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mardi, 24 février 2015

Parlons des jeunes Musulmans.

Ce qui semble difficile, quand on évoque la religiosité des individus, c'est de bien cerner à quel point elle est une construction au confluent de divers croisements.

Personnellement, même si comme Philippe Bilger, je pense que le Président du CRIF est quelqu'un de bien, je juge sur sa formule sur les jeunes Musulmans et la délinquance plus que maladroite. Elle est le signe d'une absence de profondeur de sa part sur un sujet aussi sensible.

L'Islam est certainement en crise (il n'y a qu'à voir dans quel état sont la plupart des pays musulmans !) mais son association avec le radicalisme ou la délinquance dans certains cas n'est vraiment pas intrinsèque. Je ne le crois en aucune manière. Je pense même que c'est un leurre qui occulte les véritables causes. Elles résident, à mon avis, dans l'addition de deux facteurs :

- l'intense ghettoïsation qui caractérise les cités dans lesquelles l'Islam prend le visage le plus déplaisant

- l'absence de perspectives "terrestres", si je puis me permettre ce qualificatif, d'Hugues Lagrange, pour le souvenir que j'en ai. En effet, quand on estime ne pas avoir d'avenir sur Terre, on le cherche au Ciel, avec tous risques de dérives qui sont associées à un tel pari.

Je n'ai cessé de le clamer ici, les regroupements ethniques sont une catastrophe parce qu'ils empêchent les contacts entre immigrants et population de souche et freinent donc considérablement l'intégration. Faire du logement social à tour de bras dans ces conditions est une ineptie. I faut le disséminer, et comme je l'ai écrit plusieurs fois ici, pas par bloc, mais appartement par appartement, maison par maison. C'est un projet fin et de longue haleine, bien sûr incompatible avec une immigration de masse comme la nôtre. C'est bien pour cela qu'il faut avant tout fermer complètement le robinet car nous frisons l'indigestion, cela me paraît évident, désormais.

Une fois cela fait, le second obstacle, et de taille, c'est de penser une politique de la ville réparatrice, c'est à dire qui corrige près de cinquante années de bêtise, de lâcheté, d'idéologie et de cupidité de courte vue, tout cela ensemble mêlé.

Marseille, quelques villes du Nord, d'autres d'Alsace et le fameux 93 auraient vocation à être des territoires pilotes pour de nouveaux projets d'intégration. Pour cela, ils doivent cesser d'exister tels qu'ils sont aujourd'hui et leurs populations doivent être décomposées, disséminées et mélangées.

Je dois réfléchir à la manière dont cela peut se faire, mais, très paradoxalement, la boboïsation d'anciens ghettos est un phénomène spontané intéressant : il se produit sans action coercitive de l'État et amène le nécessaire mélange, prélude à la pacification et à l'intégration, aussi imparfaite soit-elle. Il ne faut donc surtout pas lutter contre, même si elle chasse une partie des populations présentes mais laisser faire, bien au contraire. 

Comme je l'ai dit, le logement social doit faire l'objet d'un saupoudrage, pas d'une nouvelle architecture soviétique à la mode socialiste, c'est l'action des collectivités que l'on peut espérer.

L'option suivante mérite que l'on s'y arrête mais supposerait la participation des entreprises, peut-être par le biais de zones franches : il faudrait une sorte de nouveau fordisme, pour autant qu'il soit possible, où les travailleurs habiteraient près de leur lieu d'exercice. 

Enfin, la sécurité est un préalable à toute pacification et, bien entendu, elle ne peut être assurée si elle ne s'appuie pas sur une justice exempte de laxisme et indéfectible.

