dimanche, 17 mars 2013
Le FN flamboie, le MoDem cherche son ADN
Cela fait un moment que les signes anonciateurs d'une grande poussée du Front National se multiplient. Il y a deux ans, déjà, dans un sondage, 50% des sympathisants de l'UMP admettaient tout à fait l'idée d'une alliance avec le FN. Puis, la côte de popularité de Marine Le pen n'a cessé de grimper au point d'en faire la femme politique la plus populaire en France dans un autre sondage il y a peu. Marine Le pen a fait muter son parti pour en faire un mouvement populiste, capable de râtisser bien plus large que l'extrême-droite traditionnelle. La situation économique et sociale favorise plus que jamais un vote contestataire. Enfin, depuis 20 ans, la gauche ignore les préoccupations de l'électorat Front National, et la droite ne vise qu'à les récupérer sans y apporter de réponses. La récente législative partielle dans l'Oise qui se conclut ce soir par un duel UMP-Fn au second tour est un nouveau craquement dans la sphère politique que nous ne devons pas ignorer.
On peut toujours combattre le FN à coups de bons sentiments mais je n'y crois guère. La seule manière de faire reculer le populisme, c'est d'offrir à son électorat une alternative crédible.
Pour cela, il faut et donner un espoir et ne pas mentir. Ne pas mentir, je crois que sur cette ligne, Bayrou est incontestable depuis toujours. Je crois le MoDem de bonne volonté, mais, si, sans nul doute, il relaie le discours de son président, il ne donne aucun espoir.
Il ne donne aucun espoir parce qu'il n'a pas de substance. Pas d'ADN. Rien qui l'identifie autre que Bayrou, et encore. Le malheur, c'est de ne jamais être parvenu à dépasser l'horizon médiocrissime du projet humaniste.
Aujourd'hui, on ne peut pas emporter des élections avec de bons sentiments. J'attends du MoDem des projets décapants et corrosifs, pas des théories fumeuses et et des indignations parisiennes.
Nous devrions, me semble-t-il, réécrire notre projet pour affiner nos réponses et en apporter de nouvelles à la crise que nous vivons. Je pense, notamment, que nous devons évoquer clairement la mondialisation. Il nous a été claironné de longues années qu'elle était une chance. Je commence à en douter sérieusement. Quand il y a des échanges qui sont équitables, des règles qui sont claires et transparentes, que les États ne vivent pas dans la connivence avec de gros oligopoles, je ne doute pas des vertus du libre-échange mais il n'y a rien de tel dans le monde où nous vivons.
Nous devrions être plus radicaux dans nos jugements, nos propositions et nos idées et refuser catégoriquement, sans compromis, l'absence d'équité. La transparence intégrale, comme elle existe par exemple sur Internet, devrait devenir la condition sine qua non de nos accords commerciaux et nous, démocrates et libéraux du MoDem, devrions-nous en faire les chantres.
Ce ne peut être un eurocrate de Bruxelles ou de l'OMC qui fixe nos normes dans ce domaine. Parce que nous voulons construire l'Europe, nous pouvons l'accepter de parlementaires européens démocratiquement élus mais d'aucun autre individu. Et même ainsi, la France peut et doit rester souveraine s'il s'avérait qu'on lui imposât, fût-ce par un vote démocratique, des règles inacceptables.
Je voudrais voir le MoDem porter ce discours et cette idée d'une autre Europe, d'un autre monde. Je voudrais voir en notre parti les défenseurs ardents et intransigeants de la démocratie.
Nous devons sortir du commentaire et de l'imprécation dans lesquelles nous nous complaisons quasiment depuis notre création et tenir à la disposition des Français une contre-proposition pour chaque mesure gouvernementale, pour chaque atteinte à notre cohésion nationale.
C'est ce que j'attendais de notre Shadow Cabinet, or, il n'a jamais été en mesure de remplir ce rôle vital, et, nous nous sommes éteints doucement.
Nous ne devons pas laisser le monopole de l'alternative au Front National. Mais cela implique de changer de logiciel et d'habitus dans son sens le plus aristotélicien qui soit.
Le chemin est long mais l'enjeu magnifique.
23:34 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : modem, fn |
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samedi, 16 mars 2013
Moi, j'adore les chats
Le Faucon fait certainement le malin (je connais son adoration éperdue pour les sacs à puces) et cherche à provoquer les amis des félins, à tous les coups, avec la dernière vidéo qu'il relaie sur son blogue.
