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samedi, 09 août 2014

Aider les Gazaouis ?

Gaza est en ruines, et cela ne semble pas émouvoir plus que cela le Hamas qui continue d'utiliser son peuple comme kamikaze collectif. Ce que l'on peut espérer de meilleur pour les Gazaouis, c'est un changement de majorité politique là-bas. Mais pour cela, ils doivent réfléchir à leurs votes car ce sont eux qui ont porté au pouvoir ces radicaux. L'économie gazaouie, déjà fort peu développée, est désormais dans un état catastrophique.

Si l'on veut pousser le Hamas du pouvoir à Gaza, le plus sensé est de favoriser tous ceux qui n'ont aucun intérêt à la guerre. Or, ce que l'on sait, généralement, c'est que le commerce, l'économie locale, s'en accommode assez mal. C'est donc le développement économique qui sera le principal adversaire des fondamentalistes de toute espèce. 

Conclusion, pour aider Gaza, il faut acheter des produits d'origine gazaouie.

Ce raisonnement ne traversera pas l'esprit de ce qu'on appelle des «propal» chez nous (j'ai déjà précisé de quelles engeances il s'agissait), évidemment, mais il me paraît évident. Boycotter la production israélienne est à ce sujet particulièrement idiot car les Palestiniens travaillent pour une partie loin d'être négligeable en Israël ou pour des entreprises israéliennes. Quand on achète des produits faits en Israël, bien souvent, indirectement, on favorise aussi des travailleurs palestiniens. Boycott inepte, donc.

La difficulté, c'est de trouver du Made in Gaza. La seule chose qui semble y être fabriquée, c'est de la roquette avec des matériaux civils...hélas...

Il y a eu des projets intelligents par le passé que les Intifada successives ont ruiné. Sophia Trotoush Argaman avait implanté une usine de de fabrication de sacs à main à Gaza qui faisait travailler des femmes. C'était un bon et beau business qui profitait à tout le monde mais la guerre y a mis fin. Depuis, Sophia rêve de pouvoir revenir à Gaza et s'est engagé en politique chez les Travaillistes pour pouvoir espérer faire quelque chose de bien pour son pays et pour Gaza. Ce sont des initiatives comme les siennes qu'il faut soutenir et promouvoir, elles vont dans le bon sens.

Tous les imbéciles qui se proclament pro-palestiniens au cri de ralliement de mort à Israël ou Israël assassin auraient une opportunité de rendre utile leur énergie débordante de bêtise, pour une fois :

- en utilisant leur cervelle et en cherchant les informations nécessaires, ils pourraient établir une base de données de tous les produits fabriqués pour partie ou totalité à Gaza et exportés de manière à ce que ceux qui veulent vraiment aider ce territoire par des achats citoyens puissent le faire. 

C'est évidemment autrement plus difficile que de beugler des slogans anti-israéliens. J'avoue ne rien avoir trouvé pour l'instant, mais je ne désespère pas. Il est probable que je ne dispose pas des bons réseaux d'information pour cela. Je suis d'ailleurs preneur de renseignements auprès des âmes de bonne volonté qui voudraient oeuvrer à cette tache.

Au point où j'en suis, j'ai entendu parler de Harvest Export : la société a une licence d'exportation de produits agricoles vers les marchés européens. Je ne sais pas si les framboises, tomates cerise, piments, herbes fraîches et fleurs palestiniennes (des oeillets surtout, me semble-t-il)  arrivent jusqu'à chez nous.

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mercredi, 23 juillet 2014

Guerre psychologique et intox à Gaza

Je ne souhaitais pas écrire de billets sur les événements de Gaza, mais les manipulations incessantes des "antisionistes", de bonne foi ou non, m'y contraignent.

J'avoue parfois être désespéré pour ne pas dire dégoûté par le genre humain. La plupart des manifestations et des réactions que je lis sur le net puent la haine du Juif. L'antisionisme (dont on ne peut comprendre la popularité si on le lie pas avec l'antisémitisme) sert d'idiot utile aux vieilles haines recuites. Pour une fois, une large partie de l'extrême-droite (mais pas toute) se tient en retrait : en France, l'ennemi, à ses yeux, c'est le Musulman, particulièrement l'Arabe. Alors de deux maux, elle a choisi le moindre. Son parti pris contre les pro-palestiniens ne doit toutefois pas faire illusion. Que l'on creuse, et l'on retrouve très vite les bons vieux poncifs antisémites de l'extrême-droite française.

