dimanche, 20 mai 2012

Ce n'était pas le pays des épées autrefois, la France ?

J'ai souvent pesté contre la camelote que l'on sert en jouets à nos enfants, à 90% issue des ateliers chinois alors quand je peux éviter de leur acheter de la m... j'évite. Tout récemment, comme je joue souvent avec mes petits, je me suis mis en tête de leur acheter des épées. Pas des saletés en plastique qui se tordent et se déchirent en moins de trois semaines, ni les sal...eries en mousse souple sans doute utiles comme marque-pages mais totalement inconséquentes pour se poursuivre en poussant des cris de guerre,  mais quelque chose de fiable et de testé.

Trouver une épée non-léthale de combat pour les enfants ? Eh bien il suffit de consulter les spécialistes : les joueurs de jeu de rôle Grandeur Nature ! Leurs boutiques mettent en vente des modèles de toute beauté, et on en trouve pour tous les goûts, même les plus improbables. Un petit tour sur le site de l'Atelier du GN, donc. A tout hasard, un oeil chez Armae.com (Attention, ils arrêtent les armes de GN et leur catalogue n'est pas à jour) et hop, me voilà avec des modèles financièrement accessibles.

Dommage pour Armae : leurs premières armes de mousse/pvc étaient à 20 euros seulement. Entre-temps, j'ai reçu la marchandise et j'ai testé : exceptionnel ! On peut vraiment bien rire et s'amuser avec sa petite famille, avec ces trucs-là :-)

Même quand on ne peut investir plus, faire le compte est aisé : les saletés de foire qui coûtent entre 5  et 10 euros voire plus, on a vite fait d'en acheter à la pelle au fil du temps.

Mes lecteurs le savent, quand je le peux, j'essaie d'acheter français. J'espérais donc trouver des armes de GN françaises. Raté. Enfin, pendant un certain temps du moins...Alors autant acheter de la qualité une fois et la garder !

Quand je pense que l'épée mérovingienne puis l'épée carolingienne ont été les modèles émérites de toutes les épées au haut Moyen-Âge...Ah, au moins, on savait produire français à l'époque...

Résultat des courses, ce sont bien des cousins de la France qui font encore les meilleures armes de ce type, mais ce sont ceux qui ont émigré au Canada, nos cousins Québecois. Callimacil, Némésis et sinon...les Danois ! Palnatoke a eu la riche idée, d'ailleurs, de concevoir une épée de GN pour enfant. Ils pensent à tout les Danois. Merci Hamlet ! On pense à tout au pays du lego. On trouve également là-bas Iron Fortress, nettement moins connu, toutefois. Cela aurait été surprenant de ne pas retrouver les Allemands : ils sont sur le marché avec Forgotten Dreams.

En farfouillant, j'ai tout de même trouvé quelques artisans français, mais surtout pour les armures : Karbanog, par exemple.

Il y a une boutique française, GN Boutyk, avec des prix compétitifs, de surcroît, mais je ne sais pas en termes de qualité ce que valent les armes ni même si elles sont vraiment de fabrication française. Pas de mention claire à ce sujet.

Mais, par chance, j'ai enfin trouvé un fabricant français : un amateur passionné qui réalise des productions de toute beauté : le Gonpat. Et en plus il fait des promotions. Là, je viens d'acheter une épée bâtarde magnifique en promotion. 

Mais bon sang ! On a un fabricant en France, il n'est pas plus cher (même moins) que les Québecois, les Danois, les Allemands et pourtant, il m'a fallu pas moins de dix recherches sur les mot-clefs associés pour tomber dessus, par hasard et pas de manière directe. J'ai récupéré l'adresse en visitant un site spécialisé sur le GN. C'est dire son positionnement sur Internet. Il ne risque pas de trouver des clients...

