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mercredi, 29 juin 2016

L'intolérable souffrance animale

Merci plus de mille fois à l'association L214 pour l'oeuvre qu'elle accomplit. La souffrance animale m'est toujours plus intolérable, a fortiori quand elle est gratuite. Les vidéos que l'association révèle sont tout simplement épouvantables.

Je me nourris de viande, mais de voir de telles horreurs me fait vraiment fortement osciller. A la base, manger un animal ne me paraît pas un acte moralement fameux. Mais que cette consommation engendre une souffrance me fait horreur.

Je me dis parfois que l'industrialisation et la brutalité de la mort animale rappellent par leur inhumanité ce que nous sommes capables de faire à d'autres humains avec les goulags, les camps de concentration et plus généralement les logiques d'extermination.

Si, comme je l'espère, le futur verra des âges de sagesse se lever, je suis certain qu'ils nous condamneront pour la manière dont nous traitons les animaux.

Dans l'immédiat, j'appelle de mes voeux l'émergence d'une filière alimentaire un minimum respectueuse de la vie animale. Ce que je souhaite, c'est un label, distribué avec parcimonie.

Il est grand temps de mettre de l'ordre dans les abattoirs et de condamner tous les dirigeants et exécutants qui se livrent à des pratiques brutales et cruelles.

L214 a gagné définitivement mon estime : je viens de leur faire à l'instant mon premier don.

Dans le mot «animal» il y a anima  le mot latin qui signifie "âme", "souffle de vie". Ne l'oublions jamais.

17:36 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : abattoir, animal, l214 |  Facebook | | |

dimanche, 05 juin 2016

Moi aussi je méprise Baupin.

J'ai lu le billet d'Affichage Libre sur Baupin et j'avoue ne pas avoir grand chose à ajouter. Je suis d'accord à chaque étape de l'article. Baupin est un gros dégueulasse, un fumier malhonnête qui ne mérite aucune forme de compassion. Un pervers qui tente de dissimuler ses actes vicieux derrière une prétendue liberté de mœurs. Bref, ta gueule Baupin.

J'ai lu sur ce sujet deux très mauvais billets qui m'ont à peu près autant agacé l'un que l'autre. Il y a d'abord celui de Didier Goux qui a l'air de considérer que la drague lourde est une liberté. Ben non Didier : votre exemple est l'archétype de ce qui mérite un bon coup de batte de baseball dans la gueule. Les « Eh, M'dame, je peux t'offrir un café ? – Non, merci, c'est gentil, mais je suis pressée… – Allez, M'dame, juste un petit café : ça vous engage à rien ! »ça me file déjà de l'urticaire et quelqu'un parlerait comme ça à ma fille alors que je suis à proximité il prendrait un fort risque de se manger un gros coup de poing dans la gueule. Ça me fait pas mal penser à la racaille que l'on trouve à interpeller les femmes avec un vernis de fausse galanterie "hé M'dame, z'êtes trop bonne" et qui conclut par "ta gueule salope" quand la fille qui passe se risque à avoir un regard outré. C'est la même culture et je suis de ceux qui pensent qu'elle doit être sévèrement réprimée. 

A la base, Didier Goux critiquait un article de Crêpe Georgette. Il a tout faux, cela va de soi, mais cela ne dédouane pas pour autant la Crêpe en question de sa malhonnêteté idéologique. Tout tient dans le passage suivant et il ne m'a pas fait rire du tout :

L'agression sexuelle est, dans l'esprit de beaucoup, ce qu'est une agression physique, un acte forcément violent, impliquant des poings ou un couteau, qui se passe davantage sur un parvis de cathédrale allemande que dans le salon feutré d'un parti politique. L'agression sexuelle du racisé pauvre contre la drague lourde du chefaillon de parti politique.