Les antisionistes comprennent bien sûr quelques bataillons venus de l'extrême-droite, mais le gros de ses troupes, c'est l'Islam intégriste et la gauche de la gauche, méprisables Verts compris (et quand je pense que j'ai envisagé de voter pour eux, à une époque donnée, j'en ai des frissons de dégoût !).

La gauche de la gauche et les verts servent d'idiots utiles de l'intégrisme musulman. Une alliance renouvelée jusque dans les urnes depuis quelques années déjà.

Quand je vois des anciens du MoDem prendre fait et cause pour le Hamas et relayer sans la moindre vérification tout ce qu'il déverse, à l'aide de ses alliés, sur la Toile, je me dis : "ouf, on n'est plus dans le même parti !". Hélas, quand j'entends et lis des centristes tenir exactement les mêmes discours qu'une partie de l'extrême-droite, l'extrême-gauche et les radicaux islamistes, j'avoue ma très vive inquiétude. Heureusement, il ne s'agit que de quelques militants, les responsables étant bien plus prudents, mais quand même...

Malheureusement, tout un milieu alternatif, généralement à gauche (et pas forcément toujours à l'extrême-gauche), relaie les pires insanités sur la Toile, les mêmes poncifs éculés, empreints de partis pris, des vidéos mille fois visionnées, jamais vérifiées. Sur les réseaux sociaux, c'est l'Enfer. Prendre parti pour Israël, c'est presque suicidaire. Adopter une attitude neutre et simplement chercher à dégager la vérité, c'est l'assurance d'être couvert d'ignominies et/ou agoni d'injures.

Pour tous ces gens-là, il faut bien le comprendre, Israël, c'est le mal. Et peu importe que ce pays fasse l'objet d'attaques à la roquette incessantes, qu'il ait accepté unilatéralement la trêve proposée par les Égyptiens et que le Hamas place volontairement des civils près des lanceurs de roquettes et des dépôts d'armes et d'explosifs (ou l'inverse, place du matériel militaire près des écoles et des hôpitaux).

Il y a donc une atmosphère d'hystérie, même chez ceux qui sont bien intentionnés, qui rend toute discussion impossible. 

A chaque conflit, la légitimité de l'État d'Israël est remise en cause.

J'ai pris part à une discussion qui impliquait Guillaume Champeau, le fondateur de Numerama, un site aussi utile que fameux. Je ne crois pas ce gars-là extrémiste. Pas pour un sou. Pourtant, il relaie, sans vérification sérieuse, une propagande insidieusement antisémite et antisioniste. Et peu importe que l'origine de cette propagande se trouve chez une pacifiste juive.

 A aucun moment il n'est choqué de ce que le documentaire est à sens unique. Les Juifs y sont présentés d'emblée comme des spoliateurs, illégitimes sur leur terre, l'État d'Israël comme le fruit d'un hold-up, et la Palestine comme appartenant légitimement aux Arabes bien que la réalisatrice admette du bout des lèvres et une seule fois que la revendication d'un État palestinien est bien postérieure à celle d'un État juif. Tout est de cet acabit et il n'y a pas moyen d'amener un contradicteur à entendre raison ou simplement répondre à une question simple : pourquoi un tel acharnement sur un seul peuple (les Juifs), un seul État (Israël), quand des crimes affreux et des milliers de fois plus meurtriers ensanglantent la région ? Aucun de nos antisionistes patentés n'acceptera de répondre à cette question. On vous accablera, rappelant les vices séculaires, que dis-je, millénaires, des Juifs, ou, à défaut, les «atrocités» de l'armée israélienne (pourtant l'un des plus attentives du monde aux civils !!!).

