Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 26 février 2015

Réflexions sur la loi Macron, le dimanche et les ordonnances

J'ai suivi à distance les méandres de la loi Macron. J'avoue ne pas avoir parcouru les 400 articles de la loi mais m'en être remis à ce qu'en disait la presse.

Curieusement, l'un des points qui m'a fait tiquer est le même que celui qui a engendré un refus massif de la gauche du PS. Le texte prévoit des compensations salariales pour le travail le dimanche ou le soir mais laisse aux entreprises, le cas échéant par branches, ou au territoires d'en fixer les modalités. Il me semble que la loi devrait être plus claire sur ce point : le principe de la compensation devrait être fixé dans la loi. J'ai cru comprendre que c'était ce que demandait Hamon. Son retournement final provient du refus de Macron, entraînant nombre de frondeurs avec lui.

Être libre de travailler le dimanche, c'est très bien, mais il ne faudrait pas que cela se transforme en contrainte, quand bien même le texte assure qu'un tel choix doit relever de la libre volonté du salarié.

Le texte adopté permet aussi au gouvernement de s'asseoir sur la droit de l'environnement en procédant par ordonnance chaque fois qu'il fait obstacle à un projet de développement. On peut supposer que Macron avait en tête le cas du fameux aéroport de Notre-Dame des Landes.

le site Quoi.info décrypte avec beaucoup de clarté en quoi consiste l'ordonnance. Le Parlement doit d'abord délivrer une autorisation au gouvernement pour gouverner par ordonnance dans un domaine spécifique (l'urbanisme, par exemple). Une fois cet accord obtenu, le gouvernement peut proposer son projet au Parlement. Si celui-ci le rejette, le projet a valeur de règlement (mais pas de loi). Dans le cas contraire, il devient une loi.

Je me suis demandé quelle différence il y avait entre un règlement et une loi et j'ai trouvé la réponse sur le site du Sénat. Une règle peut être modifiée par décret en Conseil des Ministres sans passer par le Parlement. Le Conseil constitutionnel vérifie simplement que le décret pris soit valide, c'est à dire conforme à notre constitution.

Dans le domaine de l'urbanisme, cela permet par exemple de contourner les associations qui opposent des aspects environnementaux pour empêcher une construction. Notons que la construction en question peut aussi bien être un supermarché qu'un logement social.

Je ne cacherai pas que je n'aime pas trop le principe de l'ordonnance. Elle accélère certes les procédures, mais au détriment des corps intermédiaires et des individus. Personnellement, j'appelle cela un passage en force. Si vraiment des points de droit créent des retards sans fin, peut-être vaut-il mieux réexaminer le droit que de s'asseoir dessus, position incohérente s'il en est.

Les ordonnances sont la plupart du temps utilisées pour faire passer les décisions impopulaires. Je sais qu'on les utilise aussi pour transposer en droit français le droit européen, par exemple. On va me dire que je chipote, mais ne perçois pas son utilisation comme une manière très démocratique de gouverner.

Je n'ai pas d'avis sur les déréglementations que prévoit le reste de la loi. Pour l'instant, du moins, il faut encore que j'y réfléchisse.

11:30 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ordonnance, macron | |  Facebook | | | |

jeudi, 12 février 2015

Cent contre un que le FN n'appliquerait pas son programme !

Cela prend du temps de passer en revue tout le programme du Front National, mais il y a quelques points au moins sur lesquels je peux m'arrêter.

Pour cela, je prends l'hypothèse dans laquelle Marine Le pen remporterait l'élection présidentielle de 2017.

Son premier obstacle serait d'obtenir une majorité politique : le FN ne prospère que sur l'opposition du PS et de l'UMP et/ou des centristes (MoDem, UDI). Que l'un ou l'autre vienne à tomber faute de suffrages suffisants, ou que des désistements d'efficacité se produisent par accord entre cees partis afin que chacun puisse avoir des représentants à l'assemblée nationale, et il ne resterait alors au mieux qu'un gros tiers de députés au FN.

Admettons qu'il passe cet écueil.

