lundi, 29 août 2011

Les promesses ont un coût Martine...

Martine Aubry multiplie les interventions pour assurer à qui voudra l'entendre le rétablissement des moyens dans les divers corps de la fonction publique : culture, enseignement, et maintenant police et gendarmerie.

Oh, en soi, je n'ai pas d'objections à ce que l'on rétablisse les postes supprimés par Sarkozy pour la police et la gendarmerie. Évidemment, ça me fait rire quand j'entends un socialiste assurer qu'il/elle sera la président/la présidente de la sécurité en France. Leur laxisme dans ce domaine est si consubstantiel que je n'y crois pas un seul instant. Toutefois, on ne saura faire pire que Sarkozy qui confond moulinets de bras et politique de répression.

Pour revenir à Martine Aubry, il y a autre chose qu'elle ne semble pas avoir percuté : nous disposerons pour les prochaines années de moyens limités. Je l'entends tous les jours faire des promesses alors qu'il faudrait faire des choix. 

Je suis d'accord pour donner plus à la police, mais on prend où les moyens ? Et quand je parle de prendre, c'est d'un budget de la fonction publique qu'il s'agit.

C'est comme la culture : c'est quoi la culture ? Moi aussi je peux être une association culturelle demain et devenir une vraie sangsue de fonds publics. J'ai déjà dit que bien des associations ne prospéraient que par la dépense publique. Il vaudrait mieux une politique qui préparerait un terrain favorable à une privatisation partielle. Regardez le Musée Rodin, par exemple : il prévoit d'ores et déjà des manifestations privées dans ses locaux et espaces. Il y a donc une politique d'ouverture au privé possible dans les musées. On peut imaginer des fondations (cela marche très bien à Jersey) à condition évidemment de leur proposer une fiscalité attractive.

Cela dit, les musées, c'est certainement ce que je protégerais le plus, à titre personnel, comme candidat à la Présidence de la République. En revanche, continuer à dépenser des monceaux de fric pour France 2 et compagnie, ça fait un peu mal au coeur. On devrait avoir une chaîne publique ainsi que ses extensions régionales (France 3 c'est très bien), une seconde à la rigieur, et le reste, hop, au privé.

Revenons à la police : augmenter les effectifs, c'est bien, mais il faut aussi que le marériel soit adapté, que les prisons soient étendues et que les juges disposent de véritables moyens (notamment pour le suivi judiciaire) ; et pour assurer la cohérence du tout, il faut évidemment une vraie volonté politique.

Mais bon, là encore, ce sont des choix budgétaires. On sait que la délinquance coûte des dizaines de milliards d'euros au bas mot chaque année. Se donner les moyens de pratiquer une vraie politique de répression, cela suppose une volonté qui sorte de la doxa ordinaire de la classe politique...

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vendredi, 04 mars 2011

Prisons, l'enfer carcéral...

On se rappelle de la réplique fameuse du Huis Clos de Sartre : l'enfer c'est les autres

Taverne des poètes, blogueur démocrate, a repris une proposition d'Olivier Henno, chargé de la sécurité au Shadow Cabinet du MoDem, et la développe sur son site. Or, l'article a été récupéré ou publié à son tour sur AgoraVox. Il s'est ainsi attiré un témoignage édifiant et sans fard d'un ancien taulard...

