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mercredi, 20 mai 2015

Réforme du collège : un beau bras d'honneur du gouvernement.

François Bayrou a été le premier à réagir, dans la classe politique, après le magnifique bras d'honneur que le gouvernement, Valls, Hollande et Najat Vallaud-Belkacem en tête, a infligé aux Français de tous bords, et, tout naturellement, aux enseignants qui se révoltaient.

Voilà un bel exemple de duplicité socialiste. Madame Vallaud-Belkacem fait du bruit sur tous les plateaux pour assurer que le gouvernement dialogue et explique sa réforme, et, en douce, pendant la nuit, elle fait publier un décret au Journal Officiel pour faire passer sa réforme.

Si ce n'est pas cracher à la gueule des enseignants et des Français hostiles à cette réforme idéologique et malhonnête, je ne sais pas ce que c'est...

Une manifestation nationale, comme le propose Bayrou, ça me convient bien, histoire de ne pas se laisser marcher dessus sans rien dire.

13:08 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : vallaud-belkacem | |  Facebook | | | |

dimanche, 17 mai 2015

Errare humanum est, sed persevare Diabolicum, Najat !

Elle est incroyable Najat Vallaud-Belkacem. Sa réforme à la noix fait le plein contre elle et elle en rajoute une couche avec un pseudo-rétropédalage.

François Bayrou a crié un peu vite victoire pour le latin et le grec. Pour l'instant, le compte n'y est pas, et, comme le disait à juste titre Laocoon, prêtre d'Apollon à Troie, timeo Danaos et dona ferentes. 

Et puis ce n'est pas fini. Najat et ses sbires pédagogols ne sont toujours pas revenus sur leur décision imbécile et crétine de supprimer les classes bilangues. L'allemand n'est donc pas sauvé.

Il faut d'ailleurs préciser que toutes les langues vivantes perdent des heures d'enseignement, passant en-dessous de la trois heures par semaine.

C'est étrange, je ne voyais pas, à l'origine, Valls et Hollande pédagogolâtrisés dans le domaine de l'Éducation. Comme quoi, on peut se tromper. A vrai dire, j'avais entendu quelques âneries tout de même de la part de Valls, mais venant de Hollande, je suis plus surpris.

Certaines voix bien informées me font savoir que le projet de Najat était en fait dans les cartons de cet abruti prétentieux de Peillon. Cela ne m'étonne pas. Bien le genre d'idées à la con qu'il peut porter.

Au passage, quand je considère les soutiens de cette réforme de merde, je retrouve tous les "progressistes" à la c... dont le MoDem s'était rapproché en 2009. J'ai détesté cet épisode et j'avoue que l'image que j'avais de mon parti a définitivement viré (en mal) à cette époque.

J'observe que sur cette réforme, seul Bayrou est audible et compréhensible. Je n'ai strictement rien compris à ce qu'a raconté Marc Fesneau. Je ne sais pas si c'est un problème de retranscription, mais j'ai beau m'échiner à tenter de donner un sens à ce paragraphe, rien ne vient.

Je pense que, y compris à gauche, il y a une question sur cette réforme des collèges, parce qu’elle est confuse, au-delà d’être jargonnante et de blablater pour ne rien dire et sur un certains nombre de thèmes que sont ce qu’on appelle « les humanités » pour faire un peu savant, en tout cas les langues anciennes sont l’affaire des classes bilingues, et sur l’affaire de l’Histoire, ce sont des choses très symboliques, on a l’impression que l’on a marché sur la tête et que au motif qu’il faudrait niveler, on nivelle plutôt vers le bas, et tout cela n’est pas compréhensible sur des affaires d’Histoire, moi je ne comprends pas la façon dont on compte enseigner l’histoire, en sortant un peu de la chronologie, en disant il faut en faire une épopée, on décide de faire l’impasse sur certains thèmes et pas sur d’autres, tout cela est un peu bâclé.

Comprends rien. Je crois discerner que Marc n'est pas vraiment favorable à la réforme, mais il faudrait formuler les choses plus clairement, parce que là...

