samedi, 03 mai 2008

Treize siècles pour le Mont Saint-Michel !

Eh oui, cela ne le rajeunit pas notre bon vieux Mont ! Le sanctuaire construit par l'évêque Aubert sur le Mont Tombe (nom originel de l'îlot) le fut en 708. A vrai dire, Saint-Michel en personne était venu le suggérer à Aubert, à en croire les dires de ce dernier.

J'en profite pour signaler l'initiative originale d'une agence atypique, Mont Saint-Michel Voyages : elle vient de lancer  l’opération "un bus un arbre". Une participation symbolique de 1euro (incluse dans les forfaits groupes) sera demandée aux passagers des autocars accueillis par Mont St Michel Voyages, pour l’achat d’un arbre, qu’ils planteront eux-mêmes. L’objectif étant de créer une forêt, véritable sanctuaire pour la faune et la flore de la baie et lieu de villégiature des touristes. Cette forêt portera le nom de "Forêt de Thibaut". 

Cela me plaît plutôt bien, cette idée. 

En revanche, du côté de la baie et de ses habitants, cela ne va pas fort : les braves saumons qui avaient trouvé là un havre de paix en raison d'une directive qui faisait de la zone un espace protégé vont morfler à nouveau. Une association locale, se réclamant de la pêche traditionnelle, a réussi à casser l'arrêt et à obtenir à nouveau le droit de pêche.

Je me méfie des associations qui se réclament de la tradition : elles cachent souvent des buts inavouables, et, de toutes façons, la tradition n'est pas un un argument en soi dés lors qu'une pratique est nocive. 

Enfin, le Mont est au centre d'une polémique : un moine d'origine italienne qui aurait vécu à Constantinople, aurait traduit là une grande partie de l'oeuvre d'Aristote, en latin. Or, l'historiographie traditionnelle nous enseigne que c'est la civilisation arabe qui a transmis à l'Occident les textes aristotéliciens. 

Côté démographie, en revanche, ça commence à sentir le sapin, comme on dit familièrement : plus que 41 habitants et 3 naissances seulement en 2006. Quand je pense qu'au milieu du 19ème siècle, ils étaient plus de 1000 habitants là-bas... Il y a tout de même 103 électeurs (plus que le nombre d'habitants, mais il suffit de payer ses impôts sur place...).

Le maire actuel (un divers droite qui a manifestement battu son concurrent UMP) Eric Vannier, est originaire du Mont lui-même, et, au passage, PDG de la fameuse Mère Poulard. Apparemment, il a mené sa campagne sur une idée directrice, qui est de rendre au Mont Saint-Michel son caractère maritime.

Au fait : y'a une section locale du MoDem, là-bas ? Quand on cherche sur google, tout ce que l'on voit, c'est qu'il y a des prises pour modem dans pas mal d'hôtels locaux, mais ça s'arrête là...

samedi, 19 avril 2008

Supplique aux c...

Un de mes lecteurs, Alexandre, m'a proposé ce petit poème que je trouve plutôt amusant. Alors je le publie à l'intention de tous ici.

 

Supplique aux cons

De nos jours, on pourrait croire à une religion
Mais non, c'est bien plus simple
Ils sont juste victimes d'une contagion
Même si certains vont au temple
C'est uniquement pour mieux tromper son prochain
Ils se font passer pour d'honnêtes citoyens

De nos jours, ils sont légion
On en trouve un peu partout
Jusqu'au plus profond de nos régions
Toujours prêt à nous faire de mauvais coups
Il faut les excuser, ils ne le font pas exprès
C'est malheureusement comme ça qu'ils sont faits

Mais souvent, on n'en peut plus
On voudrait s'en débarrasser
Or certains ont été élus
Et sont décidés à s'accrocher

Alors mes chers con citoyens
Je vous en prie, écoutez-moi
Il serait bon, pour notre bien
De méditer, pour une fois.

dimanche, 06 avril 2008

Temple du Mod...euh du Soleil

Selon Jean Arthuis, il paraîtrait que le MoDem serait dirigé comme le Temple Solaire...

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samedi, 05 avril 2008

Ecologie des Bisounours

Au sein du landernau politique de la Toile, une nouvelle espèce est apparue depuis quelques mois : le bisounours.