Qui croit alors un seul instant que la France quitterait l'euro ? Non seulement les Français y sont très majoritairement opposés, mais les coûts de conversion seraient tels que nos finances n'en auraient pas les moyens. Il faut bien voir à ce sujet que la venue d'un parti d'extrême-droite, fût-il policé, provoquerait une fuite de capitaux sans précédent dans notre pays.

Avant même d'être élue, Marine Le pen serait contrainte à essayer d'éteindre les incendies partout où il se produirait. Les Français qui votent FN n'ont pas l'air de comprendre ce qu'est un pays endetté à genoux financièrement : ils seraient inspirés de bien observer ce qu'il s'est produit dans les pays qui ont vécu une semblable aventure.

Quant à l'immigration, ce serait comique si ce n'était pas déjà tragique. Renvoyer les immigrés dans leurs pénates déstabiliserait d'un coup toute la structure de l'emploi et de l'économie avec une quantité effarante d'emplois qui cesseraient d'être pourvus. Plusieurs entreprises seraient profondément déstabilisées et le PNB de la France en souffrirait durablement. Du côté de l'islamisme, il y a de telles convergences entre islamisme modérée et front national sur les valeurs que je n'imagine pas que l'un et l'autre se tiennent durablement éloignés. Ils se retrouveront et s'embrasseront, c'est à peu près fatal. Voyez d'ailleurs, les précautions oratoires de Marine Le pen avec le vote musulman conservateur français qu'elle espère pouvoir conquérir en raison de la communauté de leurs valeurs, voile excepté.

Même en sortant de l'Europe, le contrôle des frontières ne serait pas si aisé que le FN se l'imagine. En réalité, à moins de perturber considérablement les échanges et les déplacements, il ne serait guère plus efficace que ce qu'il est maintenant. Le FN pourra tenter de stopper complètement l'immigration et renvoyer les clandestins de toutes sortes, mais cela coûtera très cher au pays (je ne dis pas qu'il ne faut pas le faire, je dis qu'il faut cesser de faire croire aux Français que cela puisse être une économie !...).

Enfin, la gauche du PS ne fera pas de cadeau au FN. Il n'y aura pas de compromis et des manifestations monstres sont à prévoir. Si le FN choisit la manière forte, il court le risque d'enfoncer le pays dans la guerre civile d'autant que les Français peuvent être très teigneux avec leurs dirigeants quand ils n'en veulent plus.

Même s'il ne faut pas sous estimer le cire-pompisme et l'obséquiosité des administrations envers le pouvoir quel qu'il soit, je pense que le FN aura du mal à trouver suffisamment de cadres pour faire fonctionner la haute-administration, et je ne parle pas de l'Éducation Nationale qui sera quasi-unanimement hostile au nouveau gouvernement.

Bref, en arrivant au pouvoir, Marine Le pen pourrait hériter d'un pays ingouvernable...

Mon moment de politique fiction, mais à méditer malgré tout...

16:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : fiction, marine le pen, 2017 | |  Facebook | | | |

vendredi, 23 janvier 2015

Politique du peuplement

Quand quelqu'un a menti, il lui est très difficile dans un premier temps de l'admettre, et, dans un second qu'il finisse par avouer la vérité. Il faut littéralement lui sortir les mots de la bouche un par un, et c'est un processus long et fastidieux.

Notre pays ne régule pas son immigration depuis 40 années et pas davantage le peuplement de son territoire. Il existe donc des concentrations ethniques (et maintenant religieuses !!!) un peu partout sur notre territoire.

Jusque là, tous ceux qui osaient lever un coin du voile se faisaient taxer de tous les noms : fasciste, raciste, vichyste, islamophobe (c'est aussi à la mode) et cetera...

La polémique soulevée par Manuel Valls comme maire d'Évry en 2009 avait enflé démesurément, et voilà qu'elle ressort cinq années après. Mais le ton a changé. Sarkozy avait rameuté le ban et l'arrière-ban de tout ce que le gauche (et même une partie du centre) compte de bien-pensants en proposant que la France choisisse son immigration. Il faut le dire, à la décharge de la gauche, que, comme d'habitude, il l'avait fait à chaud et pour réagir à l'actualité.

Il existe un principe sacro-saint en France qui est de ne pas faire de statistiques ethniques. Eh bien il va bien falloir le revoir.

