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jeudi, 01 septembre 2016

Baisses des salaires enseignants : merci qui ? Najat et Pépère...

Ils sont trop forts Hollande et Vallaud-Belkacem. On les entend claironner qu'ils ont revalorisé les salaires des enseignants. Un mensonge de plus et un beau. Je passe sur la baisse des salaires des enseignants de classes préparatoires, ça, c'est déjà du passé, mais j'attire en revanche l'attention sur les enseignants de collège qui font des heures supplémentaires : 500 euros de moins par an pour ceux qui font 21 heures ou plus. Sarko, c'était travailler plus pour gagner plus, Hollande c'est encore mieux : travailler plus pour gagner moins.

Lisez le décret sur legifrance. 500 euros de moins par an. C'est qui les 21% de masochistes chez les enseignants, qui veulent encore voter Hollande ou plus généralement pour le PS en 2017 ?

Je ne veux pas dire, mais quand je regarde la classe politique, on peut dire qu'il n'y a que deux figures qui respectent les enseignants et ne les prennent pas pour des sous-merdes.

Bayrou et Mélenchon.

Le problème c'est que le second conduirait la France dans le mur en claironnant avec son programme économique s'il arrivait au pouvoir.

Il ne reste donc plus que Bayrou, qui, de toutes façons, est devenu le plus populaire chez les personnels de l'Éducation Nationale. Eh bien j'invite les 21% de fous qui soutiennent encore Hollande et le PS à basculer au plus vite chez Bayrou.

Je conclus quand même en songeant que Najat Vallaud-Belkacem est une sacrée hypocrite...Pour retrouver un tel niveau d'autosatisfaction et de suffisance dans le mensonge et la déliquescence il faut remonter à Luc Chatel, dernier ministre sarkozyste de l'Éducation, qui la valait bien. 

 

11:16 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : enseignant, salaire, bayrou, nvb |  Facebook | | |

samedi, 22 décembre 2012

Prof ? +150 euros en 9 ans !

C'est amusant que Peillon utilise les mêmes méthodes que Châtel avec les enseignants. Il envisage une timide revalorisation, mais...en début de carrière, évidemment. Là où cela ne coûte pas grand chose. 

L'inconvénient, c'est que cela écrase complètement les salaires des enseignants à 10 ou 15 ans d'expérience.

Il y a un système d'évolution, lié aux inspections, qui fait que les enseignants voient leur salaire évoluer tous les trois ans au mieux en milieu de carrière et tous les cinq ans au pire. 

Aucun ministre n'a jamais fait campagne là-dessus pour convaincre de jeunes naïfs de venir mettre les pieds dans le merdier qu'est devenue notre école : l'augmentation de salaire en net tourne autour de 120 euros.

Pas d'inspection pendant dix ans (les inspecteurs ne se déplacent pas toujours) , un début de carrière un peu poussif et un professeur peut ne voir son salaire augmenter que de 120 euros en 9 ans !

Les salaires sont toutefois revalorisés de l'inflation chaque année : mais il y a là un gros pipeau. L'inflation, c'est une moyenne, et elle ne tient pas du tout compte de la disparité des territoires. Dans les grandes villes prisées, à commencer par Paris, il n'y a d'enseignants que ceux qui ont convolé avec de riches conjonts, les héritiers, ou ceux dont le statut au PS leur assure une dose suffisante de copinage pour pouvoir bénéficer de logements de fonctions ou sociaux (contrairement aux idées reçues, l'investissement dans un syndicat enseignant ne rapporte plus aucun avantage, même au plus haut niveau, sauf à avoir la double appartenance avec un parti de gauche...).

Pour les autres, dans le baba...Et en plus on leur demande 5 années d'étude, désormais, pour se faire entuber 42 à 43 ans...

08:48 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : salaire, enseignant |  Facebook | | |

samedi, 03 mars 2012

Profs et escoqueries, Sarko, the Artist !

Bon. Sarko : 2, Hollande : 1 au connomètre. Là, c'est du grand art : Sarkozy propose "d'augmenter de 25%" les enseignants du secondaire qui accepteraient de demeurer 26 heures dans leur établissement au lieu de 18. La charge de travail hebdomadaire estimée d'un enseignant est d'environ 37 heures, avec un sévère bonus pour les enseignants de lettres. Chaque heure passée dans l'établissement se double généralement d'une heure de préparation. Cela dit, le coeur de l'escroquerie, c'est que, comme dans toutes les professions, les enseignants peuvent déjà faire des heures supplémentaires. Leur profession est  la seule (à ma connaissance) en France, où une heure supplémentaire légalement déclarée est payée moins qu'une heure ordinaire (elle n'est payée que 8 mois sur 12). Mais là, bingo, Sarko propose ni plus ni moins de réduire significativement le salaire de ceux qui feront des heures plus, puisqu'un tel choix reviendrait pour eux à perdre 50% du surplus qu'ils gagnent actuellement.

Travailler plus pour gagner moins, il l'a fait le Sarko. C'est incroyable, ce gars-là : il ressort les mêmes slogans à la noix qu'en 2007, mais cette fois, il propose en bonne et due forme des solutions pour gagner moins en travaillant plus.

