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samedi, 15 décembre 2018

Pitié, pas de débat sur l'identité nationale !

J'ai senti une sueur froide me couler le long du dos quand j'ai cru lire que l'identité nationale figurait au nombre des sujets que la majorité voulait soumettre au débat. Et là, je me suis dit : mais qui leur a soufflé cette connerie monumentale ?

Heureusement, quelqu'un de sage a dû voir l'énorme erreur et l'a retirée direct. Ouf ! J'ai cru à un retour des années Sarkozy !

Je crois qu'il ne faut rien lâcher avec le RN et ses séides et surtout pas sur les infox délirantes qu'on entend à propos du Pacte de Marakech !

Qu'est-ce que dit ce pacte ? Qu'il faut lutter contre les causes structurelles qui génèrent les migrations, ce que j'applaudis des deux mains tant c'est évident. 

Qu'il faut faire en sorte de rendre les routes plus sûres pour les migrants : alors, je rappelle aux fachos qui ne vont pas manquer de me tomber dessus que ce sont des hommes, des femmes, des enfants. On ne peut pas se contenter de hurler halte à l'invasion quand on finit par voir flotter sur l'eau un cadavre d'enfant ou de femme enceinte. 

Si les États encadrent ces migrations, à tous points de vue, y compris juridiquement, tout le monde y gagne.

Il n'y a pas d'appel d'air mais simplement une invitation non-contraignante de surcroît à mettre fin au chaos général dans les migrations.

Je voudrais, enfin, mettre fin à une idée reçue : la délinquance. La délinquance est à rapprocher de la pauvreté et du niveau d'éducation, pas de l'origine. Il y a une étude sérieuse et sans langue de bois que je recommande à ce sujet une étude sur le site persee.fr . Elle vient de Laurent Muchielli dont je connais bien le travail. Je ne partage pas tous les raisonnements à 100% et il est idéologiquement pas de ma mouvance mais son étude est bien documentée et même si elle date de 2003, ce qu'il s'y dit se tient et est toujours valable 15 ans plus tard.

dimanche, 18 novembre 2018

Gilets jaunes : les Français n'en peuvent plus des impôts et taxes

A certains égards, on pourrait se dire que le mouvement des Gilets jaunes paraît irrationnel en observant l'évolution des coûts des carburants. Ils oscillent constamment au fil des années et redescendent, d'ailleurs, depuis le début du mois de novembre.

La question est ailleurs.

La France est un enfer fiscal. Non seulement les prélèvements, sous forme d'impôts ou de taxes, atteignent des sommets, mais en plus, leur distribution est une jungle incompréhensible.

Les taxes sur les carburants sont d'autant plus mal vécues qu'elles frappent douloureusement ceux qui ne peuvent pas faire autrement que d'utiliser une automobile dans les zones mal ou pas desservies par d'autres moyens de locomotion.

Le procédé est hypocrite car les gens qui vivent dans ces zones n'ont tout simplement pas le choix. Ils ne pourront donc que payer plus. La taxe ne diminuera pas l'empreinte carbone.

Rééquilibrer prix de l'essence et du diesel est une bonne chose mais il ne faut pas le faire aussi maladroitement. Il fallait jouer sur les oscillations du prix et attendre le moment propice : quand le prix du pétrole baissait, il suffisait de ne pas le répercuter sur le diesel et, peu à peu, l'essence serait redevenue compétitive. J'ai déjà proposé cette solution sur mon blog il y a plusieurs années.

Je crois Macron sincère et franc, Édouard Philippe compétent, mais dans cette histoire, l'un et l'autre ont particulièrement mal joué. C'est malheureux car ils ne cessent de perdre en popularité, pourtant, je crois que dans l'éventail politique, ce sont les seuls qui sont honnêtes, disent ce qu'ils font et font ce qu'ils disent.

J'espère qu'ils pourront rebondir, mais il faudra stratégiquement être plus astucieux pour cela et bien comprendre que désormais, plus la moindre taxe ni impôt ne doit tomber sur la tête des Français.

Pas la peine non plus de chercher à démonter l'inverse par des calculs alambiqués. Même s'ils sont vrais, pour l'instant, les Français ont besoin de court-terme et de constater de leurs yeux que leur quotidien s'améliore.

mardi, 11 septembre 2018

Blanquer, l'arabe et les langues anciennes : tout dans la com...

Je regarde avec une certaine méfiance Blanquer depuis le début de son ministère. J'ai bien noté qu'il fait beaucoup d'annonces.

