dimanche, 21 septembre 2008

Terrorisme et islamisme s'effondrent dans les opinions publiques arabe musulmane !

Je viens de lire un passionnant compte-rendu de sondage mis en ligne par l'organisation israélienne "La paix Maintenant" (cette organisation milite pour une paix juste et équitable entre Palestniens et Israéliens). La Paix Maintenant a fait réaliser une étude sur les sentiments des Européens envers les Juifs et les Musulmans. Sans surprise, de mon point de vue, toutefois, ce sont les mêmes qui se montrent hostiles envers les Juifs et les Musulmans. Au passage, je suis en revanche surpris et fort inquiet de l'état de l'opinion en Espagne, puisque la moitié de la population exprime des opinions négatives envers ces deux populations. Rien n'aurait-il donc changé au royaume d'Espagne depuis Isabelle la Catholique ?!!!

Toutefois, ce qui m'a d'abord intéressé, dans cette étude, c'est autre chose : elle analyse aussi les tendances de l'opinion dans plusieurs pays musulmans et notamment arabes. En particulier, voilà ce que pensent les populations de plusieurs de ces pays musulmans à propos du terrorisme et de Ben Laden :

Depuis 2002, le pourcentage de personnes interrogées affirmant que le suicide à la bombe et d’autres formes de violence à l’encontre de civils sont justifiés pour défendre l’Islam contre ses ennemis a décliné dans la plupart des pays étudiés à forte majorité musulmane. Par exemple, en 2002, environ les trois-quarts des musulmans libanais affirmaient que ces attentats pouvaient, souvent ou parfois, être justifiés. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 32%.

Les opinions sur Oussama Ben-Laden ont connu une évolution similaire. Par exemple, il y a 3 ans seulement, environ six musulmans jordaniens sur dix (61%) exprimaient un quelconque degré de confiance envers le chef d’Al-Qaïda. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 19%. En 2003, 20% des musulmans libanais et 15% des musulmans turcs avaient une opinion positive de Ben-Laden. Aujourd’hui, les chiffres de Ben-Laden sont tombés en dessous de 10% dans ces deux pays (Turquie 3%, Liban 2%). Les chiffres demeurent importants pour les musulmans du Nigeria (58%), d’Indonésie (37%) et du Pakistan (34%)
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La plupart des musulmans des pays étudiés par Pew continuent de s’inquiéter de la montée de l’extrémisme islamique, chez eux et à l’étranger. La majorité des Indonésiens, des Pakistanais, des Tanzaniens, des Libanais, des Egyptiens, des Jordaniens et des Nigérians se disent inquiets de l’extrémisme dans leur pays et dans d’autres pays du monde.

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Pour beaucoup de musulmans, dans plusieurs pays, une lutte a lieu chez eux entre les islamistes fondamentalistes et les « modernisateurs ». En Turquie, en particulier, une majorité large et croissante perçoit un tel conflit, mais cette idée est également répandue au Liban, en Tanzanie, en Indonésie et au Pakistan.

Je trouve que c'est très instructif, et à plus d'un égard rassurant.

mercredi, 17 septembre 2008

Tzipi Livni, l'espoir centriste !

C'est aujourd'hui qu'ont lieu les primaires du parti Kadima en Israël. Un évènement que je vais suivre avec attention : Tzipi Livini, actuelle ministre des affaires étrangères, a de bonnes chances de pouvoir l'emporter. Or, ce que président les analystes, c'est qu'elle pourrait gagner lors des prochaines élections contre un candidat Likoud. Ceci me rappelle la configuration de nos présidentielles : Bayrou est arrivé troisième alors qu'il était le seul à pouvoir battre Sarkozy au second tour. J'espère que l'histoire ne se répètera pas en Israël, et que cette fois, les forces centristes se trouveront en position de dominer l'échiquier politique israélien.

Ses positions modérées et sages dans le conflit israélo-palestinien en font une interlocutrice privilégiée pour tout accord de paix dans la région. Elle a été notamment le premier responsable politique israélien à faire une distinction nette entre les attaques qui visent des soldats et celles qui touchent des civils.

