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vendredi, 08 février 2013

Les Djidahistes amputent mais le Mali excise...

Le Merle Moqueur rappelle fort opportunément qu'au Mali, 9 fillettes sur 10 sont encore excisées. Et franchement, cela me paraît  au moins aussi monstrueux et criminel que l'amputation.

Compte-tenu du rôle de la France dans la libération du Mali, je pense que cela va être le bon moment de donner de la voix. Certes, officiellement, le Mali proscrit l'excision, mais dans la pratique, il n'y a aucun contrôle digne de ce nom ni loi qui interdisent cette mutilation particulièrement abominable et douloureuse.

Puisque nous bénéficions d'un courant de sympathie au sein de la population, désormais, la France a une très belle fenêtre de tir dans l'opinion, là-bas, pour rappeler son opposition radicale à une pratique aussi vile que vicieuse et sadique.

Bref, gâchons la fête et venons-en aux choses sérieuses. Bien des associations ont saisi la question à bras le corps sur place, comme Plan International, par exemple, alors j'aurais honte que mon pays ne s'engage pas nettement au moment où il le peut.

Monsieur Hollande, à vous de jouer...

18:30 Publié dans International, Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : mali, excision |  Facebook | | |

mercredi, 30 mai 2012

Un point sur les i à mettre à propos de l'excision

Perso, cela commence à m'insupporter les Maliens venus du Mali qui se croient permis de s'essuyer les pieds sur nos lois, les droits des femmes qui vivent en France et nos valeurs plus généralement.

Il y a une chose que je ne comprends pas de la part des autorités françaises : on sait que 90% des Maliennes sont excisées. Cela signifie donc que 90% des Maliens qui escomptent trouver l'eldorado en France ont bien l'intention d'exciser leurs filles.

Il faudrait donc les recevoir quand ils font une demande d'immigration après un entretien liminaire ; il suffirait de les avertir : à la moindre exaction sur l'une de leurs enfants, c'est 20 à 30 ans de prison à la suite de quoi "dégage dans ton pays" et bien sûr, mise sous tutelle de la République des malheureuses qui doivent endurer ces pratiques épouvantables.

Qu'est-ce qu'on attend ?

Bon, dans la dernière affaire, c'étaient des Guinéens. Ç'aurait pu être aussi des Soudanais musulmans (à ma connaissance, les Soudanais chrétiens ne s'adonnent pas à ces pratiques barbares). Ou même des Égyptiens. 80% là-bas, paraît-il. 

Pareil. Il s'agit d'adopter une attitude bien plus déterminée avec ces pays. On devrait d'ailleurs conditionner l'aide que leur ocrtoie notre pays aux résultats qu'ils obtiennent contre l'excision afin d'éradiquer cette pratique.

Il est bon de rappeler qu'en Égypte, ces salopards de Frères Musulmans tentent d'obtenir l'abrogation de la loi qui interdit l'excision et financent des bus qui font des tournées pour en assurer la promotion.

Tiens, en France, généralement, les exciseurs ou parents qui livrent leurs enfants à l'excision s'en tirent avec 15 ans avec sursis. 

Dans l'affaire récente qui secoue la France, les parents sont des récidivistes. L'incroyable c'est qu'ils aient conservé la garde de leurs enfants.

Il y a 50 000 femmes excisées en France. Intolérable. Il faut une action déterminée, à la fois préventive et ultra-répressive. On va avoir l'occasion de vérifier ce que vaut Taubira et si ses discours de protection des femmes ne sont que du vent, comme je tends à le penser. 

mercredi, 12 mars 2008

Adieu Katoucha

811202126.jpgLe célèbre top-model Katoucha a été, on le sait, retrouvée morte dans la Seine il y a peu. Elle avait disparu il y a près d'un mois. A vrai dire, ce n'est pas la disparition du top-model  qui m'émeut, mais de la femme blessée et horriblement mutilée dans sa chair, qui avait consacré une part de son existence à la lutte contre le fléau de l'excision.

Il y a quelque chose que je ne m'explique pas. Il y a une dizaine d'années, j'ai voyagé en Egypte, et j'ai eu l'occasion de discuter avec la guide du groupe où j'étais qui était une universitaire : nous avons notamment parlé des Nubiens et de l'excision qui s'y pratique encore. Elle m'avait alors expliqué que cette pratique tendait à disparaître et qu'elle était le fait des foyers misérables et sans éducation.

Or, je viens de lire la biographie de Katoucha sur wikipedia,  et j'ai ainsi appris qu'elle est la fille d'un historien, écrivain et archélogue, diplômé de l'Université de Bordeaux.

Il a écrit des tragédies, est professeur honoraire dans de prestigieuses universités à Washington et à Tokyo. Il a été un opposant à Sékou Touré. La mère de Katoucha était aussi une intellectuelle. 

Et pourtant, ils ont décidé de l'exciser à 9 ans. Comment, comment est-ce possible ? La culture et l'éducation protègent-elles à ce point si peu ? Katoucha relate son excision comme une scène de film d'horreur : un jour banal où sa mère venait de lui promettre de l'emmener au cinéma...Comment un tel barbare que son père  peut-il être encore avoir le titre de professeur dans des universités américaines ou japonaises ? Parce qu'est bien là le titre dont dispose Djibril Tamsir Niane, le père de Katoucha. Honte, et mille fois honte sur lui et sur son crime, pour ce qu'il a fait à sa fille. Misérable ! Criminel ! Criminel qui n'a pas même l'excuse de la misère ! Mère criminelle qui ne mérite que l'anathème, famille maudite ! Violée par son oncle, puis mariée de force à un homme à 17 ans.

Adieu, petite princesse peule, ton combat continue, et où que tu sois, d'autres reprendront le flambeau ! Adieu Katoucha !

16:34 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : katoucha, excision |  Facebook | | |