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vendredi, 07 novembre 2014

Achat made in France, retour sur mon lave-vaisselle Brandt

J'ai écrit à intervalles réguliers plusieurs billets sur les achats que je réalisais de produits fabriqués partiellement en France. Plusieurs mois à deux ans après, cela ne me paraît pas inutile de faire partager mon expérience. 

Si certains produits m'ont donné toute satisfaction, ce n'est pas le cas du lave-vaisselle dont j'ai fait l'acquisition en janvier 2012.

Une vraie merde.

Il faut appeler un chat un chat (et j'aime bien les chats, pourtant). Premiers dysfonctionnements dès les six premiers mois. L'appareil tend à remplir d'eau l'intérieur de sa porte s'il y a la moindre fissure. Dès que cela se produit, il se met en panne. Dans un tel cas, il faut le basculer en avant pour le vider de son eau. Encore faut-il le savoir ! Il s'agissait d'un encastrable dont la hauteur était réglable via des vis de plastiques en fait de pieds. 

De l'authentique camelote.

Très vite, le pas de vis s'est détérioré si bien que mon lave-vaisselle passe le plus clair de son temps à s'abaisser sur un pied, petit à petit, et donc à pencher, jusqu'au jour où la porte se remplit...

J'ai connu un autre épisode au cours duquel mon lave-vaisselle laissait les couverts, les assiettes et les verres dégueulasses. Il faut savoir que les pales des lave-vaisselles comportent des petits trous et que les débris alimentaires, pépins de tomates et a fortiori de citron en tête ont l'habitude de s'y loger. Les moindes oublis sont donc fatals. J'ai mis beaucoup de temps à identifier ce problème ; c'est un réparateur darty qui connaissait son métier qui me l'a indiqué (les précédents semblaient tout ignorer de la mécanique que leur employeur vendait, apparemment...).

L'inconvénient, c'est que les pales s'usent, à force, et que les trous s'ébrèchent, laissant passer de plus en plus de choses. 

Et comme du côté des pièces détachées, c'est le parcours du combattant, il ne faut pas espérer trouver les composants qu'il faudrait changer.

Pas moyen de changer le panier des couverts, très dégradé en moins de deux ans, et pour enfoncer le clou, n'espérez pas laver de grandes assiettes dans ce lave-vaisselle, sauf à les placer sur le bord sinon les pales les heurteront.

Parlons-en encore des pales : l'espèce de vis de merde de plastique qui tient la pale supérieure étant en voie d'usure avancée, il semble bien que cette dernière commence à se décaler vers le bas et menace potentiellement de tomber. 

Dans la catégorie pas du tout futée, sachez que tous les boutons de commande sur l'encastrable sont sur la tranche de la porte, ce qui signifie qu'ils sont inaccessibles une fois cette dernière refermée. Bien joué...

La piètre qualité de l'appareil n'est peut-être pas étrangère au fait que l'usine française qui l'assemblait a finalement fermé...

Je ne serais pas juste si je n'en profitais pas pour coller un coup de matraque aussi sur la tête de Que Choisir. C'est sur la base d'une de leurs études comparatives que j'ai acheté mon lave-vaisselle Brandt. Dans leur classement, il se positionnait plutôt bien (dans les six premiers appareils). Je me demande comment ils peuvent réaliser leurs tests sur des appareils récents alors qu'ils n'ont pas de recul dessus.

Vous l'avez compris, après un coup comme celui-là, je vous déconseille formellement d'acheter un Brandt. Pour info, il s'agit d'un VH13TFW. Pour ne pas terminer sur une note 100% noire, il a tout de même une qualité : quand il marche, il est très silencieux. On peut faire une sieste à côté sans problème.

Il ne reste plus qu'à évoquer mes autres achats Made in France, maintenant, mais ils feront l'objet d'autres billets.

19:29 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : brandt, lave-vaisselle | |  Facebook | | | |

jeudi, 06 novembre 2014

Qui va autoriser ou interdire les nouveaux aliments ?

Marielle de Sarnez signale dans sa dernière lettre la venue d'un texte législatif très important au Parlement européen dans peu de temps : il s'agit de fixer les règles et procédures pour autoriser de nouveaux aliments sur le marché européen.

Je ne suis pas expert de la chose mais j'ai lu avec beaucoup d'attention les conclusions d'une commission sénatoriale sur le sujet et il ne m'a semblé y lire que de bonnes choses.