Et on retombe sur le problème du Made in France : on trouve des produits en France, mais personne ou presque n'est au courant, et, en règle générale, les revendeurs privilégient des produits qui ont pignon sur rue. Que je tape épée en mousse et je tombe presque toujours en priorité sur Calimacil (il faut toutefois reconnaître que leur travail est extraordinaire).

Frédéric Gonzalez est le jeune créateur/artisan qui réalise les armes de GN de Gonpat. A sa place, je commencerais par me faire référencer chez madeinfrance dans la catégorie jouet/loisirs, ce serait un bon début. Même chose chez Hexaconso, la Fabrique hexagonale et France référence.

Bon, heureusement, je suis persévérant, mais entre-temps, j'ai passé 4 commandes : si j'avais localisé tout de suite Gonpat, c'est sans doute à lui que je me serais adressé d'emblée...

Consolation, nous avons de quoi bien nous amuser les dimanche et l'été ma petite famille et moi et nous avons tout de même réussi à récupérer une arme française sur les 6 commandées en un mois...

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lundi, 14 mai 2012

Le Made in France, cela reste une culture à acquérir...

Je me dis tout de même qu'il y a vraiment un gros boulot de communication avant de faire en sorte que le Made in France prenne comme habitude de consommation dans l'opinion.

Je dois racheter un lave-linge après 15 années de bons et loyaux services de ma Miele (une seule panne en 15 ans, et encore, c'était du calcaire parce que je ne mettais pas de calgon dedans) : elle est encore en bon état, juste le tambour qui commence à tanguer un peu. Mais bon, j'ai un réaménagement à faire chez moi : il me faut un lave-linge et un sèche-linge superposé.

J'ai tout de suite cherché dans les biens de ce type fabriqués en France. Pas de pot, les lave-linges à hublot, il n'y en a pas de fabrication française.

Et puis il n'y a pas que cette difficulté : pour convaincre ma moitié d'acheter français, c'est la croix et la bannière. Quand j'ai changé de lave-vaisselle, cela a été la croix et la bannière pour la convaincre des mérites de Brandt. Mais, j'y suis parvenu.

Là, elle ne veut pas entendre parler d'autre chose que de Miele ou à la rigueur Bosch : la qualité allemande, quoi...

C'est marrant, parfois, sur les forums, je lis des commentaires qui citent Brandt aux côtés de Miele et Bosch. Pourquoi ? Parce qu'il y a pas mal de gens qui pensent que c'est une marque allemande...

Là, ça va être dur : il y a bien des sèche-linge Brandt ou Thomson, mais elle ne veut pas entendre parler de deux marques différentes.

Je pense, au fond, que Bayrou est précurseur : le Made in France, ça fera comme le bio : ça finira par s'imposer, mais il faudra du temps s'il n'y a pas une action énergique des pouvoirs publics (celle-là même que Bayrou voulait impulser).

Je ne peux même pas la convaincre par le sentiment bio : elle s'en fiche aussi des produits bio. Oui, parce qu'on peut tout de même faire valoir que Made in France = filières courtes et donc, économies d'énergie et pollution bien moindre.

C'est là où il y a un aspect philosophique, au fond : même si elle a quand même voté Bayrou au 1er tour (je n'en reviens toujours pas) elle reste fondamentalement de gauche.

Or, la pensée de gauche est fondamentalement différente du volontarisme centriste et démocrate-chrétien qui repose sur l'exemplarité et l'initiative personnelle. A gauche, on attend toujours des interventions ou des pressions de l'État pour s'engager dans un chemin.

Pour nous autres centristes, ce sont les individus, pas les États, qui tracent les chemins. Sans sensibilisation personnelle, les habitudes peines à s'installer. 

Et pourtant, c'est tellement d'emplois, d'argent gagné sur notre balance commerciale, de revenus en plus dans les portefeuilles et dans le budget de l'État...

En tout cas, tel que c'est parti chez moi, je sens que c'est encore de l'argent qui va finir dans la poche de nos cousins Allemands... (d'ailleurs, faufrait que je vérifie tout de même que c'est fabriqué en Allemagne, au moins ).