On a compris que conformément à l'idéologie gauchiste bien-pensante, il y a le bon violeur, le nord-africain et le mauvais violeur, l'homme européen. Alors remettons les choses à leur place. Baupin est un fumier mais les étrangers qui ont agressé les femmes et les filles d'Allemagne sont moins que des porcs. Ce n'est pas la peine de chercher à excuser leur misogynie largement culturelle et de faire croire qu'on en fait autant en Europe. C'est faux. C'est un mensonge. Le monde arabo-musulman est en crise depuis un moment déjà et son rapport à la femme est maladif et malsain. La faute à tous les imbéciles patentés qui par anti-colonialisme ont joué avec le feu dans tous ses pays-là en réhabilitant l'Islam au nom de la culture nationale et en faisant à chaque fois de cette religion une religion d'État là où il aurait fallu prendre ses distances et la laisser à sa place, c'est à dire dans la sphère privée.

Ce qui est vrai en revanche, c'est que toute religion instrumentalisée aboutit au mépris des femmes. Que l'on juge de ce qu'il se produit au Mexique ou en Inde pour comprendre que l'Islam n'est pas le mal universel.

 Mais on en est pas là dans le billet de Georgette. On en est à la minable justification sociologique, de celles qui me hérissent à force d'en avoir entendu les litanies sans discontinuer depuis plus de trente ans.

Bref, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre, au final.

Moi, je crois à la répression. Je pense qu'elle n'est qu'une question de volonté politique, que l'opinion est prête à l'accepter, même dans des pays arriérés dans ce domaine comme l'Inde ou peut-être même l'Égypte. Pendez les violeurs systématiquement, faites en sorte que leurs jugements soient courts et leur peine exécutées rapidement. Attrapez-les et n'épargnez aucun d'eux. Faites des agressions sous toutes leurs formes contre les femmes ce qu'elles sont vraiment : des crimes. Que le "salope !" du salopard lui vaille toujours de la prison, et autant à tout complice qui acquiescerait et vous verrez alors si les agressions contre les femmes ne reculent pas. Associez à cela une éducation solide dans laquelle sera inscrite dans le marbre la liberté des femmes, et je ne parle pas des imbéciles ABCD de l'égalité des idéologues gauchistes, et vous verrez alors si la misogynie et son cortège d'horreurs ne reculera pas sur tous les fronts. 

La question reste la suivante : qui osera, qui aura la volonté politique de le faire ?

François Bayrou, la gestion intelligente d'une ville.

Quand je compare la gestion d'Anne Hidalgo à Paris et celle de François Bayrou à Pau, je suis vert de jalousie en considérant les Palois. D'un côté, on a une édile qui maquille la réalité des comptes municipaux par des tours de passe-passe, de l'autre un maire respectueux des deniers publics qui s'attache à réduire les dépenses et parvient, en période de crise et de baisse des dotations à diminuer les impôts locaux.

Comment s'y prend-il ? Eh bien c'est très simple : il ne verse pas dans les vertiges de la folie des grandeurs et ne considère pas l'emprunt et l'argent des contribuables comme un panier percé dans lequel il suffirait de plonger les mains pour le jeter avec prodigalité.

Sa méthode est simple et François Bayrou l'expose sur sa page facebook : plutôt que de dépenser des centaines de millions dans des projets fous et coûteux, il réhabilite l'existant. Cette manière de faire est bien moins dépensière, plus efficace, plus respectueuse de nos ressources. C'est une forme de recyclage adapté à la gestion de la ville.

Gérer au mieux l’existant en rénovant et en donnant des destinations nouvelles à nos bâtiments.

Pendant ce temps, Anne Hidalgo prévoit toujours plus de projets pharaoniques, avec son lot de nuisances, d'encombrements, de dépenses en tout genre, ce qui fait que Paris n'est qu'un vaste chantier depuis que les Socialistes y ont pris le pouvoir. Il n'y a pas un trottoir sur lequel j'ai pu marcher plus de quelques mois consécutifs dans la capitale.

