Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 13 mai 2017

En Marche/MoDem, une alliance qui marche !

Je n'ai pas pu résister à la tentation du jeu de mots facile. Les différends entre les deux formations se sont aplanies et je m'en réjouis.

Les derniers sondages sont excellents. Nous nous envolons.

Harris donne notre duo à 29% aux législatives, le FN et LR à 20% chacun, la France insoumise à 14%, le PS moribond à 7% et les autres formations à 3% ou moins.

Si ces sondages prometteurs se concrétisent, nous pouvons espérer une vraie majorité à l'Assemblée nationale.

En Marche est neuve, le MoDem a 10 ans à peine, et nous pouvons pour la première fois exercer le pouvoir afin d'appliquer nos idées économiques et sociales au devenir de la France.

Certains points programmatiques seront à mon avis à améliorer, mais la base est saine.

 

17:11 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : modem, en marche |  Facebook | | |

vendredi, 12 mai 2017

Seul le MoDem peut garantir les promesses de Macron et d'En marche

J'ai pris connaissance des 428 investitures d'En Marche hier. Je dois dire qu'elles sont séduisantes et qu'un beau travail a été accompli. Mais je suis en revanche très contrarié d'y voir le MoDem misérable.

Soyons clairs : Emmanuel Macron s'est engagé à moraliser la politique et à rémunérer le travail justement auprès de François Bayrou. Il va de soi qu'il doit y avoir des garants de ces promesses. Ce ne peut être évidemment pas les investis d'En marche puisque c'est une demande du MoDem.

Le MoDem doit donc disposer d'un groupe suffisamment conséquent à l'Assemblée Nationale pour s'assurer de pouvoir défendre les intérêts des Français.

Je ne voudrais pas être désagréable, mais je rappelle qu'Emmanuel Macron voulait une loi El-Khomri puissance 10 et d'ailleurs, il a investi cette dernière.

Moi, je suis fondamentalement hostile au contenu de cette loi, à plusieurs titres. Et François Bayrou, et avec lui le MoDem, s'était dressé contre les baisses de rémunération qu'elle entraînait. Je ne vois pas du tout d'un bon oeil Emmanuel Macron pouvoir agir à sa guise dans ce domaine.

Mon vote et celui de pas mal d'autres électeurs du MoDem pourraient se déplacer si nous voyons que vous avons été victimes d'un marché de dupes et que notre partenaire politique ne nous paraît pas fiable.

Qui dit qu'il va tenir le reste de ses engagements s'il commence déjà à ne pas en respecter un ?

J'espère que tous sauront aplanir les différents et pour ce qui me concerne, je préviens que je n'ai pas l'intention d'être le dindon de la farce.

13:27 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : modem, en marche |  Facebook | | |

vendredi, 03 mars 2017

Le MoDem maintiendra son alliance avec Macron même si Juppé se présente

Et voilà, Marielle de Sarnez a confirmé ce que je pressentais. C'est de toutes façons logique. Le MoDem ne lâchera pas Macron. Mais bon sang, que de rebondissements dans cette présidentielle ! Un vrai thriller. Il faudra écrire son histoire plus tard, d'autant que, je le suppose, nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

J'avais souligné la possibilité d'un accord Mélenchon-Hamon mais il y a d'autres options auxquelles je n'avais pas pensé jusqu'ici : les parrainages des maires sont publics, désormais, et de plus, pas mal d'entre eux sont passablement lassés des requêtes et jugent que l'on ne s'occupe pas d'eux, particulièrement pour les petites communes.