Il va y avoir une nouvelle bataille à mener : j'ai le lit de mon fiston à changer.

J'ai aussi acheté des plaques de cuisson, tout récemment, et là, par contre, je n'ai pas pensé à vérifier si elles étaient fabriquées en France ou non.

Zut. On n'y pense pas forcément tout le temps. Difficile de se le fourrer dans la tête. S'il y avait un gros  logo Made in France à chaque fois, ce serait tellement plus simple...

vendredi, 11 mai 2012

François Bayrou a du panache !

Bravo Bayrou ! Coupant court aux micmacs de toutes sortes, le centriste a assumé la décision du PS de maintenir une candidate contre lui.

J'agrée pour ma part les propos de Bayrou pour plusieurs raisons : a) son vote était désintéressé et doit le rester b) nous ne pouvons rejoindre une force politique dont nous ne partageons pas le programme c) Même si cela ne nous regarde pas au fond les militants PS de cette circonscription avaient choisi l'apparatchik locale de la FCPE depuis longtemps et il est légitime qu'ils aient droit à leur candidate.

De toutes façons, l'Assemblée Nationale se saurait être le but ultime de l'engagement politique. On peut très bien faire vivre ses idées en dehors de ce cénâcle, et c'est d'ailleurs ce que vient de faire Bayrou pendant 5 ans.

Relancer la production en France, favoriser les circuits courts, développer le label France demeurent les idées spécifiques et fortes du MoDem et bien sûr de Bayrou.

Plus la voix de ce parti sera forte, plus le nouveau pouvoir sera contraint d'en intégrer la portée dans ses pratiques.

Bayrou, le MoDem, ont des mesures concrètes à proposer sur ces thématiques qui touchent directement l'emploi, le pouvoir d'achat et l'écologie.

Mais, il y a quelque chose qu'il faut bien comprendre pour pouvoir rentrer dans les raisonnements, et, cela tous les spécialistes des marchés le confirmeront : l'économie, la finance, l'offre et la demande, la consommation, c'est d'abord de la psychologie.

Je prends un exemple tout bête : je me suis rendu dans un magasin Lapeyre, tout récemment, pour y choisir un parquet flottant (je veux refaire une chambre chez moi). Je regarde la choix proposé avec ma compagne : plusieurs modèles nous plaisent. Nous aurions pu, à ce moment-là, prendre l'un de ceux qui nous convenaient et partir. Mais finalement, je prends le temps de demander au vendeur où a été réalisé le parquet et d'où vient son bois. Il y avait là des parquets chinois, danois, polonais et heureusement français.

Eh bien j'ai pris un parquet français. Et ce n'était pas le plus cher ! Au contraire, il ne coûtait pas plus que le chinois.

Comme je vais devoir faire appel à une entreprise pour réaliser quelques autres travaux chez moi, j'ai intégré dans le cahier des charges de cette dernière l'obligation de ne me proposer que des matériaux et produits de construction français.

C'est tout simple, ça ne coûte pas un kopeck de plus, c'est de meilleure qualité, plus écolo, et cela relance notre industrie.

Il suffit de penser à le demander, et voilà. Mais si l'on disposait d'un logo comme le AB pour le bio avec un label ad hoc, je pense que plusieurs consommateurs seraient séduits, avec de grosses conséquences pour nos emplois et notre balance commerciale. Positives, les conséquences, cela va de soi.

Évidemment, il faut aussi qu'il existe une industrie de biens intermédiaires et de biens de consommation chez nous : c'est bien pour cela que le MoDem et Bayrou veulent la relancer.

Reste enfin notre modèle consumériste : vaut-il mieux acheter trois objets chinois en trois an ou un seul français bien plus fiable et solide pour trois ans ? Je ferai un autre article sur ce sujet, mais le consumérisme effréné pousse au low-cost (que Sarkozy a favorisé à tort avec sa LME) et donc à la perte de nos emplois...