Les bobos sont contents, mais la réalité, c'est que cette ville devient invivable, que la sécurité s'y dégrade, et que lorsque ce n'est pas encore suffisant, Anne Hidalgo et ses alliés bien-pensants l'y importent. Une ville plus chère, plus sale, moins bien fréquentée, encombrée, et vidée de ses classes moyennes au bénéfice de la clientèle électorale socialiste : d'un côté les minorités d'origine immigrée, de l'autre les bobos aisés. Les Socialistes savent bien que les ouvriers et la classe moyenne ne votent plus pour eux depuis longtemps. Ils font donc en sorte de les écarter des villes qu'ils dirigent. Qu'on compare la sociologie de Pau et celle de Paris, et on comprendra qu'il y a dans la capitale du Béarn un édile qui n'a pas peur du peuple, et dans la ville préférée de l'intelligentsia une majorité qui ne pense qu'à sa réélection et hypothèque l'avenir avec des projets faits pour la fête mais pas pour ceux qui travaillent.

Anne Hidalgo, comme François Bayrou, vient d'une famille modeste, mais elle a oublié ses origines et aspire aux ors de la République. Ce n'est pas son ridicule Civic Hall qui n'a de civique et de démocratique que les belles paroles qu'elle lance en l'air, qui redorera son blason.

En attendant un improbable renouveau du côté de Lutèce, je suis bien tenté d'émigrer en terre paloise, pour ma part...

16:57 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : bayrou, hidalgo, pau, paris |  Facebook | | |

jeudi, 02 juin 2016

Le fédéralisme, seule issue pour l'Irak

J'ai lu le billet de Feurat Alani sur le blog Orient XXI que je crois être plutôt bien informé sur la situation de l'Irak. En croisant les sources et en lisant autant de témoignages qu'il est possible de le faire, j'ai le sentiment que ce qu'il dit est juste. On a pu croire qu'il existait un arc sunnite qui soutenait Daech, mais la réalité c'est que les Sunnites d'Irak ne supportent plus la classe politique de Bagdad et les anciens gouverneurs locaux. Et par-dessus tout ils détestent l'Iran.

Il n'existe, à mon avis, qu'une unique issue pour éviter une guerre civile et/ou un éclatement de de l'Irak : le fédéralisme, sous forme d'un état confédéré, comme le fait la Suisse.

Des régions ou des cantons autonomes qui élisent leurs responsables politiques. Une région kurde, une région chrétienne, une région sunnite, une région chiite. S'il existe d'autres minorités qui recouvrent une réalité géographique, il doit être possible de leur réserver une portion de territoire.

Je ne vois pas d'autres solutions pour ce pays. Reste à en convaincre ses différentes ethnies...

17:34 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : irak |  Facebook | | |

mercredi, 01 juin 2016

Le Modem portera-t-il la révolution économique ?

Il y a une révolution douce qui secoue d'ores et déjà nos modèles économiques, mais qui je le crois, s'amplifiera autant qu'une onde sismique peut annoncer le tremblement de terre : le peer to peer appliqué à de très nombreux services et bientôt à l'industrie.

Il y a d'abord eu l'idée que les individus pouvaient se constituer en réseau pour échanger des connaissances : cela a été la base internet, puis des newsgroups et enfin des premiers wikis. Les réseaux sociaux ont suivi. Nous vivons l'étape suivante qui est celle de l'application de cette idée à l'économie. Airbnb, blablacar, ouicar, guest to guest, sont autant de plate-formes qui permettent aux citoyens d'échanger logements, automobiles, ou encore de se les louer directement sans passer par de gros intermédiaires. On retrouve aussi cette idée dans un site comme lingoo, plate-forme d'échanges et accueil linguistiques entre pays. Les ruches qui essaiment mettent en contact producteurs et consommateurs sans passer par des distributeurs. Votre voisin cuisine pour vous et si vous trouvez le site qui convient, il peut aussi venir effectuer toute une série de menues réparations dans votre maison.

