lundi, 02 janvier 2012
Crimes, une police de plus en plus performante !
Je suis frappé de considérer le nombre de crimes qui finissent par être élucidés. En fait, la police scientifique a tellement progressé, tant dans les procédés mis en oeuvre que dans leur application, qu'elle parvient désormais à élucider à peu près 90% des crimes. Un score impressionnant. Ce n'est que lorsque le corps d'une victime disparaît qu'il devient plus difficile de trouver des indices. Même si certains criminels tentent de s'adapter en faisant disparaître d'éventuelles traces à coups de solvants/détergents ou par le feu, ils ne peuvent manquer de laisser traîner quelque chose. L'ADN est devenu un vrai mouchard. Le relevé d'ADN est sans doute le progrès le plus notoire, mais ce n'est pas le seul : les méthodes d'observation, le profiling, le croisement de fichiers ont permis des progrès fulgurants en 10 ans. Souvent, c'est la justice qui pèche en omettant ou refusant d'examiner des éléments, mais la police, elle, fait preuve d'une efficacité redoutable. Mieux encore, les alertes enlèvement déclenchées dans les premières heures qui suivent une disparition permettent de retrouver les disparu(e)s dans 90% des cas, ne serait-ce que par la panique qu'elles engendrent chez les auteurs de rapts.
L'intelligence humaine demeure toutefois au coeur des dénouements et des découvertes : si le meurtrier de Christelle Mailly poignardée en 1986 a pu être identifié tout récemment, c'est qu'un policier a observé qu'il avait chez lui des couteaux affûtés de la même manière que l'arme du crime.
Il en va en revanche autrement de la délinquance, laissée pour compte des progrès en criminologie : elle nécessite des moyens considérables, car chercher à élucider tous les délits demanderait des moyens considérables. Toutefois, ces moyens sont à mettre en perspective au regard de ce que la délinquance coûte à la France : 115 milliards d'euros par an !
Dans l'Antiquité, les Grecs avaient figuré les remords et la folie sous la forme de trois divinités infernales vengeresses, les Érinyes. Les religions monothéïstes, quant à elle, promettent l'Enfer aux criminels.
Ici-bas, Montesquieu dans son Esprit des Lois assure que la certitude de la sanction est le principal frein au crime et au vice. Nous savons, désormais, identifier les auteurs des crimes. Alors pourquoi les violences ne baissent-elles pas ? Peut-être parce que nous n'avons pas la volonté de les punir comme elles le méritent : soit par idéologie, façon Muchielli, par exemple, soit par souci d'économies, façon Sarkozy.
Il y a un double coût pour assurer une sécurité et une justice digne de ce nom : l'un de répression, l'autre de rééducation. Le premier suppose de donner à la justice les moyens de fonctionner et de payer la construction du nombre de prisons nécessaires avec le personnel adapté et en nombre suffisant. Le second suppose de donner une dimension humaine à la répression, particulièrement aux peines de prison : séparer le délinquant du criminel, le délinquant violent du délinquant non-violent, permettre la formation en prison, et, enfin, assurer à chaque condamné la possibilité de s'isoler, c'est à dire une cellule personnelle, avec toilettes, ne mesurât-elle que 4m2.
Actuellement, aucun parti politique n'a la volonté de mettre en place un tel programme. A gauche, on explique la violence par des causes sociologiques, voire économiques, à droite, on relâche en douce tout une série d'individus peu recommandables pour faire de la place dans les prisons et faire valoir que le taux d'incarcération n'a jamais été aussi haut.
Quant à ceux qui expliquent que la politique carcérale est toujours plus répressive et proposent donc de réduire les peines, ils me font penser à ceux qui veulent supprimer les agences de notation chaque fois qu'elles mettent en garde un pays contre sa mauvaise gestion : le taux d'incarcération n'est nullement la marque d'un durcissement de notre majorité gouvernementale mais de celui de la délinquance !
Faut-il comme pour les agences, casser le thermomètre parce qu'il n'indique pas ce que l'on voudrait qu'il indique ?
