vendredi, 20 novembre 2009
Le MoDem, le maire et le chat
Je doute que cela suffise à consoler Mirabelle après la perte de l'un de ces chats, mais voil, à défaut, une étrange histoire qui lui plaira certainement : elle implique un maire MoDem (une rareté, par les temps qui courent) et un chat.
Cela se passe à Talence, dont Alain Cazabonne est le maire : le personnel municipal (et surtout le maire) a pris en affection une petite bête à griffes cendrée. Le sympathique animal déambule dans les étages de la mairie, cherchant ici ou là une caresse, voire un peu de nourriture, et décampant quand elle constate qu'elle est personna non grata. Rosalie, chartreuse gris cendré, a ainsi élu domicile à la mairie de Talence depuis une dizaine d'années. Elle y prend ses quartiers de jour, et n'hésite pas, quand il est libre, à piquer un somme dans le fauteuil du maire. Le quotidien Sud-Ouest rapporte ainsi les propos de l'élu centriste :
« C'est la mascotte pour le personnel et je la protège, reconnaît Alain Cazabonne. Tous les matins depuis dix ans, elle se fait ouvrir et s'installe. » [...] « Des études très sérieuses montrent que la fréquence du ronronnement a un effet déstressant. Et puis, elle est tellement aimable ! »
Tiens donc, ce n'est pas sans m'évoquer l'un des poèmes fameux de Charles Baudelaire sur les chats :
[...]
Quand il miaule, on l'entend à peine,
Tant son timbre est tendre et discret;
Mais que sa voix s'apaise ou gronde,
Elle est toujours riche et profonde.
C'est là son charme et son secret.
[...]
Elle endort les plus cruels maux
Et contient toutes les extases;
Pour dire les plus longues phrases,
Elle n'a plus besoin de mots.
Il y a apparemment un consensus, au sein de l'équipe municipale, pour estimer que l'animal inspire le calme et la tranquilité. C'est un personnage intéressant, Alain Cazabonne. Il va un peu à contre-courant de la doxa, notamment à propos des métropoles. Il estime, par exemple, que la condition première de la solidarité, c'est d'abord la proximité ; or, le regroupement de nombreuses communes autour d'une très grande commune va à rebours de cette dernière. Il préfère donc de petites unités institutionnelles à de gros ensembles qui broient tout. Point de vue intéressant, et pas si fréquent, par les temps qui courent, y compris au MoDem. Si, un jour, il faut repenser l'organisation des territoires, administratif, social, économique et industriel, je me demande en effet, si l'avenir, ce ne sont pas de petites villes reliées entre elles par des transports en commun à grande vitesse, disposant chacune de petites unités de production industrielle (électricité, automobile sur le modèle de ce que propose Guy Nègre) ou pour le commerce, des SCOP, par exemple. Il y a là, à mon avis, une réflexion à mener sur l'organisation du territoire que le MoDem pourrait faire valoir par la suite lors des Régionales.
En tout cas, à Talence, pour l'instant, c'est le chat qui assure le lien social à la mairie. Ce n'est pas si mal pour un début :-)
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| Tags : chat, modem, cazabonne, talence, baudelaire |
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jeudi, 19 novembre 2009
Ali baba, le sukuk et les quarante dettes
Oh, l'instructif article de Sylvain Lapoix que voilà, ce matin, dans Marianne2 ! La France, depuis quelque temps, s'intéresse de près à la finance islamique, et, par exemple, l'université de Paris-Dauphine vient même d'ouvrir un diplôme universitaire de finance islamique.
Voyons, voyons : qu'avais-je constaté, au dernier équinoxe d'automne ? Que la France venait de modifier son code civil afin d'introduire les obligations islamiques en droit français. Jusqu'ici, j'avais pensé que c'était là l'occasion d'organiser un juteux appel de fonds en provenance des pays de l'or noir. Mais c'est encore plus subtil que je ne l'avais imaginé et Sylvain Lapoix l'explique très bien : les fameux sukuks, dont j'ai déjà parlé ici, ne sont pas considérés comme des créances, mais comme des titres de propriété. C'est très très très utile quand on cherche à évaluer le montant d'une dette. Par exemple, jouons au Dettopoly : dans la famille déficit budgétaire monstrueux, je choisis la France. Ah, mais, comment se fait-ce, la dette de la France a baissé alors que son déficit budgétaire a augmenté ? Hé hé, magie ! Prononce avec moi le mot magique "sukuk" et toutes tes dettes se transformeront en titres de propriété. Mieux, c'est ton prêteur, devenu propriétaire, qui sera considéré comme endetté au même titre que toi, puisque vous serez co-propriétaires...