Et sur la blogosphère au fait ? C'est assez facile de faire les comptes. Les blogues libéraux se montrent pondérés rappelant qu'en dépit de ses imperfections, Israël est la seule véritable démocratie de la région et que dans bien des domaines, elle pourrait nous donner des leçons. La plupart des blogs de gauche, accablent Israël, mais il y a quelques courageux admirables qui refusent les discours faciles et posent des questions dérangeantes. L'extrême-droite compte les coups et évoque l'immigration et son rôle dans les violences chaque fois qu'elle le peut.

Quant à la presse...elle est en dessous de tout. Comme d'habitude. Je décerne toutefois un satisfecit à trois exceptions : Marianne, dans son habituel rôle de poil à gratter, Atlantico dont la qualité d'enquête est remarquable et Slate, qui se garde traiter l'actualité à chaud et prend le temps de l'analyse..

samedi, 17 novembre 2012

Au fait, pourquoi Israël attaque à Gaza ?

Cela fait quelques jours que je cherche dans la presse en vain  une information. Il y a une escalade de violences actuellement à Gaza mais je ne parviens pas à en trouver la cause. Dans la presse française, la plupart du temps, on retrouve la "vile entité sioniste et fasciste" mise en cause, comme d'habitude, envers les gentils islamistes palestiniens du Hamas, mais pas d'explications de fond.

En règlen générale, Tsahal n'attaque jamais sans causes bien déterminées. Je subodore fortement qu'il y a dû y avoir une intensification des tirs de roquette sur le territoire israélien avant que les choses ne se gâtent à partir de Gaza, mais je n'ai pas d'éléments précis  et je n'ai eu aucune réaction sur twitter à ce sujet.

Pour qu'Israël mobilise 75 000 réservistes il faut que la situation soit tout de même sérieuse. Je ne crois pas évidemment pas aux gesticulations du clown turc d'Erdogan qui met en avant des motivations électoralistes tout en saluant ses frères islamistes de Gaza.

Autrefois, avant les islamistes de l'AKP, la Turquie avait un poids diplomatique dans cette région, parce qu'elle pouvait avoir un peu l'oreille d'Israël sans être dans de trop mauvais termes avec les autres régimes. Mais aujourd'hui, sa politique est digne du clownesque Stéphane Hessel, toute empreinte d'une partialité révoltante.

A ce sujet, devinez qui appelle à manifester en France ? Les cocos et les clownitos d'EELV.

J'ai cru comprendre qu'Israël avait détruit des drones appartenant au Hamas. J'ignorais que les Islamistes disposaient de telles armes.

Côté français, j'ai trouvé pour l'instant la réaction de Hollande plutôt pondérée. Il a appelé à une désescalade de la violence tout en comprenant les exigences de sécurité d'Israël. Quand je pense aux clownitos d'ELLV, je me dis qu'on devait les installer quelque temps en Israël dans une zone régulièrement la cible de roquettes. Nul doute que cela finirait par alimenter leur réflexion que de vivre le quotidien de citoyens israéliens en butte à ce type de bombardements. Quand je dis quelque temps, j'entends par là quelques années, parce que quelques mois, c'est trop facile...

C'est une assez bonne idée de lire l'un des derniers billets de blogue du porte-parole de l'Ambassade d'Israël en France. Il y fait une analyse intéressante des relations de son pays avec ses alliés et ennemis.

Cela étant écrit, je demeure sur ma faim faute d'avoir découvert la source réelle de ce conflit. Chose qui prouve qu'Israël a encore du boulot à faire en termes de communication : ce pays est censé s'être préparé pour mener aussi une guerre électronique et je ne trouve nulle part cette information fondamentale alors que je devrais y accéder en deux à trois clics en principe...

17:29 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : israel, gaza |  Facebook | | |

vendredi, 04 juin 2010

Le ciment de Gaza, Israël et la flotille...