Cela dit, j'ai été un peu injuste en disant que seul Bayrou était audible sur le sujet. Entre le début et la fin de mon article, je viens de prendre connaissance de la réaction de Marielle de Sarnez, et je la trouve très pertinente. Elle a d'ailleurs assez bien résumé la mauvaise foi socialiste et ce qu'il eût été fondé de faire en étant honnête (mais les Socialistes ne le sont pas) :

Oui, c’est une mauvaise réforme parce que son inspiration n’est pas fondée, son inspiration n’est pas juste. Si on prend l’exemple des classes bilingues : il y a 18 % d’élèves dans les classes bilingues – alors si on est un bon ministre de l’éducation nationale, qu’est-ce que l’on devrait se dire ? On devrait se dire « Il y a 18 %, c’est insuffisant, donnons l’excellence à tous ! Comment faire en sorte que la plupart des élèves puissent bénéficier demain des classes bilingues ? ». Au contraire, on dit « non, il n’y en a que 18 % donc on va supprimer les classes bilingues »

J'ajoute que Valls emporte la palme du faux-cul en tentant de faire passer pour un clivage gauche-droite ce qui est simplement une bourde monumentale de son gouvernement et de sa ministre. Je me posais pas mal de questions sur ce gars-là depuis quelque temps, mais là, il vient juste de marquer une longue série de mauvais points à mes yeux.

00:12 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : najat, collège, epi, réforme, latin, grec, sarnez, bayrou | |  Facebook | | | |

samedi, 09 mai 2015

Quousque tandem abutere patientia nostra, Najat ?

Cela ne doit plus être au programme, de nos jours, d'étudier les Catalinaires, et c'est bien dommage, mais le début de la première catilinaire a quelques chances de pouvoir être reconnu par les plus anciens tant le discours de Cicéron contre l'infâme Catilina est devenu célèbre. Traduite en français cela donne : jusques à quand abuseras-tu de notre patience Najat ?

Certes, elle est mignonne mais alors pour le reste...bornée, de mauvaise foi et incompétente. Elle a réussi le tour de force de se mettre à dos les intellectuels, les éditorialistes, la droite (ça, c'est normal), le centre, le front de gauche et quelques fortes personnalités du PS (Gérard Collomb, Julien Dray et Jack Lang entre autres). Et ce n'est pas tout : elle a rendu furieux les professeurs, leurs associations et leurs syndicats les plus représentatifs (SNES, SNALC).

Elle se moque carrément du monde en affirmant que les petits Français vont pouvoir commencer l'allemand en CP. Ah oui ? Et qui va l'enseigner ? On n'y arrive déjà pas avec les CM2 et il devient difficile de recruter des enseignants pour le collège dans cette discipline.

Le latin et le grec, proposés à tous ? Le mot "grec ancien" a purement et simplement disparu des documents officiels dans leur nouvelle version et telles que les choses sont présentées, aucun cadre contraignant pour en assurer l'enseignement. Si elle était honnête, elle rendrait obligatoire l'enseignement du grec et du latin à tous les élèves de France avec des horaires définis. Voilà qui mettrait fin aux prétendus calculs des prétendus privilégiés qu'elle s'est empressée de dénoncer avec un populisme et une malhonnêteté digne des grands procès de Moscou et autres purges staliniennes des années trente.

Je la cite quand même, cela vaut son pesant de cacahuètes : 

Je soutiendrai cette réforme du collège jusqu'au bout (...) et de toutes mes forces sans jamais faillir face à ceux qui ne proposent rien, et qui voudraient qu'on reste sur le statu quo actuel.

Ça mérite un clap clap de fin.

Ce qui risque surtout de t'arriver, ma jolie, c'est de te faire déboulonner, et plus vite que tu ne le penses, d'autant que le mou de l'Élysée et l'excité de Matignon ont commis l'erreur fatale d'engager leur responsabilité derrière ta réforme minable.

17:30 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : najat, latin, grec, allemand, réforme du collège | |  Facebook | | | |

dimanche, 03 mai 2015

Najat Vallaud Belkacem doit démissionner.

Quand quelqu'un rate et torpille tout ce qu'il entreprend, on dit communément qu'on a affaire à un tâcheron. Je crois bien que nous avons trouvé le nôtre avec Najat Vallaud Belkacem au Ministère de l'Éducation Nationale. Pardonnez la grossièreté, mais on peut dire qu'elle n'a fait que des conneries depuis son arrivée à la rue de Grenelle.

