu'il est difficilement évitable de réformer la SNCF pour une raison très simple : son bilan financier n'est pas équilibré, et, à terme, c'est intenable.

Pour autant, le rejet massif de la réforme de Macron à la SNCF est provoqué par l'absence d'alternative et de compensation gagnante. 

N'avoir que du désagrément à offrir ne peut amener l'adhésion des personnels roulants. En échange du recul du départ à la retraite, il aurait fallu leur proposer un très gros avantage financier. Gratuité totale d'utilisation du transport de la SNCF, heures supplémentaires 100% défiscalisées, intéressement systématique sur les bénéfices de l'entreprise, en somme, des choses fortes pour qu'ils n'y voient pas un très mauvais coup pour eux.

Plus généralement, je le conseille à Emmanuel Macron et à son Premier Ministre, Édouard Philippe, ce doit être cette méthode de réforme qu'ils doivent propulser, faute de quoi, ils finiront tôt ou tard par cristalliser les mécontentements.

Attention : pas la peine de dire qu'il faut faire de la pédagogie. Quand on n'a que de la merde à donner, on n'a que de la merde, pas la peine de prétendre que c'est du caviar. Il faut rester honnête jusqu'au bout. 

Le MoDem a l'ambition d'être l'aile sociale de la majorité présidentielle. A mon avis, ce serait son rôle que de proposer des aménagements avantageux pour tous ceux qui sont l'objet d'une réforme afin de la leur rendre intéressantes. En agissant ainsi, mon parti rendrait un fier service à tout le monde.

dimanche, 20 mai 2018

Banlieues : les angles morts de la sécurité et du communautarisme...

Je vois qu'Emmanuel Macron ou Gérard Collomb ont la même analyse que moi à propos du plan Borloo. Ils le disent juste un peu plus aimablement. Nul à chier.

Et effectivement, ils ont compris que cela ne sert absolument à rien de continuer à couler de l'argent dans des aides de toutes sortes alors que c'est de la sécurité qu'il faut là-bas. La lutte contre le communautarisme est un autre aspect, mais, à mes yeux, il est relativement secondaire.

Le seul argent à dépenser, c'est celui que l'on doit donner à la justice et à la police. La casse générée par la racaille, l'incivilité généralisée, y atteignent des sommets historiques d'autant qu'il faut bien voir qu'elle ne s'arrête pas aux limites des cités.

Le reste, ce sont des aménagements législatifs de type "zone franche". La difficulté à laquelle on se heurte, c'est de déroger à l'égalité républicaine si on va trop loin. Du coup, je ne sais pas à quel point on peut vraiment relancer l'économie avec des emplois francs de charge.

dimanche, 13 mai 2018

Projet social, le sage conseil de Bayrou à Macron

Je trouve que Bayrou a eu une formule très juste récemment en évoquant la perspective sociale des prochaines années : 

«Je comprends qu'il soit important de rendre la France attractive pour les investisseurs. Mais il faut aussi la rendre attractive pour les Français.»

Je ne dirais pas mieux. 

Et il a très justement ajouté que le système de distribution via des allocations de toutes sortes est un système épuisé.

Je suis d'accord.

Bayrou évoquait une défiscalisation des heures supplémentaires. C'est une très bonne piste. Je pense que beaucoup de Français en profiteraient. 

La participation dans l'entreprise est la seconde piste mais a le travers de ne s'adresser qu'à ceux qui travaillent dans une entreprise. 

Il me semble que l'aménagement du territoire est l'un des principaux vecteurs d'inégalités : c'est sur cet aspect qu'il faut faire effort sachant que les Conseils Généraux des départements s'ingénient à y travailler même si c'est avec plus ou moins de bonheur.

dimanche, 29 avril 2018

Et le MoDem devint invisible...

J'ai connaissance des états d'âme du MoDem. Mon parti ne se sent pas entendu dans l'actuelle majorité. Au risque d'être très dur, je trouve le MoDem totalement insipide depuis un moment. Je juge inutile la volonté d'incarner l'aile sociale de l'axe centrale. Nul n'en donnera quitus au MoDem. J'ai été agacé à plusieurs reprises par les positions exprimées par le MoDem, notamment sur la fiscalité. Je crois l'avoir déjà dit à propos du MoDem, pas la peine d'imiter le PS ou tout autre parti de gauche en faisant de la surenchère sur les cris d'orfraie de la gauche. 

