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vendredi, 13 novembre 2015

Mixité sociale : il est grand temps d'éjecter les Socialistes.

Je lisais le dernier billet du Tovaritch "Je suis stupide j'ai voté Hollande" sur la mixité sociale. Je n'en partageais pas les conclusions, mais, en revanche, tout à fait l'analyse. Encore deux années à tenir avec l'hypocrisie socialiste. Je bous chaque fois que j'en entends un, maintenant. Ils nous resservent le coup de la mixité sociale. C'est une sacrée brochette d'hypocrites de tout acabit. Les cadres socialistes, dès qu'ils ont un peu d'argent, s'escriment à éviter pour leur progéniture les établissements publics dont la réputation fait peur.

Je ne suis pas tout à fait le Tovaritch "Je suis stupide j'ai voté Hollande" sur la dimension ethnique de la fuite, en revanche. Si je vivais en Égypte à Héliopolis, quartier aisé, branché, occidentalisé et ouvert du Caire, je pense que je n'aurais aucun état d'âme à inscrire mes enfants dans les mêmes établissements que la bourgeoisie égyptienne. A l'inverse, si je résidais en Seine-Saint-Denis, je fuirais comme la peste les Francs-Moisins et autres cités de ce genre. 

Le fond du problème n'est pas ethnique, il est social. Évidemment, il finit par se doubler d'une dimension ethnique et religieuse parce que la misère sociale croise des revendications identitaires (l'Islam en est une). 

La proposition socialiste est d'une bêtise et d'une malhonnêteté sans nom et fera porter le chapeau comme d'habitude à ceux qui ne peuvent pas résister. Ils ne savent pas quoi inventer pour mettre à plat ce qui reste de l'école qui marche.

Je ne supporte plus cette gauche. Elle me sort par les yeux.

Des trois points fondamentaux cités par le Komrad "Je suis stupide j'ai voté Hollande", je retiens surtout la sécurité. C'est ça l'enjeu, c'est évident. Celui-là même que le laxisme du Syndicat de la Magistrature et de Taubira font gonfler dans des proportions démesurées.

Je lisais l'entretien donné à Zinc Magazine par Béatrice Lecouturier, une candidate MoDem sur la liste de Valérie Pécresse, et je pense qu'elle a raison : la préoccupation principale, c'est la sécurité. Et pas qu'en île de France !

On ne devrait jamais l'importer. Les migrants qui jettent des pavés sur les policiers et les chargent à Calais devraient être expulsés de suite dans leur pays d'origine et tant pis s'il y a la guerre là-bas. Ils n'auront qu'à y charger les islamistes.

Il y a évidemment un lien entre immigration et insécurité, le nier serait malhonnête, mais ce n'est pas tout à fait celui qu'on croit. Ce n'est pas la nationalité qui fait le délinquant mais un système de croyances et des habitudes de vie. Le seul fait de considérer une femme comme un être inférieur devrait suffire à refouler des demandes. Ordre sine qua non devrait être donné à tout candidat à l'installation sur notre sol de ne faire porter ni voile ni quelque vêtement ou insigne que ce soit qui pourrait porter atteinte aux droits de la femme. Dans le cas contraire, dehors ! Je ne pense pas me tromper en assurant que la perception de la femme et la délinquance ont un lien, pas forcément visible, mais fort.

Revenons à nos moutons : ce n'est pas la mixité sociale que craignent ceux qui fuient les établissements scolaires fréquentés par la racaille et les délinquants mais bien l'insécurité et la manière dont seront traités leurs enfants. Il y a l'insécurité définie juridiquement, mais aussi l'insécurité ordinaire, crachats, insultes, observations grossières et menaçantes aux filles, et cetera...

Valérie Pécresse veut rétablir la sécurité dans les lycées : bienvenue dans les écuries d'Augias...Comment compte-t-elle s'y prendre ? Il n'y a pas d'actions sans justice forte et ferme, un programme de construction de prisons pour les nationaux et des procédures d'expulsion expéditives pour les étrangers. 