Un pas a été franchi quand les imprimantes 3D sont devenues des biens accessibles au plus grand nombre. Il est devenu possible pour un quidam ordinaire de concevoir et produire sur places des objets industriels, parfois bien plus sophistiqués que ce que permettaient les grosses machines-outil de l'industrie.

Aujourd'hui, il existe des plate-forme de reventes de fichiers 3D pour imprimer chez soi tel ou tel produit et on peut même si on le veut commander des pièces spécifiques, d'autant que les scanner 3D apparaissent à leur tour.

Les grandes sociétés de service réfléchissent de plus en plus à la valeur ajoutée que représente le télé-travail : temps de transport économisé pour le salarié, mais aussi, pour l'entreprise, des locaux et de la place en moins pour disposer et entretenir les outils de travail. D'une certaine manière, on peut même dire que l'entreprise bénéficie à titre gratuit de l'espace immobilier privé du salarié. Une dépense de moins pour elle.

François Bayrou avait eu l'intuition de comprendre que le circuit court était l'avenir économique mais hélas, et je lui ai écrit pour l'inviter à compléter son programme en janvier (en vain) il n'a pas développé son projet au-delà de cette idée.

Il y a pourtant, j'en suis presque sûr, un véritable virage, social et économique qui s'opère. Aucun parti politique ne s'en rend compte, aucune figure politique ne le réalise. C'est là où j'attendrai le MoDem.

L'avenir n'est pas l'État, et je crois que Corine Lepage s'est radicalement trompée dans son Vivre autrement, quand elle envisageait une mutation vers une économie écologique entièrement pilotée par l'État. L'avenir, c'est l'individu, les petits réseaux, le peer to peer.

Bien que l'opinion publique et l'intelligentsia les conchient régulièrement, les libéraux libertariens et autres anacapitalistes prophétisent de longue date cette révolution. Qui lit attentivement Hashtable, aura constaté qu'il a évoqué il y a plus de quatre années déjà certaines de ces évolutions. Je n'entends pas par là que j'approuve le modèle social qu'il promeut ou encore sa vision de l'énergie (par exemple, des mini-centrales nucléaires autonomes pour chaque ensemble urbanisé, ce qui commence à se faire et a l'avantage de réduire considérablement les coûts de transfert et et distribution de l'énergie mais qui laisse à la charge des villes leur achat, leur sécurité et leur entretien avec tout ce que cela comporte comme risques...). En revanche, les libéraux, et Hashtable en particulier, sont très attentifs aux tentatives des individus pour se libérer de la tutelle des États et des gros groupes. C'est une erreur de ne pas les consulter en décrétant que leur idéologie est un gros mot et qu'eux sont le Mal. Leur pensée originale, avec ses qualités et ses défauts, a quelque chose à apporter à plus d'un égard au monde de demain, quand bien même fût-elle truffée d'outrances.

Mon sentiment est que le MoDem a un rôle à jouer, s'il veut bien en prendre le risque, s'il veut accompagner l'Histoire en marche. Bayrou et ses circuits-courts, Marielle de Sarnez et son état facilitateur, Yann Wehrling et ses villes intelligentes ont ouvert une brèche. Il faut s'y engouffrer et la creuser. L'élection de 2017 verra s'affronter des idées classiques, souvent éculées. Ce sera la bataille des conservatismes et des réactions de toute obédience. L'espoir, ce serait une force politique qui proposerait autre chose, qui sortirait des idées préconçues et irait vers les individus sans chercher à les manipuler ni à leur inoculer une idéologie malfaisante et nocive comme le font l'extrême-gauche, l'extrême-droite et les complotistes de toute sorte à l'heure actuelle.

Est-ce que le MoDem saura endosser cette responsabilité historique ?

 

 

lundi, 30 mai 2016

Courir ou pas au milieu des tombes ?