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mercredi, 18 avril 2012

Bayrou, le made in France comme une évidence

J'ai de plus en plus de mal à écrire une note de blogue dans cette campagne insipide. Je ne m'en désole pas moins de ne pas voir Bayrou triompher tant, une nouvelle fois, il me semble le seul candidat à avoir compris quelle est la source de tous nos maux. Faut-il le répéter encore et encore ?

En assurant la production d'un certain nombre de biens en France, nous frapperions d'une seule pierre plusieurs coups :

- élimination de notre déficit commercial (ce que nous achetons ici ne fait plus l'objet d'achats à l'étranger...)

- réduction significative du taux de chômage (produire plus sur notre sol suppose d'engager des salariés en conséquence)

- réduction significative de la pollution (acheter ce qui se fait près de chez soi génère bien moins de nuisances que de l'importer de pays distants de milliers de kilomètres.

Ce que je crains, c'est que les autres candidats renvoient aux calendes grecques l'idée de Bayrou s'ils accèdent à l'échelon suprême. Et ce pour une raison très simple :

- soit ils ne croient pas que la France soit capable de redresser son industrie (Hollande, Sarkozy).

- soit ils projettent notre pays dans un monde rêvé qui n'a rien de crédible (Mélenchon, Le pen).

Les Français qui estiment que Bayrou voient juste doivent comprendre qu'il sera le seul à faire de cette résurrection générale de notre industrie le coeur de sa politique. Il y aurait bien eu la révolution verte de Corinne Lepage qui aurait pu se rapprocher de cet objectif, mais cette dernière, toujours en quête d'une place au soleil, a préféré mendier un strapontin en se ralliant à celui qu'elle estime le futur vainqueur. En outre, pour moi qui ai lu son projet, il ne tient pas sur au moins un point : il compte essentiellement sur l'État, la puissance publique, pour assurer la reconversion de notre industrie, en aucun cas sur l'initiative privée et l'esprit d'entreprise. Il resterait les Verts, évidemment, mais ils ont choisi Éva Joly plutôt que Nicolas Hulot, or, elle n'a qu'un projet sociétal. Il n'y a rien d'économique dans ses idées.

Le résultat des courses, c'est que je crains de voir la France s'enfoncer dans une crise toujours plus violente faute de volonté politique de mettre en oeuvre des solutions.

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mardi, 27 mars 2012

Bayrou peut susciter l'adhésion...s'il le veut !

François Bayrou atteint désormais des seuils stratosphériques en côte de popularité désormais, dans les derniers sondages. Il passe dans le dernier sondage IFOP la barre des 70% de bonnes intentions.

Comment François Bayrou pourrait-il convertir ces a priori favorables en intentions de vote sonnantes et trébuchantes ? Très simplement. Sans prétention, en suivant mes conseils et ceux de Mathieu Maire du Poset de Marianne, qui fait exactement la même analyse que moi. A la différence que j'avertis du risque de stagnation depuis le début du mois de janvier.

Bayrou a eu une excellente intuition en début de campagne : il a senti que l'emploi pouvait être au coeur des préoccupations de cette campagne. Il a eu une idée qui sortait des clous, et, pour cette raison, elle a fait mouche : associer l'emploi, la consommation et la nécessaire revitalisation de l'industrie sur notre sol sous le sigle du "Made in France".

Le problème, c'est que depuis, sur le chapitre de l'économie, le principal à mon avis dans cette campagne, plus rien. Or, c'est là-dessus que l'électorat peut se décider si on le séduit.

Il ne s'agit plus de réciter ses gammes, comme le fait observer à juste titre Mathieu, mais bien de propulser en avant de nouvelles et fulgurantes idées sur les thèmes qu'il a commencé à développer et de viser juste d'un coup.