Regardez plutôt ci-dessous : est-ce que ce n'est pas super sympa d'être révéillé par cette peluche sur pattes qui vient faire des câlins à son réveil à votre petit ?
Ils ont l'air d'être copains comme chats, ces deux-là :-)
Cela dit, le chat en question n'est pas n'importe quel chat : je me suis demandé un temps s'il agissait d'un très grand Bengale ou bien même d'un serval. Pas loin, en fait : c'est un Savannah ! Je ne connaissais pas cette espèce, mais cela a l'air extraordinaire comme compagnon.
18:07 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : chat, chien |
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vendredi, 15 mars 2013
Budget militaire en baisse, envoi d'armes en Syrie ?
Le gouvernement Ayrault est foncièrement incohérent avec le budget de la Défense que Moscovici veut saigner sans états d'âme.
J'entends qu'il est question de baisser la part dévolue à notre défense nationale à un niveau historiquement bas et, dans le même temps, Hollande veut envoyer des armes en Syrie ???????
Il faut au moins mettre en cohérence les actes et les déclarations. On n'envoie pas d'armes à l'étranger quand on n'est soi-même pas capable d'équiper ses propres forces faute d'allocation des fonds nécessaires.
Si Hollande veut jouer au Grand de ce monde, qu'il s'en donne au moins les moyens.
Un tiers des Français est prêt à sacrifier en priorité notre Défense pour faire des économies. Quelle inconséquence ! En-dessous d'un certain seuil, nous ne serons plus en mesure de monter des opérations de secours pour récupérer des Français en danger à l'étranger, et pas davantage en état de disposer d'un renseignement efficace faute de moyens.
Nous ne devrions pas mettre en danger nos fonctions régaliennes. L'Armée, c'est vraiment la facilité de taper dessus, elle ne dit jamais rien par tradition d'obéissance au pouvoir politique.
Nous risquons de sacrifier notre industrie d'armement et notre défense parce que l'actuel gouvernement est incapable d'aller ponctionner les fonds là où ils sont gaspillés au sein de nos diverses administrations.
C'est inadmissible. C'est écoeurant de malhonnêteté. Depuis de nombreuses années, les dirigeants politiques français utilisent l'armée pour redorer leur blason et dans le même temps, ils n'en laissent que le squelette. On en est désormais à ronger les os...
15:01 Publié dans International, Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : défense, budget, armée |
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Abandonner les Alaouites à leur sort ? Erreur fatale !
Pendant longtemps le conflit dramatique qui secoue la Syrie a été présenté à l'opinion occidentale comme une guerre entre les bons et les méchants. D'un côté Bachar el Assad et ses sbires, de l'autre, les gentils rebelles.
La réalité est désormais toute autre. Le conflit a pris une dimension largement communautaire. L'ASL est une sorte de magma dont on ne parvient pas à faire émerger des leaders et des interlocuteurs identifiables.
Les gouvernements de l'étranger ne valent rien. L'ASL peut avoir des représentations dans bien des pays, elle ne représente rien en Syrie même où elle ne dispose d'aucune autorité ni légitimité politique.
D'un point de vue militaire, l'ASL est un agrégat de groupuscules armés dont la seule caractéristique commune est d'être incontrôlables.
Ce que l'on sait, en revanche, c'est que le Qatar et l'Arabie Saoudite financent abondamment des groupes islamistes qui accueillent en leur sein sans doute aucun des éléments djihadistes.
Si El-Assad et son parti Baas commettent des crimes, dans le champ diplomatique, ils ne sont pas irresponsables et contrôlent leurs troupes.
La minorité alaouite fait bloc, désormais, bon gré mal gré compte-tenu de la situation, derrière le pouvoir syrien. Les Alaouites sont l'un des peuples les plus libres et ouverts dans le champ social de tout le Proche-orient. Les femmes alaouites marchent fièrement et sans voile et disposent de droits dont aucune Sunnite n'a jamais disposé.
Je reçois parfaitement les propos de François Bayrou qui met en garde la France puisque l'actuel gouvernement a décidé de livrer des armes à l'opposition syrienne. Nous ne savons pas à qui nous livrons des armes et nous devrions en conséquence nous abstenir.