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| Tags : police, crimes, élucidation, justice, répression |
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mercredi, 24 novembre 2010
Il faut protéger les adolescentes
Une véritable campagne contre le viol démarre aujourd'hui. Malheureusement, dans ma vie, j'ai souvent eu l'occasion de croiser des femmes victimes au minimum d'agressions, parfois de viols. Je constate que les faits se produisent souvent à l'adolescence.
Beaucoup d'adolescentes n'ont pas une appréhension très lucide des dangers qui peuvent les menacer, particulièrement celles qui cherchent une valorisation par les hommes.
Ce sont des proies faciles et timides. Il y a une éducation nécessaire, et, je suis navré de devoir l'énoncer ainsi, un éveil à la méfiance non moins nécessaire. Même si je conçois que dans bien des familles, les relations avec les oncles et les cousins soient excellentes, ou encore avec des voisins, les chiffres sont là : 75000 femmes et jeunes filles violées dont 80% le sont par un proche.
Il faut donc installer une distance respectueuse, pour le bien de tous, entre cousins/oncles/voisins et vos adolescentes, parents.
A 15-16 ans, une jeune fille, en dépit de ses formes, n'est pas une adulte. C'est encore largement une enfant à plus d'un égard. On ne peut donc pas confier cet enfant à n'importe qui. Quand l'oncle est l'époux d'une soeur ou d'un frère, se rappeler qu'après tout, on ne sait pas vraiment qui il est. Et le cousin est un cousin, pas un frère. Et même s'il est un frère, il convient de demeurer vigilant.
Le respect des femmes passe par la mise en place de limites très claires et très nettes dans l'enfance. Le corps de chacun n'appartient qu'à soi. Personne n'a le droit d'y toucher, sous quelque forme que ce soit, coup ou caresse, même s'il y a consentement puisque le consentement n'est pas éclairé tant que la majorité sexuelle (15 ans) n'est pas atteinte.
C'est quelque chose qui doit être appris très tôt aux enfants, avec deux effets : a) les protéger b) les empêcher de devenir des agresseurs.
Il faut associer à la prévention de la répression systématique ; systématique et infiniment plus implacable qu'elle ne l'est, y compris quand les viols sont le fait d'adolescents.
Je suis outré par les compte-rendus de jugements et par la faiblesse des peines.
S'il existe un quota incompressible de pervers que la crainte du châtiment n'effraiera jamais, il reste toute une fange que la peur de dizaines d'années de prison assurées peut amener à s'auto-censurer.
C'est cette fange-là qu'il faut viser. 75000 femmes par an, nous sommes encore en-dessous de la réalité, et je ne parle même pas des enfants.
Ce n'est pas seulement la honte qui doit changer de camp, en cas de viol, mais la peur. 2% des violeurs punis seulement, cela s'appelle de l'impunité. 10% des victimes qui portent plainte, c'est peut-être à mettre en relation avec cette impunité...
VOUS AVEZ ÉTÉ VICTIME ?
Pour être aidée, tout en gardant l'anonymat, vous pouvez appeler la permanence téléphonique : Viols Femmes Informations 0 800 05 95 95
J'ajouterai une dernière chose. Il peut être pénible pour une femme de faire une démarche de visu dans un premier temps. Je suggère au gouvernement d'étendre au plan national et aux viols l'expérience de plaintes par internet développée dans les Yvelines.
Une première plainte pourrait avoir lieu sur la Toile, puis un officier de police rentrer alors en contact avec la victime. Cela permettrait de lever en partie les lourdes hypothèques qui pèsent sur les a priori des victimes quand elles n'osent pas parler.
12:04 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : viol, adolescence, adolescente, femme, justice, police |
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mardi, 26 octobre 2010
Proximité malsaine
J'ai lu le témoignage d'Amin, l'un des rédacteurs du Bondy Blog avec beaucoup d'intérêt. Il s'agit d'un jeune homme qui faisait un reportage sur les manifestations lycéennes, la semaine dernière. Soupçonné à tort, il s'est retrouvé en garde à vue pendant une période non-négligeable.
Amin n'est évidemment pas content d'avoir été détenu, et au passage, traité fort peu aimablement. Seulement, voilà : il y a des compagnonnages qu'il vaut mieux éviter, et des choix qu'il faut aussi parfois assumer.