J’ai été en prison (maison d’arrêt) il y a de nombreuses années pour une histoire de vol simple,n’ayant pas eu la chance d’avoir papa et maman pour avoir un avocat digne de ce nom. nous étions 3 dans 9 m3,un de mes co-détenus était la pour meurtre et l’autre pour viol sur mineur de moins de 15 ans. j’ai du me battre 3 fois en 5 mois et demi. il y avait des cafards dans la cellule,2 heures de ""promenade"" par jour,une nourriture a faire gerber un chien,des toilettes ou il fallait faire ses besoins devant les autres. a la fin de ma peine,nous nous sommes retrouvés a 4,le dernier arrivé dormait sur un matelas a même le sol. coté réinsertion,le vide sidéral. impossibilité de suivre des cours de quoique ce soit,une pseudo bibliothèque avec trois bouquin qui se battaient en duel,pour ceux qui avaient du blé,il y a un système de cantine,tout est plus cher qu’a l’extérieur. il faut savoir que la plupart des détenus en maison d’arrêt y sont pour des délits mineurs. beaucoup ont des problèmes psychologiques et nous étions nombreux a prendre la "fiole". terme employé pour les anxiolytiques,car pour avoir moins de trouble au sein de l’établissement,ils assomment ceux qui le souhaitent a coup de cachetons. l’administration laisse entrer de petites quantités de drogue,en ne faisant pas un zele excessif apres le parloir par exemple et nous pensions qu’ils mettaient du bromure dans la nourriture pour faire baisser la testostérone des detenus pour eviter le trop plein d’agressivité.

La proposition d'Olivier Henno, de mettre en place des prisons ouvertes, me paraît aller dans le bon sens. Mais, soyons clairs, l'objectif principal, en soi, ne devrait pas être de vider les prisons, mais de séparer radicalement les criminels des délinquants mineurs. Que foutait ce gars avec une ordure de violeur dans 3 mètres carrés ? 

La première chose à faire, c'est celle-là, cesser de mélanger les torchons et les serviettes. Le régime de prison ouverte et de bracelet électronique me paraît convenir très bien aux auteurs d'infractions mineures. Pour les autres, il faut du lourd, et du répressif, afin que la société dans son ensemble, mais surtout la part qui verse dans la délinquance, ait une conscience aigüe des limites entre crimes et actes violents d'un côté et délits de l'autre.

Ce qui est invraisemblable, au final, c'est qu'une telle évidence ne frappe que le peuple. Je n'entends jamais le moindre responsable politique le dire, alors que cela crève les yeux.

16:56 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : prison, henno, modem, délinquance | | |  Facebook

mardi, 26 octobre 2010

Proximité malsaine

J'ai lu le témoignage d'Amin, l'un des rédacteurs du Bondy Blog avec beaucoup d'intérêt. Il s'agit d'un jeune homme qui faisait un reportage sur les manifestations lycéennes, la semaine dernière. Soupçonné à tort, il s'est retrouvé en garde à vue pendant une période non-négligeable.

Amin n'est évidemment pas content d'avoir été détenu, et au passage, traité fort peu aimablement. Seulement, voilà : il y a des compagnonnages qu'il vaut mieux éviter, et des choix qu'il faut aussi parfois assumer.

Amin se trouvait avec un groupe de jeunes ; il précise qu'il ne les connaissait pas tous. Ceux-ci lui apprennent qu'une parfumerie a été dévalisée, et il voit l'un d'entre eux tenter de refourguer à la sauvette des parfums et produits de beauté. Pourquoi est-il resté avec ce groupe ? Emmené par la police au poste parce qu'il avait pris la décision de partir au moment où ceux-ci arrivaient, il a forcément donné l'impression qu'il avait quelque chose à se reprocher, a fortiori du fait qu'un produit volé, jeté par un des voleurs, a été retrouvé derrière le mur où il se trouvait.

Pourquoi avoir choisi de couvrir le larcin en se taisant ? Dans les cités, il y a une omerta qui pèse sur tous et permet toutes les déprédations. Toutefois, dans le commissariat, il aurait pu expliquer ce qu'il avait vu. Les policiers se sont montrés désagréables sans doute parce qu'ils sont habitués à entendre des auteurs de larcins se rebeller en déclarant n'avoir rien fait. 

Il est difficile d'être à la fois dedans et dehors. C'est cette ambiguïté qui peut être fatale, d'une certaine manière, à ces jeunes dont le discours, au bout du compte, finit par être trouble quand ils évoquent les pillards, les voyous et les casseurs. Il y avait dans ce commissariat un ancien copain de collège d'Amin. Bien sûr, Amin n'est en aucun cas comptable des actes de ce copain, mais c'est ce compagnonnage-là qui contribue aussi à semer le trouble que j'évoque.