Ainsi, la France, en tant que nation, pourrait devenir la co-propriété des brillantes démocraties que sont les pays du Golfe persique. Et bien sûr, son gouvernement va pouvoir continuer à creuser le déficit tout en clamant que la dette s'est réduite... Ah, au fait, on comprend peut-être mieux le récent voyage (non-officiel) de Nicolas Sarkozy en Arabie Saoudite.
C'est le trésor d'Ali Baba ces sukuks : on va pouvoir faire au moins quarante dettes avec...
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lundi, 16 novembre 2009
Mailorama, bafforama, et les jeunes «déçus»
Je viens de faire un tour chez l'ami Hashtable : il a le mérite d'avoir remis les choses à leur place à propos de la distribution d'argent qui devait avoir lieu sur le Champ de Mars, à Paris, ce week-end. Il suffit de voir la tenue des «jeunes déçus» tabassant le passant pour comprendre que la ban et l'arrière-ban de la racaille s'étaient donnés rendez-vous pour cet évènement. La presse et le gouvernement sont tombés à bras raccourcis sur l'entreprise, mais il faudrait préciser que la racaille dévaste régulièrement le Champ de Mars en toute impunité. Cela fait d'ailleurs l'objet de réactions répétées de l'élue MoDem du 7ème arrondissement, Véronique Devolvé-Rosset en conseil d'arrondissement.
Cela dit, il faut vraiment être c... pour organiser une distribution de fric ainsi. Il eût mieux valu distribuer des bons ou procéder à un tirage au sort préalable quitte à la médiatiser ensuite. Stéphane Boukris, celui qui voulait mettre en place le fameux faismesdevoirs.com est décidément le spécialiste des coups tordus. Caramba ! Raté, une fois de plus.
Quand on sait que la racaille traîne dans un endroit, on n'organise pas une manifestation de ce genre. D'ailleurs, je n'en aime pas trop le principe : les distributions, de manière générale, sans organisation sérieuse préalable, donnent toujours lieu à des débordements. Il y en avait déjà à Rome, dans l'Antiquité, lors des distributions de pains et il y en a toujours aujourd'hui.
L'entreprise a été accusée, mais l'administration qui a fait preuve d'une incompétence notoire, dans cetter histoire, c'est la Préfecture de Paris. Elle connaît le terrain, elle savait qu'il y avait des risques. Elle devait au minimum en avertir l'entreprise, et, à mon avis, interdire cette distribution en raison des risques importants de troubles à l'ordre public qui étaient prévisibles.
In fine, je l'ai déjà dit ici, et je continuerai à la relever, tout comme Hashtable, je suis expaspéré que l'on continue à désigner la racaille du nom de "jeunes". On entretient ainsi sciemment la confusion entre une jeunesse globalement tranquille et la racaille qui f... la m... partout où elle passe.
10:54 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : racaille, mailorama, argent, boukris |
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lundi, 09 novembre 2009
deux Pierre (Sarkozy) d'un coup
Après, Jean, c'est Pierre, maintenant. Pierre Sarkozy, le second fiston du Président, aurait bénéficié des amicales pressions de son père pour obtenir un financement auprès de la SCPP (société civile des producteurs phonographiques). Producteur, entre autres, de Doc Gyneco, il s'est vu refuser par cette même société une aide de 80 000 euros : bien sûr, l'Élysée a agi avec la subtilité qui la caractérise en cette difficile circonstance en se contentant de «demander les motifs du refus» à la SCPP. Juste une information neutre, bien sûr...C'est Eric Garandeau, conseiller culture et communication à l'Elysée, qui s'est chargé de contacter la SCPP en appelant Marc Guez directeur de la SCPP ; toutefois, il affirme ne pas avoir mentionné le nom de Pierre Sarkozy et déclare être sollicité en permanence par des producteurs auxquels on a refusé des subventions si bien qu'il appelle fréquemment la SCPP. Bon...Avis à la population artistique, voilà le mail de monsieur Garandeau à l'Élysée : eric.garandeau@elysee.fr. Je prends bonne note de ses déclarations.
à vrai dire, Pierre Sarkozy avait tenté d'obtenir une réponse au rejet de sa demande, mais en vain. La SCPP traite de nombreuses demandes de subvention chaque jour et n'a pas toujours le temps de motiver ses refus. D'après le Figaro, la société de Pierre Sarkozy, Minds, n'est pas membre de la SCPP, ce qui expliquerait l'absence de réactions de la société.
