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mercredi, 01 mars 2017

Une trêve pour tous les délinquants ?

Quand je pense que Marine Le pen et François Fillon n'ont eu de cesse de réclamer de la fermeté de la justice...les voilà aujourd'hui à réclamer une trêve judiciaire...

S'il y a bien quelque chose qui m'exaspère, c'est ça : on est puissant alors on se croit à l'abri des lois. Je crois avoir suffisamment vitupéré ici contre la racaille pour laquelle je ne souhaite aucune forme de laxisme sans faire de même pour exiger justice et fermeté contre les tricheurs Marine Le pen et François Fillon.

Position partagée par Emmanuel Macron, d'ailleurs, puisqu'il a déclaré  :

«Si certains proposent aujourd'hui un trêve, elle doit s'appliquer à tous les crimes et délits. (...) Si Marine Le Pen ou François Fillon proposent aujourd'hui une trêve judiciaire, je comprends donc qu'ils la proposent pour les délinquants, pour les criminels, parce qu'on ne saurait la réserver aux délinquants en col blanc ou à la simple classe politique».

On ne saurait mieux le dire. C'est peu ou prou ce que je pense dans cette histoire et je rappelle que Macron a déclaré très tôt qu'il était partisan d'une tolérance zéro avec la délinquance. Cette position n'est donc pas un effet d'aubaine. 

mercredi, 18 juin 2014

C'est pas une histoire de rom mais de racaille

Je vais encore lire tout et n'importe quoi à propos du jeune Rom qui a été battu à mort. La presse (et je ne parle même pas de la classe politique) a évidemment tout faux sauf l'Express qui a très bien mis en évidence les tenants et aboutissants de l'histoire.

On a un individu qui est un multirécidiviste du vol. Son principal problème, c'est qu'il est vraiment crétin : au lieu de piller le bobo ou le français moyen, comme tout délinquant ordinaire qui se respecte, une idée très saugrenue lui est venue à l'esprit : cambrioler une cache de dealers des cités, racailles à part entière, bien décidées à faire la loi. Enfin, la loi...LEUR loi, je veux dire. Et ouais. Dans la jungle, le petit prédateur ne vient jamais piétiner les plate-bandes du gros prédateur, faute de quoi, il se fait exploser les canines. Et dans les cités, la loi, ce n'est pas celle du droit mais de la jungle.

Ce qui m'exaspère, dans cette histoire, c'est la leçon que l'on peut en tirer : il n'y aura plus d'autres cambriolages dans la Cité des Poètes (je vous jure que je ne l'invente pas, c'est le nom de l'ensemble "architectural" concerné). On pourrait se dire que c'est chouette, malheureusement, ce n'est pas grâce aux forces de l'ordre (qui n'osent plus y mettre les pieds), encore moins à la justice (qui multi-libère les délinquants de tout poil) mais grâce à la racaille locale qui n'est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds.

Ce n'est pas la première fois qu'une situation de ce genre se produit. Les cités, elles, savent très bien se débarrasser des réseaux de cambriolages quand cela dérange le "business" local. Il y a eu un cas à peu près similaire à Marseille. Quand un bijoutier défend sa boutique, les bien-pensants hurlent à la mort et les juges mettent les bouchées doubles pour alpaguer le dangereux criminel qui s'est fait cambrioler et casser la figure un certain nombre de fois. Mais quand ce sont des jeunes désoeuvrés et "défavorisés" des cités, pas la peine d'enquêter. De toutes façons, même si on les trouve, on leur trouvera des circonstances atténuantes et puis comme leurs potes viendront glapir et promettre aux juges et jurés de leur niquer leur race si leurs copains sont condamnés...On peut se faire une idée des poids et des mesures qui prévalent selon la nature des victimes en parcourant la tribune de Laurent Obertone sur le site du Figaro.

La France attend depuis trop longtemps une vraie politique de répression. Plus nous tardons, plus la délinquance s'aggrave, prospérant même jusqu'en prison. 