Si a "bisounours" attitude est transpartisane, elle se pare toutefois volontiers d'oripeaux oranges, usurpant l'éclat de cette magnifique couleur comme le coucou qui pond son oeuf dans le nid des autres oiseaux. 

Le Bisounours manifeste son existence par de bruyantes démonstrations d'affectivité. Parent proche du mouton de Panurge, il se déplace rarement seul mais presque toujours en bande et communique par des onomatopées qui lui sont propres. Nous en avons relevé quelques unes pour l'édification des esprits curieux : "bisous", "Gros bisous", "je t'apprécie", "mon bisounours adoré" , "affectueusement" et cetera...

Par essence, l'émotivité débordante du Bisounours étouffe toute forme de pensée construite. Là où le Bisounours passe, l'intelligence trépasse. 

Si le Bisounours paraît de prime abord d'un naturel doux et avenant, en réalité, il n'en est rien et son comportement tourne vite à l'aigreur. En effet le moindre des travers du Bisounours, par dedelà son insondable vacuité, est de cultiver une très haute image de lui-même. Aussi s'étonne-t-il  très rapidement de ce que personne ne prête attention à ses récriminations et autres vains glapissements sans consistance. De là, son étonnement se mue en aigreur, puis, cède à la rage furieuse. 

Les Bisounours adorent se congratuler entre eux et ont le plus grand mal à imaginer qu'une autre forme de vie ou de pensée que la leur existe.

Le profond narcissisme des Bisounours peut les conduire à s'affronter, mais, jamais sur le terrain des idées, idées qui leur font généralement défaut. Toutefois, terrorisés à l'idée d'exprimer une pensée autre que bisounourse, ces courts affrontements tournent bien vite à l'effusion dégoûlinante de bons sentiments aussi hypocrites qu'inconsistants. 

Les Bisounours ont le plus grand mal à faire face aux contrariétés de toutes sortes et aux aléas de l'existence politique, d'autant qu'ils s'imaginent irremplaçables. La défaite permanente de la pensée qui les habite, associée à une incapacité fondamentale à se projeter dans l'avenir les conduisent, la plupart du temps, à renoncer tà toute forme d'efforts, y compris intellectuels.

On a longtemps hésité chez les naturalistes à classifier précisément cette espèce, à mi-chemin de la hyène et du vautour. Toutefois, certains érudits éclairés ont vu en eux une sous-espèce particulièrement affamée de charognards.

Certaines femelles bisounourses sont très agressives et hargneuses, et il ne fait pas bon les déranger dans leur tanière. Les mâles bisounours sont d'autant moins inquiétants, en dépit de leurs tentatives d'intimidation, que leur gabarit relève pour les plus agressifs du roquet, et pour les plus tempérants, du caniche frisé. Ils aiment, toutefois, à venir faire les beaux devant les femelles bisounourses, n'hésitant pas à défier bruyamment les autres créatures qui s'aventurent sur leur territoire.

Au final, cette espèce est un peu à la politique ce qu'une nuée de sauterelles est à l'agriculture, d'autant plus que sa fécondité galopante assure sa propagation rapide : là où elle s'abat, elle ne laisse que ruines, champs dévastés et terres stériles.

 

Prochains épisodes :

Bisounours en colère

Témoignage : un hérétique chez les Bisounours, descente au fond du Néant. 

mercredi, 02 avril 2008

Vivre plusieurs vies en une seule

Je viens de terminer ma promenade hebdomadaire sur le blog d'Axel, Page 2007, et je suis tombé sur une vidéo de présentation d'une jeune comédienne très intéressante. Hélène Merlin a tourné un petit court-métrage très original par lequel elle exprime ses motivations de comédienne. L'enchanteresse portebien son nom :-)

Ce que j'ai aimé, c'est qu'elle commence par présenter, à l'aide de bandes en V8 de son enfance les différents métiers qu'elle a envisagé d'exercer, puis, faute de pouvoir choisie, la solution qui s'est naturellement imposée à elle : devenir comédienne ! En effet, seul l'acteur peut interpréter tous les rôles. Très bien vu, et très bien pensé. L'idée me plaît beaucoup, et cela prouve aussi que cette jeune actrice a réfléchi sur son métier et ses motivations profondes. L'aspect multi-forme du travail de l'artiste acteur est particulièrement prégnant dans ce petit court-métrage que j'invite à aller visionner. Axel, me semble-t-il, s'est donné pour but de promouvoir de jeunes talent qui auraient sinon du mal à éclore dans la nasse médiatique, qui laisse souvent bien peu de place aux jeunes pousses. C'est tout à son honneur, d'autant que cet effort est totalement bénévole de sa part.