Je vais encore en ajouter une couche sur la flotille de Gaza, mais je suis tellement exaspéré par la désinformation galopante qui touche cette affaire que c'est une nécessité. J'entendais ce midi sur France-Info un long plaidoyer pour la fameuse flotille soit-disant humanitaire ; et l'individu qui témoignait précisait qu'il y avait à Gaza pléthore de bâtisses non finies ou pas reconstruites en raison de la pénurie de ciment. Du ciment, on a appris qu'Israël en contrôlait étroitement l'importation à Gaza. Avec ce reportage, le bon peuple ne va pas manquer de se dire que ces "salauds" d'Israéliens affament le petit peuple palestinien et font tout pour lui rendre la vie dure. Personne ne va se demander pourquoi, évidemment, Israël porte tant d'attention à un matériau de construction. Eh bien j'ai eu la curiosité de le savoir, et c'est Manu d'Avec nos gueules qui le dévoile : le ciment en question est réquisitionné par le Hamas dès qu'il arrive, et utilisé alors pour étayer les tunnels. Non les tunnels de contrebande pour le marché noir, mais ceux qui servent à faire transiter de l'armement...

Un second navire fait route vers Gaza, avec l'unique et même obsession : forcer le blocus de Gaza. Pas délivrer de l'aide humanitaire, qu'on se le dise bien, mais forcer ce blocus. Le Ministère des Affaires étrangères israélien a donc communiqué et voici son message :

Message de Yossi Gal,
Directeur général du Ministère des affaires étrangères israélien, relatif au navire Rachel Corie en route vers Gaza


Nous n'avons aucune envie de confrontation. Nous n'avons aucune envie d'aborder ce navire. Si le navire décide d'arrimer au port d'Ashdod, nous assurerons alors son arrivée dans la sécurité et ne l'aborderons pas.
Israël est préparé à recevoir le navire et à décharger ses contenus.
Après une inspection afin de vérifier qu'aucunes armes ni matériels de guerre ne sont à bord, nous sommes préparés à livrer tous les biens à Gaza.
Les membres d'une représentation populaire à bord et les ONG impliquées pourront accompagner les biens aux points de passage.
Nous travaillerons avec l'ONU et les organisations internationales pour assurer que tous les biens sont utilisés au profit des habitants de Gaza
.

Tiens, je viens de prendre connaissance de cette information via une commentatrice du blogue :

"18h10
Le 7e bateau approche de Gaza
Le cargo Rachel Corrie, affrété par une organisation irlandaise pour acheminer de l'aide humanitaire à la bande de Gaza, se rapproche de la zone où a eu lieu l'assaut israélien lundi contre le reste de la "flottille de la liberté". Il devrait arriver dans ce secteur d'ici samedi. 

La quinzaine de militants pro-palestiniens à bord, dont Mairead Maguire, prix Nobel de la paix 1976, ont redit leur intention de forcer le blocus, tout en précisant qu'ils n'opposeraient aucune résistance en cas d'attaque des commandos israéliens. Ils ont également estimé acceptable l'éventualité que le cargo soit contrôlé par les Nations unies ou par un organisme indépendant pour vérifier qu'il ne transporte aucun matériel dangereux.

Le MV Rachel Corrie faisait à l'origine partie de la flottille arraisonnée lundi matin. Mais, en raison d'un problème technique et de sa lenteur, il a mis beaucoup plus de temps pour arriver en vue de Gaza.
"
http://lci.tf1.fr/filnews/monde/le-7e-bateau-approche-de-...

Voyons, si les protagonistes de cette histoire sont vraiment honnêtes, il devrait être possible de converger, non ? Il va, évidemment, de soi, que ce n'est pas l'ONU de décider ce qui peut entrer ou non dans les eaux territoriales d'Israël, mais en revanche, contrôler ce qui est convoyé et également son emploi, ça peut être intéressant ; à condition de ne pas faire les innocents en refusant d'admettre qu'un produit aussi anodin que du soda est susceptible d'entrer dans la composition d'un explosif, évidemment... Et puis, au fait, il faut qu'il y ait des partenaires pour négocier ; très intéressant de découvrir qui se trouvait vraiment dans la flotille de Gaza...C'était la flotille des Frères Musulmans, en somme, organisation radicale connue pour sa proximité avec les éléments les plus fanatiques et douteux de l'Islam...

mercredi, 02 juin 2010

A quoi joue Erdogan ?

