mercredi, 08 février 2012

Quid de la civilisation européenne, alors ?

Après Maxime Tandonnet, c'est au tour de Xerbias de prendre la défense de Claude Guéant, faisant valoir qu'on a coupé la phrase qu'on lui reproche de son contexte.

Xerbias rappelle que les propos incriminés l'ont été devant un cénacle d'étudiants de l'UNI et cite précisément les mots prononcés : 

Contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l'humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité, nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique.

Le relativisme de gauche m'insupporte aussi, mais ce que dit Claude Guéant n'a absolument pas de sens, n'en déplaise à Xerbias. Qu'est-ce qu'une civilisation qui défend l'humanité, la liberté, l'égalité, la fraternité ? D'ailleurs, c'est quoi une civilisation ? Est-ce qu'on peut parler de civilisation occidentale, par exemple ? Parce que si c'est le cas, la nôtre a tout de même fait émerger les pires totalitarismes de l'histoire avec le nazisme et le communisme. J'aimerais bien qu'elle soit réductible à la démocratie, malheureusement, ce n'est pas exactement le cas. 

Si Guéant veut dire qu'il faut combattre toutes les idéologies qui affirment l'infériorité des femmes ou mettent en avant les haines sociales et ethniques, soit, j'en conviens. Mais quel rapport avec la civilisation ? C'est au nom  de LA civilisation qu'on a colonisé et souvent exterminé à tour de bras aux XVIIIème et XIXème siècles, alors La civilisation, vous comprenez, j'ai comme une méfiance quand on brandit ce concept.

Puisque Claude Guéant a évoqué la minorité des femmes, je suis à peu près certain qu'il a pensé très fort à l'Islam et à la place que l'on réserve à la femme en terre d'Islam. Mieux valait le dire clairement dans ces conditions. Mais, même ainsi, les choses sont un tantinet plus complexes qu'il n'y paraît : même le pays le plus islamo-réactionnaire de la planète, le Pakistan, a porté a deux reprises une femme à sa tête, Benazir Buttho. Chose qui ne s'est jamais produite en France...Bis repetita placet au Bangladesh ou ce n'est pas une, mais DEUX femmes qui sont arrivés à la tête de l'État. 

La place de la femme dans l'Islam n'est pas chose simple : il y a là fondamentalement une problématique d'interprétation des textes, et, parfois, bien plus simplement d'application du Coran ! Il y a un excellent article de wikipedia sur le sujet, et j'y renvoie.

Plutôt que de décréter l'Islam doctrina non grata en terre de Gaule, il eût été plus fûté d'interpeler les docteurs de la foi en théologie islamique pour contester d'éventuelles interprétations en s'appuyant sur celles, autres, que l'on peut donnet des versets du Coran. 

Mais c'est évidemment une toute autre diplomatie, que celle, imbécile, qui consiste à jeter la pierre sur l'Islam tout entier sans prendre le temps de la réflexion...

16:53 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : guéant, civilisation, islam, femme | | |  Facebook

samedi, 01 octobre 2011

Mademoiselle, c'est bien mais...pas dans les formulaires !

Je vais prendre l'Nicolas et l'Faucon à contre-pied, mais si...si, si, je juge pour ma part légitime de demander à ce que la mention "mademoiselle" ne figure plus dans les formulaires administratifs et assimilés. Cette mention donne une information qui relève de la vie privée et n'a à figurer nulle part. C'est grosso modo ce que fait valoir Olympe et elle a raison.

Ce n'est pas parce que ce n'est pas une avancée majeure pour la cause des femmes de demander énergiquement à ce que la mention disparaisse qu'elle devrait être pour autant illégitime. Je trouve l'argument spécieux, d'autant qu'on pourrait l'appliquer à bien d'autres sujets.

Bref, sans faire de l'agit-prop, je me contenterai de rejoindre Polluxe qui titre "Osez Madame" et, tant que j'y suis, les images choisies par Olympe m'ont donné une idée simple : quand un formulaire contient les mentions Madame/Monsieur/Mademoiselle, on pourrait prendre l'habitude de rayer systématiquement "mademoiselle", par mesure prophylactique. Ça ne mange pas de pain et ça permet de replacer les choses à leur valeur exacte.

J'ai encore un élément à ajouter pour conclure : l'Nicolas dit que ce genre de combats décridibilisent les femmes. Non. Ce n'est pas le fait de réclamer une application élémentaire du droit de chaque individu à disposer de sa vie privée, qui pourrait miner le féminisme mais plutôt la manière de le faire.