Je crois donc la Région quasiment impuissante dans le domaine de la sécurité. Il suffit d'ailleurs de consulter le tableau de répartition des compétences suivant pour en savoir une preuve. Par mesure prophylactique, il sera bon d'asséner une claque magistrale à toutes les élections d'ici la prochaine présidentielle, mais, pour changer la politique en cours, il faudra une nouvelle majorité. Encore faudra-t-il qu'elle soit dotée d'une réelle volonté politique, ce que j'attends de voir avec un certain scepticisme...

 

 

 

 

 

mardi, 15 juillet 2008

Mixité sociale et aménagement du territoire

Je reprends dans ce billet, le très intéressant commentaire de Danièle Douet, militante MoDem, réagissant à l'un de mes derniers billets "Ras le bol de la mixité sociale". Danièle évoque notamment les relations entre mixité sociale et aménagement du territoire, comparant l'Allemagne (où elle a travaillé) et la France :

Pour faire court, une différence assez importante en Allemagne, c'est que l'on part de la vision de l'ensemble des composantes de la vie en commun pour planifier les villes depuis longtemps.

Par exemple, sur le site du Ministère de la Construction et de l'Aménagement du Territoire, on peut voir la définition de ce qui est appelé: "Nachhaltige Stadtentwicklung" ce que l'on pourrait traduire par "Développement urbain durable".[...]

Le développement urbain en Allemagne est une tâche collective sur le long terme de toutes les forces de la société. Le principe du développement urbain durable prime sur la politique d'urbanisme. Ceci est valable pour tous les niveaux de planification et d'action de l'urbanisme - depuis la plus petite rénovation urbaine jusqu'aux grandes coopérations entre villes et communes.

Le développement urbain durable ne peut réussir que si toutes les dimensions sociales, économiques, écologiques, culturelles et institutionnelles sont prises en compte ensemble pour parvenir à un consensus "fair" entre les les intérêts des citadins actuels et futurs.

On peut lire, à titre d' exemple, à condition de comprendre l'allemande, l' urbanisme virtuel: http://www.virtuelle-stadtplanung.de - site réalisé par la coopération du Ministère des Transports, de la construction et de l'habitat et du Ministère pour la Construction et de l'Aménagement du Territoire.

En voici les grandes lignes:
Composantes du système d'observation du territoire.

Le coeur du système est l'observation permanente du territoire. C'est une observation qui couvre tout le territoire national et qui compare les conditions de vie à tous les niveaux jusqu'au niveau des communes. Elle est complétée par une observation permanente des villes, de leurs quartiers d'une part, et d'autre part, par l'observation des territoires et des villes au niveau européen.

Les autres composantes sont l'observation du marché du logement et de l'immobilier, ainsi que les modèles d'accessibilité qui se basent sur un maillage fin de routes, de rues de rails et de liaisons aériennes.

La population est régulièrement consultée, une fois par an, sur sa perception de ses conditions de vie, comment elle les perçoit et quelles conséquences en terme de comportement elle en tire.

Une base de données des moyens financiers au niveau du territoire national (dépenses actuelles ou crédits alloués à taux réduits) offre une vue d'ensemble objective et différenciée de l'engagement de l'Etat fédéral en matière d'aménagement du territoire.

Enfin, la partie "pronostics" pour l'aménagement du territoire donne des informations sur les perspectives de développement à moyen terme de la population, des personnes actives, des ménages et du marché du logement, le tout ordonné en profondeur de manière objective et au niveau national.

En France, on a les PLU (http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_local_d%27urbanisme) et chaque commune ou communauté de communes fait un peu ce qu'elle veut. Il n'y a pas vraiment de lignes claires au niveau national, avec la volonté de prendre en compte la mixité sociale, c'est-à-dire la répartition équilibrée dans les différentes parties des villes entre les jeunes et les vieux, les autochtones et les étrangers, les entreprises, les services publics, les transports, etc... etc... On a des parties du territoire totalement abandonnées. Je le vois en Lorraine par exemple, c'est un territoire sinistré depuis des décennies, qui perd en moyenne 600 emplois par mois depuis des années. Les gens vont travailler au Luxembourg et en Allemagne. On vient de décider d'enlever 2 casernes, à Bitche et à Dieuze, ce qui entraînera la fermeture d'écoles, de commerces, d'entreprises de services, sans aucune planification sur le long terme...