Vous allez me dire que je n'ai pas parlé des jeunes Musulmans, du coup ? Et pour cause, c'est bien ce que je reproche à Cukierman : je pense qu'il s'est vraiment trompé de sujet, et je le redis, tant qu'on se focalisera sur l'Islam, à mon avis, on fera une erreur. Et j'ajoute que l'émergence de l'Islam radical n'est pas la cause principale de l'antisémitisme même si elle lui fournit un terreau fertile. Les paroles du président du CRIF n'ont servi à rien. En fait, elles sont même contre-productives : elles avalisent la représentation haineuse d'une hostilité naturelle entre Islam et Judaïsme.

dimanche, 11 janvier 2015

SOS Racisme, accusé à tort (Mea maxima culpa)

Bon, j'ai totalement merdé en accusant SOS Racisme. J'ai cru que cette association avait omis volontairement les noms des victimes juives sur une affiche. Grâce à un commentateur de qualité, j'ai obtenu la preuve que la liste ci-dessous a été établie AVANT les assassinats de la Porte de Vincennes. A partir du samedi en fin d'après-midi, la liste a été rectifiée. Je n'aime pas commettre une injustice, surtout de ce niveau.

Mes excuses à SOS-Racisme pour l'article écrit (de bonne foi) ci-dessous sur le coup de la colère et merci à Jean-David pour m'avoir amené une preuve décisive...

(EDIT du 12/01/2015 à 22h40)

 

Je ne voulais au début pas réagir, mais, quand j'ai vu l'affiche de SOS Racisme, j'ai été tellement écoeuré que je me suis décidé à écrire.

sosracisme-honteux.jpg

Ah, les beaux salauds. Vous n'avez pas tous remarqué qu'il manque quelques noms. Pas un mot pour les victimes juives. Parce que ce sont des Juifs ? Salopards.

lundi, 30 décembre 2013

Dieudonné : convergence racaille-islamisme-FN

Je rigole quand j'entends des responsables du Front National dénoncer la France islamisée ou réclamer la peine de mort pour les délinquants. Dans l'histoire des partis fachos, il y a toujours, à un moment donné, une récupération du lumpen prolétariat, comme dit Marx. Chez les nazis, on appelait ça des SA. Au FN, il y a la dieudosphère et son grand prêtre, Soral. Soral, Tariq Ramadan, Dieudonné, Jean-Marie Le pen, tous unis par une même haine : la haine du Juif.

On croit souvent que tout devrait les opposer : Dieudonné est noir, et en principe, le FN n'aime guère les Noirs. Ramadan est musulman radical et l'Islam est considéré comme un poison par le FN. Mais en fait, c'est très simple  : les valeurs de fond sont les mêmes. Voilà pourquoi tous ces gens-là se rassemblent. Ils haïssent l'égalité entre hommes et femmes, les Juifs, les "mauvais" immigrés (ceux qui ne sont pas susceptibles de voter, les fils d'immigrés naturalisés français sont les bienvenus), ils détestent les libertés et plus généralement toute la philosophie que portent le libéralisme et la social-démocratie. Quand on les interroge sur les violences faites aux femmes, on s'aperçoit que leurs militants de base, comme la racaille des cités, pensent qu'une femme ne se fait violer que si elle le veut bien, et que, dans tous les cas de figure, celles qui portent une tenue jugée "provocante" l'ont bien cherché.

Tous adhèrent à des degrés divers aux théories complotistes de toutes sortes. Ils détestent pêle-mêle la démocratie, l'Amérique, l'Angleterre et bien plus encore l'Europe.

Mais le pire, c'est la contamination. Je suis sidéré de voir Corto apporter un soutien, même pondéré, à une enflure telle que Dieudonné. C'est grave. Pour moi, l'ennemi à abattre ne se trouve pas ici (chez PMA) mais chez le salopard de Dieudonné et ses copains, chez les fachos, chez les islamistes radicaux.

Je ne peux pas davantage admettre le raisonnement du tovaritch h16 : non, Dieudonné n'est pas réductible à un bouffon. Et non, ce n'est pas du contrôle de la pensée que de vouloir lui interdire le crachat de prurit haineux et antisémite. Ce n'est pas ça, la liberté : laisser étaler la haine comme un long filet de diarrhée qui finirait par engloutir notre démocratie. Et le bien et le mal ne sont pas relatifs, dépendants de ce que chacun pense.