La dernière en date est juste ridicule : la question de l'enseignement de l'arabe en France n'est pas un problème d'offre mais de demande. L'arabe littéraire est une langue exigeante. Ce sont les délinquants qui se dirigent le plus spontanément vers la radicalisation et on se doute bien qu'ils n'ont pas le sens de l'effort intellectuel. Jamais ils ne choisiront dans les écoles d'apprendre l'arabe littéraire. 

Bref, une annonce qui vaut du flan et qui ne trouvera aucun champ d'application sérieux.

En revanche, pendant ce temps, et derrière les annonces lénifiantes, Blanquer s'apprête à faire disparaître tranquillement les langues anciennes, le fondement de notre culture européenne commune, des lycées.

a) comme spécialité, latin et grec ne seront plus enseignés que dans deux à trois lycées par académie sauf à Paris, et, au baccalauréat, ces options cesseront de rapporter des points de bonus.

Blanquer ? Champion de l'enfumage...

dimanche, 09 septembre 2018

La racaille lâche des pitbulls sur les enfants des écoles et les passants

Donc, si j'ai bien compris cet article du Parisien qui semble ne provoquer aucun émoi ni à la Préfecture de Police, ni à l'Hôtel de Ville : 

De la racaille a élu domicile dans le quartier Évangile, pas loin de la Porte de la Chapelle dans le XVIIIème. La racaille trouve drôle de venir terroriser les enfants qui sortent des écoles avec des pitbulls qui ne sont pas tenus en laisse et n'ont pas de muselière. La racaille s'amuse également à lâcher leurs saloperies de pitbulls sur les passants. Pas la peine d'aller discuter avec la racaille, comme le dit pudiquement une habitante du quartier, ce sont des "murs".

Ma solution est d'abattre leurs saletés de cabots pour commencer et d'aller cueillir la racaille à grands coups de matraque dans la face et de tazer.

Sinon, je suis sidéré de l'inertie du commissariat local qui a pourtant été averti. Il faut faire quoi ? Constituer une milice pour se protéger, à Paris ?

Que font Anne Hidalgo et tous ses conseillers ? Rien. Que fait le préfet de Paris ? Rien non plus. Et pour compléter le lot, puisque la police dépend de l'État, que fait le Ministère de l'Intérieur ? Rien non plus.

Peut-être que tout ce beau monde attend qu'il y ait un bébé dévoré par un pitbull pour participer à la marche blanche qui s'ensuivra à grands coups de "plus jamais ça" ?

23:21 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pitbull, racaille |  Facebook | | |

mercredi, 05 septembre 2018

Fin du numerus clausus en médecine, bravo Emmanuel Macron !

Alors là, j'applaudis des deux mains. Depuis le temps que j'écris sur ce blog que le numerus clausus à la fac de médecine est une bêtise sans nom et qu'il est à l'origine et de déserts médicaux et de la présence de médecins moins qualifiés qui ont passé leur diplôme dans des pays moins exigeants !

Nous avons d'excellents candidats recalés bêtement par cette barrière qui en sus assèche nos professions médicales au point qu'on manque d'un grand de spécialistes non seulement en province mais même dans des villes aussi grandes que Paris ! 

J'en parlais dans mon billet d'avril 2017 sur la multiplication des cancers : franchement, si Macron va jusqu'au bout et le fait, il aura fait avancer la qualité des soins en France et prévenu de graves carences pour l'avenir. Je l'ai tant attendu et si souvent appelé à cor et à cris que je me réjouis de cette annonce.

22:00 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : santé, numerus clausus |  Facebook | | |

jeudi, 30 août 2018

Prélèvement à la source : l'usine à gaz hautement inflammable

Je ne m'étais pas encore prononcé sur la question du prélèvement à la source : ça sent l'explosion de l'usine à gaz. Compte-tenu des méandres de la fiscalité faite de niches et de cas particuliers de toutes sortes, appliquer ce modèle d'imposition va être très difficile. Je pense qu'il serait prudent de commencer par réformer et uniformiser la fiscalité et alors là, bon courage.

L'autre point, c'est qu'on a beau ne pas perdre d'argent dans l'histoire quand on lisse entrées et sorties sur une année, sur le moment, tout le monde va avoir le sentiment d'y perdre car l'impôt sera prélevé chaque mois au lieu d'être récupéré en deux à trois coups. Et là, ça va être explosif pour ne pas dire dévastateur. Autant démissionner tout de suite ou prévoir de le faire dans la foulée. Et puis même, ce n'est pas le moment de dérouler un tapis rouge au FN (pardon RN) et aux Insoumis...

A mon avis, mieux vaut faire des campagnes d'incitation pour que les Français mensualisent. Pour ceux pour lesquels c'est le cas, le prélèvement à la source devrait être à peu près neutre.