Imaginons un scénario de folie : 

a) Macron n'obtient pas les 500 parrainages car le PS essaie de le bloquer tandis que l'UDI maintient son alliance avec les LR. C'est possible d'autant que, comme je l'ai fait observer, c'est une erreur de décréter unilatéralement la baisse de la taxe d'habitation. C'est aux administrés et à leurs maires de voir cela entre eux. Une décision venue de l'État sonne comme un gros déni de démocratie et prive ou donne le sentiment de priver les petites communes de leur principale source de revenus.

b) Marine Le pen n'obtient pas ses parrainages. Cela me semble peu probable parce que le FN dispose désormais d'un solide réseau d'élus et je rappelle que potentiellement, il y a 47 000 parrains même si beaucoup sont tenus par leur majorité politique.

c) Mélenchon n'obtient pas ses parrainages. Je suppose que c'est peu probable aussi. Le Front de gauche a des élus, mais, comme il ne s'est plus allié au PS depuis un moment, il en a beaucoup moins que ce dont disposait autrefois le PC. 

Il n'y a pas de risques pour les deux partis de pouvoir.

Dans les trois cas que j'ai cités, si jamais une candidature devenait impossible, ce serait quand même un sacré déni de démocratie. Gageons que de tels retournements ne se produiront pas.

d) les sondages sont si incertains, qu'ils font erreur et que le score de Marine Le pen est bien supérieur à celui qu'annoncent les sondeurs et ce aux deux tours. C'est le risque le plus probable même si le FN est suffisamment normalisé, désormais, pour que les sondés ne cherchent plus à cacher leur vote. Je continue à ne pas exclure une victoire de Marine Le pen au second tour, que ce soit contre Macron, Juppé ou Fillon. 

Il y a actuellement quatre blocs à peu près égaux en poids, mais avec une proportion dominante pour le FN. S'il doit y avoir pendant les législatives qui suivront des triangulaires, a fortiori des quadrangulaires, on peut dire que le FN gagnera à tous les coups. S'il y a un front républicain, on avalisera l'impression qu'il y a un establishment qui se ligue contre le FN et cela fait monter ce parti. Il n'y qu'à voir l'évolution des votes et des sondages au fil des élections. Autant dire qu'il y a là une martingale macabre...

Bref, la France, comme tant d'autres pays depuis quelques années, est entrée dans un futur incertain.

 

18:39 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : modem, macron |  Facebook | | |

mardi, 24 janvier 2017

Macron et le jugement d'un sympathisant démocrate

Ascagne est le pseudonyme d'un militant ou sympathisant démocrate. Je dis souvent que je ne trouve presque jamais de différences avec les avis exprimés par François Bayrou mais je peux en dire quasiment autant des commentaires qu'Ascagne peut faire sur ce blog.

Je trouve très juste l'analyse qu'il expose sur Macron dans un commentaire récent. Je la partage à 100% et le félicite pour son engagement sincère et courageux.

La voici :

Pour le moment, je ne vois guère de différence entre les gens qui nous demandent de soutenir dès maintenant Macron (dans la perspective évidente d'affaiblir au maximum Bayrou et le Modem) et ceux qui publiaient des tribunes affirmant qu'il fallait soutenir Hollande dès le premier tour en 2012 et ne même pas se rassembler (parce qu'après tout, Hollande avait promis d'instaurer la proportionnelle, n'est-ce pas ?).

J'ai assez suivi l'évolution de Macron depuis son arrivée au gouvernement pour avoir bien des réserves sur de nombreux points. Le fait qu'il ne me semble pas du tout prêt à présider la République n'est pas le moindre. Le peu que je peux voir sur l'éducation et le supérieur ne m'inspire aucune confiance et je pense que les mêmes réseaux à l'origine des dernières réformes dans ces domaines le soutiennent. Sans parler de certains think tanks qui se préparent à sortir le champagne que Fillon ou Macron gagne, parce qu'ils auront été écoutés dans les deux cas.

Pour moi, la politique, ce n'est pas seulement la façade, l'effet de mode dû à une conjoncture de sondages favorables, l'ivresse de la campagne présidentielle. J'ai rejoint le Modem alors qu'il était déjà placé devant les difficultés et j'ai vu les mêmes personnes qui se mettent "en marche" aujourd'hui avoir choisi alors le repli et l'inaction.