Le conseil que l'on pourrait donner aux jeunes qui veulent s'en sortir, c'est d'éviter, de manière générale, de traîner avec la racaille. C'est l'assurance d'être confondus avec.

Il n'en reste pas moins que le refus du policier d'écrire un procès-verbal exact est inexcusable, et qu'une république irréprochable (et on en est loin) aurait le devoir de le sanctionner nettement.

08:11 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : police, délinquance | | |  Facebook

vendredi, 17 septembre 2010

Le gendarme devait tirer.

Mon titre est certainement brutal, mais il faut bien remettre les choses dans leur contexte : Joseph Guerdner, le gitan qui a été abattu par le gendarme Christophe Monchal était un homme violent, auteur de plusieurs vols avec violence. Christophe Monchal a  essayé de viser les jambes du fuyard, et n'a pas cherché intentionnellement à le tuer. 

La mission de la gendarmerie, c'est d'abord de protéger les citoyens, particulièrement les plus faibles. A 25 mètres de la gendarmerie d'où a fui Joseph Guerdner, il y avait un pensionnat, une institution religieuse accueillant des enfants. C'est d'ailleurs là que l'homme a finalement échoué. 

Un gendarme ne peut en aucun cas prendre le risque de laisser un homme connu pour des faits de violence représenter une menace pour un pensionnat d'enfants. Cela me paraît l'évidence même. Rappelons qu'il avait déjà foncé sur un véhicule de gendarmerie par le passé, et qu'on pouvait donc présumer que cet homme-là était parfaitement capable de tuer...

Il devait donc l'arrêter et le seul moyen, puisque l'homme refusait d'obtempérer, c'était de tirer. Le malheur, c'est que les balles aient touché le dos au lieu de toucher les jambes. Il faut ajouter que le gendarme a tiré sept balles au total. Les quatre premières n'ont pas touché le fuyard, probablement parce que le gendarme cherchait à toucher les jambes.

Il faut bien concevoir que l'évasion du gitan appréhendé s'est déroulé tard dans la soirée, c'est à dire de nuit. Il est difficile de viser correctement dans ces conditions.

La mort de ce jeune homme, fût-il un délinquant, est évidemment très regrettable, mais entre deux risques, le gendarme a choisi celui qui était le plus légitime. On ne peut absolument pas le lui reprocher. 

23:40 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : gendarme, draguignan, gitan, délinquance | | |  Facebook

mardi, 10 août 2010

Les flics ? Une bande comme une autre...

Il est intéressant, l'article de Laurent Chabrun, de l'Express sur la situation à Grenoble. J'en ai retenu quelques fortes saillies.

En somme, et je pense que ce n'est pas seulement le fait du quartier de la Villeneuve à Grenoble, la police, dans une zone dominée par les trafiquants devient une bande comme les autres, dont on abat les membres à la kalachnikov ou au fusil de chasse.

J'observe aussi qu'il existe un lien invisible mais solidaire de fait entre le lumpen et la jeunesse bourgeoise : c'est parce qu'il y a plein de petits cons pétés de fric qui viennent dans les stations huppées l'hiver et achètent canabis et drogues diverses que le trafic de drogue est aussi rentable localement.

La moitié des 18-25 ans ont expérimenté le cannabis au moins une fois, plus d'un cinquième des 15-16 ans en consomment au moins une fois par mois (chiffres du Ministère de l'Intérieur).

Je ne m'étonne pas que nos Anciens, ceux de la Torah aient lu dans les cieux le principe d'une justice immanente : on est toujours puni, finalement, par là où l'on a péché. Peut-être y-a-t-il un simple effet de causalité : action, réaction...

Les jeunes bourgeois fument des substances illicites, des trafics se développent, puis des zones de non-droit se développent dans lesquelles les jeunes bourgeois viennent chercher leur came...