Il y a bien sûr la question du latin et du grec, de l'allemand aussi, pour lesquels François Bayrou a fort bien répondu. Je trouve juste cette jeune femme d'une malhonnêteté intellectuelle confondante. Accuser les éditorialistes et les intellectuels de ne songer qu'à préserver leurs privilèges et ceux de leurs enfants parce qu'ils s'indignent de la disparition programmée du grec, du latin et des menaces qui pèsent sur l'allemand, c'est montrer le fond de sa pensée. La ministre s'est échinée à assurer à l'opinion publique qu'elle souhaitait offrir les humanités classiques à tous. On voit pourtant dans sa réponse à quel point le bourdieusisme indigeste dont la gauche abreuve le système éducatif imprègne son idéologie. Comme ses soutiens, FCPE, SGEN, officines pédagogistes de tout acabit, elle associe les langues anciennes et l'allemand à la tradition et l'élitisme, toutes choses que la gauche bien-pensante déteste. Et Dieu sait si elle en fait partie...

Malheureusement, Madame Vallaud Belkacem n'en est pas à son coup d'essai en matière de projet mal ficelé et bêtement faisandé par incapacité à dépasser son  déterminisme idéologique. Pour moi qui suis attaché à la liberté de la femme et à son statut, j'ai été effaré par l'imbécillité crasse avec laquelle la question a été amenée à l'école : je parle des fameux ABCD de l'égalité. J'ai déjà dit ce que j'en pensais, mais je complète me pensée : il ne fallait pas donner l'impression que rien n'était sexué (même si ce n'est pas tout à fait faux dans l'absolu) mais il fallait amener habilement l'idée que les rôles dans lesquels on tendait à contenir les garçons et les filles n'étaient pas exclusifs. Qu'un garçon pouvait bercer un bébé, par exemple, et une fille monter un meuble. On peut en procédant avec astuce utiliser les jouets et les activités ludiques pour obtenir de tels résultats. Le problème, c'est que l'égalité entre hommes et femmes ne s'enseigne pas directement, en tout cas, pas avec des gros sabots et des cours de morale, et encore moins avec des expériences pédagogiques. 

Bilan ? Nul. Chacune de ses interventions a remonté l'opinion publique. A chaque fois elle a accusé les uns et les autres de propager des rumeurs. Bis repetita non placet, n'en déplaise à notre pourfendeuse de la langue latine. Elle pourrait peut-être commencer à se poser des questions et en tirer les conclusions qui s'imposent ? Ne plus s'occuper d'éducation, par exemple, ce serait toujours ça de gagné pour la France...

01:39 Publié dans Education, Société | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : égalité, femmes, latin, grec, najat, vallaud, belkacem | |  Facebook | | | |

jeudi, 19 mars 2015

L'excellence socialiste : virer le grec et le latin...

S'ils n'existaient pas, faudrait les inventer, les Socialos. Cela fait des années et des années qu'ils inondent l'Éducation Nationale de leurs réformes, avec l'aide de leurs courroies de transmission, FCPE, SGEN, techno-structure, recherche pédagogique, et cetera, et peu importe, au demeurant que la droite ait gouverné entre temps, puisqu'elle applique généralement la politique de la gauche dans ce domaine.

Les bourses au mérite avaient déjà été supprimées, en gage d'école pour tous. Maintenant, c'est le tour du latin et du grec : faire d'une pierre deux coups. Satisfaire à l'obsessions égalitariste et s'assurer quelques économies à bon compte.

Pour une fois, la presse et les médias ont réagi en prenant fait et cause pour ces deux disciplines. Ce n'est pas si fréquent. La Najat s'est plantée en beauté. 

J'ai à peu près compris son projet de réforme, pompeusement baptisé Enseignements Pratiques Interdisciplinaires. Il s'agit ni plus ni moins que de mettre en place le zapping pour tous. Trois mois de ceci, trois mois de cela, c'est pas beau la vie ? Le zapping institutionnalisé.

Évidemment, comme elle commence à sentir le vent du boulet, vu la levée du boucliers, la voilà à évoquer un statut dérogatoire pour le latin et le grec afin de pouvoir en poursuivre l'étude pendant trois ans.