Pour ma part, je crois en la nécessité d'un parti démocrate-centriste se voulant indépendant et restant à distance des aveuglements idéologiques de la droite et de la gauche ou d'une tendance moderniste dénuée d'esprit critique.
Et je préfère de loin un Bayrou moins médiatique et souriant que Macron, mais dont les idées et les combats sont connus, sans confusion possible. C'est quelqu'un qui s'est tenu à la bonne distance du tout Paris et des pouvoirs médiatique et financier depuis longtemps et c'est important à mes yeux.

23:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : bayrou, macron, modem |  Facebook | | |

mercredi, 01 juin 2016

Le Modem portera-t-il la révolution économique ?

Il y a une révolution douce qui secoue d'ores et déjà nos modèles économiques, mais qui je le crois, s'amplifiera autant qu'une onde sismique peut annoncer le tremblement de terre : le peer to peer appliqué à de très nombreux services et bientôt à l'industrie.

Il y a d'abord eu l'idée que les individus pouvaient se constituer en réseau pour échanger des connaissances : cela a été la base internet, puis des newsgroups et enfin des premiers wikis. Les réseaux sociaux ont suivi. Nous vivons l'étape suivante qui est celle de l'application de cette idée à l'économie. Airbnb, blablacar, ouicar, guest to guest, sont autant de plate-formes qui permettent aux citoyens d'échanger logements, automobiles, ou encore de se les louer directement sans passer par de gros intermédiaires. On retrouve aussi cette idée dans un site comme lingoo, plate-forme d'échanges et accueil linguistiques entre pays. Les ruches qui essaiment mettent en contact producteurs et consommateurs sans passer par des distributeurs. Votre voisin cuisine pour vous et si vous trouvez le site qui convient, il peut aussi venir effectuer toute une série de menues réparations dans votre maison.

Un pas a été franchi quand les imprimantes 3D sont devenues des biens accessibles au plus grand nombre. Il est devenu possible pour un quidam ordinaire de concevoir et produire sur places des objets industriels, parfois bien plus sophistiqués que ce que permettaient les grosses machines-outil de l'industrie.

Aujourd'hui, il existe des plate-forme de reventes de fichiers 3D pour imprimer chez soi tel ou tel produit et on peut même si on le veut commander des pièces spécifiques, d'autant que les scanner 3D apparaissent à leur tour.

Les grandes sociétés de service réfléchissent de plus en plus à la valeur ajoutée que représente le télé-travail : temps de transport économisé pour le salarié, mais aussi, pour l'entreprise, des locaux et de la place en moins pour disposer et entretenir les outils de travail. D'une certaine manière, on peut même dire que l'entreprise bénéficie à titre gratuit de l'espace immobilier privé du salarié. Une dépense de moins pour elle.

François Bayrou avait eu l'intuition de comprendre que le circuit court était l'avenir économique mais hélas, et je lui ai écrit pour l'inviter à compléter son programme en janvier (en vain) il n'a pas développé son projet au-delà de cette idée.

Il y a pourtant, j'en suis presque sûr, un véritable virage, social et économique qui s'opère. Aucun parti politique ne s'en rend compte, aucune figure politique ne le réalise. C'est là où j'attendrai le MoDem.

L'avenir n'est pas l'État, et je crois que Corine Lepage s'est radicalement trompée dans son Vivre autrement, quand elle envisageait une mutation vers une économie écologique entièrement pilotée par l'État. L'avenir, c'est l'individu, les petits réseaux, le peer to peer.

