mardi, 11 juin 2013
Europe/USA : Marielle de Sarnez invite la commission à ne pas lâcher n'importe quoi
Il y a actuellement de monumentales discussions entre Europe et USA pour aboutir à un accord de libre-échange entre les deux zones économiques.
Comme d'hab, la bien-pensance européenne, particulièrement chez nos voisins, est prête à saborder une partie de notre modèle pour ce qu'ils appellent "la croissance".
Un jour, on devrait cesser de donner des indicateurs de croissance. La croissance, cela ne signifie pas grand chose au fond. On devrait cesser de la mesurer. Certains libéraux considèrent tous ces indicateurs comme des données falsificatrices qui occultent la seule vraie mesure du marché : l'offre et la demande.
Bref, les valets de l'OMC et de la mondialisation*, installés à Bruxelles, formés au globish, francs admirateurs du libre-échange en version amerloque (il y a bien échange mais en réalité il n'a rien de libre) sont prêts une fois de plus à tout lâcher et notamment l'exception culturelle avec ces savants arguments :
- si on ne lâche pas sur la culture, les Américains ne feront pas d'efforts sur la finance et tous nos efforts n'auront servi à rien
et, encore plus fort
- si l'accord n'aboutit pas, on sacrifiera les un ou deux points de croissance qu'ils nous rapporteraient.
C'est marrant, ça me rappelle quelque chose : Bayrou fait souvent valoir que c'est chez nous que résident les problèmes qui entravent notre croissance économique, au contraire d'un Hollande qui espère toujours en un Deus ex machina pour lui porter secours.
Eh bien, cette fois, c'est Marielle (de Sarnez) qui met en garde les Européns avec le même raisonnement : nos problèmes économiques européens proviennent de l'Europe elle-même. Par conséquent, sacrifier notre modèle européen en espérant un secours américain extérieur est à la fois suicidaire et débile.
Parce qu'en somme, cela revient à accepter :
a) de bouffer de la viande aux hormones
b) de laisser Amazon décider de la ligne éditoriale de nos publications
c) de renoncer à nos normes (environnementales, sociales, sanitaires)
d) de couler tranquillement nos PME pendant que les Américains (et je ne parle même pas des Chinois) réservent des parts de marché aux leurs.
On en revient toujours au même problème : ce n'est pas le Parlement européen, mais une commission non élue qui a le dernier mot, et, accessoirement, les chefs d'État. Tant qu'il n'y aura pas une véritable transparence et que les décisions européennes ne seront pas soumises au verdict démocratique, on continuera, comme le soulignait le rapporteur du dernier congrès du PDE (Parti Démocrate Européen), à voir dans l'Europe le principal vecteur d'une mondialisation imposée aux peuples.
Comme le disait Bayrou ce matin, on aimerait que Hollande parle le même langage à Paris et à Bruxelles.
Il paraît que la France est prête à mettre son veto sur l'accord pour préserver l'exception culturelle : que va-t-on nous demander de lâcher en échange ?
Moi, je le dis, mieux vaut pas d'accord qu'un mauvais accord, primo, et parfois, je me demande si nos voisins européens et nous voulons vraiment la même Europe.
*NDLR : n'est-ce pas Christian ? :-)
17:35 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : sarnez, europe |
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mercredi, 22 mai 2013
Le gouvernement économique européen de Hollande ? Mouarffff
Bayrou a été vite en besogne en donnant quitus à Hollande de sa volonté de vouloir établir un vrai gouvernement économique en Europe.
Je ne puis que renvoyer à l'excellente analyse de mon ruminant favori et j'en vulgarise la substantifique moëlle en quelques mots.
En somme, Hollande propose ni plus ni moins que toute l'Europe écrase d'impôts les Européens sur le modèle de la France avec un service public et un État débordant.
Comme le note très finement et justement Nicolas quand on veut mettre en place quelque chose de fort avec des partenaires on doit envisager des compromis.
Je vois mal comment la France surendettée et mal gérée, dont la croissance est en berne et dont le déficit continue de se creuser peut se permettre de donner la moindre leçon aux pays du nord, Allemagne en tête, sur la solidarité et la protection sociale.
Je les trouve ridicules tous ces socialistes (et pas qu'eux !) qui accusent l'Allemagne pour ne pas endosser la responsabilité de leurs vices et de leur démagogie.
En réalité, le discours de Hollande est un gros flop. Il n'y a pas le moindre prémice de la plus misérable avancée. Rien pour l'Europe, zéro pragmatisme d'autant que la France n'est vraiment pas le modèle à suivre...