C'est bien le foutage de gueule. Je croyais que zapper, c'était mieux ? Trop forte, au passage, l'hypocrisie, qui consiste à déclarer offrir ainsi plus d'autonomie aux établissements scolaires. On sait comment les Socialistes et sa technostructure à l'école font : coups de pression, menaces, récompenses pour contraindre les établissements réticents à appliquer les réformes tordues que leurs esprits malades inventent à tour de bras.

J'ai tant de fois exposé mon point de vue ici que je me lasse. Je fatigue. Cela me rend malade de voir qu'au sein de la sphère politique, il n'y a que le Front National qui réagit. Cela n'enlève rien évidemment au mérite d'individus isolés issus des diverses forces politiques qui ont réagi mais pour ce qui est des autres partis, comme le dit le vieil adage,  qui ne dit mot consent...

Je dédouane par avance Bayrou de toute critique, bien évidemment : je connais son projet éducatif, et j'y adhère dans la plupart des grandes lignes (le latin et le grec y ont une place confortable, au passage). Pour mémoire, le voilà. Je suppose que, comme moi, il finit par se lasser de redire les choses...

15:37 Publié dans Education, Société | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : latin, grec | |  Facebook | | | |

vendredi, 03 octobre 2014

Budget de l'Éducation, un conseil au gouvernement

Le gouvernement veut continuer à recruter des enseignants parce qu'il considère l'éducation comme une priorité. Je pense qu'il fait fausse route.

Je suis convaincu que ce qui fait la qualité d'un établissement, c'est la qualité de son encadrement. Un chef d'établissement qui tient la route (pas un paranoïaque ou un carriériste), un Conseiller d'Éducation de qualité, et des assistants d'éducation en nombre et compétents, voilà à mon avis une des clefs. Difficile, parce que des chefs d'établissement vraiment habiles, il n'y en a pas beaucoup. Il faut donc faire un effort pour recruter des directeurs, des principaux et des proviseurs qui s'y entendent à faire tourner des équipes, qui savent gérer avec la bonne mesure les relations avec les parents et les élèves et connaissent bien les rouages de l'administration centrale.

Si on ajoute à ces ingrédients un suivi de qualité auprès des élèves les plus en difficulté et de la souplesse dans l'organisation interne de l'établissement, on peut considérablement améliorer les choses.

Pour peu qu'il y ait en prime une équipe d'enseignants motivés, compétents et bienveillants, on peut faire des miracles.

Pas d'idéologie, beaucoup de pragmatisme, de la compétence et de la bienveillance (ce qui n'exclut pas la fermeté, précisons-le bien, la bienveillance est aux antipodes du laxisme) et le tour est joué.

En somme, il faut investir dans la qualité de l'encadrement en priorité ; investissement intelligent car bien moins coûteux que des recrutements massifs d'enseignants et bien plus rentable au final.

20:15 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : école, éducation | |  Facebook | | | |

dimanche, 18 mai 2014

Bayrou, lui au moins, demande l'avis des enfants

Puisse Bayrou inspirer les maires et les idéologues qui sévissent dans les officines gouvernementales. Je l'avais relevé il y a près de deux semaines, c'est le seul à avoir eu le bon sens de consulter les écoliers de Pau sur les rythmes scolaires.

Cela me frappe depuis le début, dans cette histoire, les enfants sont les seuls dont personne ne demande l'avis. Académie de médecine, chronobiologistes, associations de parents d'élève (FCPE), inspecteurs et recteurs zélés, conseillers occultes de la rue de Grenelle, journalistes autoproclamés experts, tous décrètent que l'enfant est fatigué par tel ou tel horaire, n'hésitant pas à se contredire avec un bel ensemble la plupart du temps.

La réaction des associations locales de parents a été tout à fait édifiante : la FCPE estime que la réforme est pliée et qu'il ne faut pas revenir dessus, la PEEP botte en touche en déclarant qu'il est trop tard pour réajuster les horaires de la rentrée prochaine.

Bref, on a compris, il ne faut pas consulter les enfants, en somme.