 Il ne suffit pas de vouloir la mixité sociale, comme le rêvent les bobos qui s'en tiennent toujours à l'abri et le prônent pour les autres. D'ailleurs, les gens ne veulent pas se mélanger, surtout par les temps qui courent. 

Je l'ai toujours écrit ici : une mixité sociale intelligente passe par la dissémination (subtile, évidemment) pas par des paires de gros sabots avec en gros imprimé "logement social" ou "immigrés". Installez l'air de rien une famille arabo-musulmane ou africaine dans un lotissement de blancos, pour reprendre le néologisme de Valls, ou d'Antillais (qui ont exactement le même raisonnement que les Métropolitains, figurez-vous...) il y aura tout au plus quelques murmures. Annoncez que vous réservez 10 ou pire, 20% d'un immeuble pour le logement social et tout le monde ou décampera, ou engagera les meilleurs avocats pour faire capoter le projet. Ne resteront que ceux qui n'auront pas le choix.

 Je vous le donne dans le mille, à votre avis, comment procèdent les socialistes, à commencer par ceux de Paris, aiguillonnées par leurs amis khmeresques communistes et verts ? Et à l'inverse, l'idée de la dissémination subtile vient du programme de Marielle de Sarnez (MoDem) aux municipales de 2008.

Il faut se donner le droit de contrôler les installations qui se font dans notre pays et donc choisir notre immigration sur les critères qu'il appartiendrait à notre Assemblée nationale de juger pertinents (c'est ce que proposait Bayrou dès 2007). Dans tous les cas de figure, l'asile politique et l'accueil des individus, des enfants et des familles maltraités doivent demeurer un principe intangible sur lesquels nous ne devons jamais reculer. Tout le reste, en revanche, immigration économique, regroupement familial, ethnie et même religion doivent pouvoir entrer dans la balance quand nous fixerons des quotas.

13:40 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : peuplement, immigration | |  Facebook | | | |

samedi, 10 janvier 2015

Peine de mort, totale irréflexion des Le pen, père et fille !

Je me demande parfois si cette femme réfléchit avant d'ouvrir la bouche. Elle propose de rétablir la peine de mort. Pour qui ? Pour les djihadistes ?

Il semble lui avoir largement échappé que les djihadistes se contrefoutent de mourir. Elle compte faire quoi avec sa peine de mort ? Les terroriser ?

Bref. Passons. Avec la hashtag minable de son père #JeSuisCharlieMartel on a là un florilège des réactions les plus malsaines et stupides qui ont accompagné les événements dramatiques que nous venons de vivre.

11:13 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : le pen | |  Facebook | | | |

samedi, 03 janvier 2015

Faut-il refuser de serrer la main à un militant/une militante du FN ?

Je dirai que toute la question que je me pose est dans mon titre. Je sais que le réveillon commun de jeunes de l'UMP et du FN a fait polémique, comme le titre le Parisien.

C'est toujours difficile de bien calibrer la relation que l'on doit entretenir avec le Front National. Pour les Socialistes, c'est la diabolisation à outrance, et, on doit leur en donner quitus, ils sont sincères. Ils considèrent vraiment que le Front National est le mal absolu.

Je me suis demandé moi-même comment je réagirais si dans mon métier, je devais serrer la main à un militant, un élu FN ou même un cadre majeur comme Philippot pour ne pas évoquer Marine Le pen elle-même.

Serrer la main, c'est évidemment accepter de voir rentrer son adversaire dans la normalité. C'est donc un risque, de fait, parce que pour ma part, je ne considère pas le Front National comme un parti normal. 

En même temps, le combat se mène sur les valeurs et les idées. Je ne partage rien des convictions du Front National, et, comme François Bayrou, je pense que ce parti cherche à diviser notre pays et tirer parti du désarroi qu'il induit. J'ajoute que son discours violemment anti-libéral et populiste me déplaît profondément d'autant que je pense que son programme économique nous conduirait droit dans le mur. 

Je m'imagine difficilement passer un réveillon avec des jeunes (ou pas, d'ailleurs) du FN : quoi leur dire ? Nous pourrions évoquer sans doute la pluie et le beau temps sur lesquels nous pourrions tomber d'accord, encore que...je les crois capables d'envisager un complot de France Météo...