13:12 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
| Tags : europe, hollande |
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vendredi, 10 mai 2013
Les manipulations monétaires
Le Japon vient de dévaluer sa monnaie de 20% : voilà qui lui assure de retrouver la compétitivité nécessaire pour redresser sa balance commerciale. Le problème c'est que ces manipulations faussent tout et restaurent artificiellement nombre d'entreprises tout en piégeant celles qui sont vertueuses. Au fond cela revient ni plus ni moins à instaurer une barrière douanière déguisée ! Il existe en théorie des accords mais personne ne les respecte sauf les Européens qui se ligotent de surcroît avec leur euro incompressible. Nous devrions déclarer hors-la-loi de telles pratiques et envisager des mesures de rétorsion fiscale chaque fois qu'elles sont appliquées unilatéralement, en accord avec tous nos partenaires européens.
20:10 Publié dans Europe, International | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : monnaie |
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jeudi, 09 mai 2013
Liberation Day
Si l'Angleterre a supporté seule et courageusement la lutte contre la barbarie nazie pendant un long moment cela reste dû aux exceptionnelles qualités des Britanniques. Seules les îles anglo-normandes ont été occupées, ce qui fait que l'on y fête le 9 mai le jour de la Libération. J'ai déjà assisté à une célèbration de ce jour : c'est un moment extraordinaire pendant lequel les habitants de ces îles font revivre l'atmosphère particulière de l'immédiat après-guerre. Les Anglais ont un sens très fort de l'histoire. Ce n'est pas étonnant que les meilleurs documentaires historiques viennent de ce pays. Comme j'aime ce peuple à nul autre équivalent ! Les Anglo-normands sont toutefois un peu différents des autres Britanniques : il leur reste un vague zeste français qui fait d'eux un mélange improbable d'Anglais, de Normand et d'une touche de Breton.
23:55 Publié dans Europe, International | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
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mardi, 30 avril 2013
L'Europe face à Marine Le pen
Je déplorais la vacuité des discours au MoDem dans l'un de mes derniers billets, mais en allant voir chez l'UDI si c'est mieux j'en viens à désespérer du centre. En fait de projet, il y a juste un gouffre abyssal.
Ce qui m'effraie c'est de voir le Front National continuer à progresser dans l'opinion faute de troupes pour faire face et proposer un projet alternatif.
Prenons au hasard l'exemple de l'Europe : Marine Le pen en dénonce tous les jours les méfaits assurant que de quitter l'euro nous redonnera les marges de manoeuvres que nous n'avons plus.
Quelle est la réponse, en face ? Eh bien en quelques mots, c'est de dire que l'Europe c'est bien et qu'il faut continuer comme on le faire parce qu'on n'a pas le choix.
Je me suis échiné sur ce blogue à contester l'acception que les gouvernements européens donnent à la concurrence libre et non faussée.
On peut être profondément européen et ne pas pour autant être trouillard. Je souhaiterais que l'on oppose à Marine Le pen un discours bloc à bloc, non pas pour une suppression de l'Europe mais pour sa transformation.
L'Europe telle qu'elle existe est un gros machin bureaucratique avec ses dévôts, les européistes.
Cette Europe, je n'en veux pas. Je ne veux pas plus d'Europe - c'est un slogan que j'ai entendu - telle qu'elle existe. Je veux une Europe différente et je suis prêt à la quitter si elle demeure ce qu'elle est.
Il y a quelque chose qui me frappe quand je visite les sites et les blogues des euro-députés : ils n'évoquent que les grands accords de solidarité à l'échelle européenne. On y parle "humanitaire", on s'auto-congratule, on se perd en généralités ; jamais un mot sur les accords commerciaux et leurs conséquences et surtout, jamais un mot ou presque sur les votes émis au Parlement européen, particulièrement sur les sujets brûlants.
Mais il y a mieux encore : pas la moindre communication des services ministériels et présidentiels qui sont en réalité ceux qui dirigent vraiment entre eux la politique européenne.
On a constamment le sentiment que l'Europe échappe à ceux qui l'habitent. L'une des priorités d'un projet politique européen devrait déjà avoir pour objet principale de redonner l'Europe aux Européens et non aux bureaucrates, commissaires, chefs d'État et ministres des finances comme c'est le cas aujourd'hui.
Plus fondamental, on ne peut esquiver de se demander ce que l'Europe peut faire pour relancer son industrie, relocaliser ses productions, se défendre contre les concurrences déloyales de toutes sortes.
Il y a derrière ce questionnement des révisions déchirantes et un discours de vérité qui me paraissent incontournables. A défaut, l'Europe toute entière sera submergée par la défiance qu'elle aura engendré et il n'en restera alors plus rien.