Bien que l'opinion publique et l'intelligentsia les conchient régulièrement, les libéraux libertariens et autres anacapitalistes prophétisent de longue date cette révolution. Qui lit attentivement Hashtable, aura constaté qu'il a évoqué il y a plus de quatre années déjà certaines de ces évolutions. Je n'entends pas par là que j'approuve le modèle social qu'il promeut ou encore sa vision de l'énergie (par exemple, des mini-centrales nucléaires autonomes pour chaque ensemble urbanisé, ce qui commence à se faire et a l'avantage de réduire considérablement les coûts de transfert et et distribution de l'énergie mais qui laisse à la charge des villes leur achat, leur sécurité et leur entretien avec tout ce que cela comporte comme risques...). En revanche, les libéraux, et Hashtable en particulier, sont très attentifs aux tentatives des individus pour se libérer de la tutelle des États et des gros groupes. C'est une erreur de ne pas les consulter en décrétant que leur idéologie est un gros mot et qu'eux sont le Mal. Leur pensée originale, avec ses qualités et ses défauts, a quelque chose à apporter à plus d'un égard au monde de demain, quand bien même fût-elle truffée d'outrances.

Mon sentiment est que le MoDem a un rôle à jouer, s'il veut bien en prendre le risque, s'il veut accompagner l'Histoire en marche. Bayrou et ses circuits-courts, Marielle de Sarnez et son état facilitateur, Yann Wehrling et ses villes intelligentes ont ouvert une brèche. Il faut s'y engouffrer et la creuser. L'élection de 2017 verra s'affronter des idées classiques, souvent éculées. Ce sera la bataille des conservatismes et des réactions de toute obédience. L'espoir, ce serait une force politique qui proposerait autre chose, qui sortirait des idées préconçues et irait vers les individus sans chercher à les manipuler ni à leur inoculer une idéologie malfaisante et nocive comme le font l'extrême-gauche, l'extrême-droite et les complotistes de toute sorte à l'heure actuelle.

Est-ce que le MoDem saura endosser cette responsabilité historique ?

 

 

dimanche, 01 mai 2016

Les Républicains et l'agriculture : aïe la cata...

J'ai lu avec intérêt le document d'orientation des Républicains sur l'agriculture (lien ici).

Les auteurs du projet annoncent dès l'introduction les axes directeurs de leur réflexion : la France est une puissance exportatrice dans ce domaine et la souveraineté alimentaire est un pilier stratégique de notre économie et notre diplomatie. Les auteurs jugent donc que les mesures qui répondent à ces deux exigences doivent l'emporter sur tous les autres impératifs. Ils récusent en conséquence avec vigueur l'agro-écologie génératrice de normes pénalisantes pour nos agriculteurs.

J'avais initialement écrit une analyse de l'ensemble du document, mais à la réflexion, à quoi bon : les propositions de ce parti heurtent frontalement l'idée que je me fais du devenir agricole de la France, peu ou prou celles du MoDem (à lire ici).

Les auteurs du projet exposent clairement leur intention de déconstruire les normes sanitaires et environnementales, ou, tout du moins, leur abondance.

Si je suis favorable aux simplifications, pour le reste, je me méfie comme de la peste des tentatives de jouer avec notre santé.

Je pense vraiment qu'il faut aller vers une agriculture biologique. Je reconnais qu'il y a une vraie difficulté parce qu'il faut rendre possible les reconversions des très grosses exploitations actuelles. Je ne vois pas comment y parvenir sans aide de l'État et de l'Europe, pour être franc. C'est d'ailleurs ce que propose l'Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe.

Toutefois, je me fais le raisonnement économique assez simple, j'espère qu'il est valide : ce qui fait la richesse, c'est le montant de la valeur ajoutée. Les produits biologiques se vendent plus cher que les produits agricoles ordinaires. Certes, leurs coûts de production sont plus élevés, mais généralement, la marge réalisée l'est aussi. Je pense donc qu'on pourrait revenir vers des exploitations plus petites, et, pour ce qui est de l'exportation, pourquoi ne pas envisager de faire de la France une puissance exportatrice d'alimentation biologique ? Je n'ai que les chiffres de 2013 mais nous en étions alors à 309 millions d'euros (lien ici). Il est vrai que d'ici à atteindre les 76 milliards d'euros de l'ensemble de la production  agricole, il y a un long chemin...