Je ne suis pas très loin de penser comme Manu et voulait d'ailleurs publier un billet en ce sens ce matin. Il y a un jeu très trouble de la Turquie dans l'affaire de la flotille de Gaza. Dans l'absolu, je n'avais jusqu'ici pas une trop mauvaise opinion d'Erdogan. Si je le trouve démagogue et populiste sur la scène internationale, à l'intérieur de la Turquie, l'économie décolle, les libertés civiles et politiques (à ce qu'il m'a semblé) progressent, la parole se libère. Sans lui donner un blanc-seing, et contre toute attente, force est de reconnaître que la venue de l'AKP a plutôt constitué un progrès pour les Turcs et les minorités en Turquie.

Mais à l'extérieur, moi qui suis l'un des rares Français favorables à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, je suis en train de raviser mon jugement. Parce qu'in fine, toute cette flotille, elle venait d'où ? De Turquie ! Le gouvernement turc connaissait parfaitement la destination et les véritables buts de l'IHH. Il connaissait ses liens avec le Hamas et savait que les six navires empruntaient précisément la route qui avait précédemment servi à livrer des armes au  Hamas.

Je n'aime pas du tout les méthodes du Hamas. Je n'aime pas l'absence de respect pour la vie humaine de ce mouvement, et je n'aime pas son idéologie intégriste. Mais force est aussi de lui reconnaître qu'il n'a jamais cherché à exporter ce conflit en dehors de la Palestine ou d'Israël, et qu'ensuite, qu'il cherche à se fournir des armes, est, si je puis dire, de bonne guerre.

Bref, ce n'est pas le Hamas en soi qu'il faut accuser. Le Hamas estime faire de la résistance (avec des méthodes dégueulasses, néanmoins) et il essaie de se procurer du matériel militaire en conséquence. Rien que de normal. Non, le fond du problème, c'est l'attitude de la Turquie qui le sait et laisse faire.

L'AKP est un parti islamiste. Chassez le naturel, il revient au galop, c'est plus fort que lui. L'exercice du pouvoir l'a démocratisé, mais le vieux fond intégriste ressurgit au premier appât.

Qu'aurait fait l'Europe si la Turquie eût été membre de l'Union ? Nous autres, Européens, aurions été dans de beaux draps, placés dans une situation inconfortable et mis devant le fait accompli !

Erdogan a tout faux. Ses manoeuvres auront finalement enfoncé la crédibilité de la Turquie, et, comme on finira bien par parler du rôle de ce pays, mis en porte à faux ceux qui sont favorables à son intégration en Europe (du coup, je ne sais plus si j'en suis...).

mardi, 01 juin 2010

Flotille de Gaza, réaction de Marielle de Sarnez

Je voudrais m'assurer d'éviter tout quiproquo. Les deux derniers billets que j'ai publiés sur la flotille de Gaza représentent mon opinion personnelle, et non celle du MoDem. Je relève toutefois que dans la sphère politique, Marielle de Sarnez qui s'est exprimée, a fait preuve de mesure en évitant de stigmatiser frontalement les acteurs de ce drame. Parménide, lecteur occasionnel de ce blogue, me signale l'entretien que Marielle de Sarnez a donné au site Oumma.com. Par souci d'équité, je reproduis donc le communiqué de Marielle.

Suite à l'attaque israélienne des navires humanitaires destinés à la bande de Gaza, Marielle de Sarnez, députée européenne et vice-présidente du Mouvement Démocrate, a réagi  lundi sur la radio RCF. 

Elle a jugé cet acte "terrible", et comme "une tragédie qui s'ajoute à celles qui ont lieu depuis 62 ans". 

Marielle de Sarnez a rappelé que "ces bateaux transportaient de l'aide humanitaire pour reconstruire Gaza", ajoutant que la marine israélienne aurait dû faire son travail en amont pour laisser passer" ces navires.

Marielle de Sarnez a aussi réclamé à nouveau la levée immédiate du blocus de la bande de Gaza par Israël, car selon elle "ce n'est pas une issue". 

"Le peuple de Gaza veut vivre, exporter ses produits, faire grandir et éduquer ses enfants. Les Etats-Unis, L'Union européenne, les 27 Etats membres, doivent réagir" a encore ajouté Marielle de Sarnez, rappelant que "seulement deux ministres des affaires étrangères des 27 Etats membres sont venus à Gaza". 