00:01 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : mlp, modem |
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samedi, 20 avril 2013
L'Allemagne pourrait se lasser de l'euro
C'est un sport national dans plusieurs pays, France comprise, de mettre en cause l'Allemagne parce qu'elle exige de ses partenaires de la rigueur. Et on accuse de ce pays d'être à la source des politiques d'austérité menées dans de nombreux pays.
En réalité, chaque nation européenne est comptable et ses propres ennuis et "l'étranger" est un bouc-émissaire bien pratique. En ce sens, c'est à raison que Bayrou et Marielle de Sarnez se sont élevés avec force contre ceux qui mettaient en cause l'Allemagne au lieu de chercher sur notre sol nos solutions à nos propres difficultés.
Avec la révélation que le patrimoine allemand moyen est bien inférieur à celui de citoyens aux comptes publics déficitaires et surendettés, la grogne pourrait s'accroître en Allemagne.
J'observe l'émergence là-bas d'une force eurosceptique invitant désormais ouvertement à se dissocier de l'euro par agacement de devoir payer constamment pour des paniers percés.
Alternative pour l'Allemagne vient donc de naître, et bien loin d'être une sorte de mouvement populiste, il regroupe essentiellement des déçus des démocrates-chrétiens et des libéraux allemands.
On leur prédit pour l'instant de faibles scores mais les temps pourraient changer...
00:20 Publié dans Europe, International | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : allemagne |
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dimanche, 31 mars 2013
Casse du siècle à Chypre
J'avoue être stupéfait parce qu'il se produit à Chypre et ce dans l'indifférence générale, au moins dans la presse.
Les comptes crédités de plus de 100 000 euros vont être taxés à 60%. Tous ceux qui avaient mis de l'argent de côté pour leurs vieux jours vont se trouver à la rue.
Et il y a eu tout de même un imbécile fini au plus haut sommet de l'Europe pour expliquer que le plan de Chypre pouvait servir de modèle au reste de l'Europe. Quand on songe que Jeroen Dijsselbloem est le président de l'Eurogroupe, on demeure rêveur.
Il n'y aurait donc qu'en Suisse que les capitaux seraient en sécurité ? Pire : faut-il penser qu'il n'y a de sûrteté pour les dépôts qu'en dehors de la zone euro ?
Voilà le message. Imbécile !
Le pire c'est que l'Europe a prouvé également que sa parole n'était pas fiable puisqu'elle avait assuré garantir les dépôts jusqu'à 100 000 euros et que finalement il n'en est rien.
Dernier point, enfin, on ignore qui a pris la décision et il n'y a personne pour l'expliquer.
Ce qui m'agace singuluèrement dans cette histoire c'est l'hypocrisie médiatique et l'absence totale de pédagogie pour expliquer le phénomène en cours à Chypre.
Les moralistes de tout poil s'en donnent à coeur joie en expliquant que Chypre paie l'accroissement exponentiel de son secteur bancaire et ses pratiques en terme d'accueil de fons douteux sinon obscurs.
Rien n'est plus faux. Cela n'a rien à voir et c'est un mensonge pur et simple. Les banques chypriotes paient leur exposition à la dette grecque.
Il eût été plus pédagogique au niveau de l'Europe de traiter directement avec les banques chypriotes car ce sont elles qui ont besoin d'argent.
Les États européens acceptaient de prêter de l'argent aux banques chypriotes mais les laissaient se débrouiller pour couvrir leurs pertes.
En instaurant une taxe de 60% sur les dépôts, l'État chypriote et l'Europe se donnent tous les torts au lieu de laisser les banques face à leurs responsabilités.
En somme, on pouvait obtenir le même résultat, sauver les petits épargnants, sans passer pour des voleurs.
Toute cette histoire est navrante...
12:04 Publié dans Economie, Europe, International | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : europe, chypre, banque |
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lundi, 11 mars 2013
Au nom de la démocratie
S'il y a une chose que je supporte de moins en moins dans l'Europe que nous formons avec d'autres nations, c'est qu'une commission obscure décide pour mon pays et pour moi ce que contient ou pas mon assiette ainsi que les informations auxquelles j'ai droit ou non quand j'achète les aliments de la dite assiette.
Il y a une verticalité dans le fonctionnement de l'Union européenne qui devient insupportable.
Ce devraient être les euro-députés qui fixent les règles qui régissent nos échanges, après qu'il y eût un débat que les opinions en soient saisies.
Ce n'est nullement le cas. Le ramassis de crétins que sont les commissaires, pour reprendre l'expression fleurie d'un de mes commentateurs (il se retrouvera), se comportent en valets idiots mais utiles des oligarchies et groupes d'intérêt de tout calibre.
Dans Mouvement Démocrate, il y a démocrate. J'aimerais que mon parti, par ailleurs profondément européen, prenne la tête d'une fronde sans concessions. Bayrou invitait à étiqueter nos produits alimentaires sans prendre l'avis de Bruxelles, tout récemment ; je suggère de ne plus demander son avis à cette commission quand il y va de notre santé et de notre bien-être.