Amin se trouvait avec un groupe de jeunes ; il précise qu'il ne les connaissait pas tous. Ceux-ci lui apprennent qu'une parfumerie a été dévalisée, et il voit l'un d'entre eux tenter de refourguer à la sauvette des parfums et produits de beauté. Pourquoi est-il resté avec ce groupe ? Emmené par la police au poste parce qu'il avait pris la décision de partir au moment où ceux-ci arrivaient, il a forcément donné l'impression qu'il avait quelque chose à se reprocher, a fortiori du fait qu'un produit volé, jeté par un des voleurs, a été retrouvé derrière le mur où il se trouvait.
Pourquoi avoir choisi de couvrir le larcin en se taisant ? Dans les cités, il y a une omerta qui pèse sur tous et permet toutes les déprédations. Toutefois, dans le commissariat, il aurait pu expliquer ce qu'il avait vu. Les policiers se sont montrés désagréables sans doute parce qu'ils sont habitués à entendre des auteurs de larcins se rebeller en déclarant n'avoir rien fait.
Il est difficile d'être à la fois dedans et dehors. C'est cette ambiguïté qui peut être fatale, d'une certaine manière, à ces jeunes dont le discours, au bout du compte, finit par être trouble quand ils évoquent les pillards, les voyous et les casseurs. Il y avait dans ce commissariat un ancien copain de collège d'Amin. Bien sûr, Amin n'est en aucun cas comptable des actes de ce copain, mais c'est ce compagnonnage-là qui contribue aussi à semer le trouble que j'évoque.
Le conseil que l'on pourrait donner aux jeunes qui veulent s'en sortir, c'est d'éviter, de manière générale, de traîner avec la racaille. C'est l'assurance d'être confondus avec.
Il n'en reste pas moins que le refus du policier d'écrire un procès-verbal exact est inexcusable, et qu'une république irréprochable (et on en est loin) aurait le devoir de le sanctionner nettement.
08:11 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mardi, 10 août 2010
Les flics ? Une bande comme une autre...
Il est intéressant, l'article de Laurent Chabrun, de l'Express sur la situation à Grenoble. J'en ai retenu quelques fortes saillies.
En somme, et je pense que ce n'est pas seulement le fait du quartier de la Villeneuve à Grenoble, la police, dans une zone dominée par les trafiquants devient une bande comme les autres, dont on abat les membres à la kalachnikov ou au fusil de chasse.
J'observe aussi qu'il existe un lien invisible mais solidaire de fait entre le lumpen et la jeunesse bourgeoise : c'est parce qu'il y a plein de petits cons pétés de fric qui viennent dans les stations huppées l'hiver et achètent canabis et drogues diverses que le trafic de drogue est aussi rentable localement.
La moitié des 18-25 ans ont expérimenté le cannabis au moins une fois, plus d'un cinquième des 15-16 ans en consomment au moins une fois par mois (chiffres du Ministère de l'Intérieur).
Je ne m'étonne pas que nos Anciens, ceux de la Torah aient lu dans les cieux le principe d'une justice immanente : on est toujours puni, finalement, par là où l'on a péché. Peut-être y-a-t-il un simple effet de causalité : action, réaction...
Les jeunes bourgeois fument des substances illicites, des trafics se développent, puis des zones de non-droit se développent dans lesquelles les jeunes bourgeois viennent chercher leur came...
Chicago sur Isère. Bien trouvé pour Grenoble. Il faut dire qu'avec Carignon, il n'y a pas eu que du petit gibier...
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| Tags : grenoble, délinquance, police |
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mercredi, 28 juillet 2010
Expulsion à la Courneuve : AUCUNE violence policière
A la suite d'un billet de Corto, j'ai visualisé une vidéo amateur censée montrer des violences policières à a Courneuve. Le contexte est le suivant : des immigrés en situation irrégulière squattaient illégalement des locaux d'habitation. Des policiers les ont donc expulsé des lieux puisqu'ils refusaient de partir d'eux-même. Rien que de normal.
Alors évidemment, il s'est trouvé une hyène pour filmer la scène en espérant le geste de trop qui avaliserait le célèbre slogan CRS/SS. Raté caramba. Pas un geste de trop dans cette opération.