En tout cas, pour le coup, il en a clairement détecté un. Je précise d'ailleurs qu'il propose une filmographie plus complète et représentative sur film7.com.

lundi, 31 mars 2008

Le mystère Carla Bruni

J'avoue que la nouvelle épouse de Nicolas Sarkozy m'intrigue. A vrai dire, pour l'instant, il me semble qu'elle n'a pas fait un faux pas. En fait, elle semble fort discrète, si bien que l'on ne sait pas quel est son rôle auprès du Président, à suppposer qu'elle souhaite seulement avoir un rôle. Curieuse relation que la leur. En fait, c'est dingue, mais je ne sais pas quoi dire vraiment à son sujet. J'ai l'impression qu'elle ne cherche pas à s'impliquer politiquement, même si elle a ses propres opinions. Mon sentiment, en fait, c'est que Nicolas Sarkozy et elle n'ont pas les mêmes convictions, mais qu'ils vivent un amour passion très ardent. La question que je me pose, mais c'est une interrogation littéraire et psychologique, pas une interrogation politique, c'est ce qu'il restera de ce mariage au fil des ans.

En fait, ils ont eu un coup de foudre l'un pour l'autre, si on résume la situation.  J'avais pensé au Vicomte de Valmont à la Marquise de Merteuil pour me figurer leur relation, mais en fait, cela ne tient pas vraiment. Carla Bruni m'apparaît plus comme un improbable téléscopage entre la Présidente de Tourvel et la Marquise de Merteuil, et Nicolas Sarkozy est bien trop primaire pour un vicomte de Valmont.

Je ne parviens pas à trouver de figures littéraires qui correspondraient à Nicolas Sarkozy, à quelques exceptions près, mais il faut aller les chercher dans la Grèce antique, du côté des chefs de parti dans l'Athènes de Périclès. 

A la rigueur, il me ferait bien penser à Cléon, l'un des chefs du parti populaire pendant la Guerre du Péloponèse. Un peu le même genre. D'une certaine manière, Cléon est un peu l'ancêtre du bling-bling. Pour se faire une bonne idée de Cléon, cette excellente page de H.Lantoine. Cléon promettait tout et n'importe quoi aussi. Tenait-il ses promesses ?  Faudrait que je relise la Guerre du Péloponèse. J'aime bien ce que Lantoine dit de Cléon :

Ce que nous savons du caractère de Cléon montre qu’il devait être très ambitieux  [...] nous nous trouvons en face d’un homme d’une nature violente, d’une humeur fanfaronne, porté, par sa jactance même, aux résolutions extrêmes. Il n’eut pas besoin pour séduire le peuple athénien de le corrompre, car il avait tout ce qui plaît au peuple : de l’audace, du patriotisme, et un talent de parole incontestable ; il eut le bonheur de naître à Athènes, dans une démocratie qui fut plus sage et plus modérée qu’il ne l’était lui-même [...]

S'il y en a qui veulent bien rigoler, ils peuvent lire les Acharniens d'Aristophane, et bien étudier le personnage de Lamachos (traduit par Vatenguerre par Debidour) : qu'ils ne s'étonnent pas s'ils croient reconnaître quelqu'un... Mais il y a encore mieux avec le Paphlagonien des Cavaliers. Dans la pièce il est entré récemment comme intendant chez un sympathique vieillard d'Athènes répondant au doux nom de Lepeuple. ça ne s'invente pas... 