Cela dit, Valls va avoir du mal à réduire au silence Dieudonné. Notre droit ne peut admettre les procès d'intention. Plus qu'aux politiques, c'est aux citoyens, aux associations de mener le combat contre la diarrhée brune. Cela suppose d'intenter des procès comme le fait avec justesse le MRAP. J'ai dit que la racaille trouvait en Dieudonné son furhër-taliban, en voilà la preuve : une citation en justice conjointe avec les gros porcs Faurisson (négationniste) et Youssouf Fofana (tortionnaire du jeune Ilan Halimi) exigeant la dissolution de la LICRA (haine du Juif, quand tu nous tiens...).

De façon générale, l'histoire devrait nous apprendre qu'il ne faut pas faire le moindre cadeau aux fachos. Leur cheval de bataille, c'est toujours l'antisémitisme, et ils ont toujours essayé de passer pour respectables tout en promouvant en loucedé leurs propagandsfel dégueulasse (Soral est expert dans ce domaine). Il faut être sans pitié. Aucun régime totalitaire ne s'est installé en luttant contre le totalitarisme. Leur cible prioritaire a toujours été la démocratie et ses principaux soutiens : socialistes, chrétiens-démocrates et libéraux.

samedi, 21 décembre 2013

Sous le 3ème Reich, Dieudonné aurait perdu ses couilles...

Il aime bien faire des blagues, Dieudonné. Les camps de concentration, les fours crématoires, tout ça, ça l'amuse bien, notre gentil blagueur post-colonial.

On peut supposer qu'il aurait bien faire rire les nazis dans l'Allemagne du IIIème Reich, sans doute autant qu'il amuse Soral et les copains de Jean-Marie Le pen de ses bons mots. Ouais. Il aurait pu faire l'amuseur public. Mais il aurait perdu ses couilles.

C'est pas grave, hein ? Salut nazi, quenelle, tout ça, ça peut se faire avec une voix de fausset.

Ben oui. Les Nazis considéraient les noirs comme des êtres de rang inférieur et stérilisaient leurs descendants métis et tous ceux qui se risquaient à avoir une relation intime avec une femme allemande.

Une des lois de Nuremberg stipule également la chose suivante :  « la terre ne peut appartenir qu’à celui qui est de sang allemand ou apparenté. N’est pas de sang allemand celui qui a, parmi ses ancêtres, du côté paternel ou du côté maternel, une fraction de sang juif ou de sang noir »

Dieudonné aurait pu faire le comique devant un public de SA ou de SS conquis (les blagues sur les Juifs, ils auraient adoré) mais n'aurait jamais possédé quoi que ce soit sous le régime nazi.

Si les Noirs n'ont pas subi de persécutions aussi violentes que les Juifs, les Nazis ne les en considéraient pas moins comme des sous-hommes et leur tour serait venu à la moindre révolte.

Dieudonné aurait toutefois eu une porte de sortie : il n'est pas un peuple, pas une ethnie qui n'ait pas ses Judas. Les Noirs comme les autres. Quelques Noirs ont combattu avec les unités nazies, et, apparemment, cela leur a plu. Je suppose qu'on a dû leur laisser leurs couilles, à ceux-là, en récompense de leur servilité.

jeudi, 28 novembre 2013

MoDem-UMP, c'est définitivement exclu à Marseille

Je me méfie de longue date de Gaudin. Je me souviens encore de ses valeurs communes avec le FN à la fin des années 80. 

Mais là, je crois que le fond a pris le pas sur la forme : avec sa sortie contre Bennhamias, on a vu l'antisémitisme larvé du personnage s'agiter comme un ver solitaire au milieu d'une diarrhée.

On sait ce qu'il faut faire désormais : le bouter définitivement de Marseille. Ne pas hésiter à voter à gauche au second tour si nécessaire pour cela.

J'espère que l'UDI va se retirer de l'alliance avec l'UMP immédiatement là-bas, sinon ce n'est pas la peine de parler de centre ou de droite humanistes.J'espère qu'Arlette Fructus va prendre ses responsabilités.

J'attends également une réaction officielle de l'UMP.

mardi, 20 mars 2012

La mauvaise polémique

J'ai entendu certains médiacrates reprocher à François Bayrou d'avoir maintenu son meeting à Grenoble après s'être rendu à Toulouse. Ce qui me paraît hypocrite et malhonnête, puisque ce sont les mots que l'agence de presse Reuters emploie sans vergogne, c'est surtout d'utiliser ce terrible évènement pour s'en prendre à l'image d'un candidat.