Au fond, ce n'est pas tant que la seule étiquette m'empêcherait de discuter ou de trinquer ; c'est plutôt que cela risque de coincer assez vite quand on va évoquer nos idées respectives ou même quand les valeurs que nous portons respectivement vont nous échapper malgré nous, aussi bien dans le feu d'une discussion qu'à l'occasion d'une remarque anodine.

Je ne cherche pas à stigmatiser un jeune FNJ pour son étiquette, mais son choix, évidemment, m'interpelle. 

Une bise, une poignée de mains, ont une portée symbolique évidente. Elles supposent une certaine forme de reconnaissance sinon de complicité. 

Il me semble que l'on peut rester poli et courtois avec les adhérents et militants du Front National. On peut même prendre un verre avec eux, pourquoi pas. Mais on doit rester roide sur ce que l'on veut pour soi et pour la France, roide sur ce que l'on ressent, roide, enfin, sur son éthique personnelle.

Une chose est sûre : je peux être amené à serrer la main d'un militant FN si les circonstances ne prêtent pas à confusion, mais je ne pourrai m'empêcher, en mon for intérieur, de continuer à éprouver une gêne. Et même si cette gêne n'est pas formulée, elle vient de l'intérieur de moi-même, je peux même la nommer en l'analysant : je sais que c'est de la culpabilité. Je ne dis pas que l'on a forcément raison de se sentir coupable, car la culpabilité nous ronge dans bien des circonstances de bien fâcheuse manière, mais si elle est là, c'est bien qu'elle correspond à une situation moralement insatisfaisante.

 

19:39 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : fn | |  Facebook | | | |

mardi, 23 décembre 2014

Bayrou, un homme de culture à la Mairie de Pau

Quand je vois les premières réalisations de François Bayrou dans sa ville, je me dis que les Palois ont bien de la chance. 

Pas de goût superficiel pour les paillettes, si propre à nos maires d'île de France, édile parisienne en tête, mais, au contraire, de la culture sur le fond.

Le voilà à présider des rencontres littéraires puis à étendre l'ouverture des médiathèques. N'est-ce pas lui qui propose à l'école des beaux arts de loger au-dessus du Musée des Beaux-arts dans une ancienne bibliothèque ? 

Il trouve même se place dans l'actualité littéraire puisque cet abruti de Houellebecq l'imagine en dirigeant de premier plan dans son livre imbécile, Soumission, dans lequel il imagine la France dirigée par une fraternité musulmane.

Quand Bayrou rend visite à des maires proches, s'il y a un centre culturel, on peut être sûr qu'il y viendra.

C'est quand même autre chose qu'un Wauquiez qui se vantait en public de fréquenter des sites pornographiques.

Puisque nous nous approchons de Noël et bientôt du Nouvel An, je me permets de formuler le voeu qu'un jour cet homme-là arrive aux affaires dans notre pays. 

Cela nous ferait un sacré changement d'air.

18:10 Publié dans Culture, Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : bayrou | |  Facebook | | | |

samedi, 20 décembre 2014

Virer Zemmour, une mauvaise idée

Le Parisien Libéral a fait dans l'euphémisme en assurant qu'éjecter Zemmour d'I-Télé était une fausse bonne idée.

En fait, ça n'a même pas l'apparence d'une bonne idée. C'est une mauvaise idée tout court.

Je pense qu'il faut apporter la contradiction à Zemmour. Ce n'est pas en l'empêchant de parler qu'on va y parvenir. Au contraire, il faut discuter avec lui pour le mettre face à ses contradictions ou ses erreurs, et elles sont nombreuses.

Je reçois évidemment l'essentiel de l'argumentation de Parisien dans son billet, et il fait bien de mettre en parallèle les dérives de Zemmour et celles de la gauche.

En ce qui concerne le discours antilibéral de Zemmour, en revanche, je ne partage pas complètement l'avis du Parisien Libéral.

En fait, je pense que les libéraux français devraient comprendre une bonne fois pour toutes que faire de Thatcher leur héroïne est contre-productif au possible tant elle est symptomatique du libéralisme que les Français rejettent. Et j'en fais partie, tout en étant favorable à un libéralisme tempéré (pas celui de Thatcher, en somme).