Ce que je comprends, c'est que la Commission voudrait simplifier les processus en ne confiant qu'à un seul organisme de contrôle, européen cela va de soi, l'EFSA et, en somme s'asseoir tranquillement sur nos agences sanitaires nationales. Je ne dis pas qu'elles sont parfaites, et je reconnais qu'un aliment peut attendre jusqu'à dix ans avant de se voir enfin autorisé, mais elles ont le mérite de multiplier les précautions. 

Marielle de Sarnez suggérait de ne pas traiter de la même manière les aliments traditionnels d'autres pays et les fabrications ex-nihilo ou presque à partir de nano-particules alimentaires. 

Eh bien je suis d'accord et voilà ce que je propose : à l'Union européenne de valider l'existant, c'est à dire des plantes ou autres consommées par d'autres populations ailleurs dans le monde. Mais quand il s'agira de nourritures artificielles, le principe de subsidiarité devrait s'appliquer à 100% et chaque pays décider des règles qu'il applique.

On peut évidemment se dire que cela créera des niveaux de sécurité alimentaire variables d'un pays à l'autre, mais, comme Français, je préfère l'exigence dans mon pays à un dénominateur européen commun le plus petit.

Puisque Marielle de Sarnez sera rapporteur pour le groupe ADLE sur l’avis qui sera rédigé par la commission parlementaire du commerce international, je ne cache pas que j'attendrai avec impatience ses premières conclusions et ses premiers éclairages.

13:00 Publié dans Economie, Europe | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : alimentation, norme, sécurité | |  Facebook | | | |

mercredi, 05 novembre 2014

Bayrou et le barrage de Sivens : le ton juste.

Ce que j'aime chez Bayrou, c'est qu'il ne me déçoit jamais. Depuis que je le suis je ne l'ai jamais entendu céder une seule fois aux sirènes de la démagogie ou à la facilité. Dans toutes les situations où il est tentant d'appuyer là où ça fait mal simplement pour mettre en difficulté l'adversaire, Bayrou, lui, choisit toujours d'élever le débat.

J'ai apprécié à sa juste valeur ses prises de position sur le barrage de Sivens. Il a jugé, à raison, indécent d'exploiter dans un sens ou dans l'autre le décès dramatique de Rémi Fraisse. Il a eu le courage de dire clairement que le Ministre de l'Intérieur ne pouvait être tenu pour responsable de ce décès et il observe, une fois encore avec hauteur que la plupart de nos précédents responsables à ce poste ont essayé de trouver un équilibre (et il n'est pas facile !) pour empêcher les désordres sans dégâts matériels et accidents humains. C'est aussi mon sentiment. 

Je ne connais pas vraiment la situation locale alors il m'est difficile de me prononcer, mais j'observe que tous les élus locaux des environs étaient favorables au barrage. 

Comme l'observe très justement Bayrou, il semble que des décisions politiques ne puissent plus s'exécuter sans générer automatiquement de la violence, fût-elle d'une minorité. Je le rejoins encore quand il analyse que « l’ensemble de nos mécanismes de décision et d’action est à revoir parce qu’il est désespérant pour le citoyen d’avoir des décisions jamais suivies d’effets sur aucun sujet». Mais j'y ajouterais autre chose : il y a un vrai problème de confiance. Décideurs, maîtres d'ouvrage et et bâtisseurs sont joints par des liens inextricables qui fleurent bon le conflit d'intérêt. Et quand des études d'impact sont réalisées, on a le sentiment qu'elles atterrissent dans la poubelle car elles ne sont suivies d'aucun effet. A quoi sert-il d'interroger les gens si c'est pour ne finalement pas tenir compte de leurs avis ?

Je me trompe peut-être, mais j'ai le sentiment que l'habitude de s'asseoir sur l'avis de ceux qu'on consulte finit par générer de l'énervement et des tensions. Ceci ne signifie pas que tout projet doit être bloqué à la moindre consultation, mais que les différents acteurs doivent jouer cartes sur table.

22:50 Publié dans écologie, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : bayrou, sivens, barrage | |  Facebook | | | |

mardi, 04 novembre 2014

Marine Le pen stratosphérique !

Étant donné le dernier sondage publié par l'IFOP on peut dire que la gauche est cuite et recuite pour longtemps. Marine Le pen côtoie, atteint ou dépasse les 30% dans quasiment tous les cas de figure tandis qu'aucun candidat socialiste ne dépasse 15%. Au passage, ces estimations rendent caduques en même temps que ridicules les tenants d'une autre politique et les querelles en général dans le camp socialiste. Les Français ne veulent plus de la gauche, et d'ailleurs, elle atteint à peine 30% tous candidats confondus.