"Si on n'intervient pas maintenant, on n'interviendra jamais" affirme ainsi Marielle de Sarnez. 

Rappelant qu'elle s'est déplacée dans les Territoires palestiniens et notamment à Gaza, Marielle de Sarnez a rappelé que "les Palestiniens veulent un Etat et un avenir". 

"Cela a duré 62 ans et cela a trop duré !", a-t-elle conclu.

lundi, 31 mai 2010

Gentils pacifistes pro-palestiniens contre méchants soldats israéliens...

Aucun état n'est traité par les médias mondiaux comme l'est l'État d'Israël. Le plus ridicule est de lire çà et là que la presse et les médias seraient à la solde d'Israël et contrôlés par les Juifs. Si cela devait être le cas, autant dire qu'ils seraient particulièrement mal payés de retour. En tout cas, pour ce qui concerne la "gentille" association "humanitaire" free Gaza, voyez comment ses militants tapent à coups de barre de fer sur les soldats israéliens venus les arraisonner...Pas étonnant que Tsahal soit revenue en force à l'arme lourde ensuite. Bien entendu, vous ne verrez pas cette vidéo dans les médias traditionnels, ni à la télévision, ni dans la presse, ni sur Internet.

Comprenons-nous bien : il faut qu'Israël soit le méchant en toutes circonstances. Aucun autre état ne provoque de telles levées de boucliers lorsqu'une de ses confrontations débouche sur des morts. Partout en Afrique, en Iran, en Chine, en Afghanistan, en Irak, en Syrie, au Liban, en Indonésie, des hommes et des femmes périssent par dizaines, par centaines, par milliers, et même parfois par millions (Rwanda, Soudan) sans que les médias internationaux ne s'en émeuvent outre mesure sauf par de rares articles. Ne parlons même pas des activistes, alter-mondialistes, verts-gauchistes, communistes et nationalistes qui trouvent là l'occasion rêvée d'expurger leur haine du Juif sous le masque de l'anti-sionisme. Anti-sionisme ? Et pourquoi n'y aurait-il pas un anti-kurdisme ? un anti-kabylisme ? un anti-cherokeeisme, un anti-inuitisme ? un anti-Corsisme ? un anti-Tibétanisme ? Je pourrais en trouver des minorités qui cherchent à se regrouper...parfois sur le territoire d'autres nations, au passage. Entend-on alors une levée de boucliers des "pacifistes" et défenseurs de droits de l'homme ? Non. Rien. Un grand silence plane. Quelques voix isolées pour faire bonne figure, mais croyez-bien qu'on fera inifiniment moins de bruit que lorsqu'il s'agit de condamner Israël, le Satan de leurs bonnes consciences perverses.

Je n'avalise pas la politique d'Israël. La politique idiote, suicidaire et inique de colonisation de la partie est de Jérusalem et d'une partie de la Palestine est la garantie de réunir tous les ingrédients pour préparer les cocktails les plus explosifs. Cette politique ne fait pas pour autant d'Israël le seul comptable de tous les heurts. Loin de là. La propagande palestinienne haineuse, relayée par certains pays arabes et/ou musulmans, sans compter la gauche de la gauche, l'extrême-gauche et l'extrême-droite qui y voient l'occasion de lutter à la fois contre la démocratie libérale et contre les USA en plus d'assouvir leurs penchants anti-sémites à peu de frais, favorise plus que largement l'incompréhension mutuelle, la haine et la vengeance aveugle. Au demeurant, il y a bien plus de pacifistes israéliens partisans d'une amitié entre les deux peuples que de pacifistes palestiniens de la même veine. Ils existent peut-être, mais, s'ils devaient se manifester, ils seraient maltraités, torturés et liquidés et/ou lynchés.

Au moment où je mets cette vidéo en ligne, elle n'a été vue que 309 fois. Des milliers de fois moins, j'imagine, que les vidéos que les "pacifistes" pro-palestiniens ont préparé. D'ailleurs, peut-on être pacifiste et pro-quelque chose ? Le parti de la paix n'est certainement pas celui du parti pris, ce que rappelait avec sagesse Alain Lamassoure ce midi sur France-Info. Je recommande à cet égard son édito du 29 mai, emprunt d'une grande lucidité.