«Quelqu'un qui se bat contre des soldats israéliens est un ennemi et nous nous battrons de retour, mais je crois que ce n'est pas dans le cadre de la définition du terrorisme, si la cible est un soldat.»

Elle s'est montrée favorable à plusieurs reprises à l'amélioration des conditions de vie des Palestiniens, tout en prônant une lutte sans merci contre le Hamas.

C'est une femme droite et intègre, courageuse, qui a accompli des missions particulièrement dangereuses pour son pays au sein des services secrets. Elle peut donc prendre la tête du parti centriste Kadima, qui, je le rappelle, membre observateur de l'Alliance Mondiale des Démocrates, rassemblement politique dont le MoDem est partie prenante. Kadima veut redéfinir l'Etat d'Israël non plus comme le foyer national des juifs, mais, comme le foyer national des juifs où la population juive doit être majoritaire.

J'ai du mal à trouver le programme politique intérieur exact de Kadima, mais je sais qu'en 2006, ce parti n'avait pas été hostile à une relavorisation du Salaire Minimum. Ils avaient toutefois mis en garde les travaillistes (la gauche israélienne) contre le risque de mettre en danger des pans entiers de l'éonomie en décidant unilatéralement et arbitrairement une hausse du SMIG.

Le prochain gouvernement devra faire face à de nombreux défis pour les années à venir : si Israël est le pays qui possède le plus grand nombre de start-up au monde, plus de 10% de sa population vit encore de rations alimentaires distribuées par l'Etat.

Les seules mesures économiques que propose Kadima dont j'ai connaissance sont les suivantes, qui datent de 2006 :

1. Un impôt négatif sur le revenu pour les salaires les plus bas et d’accorder des abattements fiscaux pour les aides à domicile, notamment pour les femmes qui travaillent.

2. Renforcer la formation continue et accorder des prêts avantageux aux étudiants.

3. Renforcement des aides sociales pour les personnes dans l’incapacité de travailler avec la hausse des allocations destinées aux personnes âgées et aux handicapés.

4. Adoption d’une loi garantissant une retraite pour tous.

Si un lecteur a des informations supplémentaires (avec les sources) je suis preneur...

lundi, 23 juin 2008

Jérusalem : bravo Sarko !

C'est suffisamment rare que j'aie l'occasion de féliciter Nicolas Sarkozy sur ce blog pour que je ne saisisse pas l'occasion qui existe aujourd'hui. Je salue sa position responsable sur la question de Jérusalem et l'attitude à adopter vis-à-vis du Hamas et de Gaza.

J'ai trouvé ses propos diplomatiques et modérés. Je pense qu'ils ont d'autant plus de poids qu'Israël considère Nicolas Sarkozy comme un ami. Si la France s'était bien comportée envers Israël depuis ans, c'est le genre de conseils que nous aurions pu donner depuis longtemps sans être soupçonnés. Mais comme nous faisons depuis longtemps deux poids deux mesures envers l'état hébreu, nous avons perdu toute crédibilité depuis longtemps.

Sur ce coup-là, Nicolas Sarkozy redonne une crédibilité à la France, et je lui en suis reconnaissant, parce que c'est un sujet que je souhaite voir avancer positivement tant je suis convaincu que c'est l'un des princpaux sacs de noeuds de l'Etat du Monde aujourd'hui.

Par ailleurs, des dirigeants israéliens sont, je le crois, prêts à cette concession, mais, les Palestiniens doivent complètement renoncer à toute forme de terrorisme (Hamas) et se battre sur le terrain  du droit et des instances internationales. Et le Hamas doit se résoudre à reconnaître Israël s'il veut revenir dans le jeu politique. De toutes façons, a-t-il encore le choix ? L'Arabie Saoudite a complètement cessé de la financer, et il va devoir faire face à d'importantes difficultés matérielles et financières bientôt. 

jeudi, 08 mai 2008

Fondation de l'Etat d'Israël entre Lune et Soleil...