J'y ai vu en tout cas des individus hystériques poussant des hurlements pour tenter de faire croire à une expulsion brutale, au moins une femme avec un jeune enfant se laissant tomber sur celui-ci alors qu'elle est tirée par des policiers, mais pour ces derniers, je constate qu'ils ont procédé avec patience et douceur, sans aucune forme de brutalité. Au fait, la femme qui donne des coups de pied au CRS, à 2mn30, elle joue à quoi, alors qu'elle se rend tout de même compte qu'elle a son bébé sur le dos ? Il est cool, le CRS, en face, il se contente de lui répondre "frappe pas". Elle se roule dessus sans vergogne pour se débattre, et c'est un CRS qui vient in extremis récupérer l'enfant et le mettre à l'abri !
Corto semble saisi et se demande comment on en est arrivé là. Arrivé où ? Des gens en situation irrégulière occupent des lieux illégalement. Ils refusent toute forme de négociation (d'ailleurs, je ne vois pas pourquoi les pouvoirs publics devraient négocier sur l'application de la loi). La force publique intervient avec beaucoup de réserve. Aucun incident n'est à déplorer, en dépit des résistances et de quelques provocations. Où est le problème ? Ah, un détail : la femme enceinte a par la suite été amenée à l'hôpital Avicenne de Bobigny, et, pour un temps limité, plusieurs familles ont été relogées dans des hôtels.
Ah, si, un problème, j'en vois un : le titre de la vidéo et la vidéo elle-même, tous deux réalisés avec l'espoir de discréditer la police et toute régulation des occupations illégales et de l'immigration clandestine. On pourrait évidemment espérer que l'auteur ait voulu mettre en évidence la distorsion entre le titre et les faits, mais bon, ne rêvons, pas c'est optimiste. En tout cas, moi, personne ne me fera verser ne serait-ce qu'une demi-larme sur cette scène.
Une expulsion à La Courneuve : des violences policières
envoyé par toff48. - L'info internationale vidéo.
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| Tags : expulsion, courneuve, police |
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mardi, 27 juillet 2010
Grenoble, la police fait son travail
Je vois sur la Toile beaucoup d'internautes s'indigner de l'apparente absence de réaction de la force publique après les menaces qui pèsent sur des policiers de la BAC. L'ami hashtable, notamment, titre sur la peur panique de la place Beauvau. A sa place, je ne m'avancerais pas à une conclusion aussi hâtive.
Éric Le Douaron, le nouveau préfet de l'Isère, est loin d'être un débutant. Ce n'est pas parce que la police ne fait rien de visible qu'elle n'agit pas. Il me semble, au contraire, que sa stratégie prudente n'est pas mauvaise. Pas de déclarations à l'emporte-pièces, pas de grands moulinets, mais de l'action. Je suis à peu près certain que pendant que la racaille s'imagine avoir flanqué la trouille à la force publique, dans l'ombre, le renseignement opère pour tenter d'identifier les auteurs des menaces.
Mettre les familles en sécurité est une bonne chose. Ouf ! Enfin un chef de police qui ne considère pas ses troupes comme de la chair à canon.
Sur le terrain, des choses se passent, avec des saisies d'armes. Ce qui compte, in fine, ce ne sont pas les déclarations de quelques voyous, mais l'issue des enquêtes. Ce serait un beau coup que d'attraper les auteurs des menaces et leur coller plusieurs années de prison pour menaces de mort aggravées. Patience, patience, pour une fois, les méthodes de ce super-préfet me donnent plutôt confiance.
A gauche, on a une curieuse manière de relater l'histoire de Karim Boudouda, le braqueur d'un casino. Manifestement, il aura échappé à mon privilégié favori qu'un homme armé est un homme dangereux dès lors qu'il vient d'utiliser son arme (donc de menacer de mort) pour commettre un délit. Le privilégié fait comme si Karim Boudouda avait fait l'objet d'une exécution en bonne et due forme. Quelle confusion des genres ! Comment peut-on comparer la peine de mort et l'exercice de la protection des citoyens par la police ?! Non, Privilégié, dans des circonstances extrêmes comme celles-là, les forces de police doivent trancher. Un homme dangereux doit être arrêté à tout prix, sa vie en fût-elle le prix s'il n'y a pas d'autres solutions. Le respect de la loi demeure la meilleure des assurances-vie, je le maintiens.