 

23:14 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (35) | Tags : israël, free gaza, gaza |  Facebook | | |

Convoi pour Gaza : ne l'ont-ils pas cherché ?

Bon, je me demande si je ne devrais pas fermer les commentaires sur mon blogue par mesure de prophylaxie. Je lis la presse et constate une condamnation unanime ou presque d'Israël après que ce dernier ait intercepté une flotille qui s'apprêtait à aborder à Gaza en passant par ses eaux territoriales.

Je constate également un usage disproportionné de conditionnels dans les compte-rendus et les titres si bien que je trouve qu'il n'y a pas moyen d'y voir clair, les déclarations les plus fantaisistes circulant dans la sphère médiatique.

Je constate aussi que l'on présente la flotille comme un groupe de doux pacifistes, ce qui est totalement faux : il y a là une organisation notoirement anti-israélienne avec des militants du Hamas qui ont juré la destruction d'Israël.

Entre deux lignes, on apprend également qu'Israël avait averti que Tsahal ne laisserait pas passer les bateaux, et que les "pacifistes" n'en sont pas à leur coup d'essai.

La force de dissuasion d'Israël cela a toujours été que ce pays faisait de ce qu'il avait dit qu'il ferait. Les activistes anti-israéliens ne pouvaient ignorer que l'armée d'Israël interviendrait s'ils tentaient de passer en force les eaux territoriales d'Israël.

Ils ont donc sciemment cherché à faire des victimes pour pouvoir disposer de martyrs à montrer à l'opinion publique mondiale Pourquoi ont-ils pris le risque de faire des victimes dans ces conditions ? J'ai également compris des bribes d'information dont je dispose que les soldats israéliens avaient été attaqués à l'arme blanche.

J'attends d'en savoir plus, mais j'ai comme une défiance quand je vois semblable levée de boucliers, toujours dans le sens de la faute d'Israël. Pourtant, pas un Etat au monde ne tolérerait les agissements des dits "pacifistes" à l'égard de son territoire.

Stratégiquement, Israël marche sur un fil étroit : il doit affronter des adversaires qui ne reculent devant aucune provocation pour lui nuire. Le décryptage de Jean-Marie Hosatte à Jérusalem pour le Point me semble à cet égard très perspicace.

Cela dit et pour conclure : la diplomatie israélienne est vraiment nullissime. Elle tombe dans le panneau à tous les coups. La doctrine de défense d'Israël devrait tout de même inclure un minimum son image et l'opinion publique mondiale. Je parie qu'on va trouver d'ici peu des vidéos de l'assaut, qui, comme par hasard, présenteront l'assaut israélien sous son jour le pire.

La technique est rôdée : s'il existe des tireurs du côté de Free Gaza, la prétendue organisation humanitaire, personne n'en saura jamais rien, car des photos de leurs tirs s'il y en a eu, personne n'aura pu en faire. Facile, en revanche, de prévoir les appareils-photo pour prendre des clichés d'Israël attaquant.

Il faudrait un jour que l'état d'Israël commence à penser à ce genre de procédés et trouve des moyens des les contourner ; là, il me fait l'effet du taureau devant lequel on agite un chiffon rouge et qui fonce tête baissée. Dans les arènes, cela s'appelle de la corrida et cela finit par la mort du taureau, au bout d'un moment, en dépit de sa puissance supérieure au torero...A méditer...

[EDIT] Lectures complémentaires :

La flotille humanitaire (avec nos gueules)

Ippon (Authueil)

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jeudi, 05 février 2009

Israël/Gaza : 52 civils tués !

Eh non, en fait, ce n'est ni en Israël ni à Gaza qu'il y a eu 52 morts, mais au Sri-Lanka. Jours nuageux (Cloudy Days) et Rubin Sfadj l'ont évoqué l'un et l'autre dans deux billets qui me paraissent clairs et nets.

Mon objectif n'est pas d'épiloguer, mais j'aimerais savoir si nos amis des droits des palestiniens de l'homme seront aussi soucieux du sort des populations civiles Tamoules. Non que je soutienne les Tigres Tamouls d'une quelconque manière, mais en revanche, il me paraîtrait logique que ceux-là même qui s'inquiètent du sort des populations civiles de Gaza éprouvent des inquiétudes au moins similaires pour le Sri-Lanka...