Bilan des propositions de Sarkozy pour les profs : travailler plus dans la semaine, travailler plus dans l'année, être payé moins à la fin du mois. Il paraît qu'il existe encore 19% d'enseignants qui envisagent de voter pour Sarkozy : eh, les gars et les filles, vous êtes sûrs de votre choix ? C'est pas pour dire, mais Bayrou, lui au moins, vous pouvez être certains qu'il ne vous arnaquera pas dans les grandes longueurs comme les deux autres...

10:46 Publié dans Education, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : sarkozy, profs, salaire |  Facebook | | |

jeudi, 24 novembre 2011

Blocage des salaires à l'Éducation Nationale

Châtel, il a vraiment la tête du fayot de la Sarkozie. Toujours content de lui, quand il a son nonos. C'est vraiment le roi de l'entube.

Là, il est tout content parce qu'il vient d'annoncer qu'il va augmenter les jeunes profs. Il a juste oublié de préciser qu'il bloquait les salaires de tous les autres enseignants pendant trois ans, dans le même temps.

Hop, un petit coup d'oeil sur le site du SNES, le puissant syndicat des enseignants du secondaire, et qu'apprend-on ?

Le Ministère a dans ses cartons une réforme qui consiste à faire évaluer les enseignants non plus par des inspecteurs, mais par des chefs d'établissement. Au passage, réforme idiote : elle favorise les effets de cour, et surtout, prive l'État d'un corps indispensable : l'inspection. Un État qui se débarasse de ses inspecteurs est un État qui entend bien se laver les mains de ce qu'il se passe dans ses basses oeuvres. Or, partout un corps de contrôle est absolument nécessaire.

Squizzer l'inspection pédagogique est un grand moment de la chateloconnerie. Rendons à Châtel ce qui ne lui appartient pas, c'est en projet sans doute ailleurs qu'à l'UMP.

Non, le tour de force, c'est l'arnaque de 1ère qualité qu'a mis au point Châtel. Pour appliquer sa réforme, il a décidé de bloquer l'avancement des enseignants pendant trois ans à l'ancienneté. De 2012 à 2015.

Or, un enseignant ne met jamais moins de trois ans à franchir un échelon de carrière. C'est même trois ans au début, mais rapidement 3.5, puis 5 ans. 

Je ne suis pas mauvais en soustraction : 2015-2012 = 3.

Les salaires des enseignants seront donc bloqués pendant trois ans à l'Éducation Nationale.

Heureusement qu'il y a le SNES et l'hérétique qui veillent au grain, non ? Y'a quand même un truc qui me frappe,  c'est qu'un grand silence plane dans la presse et les appareils politiques...

On dit quoi, sinon, au Président du pouvoir d'achat, chez les enseignants ? Merci ? Quand je pense que l'UMP veut au passage les coller 35 heures dans les établissements, tout comme les Socialistes, je pense que le recrutement n'a pas fini de s'effondrer...

17:01 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : salaire, enseignant |  Facebook | | |

vendredi, 11 juin 2010

Le cas Boutin me laisse perplexe

Le salaire que touchait Christine Boutin pour sa mission sur la mondialisation a fait grand bruit. Plus exactement, ce qui a buzzé, c'est le fait qu'elle cumule sa retraite de parlementaire et le dit salaire. Et puis on a jugé çà et là que le salaire était trop élevé. C'est bien possible, mais je ne comprends pas pourquoi la Toile est tombée à bras raccourcis sur Christine Boutin.

Est-ce que cela signifie que l'on ne peut plus cumuler une retraite et un salaire ? Ce n'est pas un très bon signal : au contraire, il faut favoriser l'adjonction de l'un avec l'autre. Non, le seul angle d'attaque cohérent, me semble-t-il, c'est contre son employeur. En ces temps de disette budgétaire, alors que l'État regorge de hauts fonctionnaires compétents, quel besoin était-il d'engager de manière surnuméraire une parlementaire à la retraite ?

Christine Boutin a tort de renoncer à son salaire tout en poursuivant sa mission. Cette mission est un travail, et tout travail mérite salaire. Il valait mieux, comme l'a souligné le Faucon, jeter l'éponge.

En tout cas, j'espère bien que la jurisprudence va s'appliquer, au point où l'on en est : des missions, confiées à tous les échelons de la vie politique, elles sont légions en France. J'aimerais simplement que l'on s'appuie sur un argument de bon sens, du type Rasoir d'Ockam : supprimons tout ce qui n'est pas nécessaire. Ce serait un premier pas pour réapprendre à dépenser au sein des pouvoirs publics français.

Évidemment, si l'on pense que ce sont des missions de complaisance, alors il faut aller jusqu'au bout et poursuivre en pénal, puisqu'il ne s'agit plus d'une dépense surnuméraire mais de trafic d'influence...

Pour conclure, je plussoie la proposition de Valérie Pécresse. On devrait faire de même, d'ailleurs, dans les municipalités, les conseils généraux et les conseils régionaux...