Quand on est passé du papier au numérique, Bercy a offert à l'époque un allongement des délais pour les déclarations et une réduction (petite) d'impôts pour ceux qui utilisaient Internet.

Il faudrait enclencher des incitations de ce type, de manière à ce que tout le monde y gagne, puis, une fois tous les Français mensualisés, enchaîner avec le prélèvement à la source.

Ce n'est pas faisable en un an ni en deux. Heureux si Emmanuel Macron réussit à le mettre en place à la fin de son mandat. Dans tous les cas de figure, sur un projet comme-celui-là, il faut poser les fondations avant de construire le château...

mercredi, 29 août 2018

Migrants : il faut un hot spot quelque part dans l'Union européenne.

Je me dis qu'on ne peut pas s'en sortir avec les migrations et les migrants sans disposer d'un vrai centre de tri. Et ce centre de tri, on ne peut pas les confier à des pays tiers du type Libye où l'on sait très bien que les migrants sont maltraités, volés, humiliés, torturés et/ou violés et subissent nombre de sévices.

Voici quelques principes qui me paraissent tenir la route.

Il en faut un en Europe, de préférence sur une île, et de taille suffisante pour y conduire de manière systématique tous les illégaux. 

Si c'est un île, une zone importante doit être consacrée aux centres d'accueil et des fonds européens assez importants également. Une surveillance sans faille doit empêcher toute forme d'immigration illégale en Europe. 

Il faut également être ferme. On accueille les réfugiés, mais les autres n'ont pas vocation à rester chez nous sauf besoins spécifiques sur le marché de l'emploi. On rejette de manière systématique tous ceux qui dérogent à nos valeurs (démocratie, statut des femmes) mais aussi ceux qui sont là pour abuser de notre hospitalité.

On s'autorise à faire des exceptions pour des migrants illégaux installés en Europe si leur conduite est exemplaire, qu'ils sont intégrés, respectent nos coutumes et nos lois, ne pèsent pas sur nos finances.

On considère avec bienveillance les femmes seules, ou les femmes seules accompagnés d'enfants, que l'on sait être particulièrement vulnérables.

On considère sans tendresse les ressortissants des pays où les femmes subissent des violences. On prévoit des tests pour refouler tous ceux qui ne rentrent pas dans nos critères de droit et de respect.

On cesse de faire de l'angélisme avec les mineurs délinquants et on les renvoie dans leur pays qui doit les prendre en charge, sauf situation de guerre civile.

On accueille les réfugiés sans hésitation, dès lors qu'ils respectent nos lois et se comportent correctement (nous n'avons pas vocation à recevoir les islamistes, même s'ils sont en danger dans leur propre pays). On considère avec tendresse les petites minorités opprimées, notamment dans les pays arabes (Chrétiens, Druzes, Yézidis, et cetera...).

Le hot spot : la Corse s'était proposée. Cela pourrait faire l'objet d'une négociation financière. Cela peut être ailleurs, pourquoi pas une île grecque, moyennant finances pour l'île et pour la Grèce. Il faut que le hot spot soit financièrement avantageux pour le pays qui l'accueille.

mardi, 28 août 2018

Hulot pas très loyal...

J'aurais pas mal de choses à dire sur l'écologie parce que je trouve que le gouvernement ne fait pas assez. Cela dit, à propos de Nicolas Hulot et de sa démission, j'ai deux mots à dire : je trouve que c'est peu loyal de partir quand les choses deviennent plus difficiles pour le gouvernement. J'ai toujours jugé Nicolas Hulot velléitaire. Il veut bien faire de l'écologie à condition qu'elle soit posturale, c'est à dire perché sur une position où il n'y a pas à prendre de décisions. Il aurait pu continuer à se battre ou au moins poser un ultimatum là où on aurait pu l'attendre (agriculture biologique, labels, étiquetage clair des produits dans les commerces) : au lieu de cela, il s'échappe à la nage quand il sent le vent tourner. 

 Je n'aime pas ça.

Je ne trouve pas non plus très honnête ni correct de n'avoir averti personne au sein du gouvernement de sa décision. 

Ce n'est pas facile de gouverner. Il faut mettre les mains dans le cambouis. Hulot veut rester "pur" et voudrait vivre dans un monde de bisounours où il n'y a pas de méchants, pas de combats. Il devrait lire Les mains sales de Sartre. Et pourtant c'est une histoire de communistes. Ce n'est pas si fréquent que je recommande ce genre de lecture. La pièce de théâtre n'en a pas moins le mérite de poser avec acuité la question de la confrontation de l'idéalisme et la participation au pouvoir. On y voit que les purs aspirent davantage à "purifier" l'humanité qu'à s'occuper du bien des hommes...

