jeudi, 20 octobre 2011
Mixité sociale, l'hypocrisie !
Il y a des mots qui me provoquent des éruptions de boutons, comme certains de mes lecteurs n'ont certainement pas manqué de s'en apercevoir au fil de leurs lectures ici. La "mixité sociale" en fait partie.
Je trouve de ce point de vue très éclairante la situation au siège d'Orange à Saint-Denis. Poussés, sans doute, par les possibilités de "développement" et de croissance, mais aussi par la perspective de se faire mousser à peu de frais en prenant leur part de "mixité sociale", les dirigeants d'Orange ont eu il y a quelques années la brillantissime idée de déplacer à Saint-Denis leur siège qui se trouvait avant dans le XIIIème arrondissement de Paris.
Ainsi, les cadres qui travaillaient à Paris ont fait connaissance avec la racaille et la délinquance qui caractérisent le département le plus criminogène de France. Les agressions se multiplient, évidemment, et, du coup, les cadres locaux se font porter pâles, refusant de venir au siège et encore plus d'y garer leurs véhicules.
Le bon sentiment dégoûlinant (particulièrement à gauche, mais il a contaminé la droite de longue date) s'imagine qu'il suffit de mélanger les gens pour créer de la mixité sociale, comme ils disent. Ça, c'est un truc de la gauche d'adorer le mélange, le brassage, le mixage, le multi et tutti quanti.
Moi, ce que je dis, c'est que la mixité sociale, ça commence par un bon coup de matraque dans la gueule de la racaille.
Commencez par sécuriser les quartiers qui craignent, n'ayez pas peur de taper et d'envoyer qui il faut au gnouf le temps qu'il faut, et les entreprises pourront s'installer.
A défaut, adaptez au moins l'entreprise que vous implantez à la population locale : c'était particulièrement idiot de transplanter le siège à Saint-Denis. Il eût mieux valu créer un centre d'appel et réaliser des embauches sur place, plutôt que de trimballer les cadres sur toutes les lignes de métro et les routes du nord de Paris (ça fait de la circulation en plus !). Et même si le siège du XIIIème devenait étroit, eh bien il fallait faire appel à des architectes d'intérieurs, gens astucieux s'il en est pour aménager des espaces restreints, et les cadres d'Orange se seraient un peu serrés, et voilà...
Mais non, à Orange qui est devenue experte en management de merde, on a encore voulu faire les beaux et complaire à la doxa ambiante. On a aussi calculé petit en espérant des économies, en s'installant à Saint-Denis (tiens, je vous parie que cela leur coûte plus cher que d'être resté à Paris). Résultat des courses, leur bâtiment flambant neuf va bientôt ressembler à un désert.
Ben oui : vous savez ce qu'Orange conseille désormais à ses cadres ? De télétravailler à distance, et de se déplacer en petits groupes. MDR, comme on dit en langage SMS, ou encore LOL.
On fait fort dans la téléphonie : devinez qui compte faire la même chose ? SFR, à partir de 2013. Ce qui est comique, ce sont les déclarations ronflantes, toujours dans le concept évidemment, des architectes du projet : Jean-Paul Viguier, le concepteur de la chose, voit sa future horreur comme la métaphore d'un arbre.
Zarma, nardenmoken, les fils de p... on va leur dépouiller leur arbre de tous ses fruits dès qu'ils vont mettre les pieds dans le hall de la nouvelle cage d'escalier : z'y va les bolos* !
NDLR : bolos signifie en langage de la racaille "bouffon", "valet" ou encore "personne d'apparence faible et sans dépense que l'on peut facilement dépouiller ou gruger".
10:31 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : mixité, orange, seine saint-denis, violence, racaille |
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lundi, 16 novembre 2009
Mailorama, bafforama, et les jeunes «déçus»
Je viens de faire un tour chez l'ami Hashtable : il a le mérite d'avoir remis les choses à leur place à propos de la distribution d'argent qui devait avoir lieu sur le Champ de Mars, à Paris, ce week-end. Il suffit de voir la tenue des «jeunes déçus» tabassant le passant pour comprendre que la ban et l'arrière-ban de la racaille s'étaient donnés rendez-vous pour cet évènement. La presse et le gouvernement sont tombés à bras raccourcis sur l'entreprise, mais il faudrait préciser que la racaille dévaste régulièrement le Champ de Mars en toute impunité. Cela fait d'ailleurs l'objet de réactions répétées de l'élue MoDem du 7ème arrondissement, Véronique Devolvé-Rosset en conseil d'arrondissement.