La cérémonie donnée pour commémorer la bataille de Verdun a engendré bien des commentaires outrés. J'ai du mal à me faire un avis. Je ne suis pas certain que la mise en scène choisie soit la meilleure manière de rendre hommage aux morts de Verdun, mais je ne pense pas non plus que le gouvernement socialiste ait eu l'intention d'outrager leur mémoire. Je pense que les jeunes venus célébrer ces moments tragiques de l'histoire de notre pays étaient sincères. Nous ne sommes ni la première ni la dernière civilisation à imager et scénariser de grands événements. Achille donne des jeux, dans l'Iliade, pour rendre gloire à Patrocle. C'est le caractère sacré de ces jeux qui leur donne leur force. les Étrusques fêtaient la disparition de leurs proches et disposaient objets et peintures de manière à ce que les défunts puissent commencer leur seconde vie au mieux.

On peut juger les choix esthétiques de la cérémonie discutables mais la qualifier de grotesque et accuser le gouvernement de faire du spectacle me paraît une outrance. 

Je préfère quant à moi une mise en scène, même ratée, qui dénonce les horreurs de la guerre quelles qu'en soient les victimes que l'hommage rendu à un commandement militaire qui n'a eu de cesse que de considérer son infanterie comme de la chair à canon et de lui faire tirer dessus. Ce procès-là n'est toujours pas fait, au demeurant.

Dernier point : la première et la deuxième guerre mondiale ne sont pas de même nature. Se réjouir de la victoire de Verdun a un caractère offensant envers nos amis allemands, plus d'un siècle après et alors que la réconciliation est désormais vivace. S'il y a quelque chose de grotesque, c'est cela. Il y a eu du nationalisme des deux côtés. L'attitude la France, après cette guerre, qui s'est montrée intransigeante, a largement contribué à exacerber les tensions en Allemagne quand Américains et Britanniques faisaient valoir sagement qu'il fallait désormais songer à laisser ce pays se redresser.

On a les mythes qu'on veut, et, sur cette période, en France, nous sommes bien loin de les avoir déconstruits.

Bref, cette histoire de course est un faux débat.

11:01 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : verdun, cérémonie |  Facebook | | |

dimanche, 22 mai 2016

Tu te fourvoies, Jean...

J'aime beaucoup Jean Lassalle. Je trouve que c'est un homme honnête et franc. 

Toutefois, depuis quelque temps, je ne le comprends plus. Autant je partage son rejet de la loi-travail, et d'ailleurs, je constate que le MoDem rejette cette loi pour les mêmes raisons (voir ce qu'en dit Bayrou ici ou Marielle de Sarnez là ) . Ils font la même analyse que moi, depuis le début : en réduisant le paiement des  heures supplémentaires on décourage le travail et appauvrit ceux qui en font. Marielle de Sarnez dit ceci dans un entretien sur Public Sénat :

Le passage de 35h à 39h qui supprimerait la rémunération des heures supplémentaires est inacceptable. Cela veut dire baisse des salaires pour ceux qui ont des heures supplémentaires aujourd’hui. Cela n’est pas acceptable, pas plus dans la loi El Khomri que dans le programme de certains candidats à la primaire à droite.

Je suis content de voir Marielle faire ce raisonnement et j'espère qu'elle en tirera une conséquence logique : revenir sur les 35 heures est une bêtise à plein de points de vue (fonction publique exceptée, et encore, à voir). Je le dis depuis un moment ici.

Je reviens toutefois à Jean Lassalle. Je le vois vouloir rencontrer tout le monde. Très bien, Jean. Mais quelles sont tes idées ? Quel est ton programme ? Tu n'en souffles mot. En revanche, tu vas copiner avec Nuit Debout. Moi, je me méfie d'eux. Je trouve que leur discours relève de la pensée magique, et la pensée magique, c'est comme les promesses de Hollande. Du même tonneau. C'est du flan.