Je suis moi-même allé me renseigner plus précisément sur la nature exacte de la SCPP et voici ce que j'ai trouvé sur son site :
La SCPP est une société de perception et de répartition des rémunérations perçues pour le compte de ses membres auprès des utilisateurs de phonogrammes et de vidéomusiques.
Plus de 1000 producteurs sont actuellement membres de la SCPP, qui réunit de nombreux producteurs indépendants ainsi que les sociétés internationales comme EMI, Sony BMG, Universal et Warner.
La SCPP administre un répertoire de plus de 2 millions de titres enregistrés et plus de 25 000 vidéomusiques et représente plus de 80% des droits des producteurs français, soit l’essentiel du répertoire phonographique.
Ses principales missions sont :
Autoriser les utilisateurs, grâce àdes contrats généraux d'intérêt commun, à effectuer certaines exploitations de phonogrammes et vidéomusiques appartenant aux répertoires des membres de la SCPP.
Percevoir auprès des utilisateurs les rémunérations dues aux producteurs.
Répartir les rémunérations perçues entre les producteurs.
Défendre les droits des producteurs membres, notamment par des actions de lobbying auprès des pouvoirs publics français.
Lutter contre la piraterie.
Soutenir la création musicale en attribuant des subventions pour l'enregistrement de phonogrammes, la réalisation de vidéomusiques, la formation d'artistes et la diffusion de spectacles vivants.
L'affaire est embrouillée : je n'arrive pas à comprendre s'il s'agit d'une aide de 8000 euros pour un projet évalué à 80 000 euros au total ou bien d'une aide de 80 000 euros. Selon un usager du Post il s'agirait d'un montant inférieur à 10 000 euros, et la demande de Pierre Sarkozy n'aurait rien d'anormale...
Sans vilain jeu de mots, je n'aime pas trop jeter la pierre sans avoir établi clairement les tenants et les aboutissants. Mais, tout de même, encore une histoire qui ne me paraît pas nette : cela me semble tout de même aller contre les us et coutumes d'agir ainsi.
09:29 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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dimanche, 08 novembre 2009
Lyon-Marseille : quel match de folie !
L'Olympique Lyonnais et l'Olympique de Marseille viennent de livrer un véritable récital de buts aux amateurs de football et...de sensations fortes ! 5-5, la folie. Cela doit faire plus de 20 ans qu'il n'y a pas eu un score de ce type en ligue 1 !
Des matches de football comme on aimerait en voir plus longtemps, haletant jusqu'aux arrêts de jeu : cinquièmes buts marqués des deux côtés aux 90ème et 92ème minutes. A couper le souffle ! Le Faucon qui avait décidé de regarder Lyon-Marseille au coin de sa cheminée n'a pas du être déçu du spectacle...
22:58 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 05 novembre 2009
l'hérétique dîne Alone in the dark...
J'ai fait une expérience pour le moins atypique hier soir : j'ai dîné dans les ténèbres. Tout seul dans le noir : enfin, tout seul...j'exagère : j'étais accompagné, et de surcroît à une tablée elle-même entourée d'autres tablées. Le concept est pour le moins surprenant : il s'agit d'un restaurant du 4ème arrondissement de Paris dans lequel, le soir, on peut dîner dans l'obscurité la plus totale. Ce sont des non-voyants qui assurent le service (avec une grande dextérité).
La première difficulté, c'est d'accéder à la salle de restauration : on a beau vous dire que tout est plat et qu'il n'y a pas d'obstacles, vous avez le sentiment que vous allez vous ramasser à chaque pas. A la queue leu leu, se tenant par les épaules les uns les autres, c'est donc un étrange défilé qui suit le guide dans la noir : étrange monde que celui dans lequel les rôles s'inversent. Les non-voyants, Tirésias locaux, guident nos pas maladroits jusqu'à la table.
Une fois calé dans sa chaise, le plus difficile, c'est de porter la fourchette à sa bouche sans s'en mettre partout ; une découverte tactile des plats servis est plus prudente. On écarquille en vain les yeux, et puis passé les premières minutes, on se résoud à ne se laisser guider que par les sons. Les sons et...les saveurs : à titre personnel, j'ai identifié sans erreur 70% de ce que j'ai mangé. J'ai aussi été lé seul à faire tomber ma fourchette par terre. Anodin en temps normal, catastrophique dans la nuit noire. Je vous le donne en mille, celui qui l'a retrouvé, c'est notre serveur non-voyant, Didier. Une belle voix grave et tranquille qui inspire la confiance et la sérénité.
