mardi, 06 décembre 2011
L'hypersensibilité des électeurs du MoDem à la dette
Le dernier sondage Ipsos-Logica comporte des enseignements intéressants. J'y note avec plaisir la progression de François Bayrou mais ce qui m'intéresse principalement c'est l'analyse qui est faite du rapport des Français aux dégradations promises par les agences de notation à la France. Tous les Français ne savent pas ce qu'est le AAA de la France. Mais les sympathisants MoDem sont 97% à le savoir !!! Et ils sont également 76% à savoir précisément de quoi il s'agit, loin devant tous les autres électorats.
Ils sont également plus de 80% à estimer que la politique actuelle est au bon niveau de rigueur ou n'est pas encore suffisante. Le drame au FN, au PS, au Front de gauche, et, jusqu'à un certain degré chez les Verts, c'est qu'on croit que l'actuel gouvernement va trop loin alors qu'il n'a pas même commencé une vraie politique de rigueur. C'est encore au MoDem enfin que l'on prend à sa juste mesure la gravité d'une dégradation de la note de la France.
La lecture de quelques blogues de gauche est édifiante : à l'image de leurs semblables ils ne voient que machinations ou délires libéraux là où la sonnette d'alarme ne cesse pourtant de retentir. Je suis navré de voir mes compatriotes foncer ainsi dans le mur en chantant. Nous sommes tous dans la même barque et s'il y a un crash, il concernera tout le monde.
En réalité, nous n'avons plus tellement le choix. Nous devons retrouver un budget à l'équilibre impérativement. Ce qui est très agaçant, en revanche, et marque l'absence de stature d'homme d'État de Nicolas Sarkozy, c'est sa volonté d'instrumentaliser nos actuelles difficultés pour mettre son opposition (gauche et centre) en difficulté. Demander de voter maintenant la Règle d'Or alors qu'il a eu 5 ans pour le faire, c'est vraiment prendre ses opposants pour des imbéciles. Et ce n'est pas faute de la part de ses alliés néo-centristes de le lui avoir demandé.
Cela dit, j'aimerais bien entendre une contre-proposition réaliste dans l'opposition, pas des incantations, et, à l'heure actuelle, il n'existe que celle de Bayrou...
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samedi, 26 novembre 2011
J'ai trouvé un gisement de 250 000 offres d'emploi !!!
La CGPME, vous connaissez ? C'est la Confédaration Générale des Petites et Moyennes Entreprises. Il existe à Pôle Emploi plus de 250 000 emplois qui demeurent non pourvus. La CGPME s'en est aperçue, et, du coup, elle a décidé de prendre les choses en mains. Ses unions territoriales se sont mobilisées pour créer une plate-forme d'offres d'emploi.
A vrai dire, la CGPME a une autre idée en tête : en s'appuyant sur une enquête à propos des besoins en main d'oeuvre réalisée par le CREDOC en 2011, elle a constaté que près d'un tiers des emplois proposés demeuraient non pourvus faute de candidats et que près de 7 chefs d'entreprise sur 10 jugeaient leur recrutement difficile estimant faire face à une pénurie de candidats. Elle compte s'appuyer sur AGEFOS-PME, un organisme de formation professionnelle.
Elle met à disposition des PME un numéro vert, le 0800 315 315 et a ouvert une page facebook et un compte twitter. Très pratique, le compte twitter : j'y suis allé, c'est un fil ininterrompu d'offres d'emploi de toutes sortes : par exemple, les trois dernières propositions ? Un ingénieur électronique, un ophtalmologiste, un électro-mécanicien et un commercial ! Ces propositions d'emploi, qui sont tous des CDI, ont moins de 24 heures !!!
J'imagine la tête que Pôle Emploi doit faire...
Cela dit, cette pénurie n'est pas nouvelle : pour ce que j'en connaissais, toutefois, il me semblait que c'était dans les métiers de bouche (boulangerie, boucherie en particulier) ou dans le bâtiment qu'on manquait particulièrement de mains. Mais d'après le CREDOC, les industries manufacturières et métallurgiques ainsi que le secteur du commerce (mais lequel, précisément ?) seraient particulièrement affectés.
A considérer le nombre de licenciements dont les médias font régulièrement état dans l'industrie, c'est trop bête s'il y a des emplois à pourvoir au point de pouvoir évoquer une pénurie.
Après, sur les 250 000 emplois, je demande à voir leur structure : s'agit-il d'emplois en dur ou d'emplois précaires mi-temps et CDD ? J'espère en savoir prochainement plus, et, si c'est le cas, cela fera l'objet d'un billet supplémentaire.