Si l'on veut comprendre le contexte, il faut savoir que Cléon s'était fait fort de flanquer une branlée aux Spartiates, alors que Nicias, un homme politique modéré, était d'avis de temporiser. En fait, Cléon avait la critique facile, il n'était pas stratège (général). Pas de pot pour lui, Nicias, exaspéré avaitfini par démissionner, et du coup, Cléon sétait retrouvé stratège. Sauf qu'll existait un plan pour venir à bout des Spartiates, et ce plan, c'était un fin général qui l'avait mis au point, Démosthène (pas l'ennemi de Philippe de Macédoine et le défenseurde la démocratie athénienne : ça, c'est bien plus tard) qui faisait équipe avec Nicias, partageait son analyse, et était tout autant critiqué par Cléon . Cléon n'eut plus qu'à l'appliquer, et qu'à s'adjuger la victoire à bon compte...au demeurant, cela ne régla rien, comme on le vit par la suite...

Tout ça pour se dire que je me demande comment il est possible qu'un téléscopage de la marquise de Merteuil et de la Présidente de Tourvel tombe amoureuse d'un Cléon de droite. Bref, je ne sais pas quoi écrire, en ce moment.

 

samedi, 15 mars 2008

Le sparadrap de Sarkozy

Trop drôle : il paraît que Sarko aurait comparé Bayrou à un sparadrap dont on ne peut plus se débarasser. Tiens, il devrait relire Vol 714 pour Sidney, de Hergé. Si je ne m'abuse, il y a là-dedans un sparadrap qui traverse tout le bouquin...:-D

Comme quoi, faut pas se fier aux apparences. 

dimanche, 09 mars 2008

Muncipales 2008 : sondage en avant première à 16h10

Nous avons pu nous procurer, au défi de la loi française un sondage réalisé dans le 15ème arrondissement de Paris :  l'échantillon manque toutefois de représentativité, mais après tout, les sondeurs n'en sont pas à cela près.

100% des auteurs de ce blog ont voté pour leur liste préférée dans le 15ème arrondissement de Paris.

Voilà, c'était notre sondage exclusif. 

mardi, 04 mars 2008

Blood'en nuts : il faut que j'en tague six !

Bon, BGR m'a tagué, alors du coup, je suis obligé de taguer six blogs à mon tour.

Six petits aspects de ma personnalité

1. J'adore le débat. Je suis même parfois de mauvaise foi, je l'avoue, mais personne ne me fera démordre de l'idée que j'ai raison, au final. De toutes façons, comme je ne suis pas le seul  être de mauvaise foi, je contribue à participer au grand équilibre universel de la foi, bonne ou mauvaise.

2. Je me demande si je ne suis pas limite net-addict...D'ailleurs, depuis que j'ai ouvert ce blog, j'ai pris 3 kilos en plus et j'ai doublé ma consommation de coca-cola, ma boisson favorite (doux nectar divin qui vaut à mon avis l'ambroisie des mythiques dieux Olympiens). Tiens d'ailleurs, je vais aller  décapsuler une ch'tite canette.

3. Les belles filles me font craquer (les mecs, m'en fous) et cela va s'en ressentir dans mon choix final de blogs à taguer.

4. S'il y a un truc que j'adore par dessus-tout, c'est ramer à contre-courant et prendre l'opinion blogosphérique à rebrousse-poil, tout particulièrement quand il s'agit de la blogosphère MoDem.

5. Je fais partie des Bayroulâtres.

6. Je suis fasciné par tout ce qui sent le souffre, et tout particulièrement les bûchers :-D 

Bon voilà mes tags (je vous avais bien dit que je craquais pour les jolies filles)  :

Oréade (Christelle) - Quitterie - Syrine - Christelle - Valérie - Raphaële

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Mignonnes, toutes, non ? Axel, t'es là ? 

 

 

lundi, 03 mars 2008

Tempête Emma : un as de l'air évite le crash !

Rien que de voir la vidéo, j'en ai des sueurs froides ! Quel as et quel sang-froid, ce pilote !

C'est dans ces moments que l'on se sent tout petit, et que l'on se dit que la vie ne tient vraiment qu'à un fil. Le pilote qui conduit cet Airbus A-320 est un champion. Il fallait avoir le bon sens et le réflexe de faire redécoller l'appareil de la piste d'Hambourg pour revenir le poser quelques minutes plus tard.

La seule chose qui m'interpelle, toutefois, c'est de savoir pourquoi cet avion a pris son envol au beau milieu d'une telle tempête par des vents de plus de 200 km/h...D'autant plus qu'il n'a pas pu être surpris par le mauvais temps puisqu'il venait de Munich. 

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