18:07 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : zemmour | |  Facebook | | | |

mardi, 16 décembre 2014

Le principal adversaire de l'UMP est désormais le FN

L'UMP devrait à mon avis acter que désormais, son principal adversaire est le Front National. Dans la plupart des législatives partielles, le PS a été laminé tant ce parti est discrédité. Des duels UMP-FN sont désormais probables dans la plupart des prochains rendez-vous électoraux.

Pourtant, même si cette question agite les principaux leaders de ce parti, il ne semble pas avoir mis en place une stratégie programmatique pour contrer le Front National. La porosité est assez forte au sein des électorats, ce qui complique la tache du parti de droite.

L'UMP devrait se méfier parce que son adversaire d'extrême-droite, lui, n'a que des préventions à son égard, pas au sens mélioratif du mot, et a d'ores et déjà un vademecum anti-UMP dont on peut lire la prose sur son site, d'ailleurs.

L'UMP a un programme , plutôt complet, contrairement aux idées reçues à ce sujet, mais l'essentiel de ses attaques sont concentrées en direction du PS. 

En procédant avec astuce, ce parti pourrait affronter le Front National sur le terrain des idées en le prenant à contre-pied là où c'est nécessaire et souhaitable. Espérons que ses responsables y réfléchissent...

18:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : ump, fn | |  Facebook | | | |

mardi, 09 décembre 2014

Marine Le pen, bonne militante communiste façon années 70

J'avoue être stupéfié, voire admiratif, de contempler avec quelle rapidité le Front National a viré sa cuti sous l'égide de Florian Philippot et de Marine Le pen.

Le FN, à l'origine, c'est un parti qui défend en économie des thèses très proches de celles des libéraux-conservateurs, comme on en trouvait au Club de l'Horloge, sorte d'officine favorisant les rapprochements entre droite républicaine et extrême-droite dans les années 80. On peut dire que Marion Maréchal-Le pen est la tenante principale de cette ligne-là ; le vieux FN à la forte tradition antisémite, au passage. On ne s'étonne pas qu'elle ait voulu voter la résolution de ces imbéciles de Socialistes sur la Palestine.

 Le discours de Marine Le pen, lui, c'est trop fort : tout est repris ou presque sur le Parti Communiste des années 70. On ne déteste pas les immigrés, au contraire, mais on dit qu'ils sont utilisés pour faire baisser les salaires des Français. Et pour le reste, on rase gratis avec des promesses sociales abracadabrantesques de salaires versés par l'État pour rester chez soi à éduquer des enfants ou encore de SMIG à des niveaux hallucinants. Ajoutons à cela la nécessaire dose de discours antilibéral contre les banques, les grosses entreprises et les géants de la pharmacie ou de l'industrie et le tour est joué. Pour ne pas perdre sa base, il suffit de saupoudrer d'une bonne pincée de revendications corporatistes en faveur des commerçants et petites professions libérales et le compte est bon.

Je n'ai toujours pas compris comment Marine Le pen finance toutes ses promesses.

J'ai quelques doutes sur les prétendues richesses que rapporterait la jugulation totale de l'immigration. 

00:11 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : le pen, communisme, immigration | |  Facebook | | | |

lundi, 01 décembre 2014

Conseil des anciens premiers ministres, Sarkozy, champion de l'entourloupe

Sacré Sarkozy, quand même ! Plus c'est gros, et il plus il se dit que ça va passer. Trop fort son conseil des anciens premiers ministres. Et dans les anciens présidents de l'UMP, il y a qui ?

L'expert en embrouilles de toutes sortes a parlé. On comprend bien qu'il s'agit pour lui d'asseoir son titre et de prendre de la hauteur...sur ses concurrents potentiels. A eux le titre de collaborateur, à lui la gloire de la présidence.

Villepin qui doit attendre une occasion de se remettre en selle a tout de suite opiné du chef, mais, pour Fillon, Juppé et Raffarin, il ne faut tout de même pas les prendre pour des andouilles.

20:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : sarkozy | |  Facebook | | | |