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mercredi, 29 janvier 2014

Théorie du genre en délire : réponse libérale

J'ai entendu parler de ces familles qui voulaient retirer leurs enfants de l'école parce qu'on leur aurait enseigné à ne pas être des petits garçons s'il s'agissait de petites filles et inversement.

J'ai jeté un oeil sur les documents d'accompagnement qui figurent sur le portail du projet : il n'y a rien qui se rattache de près ou de loin à la théorie du genre. On trouve bien quelque part que nos stéréotypes sociaux et nos codes dans le domaine du genre sont des constructions sociales, ce qui est un fait, mais rien qui accréditerait l'idée qu'un enfant ne doit pas être sûr de son genre ou que son genre serait une construction sociale aussi.

En revanche, avec le mélange de béni-oui-ouisme et de rigidité qui caractérise les Socialistes, Najat et Peillon en tête, tout le monde a pu penser (à tort) qu'il y avait anguille sous roche.

Le projet de base, c'est de construire l'égalité entre filles et garçons et, à cet effet, de montrer que ni les filles ni les garçons n'ont de rôles réservés ou gravés dans le marbre. Des analyses de textes sur la figure de la princesse et du chevalier ou d'oeuvres de Renoir sur les codes vestimentaires qui figurent dans les ressources pédagogiques montrent simplement qu'on tend se représenter les filles selon des stéréotypes (passives, par exemple) de même que les garçons (toujours aventureux) ou encore que tel vêtement qui n'était pas accepté pour les femmes il y a moins d'un siècle sont complètement rentrés dans les moeurs aujourd'hui.

C'est l'ambiguïté de la réponse socialiste et la malhonnêteté consubstantielle de l'extrême-droite et des ultra-conservateurs qui ont amené de folles rumeurs dans les médias. La gauche a en effet construit son discours sur l'égalité filles-garçons en s'appuyant sur la construction sociale de leurs différences. Il est très facile, avec un tel propos de glisser sur l'idée que le genre relève du même processus en déconstruisant complètement ce qu'élabore notre société. On reconnaît évidemment dans cette méthode la traditionnelle manière de penser, toute sociologique, des constructivistes.

Maladresse idéologique insigne alors qu'il eût simplement été suffisant de dire que les filles n'avaient pas vocation à être confinées dans des rôles quels qu'ils soient ne serait-ce que parce qu'on les prive ainsi de leur droit le plus fondamental et le plus inaliénable : la liberté.

J'ai souvent ma propre interprétation de la chute d'Adam et Ève. Il y avait un gros nounours tendance bébé cadum qui se trouvait très bien dans son cocon douillet : il s'appelait Adam et son cocon, Eden. Mais un jour, il fit la rencontre d'un autre être qui répondait au doux nom d'Ève. Cette dernière, tout au contraire du conservatisme de son camarade, s'ennuyait comme un rat mort en Eden et n'aspirait qu'à découvrir de nouvelles choses. Aussi, quand le jaloux serpent l'informa qu'en goinfrant un fruit de l'Arbre de Science elle accéderait à de nouvelles choses, elle n'eut pas d'hésitation, quand bien même elle avait été avertie par Adam que la consommation du fruit n'était pas compatible avec sa présence en Eden. Mieux valait vivre libre une vie dure qu'une existence dans des fers, fussent-ils de velours. Ève refusait déjà le ce que les libéraux appellent bien à tort l'État-Maman. Ben non, je viens de le démontrer, en fait, ce n'était pas un État-Maman, c'était un État-Papa, sorte de monde parfait, plat et ennuyeux ou rien ne change jamais. Quand je dis, je l'ai écrit, que la liberté est une femme...

Voilà, j'ai réinterprété un de nos mythes originels. Ai-je eu besoin d'une théorie quelconque sur le genre pour le faire ? Non. La femme demeure-t-elle confinée dans son rôle traditionnel dans mon exégèse ? Non plus.

Si les Socialistes veulent me consulter afin que je leur refasse tous leurs documents sur l'égalité hommes-femmes, pas de problèmes : il suffira juste d'aligner la monnaie. Je pense qu'ils y gagneront au bout du compte. Bon évidemment, cela suppose d'admettre d'envoyer au débarras toute la clique constructiviste.

Après, restent les fachos et les ultra-réacs religieux, mais je les attends le pied ferme parce que leurs discours ne tiennent jamais la route : les fachos invoquent presque toujours la biologie, et les intégristes, les textes sacrés mais comme ce sont des ignares et des imbéciles, ni les uns ni les autres ne maîtrisent vraiment ce qu'ils citent et ils finissent toujours par se contredire.

mardi, 08 mars 2011

Donnez au filles d'aujourd'hui les moyens de devenir les femmes de demain...

