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jeudi, 22 juillet 2010

Armes non-létales et sécurité

Dans les diverses affaires représailles contre la police, il y a souvent à l'origine des course-poursuites, des accidents et parfois des tirs de la police. Il ne s'agit pas pour moi de nier la légitimité des policiers, mais je m'étonne de qu'une réflexion ne soit pas davantage menée sur l'usage d'armes non-létales. A vrai dire, la réflexion ne suffit pas : la recherche est sans doute insuffisante dans ce domaine.

A courte portée, il existe le Taser, dont on a beaucoup entendu parler. Jusqu'ici, je pensais que rien ne se faisait sur les portées longues, or, je me suis apparemment trompé. Les Américains ont testé en 2007 une arme qui dirige un rayon brûlant jusqu'à un demi-kilomètre de distance. La brûlure infligée est de 55° (le seuil de la douleur est de 52°, si je ne m'abuse) soit, en principe, une température suffisante pour faire lâcher une arme, mais insuffisante pour provoquer de vrais dommages sauf exposition vraiment prolongée. Bon, l'inconvénient, c'est que cela ne ressemble pas vraiment à une arme de poing...

En France, le Quadri-France, le T-Rad, le fusil X-Rep, le Taser X-3 (capable de neutraliser plusieurs adversaires en même temps !) paraissent des armes dont on pourrait envisager de doter les forces de police et qui pourraient avantageusement remplacer les actuels pistolets dont la balle signifie souvent la mort.

Évidemment, l'usage de telles armes ne doit en aucun cas être banalisé : non-létal n'est pas synonyme d'inoffensif...! Une formation ad hoc serait donc nécessaire avant toute prise en main.

Ensuite, sans que la police s'empêche d'intervenir, la confrontation directe n'est pas forcément la bonne solution ; quand il y a délit, ce qui compte, c'est qu'il y ait interpellation et sanction, et que l'auteur du délit ait l'assurance de la sanction, que l'interpellation soit immédiate ou non.

Christian Lambert, le préfet de Seine Saint-Denis a la réputation d'être un très bon dans son domaine. Je ne le connais pas encore et on jugera sur pièces, mais ses premières décisions montrent que l'homme est intelligent et réfléchi. Plutôt que d'interpeler sur le fait avec risque de course-poursuite les conducteurs de mini-moto, il a ordonné à ses forces de police de récupérer simplement les numéros de plaques des engins et de procéder ensuite, après identification, à une interpellation ultérieure.

Ce qui compte, dans cet exemple, c'est que l'usager de ces véhicules sache qu'il suffit qu'il soit identifié pour faire l'objet d'une sanction. Appliquée réellement et systématiquement suivie d'effets, cette politique aura à coup sûrs des résultats. Limiter intelligemment les confrontations, à condition de ne pas abandonner l'objectif de protection des citoyens, cela me semble acceptable.

Commentaires

Juste un ajout à propos de ces armes : plus qu'une question de formation, c'est une question de respect de la loi.

Il y a légitime défense si la réponse est proportionnelle au danger, contrairement à ce qu'on peut penser, ces armes peuvent être létales dans certains cas (cardiaques par exemple), il faut donc l'utiliser uniquement lorsqu'il y a un risque de blessure grave, donc contre une autre arme, en aucun cas pour immobiliser quelqu'un

Écrit par : vincent15 | jeudi, 22 juillet 2010

Bonjour l'ami,
sans être toujours d'accord avec vous, je vous prodigue régulièrement mes encouragements, votre plume manquant rarement de courage.
Je dois cependant confesser que ce billet m'est désagréable car il fait de vous un naïf, ou peut-être feint-il de la laisser croire, et je ne vous savais pas cette qualité.
Mais la naïvité est une de ces qualités dont la traitrise vient de l'abondance. Gare donc à ne point trop en abuser.
Vous croyez donc (je ne peux me résoudre à écrire penser, tant votre propos me semble effectivement naïf) que l'être humain se doit d'être irresponsable au point que d'autres doivent en permanence veiller à ce qu'ils n'encourrent pas les conséquences de leurs actes? Vous pensez de surcroît que la première (au sens ici de la quasi unique) des conséquences auxquelles il convient de veiller ne concerne que leur propre personne? Vous concevez peut être enfin comme exemplaire (sans caractère laudatif) leur conduite, mais refusez l'idée de l'exemplarité de l'intervention?
Ah, dernier point, vous croyez encore que ces délinquants et provocateurs professionnels seront idiots au point de rouler avec leurs propres véhicules une fois cette logique mise en oeuvre? C'est ignorer volontairement leur capacité d'adaptation. Quant aux juges vous pensez qu'ils prononceront une peine sévère pour multirécidive de conduite sans port du casque et vitesse excessive? On finira par leur payer le permis, l'assurance et une confortable berline qu'ils ne risquent plus de se blesser et se faire arrêter bêtement au risque d'écraser un gendarme pour éviter de perdre toute chance de trouver un emploi, car la case prison est difficile à vendre dans un entretien d'embauche!
Très amicalement.

Écrit par : simple citoyen | jeudi, 22 juillet 2010

@simple citoyen
Je pense que vous vous leurrez sur la capacité de projection des auteurs de délits ordinaires.
La majorité d'entre eux ne calculent pas.
Attendons de voir si cette démarche fonctionne ou non ; si le véhicule est volé, le relevé de la plaque et l'interpellation de son possesseur permettra justement, pour le compte, de repérer le délit de vol, et dans ce cas, il s'agit d'un autre type de délit.
Croyez-bien que je ne suis pas naïf ; simplement, si les types qui emm... leur voisinage avec les mini-motos sont interpelés à chaque fois par la suite à leur domicile, je pense que ça va les faire réfléchir...
@Vincent
et aussi dans certains délits de fuite graves...

Écrit par : l'hérétique | vendredi, 23 juillet 2010

j'attend impatiemment votre prochain billet.

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Des jeunes violent une femme en public, l'égorgent et éparpillent sa fille de dix ans sur deux kilomètres : La police dérape, un des jeunes se dit traumatisé par un regard de remontrance d'un des agents.

Je pense sincèrement que la police devrait se voir interdire de tels actes de barbarie : Le sourire, dont tant d'études indépendantes ont souligné l'importance et, il faut le dire, l'efficacité, devrait, sous condition évidente de formation préalable, rester la seule arme des forces de l'ordre.
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Écrit par : D.Durand | samedi, 24 juillet 2010

Les commentaires sont fermés.