C'est Édouard de Broglie, un entrepreneur audacieux et visionnaire, qui a eu l'idée prodigieuse de créer ce restaurant. L'affaire marche bien, d'ailleurs, puisque d'autres établissements ont ouvert à Barcelone, Londres, Moscou et Bruxelles, et qu'une ouverture est prévue à New York. Tout à fait par hasard, je me suis d'ailleurs rendu compte qu'il avait été le candidat du MoDem dans le Lot aux élections législatives de 2007. Le monde est décidément petit... Son entreprise, Ethik-Event, promeut ce qui est utile et profitable. Dans le noir est une authentique réussite de la libre entreprise, puisque le restaurant fonctionne sans aucune suvbention, ni publique ni privée, et tourne à plein régime. J'ai entendu dire qu'à sa création, il fallait des mois pour pouvoir réserver une place ! Moi, j'ai eu de la chance : réservée dans l'après-midi, la chaise était encore chaude à mon arrivée le soir.
Le restaurant dispose d'un partenaire précieux : une association qui a déjà une longue histoire, l'Association Paul Guinot. Elle a vu le jour au sortir de la 1ère guerre mondiale, et s'est spécialisée rapidement dans la formation professionnelle, convaincue que le meilleur espoir d'insertion pour les mal-voyants, c'était le travail.
Bien peu d'entreprises emploient du personnel handicapé, et les sociétés de services sont à cet égard très en retard.
Dans le noir ne dispose pas seulement d'un service de restauration : on peut aussi venir prendre un pot entre amis les vendredi et samedi soir de 17h30 à 19h00 et de 23h30 à 1h00 du matin. Une idée future pour une prochaine réunion de blogueurs ?
Le restaurant se trouve au 51 rue Quincampoix dans le 4ème arrondissement de Paris.
TEL : 01 42 77 98 04 - FAX : 01 42 77 98 07 - info@danslenoir.fr
11:01 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : aveugle, restaurant, non-voyant, handicap |
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jeudi, 29 octobre 2009
Peine de mort, la crise pourrait sauver quelques vies...
Les abolitionnistes ont trouvé l'argument choc aux États-unis pour renoncer à la peine de mort : son application coûte une fortune en maintenance, procès et contre-procès. C'est fort du collier que de voir Rue89 publier un article à ce sujet dans la rubrique économique tout de même... Cela dit, les abolitionnistes s'engagent tout de même sur une pente dangereuse : les Américains pourraient aussi décider d'accélérer les procédures, et puis surtout, une peine judiciaire, quelle qu'elle soit, ne devrait pas être fonction des circonstances économiques.
Au Nouveau-Mexique, la peine capitale a été abolie : à vrai dire, l'un des contre-coups de l'apparition d'identification par l'ADN, ça a été de constater le total impressionnant d'erreurs judiciaires survenues dans les condamnations à mort ces trente dernières années aux USA. Là-bas, cela n'a pas eu l'air de faire ciller l'opinion, apparemment...
Mais sur le fond, c'est la logique marchande qui finira pas avoir raison de la peine de mort là-bas : une condamnation à mort coûte dix fois plus cher, en moyenne, que la prison à perpétuité...
16:13 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : peine de mort, peine capitale, justice |
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vendredi, 23 octobre 2009
Ce que je faisais, moi, à 23 ans ?
Qu'est-ce que je foutais, moi, à 23 ans : attendez que je fouille dans ma mémoire, vu mon grand âge. Ah oui, cela me revient, je déprimais ! C'est pour ça que je n'ai plus trop de souvenirs de cette période-là. En fait, précisément, je commençais à sortir d'une déprime. Je venais aussi de découvrir le jeu de rôles Donjons et dragons : qu'est-ce que j'ai pu me marrer, par la suite, avec ce jeu...