Bref, il n'y a pas de sots combats quand il s'agit de faire valoir une liberté individuelle, et, comme je l'ai déjà écrit ici, je pressens, en mon for intérieur, qu'il y a un lien consustantiel entre la liberté des femmes et la Liberté avec un grand L...

00:03 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : femme, mademoiselle, féminisme | | |  Facebook

lundi, 04 juillet 2011

DSK ? Jamais je ne voterai pour ce mec-là.

Finalelement, on ne saura jamais vraiment ce qu'il s'est produit dans la suite du Sofitel de New York. L'accusatrice était apparemment trop b elle. Une chose est sûre : 

Naffisatou s'est plainte d'une tentative de viol de la part de DSK. Tristane Banon dépose aussi une plainte. L'économiste hongroise qui a finalement reconnu une liaison avec lui a fait savoir par la suite, même si cela n'a pas été rendu public, qu'elle avait craint pour sa carrière et avait cédé à DSK principalement pour cette raison.

Dans tous les cas de figure, et au minimum, ce gars-là n'est pas sain avec les femmes. Aurélie Filipetti l'avait trouvé très lourd. 

Il est dans la catégorie des harceleurs.

Ce type-là a une double personnalité. Posé comme politique ou professeur, harceleur de femmes qui se prend pour un séducteur dans le privé. C'est sans doute un cas pathologique.

Jamais je ne voterai pour lui y compris contre Nicolas Sarkozy. Je ne m'abstiendrai même pas, s'il revient sur le devant de la scène. Je voterai pour Sarko sans états d'âme.

17:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dsk, sarkozy, banon, nafissatou, femme | | |  Facebook

mardi, 08 mars 2011

Donnez au filles d'aujourd'hui les moyens de devenir les femmes de demain...

Aujourd’hui toutes les femmes du monde sont mises à l’honneur… 

…mais pour espérer résoudre définitivement les injustices auxquelles elles sont confrontées dans le travail, l’éducation, ou face à la violence, il faut commencer par donner aux petites filles toutes les chances de grandir dans le respect de leurs droits.

En contribuant à notre fonds de soutien pour les droits des filles, vous permettrez à PLAN de financer des projets concrets pour lutter contre les différentes formes de discrimination dont les filles sont victimes au Cameroun, au Vietnam  ou encore en Inde

Pour elles, merci ! 

Alain Caudrelier-Bénac, directeur de Plan France 

Voilà, rien à rajouter...

14:38 Publié dans International, Société | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : femme, fille, égalité, droit | | |  Facebook

jeudi, 13 janvier 2011

Le directeur de prison doit payer très cher sa forfaiture

Le directeur de la prison de la maison d'arrêt de Versailles va probablement tomber pour relations sexuelles illicites avec l'une de ses "pensionnaires". La presse semble avoir surtout retenu que la femme concernée est cette jeune fille qui a conduit Ilan Halimi a un sort atroce.

De mon point de vue, ce n'est pas cela qui est important ; ce qui est grave, c'est qu'un individu en position de pouvoir abuse de sa situation contre des avantages matériels. De mon point de vue, la ligne rouge qui sépare cette conduite du viol n'est pas bien large.

Je n'ai pas envie de voir mon pays glisser toujours plus vers une américanisation de ses peines : là-bas, il est courant de voir des détenues sous la coupe de matons et de directeurs corrompus.

Ces abus doivent être punis avec la plus grande sévérité ; dans le cas inverse, c'est la porte ouverte à des abus de plus en plus graves.

Peu importe que cette femme soit une vipère ou non : le métier d'un directeur de prison c'est de diriger une prison, et c'est tout. Il est censé prendre ses responsabilités et doit payer cash tout écart.

Je peine à contenir une certaine exaspération quand je lis, d'après une source proche du dossier qu'elle a fait perdre la tête au gardien et au chef de prison concernés. 

Ils sont responsables et comptables de leurs actes, et point à la ligne.

14:57 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : prison, femme, ilan halimi | | |  Facebook

vendredi, 03 décembre 2010

Fallait être correct avec Rachida.

Le type qui a envoyé des mails graveleux et insistants à Rachida Dati, à la suite de son fameux lapsus, s'est fait arrêter manu militari au pied du lit, on le savait déjà. Son procès débute.