Le Made in France, c'est une très bonne idée, mais comment le faire concrètement ? Ensuite, que faire d'autre que le Made in France pour stimuler la création industrielle et entrepreneuriale en France ? Comment faire en sorte que cette stimulation aboutisse à de l'emploi et des hausses de pouvoir d'achat ? Que dire, enfin, à tous ces ouvriers et ouvrières qui perdent leurs emplois parce que les usines ferment ? Quoi leur proposer ?

Si Bayrou peut répondre précisément à toutes ces questions, avec des réponses novatrices, il peut encore renverser la vapeur. Dans le cas contraire, je pense qu'il fera malgré tout un résultat honnête, mais à l'issue de l'élection présidentielle, il ne sera pas en situation de décider du sort de la France...

François, tu sais ce qu'il te reste à faire, et puisque tu le sais, fais-le vite, maintenant, parce que le temps presse.

lundi, 12 mars 2012

Le Made in France, une simple habitude à prendre...

Cela fait longtemps déjà, que je privilégie les produits français quand j'achète quelque chose de nouveau. Je trouve extraordinairement partiaux les procès à charge contre le projet de François Bayrou sur le sujet. Le pseudo-reportage de Zineb Dryef sur rue89 en décembre dernier est un modèle du genre. Elle a sciemment ou presque choisi les produits français les plus onéreux ou presque pour appuyer sa démonstration. En réalité, la difficulté, c'est de s'y retrouver faute d'un label, d'une offre suffisamment diversifiée et d'une distribution digne de la cause. Mais pour ce qui concerne les prix, j'ai largement démontré ici que les marques françaises étaient capables de s'aligner. Jeans Tuffery, Lave-vaisselle Brandt, tee-shirts, produits alimentaires variés, on trouve si on veut.

De toutes façons, pour bien comprendre quelles forces politiques considèrent le Made in france et lesquelles y prêtent une vraie attention, il suffit de considérer leur boutique : seul le MoDem de Bayrou vend des produits 100% Made in France. Le FN et l'UMP, c'est la Chine ou l'Asie, le Front de Gauche et les Verts, c'est le Maroc dans les comités militants, et le PS, c'est l'Europe orientale pour une large part.

15:24 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, bayrou, made in france | | |  Facebook

samedi, 10 mars 2012

IKEA, c'est terminé pour moi aussi.

J'invite tout à fait à lire le témoignage de Philippe sur ses déboires avec IKEA. J'ai eu exactement les mêmes chaque fois que j'ai demandé une livraison chez eux. Ils sous-traitent et se moquent comme d'une guigne du suivi. Non pas que leeurs employés ne soient pas charmants, au contraire, mais plutôt que le système qu'ils ont choisi pour assurer les livraisons n'est pas sérieux.

Quand on fait appel à un prestataire, on s'assure un minimum de sa qualité. Au passage, cela tend à devenir général dans le paysage des meubles. J'ai eu les pires difficultés avec un meuble commandé par vente-privee.com, arrivé endommagé, et pour lequel il a fallu entamer 1000 démarches pour parvenir à revenir dans ses fonds.

Et en plus, comme le dit Philippe, IKEA flique ses employés !

Pour ce qui me concerne, la Maison de Valérie a toujours été correcte.

Cela dit, les productions made in ailleurs et particulièrement "China", j'en ai ma claque. Plus ça va, et plus je constate à la pratique qu'au fond, Bayrou a fondamentalement raison : se fournir en production locale, c'est tout de même une garantie supérieure de qualité. Et puis au moins, si on a besoin de beugler comme un veau parce qu'on n'est pas content, on n'est pas contraint d'appeler un service clientèle délocalisé au Maroc.

Tiens, pour les meubles, j'ai repéré Gautier, qui a trois sites de production en France (c'est une entreprise vendéenne). Si l'on en croit les retours sur la Toile, les meubles coûtent un certains prix, mais leurs acheteurs en sont vraiment contents et leur service de communication prend la peine de répondre directement sur les forums.