J'ai pris connaissance du programme économique d'Alain Juppé. Il n'est pas si mal. Pour l'instant Jean, en l'absence de François, je continue à envisager de te donner ma voix si tu te présentes à la présidentielle, car tu serais, en l'absence de François, la seule voix centriste originale et indépendante. Mais cela va dépendre de toi. Et pour l'instant, je te le dis en toute amitié, je n'aime pas trop le chemin que tu empruntes. 

Bref, commence à émettre des idées. C'est leur absence chez beaucoup de figures politiques que je critique le plus souvent sur ce blog.

00:22 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : jean lassalle |  Facebook | | |

samedi, 21 mai 2016

Racaille dans un RER C à Juvisy : une victime se défend. Mort pour avoir agressé un homme de 64 ans.

Je ne supporte plus la manière dont la presse faisande l'information dès qu'il y a une légitime défense dans une agression. Par jeunisme imbécile, boboisme laxiste, les titres de presse mentent dans toutes les histoires de sécurité.

Dans une rame de RER C, à Juvisy, un pauvre gars de 64 ans a demandé à dix racailles de ne pas fumer dans le wagon, ce qui est tout à fait normal. Ils lui ont tapé dessus les fumiers. Mais pas de pot pour les racailles, il s'est défendu et il en a planté un.

Et voilà la presse gaucho-laxiste toute larmoyante de compassion pour le pauvre jeune mort pour avoir fumé une cigarette dans un train. C'est le titre qu'on a trouvé d'abord. 

Mais c'est complètement faux. Mensonger et malhonnête.

L'agresseur est mort pour avoir attaqué à dix contre un un vieil homme qui s'est défendu. Et franchement, je n'irai pas pleurer sur sa tombe. 

 

23:31 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : mensonge, presse |  Facebook | | |

lundi, 09 mai 2016

Le meilleur ami d'Israël ? Le développement palestinien...

Je ne comprends pas la politique de Benjamin Netanyahou en Cisjordanie. Elle est contre-productive et idiote. Il fallait prouver depuis le début des accords d'Oslo aux Palestiniens que la paix leur était profitable. Mahmoud Abbas avait eu la sagesse de prolonger des accords entre Autorité Palestinienne et État d'Israël. Il fallait en retour cesser toute forme d'implantations en Cisjordanie, accorder plus de droits aux Cisjordaniens et promouvoir le développement économique dans ces territoires. 

Au lieu de cela Netanyahou, le Likoud et leurs alliés ultra-conservateurs et ultra-religieux ont tout gâché. Ils ont continué à coloniser la Cisjordanie et ont donné des miettes de pain à la population poussant les plus instables vers le radicalisme.

J'ai énormément d'affection et de sympathie pour Israël mais pas pour ses dirigeants actuels. Il existe pourtant une formation politique, Kadima, les centristes locaux, et un leader, Tzipi Livni, qui ont formulé des idées assez proches de celles que j'expose ici. Hélas, Kadima s'est écroulé quand Tzipi Livni n'a pas été réélue à sa tête. Cette dernière a alors fondé Hatnuah et participé un temps à un gouvernement de coalition, jusqu'à 2014 mais a sagement refusé de définir constitutionnellement Israël comme un État juif ce qui a lui a valu d'être éjectée par Netanyahou.

Aux dernières législatives Hatnuah et le parti travailliste se sont alliés, formant l'Union Sioniste. Ils ont obtenu un score honorable de 18.7% mais pas suffisant pour faire basculer le pouvoir.

Pour la petite histoire, Tzipi Livni est un assez étrange personnage : c'est une végétarienne affichée qui agit politiquement pour la défense animale. Elle a obtenu l'interdiction de production de foie gras en Israël et est assez mal vue de certains groupes de pression de l'agro-alimentaire. 

Pour en revenir à mon sujet initial, il existe pourtant quelques espoirs : fin 2015, par exemple, Israël, la Jordanie et l'Autorité Palestinienne ont signé l'accord Red-Dead qui a pour objet la création et l'exploitation commune d'une usine de dessalement au bord de la Mer Morte.