Certains ont jugé l'intervention trop rigoureuse. Moi, je pense que c'est bien fait pour sa gueule. C'est toujours une facilité, quand il s'agit d'une femme, en politique, de faire des commentaires salaces. 

Le gars a fait le lourd et le malin. Il s'est senti tout-puissant. Le comble, c'est qu'il continue à minimiser et renvoie l'histoire à une blague de potache. Une campagne contre le viol est en cours, j'en ai parlé en évoquant le sort des adolescentes. Cela commence avec ces comportements-là, que l'on ne s'y trompe pas.

Je pense que contre les cons qui manquent de respect aux femmes, il faut taper dans le tas, et fort. Il n'y a que cela qui marche. Et moins l'individu reconnaît ses torts, plus fort il faut y aller au gnouf et à la matraque (je sais, je suis un maniaque de la répression).

Rachida Dati était en droit de se sentir menacée par les tentatives d'intimidation arrogantes de ce gros lourd, déjà connu pour des faits de violence au demeurant. 

Certains s'indignent de ce que Rachida Dati bénéficierait d'un traitement de faveur. Non, ils n'ont pas compris. Ce qui s'applique à Rachida Dati, c'est la procédure normale. Au lieu de beugler comme des veaux contre Rachida, ils feraient mieux de s'exciter un petit peu plus quand les procédures sont lentes pour les autres femmes.

Bref, j'espère que le lourd va en prendre plein la gueule et que ce sera un exemple pour tous les autres.

14:58 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rachida dati, mails graveleux, justice, femme | | |  Facebook

mercredi, 24 novembre 2010

Il faut protéger les adolescentes

Une véritable campagne contre le viol démarre aujourd'hui. Malheureusement, dans ma vie, j'ai souvent eu l'occasion de croiser des femmes victimes au minimum d'agressions, parfois de viols. Je constate que les faits se produisent souvent à l'adolescence.

Beaucoup d'adolescentes n'ont pas une appréhension très lucide des dangers qui peuvent les menacer, particulièrement celles qui cherchent une valorisation par les hommes.

Ce sont des proies faciles et timides. Il y a une éducation nécessaire, et, je suis navré de devoir l'énoncer ainsi, un éveil à la méfiance non moins nécessaire. Même si je conçois que dans bien des familles, les relations avec les oncles et les cousins soient excellentes, ou encore avec des voisins, les chiffres sont là : 75000 femmes et jeunes filles violées dont 80% le sont par un proche.

Il faut donc installer une distance respectueuse, pour le bien de tous, entre cousins/oncles/voisins et vos adolescentes, parents.

A 15-16 ans, une jeune fille, en dépit de ses formes, n'est pas une adulte. C'est encore largement une enfant à plus d'un égard. On ne peut donc pas confier cet enfant à n'importe qui. Quand l'oncle est l'époux d'une soeur ou d'un frère, se rappeler qu'après tout, on ne sait pas vraiment qui il est. Et le cousin est un cousin, pas un frère. Et même s'il est un frère, il convient de demeurer vigilant.

Le respect des femmes passe par la mise en place de limites très claires et très nettes dans l'enfance. Le corps de chacun n'appartient qu'à soi. Personne n'a le droit d'y toucher, sous quelque forme que ce soit, coup ou caresse, même s'il y a consentement puisque le consentement n'est pas éclairé tant que la majorité sexuelle (15 ans) n'est pas atteinte.

C'est quelque chose qui doit être appris très tôt aux enfants, avec deux effets : a) les protéger b) les empêcher de devenir des agresseurs.

Il faut associer à la prévention de la répression systématique ; systématique et infiniment plus implacable qu'elle ne l'est, y compris quand les viols sont le fait d'adolescents.

Je suis outré par les compte-rendus de jugements et par la faiblesse des peines.

S'il existe un quota incompressible de pervers que la crainte du châtiment n'effraiera jamais, il reste toute une fange que la peur de dizaines d'années de prison assurées peut amener à s'auto-censurer.

C'est cette fange-là qu'il faut viser. 75000 femmes par an, nous sommes encore en-dessous de la réalité, et je ne parle même pas des enfants.

Ce n'est pas seulement la honte qui doit changer de camp, en cas de viol, mais la peur. 2% des violeurs punis seulement, cela s'appelle de l'impunité. 10% des victimes qui portent plainte, c'est peut-être à mettre en relation avec cette impunité...

VOUS AVEZ ÉTÉ VICTIME ?