13:05 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : boutin, salaire, mission |  Facebook | | |

mercredi, 26 août 2009

Les cinq milliards de la BNP

Comme je le dis souvent, disposer de commentateurs de qualité, sur un blog, c'est très utile. Je reprends donc le commentaire de Fangio sur un billet précédent dans lequel j'approuvais la BNP de rémunérer ses traders et ses salariés de son pôle BFI (division finance). L'un des principaux arguments de ceux qui s'indignent de ces salaires, c'est de faire valoir que la BNP a touché de l'argent public (c'est faux, c'était un prêt et pas à un taux d'ami...). Voilà qui devrait édifier Fred, en particulier, (pourtant pas un affreux gauchiste, en principe), mais également éduquer aux saines règles du marché un gauchiste authentique et lui permettre ainsi de soigner ses humeurs :-)

Je passe les détails, mais les 5 milliards n'ont pas servi à spéculer, ou marginalement, mais à faire face à des obligations de court terme. Il faudrait rappeler que le bilan d'une banque comme BNP, c'est 2 ou 3000 milliards, gardons le sens des proportions. Simplement, les banques font des opérations de refinancement en permanence, et avec le gel du marché interbancaire, toutes les banques, y compris les plus solvables (comme BNP ou la SG) risquaient l'asphyxie. Quant aux "spéculations", je tiens à rappeler (peu de gens le savent ou le comprennent) que le marché des subprimes n'était PAS un marché spéculatif: au contraire, on achetait de la dette AAA, sensée être très sûre, quand on avait besoin de titres sécurisés (c'était une alternative aux titres souverains). Plus largement, la spéculation n'a RIEN, mais alors vraiment rien à voir avec la crise. 

Quant au fait que les banques n'aient pas "ouvert les vannes du crédit", il faudrait quand même rappeler que c'est le métier de base d'une banque de prêter, que c'est comme ça que la majorité des employés gagnent leur vie (les traders sont une infime minorité -j'en profite pour rappeler que le milliard de BNP profite à beaucoup plus de monde qu'aux seuls traders).

Pour les risques du trading, ils sont (hors fraudes, comme le cas Kerviel) beaucoup mieux maîtrisés que les gens le croient (je ne vais pas rentrer dans les détails techniques, mais les banques ne jouent pas à pile ou face comme l’apprenti trader moyen sur Boursorama…). 

Pour finir avec le fameux argument des taux, je vais lui tordre le cou : il est techniquement totalement faux : les taux directeurs déterminent les taux à court terme uniquement, or il n’existe pas de taux unique de marché, mais des taux dépendant des maturités. Aujourd’hui, par exemple, l’Euribor 1 mois (un taux interbancaire très courant) est à 0.491%. En revanche, les banques prêtent (que ce soit aux particuliers ou aux entreprises) généralement à long terme. Or les taux à 20 ans sont aujourd’hui à 3.997%. Ajoutons le fait que les banques se financent elles-mêmes sur les marchés à environ Euribor + 1% (soit dans les 5% à 20 ans) et qu’elles doivent bien sûr mettre une marge (et de ce point de vue, il faudrait souligner que de nombreux économistes, en 2005-2006, tiraient la sonnette d’alarme sur  les marges -au moins dans les activités destinées aux entreprises, mais aussi certains marchés immobiliers, comme les subprimes dont une des erreurs a été de demander des marges trop basses !), on les obtient tes taux à 4% et plus
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vendredi, 31 octobre 2008

L'aide à domicile en immersion sous le SMIC

Gourault.jpgJ'ai adoré la formulation de Jacqueline Gourault, Sénatrice MoDem, pour évoquer les difficultés de survie des salariés de l'aide à domicile.Question n°5920 du JO du Sénat, elle suggère au gouvernement de les sortir de l'immersion sous le SMIC. De ne pas leur plonger la tête dans l'eau, quoi, en somme...

Mme Jacqueline Gourault appelle l'attention de M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité sur le secteur de l'aide à domicile en matière de politique salariale. En effet, ce secteur en pleine progression compte 38 % de salariés aux salaires conventionnels n'atteignant pas le SMIC. Alors que les besoins liés à l'évolution de la société n'ont jamais été aussi importants et devraient encore accroître l'activité de ces structures, celles-ci peinent à embaucher et à fidéliser leurs employés. Ces structures sont, par ailleurs, fortement pénalisées par la hausse du prix du carburant. Ainsi, l'enveloppe financière annoncée pour le secteur de l'aide à domicile et destinée à mener la politique salariale est jugée insuffisante et ne permet ni d'envisager une politique de rémunération correcte ni une augmentation suffisante de la valeur du point. À cet effet, un avenant a été signé lors de la commission mixte paritaire du 27 juin 2008 : il augmente la valeur du point de 2 % en le portant à 5,286 euros à compter du 1er juillet 2008 et modifie les premiers coefficients des grilles A et B à partir du 1er juillet 2008 afin de les sortir d'une immersion sous le SMIC. Les services d'aide à domicile demandent aujourd'hui au Gouvernement d'agréer cet accord signé par les partenaires sociaux. En conséquence, elle aimerait connaître les intentions du Gouvernement sur ce dossier.