Le centre n'est pas assez puissant pour être présent au second tour, sa seule chance serait une candidature Fillon, mais ce dernier n'a aucune chance d'être désigné par la droite.

Ce sera donc la droite, et, Sarkozy ou Juppé.

 Cette élection présidentielle sera aussi la dernière chance de la droite et par suite de la France avant impact contre le mur nationaliste.

23:22 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook | | | |

lundi, 03 novembre 2014

Réduire les indemnités chômage des cadres ? et puis quoi encore ?

Dans les propositions aussi débiles que parfaitement injustes dont j'ai pris connaissance sur les possibles économies que nous impose l'état de nos finances, il y a l'idée de plafonner les indemnités chômage. On verrait ainsi des cadres qui gagnent de 3 000 à 6 000 euros se retrouver dès les premiers mois de chômage à 2000 euros et quelques de revenus.

Riche idée, non ? Sus aux riches et mort aux Koulaks, tous les moyens sont bons, puisqu'ils coûteraient cher. 

Rien n'est plus faux : les cadres financent en réalité l'essentiel des assurances chômage par leurs cotisations, et même chose pour la santé. Très rarement en arrêt-maladie, ils sont peu au chômage également et travaillent la plupart du temps jusqu'à la limite d'âge.

Ce sont les mêmes qui ont absorbé par leurs impôts sur le revenu les hausses socialistes et dont les dernières lubies égalitaristes mais surtout hypocrites ont fait chuter, dès 2016, les allocations familiales, pour ceux qui ont des enfants.

70% des Français seraient favorables à cette limitation. Moi, je dis d'accord, mais dans ces conditions, que l'on limite aussi les cotisations des cadres. On verra alors si les plus furieux des néo-bolcheviks continueront de porter cette mesure minable.

23:12 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : chômage, allocations | |  Facebook | | | |

vendredi, 24 octobre 2014

Fin de vie, la sédation continue, excellente solution !

Le Comité consultatif national d'Éthique a rendu un rapport sur la question de la fin de vie hier. J'en partage entièrement l'une des conclusions : la sédation continue me paraît une excellente alternative à l'euthanasie. Cela permet de partir soulagé et non après une agonie atroce. Dans le cas contraire, on survit, et tant mieux pour peu que cela ait encore un sens. Le rapport complet est disponible sur le site.

Je suis exaspéré par l'activisme des associations Alliance Vita et Fondation Jérôme Lejeune qui cherchent à s'arroger le droit de déterminer quelle doit être ma fin de vie à moi. Je conseille de lire ce que dit le rapport et notamment le constat :  une fin de de vie insupportable pour une très grande majorité de personnes.

C'est cela que ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre les Alliance Vita et compagnie : les gens n'ont pas peur de mourir mais de mal mourir. Et le travail de sape infect de ces associations indignes, hypocrites et tordues vise ni plus ni moins qu'à maintenir cet état de fait.

Ces gens devraient un peu plus entrer dans les hôpitaux, un lieu ou un soigne, mais certainement pas un lieu de grande humanité au point que plus de deux tiers des personnels soignants considèrent comme inacceptables les conditions de fin de vie des personnes qu'ils soignent. Cela corrobore d'ailleurs tous les échos que j'en ai à titre personnel. On pourrait aussi se pencher sur les conditions dans lesquelles les soins sont donnés en général dans les hôpitaux, au demeurant.  

Ce que constate le rapport c'est que moins d'un personne sur cinq a accès aux droits que lui reconnaît la loi. Et c'est terrifiant parce que cela se traduit par des souffrances intolérables. Tous ceux qui me lisent devraient y penser et agir pour contraindre l'autorité politique et les exécutants médicaux à montrer de la considération pour les mourants.

Les recommandations du CCNE vont dans le bon sens, mais il faut absolument un contrôleur des hôpitaux qui vérifient que la loi est appliquée. Et, comme le recommande le rapport, les personnels soignants doivent prendre connaissance d'une charte des devoirs, élaborée pour eux, et être formés à associer curatif et palliatif. Je pense pour ma part que cela doit même tenir une large place dans la formation initiale, au moment où les étudiants sont encore un peu malléables.

Les conclusions du rapport rencontrent de toutes façons un large écho au sein de l'opinion des Français. Quitte à crever tous seuls dans un coin, comme c'est souvent le cas, qu'au moins on le fasse sans souffrances en sus.