Nom d'une Sabra ! Pour réussir à trouver la date de proclamation de l'Etat d'Israël, mieux ne vaut pas compter ni sur les médias français, ni sur la Toile francophone, wikipedia compris (EDIT du 08 mai 2008 à 15h15 : je suis bon pour une nouvelle paire de lunettes à usage des bigleux : la date figure en clair sur la boîte de droite. Quel âne, je suis !). Il a fallu que j'aille sur le wikipedia anglophone pour trouver : c'est le 14 mai 1948, un jour avant la fin du mandat britannique en Palestine qu'a été proclamé l'Etat d'Israël.

Il y a un truc qui m'agace : quand on cherche Israël sur google, on trouve ce lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Palestine_(cisjordanienne_juive)

Il faut chercher directement dans fr.wikipedia pour tomber sur le lien intitulé http://fr.wikipedia.org/wiki/Israel

ça sent la magouille à plein nez. Je suis à peu près certain que ce n'est pas le fruit du hasard. Ils devraient faire du ménage à wikipedia avec leurs pages, et il y a un gros malin qui a réussi à faire joujou avec les algorythmes de google. Faut dire aussi que le site de l'Ambassade d'Israël en France est nul également : pas la moindre organisation chronologique, pas moyen de trouver des éléments historiques dans l'ordre, une url à coucher dehors, et des menus parasites en anglais partout. 

Bref, à refaire complètement, on ne risque pas de trouver de l'info sur Israël là-bas... 

Après avoir cherché, j'ai trouvé en tout petit minuscule les dates de Jour de l'Indépendance et du Souvenir, et là, un temps, je n'ai pas capté : ils disent 7 et 8 mai 2008 ! M... alors, c'est le 14 mai oui ou non ?

Coup de pot, j'avais oublié que j'étais un individu intellectuellement brillant et vif, et je me suis tout d'un coup souvenu que le calendrier hébreu n'était pas solaire. Du coup, le jour de l'Indépendance, par rapport au calendrier grégorien, il ne tombe pas à date fixe chaque année. En 1948, c'était le 14 mai, en 2008, c'est le 08 mai.

Là, je ne regrette pas d'avoir étudié le latin, et notamment Numa Pompilius avec ses réformes calendaires : comme j'ai traduit le texte de Tite-Live, je sais qu'il en a ch... un maximum, ce pauvre Numa, pour réussir à coller un calendrier lunaire sur une année solaire, notamment en ajoutant des mois intercalaires. Mais comme ça f...ait la grouille tout le temps, notamment dans l'organisation des élections, à peu près 700 ans plus tard, Jules César est passé au calendier solaire . Normal, comme il avait confisqué tous les pouvoirs, on n'avait plus besoin d'élections, et donc, pas la peine de conserver des mois intercalaires pour les traffiquer, ce que Jules avait pu faire, puisqu'il s'était d'abord fait nommer Grand Pontife à vie : or, c'était le Grand Pontife qui fixait le calendirer, jours fastes et néfastes et cetera...

Bon, en tout cas, cette année, c'est le 08 mai , l'anniversaire de l'Indépendance d'Israël : on appelle cela le Yom Haatsmaout. 

Du coup, autre réflexion, j'ai compris que Yom signifiait jour, parce que je sais que Yom Kippour signifie le jour du Kippour. Je tiens une de ces formes, moi, en ce moment... 

vendredi, 02 mai 2008

Israël, Palestine, Hezbollah et Liban

Coup de chapeau à la diplomatie égyptienne...du moins, si ce qu'elle a obtenu tient ! Sous son égide, les divers mouvements palestiniens accepteraient d'observer une trêve avec Israël.

J'avoue que dans ce conflit, j'ai la sensation d'être dans une intoxication permanente en termes d'information sur la réalité du terrain. Au fond, j'ai souvent l'impression que c'est de la presse israélienne elle-même que vient l'information la plus fiable.

Je n'ai pas confiance dans la presse française, souvent partiale, et je ne parle même pas des pays où ne règne pas la liberté de la presse (suivez mon regard).

J'entends souvent pas mal d'individus plaider pour le droit des Palestiniens. En réalité, la Palestine n'a jamais existé en tant qu'état, et elle n'est donc pas plus légitime que l'Etat d'Israël.