Ce qui est drôle, d'ailleurs, quand on lit les commentaires en général sur ce thème, c'est que cette idée simple et évidente ne traverse jamais l'esprit d'aucun commentateur. Chacun défend avec morgue et arrogance sa position sans jamais se soucier de ce que ressentent les enfants. Il est plus simple de parler en leur nom...

Je ne sais pas ce que Bayrou retiendra de sa consultation, mais j'espère qu'il saura en faire son miel, et je le félicite, dans tous les cas de figure, d'avoir simplement pensé à la faire.

09:53 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : bayrou, rythmes scolaires | |  Facebook | | | |

lundi, 24 mars 2014

La racaille déferle une fois de plus dans le RER A

Incroyable de voir à quel point certains événements passent complètement inaperçus des médias. 

Vendredi dernier, de la racaille venue de Nanterre décidait d'écumer un wagon du RER A, arrachant les bijoux des femmes et n'hésitant pas à s'en prendre à des dames âgées. Je le tiens de quelqu'un qui était présent et n'était pas habitué à cette portion de ligne. Elle a eu la peur de sa vie. Fatalistes, les passagers usagers habituels de ce tronçon ont après coup laissé échapper qu'il n'y avait là qu'une scène ordinaire de la vie sur le RER A quand on va vers les cités des Hauts de Seine.

Vous savez comment ça va finir un jour ? Comme à Lille. L'extrême-droite de l'extrême-droite va surfer sur l'insécurité et la terreur que répand la racaille et le pire, c'est que les gens ordinaires seront contents de les voir. Et si ça se gâte vraiment, cela pourrait tourner façon Aube Dorée en Grèce, avec un mouvement néo-nazi qui se livre à une véritable chasse aux migrants.

Pour ne pas en arriver là, il faut cesser de pleurnicher  et de pousser des cris d'orfraie quand la police fait son travail et arrête la racaille.

Il faut aussi cesser de pleurer quand la racaille se fait abattre parce qu'elle a tenté de tuer une fonctionnaire de police ou a simplement pris la fuite après un forfait. 

Il faut cesser de virer béni-oui-oui avec les mineurs délinquants. La racaille n'a pas d'âge.

Il faut en finir avec le tout-éducatif et passer au tout-répressif une bonne fois pour toutes, sans mélanger toutefois adultes et jeunes, grands et petits délinquants.

Il suffit de considérer le sort de la racaille de Grigny après l'attaque du RER D il y a un an pour comprendre qu'elle n'a pas pris assez de coups de matraques ni fait assez de prison.

Au lieu de leur installer la télévision dans leurs centres éducatifs de merde où les surveillants ont peur de leur coller une claque dans la gueule, il vaudrait mieux rétablir les maisons de correction avec une discipline de fer.

Ne surtout faire preuve d'aucune compassion : la réserver pour les victimes. Être juste (c'est fondamental) et ne pas hésiter à punir chaque fois que nécessaire (ne pas craindre d'utiliser une camisole de force).

Des règles simples, mais efficaces.

EDIT 25/03/14 : renseignements supplémentaires pris, il s'agit de groupes de Roms de 12-13 ans. Les cités n'y sont pour rien. Cela ne change rien au raisonnement. Peu importent les origines, c'est bien le comportement qu'il faut sanctionner.

23:46 Publié dans Education, Société | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : insécurité, rer a | |  Facebook | | | |

samedi, 07 décembre 2013

4000 postes en collège ? Mais pour quoi faire ?

Je sais à quoi il me fait penser Peillon : à un cuistot qui aurait raté un plat et, pour tenter d'en compenser la faible saveur gustative, rajouterait des pincées de toutes sortes d'épices sans jamais se préoccuper de son mélange initial.

Ce ne sont pas exactement 4000 postes mais environ 72 000 heures qu'il va affecter aux établissement scolaires soit 10 à 14 heures par an dans chaque collège. Une mesure totalement inefficace. On ne fait rien ou presque avec un si faible montant d'heures. C'est donc du gaspillage.

Je le pense profondément, pour l'instant, ce n'est pas tant de moyens dont souffrent les collèges que de leur organisation et de leur pédagogie (l'une allant souvent avec l'autre).