Elle dispose de son propre réseau de vente, mais on peut aussi trouver des meubles Gautier chez But et Conforama ou encore Monsieur Meuble. Au niveau des normes ( environnementales, sécurité) ils sont au top, pour les informations que j'ai. Ça tombe bien, je dois prochainement racheter un lit pour mon aîné. J'ai repéré des choses intéressantes chez eux. Je tiens au courant le blogue une fois que j'aurais fait mon choix (ce qui va prendre plusieurs mois sans doute car l'achat du meuble est corrélé à des travaux d'intérieur).

11:35 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : meuble, gautier, bayrou, vendée, made in france | | |  Facebook

mardi, 28 février 2012

Un label...

Nous savons tous que la complexité de la production fait bien entendu qu'une part des produits est très souvent intégrée en provenance d'autres pays parfois lointains. Je pense que c'est légitime, l'introduction de composants, même de composants à coût de revient plus bas, n'est ni anormale ni choquante.

Je pense que l'important est de conserver les produits et de les regagner et c'est précisément la bataille que nous avons perdue en France donc je soutiendrai l'idée d'un label « produit en France », vous aurez observé que j'ai dit « produit en France » et pas « made in France », non pas que je n'arrive pas à comprendre ce que « made in France » veut dire ! On est Pyrénéen, mais polyglotte… troglodyte comme disait une grand-mère chez moi ! Et donc j'arrive à comprendre cela, mais c'est une revendication de fierté que d'employer sa propre langue.

Je propose donc un label accordé sur demande de l'entreprise, librement, sans qu’il soit imposé à qui que ce soit et par qui que ce soit, un label d'information qui indiquera aux consommateurs de manière transparente quel pourcentage de la valeur ajoutée du produit a été réalisé en France.

Ce pourcentage pourra par exemple être certifié par une association ad hoc regroupant des consommateurs. Je trouve que ce doit être léger. Ces labels montreront à chacun ce qu'il paye pour son emploi, celui de ses proches, pour la retraite et quand il fait ses courses.

Ils nous aideront aussi à prendre conscience des forces qui sont les nôtres, de la qualité, de l'excellence de nombreux produits français dont on ne savait même pas qu'ils existaient et nous verrons alors que nous avons tous les atouts pour figurer avantageusement dans la compétition mondiale car c'est évidemment dans la compétition mondiale que les choses se jouent.

made in Bayrou

11:08 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : france, bayrou, made in france, label | | |  Facebook

jeudi, 23 février 2012

Tuffery, jeans made in France, retour sur article. Paria aussi !

Souvenez-vous, j'avais fait part ici de mon étonnement après avoir trouvé des jeans made in France, à Florac, très précisément, à des prix très inférieurs à ceux des grandes marques. Marianne2 avait partagé mon étonnement et avait repris le billet. Eh bien il y a des jours sympas comme celui d'avant-hier où on se dit qu'on n'écrit pas entièrement dans le vide. J'ai appelé le magasin de Florac pour procéder à un échange , parce que voyez-vous, à force de passer mon temps à écrire des billets bidon devant mon ordinateur, du coup, je ne bouge pas, et comme je demeure statique, je prends du gras. Or, les jeans de Florac taillent petit. J'ai dû donc me rabattre sur la taille supérieure. J'ai profité de l'occasion pour échanger quelques mots avec l'un des trois frères : en fait, non seulement ils ont eu connaissance du billet, mais ils ont eu une augmentation subite des commandes par internet ! Plus d'une cinquantaine de jeans supplémentaires en un mois ! Je ne dis pas que cela relance la production de textile en France, évidemment, mais c'est toujours ça de gagné. Finalement, ce n'est pas neutre d'être repris dans un webzine comme Marianne2 (plus de 10 000 lectures là-bas). Quand j'y pense, si un JT avait simplement signalé les faits, les commandes auraient certainement explosé.

Allez, hop, pour la bonne cause, je rappelle l'adresse, ou plutôt, allez voir sur le site !