Je trouve regrettable de la part du MoDem d'avoir voulu maintenir l'ISF. Heureusement, il y avait LREM. Pour le reste, le parti est souvent inaudible . 47 députés et peu d'écho, c'est ennuyeux.

Je me serais attendu à ce que le MoDem, un parti censé être décentralisateur, amène une réflexion sur la taxe d'habitation. La supprimer est une bonne chose mais le fait que ce soit l'État qui pourvoit au manque revient à centraliser le pouvoir. Il eût mieux valu mettre fin d'abord aux intercommunalités dispendieuses et bien peu démocratiques car elles génèrent à tous les coups des dépenses en plus. On aurait pu voter aussi l'interdiction aux maires de présenter des budgets en déséquilibres et revoir leurs pouvoirs discrétionnaires dans de nombreux domaines, notamment vis à vis des particuliers. On aurait pu aussi revenir sur les départements dont je souhaite ardemment la suppression tant ils génèrent de la bureaucratie et des obstacles à toute action de vente et d'achat sur leur territoire. Le MoDem a parlé pendant des années de démocratie locale mais n'a pas l'once d'un projet de réforme pour empêcher les débordements et réduire le nombre de maillons inutiles. Dieu sait, pourtant, si ce serait utile aux citoyens et aux acteurs économiques.

J'aurais voulu du MoDem qu'il ne soit pas l'aile sociale de la majorité mais son aile intelligente, foin des postures, sa boîte à idées comme a pu l'être à une époque donnée l'UDF.

Le problème, c'est que ce parti essoufflé est souvent pris de vitesse par l'audace du jeune Macron et de ses troupes. 

Il est vrai que le programme de Macron est si proche de ce que j'ai lu et entendu parfois dans le Nouvelle UDF de 2002-2007 et dans une moindre mesure du MoDem qu'il semble  difficile pour ce parti de se faire une place.

Je pense pourtant, que sur certains sujets, nous pouvons encore proposer des choses à condition de ne pas se satisfaire d'incantations et de proposer des actions concrètes, innovantes mais réalistes. 

Je me réjouis toutefois que le Groupe MoDem dispose enfin d'un site pour faire connaître son action à l'Assemblée : http://groupemodem.fr/a-l-assemblee/

Je trouve fort utile la lettre de Marielle de Sarnez, une bonne introduction aux questions d'actualités et aux grands enjeux au Parlement européen.

19:31 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : modem |  Facebook | | |

lundi, 15 janvier 2018

La limite de 80km/h ? Idiote.

J'avoue être fortement agacé quand les forces politiques pour lesquelles j'ai voté avalisent une idée particulièrement idiote. En fait, sur les 80km/h, je trouve la manière de raisonner particulièrement socialiste. Toute la manière de faire du précédent gouvernement et cela m'exaspère.

Les limitations de vitesse ne font plus baisser les accidents depuis quelques années. D'autres pays, comme l'Allemagne, font le choix intelligent de cibler des portions de route accidentogènes pour glisser des limitations.

Je me moque de l'exemple d'Edouard Philippe et de son histoire d'excès de vitesse à 150 km/h. Il raisonne mal.

Cette mesure donne l'impression d'être une nouvelle machine à cash pour ponctionner la bête. Elle va emmerder tous les automobilistes qui ne cessent déjà d'être harcelés par les grandes municipalités (Paris avec Anne Hidalgo en tête). 

A force, un parti des automobilistes pourrait ponctuellement voir le jour comme on l'a vu par le passé pour les chasseurs. 

Pour limiter les décès sur la route, il suffit de ralentisseurs, de radars d'affichage (ça marche quasiment à tous les coups et il n'y a pas de nécessité de verbaliser) et des panneaux adéquats aux bons endroits. 80 km/h partout, cela va emmerder tout le monde et accroître la durée des trajets.

Je n'ai pas envie d'avoir du Hollande/Valls/Socialiste/Gauche dégoûlinante like pour les prochaines années à venir. J'aimerais (mais je rêve sans doute) que le gouvernement renonce à cette mesure débile. J'espère que ce même gouvernement n'a pas d'autres idées du même acabit dans les autres domaines.