Chicago sur Isère. Bien trouvé pour Grenoble. Il faut dire qu'avec Carignon, il n'y a pas eu que du petit gibier...

14:24 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grenoble, délinquance, police | | |  Facebook

jeudi, 22 juillet 2010

Armes non-létales et sécurité

Dans les diverses affaires représailles contre la police, il y a souvent à l'origine des course-poursuites, des accidents et parfois des tirs de la police. Il ne s'agit pas pour moi de nier la légitimité des policiers, mais je m'étonne de qu'une réflexion ne soit pas davantage menée sur l'usage d'armes non-létales. A vrai dire, la réflexion ne suffit pas : la recherche est sans doute insuffisante dans ce domaine.

A courte portée, il existe le Taser, dont on a beaucoup entendu parler. Jusqu'ici, je pensais que rien ne se faisait sur les portées longues, or, je me suis apparemment trompé. Les Américains ont testé en 2007 une arme qui dirige un rayon brûlant jusqu'à un demi-kilomètre de distance. La brûlure infligée est de 55° (le seuil de la douleur est de 52°, si je ne m'abuse) soit, en principe, une température suffisante pour faire lâcher une arme, mais insuffisante pour provoquer de vrais dommages sauf exposition vraiment prolongée. Bon, l'inconvénient, c'est que cela ne ressemble pas vraiment à une arme de poing...

En France, le Quadri-France, le T-Rad, le fusil X-Rep, le Taser X-3 (capable de neutraliser plusieurs adversaires en même temps !) paraissent des armes dont on pourrait envisager de doter les forces de police et qui pourraient avantageusement remplacer les actuels pistolets dont la balle signifie souvent la mort.

Évidemment, l'usage de telles armes ne doit en aucun cas être banalisé : non-létal n'est pas synonyme d'inoffensif...! Une formation ad hoc serait donc nécessaire avant toute prise en main.

Ensuite, sans que la police s'empêche d'intervenir, la confrontation directe n'est pas forcément la bonne solution ; quand il y a délit, ce qui compte, c'est qu'il y ait interpellation et sanction, et que l'auteur du délit ait l'assurance de la sanction, que l'interpellation soit immédiate ou non.

Christian Lambert, le préfet de Seine Saint-Denis a la réputation d'être un très bon dans son domaine. Je ne le connais pas encore et on jugera sur pièces, mais ses premières décisions montrent que l'homme est intelligent et réfléchi. Plutôt que d'interpeler sur le fait avec risque de course-poursuite les conducteurs de mini-moto, il a ordonné à ses forces de police de récupérer simplement les numéros de plaques des engins et de procéder ensuite, après identification, à une interpellation ultérieure.

Ce qui compte, dans cet exemple, c'est que l'usager de ces véhicules sache qu'il suffit qu'il soit identifié pour faire l'objet d'une sanction. Appliquée réellement et systématiquement suivie d'effets, cette politique aura à coup sûrs des résultats. Limiter intelligemment les confrontations, à condition de ne pas abandonner l'objectif de protection des citoyens, cela me semble acceptable.

Sécurité, le PS fidèle à lui-même...

On aurait pu penser qu'après 8 années d'opposition le PS aurait évolué sur les questions de sécurité. Raté, caramba. Je m'étonnais aussi du silence des caciques socialistes. Jean-Jacques Urvoas, Secrétaire National du PS à la sécurité a donc pris la parole. La parole pour...nous resservir du socialisme jospinien pu sucre.

Ça veut dire quoi la réponse sociale, urbanistique, la prévention, l'éducation, la réponse judiciaire et cetera...? Que du blabla une fois de plus. Les causes "sociologiques" de la délinquance ont décidément la vie dure...

La seule chose que je retiens de valable de son intervention c'est d'observer que Sarkozy (qui se fout décidément de la g..... des Français) avait réduit les effectifs de gendarmerie et de police.

Pour le reste, ils n'ont toujours rien compris les Socialistes. Ah, ça, oui, en effet, ce sera un boulet pour Sarko en 2012, mais les électeurs trahis reporteront leurs voix sur le FN, pas sur le PS !!!