Il y a au bout de ce raisonnement quelque chose qui me paraît en revanche inévitable : on ne peut pas passer à une alimentation majoritairement biologique si les consommateurs n'acceptent pas de payer plus cher les produits qu'ils achètent. Cela revient ni plus ni moins à une hausse des prix. C'est quelque chose auquel il faut réfléchir. Peut-être que les conséquences positives dans le domaine sanitaire d'une alimentation bio compensent les surcoûts. A voir et à réfléchir.

Une chose me paraît certaine : pour les Républicains, ces objectifs sont inconciliables. Tout leur projet va dans le sens du maintien d'une agriculture lourde et intensive, telle que nous la pratiquons depuis cinquante ans.

 

 

jeudi, 14 avril 2016

Réfugiés : et si la France écoutait Marielle de Sarnez ?

Sur la question des filières d'immigration et des admissions de réfugiés, Marielle de Sarnez a une position constante (et de bon sens) depuis toujours (en tout cas, au moins depuis que je la connais).

C'est l'absence de filières sûres et légales qui provoque une flux de réfugiés dans des conditions effroyables sur le sol européen.

Ce que propose Marielle de Sarnez est simplement le bon sens : que l'Europe établisse des représentations partout où il y a des exils massifs et donc des demandes d'asile à prévoir. On construit des bureaux au Liban, en zone kurde en Syrie ou en Irak, en Turquie, bref, partout où il y a un grand nombre de candidats à l'émigration et on traite les dossiers sur place.

Si on est logique, on le fait tous ensembles, nous les Européens, à défaut, au moins ceux qui seront d'accord pour cette procédure. Et si on veut aider les réfugiés à vivre décemment, on organise des systèmes de sanitaires, de la distribution d'eau, et on recrute des gens valables parmi les réfugiés pour protéger les femmes (bon, tout cela, c'est moi qui l'ajoute à la proposition initiale de Marielle de Sarnez - et de l'ADLE et du MoDem qui la soutiennent).

L'Europe ne peut déléguer son droit d'asile aux pays qui l'entourent. Elle doit, au contraire, assumer son droit d'asile, l'harmoniser, réformer enfin Dublin, et gérer des voies d'accès légales et sûres pour les réfugiés syriens, comme l'a fait récemment le Canada par exemple.

Voilà, ça me paraît le moins.

14:24 Publié dans Europe, Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : réfugiés, sarnez, adle, modem |  Facebook | | |

dimanche, 06 mars 2016

Rassembler les centristes ? Pas sans programme commun.

Je ne parviens pas à m'accorder avec mon ami Des mots crates : je le vois s'affliger sur son blog de ce que le centre arrive à l'échéance de la prochaine présidentielle en ordre dispersé. Mais qu'importe l'ordre du centre. Je ne crois pas à une majorité centriste. Je ne crois qu'à une majorité d'idées. Je regrette de devoir le dire, mais ce que j'ai vu des différentes chapelles centristes ne m'incite pas vraiment à l'optimisme. Plus grave : je pense avoir plus en commun avec Mélenchon sur l'éducation, par exemple, qu'avec l'UDI. Beaucoup plus. Comment imaginer former une majorité avec des gens dont je ne partage à presqu'aucun point de vue les idées dans ce domaine ?

Ce n'est pas tout : j'ai lu, sur le site de l'UDI, dans un communiqué du 24 février 2016, que Philippe Vigier estimait que la loi el Khomri allait dans le bon sens. Ce n'est pas mon opinion, je l'ai déjà écrit ici. Jamais je ne signerai la pétition de Caroline de Haas (je me méfie tout à fait de cette socialiste professionnelle et de son parcours idéologique) mais je ne m'associe pas pour autant à la loi. Les Républicains ont été bien imprudents de juger cette réforme courageuse : près de 70% de leur électorat la récuse. Cela devrait les faire réfléchir. J'approuve, à l'inverse, le bon sens et la sagesse de François Bayrou et Marielle de Sarnez (on peut lire son entretien avec Yves Thréard sur le site du MoDem). Plutôt que de lancer à l'improviste une loi qui fragilise tout le monde, il aurait été plus intelligent d'étudier la piste d'un contrat unique à droits progressifs, une idée que François Bayrou et Marielle de Sarnez proposent depuis plusieurs années. Malheureusement, je n'ai pas souvenir d'avoir vu une proposition de ce genre figurer à l'UDI ou dans toute autre chapelle centriste.