J'attends d'en savoir plus avant de me prononcer, mais, il me semble que cette manière de procéder pour diffuser l'emploi est fort proche de ce que le MoDem, par exemple, propose dans son approche économique. Pour avoir participé au projet parisien du MoDem en 2008 avec Marielle de Sarnez, j'ai le souvenir très clair d'avoir vu circuler des idées de ce type, avec en surplus la pensée que la ville (ou l'État) avait vocation à jouer un rôle de facilitateur face à ce type d'initiatives.
Ainsi, pour cet exemple précis, il conviendrait pour Pôle Emploi non de chercher à rivaliser avec le projet de la CGPME mais au contraire de s'y adapter et de viser une coopération de qualité.
In fine, peut-être est-il impossible de couvrir complètement les besoins en emploi, comme s'il s'agissait là d'une sorte de marge de manoeuvre incompressible.
En tout cas, l'initiative de la CGPME n'en mérite pas moins d'être saluée et relayée, ce que je fais :-)
09:53 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 18 novembre 2011
Ouf ! Bayrou, lui, ne doit rien à personne.
Quand je vois les pressions de l'UMP sur le Nouveau Centre, avec à la clef une menace de voir des candidats UMP affronter ceux du Nouveau Centre si Hervé Morin se présente au premier tour contre Nicolas Sarkozy, et, à gauche, la situation financière d'EELV qui les poussent à faire des compromis sur leur programme simplement pour pouvoir se financer, franchement, je préfère mon petit MoDem avec ses maigres moyens mais qui ne doit et ne réclame rien à personne, et un candidat, Bayrou, qui s'est forgé le caractère dans le fer rouge de l'indépendance, et, de ce fait, n'est comptable envers aucune force politique, médiatique ou économique de ce qu'il dit, fait ou propose.
Regardez Eva Joly, contrainte de se retirer dans sa tour d'ivoire : on la comprend, c'est l'humiliation au regard des valeurs qu'elle affirme défendre.
Tous ces marchandages font assez froid dans le dos. Je suis bien content d'être où je suis et de soutenir Bayrou. La pire des désillusions que je puis avoir, c'est de ne pas faire un score à la hauteur de mes espérances, mais pas de devoir renoncer aux choses auxquelles je crois pour une circonscription.
Ah, ça, on l'a moqué, la solitude de François Bayrou. Mais aujourd'hui, c'est bien celle-là qui lui aura donné finalement sa force et sa crédibilité.
23:48 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 17 octobre 2011
Hollande...Sarkozy ? Marine Le pen ? Bayrou ?
Pour moi, il est acquis ou presque que François Hollande sera en finale de la présidentielle. Je ne pense pas que les petits partis de gauche pourront l'inquiéter : le Front National est à près de 20% dans les intentions de vote, d'une part, et, d'autre part, le rejet de Sarkozy est tellement fort que le peuple de gauche ne prendra pas le risque de le voir réélire une seconde fois.
Donc, de ce côté-ci, c'est plié. Éva Joly, qui n'a désespérément rien compris à la France, et même Mélenchon, en dépit de sa spécificité feront des petits scores, voire des tout-petits scores.
Le danger, et le tovaritch CSP l'a bien compris, c'est le FN. Mon chasseur de koulaks favori a à la fois tort et raison. Tort, parce que le FN ne menace pas la gauche directement. Raison, parce qu'en revanche, sa candidate peut accéder au second tour en surclassant Sarkozy. Et ça, c'est un scénario qui me paraît plus qu'envisageable. Marine Le pen part très haut et elle va monter encore plus, j'en suis certain. Elle enregistre de plus en plus de ralliements. Elle menace donc directement Sarkozy, qui n'a d'autre choix pour tenter de regagner le terrain que d'essayer de durcir sa campagne. Sauf que c'est fichu, il a montré son impéritie pendant 5 ans dans les domaines qu'il pourrait partager avec le FN (sécurité, immigration, particulièrement).
Il reste un espace central désormais dégagé. Bayrou est actuellement sur son socle, à 7-8% d'intentions de vote. Il faut espérer qu'il décolle pour rassembler tout l'électorat centriste, que j'évalue à 15% environ. Pas plus, parce que Hollande va fixer tous les sociaux-démocrates et nous ne pouvons donc pas espérer les rallier.