Il faut lutter camarade, la posture protestataire, c'est bon pour les Insoumis et autres gauchos. On voit ce que cela produit partout ailleurs : rien de bon pour l'écologie. Le marxisme a produit au moins autant de dommages que le libéralisme, et, à vrai dire, la question n'est pas tant celle du marxisme et du libéralisme que celle du productivisme, présent dans à peu près toutes les idéologies politiques.

Même dans ce champ, on pourrait s'engager dans un productivisme basé sur le recyclage et l'immatériel peu enclins à générer des dommages écologiques.

Ça n'a pas dû vraiment effleurer Nicolas Hulot.

En tout cas, il y a des individus de qualité pour le remplacer, et, pour ma part, j'ai un nom. Et sérieux. Yann Wehrling, aujourd'hui au MoDem, par le passé chez les Verts, est une personnalité politique réfléchie, honnête et pondérée, sincèrement engagée dans l'écologie. S'il devenait ministre de l'écologie, il aurait tout le poids du MoDem avec lui. Et je pense que François Bayrou en serait ravi.

Edouard Philippe et Emmanuel Macron peuvent faire un bon choix. A eux de voir.

dimanche, 26 août 2018

Heures sup défiscalisées, merci Macron.

Je rigole par avance : un bon paquet de ceux qui crachent sur Emmanuel Macron et son gouvernement vont être les premiers à toucher le pactole avec la défiscalisation des heures supplémentaires. 

Tiens, mettons quelqu'un qui gagne seize euros net de l'heure et fait ses 35 heures. Pour les 8 premières heures au-delà de 35 heures, selon la loi, ses heures doivent être payées 25% de plus, ce qui signifie qu'il gagnera 20 euros de l'heure. Son taux d'imposition est à 14%, je pense. Donc, pour chaque heure sup, il va récupérer 14% de 20 euros soit 2.8 euros. S'il fait 5 heures sup par semaine, par exemple, cela donne 14 euros soit 56 euros par mois, soit 658 euros par an (je ne compte pas le mois de congé). Beau gain de salaire d'autant que son salaire est un petit salaire.

Maintenant, prenons le cas de quelqu'un qui est payé nettement plus, 30 euros de l'heure, et donc, qui est au moins à 30% de taux d'imposition. Il/Elle fait cinq heures sup, soit, 37.5 euros de l'heure. Pour chaque heure sup, il/elle va récupérer 30% de 37.5 soit 11.25 euros. Par semaine, cela donne 56.25 euros. Sur une année, 2643 euros en plus de revenus récupérés. Ça commence à sentir bon la monnaie...

Bref, je ne vais pas multiplier les démonstrations, mais c'est évident que cette mesure est une bonne mesure. Au demeurant, Sarkozy l'avait appliquée et j'avais trouvé idiot de toute l'opposition, MoDem compris, de cracher dessus, à l'époque. 

Si je rigole, c'est que je sais que pas mal d'insoumis et de socialos sont fonctionnaires et qu'un nombre assez important d'entre eux fait quelques heures sup : ils vont être les premiers à voir leur salaire augmenter. Mais ils continueront à cracher sur le gouvernement, bien sûr. 

C'est pas compliqué, de toutes façons, tous ceux qui font des heures supplémentaires reconnues vont y gagner.

vendredi, 24 août 2018

Une opposition sans projet...

Je ne dis pas qu'il n'y a pas de temps à autre dans l'équipe gouvernementale de Macron et dans son entourage élyséen quelques accrocs, mais franchement, quand je compare à ce que j'ai vu dans les précédents gouvernements, à ce qu'ont fait les Socialistes et l'UMP quand ils ont été au pouvoir et à ce qu'ils font encore quand ils l'ont, c'est le jour et la nuit.

Il y a eu un gros couac avec Benalla mais ce n'est pas une affaire d'État, bien loin des financements occultes de l'ère UMP ou des doubles discours des Cahuzac et compagnie. 

On reproche des erreurs à Madame Nyssen qui datent de plus de 20 ans. Certes, ça fait un peu tache mais il n'y a pas de quoi démissionner, non plus. 

En fait, je crois que l'opposition dans son ensemble n'a rien d'intelligent ou de novateur à proposer. Elle ne sait pas quoi dire, elle n'a rien de viable à reprocher en termes de probité à Macron et à son équipe alors du coup, elle s'accroche au moindre bout de gras.

Je n'entends pas que la politique de Macron est irréprochable et j'aurais bien des critiques à exprimer, mais en revanche, l'opposition est d'une nullité si absolue que je ne vois pas ce que je pourrais voter d'autre que MoDem/LREM à l'heure actuelle.

10:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : macron, modem, lrem |  Facebook | | |