Bien sûr, il est malheureux que ce jeune homme ait payé de sa vie ses errements, et toute personne censée aurait souhaité une autre issue pour lui, et en fait, ce que je déplore à notre époque hyper-technologique, c'est notre incapacité à munir les forces de sécurité d'armes incapacitantes et/ou neutralisantes plutôt que d'armes létales. Les forces de police ne devraient pas être amenées à devoir opérer de tels choix. A défaut, il n'en reste pas moins que ce sont l'ordre et la sécurité des personnes qui doivent être privilégiés s'il y a danger mortel.
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| Tags : sécurité, police, légitime défense, peine de mort, ordre |
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dimanche, 30 mai 2010
L'élu du groupe PC qui ne veut pas rendre hommage à Aurélie Fouquet, la jeune policière abattue
Il y a des vidéos qui se passent de commentaires tant elles laissent sans voix. J'ai pris connaissance de l'une d'entre elles sur le blog satirique 93sang30.
Les bras m'en tombent. Le type est un élu de la république, mais parce qu'il est prisonnier d'un discours anti-flic typique de la gauche de la gauche, il décide de faire le malin. Quelle morgue incroyable ! Quelle absence de considération pour cette jeune femme morte en service qui laisse un bébé de 14 mois orphelin ! Je vais prendre contact avec Nicole Rivoire, l'ex-maire MoDem de Noisy-le-sec, tête de file de l'opposition, et lui suggérer de demander des explications à la nouvelle majorité municipale. Quand on voit le niveau d'argumentation donné par l'élu communiste, il y a de quoi hurler : opposer l'ouvrier au policier, c'est vraiment le nec plus ultra de la démagogie gauchiste la plus minable qui soit. J'évoquais l'insécurité cette après-midi, mais à vrai dire, le consensus n'est pas gagné. Côté Verts, dans l'actuelle majorité de Noisy-le-Sec, c'est le maire adjoint, Patrick Lascoux, un Vert (tiens tiens, ceux qui soutiennent les émeutiers de Villiers le Bel...) qui déclarait tout récemment qu'il ne valait mieux pas rencontrer la police municipale et qu'on frôlait la bavure si l'on n'obtempérait pas. Minable. C'est là où on comprend très bien que la racaille peut compter sur des alliés objectifs au sein de la classe politique. Ces individus, par haine du flic, sont prêts à dire et à justifier n'importe quoi. Il faut dire qu'on comprend mieux leurs réactions en lisant leurs motions : Verts et certains communistes présentent alors un texte pour supprimer la police municipale sous des prétextes aussi tordus que fallacieux et démagogiques. Je ne vous raconte pas la tête des Socialistes locaux, bien emmerdés par leurs alliés. Voilà ce que c'est que d'avoir des amis infréquentables, aussi...Il fallait écouter l'un d'entre eux (Communiste) expliquer que la police tue...
Bref, citoyens de Noisy le Sec qui aimez votre tranquillité, ne faites pas l'erreur de voter une seconde fois pour l'alliance des gauches. Sachez qu'au sein de cette alliance, de dangereux démagogues sont tout prêts à multiplier les Aurélie Fouquet, parce que voyez-vous, la police tue...
01:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (26) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : noisy-le-sec, aurélie fouquet, police, sécurité, délinquance |
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vendredi, 21 mai 2010
Hommage à toi, Aurélie !
A l'heure où d'autres choisissent de soutenir des individus qui appellent à la haine de la police, j'ai voulu, pour ma part, rendre hommage à Aurélie, jeune maman d'un bébé de 14 mois, décédée dans l'exercice de sa mission. Aurélie était une jeune policière plein de vie et de courage. Elle est tombée sous les balles de délinquants pour lesquels la vie n'a aucune valeur. Moi, je suis qu'un simple militant politique (MoDem), pas une personnalité, et donc, finalement, guère autre chose qu'un inconnu ordinaire parmi tant d'autres inconnus ordinaires, mais je voulais tout de même, en dépit de insignifiance de ma parole, apporter ma toute petite pierre au souvenir de cette jeune femme merveilleuse.