C'est même petit et misérable, au regard des petites vies brisées dans de telles circonstances.

On dit que la parole exorcise la souffrance. Je pense que c'est le choix qu'a effectué Bayrou : il a essayé de placer des mots sur la situation. Il a relevé les violences de plus en plus fortes qui traversent la société française et a appelé toute la classe politique à se garder de favoriser les divisions.

Je sais que Bayrou a notamment pensé à certains discours de Sarkozy. Sur ce point, je ne le suis pas : s'il s'agit d'un fou qui a agi, c'est dans les méandres de son esprit délirant que se trouvent les causes de cette tuerie. Si c'est l'antisémitisme à la sauce européenne qui l'a motivé et plus largement le racisme (les militaires abattus étaient tous de couleur) , nous sommes dans les problématiques propres aux théories de l'extrême-droite européenne. Enfin, si c'est la situation au Proche-Orient qui a excité ses poussées délirantes (attaquer des Juifs pour frapper Israël, des militaires pour punir la France de son engagement en Afghanistan) nous sommes dans des problématiques internationales et diplomatiques.

Rien à voir, donc, à mon sens, avec les discours de Sarkozy.

Cela dit, je suis entièrement Bayrou sur la teneur profonde de son message : notre responsabilité à tous est de cultiver la compréhension réciproque.

Si jamais l'antisémitisme s'avérait le principal moteur du second crime, je rappelle juste les réguliers appels au Boycott contre Israël qui fleurissent régulièrement à l'extrême-gauche, notamment chez les Verts et au Front de Gauche. Il faut le dire. Sans parler des sympathies coupables sinon des silences extraordinairement discrets face à l'islamisme radical et violent qui peut s'exercer contre les Juifs en général et Israël en particulier (je ne parle pas de l'Islam traditionnaliste, qui n'est certes pas ma tasse de thé, mais que je crois globalement respectueux des religions du Livre).

De la même manière, la manie de pointer aussi les Musulmans chez certains de nos responsables politiques n'est pas neutre quand on voit qu'un imam est frappé jusque dans une mosquée.

C'est en ce sens, et celui-là uniquement, que je rejoins François Bayrou : prenons garde aux ferments de la division, le poison le plus mortel qui soit pour notre pays.

Je voudrais seulement que l'on n'en fasse pas Nicolas Sarkozy le seul comptable. Certes, il a ses chômeurs, ses Roms, ses immigrés (comme le FN, au demeurant) mais Hollande a ses "riches",  comme il le fait valoir, et l'extrême-gauche vomit régulièrement les Juifs, je le redis. Au moins autant que l'extrême-droite. 

Il suffit de voir comment un individu qui se réclamait de la gauche de la gauche et soutenait Ségolène Royal, sévit désormais sur twitter et véhicule sa haine des Juifs sur son blogue en soutenant Marine Le pen désormais. Il y a d'ailleurs toute une sphère rouge-brune dont on ne sait, désormais si elle regarde sur sa gauche ou sur sa droite, tout cela se mélangeant, comme dans les années 30 du XXème siècle, dans une même détestation d'Israël et du Juif.

lundi, 28 février 2011

Le syndrome Galliano

Il y a au moins un avantage dans le gigantesque open-space que génère l'addition de l'Internet et de la téléphonie mobile : les vicissitudes du star-system ne peuvent plus bénéficier de l'immunité à laquelle les individus qui le forment sont habitués.

Galliano et ses injures (antisémites ou non) me font penser au comportement de Delarue il y a quelques mois de cela dans un avion avec une jeune femme.

Ces gars-là se croient tout-puissants. Ils pensent que rien ne peut les atteindre et se permettent du mépris et des insultes envers les gens ordinaires que nous sommes, nous qui les faisons vivre.

Écoutez ce pauvre type expliquer qu'il "aime Hitler", c'est édifiant. The Sun est un bon gros tabloïd populiste anglais, mais il a quelques qualités : il n'a pas nos pudeurs avec les élites, et il a balancé la vidéo qui enfonce Galliano. Il n'est pas prêt de reprendre les commandes de la maison Dior, celui-là.