Aujourd’hui toutes les femmes du monde sont mises à l’honneur… 

…mais pour espérer résoudre définitivement les injustices auxquelles elles sont confrontées dans le travail, l’éducation, ou face à la violence, il faut commencer par donner aux petites filles toutes les chances de grandir dans le respect de leurs droits.

En contribuant à notre fonds de soutien pour les droits des filles, vous permettrez à PLAN de financer des projets concrets pour lutter contre les différentes formes de discrimination dont les filles sont victimes au Cameroun, au Vietnam  ou encore en Inde

Pour elles, merci ! 

Alain Caudrelier-Bénac, directeur de Plan France 

Voilà, rien à rajouter...

jeudi, 30 décembre 2010

Parrainage au Bénin, écrire à sa filleule

J'avais entrepris de parrainer une petite fille en septembre dernier. La difficulté, c'est d'écrire le premier courrier, par la suite. Quoi dire ? J'ai évoqué ma situation familiale, un peu ma profession et beaucoup l'environnement de ma filleule.

L'association Plan France encadre les échanges : pas de cadeaux qui pourraient provoquer des jalousies dans la communauté de l'enfant. Au maximum des stickers et des autocollants, ou encore des images. En somme, ce qui tient dans une enveloppe. Pas d'échanges directs non plus : tout passe par un intermédiaire ce qui protège les deux parties. Il est toutefois possible de rendre visite à sa filleule. Pour ce qui me concerne, elle se trouve au Bénin.

C'est du Bénin, ex-Dahomey qu'est originaire le vaudou, à ce que j'ai compris ;  tous les 10 janviers, depuis l'établissement de la démocratie, on lui consacre une fête.

Le Bénin est un pays où la transition démocratique a été exemplaire : le dernier président marxiste-léniniste a été battu et s'en est allé sans bruit. Mais il est revenu par la grande porte démocratique en battant son ex-rival en 1996. Après 10 années, il sera à son tour battu par un novice en politique, Yayi Boni, avec une participation exceptionnelle : 76% ! Une signe de grande vitalité démocratique.

Le pays abrite des réfugiés (aux alentours de 10 000) et a été salué pour la qualité de l'accueil qu'il leur réserve.

Le Bénin considère l'éducation comme sa priorité nationale : près de 20% du budget de l'état lui est consacré et depuis octobre 2006, l'enseignement en maternelle et en primaire y est gratuit.

La vitalité médiatique du pays est également impressionnante : 70 radios, 4 chaîne télévisées, de très nombreux quotidiens.

Somme toute, il y a là un environnement qui me paraît favorable pour des projets de développement.

Bref, parrainer un enfant, c'est chez Plan France, avec les déductions d'impôts, cela revient à dix euros par mois, et on peut choisir de parrainer une fille ou un garçon ainsi que sa zone géographique.

Plan France est considérée comme la seconde organisation mondiale la plus transparente par One World Trust, un organisme indépendant.

J'ai cru comprendre que c'était une émanation du Parlement Britannique, à l'origine, mais je ne suis pas sûr d'avoir bien compris le texte anglais.

dimanche, 19 septembre 2010

Je parraine une fille !

Tiens, si Quitterie lit ces lignes, elle aura une satisfaction, elle qui a toujours cru à la force des réseaux sociaux. Je m'apprêtais tranquillement à rédiger un billet sur la gauche hystérique (qui va venir, patience, patience...) et je parcourais à cet effet mon compte twitter, consultant mes derniers échanges avec mes camarades gauchistes, quand je suis tombé subitement  sur un tweet de Quitterie relayant la campagne de l'organisation PLAN pour les droits des filles.

La dernière campagne lutte en particulier contre les mariages forcés de jeunes filles âgées parfois d'une dizaine d'années.

Tous ceux qui lisent mon blog régulièrement savent que je suis très sensible à la condition de la femme. Or, en parcourant le site, je me suis rendu compte qu'il y avait une campagne pour parrainer spécifiquement une fille. L'occasion ou jamais pour moi. Petite remarque :  à 30 euros par mois, avec les déductions fiscales, vous n'y êtes que de dix euros de votre poche seulement, l'État français ayant la générosité de prendre en charge le reste. Dix euros, quand je vois tout ce que l'on dépense en conneries inutiles de toutes sortes, c'est trois fois rien.

Alors, hop, c'est fait, j'ai une filleule, désormais :-) J'espère être en mesure, dès que cela sera possible, de vous en donner des nouvelles. Tiens, pour une fois que j'ai l'occasion de faire quelque chose de bien dans ma vie, c'était le moment de la saisir.

21:59 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : fille, plan, mariages forcés |  Facebook | | |