Pour les amateurs d'huile d'olive (j'en fais partie) je signale cette initiative économique remarquable : Oil for peace (lien ici). Alors déjà, l'huile est bio, ce qui est un bon point pour elle, mais surtout c'est une huile d'olive élaborée conjointement par des producteurs israéliens et palestiniens.

Moi, j'ai foi dans le commerce et les échanges économiques. Je tends à penser qu'ils apportent la paix. Je pense que c'est par cette voie que la paix se fera un jour entre Israël et la Palestine et que les deux pays pourront coexister librement et pacifiquement. Si on veut aider, plutôt que de soutenir les associations politisées et douteuses qui sèment la division, achetons les produits de ceux qui construisent la paix, c'est ainsi que nous serons leurs meilleurs alliés.

 

dimanche, 01 mai 2016

Les Républicains et l'agriculture : aïe la cata...

J'ai lu avec intérêt le document d'orientation des Républicains sur l'agriculture (lien ici).

Les auteurs du projet annoncent dès l'introduction les axes directeurs de leur réflexion : la France est une puissance exportatrice dans ce domaine et la souveraineté alimentaire est un pilier stratégique de notre économie et notre diplomatie. Les auteurs jugent donc que les mesures qui répondent à ces deux exigences doivent l'emporter sur tous les autres impératifs. Ils récusent en conséquence avec vigueur l'agro-écologie génératrice de normes pénalisantes pour nos agriculteurs.

J'avais initialement écrit une analyse de l'ensemble du document, mais à la réflexion, à quoi bon : les propositions de ce parti heurtent frontalement l'idée que je me fais du devenir agricole de la France, peu ou prou celles du MoDem (à lire ici).

Les auteurs du projet exposent clairement leur intention de déconstruire les normes sanitaires et environnementales, ou, tout du moins, leur abondance.

Si je suis favorable aux simplifications, pour le reste, je me méfie comme de la peste des tentatives de jouer avec notre santé.

Je pense vraiment qu'il faut aller vers une agriculture biologique. Je reconnais qu'il y a une vraie difficulté parce qu'il faut rendre possible les reconversions des très grosses exploitations actuelles. Je ne vois pas comment y parvenir sans aide de l'État et de l'Europe, pour être franc. C'est d'ailleurs ce que propose l'Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe.

Toutefois, je me fais le raisonnement économique assez simple, j'espère qu'il est valide : ce qui fait la richesse, c'est le montant de la valeur ajoutée. Les produits biologiques se vendent plus cher que les produits agricoles ordinaires. Certes, leurs coûts de production sont plus élevés, mais généralement, la marge réalisée l'est aussi. Je pense donc qu'on pourrait revenir vers des exploitations plus petites, et, pour ce qui est de l'exportation, pourquoi ne pas envisager de faire de la France une puissance exportatrice d'alimentation biologique ? Je n'ai que les chiffres de 2013 mais nous en étions alors à 309 millions d'euros (lien ici). Il est vrai que d'ici à atteindre les 76 milliards d'euros de l'ensemble de la production  agricole, il y a un long chemin...

Il y a au bout de ce raisonnement quelque chose qui me paraît en revanche inévitable : on ne peut pas passer à une alimentation majoritairement biologique si les consommateurs n'acceptent pas de payer plus cher les produits qu'ils achètent. Cela revient ni plus ni moins à une hausse des prix. C'est quelque chose auquel il faut réfléchir. Peut-être que les conséquences positives dans le domaine sanitaire d'une alimentation bio compensent les surcoûts. A voir et à réfléchir.

Une chose me paraît certaine : pour les Républicains, ces objectifs sont inconciliables. Tout leur projet va dans le sens du maintien d'une agriculture lourde et intensive, telle que nous la pratiquons depuis cinquante ans.