Cela dit, il faut vraiment être c... pour organiser une distribution de fric ainsi. Il eût mieux valu distribuer des bons ou procéder à un tirage au sort préalable quitte à la médiatiser ensuite. Stéphane Boukris, celui qui voulait mettre en place le fameux faismesdevoirs.com est décidément le spécialiste des coups tordus. Caramba ! Raté, une fois de plus.
Quand on sait que la racaille traîne dans un endroit, on n'organise pas une manifestation de ce genre. D'ailleurs, je n'en aime pas trop le principe : les distributions, de manière générale, sans organisation sérieuse préalable, donnent toujours lieu à des débordements. Il y en avait déjà à Rome, dans l'Antiquité, lors des distributions de pains et il y en a toujours aujourd'hui.
L'entreprise a été accusée, mais l'administration qui a fait preuve d'une incompétence notoire, dans cetter histoire, c'est la Préfecture de Paris. Elle connaît le terrain, elle savait qu'il y avait des risques. Elle devait au minimum en avertir l'entreprise, et, à mon avis, interdire cette distribution en raison des risques importants de troubles à l'ordre public qui étaient prévisibles.
In fine, je l'ai déjà dit ici, et je continuerai à la relever, tout comme Hashtable, je suis expaspéré que l'on continue à désigner la racaille du nom de "jeunes". On entretient ainsi sciemment la confusion entre une jeunesse globalement tranquille et la racaille qui f... la m... partout où elle passe.
10:54 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : racaille, mailorama, argent, boukris |
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jeudi, 15 octobre 2009
Il faut cesser d'entretenir la confusion entre jeunesse et racaille
J'en ai ras-le-bol de lire dans les journaux, chaque fois que la racaille se déchaîne, des titres du genre "dix jeunes ont été interpelés après un viol collectif". Ceci entretient la confusion entre la jeunesse et la racaille. J'ai lu, à propos de cette affaire de viol collectif dans un train aux Mureaux le 18 avril dernier, que la racaille n'éprouvait en plus aucun remords. Aucun remord ? 20 ans de prison avec le nombre de coups de matraque suffisants pour leur faire rentrer les remords dans la gueule. Voilà ce qu'il faut à la racaille. Surtout, aucune faiblesse : ils ne doivent pas avoir de jeunesse. Ce n'est pas un écart, ce n'est pas une connerie, c'est un crime répugnant et lâche qu'il faut réprimer le plus brutalement possible.
Et il faut cesser de parler de jeunes. On s'en fout qu'ils soient jeunes. On s'en tape. La seule chose qui m'importe, c'est qu'on les colle en prison, et pour longtemps. Qu'on ne leur fasse aucun cadeau. Je me fous de leur histoire et de leurs problèmes sociaux et familiaux, à ces ordures-là. Je m'en contre-fous. Je veux juste de la matraque et du gnouf, et des juges qui cessent de se prendre pour des assistantes sociales. Il ne doit pas y avoir de pitié pour le reste de la bande dont la complicité passive n'est pas moins grave à mes yeux. Dès lors qu'ils représentaient une menace, ils doivent être réprimés avec une sévérité exemplaire.
Dans toutes les affaires de viol dont j'ai eu connaissance, ce qui me frappe, c'est la légèreté des peines. Parfois, trois années de prison à peine. C'est se moquer des victimes. Et je ne parle même pas des menaces qui pèsent sur ces mêmes victimes ensuite. Quand on a passé entre dix et vingt ans en prison, je crois qu'on a beaucoup moins envie de faire le malin, surtout si la moindre incartade vous renvoie à la case départ.
Les agresseurs étaient des récidivistes : ils étaient connus pour de multiples agressions. Eussent-ils été punis comme ils le convenaient, peut-être se seraient-ils abstenus. Je n'imagine pas que la sécurité ne revienne pas, tôt ou tard, comme un boomerang à la tête des politiques, par les temps qui courent. Il sera alors inutile de faire de l'angélisme (gauche dans son ensemble) ni de se payer de mots (droite)...
Ras-le-bol des paroles, on veut des actes.
10:46 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (35) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : sécurité, viol, mureaux, racaille, jeunes |
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