15%, ce serait évidemment très bien. Mais pas suffisant. Il faut réussir à monter à 20 voire 21 pour se qualifier.
La seconde place de finaliste va donc se jouer entre Marine Le pen, Nicolas Sarkozy, et, s'il réussit à émerger, François Bayrou.
C'est loin d'être joué pour nous. Le MoDem n'a toujours pas de programme digne de ce nom (ne me parlez pas du projet humaniste, il me donne des boutons rien que d'en prononcer le nom). Il y a un embryon de programme solide et raisonné avec l'État d'Urgence de Bayrou, et heureusement, toutes ses propositions de 2007 qui demeurent à 90% valides. Il va falloir étoffer tout cela, nous avons un retard conséquent sur les autres grandes forces politiques.
Il y a un gros espace sur notre centre-droit. Le MoDem part de loin, c'est un parti de centre-gauche. Mais Bayrou, lui, est un authentique centriste démocrate-chrétien. En principe, il est légitime sur cet espace, même s'il a brouillé considérablement son image ces dernières années.
Il faut donc occuper l'espace de la droite modérée, avec un avantage : elle commence à ne plus pouvoir voir Sarkozy en peinture. Cela ne se ressent pas encore en termes d'intentions de votes (encore que, il suffit de considérer les scores de Borloo, ou même de Morin) mais dans la classe politique, des parlementaires qui sont excédés par Sarkozy, il y en a, d'autant qu'ils ont compris, désormais, qu'il les mène dans le mur.
C'est un très très gros challenge pour nous autres, centristes, mais qui sait : peut-être pouvons-nous coiffer in extremis la droite sarkozyste et le FN sur le poteau.
En tout cas, stratégiquement, ce devrait être notre but. La droite modérée n'a plus rien à perdre, et elle sait qu'avec Sarkozy elle est foutue : qu'est-ce que vous en pensez, l'Faucon, Rubin, Xerbias, le Chafouin qui a déjà donné un peu son avis, Alexandre, Vlad, Val le nain, Corto, Crapoto, Alain Lambert et, tiens, même Koz qui était prêt à balancer un gros caillasse à Bayrou il y a trois-quatre ans ?
Avec Bayrou, il lui reste une petite chance...
15:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
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mardi, 11 octobre 2011
J'ai trouvé Aubry et Hollande très responsables
Dans les dents, l'Montebourg. Il a voulu faire le malin avec sa démondialisation et se prend pour le preneur d'otages de la gauche, moyennant quoi Martine Aubry et François Hollande ont tous deux rejeté le protectionnisme ; Martine a clairement fait savoir qu'elle ne changerait pas, et Hollande a récusé les zig-zags, tous deux substituant à la démondialisation le concept d'échanges justes (que défend aussi le MoDem).
Bref, en somme, la ligne choisie est celle, claire, de la social-démocratie. De toutes façons, j'ai fait mes comptes : 31+39 = 70% pour la social-démocratie. A cela il faut ajouter 6(Royal) + 5(Valls) de gauche réformiste. Total = 81%.
Les Français de gauche ne vont pas se laisser emm... par les diktats des démondialisateurs dont seuls l'extrême-gauche et le FN partagent l'analyse économique alors qu'ils ont été plus de 80% (pour ceux qui ont voté) à choisir la social-démocratie ou le réformisme de gauche.
Perso, je préfère la démocratie-chrétienne et/ou les libéraux, mais je pense qu'on peut s'entendre sur un certains nombres de points (pas tous) avec les sociaux-démocrates.
Voilà qui devrait apporter une réponse à Fillon qui avait sommé les deux leaders sociaux-démocrates de choisir entre le gauchisme et la social-démocratie.
17:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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samedi, 30 juillet 2011
Brunerie, l'accueillir ou pas ?
Les médias ont fait état de la volonté de Maxime Brunerie, auteur d'une tentative d'assassinat manqué contre Jacques Chirac, d'adhérer au MoDem et de soutenir Bayrou.
Juste après l'épisode norvégien, ça ne donne pas vraiment envie. Maxime Brunerie a tout de même assidûment fréquenté le MNR de Mégret, les groupes néo-nazis et j'en passe.
Certes, je crois, jusqu'à un certain degré, à la rédemption, mais tout de même...
Il est vrai, toutefois, que Maxime Brunerie, en 2001, cherchait, paraît-il, une mort glorieuse, espérant finir sous les balles des services de sécurité présidentiels. Je conçois que l'on puisse verser dans de dangereuses formes de mal-être, mais les choix politiques, dans des circonstances et un état semblables, traduisent tout de même quelque chose d'inquiétant sur le fond.