Il faut humaniser les prisons, en triant criminels et simples délinquants, en multipliant par cinq à dix le nombre de surveillants, en modernisant et agrandissant les prisons. Rendre efficaces les prisons est un élément fondamental de la reprise en main de la racaille. Il faut se donner les moyens d'être sévères en aggravant les peines et en prévoyant des "mitards" sans concessions.

Il faut révoquer les juges laxistes, limiter les recours et revoir les lois en aggravant les peines pour les crimes et étendant et renforçant la légitime défense : on ne doit plus pouvoir se trouver en garde à vue parce qu'on se défend ou que l'on protège l'un des siens, ou même ses biens. 

Tout cela exige des moyens importants, mais le gain final me paraît tellement évident que cela vaut bien le coup de donner la possibilité à la justice et à la police de fonctionner correctement.

Des Valls, des Sarkozy et compagnie doivent à cet effet bien comprendre que les moulinets de bras et les hochements de tête martiaux ne remplacent pas les policiers, les greffiers et les juges.

 

23:44 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : justice, police |  Facebook | | |

mercredi, 18 septembre 2013

Nice ou les fruits amers du laxisme

Par organes de presse interposés, bijoutier et famille se renvoient la responsabilité de la mort du jeune braqueur. Un mot court, tout de même : je rappelle que les deux braqueurs ont menacé avec une arme et roué de coups le bijoutier. Je comprends la douleur d'une famille, mais il faut tout de même rester digne. Anthony Asli était un individu violent, dangereux et sans repères, certainement pas le sympathique jeune homme dont la famille Asli essaie de nous dresser le portrait. Dans cette histoire, ne perdons pas de vue que Stéphane Türk aurait aussi pu mourir sous les coups de ses agresseurs. Parfois, le fil d'un événement ne tient pas à grand chose et les titres de la presse auraient pu être tout autres.

Cela dit, au fond, tous, famille, bijoutier et braqueur sont les victimes d'un système qui permet à un individu quatorze fois récidiviste de continuer à perpétrer ses délits dans une impunité la plus totale.

Nous avons d'un côté des juges qui se prennent pour des assistantes sociales, des familles dépassées, des prisons criminogènes et pleines à craquer et de l'autre, des délinquants en pertes de repère.

Si au premier délit ce garçon avait l'objet d'un rappel à la loi et d'une mesure de suivi éducatif et judiciaire avec des contraintes fortes, on n'en serait sans doute pas là. Il y a le système judiciaire dont je pense le plus grand mal comme responsable, notamment ses juges et ses lois absconses et d'autant plus droitdelhommistes qu'elles permettent de mieux masquer les manquements les plus élémentaires à la dignité humaine, mais il y a aussi l'incroyable inertie de toute la classe politique et du système médiatique.

On sait qu'il faut investir dans le budget de la justice, dans les prisons et dans les surveillants. On sait aussi qu'il ne faut pas faire le moindre cadeau aux délinquants. La classe politique le sait et elle ne fait rien. Elle se contente de moulinets de bras (à droite) ou d'indignation (à gauche).

J'ai une proposition choc pour trouver l'argent nécessaire au financement d'un système carcéral rénové : cessons de construire des gymnases qui vont brûler, de dresser des centres culturels pour jeunes exclus, d'engager des animateurs socio-culturels de tout poil et, à la place, construisons des prisons, engageons des surveillants, du personnel pour surveiller l'exécution des peines de ceux qu'on laisse dehors et, en parallèle,  parce que la délinquance prospère aussi sur la misère, créons de véritables zones franches dans les quartiers les plus défavorisés pour inciter les entreprises à s'y installer, sous condition, évidemment, d'engager les habitants des lieux. Cela suppose aussi de réhabiliter l'apprentissage et l'alternance dans les collèges et les lycées.

Bref, une révolution culturelle dont je crois la gauche et la droite incapables. 

mercredi, 19 juin 2013

Justice : la gauche et les juges de gauche passent les bornes

Il faudrait pouvoir licencier le Syndicat de la Magistrature, Taubira et ses sbires pour faute grave.

On se souvient que la racaille qui a pillé les abords du Trocadéro et agressé les quidam qui s'y promenaient s'en est tiré avec du sursis pour les plus âgés et un simple rappel à la loi pour les mineurs. On se pince pour y croire.