Il serait long de reprendre le rapport point par point, mais je peux indiquer au lecteur que le CCNE a pris le soin d'envisager toutes les particularités avant de rendre son avis et qu'il l'a fait avec sagesse. Le mieux, encore une fois, est de prendre connaissance du rapport pour se faire une idée.

14:08 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : fin de vie, sédation, euthanasieccne | |  Facebook | | | |

mercredi, 22 octobre 2014

Noisy-le-sec : cesserons-nous de protéger les délinquants ?

L'article assez complet de Mediapart m'a permis de prendre connaissance des faits survenus à Noisy-le-Sec au mois d'avril 2012. Pour mémoire, un délinquant multirécidiviste avait été repéré et pris en chasse par des policiers. Celui-ci avait fui et un officier de police avait fini par lui tirer à plusieurs reprises dessus.

Ce que l'article de Mediapart établit c'est que le délinquant en question a lâché dans sa fuite une grenade factice et un étui d'arme de poing. Peut-on imaginer dans de telles circonstances qu'un policier cherche à vérifier si des armes sont factices ou non ? Je ne le pense pas, surtout quand on sait qu'on a affaire à un individu recherché pour vols avec violences répétés.

Envoyer en cour d'assises le policier concerné est tout simplement odieux. On dédouane systématiquement les délinquants dans notre pays en leur offrant des protections dont leurs victimes ne bénéficient pas.

Il est grand temps de réfléchir à la notion de légitime défense et aux missions que l'on affecte ou non aux forces de l'ordre. 

Si un individu se montre régulièrement dangereux, il doit savoir qu'il peut être abattu s'il ne se rend pas aux forces de police quand elles viennent l'interpeller. On ferait mieux d'acter une bonne fois pour toutes cela dans la loi, de rendre publique cette règle en lui donnant le plus de publicité possible et je pense qu'il y aurait moins de délits de fuite et du coup moins d'accidents.

C'est l'impunité qui donne des ailes aux délinquants. Celui-là a perdu la vie. C'est regrettable mais tout délinquant violent doit savoir que c'est un risque auquel il s'expose quand la police le recherche et qu'il refuse d'obtempérer.

Damien Saboundjan a fait son travail et la mort d'Amine Bentounsi est avant tout la conséquence de ses actes passés, de sa fuite, et de la menace potentielle qu'il représentait (les policiers pouvaient le croire armé de grenades et/ou d'autres armes). Si la loi permet de condamner Damien Saboundjan dans les circonstances rapportées par l'article de Mediapart, alors il faut changer la loi.

17:43 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : police, délinquance, légitime défense | |  Facebook | | | |

lundi, 20 octobre 2014

Kobané : ouf, il y a les Kurdes et l'Amérique !

Bien joué, camarades Américains ! Les USA ont largué du matériel militaire  aux PYD, les Kurdes de Syrie (Socialistes et laïcs) tandis qu'ils continuent les sorties aériennes contre Daesh.

J'ai bien aimé de quelle manière la presse a rapporté les derniers contacts entre les USA et la Turquie sur ce largage. La Turquie a été informée des intentions américaines et de son importance pour le Président Obama. Je vous fais la traduction ?

La Turquie énervait sérieusement l'Amérique à laisser écraser les Kurdes par Daesh, voire à favoriser les combattants islamistes. Du coup, l'Amérique a cessé de demander son avis à la Turquie et l'a mise devant le fait accompli sans utiliser le territoire turc.

Plus inquiétant pour les Turcs, et ils feraient bien d'y réfléchir : les USA ont pris contact directement avec les PYD, cette branche armée du PKK en territoire syrien que la Turquie honnit. 

De plus, l'image de ce parti change dans le monde entier car les Kurdes se couvrent de gloire à Konabé par leur courage. Je peux d'ailleurs donner un exemple très éclairant de ce changement : jusqu'à peu, j'avais une mauvaise opinion du PKK. Mais de les avoirs vus à l'oeuvre, de considérer la place qu'ils accordent aux femmes, d'observer avec quelle détermination ils combattent les déments de l'EIIL m'a fait changer d'avis à leur égard.

Cela dit, je ne suis pas devenu une oie blanche pour autant : le PKK a été impliqué dans pas mal d'opérations d'extorsion de fonds et ne me semble pas vraiment clair avec le narco-trafic. Il va devoir sérieusement évoluer s'il veut vraiment pouvoir s'asseoir à la table de la démocratie et devenir un interlocuteur crédible.