Il est désormais un devoir moral pour la France de tout faire pour aider à élever le bébé d'Aurélie. Si je peux contribuer à quelque chose, y compris financièrement, je le ferai très volontiers, si des amis et collègues d'Aurélie veulent bien se manifester sur ce blogue, en commentaires ou par courriel (l'adresse figure à gauche).
Repose en paix, Aurélie. Je, nous, pensons à toi.
11:00 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : aurélie fouquet, police |
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jeudi, 20 mai 2010
Interdit d'interdire, vraiment ?
J'ai cru halluciner à la lecture du communiqué publié sur le blogue de Laure Leforestier. Enfin, ce n'est pas tant le communiqué lui-même, dont je ne partage pas le souci, mais que je juge raisonnable, que le titre du billet du blogue. Comme le disent les Verts dans leur communiqué, nous notons le glissement sémantique de « soutien aux inculpés » à « soutien aux émeutiers ». On a bien compris le souci : en l'absence de jugement, nul ne peut être considéré comme coupable. C'est vrai de toute inculpation. Mais il y a le choix des mots et des appels auxquels on répond : il faut juger sur pièces du ton du communiqué du collectif qui a appelé les Verts à la rescousse : «pendant deux nuits, la police est tenue en échec. [...] du 25 au 27 novembre 2007, c'est une ville qui s'est soulevée, un moment de l'histoire.». Tout cela avec une belle écriture rouge sur fond noir qui rappellent diablement la coloration des groupuscules de l'ultra-gauche...
Quant à décrire comme d'extrême-droite les policiers et le syndicat de gardiens de la paix qui se révoltent contre un concert donné par des groupes de rap qui appellent à la violence contre les forces de l'ordre dans leurs chansons, c'est du plus haut comique : il s'agit de FO, le syndicat Force Ouvrière, un authentique syndicat de gauche, même s'il a toujours revendiqué (et appliqué !) son indépendance par rapport aux partis politiques.
Bref, initialement, il s'agissait pour Europe-écologie de s'élever contre l'interdiction d'un concert destiné à porter «la bonne parole», et, accessoirement, apporter des fonds aux fameux inculpés. Soit, admettons, il n'y a rien d'illégal à soutenir des gens qui sont inculpés. Mais la défense de la liberté d'expression, invoquée dans le communiqué des Verts Haut-Normands, s'est muée subitement, dans le titre du blogue, en soutien inconditionnel aux inculpés, parce qu'il est interdit d'interdire, slogan qui rappelle une autre époque d'émeutes. Il y a là une charge sémantique qui est loin d'être neutre, et traduit au moins l'arrière-pensée de la maîtresse des lieux.
On peut jouer au chat et à la souris avec la sémantique, les mots ont un sens, connoté ou dénoté, et finissent toujours par parler. L'opinion publique ne s'y trompera pas : les Verts pourront toujours clamer leur bonne foi, elle retiendra qu'ils auront soutenu les émeutiers et, in fine, les voyous. Parce qu'il est interdit d'interdire...
23:46 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : fo, police, verts, villiers le bel |
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samedi, 01 mai 2010
Arbois à boire, et paf, un car de CRS...
Philippe Gonon, conseiller municipal MoDem à Besançon nous livre l'intéressante et passionnante anecdote. Sans doute soucieux de rétablir l'ordre et la loi dans les ruelles sinistres et mal fréquentées de Besançon, déterminé à lutter contre le spectacle dégradant d'ivrognes patentés se livrant en public à la boisson effrénée d'une coupe de vin, le préfet nouvellement nommé par Nicolas Sarkozy dans le Doubs, Nacer Meddah, a réagi énergiquement en envoyant force pandores intercepter l'infâme contrevenant. In vino veritas, comme le dit opportunément Philippe Gonon, d'autant que le misérable contrevenant écoulait frauduleusement du vin local, ou presque, puisqu'Arbois n'est pas si éloignée de Besançon, pour autant que je me souvienne de ma géographie, notamment celle des vignobles...
19:34 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : modem, philippe gonon, besançon, doubs, police, vin |
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