Sarkozy pourra nommer les meilleurs préfets du monde, fussent-ils des hommes de terrain d'exception, il n'obtiendra pas de résultats sans mettre le paquet en termes de moyens.

Si Éric Le Douaron est l'homme que décrit Le Figaro, c'est en effet celui qu'il faut à Grenoble. Après, il faut tenir la distance : je lis qu'il mène des opérations coup de poing tous les jours. C'est la régularité qui compte, pas l'effet d'annonce. On jugera sur pièces. Mais même ainsi, les opérations coup de poing ne règleront pas à elles seules la question de la délinquance quotidienne. Il faudra bien tôt ou tard réimplanter des patrouilles quotidiennes. Je me fiche que Sarkosy appelle ces dernières UTEQ ou police de proximité pourvu qu'il les mette en place, et pour l'instant, le compte n'y est pas.

Le problème, c'est que je n'ai aucune confiance en l'action du Président : il fait le coup à chaque fois, et puis ensuite, c'est le flop retentissant faute de suivi et de moyens.

Accessoirement, je trouve aussi ahurissant que débile d'organiser une réunion sur les gens du voyage et/ou les Roms. On s'en fout. La loi est la même pour tous, gens du voyage ou pas, et tout ce qu'on veut, c'est qu'elle soit appliquée. On ne demande pas au Président de pointer du doigt une communauté, d'autant que quand bien même elle générerait plus de criminalité qu'à la normale il ne faut pas oublier ceux qui ne font rien de répréhensible. Non, on lui demande d'agir pour intercepter et punir les délinquants d'où qu'ils viennent et assurer aux citoyens tranquilles une des libertés les plus importantes : la sécurité. LOmiG n'a pas fini de la griffonner, sa carte de l'insécurité, à ce rythme. Bientôt, ce n'est plus la carte de France de l'insécurité, mais celle de la sécurité qu'il faudra dresser...

 

 

09:43 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sécurité, ps, délinquance, sarkozy | | |  Facebook

mardi, 20 juillet 2010

L'assurance-vie du délinquant ? Respecter la loi...

Bon, je vais faire court, mais j'avoue être stupéfié (et exaspéré !) par les soutiens qui se manifestent en faveur de braqueurs multi-récidivistes et de délinquants divers et variés au sein de certaines cités ou communautés.

Tu es délinquant et tu ne veux pas prendre une balle perdue dans la caboche ? C'est simple, rends-toi quand le flic arrive au lieu de tirer dessus.

Tu as volé une voiture ou tu n'as pas ton permis ? Arrête-toi au contrôle routier et lâche l'affaire au lieu de tenter d'écraser le flic ou le gendarme.

Tu es la maman d'un braqueur ou d'un voleur de voiture ou d'un conducteur sans permis ? Apprends au moins à ta progéniture à laisser tomber quand la police rapplique.

Tu es le frère d'un braqueur ? d'un multirécidiviste ? tu as vu ce qui s'est produit récemment ? Lâche tes petits traffics si tu fais du business, va à l'école, cesse de faire le con, et ne suis surtout pas l'exemple des grands.

Tu es le papa d'un braqueur ? d'un multirécidiviste ? Il est grand temps de lui coller ton poing dans la gueule avant que ce soit une balle dans la peau qu'il se prenne, à moins que ce soit lui qui ait balancé le pruneau sur une victime. Et va-s-y de bon coeur, c'est ta dernière chance de sauver ton fiston...

15:42 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : délinquance | | |  Facebook

samedi, 03 juillet 2010

Les vertueux soutiendront-ils la victime de Muhittin Altun ?

On n'a pas fini d'en reparler des électrocutés de Clichy sous bois...A l'époque des faits, la Vertu indignée s'était emparée des bonnes consciences faisant des fuyards les martyrs d'une France devenue policière. Si bien sûr, on pouvait déplorer les deux morts accidentelles de Zied et Bouna, il y avait un pas, à mes yeux, dans le fait d'en faire des victimes expiatoires.