Pour être aidée, tout en gardant l'anonymat, vous pouvez appeler la permanence téléphonique : Viols Femmes Informations 0 800 05 95 95

J'ajouterai une dernière chose. Il peut être pénible pour une femme de faire une démarche de visu dans un premier temps. Je suggère au gouvernement d'étendre au plan national et aux viols l'expérience de plaintes par internet développée dans les Yvelines.

Une première plainte pourrait avoir lieu sur la Toile, puis un officier de police rentrer alors en contact avec la victime. Cela permettrait de lever en partie les lourdes hypothèques qui pèsent sur les a priori des victimes quand elles n'osent pas parler.

 

12:04 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : viol, adolescence, adolescente, femme, justice, police | | |  Facebook

samedi, 30 octobre 2010

Les plus belle femmes de France...

Les Samnites avaient une coutume qui, dans une petite république, et surtout dans la situation où était la leur, devait produire d'admirables effets. On assemblait tous les jeunes gens, et on les jugeait. Celui qui était déclaré le meilleur de tous prenait pour sa femme la fille qu'il voulait; celui qui avait les suffrages après lui choisissait encore; et ainsi de Suite. Il était admirable de ne regarder entre les biens des gar­çons que les belles qualités, et les services rendus à la patrie. Celui qui était le plus riche de ces sortes de biens choisissait une fille dans toute la nation. L'amour, la beauté, la chasteté, la vertu, la naissance, les richesses mêmes, tout cela était, pour ainsi dire, la dot de la vertu. Il serait difficile d'imaginer une récompense plus noble, plus grande, moins à charge à un petit État, plus capable d'agir sur l'un et l'autre sexe.

(Esprit des lois, 1ère partie, livre VII, chapitre 16)

Je suis souvent amené à déambuler dans les rues de Paris. Or, s'il est un arrondissement qui est un enchantement pour les yeux de l'homme (du mâle), c'est le 16ème arrondissement. Jeunes filles, jeunes femmes, femmes mûres, toutes belles et délicieuses...! Mon Dieu : mais comment donc une telle concentration d'aussi belles filles est-elle possible ?

Il existe à mon avis une explication : on trouve dans le 16ème arrondissement de nombreuses familles d'individus riches de génération en génération. Parce que les hommes qui y vivent sont riches et puissants, ils ont pu choisir pour compagnes de belles femmes. Même s'ils étaient laids au départ, au fil du temps, les enfants et les enfants des enfants sont devenus beaux. Et comme les femmes, là-bas, ont les moyens de rehausser leur beauté naturelle avec tout ce que notre civilisation compte d'artifices, leur charme n'en est que plus éblouissant.

Les hommes (qui ne m'intéressent guère si ce n'est qu'ils sont de fâcheux concurrents en ces lieux) ne dépareillent pas la marchandise. Souvent athlétiques et fils de beautés, ils sont séduisants et mes lectrices s'y retrouveraient certainement en lisant les lignes que j'écris.

Je me fais parfois l'impression d'un Hérodote enquêtant en terre étrangère et méditant une nouvelle explication farfelue pour élucider quelque mystère d'une contrée lointaine et étonnante.

Bref, si certains lieux sont à voir pour les monuments qu'ils recèlent, le 16ème l'est, lui, pour ses trésors vivants :-)

P.S Je sais, parfois, j'écris vraiment ce qu'il me passe par la tête...

07:30 Publié dans Insolite, Ragots | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 16ème, paris, femme, beauté | | |  Facebook

jeudi, 12 août 2010

Une mère iranienne en danger !

Je ne puis que relayer l'appel lu chez Alluvions en faveur de Sakineh Mohammadi Ashtiani. Cette belle femme de 43 ans est menacée de la mort la plus cruelle et la plus barbare en Iran : la lapidation. A ceux qui espéreraient que le régime des Mollah comporterait le moindre soupçon d'humanité, il leur faut déchanter. On a torturé cette femme pour la contraindre à avouer avoir eu des relations amoureuses avec un homme, plusieurs années après la mort de son mari. Je suis conscient de l'indigence de ma contribution, mais, comme bien des blogueurs du monde entier, je relaie l'appel de ses malheureux enfants pour tenter de sauver leur mère d'une mort atroce. Le combat ne devra pas s'arrêter là, car à défaut de la lapider, la "justice" iranienne envisage de la pendre.