Des différentes mesures qu'a pu suggérer l'UDI, il n'y a que sur les retraites (à lire ici) que j'ai pu à peu près me retrouver.

Je ne vais pas épiloguer. J'aimerais que les différents militants centristes travaillent sur les idées plutôt que les sur les alliances ou les rassemblements. Quand nous aurons des idées communes, les rassemblements se feront naturellement.

00:18 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : udi, modem, centre |  Facebook | | |

lundi, 04 janvier 2016

Un néo-stoïcisme pour le MoDem ?

En ce début d'année 2016 je viens de renouveler mon adhésion au MoDem, et ce pour la neuvième fois. J'ai esquissé le 14 décembre dernier l'axe majeur d'un nouveau projet politique.

Les philosophies antiques ont cette supériorité sur les pensées abstraites modernes qu'elles sont tournées vers des sagesses pratiques. Pythagoriciens, Platoniciens, Cyniques, Aristotéliciens, Épicuriens, Stoïciens et d'autres encore ont tous en vue l'amélioration de l'Homme par l'Homme et non par une quelconque idéologie.

Toutes ces pensées m'intéressent, mais j'ai un attachement particulier pour le stoïcisme. Le stoïcisme n'offre pas comme perspective le changement d'autrui mais celui de se changer soi-même. Ce n'est pas pour autant un repli sur soi puisque le stoïcien considère que tout individu, d'où qu'il vienne, peu importe son pays, a vocation à être son concitoyen et compatriote. 

Le stoïcisme m'intéresse parce qu'il propose à l'être humain d'être l'acteur de son propre changement, d'être l'acteur de son Bien. 

Il y a une traduction politique de cette considération : nous citoyens, avons le pouvoir d'agir sur l'ordre des choses parce que nous pouvons choisir ce que nous décidons de faire.

D'un point de vue stoïcien, il est peu utile de chercher à dévier ce sur quoi nous n'avons pas ou que peu prise. Mieux vaut se concentrer sur les choses qui sont à notre portée. 

Au nom d'une telle morale, on pourrait verser dans l'ascèse par refus du consumérisme mais on peut aussi en faire une traduction économique en estimant que notre porte-monnaie est susceptible de devenir intelligent et orienter alors nos dépenses en vertu de ce que nous jugeons être le Bien ou non. Sur cette base, on doit pouvoir décliner une large palette de labels garantissant l'adhésion à une charte éthique, environnementale ou simplement économique. Comme dans l'ordo-libéralisme, l'État aurait comme rôle principal d'être un arbitre et un régulateur fiable en garantissant l'authenticité et la qualité des labels.

Les lecteurs de ce billet pourraient me demander pourquoi j'ai choisi le stoïcisme pour éclairer la doctrine politique du MoDem et les idées de Bayrou. J'apprécie les Stoïciens à deux égards :

- à aucun moment, à l'inverse de Platon ou Aristote, ils n'ont cherché, dans leurs théories, à instaurer un gouvernement de sages, de philosophes ou de tout ce que vous voudrez de tel.

- mais ils ne tombent pas pour autant dans le travers de l'épicurisme, le repli sur l'amitié au détriment de l'investissement politique.

Un stoïcien tend à penser que son action vertueuse a un impact sur l'ensemble de la cité, principalement parce qu'il a conscience d'un ordre supérieur qui guide sa marche vers le Bien. Denis Badré, ancien sénateur du MoDem, exprimait au fond une idée assez similaire dans un aphorisme de sa composition au cours d'une conversation que j'avais eue avec lui, il y a quelques année :

« Pour que son sillon soit droit, le laboureur oriente sa charrue vers une étoile. »

Pas de folie des grandeurs pour autant ; Marc-Aurèle écrit un jour en s'adressant à lui-même «Ne t'attends pas à la République de Platon, mais sois satisfait du plus petit progrès, et, ce résultat, ne le considère pas comme une petite chose.»