En tout cas, pour l'instant, je le redis, ses unités syriennes sont admirables à Konabé.

09:28 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : konabé, kurdes, usa, eiil, daesh, turquie | |  Facebook | | | |

dimanche, 19 octobre 2014

Un bon point pour Macron

Je ne me prononce pas, cette fois-ci, sur le fond des propos de Macron mais sur la forme. En voilà enfin un qui ne se défausse pas de ses responsabilités sur l'Allemagne ou sur l'Europe.

Comme on lui faisait valoir que des réformes étaient demandées par "Bruxelles", il a répliqué qu'il ne pensait pas à Bruxelles quand il se rasait mais qu'il fixait un cap et proposait des réformes quand il pensait que c'était de l'intérêt de la France et des Français.

On peut bien sûr discuter de l'intérêt des réformes en question et je ne vais pas m'en priver, mais je trouve positif de ne pas rejeter la responsabilité de ses projets sur d'autres.

Je vois  l'intérêt de libéraliser le transport en car à condition que cela apporte vraiment des liaisons supplémentaires et que cela ne fasse pas tomber des lignes de rail régionales bien plus rapides.

Du côté des pharmacies, développer la vente des médicaments sur Internet, c'est à mon avis à éviter. Les pharmaciens ont un rôle de contrôle et de conseil en veillant à ce que les gens n'absorbent pas n'importe quoi et en faisant des suggestions qu'ils sont les seuls, en dehors des médecins, à pouvoir faire. En outre, ils savent quels génériques recommander à la place d'un médicament et peuvent délivrer sur le champ celui qui correspond à une prescription. On dit souvent que les pharmacies sont chères mais prend-on en compte les coûts du loyer ou de l'achat des locaux et le service ? Qu'en restera-t-il avec Internet ? Qui contrôlera qui vend quoi sur la Toile ? 

Enfin, concernant le travail le dimanche, ses garanties me paraissent aller dans le bon sens, c'est à dire repos, volontariat et double salaire pour ceux qui acceptent de travailler ce jour-là. Très bons garde-fous.

13:44 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : macron | |  Facebook | | | |

samedi, 18 octobre 2014

Les riches, le fantasme de la gauche

Le saviez-vous ? 75% des nouveaux impôts ont été financés par les deux derniers déciles parmi les foyers imposables. De ces 75%, la moitié est réglée par 2% des contribuables. A Paris, le 16ème arrondissement finance à lui seul 50% des impôts parisiens.

Hollande s'est cru très astucieux d'annoncer sur un ton menaçant aux "riches" que la gauche allait leur faire rendre gorge ("nous arrivons") en 2011, sans oublier son "moi j'aime pas les riches".

Sapin joue quant à lui au père fouettard avec les exilés fiscaux ou encore les fonds discrètement délocalisés ailleurs.

Et pendant ce temps, les créateurs, les entrepreneurs, au lieu de délocaliser leurs revenus finissent par se délocaliser eux-mêmes.

Depuis 2012, la gauche ne cesse de faire payer les mêmes personnes au lieu de revenir sur ses dispendieuses promesses et de revoir le train de vie de l'État.

Les mots magiques, c'est "solidarité" et "égalité". Des super baguettes magiques pour exproprier et spolier nombre de Français des biens que leurs ancêtres ou eux ont acquis grâce à leur audace ou plus prosaïquement par leur sueur.

La quintessence du riche, c'est le banquier, la banque, le mal absolu, accusé de se "goinfrer", avec ses obligées, les grandes entreprises. Que la banque prête trop et la voilà cupide et imprudente par cupidité. Qu'elle ne prête pas assez et la voilà avare. En somme, on lui reproche de ne pas être gérée aussi mal que les États.

Dernier avatar de la lutte des classes, le discours tout en nuance du gouvernement pour mettre à contribution des riches déjà hyper-taxés : leur réduire les allocations familiales. Soyons honnêtes : pour plusieurs foyers aisés, cela ne représente pas grand chose quand l'allocation est de l'ordre d'une centaine d'euros par mois. On aurait pu invoquer ce motif, mais la gauche préfère tenir le discours idéologique qui lui permettra de continuer à taper les mêmes. On peut légitimement supposer que les déremboursements viendront ou encore la hausse de tous les tarifs des services publics, municipaux ou nationaux.

00:01 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : riches | |  Facebook | | | |