J'ai notamment lu son entretien sur Atlantico : j'aimerais savoir ce qui l'attire exactement au MoDem...Brunerie dit être attaché avant toutes choses à la Nation et à la Tradition, le tout avec une majuscule à chaque mot. Le MoDem a bien des attachements, mais je ne crois pas que ces deux-là lui soient une priorité.
Je n'ai pas lu son livre et ne le connais que par les extraits qui figurent sur la Toile et ce qu'en disent différents médias. Ce que je comprends, c'est qu'il a fait une partie du chemin, mais pas encore l'autre. Par exemple, il en semble pas conscient de tout ce qu'il doit au maire de Courcouronnes, qui a tout fait pour sa réinsertion. Il a en revanche vu de près ce qu'était l'infâme univers carcéral dans lequel la France mélange allègrement violeurs, pédophiles, braqueurs, voleurs et cetera, comme s'il n'y avait pas de différences de nature entre les différents crimes et délits qui les ont amené en prison.
Au passage, j'en profite pour faire une parenthèse : j'entends souvent que les criminels où les mineurs que l'on envoie en prison en ressortent plus durs. De ce fait, les bonnes âmes en concluent qu'il ne faut pas envoyer les mineurs délinquants en prison. La conclusion logique à laquelle j'arrive, moi, ce n'est pas qu'il faut supprimer la prison, mais la réformer. Une prison à visage humain, qui trie clairement les criminels et les délinquants tout en prévoyant les moyens de réinsertion des moins endurcis dans le mal est la condition sine qua non d'une politique de répression réussie. Tout comme la prévention, la répression nécessite des moyens importants. C'est le genre de chose qu'un Guéant, un Hortefeux, un Sarkozy, ou encore tous les trublions de la droite populaire (sans parler du FN) ne semblent vraiment pas avoir compris...
Revenons à Brunerie : il ne me semble pas mûr pour l'action politique. Je regrette l'impulsivité (une fois de plus, c'en est agaçant...) de Bayrou qui aurait du se garder de décréter qu'il n'y avait pas de place pour les déséquilibrés au MoDem. Franchement, si je cherche, je vais en trouver d'autres, moi au MoDem, même s'il y en a certainement moins qu'il y a deux ans. Soyons honnête : c'est une marque de fabrique du militantisme et de la politique que de fourbir les partis en déséquilibrés plus ou moins prononcés. Il y en a dans tous les partis...Ça n'était pas très chrétien, en somme, d'accueillir ainsi la demande de Brunerie.
Je pense que nous devrions lui faire une réponse circonstanciée et ne pas lui refuser un entretien, de manière à ce qu'il réalise qu'il est encore bien loin de la ligne politique du MoDem, à l'heure actuelle.
00:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (40) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 20 juillet 2011
Coincés !
La crise qui frappe l'euro n'a pas fini de nous réserver de mauvaises surprises, et en particulier la suivante : la France est sous surveillance, comme toutes les nations de la zone euro. Or, elle continue d'emprunter des montants importants compte-tenu du poids de sa dette. Le problème, c'est que les marchés échaudés par les exemples grecs, portugais et irlandais, ne voient pas vraiment d'un bon oeil un état déjà fortement endetté tenter de lever des fonds très importants pour s'engager dans le sauvetage de pays qui ressemblent à s'y méprendre à des paniers percés. Nous pourrions bien y perdre même notre note AAA, à en croire l'agence Reuters. Il va donc être très difficile de faire jouer la solidarité européenne : quelqu'un qui se noie ne peut pas sauver un noyé, cela ne s'est jamais vu.
Ainsi, ce n'est pas seulement le risque de défaut du pays emprunteur, comme l'observe Xerbias, qui rendrait caduque une intervention massive de la France, mais bien plus simplement l'état de ses finances.
Je crois qu'il n'est plus temps de se demander si réduire la dette est de gauche ou non : un certain François Bayrou la qualifie de danger mortel, d'épée de Damoclès pour notre pays depuis plusieurs années. Chacun y va de sa petite fredaine pour pousser la chansonnette et entonner un air désormais connu. Mais dans la réalité, la gauche promeut un programme qui comporte de nouvelles dépenses, et la droite n'a pas les moyens des niches fiscales et des suppressions d'impôts qu'elle prévoit.