Cela dit, les mêmes causes provoquent les mêmes effets : si le Sri Lanka acceptait une transformation en État fédéral avec reconnaissance des langue, religion et culture Tamoules, on peut raisonnablement supposer que la rébellion perdrait sa raison d'être. Certes, les Tigres disposent de fonds conséquent, et une défaite militaire totale ne signifie pas pour autant son extinction, mais si on lui coupe ses racines, la colère, l'absence de reconnaissance, ils ne pourront pas renaître.

C'est sans doute un voeu bien pieux, par les temps qui courent, mais dans le conflit israélo-palestinien, ce serait évidemment la solution idéale que de bâtir un état confédéral israélo-palestinien.

mercredi, 21 janvier 2009

Autres Leçons de Gaza

Je viens de découvrir le blog personnel d'un des éditorialistes du Figaro, Pierre Rousselin. Il vient d'intituler l'un de ses derniers billets "Leçons de Gaza". Je trouve son analyse, tout à fait exempte de manichéisme, particulièrement intéressante. Je le rejoins sur la plupart de ses conclusions. Je voudrais toutefois ajouter quelques éléments. Il est vraisemblable que l'expédition en terre gazaouie n'est pas seulement le fruit de l'exaspération israélienne. La classe politique au pouvoir voulait obtenir absolument un résultat avant les élections. Soit le Hamas s'abstenait de lancer des roquettes, soit le gouvernement israélien montrait sa détermination à protéger son territoire.

Ehud Barrack, et probablement Tzipi Livni, et même Ehud Olmert, sont ainsi remontés en flèche dans les sondages. Ceci pourrait présager de bons scores électoraux aux prochaines législatives. Il n'est pas inenvisageable qu'Israël montre alors un tout autre visage, une fois les impératifs intérieurs passés, et se montre bien plus ouvert à la négociation avec  le Hamas.

Ehud Barrack est l'homme politique israélien qui est allé le plus loin dans les concessions envisagées vis-à-vis à des Palestiniens. Tout le monde l'a oublié, et on ne lui rend pas justice, mais il était prêt à discuter du statut de Jérusalem. Seul le Meretz qui n'a jamais exercé le pouvoir a envisagé de telles concessions, mais jamais aucun des partis de gouvernement.

Tzipi Livni est une diplomate habile. Capable d'une détermination totale, elle a été aussi la première à faire la distinction entre les cibles militaires et les cibles civiles. Si le Hamas n'avait pas eu l'imbécilité de s'en prendre aux civils israéliens, Gaza n'en serait sans doute pas là où elle est à l'heure actuelle.

Ce qui compte, c'est que sur le fond, ces deux personnages sont capables de discuter. En même temps, quoi que l'on pense du Hamas, en acceptant de jouer le jeu démocratique palestinien (à vrai dire bien balbutiant) et d'exercer des responsabilités politiques et administratives, le Hamas s'est placé dans une position où il devra choisir. On a vu les militants du Hamas omni-présents sur le terrain après le cessez-le-feu, mais je ne suis pas sûr que le peuple palestinien de Gaza soit enchanté de ses choix stratégiques.

Notamment, la fanfaronnade du Hamas pourrait lui coûter cher dans de futures élections législatives : le Hamas déclare que 48 de ses combattants seulement sont morts. Or, il y a eu 1350 victimes lors de cette guerre. Faut-il en conclure qu'après avoir sciemment exposé ses concitoyens, le Hamas a caché et protégé en priorité les mêmes qui avaient déclenché la tempête, laissant les civils sans aide en proie aux pires difficultés ?

L'accusation de "planqués" pourrait lui revenir au visage comme un boomerang et si j'étais membre du Fatah, je ne manquerai pas de le leur jeter à la figure.

Au final, il y aura des négociations en Palestine, parce que c'est le sens de l'Histoire et que c'est inéluctable, à terme. Une fois les esprits apaisés, on peut espérer que la diplomatie reprenne ses droits.

23:41 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : gaza, palestine, israël |  Facebook | | |