Sinon, j'avais déjà fait pas mal de petits boulots variés, et j'étudiais. Politiquement, je n'étais plus nulle part, mais je continuais à filer des coups de main à l'UNEF (UNEF SE, s'il vous plaît, pas ces sociaux-traîtres de l'UNEF-ID) sans pour autant me réclamer de la même couleur politique. C'était mon ouverture à moi :-) . A l'époque, je fricotais avec la gauche, mais sans grande conviction, et j'étais de sortie le 08 mars pour la journée de la femme, au grand dam des anars qui se demandaient ce que je foutais là. L'Europe faisait grand bruit, et ça chauffait avec le Traité de Maastricht qui se profilait : d'ailleurs Séguin avait débattu avec Mitterrand et appelait à voter NON. Moi j'avais été tenté par le MDC, le mouvement de Chevènement, à l'époque, mais sa position sur la Guerre du Golfe plus son hostilité à l'Europe, sans parler d'un fonctionnement un peu particulier du mouvement avaient rapidement eu raison de mes tentations. Cela dit, je dois confesser avoir voté pour lui en 2002 après avoir été à un cheveu de voter Bayrou ; mon grand regret, et il a été immédiat dans l'heure qui a suivi la dépose de mon bulletin, c'est de ne pas l'avoir fait dès cette époque : à vrai dire, en pleine démagogie anti-sécuritaire, j'avais apprécié la torgnole qu'il avait collé à un morveux qui voulait lui faire les poches (devenu plus tard un violeur, comme quoi il en aurait sans doute fallu d'autres...). Il faut dire que je ne pouvais littéralement plus encadrer Jospin et son équipe, et que je suis bien content d'avoir vu Jospin éliminé dès le premier tour, même par un candidat FN. Si c'était à refaire, je ne voterais pas davantage pour lui, et tout bien considéré, cela ne m'a pas dérangé plus que ça de voter Chirac au second tour. En 2007, je n'ai évidemment plus eu aucune hésitation à voter Bayrou.
La posture anti-libérale de Chevènement m'a toujours gêné, mais en 2002, je ne savais vraiment plus quoi voter et je n'avais pas encore fait le pas mental de voter pour l'UDF dont je suivais pourtant avec sympathie l'évolution depuis 1998. Mais je vois que je me suis éloigné de mes 23 ans, au fait. Il ne me reste plus qu'à refiler le bébé : à Claudio, par exemple, et aussi Polluxe, Roman (je ne sais plus quel âge il a exactement, mais ses 23 ans ne sont pas loin...), Hashtable (parce que là, je suis hyper curieux de savoir ce qu'il faisait et ce qu'il était à 23 ans) et puis le Faucon qui a toujours des anecdotes à nous raconter (hein Papy ? :-) ) . J'aurais bien été poser la question à Jean Sarkozy, sinon, mais je crois que c'est déjà fait :-)
11:50 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : bayrou, udf, unef, chevènement |
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jeudi, 22 octobre 2009
Sarkozy-Villepin, ça va terminer comme ça...
A mon avis, entre Sarkozy et Villepin, même si les forces semblent disproportionnées, cela va finir brutalement...
Je crois que comprendre que c'est de l'ultimate fighting...
13:05 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : sarkozy, villepin, ultimate fighting |
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dimanche, 18 octobre 2009
Médor Sarkozy et le Grand Lutèce
Salut, je me présente, je suis Médor Sarkozy. Oui, oui, Sarkozy, hein, ne me confondez pas avec Médor Morin un cousin à moi... Dans ma famille, on est verni, non ? Mon cousin s'était présenté à la députation, mais moi, je fais plus puissant que lui : comme je suis le teckel à poil ras du Prince Jean (pas Jean sans terre, non, au contraire, avec beaucoup de terres, au fait ) et que, vous le savez, mon gentil maître est désormais appelé aux plus hautes responsabilités, je souhaiterais moi aussi avoir une niche de luxe sans être obligé de la demander.
Bien sur, ce n'est un secret pour personne : mon bon maître doit sa nomination aux plans secrets de son généreux père pour pouvoir construire de jolies tours en toute quiétude, avec le soutien de ses féaux, dans la belle plaine qui s'étend au nord-ouest de Lutèce. Oui, parce que Dom Christian, son proche ami, s'occupe du reste : il veut agrandir Lutèce mais ne souhaite pas que les bourgmestres des environs lui mettent des bâtons dans les roues de ses chariots. Donc, pour être sûr de ne pas avoir de problèmes, Dom Christian a trouvé la solution : il suffit de ne pas leur demander leur avis, tout simplement. Et si jamais certains réclament de pouvoir parler, eh bien ils n'auront qu'à déposer une réclamation au Grand Conseil de mon bon maître ! Simple comme un os à ronger, non ?
On dit que mon bon maître ne serait pas versé dans les arts libéraux : ce n'est pas important ! Dans le temps, on étudiait les sentences de Pierre Lombard, dans les universités, mais aujourd'hui, celles de Maître Didier suffisent bien largement.
Bientôt, je n'aurai plus à rentrer à la niche : je pourrai aller m'ébattre par de courbes voies jusqu'aux marécages de Putiauz puisque bientôt, je vous le prédis, tout cela appartiendra à mon généreux maître. Et le fait que mon géniteur soit le teckel à poil ras du roi Sarkoz 1er n'y est absolument pour rien, je vous l'assure ! Non, ce n'est que par mon seul mérite de teckel que j'escompte bien obtenir ce privilège de naissance.
06:54 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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