Je n'ai pas particulièrement de sympathie pour la "manif pour tous" qui m'a singulièrement gonflé pendant plusieurs mois, mais coller deux mois de prison ferme à un jeune parce qu'il refuse de se soumettre à un test ADN après une interpellation, cela passe les bornes. 

Et ce d'autant plus que pour des faits similaires, une militante antifasciste s'est vue prescrire 100 jours-amende à 10 euros (ce qui est encore trop à mes yeux, surtout au regard des faits reprochés).

Il devient urgent de procéder à une épuration dans la justice : après le mur des cons, le laxisme érigé en idéologie, on condamne maintenant des innocents pour des broutilles.

Ce que tous ces connards ne voient pas c'est que la gauche va payer cash l'idéologie des salons parisiens bien-pensants.

Ce n'est pas un hasard si le PS se fait éjecter dès le premier tour depuis plusieurs élections. Pas un hasard si le seul socialiste populaire est Manuel Valls, fervent partisan de la loi et de l'ordre.

Les connards pensent qu'ils peuvent indéfiniment se foutre de la gueule du peuple. Le populo pue, le populo est populiste, le populo est fasciste, mais le populo va leur retourner dans leur sale gueule un pain monumental dans les prochains mois.

Jean Lassalle qui a fait le judicieux choix de rendre visite aux Fançais ordinaires sans tambours ni trompettes, escorte policière ou courtisans a pourtant dès le début de sa marche très sévèrement mis en garde la classe politique et médiatique dans son ensemble : les Français ordinaires détestent politiques et journalistes (et je pense qu'il ne vaudrait mieux pas leur demander ce qu'ils pensent des juges désormais). 

Ils ne supportent plus l'arrogance ordinaire de ceux qui les méprisent et aspirent à construire un monde  à leur dévotion en leur marchant sur la tête.

Pour moi qui fait partie de ces gens de rien, je sens la colère qui monte irrépressiblement à chaque coup porté. J'ai assez d'empire sur moi-même pour ne pas céder aux sirènes des démagogues de tout poil, mais je puis comprendre que mes semblables, pris d'une juste rage, finissent par être prêts à tout pour éjecter d'un coup de torchon toute notre élite hypocrite et corrompue.

23:26 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : justice, sécurité |  Facebook | | |

mercredi, 29 mai 2013

Insécurité : comme 90% des Français je suis facho.

C'est toujours un réconfort pour moi de prendre connaissance de ce que pensent les Français de l'insécurité. Le Figaro rendait compte hier d'un récent sondage réalise pour le compte de l'Institut pour la Justice par le CSA.

Quand j'écris des billets ici pour dénoncer le laxisme et l'idéologie des juges et d'une large partie de la sphère politique, pour réclamer des sanctions exemplaires, des condamnations réelles et de la tolérance zéro y compris contre des mineurs délinquants, il suffit de lire les commentaires outrés des blogueurs, lecteurs, twittos ou tout autre individu de même nature pour avoir le sentiment que la Toile est un autre monde. Sur la Toile, quand on réclame justice, sécurité et répression, on est forcément un facho. On vous renvoie Victor Hugo qui réclamait moins de prisons et plus d'écoles. Et, à réaliser des statistiques, on a le sentiment d'être renvoyé aux marges du Front National.

On est immonde, odieux, fasciste, nauséabond, toute cette phraséologie que la gauche, une partie du centre parfois, aiment bien manipuler pour tenter de discréditer l'adversaire. Dans le meilleur des cas, on est un dangereux réactionnaire.

On se désabonne de votre blogue, de votre compte twitter, on vous retire d'une blogroll, d'une liste facebook : vous voilà banni, exilé, comme le vil fasciste que vous êtes.

Tous ces gens-là, bien repus dans leur petit monde, déforment la réalité et vous font prendre des vessies pour des lanternes en tachant de vous faire accroire que votre avis isolé au milieu de leurs commentaires dégoûlinants révèle votre nature pathologique. Le ban et l'arrière-ban de leurs fans et supporters rappliquent et vous voilà catalogué. A vrai dire, les seules approbations viennent généralement de quelques esprits forts isolés, ou alors de commentateurs ou de blogueurs authentiquement réactionnaires.