On avait alors longuement interrogé et porté aux nues Muhittin Altun, une jeune Kurde de 17 ans, qui avait survécu à ses brûlures.

Le problème, c'est qu'on l'avait retrouvé impliqué dans des émeutes urbaines moins d'une année plus tard. Il avait alors été accusé d'avoir jeté un pavé sur un véhicule de police.

Le problème, c'est qu'il vient à nouveau d'être alpagué : deux coups de couteau sur un pauvre gars qui passait pour lui arracher sa chaîne.

Ah, il escompte, je crois, un procès des policiers devant lesquels il avait simplement fui en 2005. Après le sien pour tentative d'homicide ? Ah, c'est sûr, il y croit tellement à la justice qu'il a hâte de passer devant. Son avocat, Jean-Pierre Mignard, va avoir du boulot. Il traînait en compagnie d'un délinquant notoire, et puis cela commence à faire beaucoup, tous ces "incidents", pour un individu de nationalité étrangère, stationné en France, je le suppose parce que c'est un réfugié ; dans tous les cas de figure parce que la France est une terre accueillante.

07:30 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : muhittin altun, délinquance | | |  Facebook

mardi, 29 juin 2010

Meurtre barbare sur l'A13, le syndrôme

Révulsant, la lecture des sociologues de salon lorsqu'ils justifient la violence dans les cités. Ils trouvent toujours à l'origine des exactions de la racaille des causes sociales. La société est toujours trop sécuritaire. Il faut l'entendre Laurent Muchielli, expliquant que les habitants de Villiers le Bel sont victimes de la politique sécuritaire. Non, en fait, c'est mieux de leur laisser le champ libre, bien sûr.

Ce qui me frappe, dans le crime qui s'est produit sur l'A13, c'est que ce sont, une fois de plus, des voyous issus des cités. En la circonstance, les Mureaux. Toujours des crapules connues pour des faits de violence. Et toujours de la racaille dehors. Tout comme le délinquant relâché immédiatement par les CRS à Belleville. Tout comme les agresseurs du Parc Astérix.

Seul un rapport d'autorité peut avoir raison de la délinquance. Seule la répression systématique peut représenter une véritable barrière à son développement.

Le fossé va se creuser, une fois de plus, entre des bien-pensants, des élites, des journalistes qui vont hurler au loup, nique la police, aux causes sociales de la criminalité sans admettre une bonne fois pour toutes que  le lumpen et le prolétariat, ce n'est pas la même chose.

Un père de famille tabassé à mort par de la vermine, parce que ce n'est pas autre chose que de la vermine. Sous les yeux de la famille, de la mère,de l'épouse, frappées elles aussi.

Il faut un grand procès, des condamnations très lourdes, de toute la bande. Une fois encore, aucun d'entre eux ne doit s'en tirer indemne. La présence, en la circonstance, ne peut être qualifiée de passive, quand bien même certains membres n'auraient pas porté de coups. C'est le règne de la terreur. Le niveau le plus inférieur de la civilisation. Et que l'on ne parle pas de barbares, en réalité, la barbarie n'est qu'une vue de l'esprit en termes historiques. Les peuples ont toujours eu des lois. Les peuples sont politiques, policés au sens où l'entend Aristote. Il existe, malheureusement, des individus qui veulent s'abolir des lois qui valent pour tous, qui veulent faire des autres des untermeschen qui doivent baisser les yeux et se taire devant eux. Pas de pitié, pas de compassion, mais les châtiments les plus stricts et sévères pour ceux-là.

La vermine ne veut tolérer aucune autorité. Il faut lui démontrer que l'autorité est la plus forte, que la loi positive l'emporte sur celle de la jungle, et que la limite prochaine de leur espace vital sera, je l'espère, les barreaux d'une prison.

15:45 Publié dans Education, Société | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : violence, délinquance, a13, lumpen | | |  Facebook