Voici donc ce qu'écrivent ses enfants au monde entier :

Ne laissez pas notre cauchemar devenir une réalité. Opposez-vous haut et fort à la lapidation de notre mère! Aujourd’hui, nous demandons l’aide du monde entier. Depuis cinq ans, nous vivons dans la peur et l’horreur, privés de la présence réconfortante de notre mère. Le monde est-il assez cruel pour rester insensible à une telle tragédie?
Nous sommes Fasride et Sajjad Mohammadi e Ashtiani, les enfants de Sakineh Mohammadi Ashtiani. Depuis notre tendre enfance, nous éprouvons une grande douleur, car nous savons que notre mère est emprisonnée en attendant de connaître son épouvantable sort. Le mot « lapidation » est tellement horrible pour nous que nous évitons de le prononcer. Nous disons plutôt que notre mère est en danger, qu’elle risque d’être tuée et qu’elle mérite l’aide de tous. 
Maintenant que presque toutes les options ont échoué et que l’avocat de notre mère affirme que sa situation est très précaire, nous nous en remettons à vous, citoyens du monde, peu importe qui vous êtes et l’endroit où vous habitez. Nous nous en remettons à vous, peuples de l’Iran, à tous ceux et celles qui ont vécu l’enfer de perdre un être cher. 
Aidez-nous à libérer notre mère!
Nous désirons particulièrement joindre les Iraniens qui vivent à l’étranger.
Aidez-nous à sortir de ce cauchemar. Sauvez notre mère. Vous ne pouvez imaginer la détresse qui nous accable à chaque instant de notre vie. Les mots ne suffisent pas à exprimer notre crainte…
Aidez-nous à secourir notre mère. Écrivez aux autorités pour leur demander de la libérer. Dites-leur qu’il n’y a aucun plaignant et qu’elle n’a rien fait de mal. Notre mère ne mérite pas de mourir. Y a-t-il quelqu’un qui peut nous entendre et nous venir en aide?
Fasride et Sajjad Mohammadi e Ashtiani

Il existe une pétition que l'on peut signer : elle comprend plus de 160 000 signatures à l'heure actuelle.

12:25 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : iran, sakineh, lapidation, femme | | |  Facebook

lundi, 05 juillet 2010

Fadlallah, leader du Hezbollah mais homme droit et sensible

J'avoue éprouver des sentiments contradictoires à propos de Mohamed Hussein Fadlallah, le leader spirituel du Hezbollah. D'un côté, je n'aime pas ce mouvement politique pour le tort qu'il cause au Liban, et également pour la haine farouche qu'il voue à Israël. Mais de l'autre, Fadlallah a été un grand chef spirituel, modéré voire progressiste dans le domaine sociétal.

Il a condamné les attentats de septembre 2001, s'est opposé aux attentats suicide au sein de son mouvement, et fait preuve de beaucoup de courage sur la condition de la femme, récusant toute forme de domination masculine et réprouvant clairement les violences faites aux femmes en terre d'Islam ; plus que cela en fait : concédant aux femmes le droit de répondre à la violence physique par la violence physique ! On faillit s'en étouffer de rage à l'Université Al-Azar ! Dans une mise au point postérieure, il précise que le mariage n'est pas l'expression d'un droit de propriété de l'homme sur la femme mais d'un contrat dont les règles fondamentales sont fixées par un verset du Coran (d'abord une gestion financière commune d'un logis, si j'ai bien compris). Mieux encore : il avait édicté une fatwa en 2008 pour engager les Libanais à respecter les domestiques étrangères. Il a dit un jour qu'il avait été sauvé d'un attentat par la présence d'une femme qui insistait pour lui demander conseil. Il le leur a bien rendu...

A côté de cela, l'homme est un grand poète, rompu à la rhétorique et aux exercices littéraires les plus fins, amateur expert de littérature.

J'ai dit qu'il était le leader spirituel du Hezbollah, mais en fait il s'en défendait, et ce mouvement politique ne l'a jamais clairement admis. J'ai cru comprendre aussi qu'au fil du temps, il éprouvé de plus en plus d'agacement devant la main mise progressive de l'Iran sur le Hezbollah (Manifestement, il avait quelques difficultés avec le concept de Guide Suprême toujours en vigueur, d'ailleurs, au sein de la République islamique).

Sa mort est assurément une grande perte pour l'Islam et pour les Shi'ites. In fine, si diplomatiquement, comme tous les cadres du Hezbollah, on peut juger son action catastrophique (la lutte armée à outrance contre Israël a eu un coût désastreux pour le Liban), humainement, il a joué un rôle majeur pour sa communauté.

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