Et alors ? La gauche, les dégoûlinants de toute sorte croient qu'ils représentent l'opinion commune. La réalité est toute autre : dans la vraie vie, les gens ordinaires sont comme les réactionnaires, comme moi. L'insécurité grandissante, le laxisme croissant les hérissent littéralement.

Que dit le sondage que je cite ? Près de 95% des gens de gauche et de droite veulent que la victime puisse faire appel quand elle juge la condamnation de l'agression  insuffisante. Près de 90% des gens de gauche et encore plus à droite réclament que les condamnés fassent au moins les 3/4 de leur peine.

88% des gens de gauche et 96% de ceux de droite veulent la perpétuité réelle pour les crimes les plus graves. 76% des sondés réclament des peines plus sévères (ils sont 60% à gauche) et 77% le maintien ou le renforcement des peines-plancher. Ils sont encore une très large majorité (les deux tiers) à souhaiter une justice plus ferme avec les mineurs avec davantage de répression et de centres fermés.

Sur la Toile, je suis seul ou presque face à la bien-pensance, mais dans la vie réelle, tout le monde est d'accord avec moi ou presque. C'est un grand réconfort.

Ce sondage est un très violent désaveu pour Taubira. Elle devrait démissionner. Hollande pourrait la remplacer par le sénateur PS Vallini qui me semble tenir des propos plus réalistes et qui serait certainement plus compatible avec Valls.

Je conclus en crachant à la gueule de tous ceux qui me jugent immonde parce que je souhaite une justice plus ferme pour mon pays.

18:16 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : justice, sécurité, taubira |  Facebook | | |

lundi, 17 décembre 2012

Marc Machin n'est certainement pas un martyr

Je suis très agacé du portrait qui se dégage de Marc Machin si on lit la presse. Certes, il a sans doute été accusé à tort d'un meurtre mais il faut bien voir que l'individu est aussi une de ces ordures qui violent et agressent sexuellement des femmes.

Ceux qui voient en lui un nouveau héros feraient bien de lire le témoignage d'une femme agressée par ce salopard.

Quand on y réfléchit, la manière d'agir et la brutalité bestiale de Machin peuvent être très plausiblement reconnues dans l'agression mortelle dont a été victime Marie-Agnès Bredot. Je ne blâme pas la police d'y avoir vraiment cru.

Bref, il est innocent de ce crime-là, mais ce n'est pas un innocent et en aucun cas il ne saurait être exonéré de ses crimes précédents. Il a fait 7 ans en prison : si notre justice fonctionnait sur ses deux pieds, ce devrait être le régime normal minimal pour un salaud de son espèce.

Je ne crois d'ailleurs ni à à la réinsertion ni à la réhabilitation de cet individu car il va sortir de prison en se faisant passer pour un agneau blanc, ce qu'il n'est absolument pas.

Je regretteb profondément une telle erreur judiciaire, mais elle s'enracine dans un terreau fertile en vices, il faut l'admettre. Les sept ans de prison de Marc Machin ne me feront pas verser une larme. Je la réserve à ses victimes, bien réelles, elles.

09:47 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : marc machin, viol, justice |  Facebook | | |

mardi, 18 septembre 2012

Tournantes, c'est le moment de taper fort

Il se tient actuellement un procès pour juger des auteurs de tournantes (viols à plusieurs) sur deux jeunes filles il y a plusieurs années de cela.

La racaille impliquée dans ce crime nie en bloc. Quinze porcs sont jugés mais il y en aurait une cinquantaine au total.

C'est le moment de marquer l'opinion, particulièrement celle des cités où se produisent généralement ces crimes. 20 à 30 années de prison pour tous et il faut récupérer les 35 manquants.

Pas de circonstances atténuantes, il y a deux jeunes femmes détruites, murées dans le silence depuis longtemps par crainte des représailles.