Galliano va sans doute disparaître du monde de la mode. Il restera juste bon à figurer sur un stand de fête pour skinheads ou de néo-nazis américains.

Il aura ajouté le mensonge à l'ignominie. Dès le départ, connaissant un peu les habitudes de ce monde pourri, j'ai senti qu'il mentait. Le bar a bien essayé de le couvrir pour ne pas faire tache, mais c'est râpé, a téléphonie mobile est passée par là. 

On se dit vraiment qu'il n'y a plus que cela pour les arrêter, ces pourris.

mercredi, 10 novembre 2010

Ça crève d'envie d'exterminer du juif en Turquie...

La Turquie descend toujours plus bas dans mon estime. Il n'y a plus de limites aux forfaitures des Islamistes là-bas. Pouah, et quand je pense que j'ai imaginé que ce pays pouvait être intégrable en Europe...

On passe là-bas, avec l'aval du pouvoir, évidemment, une véritable saloperie : il s'agit d'une série (une saga) intitulée la Vallée des loups.

Le premier épisode dépeint des médecins juifs prélevant des organes d’Irakiens avant de les envoyer en Israël pour des greffes. Ce premier épisode avait d'ailleurs été programmé dans plusieurs salles, en 2006, en France, sans visa d'exploitation.

Dans le deuxième épisode, des agents spéciaux israéliens sont présentés comme des ravisseurs d'enfants. On se souvient qu'en janvier 2010, le Ministère des Affaires étrangères avaient prétendument humilié un ambassadeur turc. La vérité était que Tel Aviv voulait en réalité protester contre cette série répugnante, emplie de haine et d'images diffamatoires contre Israël et plus généralement contre les Juifs.

La troisième épisode en dit long sur le fantasme turc en vogue à l'heure actuelle, mais voyez plutôt : 

Il s'agit cette fois de venger l'arrêt de la fameuse flotille «humanitaire» (en réalité un nid d'intégristes et d'islamistes accompagnés d'alter-gauchistes pacifistes manipulés et imbéciles) partie de Turquie. On y montre des soldats israéliens abusant de prisonniers palestiniens (alors que rien de tel ne s'est produit un jour en Israël), brûlant des villages et tuant des enfants. De la pure propagandsfel tendance Goebbels. Le héros du film, Aldemar, va donc tuer des dizaines d'Israéliens tout au long de cet épisode.

Pour une nation qui a accompli un authentique génocide sur les Arméniens sans jamais le reconnaître, dénié les droits les plus élémentaires aux Kurdes et profité pendant des années de transferts de technologie de la part des Israéliens (sans compter l'aide militaire américaine) il est particulièrement mal venu d'agiter les bras à grands renforts de moulinets aujourd'hui. Erdogan est un vraiment une ordure. C'est quoi le prochain épisode ? La reconquête de Chypre, territoire européen que la Turquie occupe indûment ?

Il y a une conférence sur la nouvelle politique étrangère de la Turquie, je crois à l'IEP de Toulouse : j'aimerais bien qu'un étudiant de science-po me lise et pose des questions sur cette série aux entrepreneurs et décideurs venus vanter les charmes de leur pays...

Il me paraîtrait le minimum que l'Europe élève des protestations devant semblable déferlement de haine raciste (outre les Israéliens, les Américains et les Kurdes sont aussi visés), couvert par le Ministère de la Culture turc. 

dimanche, 23 mai 2010

Non, y'en avait pas qu'un de fou...

Tiens, le blogueur Gularu (souvent cité en commentaires chez Nicolas) a découvert l'existence de Céline, l'une des pires voix antisémites de l'histoire de la littérature française. Céline appartient typiquement à cette catégorie d'individus qui se sont d'abord réclamés des valeurs de la gauche révolutionnaire avant de basculer complètement de l'autre côté de la balance. Basculer ? J'ai toujours pensé (à raison) que le prétendu anti-sionisme dont se parait une large part de l'extrême-gauche lui permettait de cracher sur les juifs qu'elle abhorre sans avoir à répondre de son antisémitisme devant l'opinion. A cet égard, je ne saurais trop recommander le reportage dont fait État Rubin sur son blog. Nuit de Cristal dans l'Allemagne nazie de 1938 ? Non, pas du tout : Vénézuela, ère Chavez, 2 mai 2010. Ça fait tout drôle, non ?