Je le répète une fois encore, il est parfaitement contradictoire d'assurer vouloir garantir des parcours personnalisés mais de faire vouloir marcher d'un même pas les 300 à 800 élèves que compte chaque établissement scolaire. Depuis des années, le dogme de l'hétérogénéité des classes s'est imposé également à tous les établissements, les experts de toute sorte certifiant qu'elle constitue un puissant moteur pour les enfants en difficultés scolaires : ce n'est pas ce que montre le classement PISA et ce que constatent en général les évaluations indépendantes.

Il reste la question de la pédagogie : de manière assez surprenante pour qui me lit, je me retrouve finalement d'accord avec ceux qu'on appelle les «pédagogistes» sur un point : moi aussi, je pense que les enfants sont acteurs de leur savoir. Peut-être même architectes. Je ne supporte simplement pas la caricature ridicule et le dogmatisme hargneux auxquels se livrent les tenants de cette idée.

Mais, pour qu'une telle construction soit possible, je pense que l'environnement doit être préparé. Un plant de tomates pousse tout seul. Oui...A condition de l'avoir orienté au sud ! Pas à l'ombre d'un feuillu ! Je retrouve, comme toujours, la représentation de Maria Montessori, d'adultes n'ayant pas vocation à se substituer aux desseins secrets de la nature, du devenir de chaque enfant, mais au contraire ayant le devoir moral de les faciliter en préparant son environnement.

C'est pourtant cela qui pèche le plus dans notre système scolaire : non pas qu'il faille faire de l'école en priorité un "lieu de vie", comme j'ai pu l'entendre, fait de bric et de broc, mais plutôt qu'il faille s'interroger sur les conditions optimales pour le développement de chaque enfant.

De même, bien qu'il soit devenu très tendance de déclarer vouloir lutter contre le laxisme et de réclamer l'ordre en conséquence, je ne pense pas que l'on puisse obtenir quelque chose d'un enfant sans un minimum d'adhésion, et j'irais même plus loin, de libre adhésion de sa part. Ceci ne signifie pas qu'on doit faire de lui un tyranneau surpuissant qui plierait la monde à ses quatre volontés, mais que l'on peut se demander quelles lui seraient les manières les plus efficaces de s'approprier le savoir. Et quand je dis s'approprier, j'entends vraiment  faire sien.

En l'absence de réflexion sur ces aspects primordiaux, et même pire, de volonté de la mener, je pense que nous ne sommes pas sortis de l'auberge.

De ce point de vue, les heures concédées par Peillon ne serviront à rien.

09:07 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : enseignement | |  Facebook | | | |

lundi, 02 décembre 2013

La méthode Peillon : diviser et opposer les enseignants

J'approuve évidemment pleinement les réactions de François Bayrou et d'Alain Juppé après le projet particulièrement minable de Vincent Peillon. Toutefois, je les juge incomplètes.

Il n'est pas suffisant de défendre la méritocratie. Je rappelle que Peillon propose de réduire les salaires des enseignants du supérieur et le reverser aux enseignants de ZEP.

Ce minable n'a pas trouvé de meilleure idée que d'opposer les enseignants d'entre eux en tentant de faire passer les premiers pour des fainéants.

Perso, j'ai fait une prépa et je me souviens très bien de la quantité mastodontesque de pages que nos enseignants étaient amenés à corriger sans compter des préparations millimétrées et très approfondies. Je ne pense pas qu'ils volent leur salaire.

Peillon est vraiment un sale c.. et ses conseillers pourris des pauvres types.

Les prépas publiques, cela reste la seule chose accessible financièrement dans les formations d'excellence. Il faut payer sinon, pour toutes les autres, des sommes de plus en plus importantes. Et ce sale con, cet abruti, connard qu'il est, veut les flinguer. Il va de soi qu'à réduire les salaires d'enseignants déjà pas payés grassement, ces derniers vont dégager du côté des études supérieures privées et les prépas finiront par s'effondrer.

Il restera quoi après ? Ben la fac en version pédagogole (il aura bien trouvé moyen d'abattre les facs qui tiennent encore debout d'ici là) pour mes enfants ou alors un emprunt gigantesque pour financer leurs études . Et dans le monde merveilleux de Peillon, seuls les gosses de très très riches et les fils de ministres pourront faire des études.

Enfoiré.

23:17 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : prépa, peillon | |  Facebook | | | |