C'est un idéal de modération qui devrait guider notre réflexion politique. Appliqué à l'école, par exemple, on en finirait avec les réformes imbéciles et successives qui la chamboulent en tout sens et sont maintenues malgré leur inefficacité crasse et démontrée. 

Il y a un dernier aspect fort sympathique dans le stoïcisme : le refus de la soumission. Soyons clair : il ne s'agit pas de se révolter pour se révolter mais bien plus simplement de conserver envers et contre tout sa liberté et tout particulièrement sa liberté de représentation, notamment face aux fantasmes des passions.

Je ne suis pas le seul à réfléchir au renouvellement de l'action politique. Cela intéresse aussi Authueil qui vient d'écrire un billet à propos du "collaboratif"en politique sur son blog.

 

mardi, 15 décembre 2015

Philippine, génération montante du MoDem

Philippine LaniessePhilippine, je la connais. Nous nous sommes rencontrés à l'occasion d'une réunion chez Béatrice, une élue MoDem, il y a quelques années. Philippine illustre de façon positive l'esprit du militantisme tel que je le conçois pas tel que je l'ai dénoncé dans mon précédent billet.

Philippine n'est pas quelqu'un qui hurle, tempête, exige, réclame son dû. Ce n'est pas non plus quelqu'un qui veut faire table rase du passé, véhicule des idéaux grandioses et parle sans discontinuer des valeurs  du centre ou même des siennes.

Philippine a la tête sur les épaules. C'est une jeune femme modeste, qui accepte de participer à une édification commune, même si ce ne sont pas ses idées que l'on met en avant d'abord, même si ce n'est pas elle que l'on promeut. 

Philippine n'a pas de problème d'ego. Elle ne soumet pas à un chantage incessant ses co-listiers ni les principaux responsables politiques de son parti à l'aune de ses analyses personnelles et accepte les compromis. Elle ne juge pas non plus ceux qu'elle affronte ou au contraire avec lesquels elle s'allie sur des étiquettes mais simplement sur ce qu'ils disent et font ou ont fait. Droitier, gauchiste, sarkozyste, autant d'épithètes véhéments qui lui indiffèrent.

Philippine est sûre de son éthique personnelle : elle n'a pas besoin de se réclamer de ses valeurs à tout bout de champ ni d'en parler sans cesse parce qu'elles fondent son engagement et que son action politique est simplement leur expression.

En plus d'être intelligente, Philippine est une jolie jeune femme, ce qui ne gâche rien. Mais ce n'est pas pour cela qu'elle m'a convaincu de ré-adhérer au MoDem cette année. En fait, on n'a même pas parlé ensemble, ou, tout du moins, pas de ré-adhésion. 

Philippine m'a convaincu simplement par son action et ses préoccupations. Pas de posture politicienne quand elle s'exprime, de l'intérêt et du pragmatisme notamment sur le thème de l'emploi et de l'alternance, pour lesquels elle a des idées à proposer et à mettre en application. Elle a, à cet effet, bien en tête la possible déclinaison francilienne du Made in France en lequel je fonde tant d'espoirs, à l'instar de Bayrou.

J'ai de la chance, Philippine Laniesse est une nouvelle élue au conseil régional d'île de France, puisqu'elle figurait en bonne position sur la liste de Valérie Pécresse (je rappelle que le MoDem a fait alliance avec la candidate de la droite). Je vais donc pouvoir l'interpeller, lui proposer le fruit de mes propres réflexions, et j'ai bon espoir de pouvoir l'inviter à répondre à quelques questions ici, sur ce blog, sur le devenir de l'île de France au fil des mois qui vont passer.