Il faut juste espérer que le juge qui fixe la condamnation de fasse pas partie de ces juges de gauche qui se croient en mission humanitaire pour sauver les délinquants.

Comme Taubira a délivré un très mauvais message à l'opinion avec ses promesses de laxisme, c'est le moment de revenir dessus et de faire passer un message fort.

10:30 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : justice, tournantes |  Facebook | | |

lundi, 02 janvier 2012

Crimes, une police de plus en plus performante !

Je suis frappé de considérer le nombre de crimes qui finissent par être élucidés. En fait, la police scientifique a tellement progressé, tant dans les procédés mis en oeuvre que dans leur application, qu'elle parvient désormais à élucider à peu près 90% des crimes. Un score impressionnant. Ce n'est que lorsque le corps d'une victime disparaît qu'il devient plus difficile de trouver des indices. Même si certains criminels tentent de s'adapter en faisant disparaître d'éventuelles traces à coups de solvants/détergents ou par le feu, ils ne peuvent manquer de laisser traîner quelque chose. L'ADN est devenu un vrai mouchard. Le relevé d'ADN est sans doute le progrès le plus notoire, mais ce n'est pas le seul : les méthodes d'observation, le profiling, le croisement de fichiers ont permis des progrès fulgurants en 10 ans. Souvent, c'est la justice qui pèche en omettant ou refusant d'examiner des éléments, mais la police, elle, fait preuve d'une efficacité redoutable. Mieux encore, les alertes enlèvement déclenchées dans les premières heures qui suivent une disparition permettent de retrouver les disparu(e)s dans 90% des cas, ne serait-ce que par la panique qu'elles engendrent chez les auteurs de rapts.

L'intelligence humaine demeure toutefois au coeur des dénouements et des découvertes : si le meurtrier de Christelle Mailly poignardée en 1986 a pu être identifié tout récemment, c'est qu'un policier a observé qu'il avait chez lui des couteaux affûtés de la même manière que l'arme du crime.

Il en va en revanche autrement de la délinquance, laissée pour compte des progrès en criminologie : elle nécessite des moyens considérables, car chercher à élucider tous les délits demanderait des moyens considérables. Toutefois, ces moyens sont à mettre en perspective au regard de ce que la délinquance coûte à la France : 115 milliards d'euros par an !

Dans l'Antiquité, les Grecs avaient figuré les remords et la folie sous la forme de trois divinités infernales vengeresses, les Érinyes. Les religions monothéïstes, quant à elle, promettent l'Enfer aux criminels. 

Ici-bas, Montesquieu dans son Esprit des Lois assure que la certitude de la sanction est le principal frein au crime et au vice. Nous savons, désormais, identifier les auteurs des crimes. Alors pourquoi les violences ne baissent-elles pas ? Peut-être parce que nous n'avons pas la volonté de les punir comme elles le méritent : soit par idéologie, façon Muchielli, par exemple, soit par souci d'économies, façon Sarkozy.

Il y a un double coût pour assurer une sécurité et une justice digne de ce nom : l'un de répression, l'autre de rééducation. Le premier suppose de donner à la justice les moyens de fonctionner et de payer la construction du nombre de prisons nécessaires avec le personnel adapté et en nombre suffisant. Le second suppose de donner une dimension humaine à la répression, particulièrement aux peines de prison : séparer le délinquant du criminel, le délinquant violent du délinquant non-violent, permettre la formation en prison, et, enfin, assurer à chaque condamné la possibilité de s'isoler, c'est à dire une cellule personnelle, avec toilettes, ne mesurât-elle que 4m2.

Actuellement, aucun parti politique n'a la volonté de mettre en place un tel programme. A gauche, on explique la violence par des causes sociologiques, voire économiques, à droite, on relâche en douce tout une série d'individus peu recommandables pour faire de la place dans les prisons et faire valoir que le taux d'incarcération n'a jamais été aussi haut.

Quant à ceux qui expliquent que la politique carcérale est toujours plus répressive et proposent donc de réduire les peines, ils me font penser à ceux qui veulent supprimer les agences de notation chaque fois qu'elles mettent en garde un pays contre sa mauvaise gestion : le taux d'incarcération n'est nullement la marque d'un durcissement de notre majorité gouvernementale mais de celui de la délinquance ! 