En matière de dette, cela me semble à peu près clair, seul François Bayrou est crédible. Je pense d'ailleurs que c'est le seul qui ne proposera pas la vente de châteaux en Espagne.
Diluer le risque comme le proposent Marielle de Sarnez, François Bayrou et le MoDem (plus généralement l'ADLE) présente l'avantage de reculer l'échéance, mais elle ne la fait pas disparaître pour autant.
Il n'y aura aucune marge de manoeuvre pour la France tant qu'elle n'aura pas recouvré un équilibre budgétaire. Il ne s'agit plus de disserter sur le déficit, il s'agit de discuter des économies que nous pouvons faire et des priorités que nous accordons à nos différents budgets.
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mercredi, 13 juillet 2011
Charybde et Scylla
La Grèce connaît une situation budgétaire dramatique. Il est de bon ton, on l'entend parfois, de ne la considérer que comme un vulgaire tonneau des Danaïdes qu'il serait vain de remplir.
Je partage globalement l'avis que Marielle de Sarnez exprime dans sa lettre du mois de juin 2011. On ne peut pas proposer que du sang et des larmes aux Grecs. Il leur faut une perspective. Qand les Dieux offrirent à Épiméthée la boîte qui fit plus tard le malheur des hommes, ils y placèrent malgré tout l'espérance, puisque Pandore la trouva après l'avoir ouverte.
On ne peut donc exiger des efforts surhumains de la part des Grecs sans leur offrir un espoir. En ce sens, Marielle de Sarnez n'a pas tort de proposer que les fonds récupérés sur le désengagement de l'État grec alimentent pour partie un fond d'investissement pour la croissance et l'avenir.
Plus généralement, le MoDem, et, je le suppose l'ADLE, suggèrent de conjurer le mauvais sort en couvrant les emprunts des différents États de l'Union européenne par le biais d'euro-obligations.
C'est une arme à double-tranchant. C'est l'irresponsabilité qui a amené plusieurs pays d'Europe au bord du gouffre. Quand on paie à plusieurs, on est tenté plus facilement de s'en remettre au pot commun.
S'il y a euro-obligations au sens financier du terme, il devrait y avoir une euro obligations au sens propre cette fois-ci, et les unes et les autres devraient être étroitement corrélées.
Au premier rang des obligations auxquelles devraient se soumettre les états européens, c'est évidemment la maîtrise de leur dépense et...la collecte correcte de leurs impôts ! Il semble, par exemple, que des pays comme l'Italie et la Grèce soient avant tout victimes d'une forte évasion fiscale. Ce qui pousse (pour l'instant !) les agences de notation à accorder encore beaucoup de crédit à la France, c'est que, comme les marchés financiers, elles considèrent que la France est capable de lever beaucoup d'impôts et que son opinion publique y est habituée.
L'impôt ne peut toutefois être la seule variable d'ajustement du déficit : on sait qu'à un certain stade, il obère considérablement l'investissement et la croissance.
Il faut donc naviguer comme l'Ulysse de l'Odyssée avec Charybde et Scylla entre l'un et l'autre, évitant le tourbillon des dépenses sans fin et la gueule vorace de la collection d'impôts sans frein...
19:32 Publié dans Europe, International | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mardi, 05 juillet 2011
Je suis le site centriste de référence, moi ????
Il y avait beaucoup de visiteurs, hier, chez moi...Le Monde et link influence ont réalisé une cartographie du web politique. Manifestement, mon collègue A perdre la raison et moi-même avons largement squizzé les partis politiques. Lui, il figure au même titre que le site du PS sur la carte comme figure emblématique de la gauche, et moi, bingo, j'ai fait mieux, j'ai effacé tous les sites centristes à commencer par celui du Mouvement Démocrate ainsi que son réseau social.
Je suis donc un centriste z'influent. La gloire, quoi.
Du côté de la fachosphère, fdesouche a mis dedans le site du FN. Très bien fait, au demeurant, le site de ce parti, l'un des seuls dont le programme soit lisible et clair. On devrait s'en inspirer (de la présentation, pas des idées, évidemment) pour notre programme à nous autres centristes.
Eh bien s'il est vraiment z'influent, le centriste en question, ils feraient bien de l'écouter de temps en temps, les autres centristes, et particulièrement le MoDem.
Parce que par les temps qui courent, ça diverge sérieusement de mon côté. Moi, ma Bible, mes Livres Sybillins, mon oracle, c'est ça (bayrou.fr). Certainement pas ça (projet humaniste).