Cela dit, j'ai approfondi mes investigations, et j'ai découvert un marchand de textiles breton qui produit également local : Paria.

Sur les jeans, ils ne sont pas particulièrement concurrentiels (près de 100 euros pièce soit 40% de plus que Tuffery) mais ils proposent pas mal d'autres produits. Notamment, j'adore leur tee-shirt de l'Arsenal de Brest, rouge et blanc. Je sens que je vais en commander pour mes fistons. Ils sont magnifiques. 22.50 euros/pièce, ça me semble largement acceptable si c'est de la qualité.

Une petite remarque sur leurs jeans : Paria les fait certifier exempts de substances indésirables par un organisme de certification écologique, Okeo Tex.

Et, au fait, Parisiens ou Franciliens qui êtes plus d'un quart de mes lecteurs, il y a un magasin 10, avenue du Maine dans le 14ème à Paris. Cela vous évitera les frais de port qui sont loin d'être négligeables !

Ce qui est rigolo, c'est que comme leur gamme est assez étendue, ils ont aussi des bodies et des bavoirs pour les tout-petits. J'aime bien le body "risque de marée noire". Ecolos bobos, il est aussi pour vous, à moins que vous fassiez partie de cette détestable engeance qui fait l'écolo à peu de frais, c'est à dire en paroles, et achète dans le même temps les polos fabriqués par le prisonnier de goulag nord-coréen ou l'enfant des ateliers chinois. Là, au moins...

Les sweats sont  compétitifs : moins de 30 euros ! Quand ils sont face à des articles soldés, évidemment, ils sont un peu plus chers, mais en période ordinaire, ils font largement face en termes de prix. Là encore, tout dépend de la qualité, évidemment, mais mes derniers achats à bas prix m'ont appris que mauvaise qualité ruine : ras-le-bol des tee-shirts/sweat déchirés au bout de quelques mois.

Baskets montantes à 49 euros, idem, si ça tient, c'est à comparer aux nike et compagnie qui sont à plus du double.

Objectivement, c'est original : ados boutonneux désireux de vous fondre dans la masse de vos semblables mais à la recherche de singularité, ces baskets sont faites pour vous.

Bon, eh, oh, je ne vais pas non plus me farcir toute la boutique, et d'ailleurs, j'escompte bien finir tout de même sur une note politique.

L'existence de ce magasin, ses prix, plus qu'honorables, valident à nouveau les observations de Bayrou sur le Made in France. Ce n'est pas plus cher de produire chez nous à qualité égale. Même du textile. La preuve avec Tuffery à Florac et avec Paria à Brest (qui dispose toutefois d'une chaîne de magasins).

Les réactions de la classe politique ont été particulièrement minables et le demeurant lorsque Bayrou fait valoir cette idée-phare. J'entends très souvent les moqueries, mais qui a observé un jour la mer en Bretagne ou en Normandie, sait que la vaguelette qui se soulève au loin peut finir en vague de deux mètres quand elle vient se briser sur la côte.

Quoi qu'il advienne de Bayrou dans cette campagne, j'espère qu'il restera quelque chose de son programme, même s'il n'emporte pas la présidence de la République. Mais vu le mépris par lequel il est traité par les autres forces politiques (je parle du programme) j'ai plus que quelques doutes là-dessus. Et pourtant, Robert Rochefort, l'un des principaux conseillers économiques de François Bayrou a calculé qu'il suffirait d'une hausse de 10% de notre budget consacré au Made in France pour rayer d'un coup de crayon notre déficit commercial.

vendredi, 27 janvier 2012

Que faire pour lejaby ? Ben acheter français...

Ah, lejaby, c'est la grande angoisse des politiques par les temps qui courent : encore une entreprise qui délocalise, encore une usine qui ferme, encore des emplois perdus. Ils y courent tous à Yssingeaux, dans l'urgence de la campagne présidentielle. Hollande, Besson, Wauquiez, Montebourg, tous se pressent au chevet du symbole du textile français agonisant.