Faut-il comme pour les agences, casser le thermomètre parce qu'il n'indique pas ce que l'on voudrait qu'il indique ?

vendredi, 02 décembre 2011

5 ans pour un viol, 9 ans pour un vol...

Cinq ans de prison pour de multiples viols mais neuf pour un vol sans violence, telle est la justice dans notre pays. Je ne parle même pas des quatre mois de préventive en raison d'un viol précédent pour le meurtrier d'Agnès.

Je ne dis pas que c'est bien de voler des Bruegel et de tenter de les revendre à des receleurs, mais je trouve tout de même qu'il y a des disproportions qui deviennent insupportables dans notre pays.

Soyez un moine bien en cours qui se livre à des attouchements et des viols sur des enfants, et vous voilà d'ores et déjà repenti et absous. En revanche, s'il vous prend de jouer les Arsène Lupin, défiez-vous de la justice, ne vous laissez pas prendre, on vous enfermera avec les pires criminels.

Bref, pas envie de commenter plus, mais les juges m'énervent toujours plus...

16:04 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : vol, viol, justice |  Facebook | | |

dimanche, 27 novembre 2011

L'art d'avoir toujours raison

L'art d'avoir toujours raison, c'est à l'origine le titre d'un ouvrage de Schopenauer : il y énumère et explicite toutes les techniques rhétoriques qui permettent, dans un débat, de l'emporter sur un adversaire. Mais ce pourrait être aussi le titre d'un des derniers billets de Maître Eolas.

Nous avons eu quelques échanges aigre-doux à ce sujet sur twitter. Son billet avait pour objet de dénoncer une officine dont je me méfie aussi au demeurant, l'IPJ, mais également de remettre en cause le témoignage d'un père qui a perdu son fils et juge notre système judiciaire déficient.

Pour être succinct et lapidaire le noeud de la contradiction, c'est de déterminer combien d'individus sont à l'origine de la mort du fils de la victime.

Pour Maître Eolas, seul l'un d'entre eux saurait être retenu comme coupable, car les autres se sont contentés de frapper à coups de pied dans le corps la victime.

D'un point de vue juridique, l'expert est Maître Eolas, donc, je ne doute pas de la qualification juridique qu'il donne à ce crime, mais pour le reste, bien évidemment, je vois bien qu'iil y a un écart idéologique conséquent entre sa perception et la mienne. 

Revenons sur notre affaire ; c'est simple à considérer, même si on aime chez Maître Eolas que la justice soit chose complexe : il s'agit ni plus ni moins d'un lynchage. J'aime bien la technicité rhétorique qui consiste à ne juger les faits qu'en les séparant les uns des autres.

Le raisonnement est celui-là : un coup de pied occasionne au plus une ITT de 8 jours. Donc les coups portés par les agresseurs ne peuvent pas être jugés au-delà de cette limite. 

Sauf qu'à dissocier les faits les uns des autres, on finit par oublier le lien qui les unit les uns aux autres. Et là, moi, derrière ces faits prétendûment isolés, je vois bien apparaître le lynchage. 

Quoi ? Ces individus ignoreraient que la somme de leurs coups de pieds peut avoir des conséquences mortelles ? Ils ignoreraient aussi que des coups de pied portés sur un homme qui a déjà reçu des coups de couteau mortels c'est une augmentation significative des probabilités de voir sa fin proche ?

Le raisonnement de Maître Eolas et de nombre d'avocats, au demeurant, me fait penser aux paradoxes des anciens grecs, et notamment à celui de l'archer et de sa cible de Zénon d'Élée : comme la flèche parcourt toujours la moitié de la distance qui sépare l'archer de sa cible, en principe, elle ne touche jamais sa cible. 

Comme on divise toujours plus les actions de coupables ou complices, ou du moins, témoins complaisants d'un homicide, on finit toujours par les exonérer car le fil qui conduit à leur culpabilité n'est jamais entièrement parcouru...