Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 23 juillet 2014

Guerre psychologique et intox à Gaza

Je ne souhaitais pas écrire de billets sur les événements de Gaza, mais les manipulations incessantes des "antisionistes", de bonne foi ou non, m'y contraignent.

J'avoue parfois être désespéré pour ne pas dire dégoûté par le genre humain. La plupart des manifestations et des réactions que je lis sur le net puent la haine du Juif. L'antisionisme (dont on ne peut comprendre la popularité si on le lie pas avec l'antisémitisme) sert d'idiot utile aux vieilles haines recuites. Pour une fois, une large partie de l'extrême-droite (mais pas toute) se tient en retrait : en France, l'ennemi, à ses yeux, c'est le Musulman, particulièrement l'Arabe. Alors de deux maux, elle a choisi le moindre. Son parti pris contre les pro-palestiniens ne doit toutefois pas faire illusion. Que l'on creuse, et l'on retrouve très vite les bons vieux poncifs antisémites de l'extrême-droite française.

Les antisionistes comprennent bien sûr quelques bataillons venus de l'extrême-droite, mais le gros de ses troupes, c'est l'Islam intégriste et la gauche de la gauche, méprisables Verts compris (et quand je pense que j'ai envisagé de voter pour eux, à une époque donnée, j'en ai des frissons de dégoût !).

La gauche de la gauche et les verts servent d'idiots utiles de l'intégrisme musulman. Une alliance renouvelée jusque dans les urnes depuis quelques années déjà.

Quand je vois des anciens du MoDem prendre fait et cause pour le Hamas et relayer sans la moindre vérification tout ce qu'il déverse, à l'aide de ses alliés, sur la Toile, je me dis : "ouf, on n'est plus dans le même parti !". Hélas, quand j'entends et lis des centristes tenir exactement les mêmes discours qu'une partie de l'extrême-droite, l'extrême-gauche et les radicaux islamistes, j'avoue ma très vive inquiétude. Heureusement, il ne s'agit que de quelques militants, les responsables étant bien plus prudents, mais quand même...

Malheureusement, tout un milieu alternatif, généralement à gauche (et pas forcément toujours à l'extrême-gauche), relaie les pires insanités sur la Toile, les mêmes poncifs éculés, empreints de partis pris, des vidéos mille fois visionnées, jamais vérifiées. Sur les réseaux sociaux, c'est l'Enfer. Prendre parti pour Israël, c'est presque suicidaire. Adopter une attitude neutre et simplement chercher à dégager la vérité, c'est l'assurance d'être couvert d'ignominies et/ou agoni d'injures.

Pour tous ces gens-là, il faut bien le comprendre, Israël, c'est le mal. Et peu importe que ce pays fasse l'objet d'attaques à la roquette incessantes, qu'il ait accepté unilatéralement la trêve proposée par les Égyptiens et que le Hamas place volontairement des civils près des lanceurs de roquettes et des dépôts d'armes et d'explosifs (ou l'inverse, place du matériel militaire près des écoles et des hôpitaux).

Il y a donc une atmosphère d'hystérie, même chez ceux qui sont bien intentionnés, qui rend toute discussion impossible. 

A chaque conflit, la légitimité de l'État d'Israël est remise en cause.

J'ai pris part à une discussion qui impliquait Guillaume Champeau, le fondateur de Numerama, un site aussi utile que fameux. Je ne crois pas ce gars-là extrémiste. Pas pour un sou. Pourtant, il relaie, sans vérification sérieuse, une propagande insidieusement antisémite et antisioniste. Et peu importe que l'origine de cette propagande se trouve chez une pacifiste juive.

 A aucun moment il n'est choqué de ce que le documentaire est à sens unique. Les Juifs y sont présentés d'emblée comme des spoliateurs, illégitimes sur leur terre, l'État d'Israël comme le fruit d'un hold-up, et la Palestine comme appartenant légitimement aux Arabes bien que la réalisatrice admette du bout des lèvres et une seule fois que la revendication d'un État palestinien est bien postérieure à celle d'un État juif. Tout est de cet acabit et il n'y a pas moyen d'amener un contradicteur à entendre raison ou simplement répondre à une question simple : pourquoi un tel acharnement sur un seul peuple (les Juifs), un seul État (Israël), quand des crimes affreux et des milliers de fois plus meurtriers ensanglantent la région ? Aucun de nos antisionistes patentés n'acceptera de répondre à cette question. On vous accablera, rappelant les vices séculaires, que dis-je, millénaires, des Juifs, ou, à défaut, les «atrocités» de l'armée israélienne (pourtant l'un des plus attentives du monde aux civils !!!).

Et sur la blogosphère au fait ? C'est assez facile de faire les comptes. Les blogues libéraux se montrent pondérés rappelant qu'en dépit de ses imperfections, Israël est la seule véritable démocratie de la région et que dans bien des domaines, elle pourrait nous donner des leçons. La plupart des blogs de gauche, accablent Israël, mais il y a quelques courageux admirables qui refusent les discours faciles et posent des questions dérangeantes. L'extrême-droite compte les coups et évoque l'immigration et son rôle dans les violences chaque fois qu'elle le peut.

Quant à la presse...elle est en dessous de tout. Comme d'habitude. Je décerne toutefois un satisfecit à trois exceptions : Marianne, dans son habituel rôle de poil à gratter, Atlantico dont la qualité d'enquête est remarquable et Slate, qui se garde traiter l'actualité à chaud et prend le temps de l'analyse..

dimanche, 23 mai 2010

Non, y'en avait pas qu'un de fou...

Tiens, le blogueur Gularu (souvent cité en commentaires chez Nicolas) a découvert l'existence de Céline, l'une des pires voix antisémites de l'histoire de la littérature française. Céline appartient typiquement à cette catégorie d'individus qui se sont d'abord réclamés des valeurs de la gauche révolutionnaire avant de basculer complètement de l'autre côté de la balance. Basculer ? J'ai toujours pensé (à raison) que le prétendu anti-sionisme dont se parait une large part de l'extrême-gauche lui permettait de cracher sur les juifs qu'elle abhorre sans avoir à répondre de son antisémitisme devant l'opinion. A cet égard, je ne saurais trop recommander le reportage dont fait État Rubin sur son blog. Nuit de Cristal dans l'Allemagne nazie de 1938 ? Non, pas du tout : Vénézuela, ère Chavez, 2 mai 2010. Ça fait tout drôle, non ?

Je ne puis que renvoyer aux citations du blogue de Didier Goux sur le juif imaginaire pour bien comprendre l'évolution de l'antisémitisme : il n'est plus possible de se déclarer ouvertement antisémite, de nos jours, après les crimes atroces commis par les nazis pendant la seconde guerre mondiale. Alors, à défaut, on glapit le plus fort possible sa haine du sionisme et d'Israël, qui servent alors d'exutoires...

Comme le dit Vincent Bénard, d'Objectif Liberté, les politiciens français qui portent aux nues Chavez devraient y réfléchir à deux fois...