Il y avait jusqu'à la création de l'état d'Israël un autre état aujourd'hui disparu : la Transjordanie. Tout retour en arrière serait évidemment désastreux et créerait un très dangereux précédent pour d'autres zones géographiques du monde.

Ce qui me frappe, dans la presse française au moins, c'est que j'entends toujours parler des incursions israéliennes en territoire palestinien, mais très peu des attentats des factions palestiniennes les plus radicales, sauf quand ils font un nombre de morts "suffisant" pour être  "relevé" dans la presse internationale.

Mon intention n'est pas de dédouaner Israël de ses manquements et de ses fautes, mais je m'exaspère du traitement de l'information autour de cet état en France (et dans d'autres pays européens, au demeurant). 

Je n'évoque évidemment pas même les blogs alternatifs qui prétendent favoriser de la contre-information. La plupart du temps, ce sont des idéologies d'un autre temps, ou encore profondément malsaines, qui se masquent sous des propos qui prétendent à la vérité... 

Un dernier mot sur le rôle de la FINUL : je pense qu'il est très difficile de s'interposer efficacement entre le Hezbollah et Israël au Liban. Mais dans les faits, le rôle de la FINUL permet souvent au Hezbollah de reconstituer ses forces militaires. Cette attitude ne serait pas illégitime si elle ne conduisait pas ce mouvement à attaquer régulièrement Israël depuis le territoire du Liban, et à conduire, de ce fait, le Liban à la guerre, malgré lui. Or, souvent la FINUL cache la vérité de ses frictions avec le Hezbollah. 

La vérité, c'est que la FINUL n'ose entrer en conflit avec le Hezbollah : elle sait très bien que ce conflit se solderait par un bain de sang que les pays occidentaux ne sont pas près à payer (et on les comprend) et par un retournement d'une partie de l'opinion libanaise contre la FINUL.

En fait, il faudra bien admettre tôt ou tard que la FINUL est un ridicule tigre de papier qui ne dispose d'aucun moyen d'action faute d'une volonté politique claire, et qu'elle n'apporte que de la confusion là où elle est. Mieux vaudrait laisser Israël négocier directement avec le Hezbollah, et surtout, aider le gouvernement libanais légitime à avoir les moyens de faire face aux milices du Hezbollah.

 J'ajoute qu'il ne faut pas espérer vaincre miltairement le Hezbollah, ni même lui faire peur. Le Hezbollah tient sa force non des armes, mais des réseaux d'entraide et de solidarité qu'il a mis en place au Liban.

C'est donc sur ce terrain qu'il faut lutter, en mettant en place des réseaux parallèles, avec l'aide de l'armée libanaise régulière. Au lieu de dépenser bêtement nos contributions financières en munitions et canons inutiles, nous ferions mieux de financer des réseaux de dispensaires et des aides à la reconstruction des maisons, avec nos couleurs (celles de l'Europe) afin que l'origine des fonds soit claire, et en coopération avec les structures libanaises existantes. Voilà qui couperait l'herbe sous les pieds au Hezbollah. La remarque vaut aussi pour le Hamas qui fonctionne plus ou moins de la même manière.

mardi, 22 avril 2008

Hamas, bien joué Carter !

Je viens de lire une dépêche toute récente, et les nouvelles qu'elle donne sont excellentes :

L'ancien président américain Jimmy Carter a souligné lundi que le Hamas était prêt à soumettre à référendum tout accord de paix et était prêt à accepter le droit d'Israël à "vivre comme un voisin en paix".

Si Carter dit vrai, la balle est dans le camp des USA et d'Israël. Si ces deux nations ne veulent pas rencontrer le Hamas après cela, il ne faudra pas venir se plaindre.

Pour moi, il ne fait nul doute que les Palestiniens sont las de ces décennies de guerre, et qu'ils accepteront une solution juste et pacifique s'il leur est donné l'opportunité de faire ce choix. 

Si jamais israéliens et palestiniens choisissent cette voie, il faudra que l'Europe l'appuie de toute sa puissance politique et économique.