11:13 Publié dans Blog, Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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dimanche, 12 juin 2011
Idées sur l'école, de l'UMP au MoDem.
J'ai pris connaissance d'une proposition de l'UMP assez intéressante (pour une fois) sur les collèges, ces jours derniers : séparer élèves de sixième/cinquième et élèves de 4ème/3ème. En soi, le principe est bon, mais le problème, c'est la faisabilité. L'UMP voudrait réserver des établissements aux deux premiers niveaux et d'autres aux deux suivants. Impossible à gérer en emplois du temps, temps de service des enseignants, et cetera. En outre, je trouve parfaitement démago et idiot de se servir de cette idée pour en faire un instrument de mixité sociale. Ils m'énervent avec leur mixité sociale, les uns et les autres. Je l'ai déjà dit, ils n'ont qu'à proposer de l'excellence partout, mais comme actuellement, le mot d'ordre, c'est d'acheter le ban et l'arrière-ban pédagogolâtre en banalisant ses idées en échange de son silence sur la raréfaction des moyens...l'excellence, on peut se la carrer là où je pense.
Positif, je propose une amélioration à l'idée de l'UMP : séparer en effet jeunes pré-adolescents et adolescents par les horaires de cours et de cantines, tout simplement. Récréations différentes, heures de demi-pension différentes également, et on obtient ainsi une part du résultat voulu. Ce n'est pas de la tarte à organiser, mais, en tout cas, tout de même plus simple que de prévoir des établissements spécifiques. Enfin, ne soyons pas négatifs, l'idée va être testée à Meaux : on verra bien ce que cela donnera, à condition que l'on parvienne à obtenir des données finales pas trop faisandées, évidemment.
M'enfin, au moins, l'idée de l'UMP était intéressante. Il en va tout autrement des déclarations du MoDem ce week-end. Je ne sais pas qui signe les communiqués à propos de l'éducation, mais j'aimerais bien le savoir. Il y a dans le tas, c'est sûr, un enragé/une enragée de la chronobiologie. La grande idée (à la c..) du moment, ce sont les rythmes scolaires.
Donc, voilà, je récapitule : le MoDem veut donc faire travailler plus ces fainéants d'instituteurs, parce que vous comprenez, les journées scolaires sont trop longues mais l'année scolaire est trop courte.
Débile.
Admettons que l'année scolaire soit plus longue : que vont devenir les élèves livrés à eux-mêmes lorsqque les cours s'arrêteront, disons, à 13h00 ? Des activités l'après-midi ? Financées avec quel argent alors que l'Éducation Nationale manque déjà cruellement de moyens ? En payant davantage les enseignants ? Ah, c'est réaliste de dire plus d'enseignants davantage payés alors que nous savons que nos déficits nous laissent une marge de manoeuvre très modérée ?
Et puis ce qui est imbécile au possible, c'est que les enfants ne seront pas moins fatigués au mois de juin parce qu'ils auront eu d'autres activités, même si elles ne sont pas scolaires ; la différence c'est qu'ils devront travailler trois semaines de plus. Ils ne seront donc pas davantage reposés, c'est parfaitement illusoire. En revanche, au risque de me répéter, puisque j'ai déjà fait le calcul, rien qu'en temps de déplacement, les enseignants seront au minimum perdants de 10 jours gratis.
Et puis à la limite, je m'en fous. Je trouve qu'il y a des choses autrement plus importantes et intéressantes à dire et à faire sur l'école que de faire des rythmes scolaires l'alpha et l'oméga de la pensée démocrate.
Je ne parle même pas de l'expression "collèges hors les murs" qui renvoie à la pure doxa socialo-pédagogolâtrisante. Tiens, t'en veux un collège hors-les-murs ? Eh bien lis le bilan.
Je ne sais pas, moi, réhabilitons la maison de correction, plutôt. Ça va bien, un temps, le politiquement correct. Je ne suis pas venu à l'UDF pour ça.
Alors, moi, je commence à en avoir assez de lire conneries sur conneries du parti dont je suis adhérent. Ras la casquette. Entre les déclarations purement posturales, les non-idées et les essartz recyclés de propositions de gauche, je commence à en avoir ma claque de ce parti, moi. Je soutiendrai Bayrou jusqu'au bout parce que j'ai de l'estime pour lui, mais je vais sérieusement songer à mettre les voiles entre la présidentielle et les législatives pour échouer, d'ailleurs, je ne sais pas trop où...
00:27 Publié dans Education, Politique | Lien permanent | Commentaires (61) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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