Il n'existe aucune forme de transparence dans les directives aussi obscures que technocratiques qui redescendent de l'indigeste ventre mou administratif qui sert d'organe central à notre Europe. Pas de transparence, pas de vote, pas de démocratie. Pourquoi devrions-nous lui obéir ?
Je propose pour ma part que nous nous engagions désormais à ne respecter que les décisions qui émanent directement d'un vote du Parlement européen, seule autorité légitime pour décider de notre destin commun, nous autres Européens.
Cet engagement révolutionnaire, véritable coup de force démocratique, pourrait figurer dans le programme du MoDem pour 2014.
Je pense profondément qu'on n'obtiendra rien sans véritable épreuve de force avec les technostructures nationales et européennes. La transparence a un prix et ce prix sera l'objet d'une lutte sans merci.
12:14 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : transparence, démocratie, europe |
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mardi, 26 février 2013
Maurice Taylor, ta gueule !
Désolé, mais ça me démange depuis un moment. Si Maurice Taylor, le PDG de Titan, juge que la France est une terre soviétique, on ne l'oblige pas à y faire des affaires.
Il paraît que nos ouvriers son paresseux ? Ta g... Taylor, viens travailler dans une usine à leur place et on en rediscute.
En revanche, moi qui suis Français et qui peux avoir le sentiment national ombrageux, j'ai pris bonne note de m'abstenir d'acheter un quelconque pneumatique Titan à l'avenir.
Il faudrait que la presse cesse de qualifier Taylor d'ultra-libéral. Taylor est surtout un ultra-crétin, les libéraux étant généralement des gens aimables et accomodants.
Allez, je lâche un peu d'information sur ce que je fais en ce moment : je travaille dur avec quelques militants du MoDem sur notre projet européen pour 2014 et justement, nous sommes précisément en train de réviser notre interprétation de la concurrence libre et non faussée.
Pour nous, une concurrence non-faussée, c'est une concurrence entre autres équitable et nous militons, comme l'a déjà fait valoir Bayrou au demeurant, pour que toutes les normes qui s'appliquent en terre européenne demeurent valables pour les produits importés ou dont la réalisation est délocalisée.
Taylor se vante de produire des pneus à un euro de l'heure ? En respectant des critères de qualité, de sécurité et des normes sociales et environnementales j'ai comme un gros doute.
En somme, la position à laquelle nous réfléchissons, c'est de fermer purement et simplement le marché européen aux produits qui ne respectent pas des échanges commerciaux fiables, équitables et loyaux.
Si on gagne, un âne comme Maurice peut dire adieu à tout le marché européen avec ses pneus de merde produits à un euro de l'heure par ouvrier...
16:45 Publié dans Europe, Programme du MoDem | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : taylor, titan, délocalisation, commerce, équitable |
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vendredi, 08 février 2013
God save the Queen...et l'Europe !
Profond soupir. Je ne sais pas ce qui a pris Robert Rochefort, euro-député MoDem pourtant raisonnable habituellement. Le voilà qui propose une sortie du Royaume-Uni sur la base d'un référendum européen.
Si j'étais très méchant avec mon parti, j'aurais des mots très durs pour disqualifier cette proposition aussi idiote que populiste.
J'ai toutes les peines du mal à croire le Lab qui affirme que le service presse du MoDem lui aurait déclaré que mon parti s'apprête à faire une proposition publique en ce sens.
Grâce à Dieu, Bayrou ne s'est pas prononcé sur le sujet, pas plus que Marielle, et je n'imagine pas un seul instant que l'un ou l'autre valident une initiative aussi dépourvue de bon sens.
Nous ferions mieux plutôt d'assurer de notre sympathie nos amis libdems en Angleterre et faire notre possible pour donner des arguments susceptibles de faire progresser l'europhilie en Grande-Bretagne.
Cameron essaie de jouer de très mauvaises cordes pour enfoncer l'Europe dans son pays. La réaction récente de Moscovici qui rappelait aux entrepreneurs anglais qu'ils étaient les bienvenus chez nous s'ils souhaitaient s'installer en France était tout de même plus fine et subtile que celle de proposer de sortir les Anglais comme des malpropres.
Pour moi qui travaille sur le projet européen du MoDem, je suis évidemment consterné d'une telle sortie au sein de notre parti. J'espère (je le pense en fait) qu'il ne s'agit que d'une opinion aussi malheureuse qu'isolée et que notre service de presse s'est imprudemment précipité.
18:53 Publié dans Europe, International | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
| Tags : modem, royaume-uni, angleterre |
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