Je ne puis que renvoyer aux citations du blogue de Didier Goux sur le juif imaginaire pour bien comprendre l'évolution de l'antisémitisme : il n'est plus possible de se déclarer ouvertement antisémite, de nos jours, après les crimes atroces commis par les nazis pendant la seconde guerre mondiale. Alors, à défaut, on glapit le plus fort possible sa haine du sionisme et d'Israël, qui servent alors d'exutoires...

Comme le dit Vincent Bénard, d'Objectif Liberté, les politiciens français qui portent aux nues Chavez devraient y réfléchir à deux fois...

vendredi, 29 mai 2009

Fofana, la manipulation...

Je reviens du blog de Rubin qui a souhaité s'exprimer sur l'affaire Fofana et l'antisémitisme. Je ne sais pas ce qu'a voulu dire exactement Rubin. Il semble souhaiter la publicité des débats d'une part et quelque peu sceptique devant l'arsenal juridique destiné à lutter contre l'antisémitisme et le racisme. Quand je dis sceptique, je pense qu'il est réservé sur son utilité, en tout cas, c'est ce que je comprends de son article.

Les commentateurs de mon blog ne me suffisent plus, je vais chercher ceux des autres. Enfin, ce n'est pas tout à fait exact : l'auteur du commentaire que je vais citer s'est parfois exprimé ici. Je ne sais pas si je suis entièrement d'accord avec lui, mais, j'ai trouvé le point de vue de Chitah intéressant, et je le reproduis tel quel ici :

Au risque de m'attirer le foudres du peuple, je ne crois pas une seule seconde à l'alibi antisémite. Pas plus que je crois à la plupart des argumentations racistes qui sous-tendent à nombre de crimes.

Ce Fofana est un fou, probablement déséquilibré, avec beaucoup de problèmes personnels. Ce mongolito a cru que parce qu'une de ses cibles est juive, une solidarité naturelle allait émerger et finirait par lui permettre d'atteindre ses sombres desseins. Une sorte de cliché de merde, en somme.

Il faut traiter Youssouf Fofana pour ce qu'il est : un petit, un wannabe gangster de merde, qui a complètement foiré son coup et qui va se prendre perpète. Il cherche, maintenant, à raccrocher son action à une sorte de grand dessein visant à lutter contre les juifs ou je ne sais quoi mais il ne faut pas y prêter attention. Ce type est tout simplement un criminel de droit commun, qui va ramasser une peine digne de ce qu'il a fait.

Ne lui laissons pas la possibilité d'inscrire son crime dans une sorte d'antisémitisme : il n'était pas animé par l'idéologie, uniquement par l'appât du gain, uniquement par l'argent. Et en cela, il n'est qu'une petite frappe de banlieue qui n'aura que ce qu'il mérite
.

Fofana est un petite frappe tarée et rien d'autre. Il ne peut prétendre à aucun autre titre de "gloire". Il y a là un raisonnement qui se tient, et qui me paraît assez proche de la réalité. Toutefois, il y a bien de la part de Fofana un préjugé antisémite qui a favorisé non l'accomplissement du crime, qu'il aurait de toutes façons commis, mais le choix de la victime. In fine, l'antisémitisme n'est pas la cause principale. Dans un schéma actantiel, on le qualifierait simplement d'adjuvant. La motivation principale est bien l'argent, c'est à dire la cupidité. A cela s'ajoute une absence de limites dans l'esprit taré de Fofana. C'est en priorité ce qu'il faudrait retenir de ce procès, je pense.

Fofana, Chitah l'a bien compris, essaie de manipuler l'opinion afin de passer pour le martyr d'une cause (peu importe qu'elle fût ignoble ou non, tout effort de rationnisation du crime de Fofana ne doit pas lui être permis). C'est cela que Chitah ne veut pas lui laisser gagner, parce que c'est un enjeu majeur au niveau de l'opinion. Il a peut-être bien raison...