Cette précipitation  traduit surtout l'absence d'anticipation. Elles sont nombreuses, les petites usines, à avoir crevé lentement, d'une mauvaise mort. Il y a, je le crois, chez nombre d'acteurs politiques, maldonne sur le rôle de l'État : tout faire pour retrouver un repreneur, c'est certes louable, mais c'est une réaction dans l'urgence qui se substitue à la vision de fond.

Il faut voir les procès en sorcellerie ès nationalisme qui sont régulièrement faits à Bayrou depuis qu'il a propulsé Made in France et Achetez français dans la campagne électorale.

Que faire pour Lejaby ? Eh bien commander un soutien-gorge là-bas, pardi ! Là, je ne peux pas le faire, je ne suis pas une fille. Mais dans le principe, pour deux euros, comme l'observait Bayrou, pourquoi ne pas acheter local ?

Pour information, les soutien-gorges Lejaby sont en vente chez LemonCurve et en plus, il y a de bonnes soldes : -50% ! Bon, il ya  juste un petit souci : faute d'indications, qu'est-ce qui est produit en France, exactement, dans le tas ?

Évidemment, le consommateur ne peut être le seul acteur de ce redressement : l'État peut avoir un rôle facilitateur. Auprès des entreprises, en évaluant en amont le danger à venir, d'où l'intérêt d'un Conseil stratégique qui puisse voir venir le temps mauvais et les évolutions de chaque filière, en aval en permettant au citoyen de se fournir localement, c'est à dire en l'informant et en favorisant la distribution des produits locaux dans les principaux dépôts et principales enseignes. Les fondamentaux du programme de Bayrou, en somme.

Bayrou avait approuvé en son temps la mise en place d'une sorte de fond souverain stratégique : sans en faire une caisse de renflouement, on pourrait aussi penser à une action d'un tel fond dans ce genre de cas, notamment pour favoriser la constitution de SCOP, structures plus fiables que les sociétés classiques pour garantir le bien-être des salariés.

Il faut évidemment qu'il y ait les compétences nécessaires sur place, mais personnellement, je vois bien un État prêteur/investisseur favorisant l'émergence de SCOP puis rentrant dans ses fonds après remboursement une fois l'usine ou l'entreprise sauvée. Pour une collectivité locale, l'investissement ne me semble pas impossible, puisqu'à ce que j'ai compris, il suffirait de 7 à 10 millions d'euros pour créer une nouvelle entreprise à partir de l'unité de production existante.

Moi, je crois profondément à l'intelligence collective. Souvent, les êtres qui vivent en société trouvent des solutions collectives naturellement viables. On voit en France plein d'associations faire feu de tout bois là où les services de l'État défaillent et où le privé classique piétine.

La SCOP, c'est une forme d'intelligence collective viable. De la même façon qu'il faut faire confiance aux Français pour faire preuve d'intelligence collective dès lors qu'ils sont informés. L'État n'a dans cette vision de la société, toute centriste, que vocation à favoriser la rencontre des différents acteurs, sans interférer davantage.

Au fait, mes jeans de Florac sont arrivés ! :-) M'ont l'air très bien coupés, mes deux Tuff's, mais je vous en donnerai des nouvelles prochainement. Je ne l'ai pas ajouté la dernière fois, mais en fait, les jeans, c'est une création française de Nîmes à l'origine.  D'où la marque Denim. Cette hypothèse est toutefois controversée : selon d'autres sources, le tissu aurait été commercialisé par des marchands Gênois et «jean» serait en fait l'anglicisation de Gênes. Quoi qu'il en soit, c'est bien à un Américain que l'idée est revenue de faire, à partir de cette toile, les pantalons qu'on a par la suite appelés jeans. Voilà, ça c'était le plus pour informer de la suite de ma commande Made in France :-)

19:09 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lejaby, jean, made in france | | |  Facebook