Et je rejoins Marielle de Sarnez qui itnervenait hier sur la situation en Syrie :
«Nous devrions nous concentrer sur ce que nous pouvons et ce que nous devons faire»
Marielle de Sarnez distingue deux urgences : l'une humanitaire, l'autre politique.
- il faut acheminer l’aide humanitaire dans les zones libérées en passant par la coalition et par l’ASL, ce qui est concrètement absolument possible. Il faut deuxièmement aider davantage les réfugiés qui sont dans les camps dans les pays voisins autour de la Syrie.
- La Ligue Arabe a lancé un appel à la coalition nationale syrienne pour que celle-ci désigne une instance exécutive et participe ainsi au sommet arabe de Doha. J’aurais aimé que Madame Ashton nous donne son point de vue sur cette initiative. Je pense très important que les forces d’opposition syriennes se dotent d’un véritable gouvernement. Je pense fondamental que nous pesions de tout notre poids et que l’Union européenne veille avec eux à ce que cette opposition inclue et intègre l’ensemble des communautés ethniques et religieuses dans son projet politique pour la Syrie.
10:01 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : syrie, bayrou, sarnez, alaouite |
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jeudi, 14 mars 2013
Choix budgétaires : les Socialistes au bord du gouffre
Pendant la campagne présidentielle le magazine Le point avait accordé en une à François Bayrou le titre de prophète. Ce dernier avait averti que la Grèce n'était pas si loin de la France. Nous y sommes. Bayrou n'a pas gagné les élections parce qu'on ne veut jamais admettres les prophéties des devins. Ni Oedipe ni Créon n'ont voulu croire Tirésias ni les Troyens n'ont voulu croire Cassandre qu'ils prenaient pour une folle ni Sodome n'a écouté Abraham venu l'avertir de ses péchés. Tous ont payé cher leur aveuglement.
Les Français qui ont cru aux promesses des Socialistes (mais aussi à celles de l'UMP) vont désormais le payer cash.
Notre Défense va subir un désastre renvoyant plusieurs de nos défaites militaires à des feux de paille : une apocalypse budgétaire.
Les pacifistes soufflent déjà en poussant un "ouf" sans imaginer que nul ne viendra les sauver quand ils viendront faire du bobo-tourisme dans des pays instables.
Mais la Défense, si j'en crois les projections du Canard Enchaîné ne va pas être la seule à morfler sévèrement : il y a des sueurs froides à Bercy car on y est contraint d'admettre qu'il va falloir toucher aux prestations sociales des Français. Sans parler des tiroirs qu'il va falloir râcler partout ailleurs. Sauf que, cette fois, les économies sur les gommes, cela ne va pas suffire...
Il serait très sage d'abandonner immédiatement les 60 000 postes de l'Éducation Nationale et de se contenter, disons, de 20 000 au plus (tiens, c'est ce que prévoyait Bayrou, au fait...). Il faut mettre fin à tous les comités Théodule. Il n'est pas supportable que des experts inutiles en tout genre continuent à s'engraisser sur le dos de la fiscalité française pendant que notre armée, notre école et les Français les plus modestes vont devoir souffrir.
2014 va être une année terrible. Les Socialistes savent qu'ils n'ont pas le choix. J'invite depuis longtemps le MoDem à se désolidariser de la gauche parce que nous ne devons pas nous allier avec des gens qui mentent sciemment et promettent n'importe quoi aux Français pour se faire élire.
«Quitte à déranger, il faut dire la vérité» écrit Bayrou dans son dernier ouvrage, De la vérité en politique et il cite alors Jean Peyrelevade : «Quand on ne dit pas la vérité, on peut être élu, mais on ne peut pas gouverner».
Exactement.
10:27 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : gauche, budget, déficit |
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Flux RSS, le sale coup de Google...
Les inconvénients du tout gratuit c'est qu'il n'y a jamais aucun engagement contractuel. Google a décidé de mettre fin au service google reader d'ici le 1er juillet prochain.
Tous ceux qui utilisaient ce service pour afficher des flux rss sur des blogues ou sur des sites vont en être pour leurs frais.
Quand Google met en service des solutions pour les internautes il les présente toujours comme des avancées majeures, des services immenses rendus à la grande communauté des internautes mais quand il y met fin, il se garde bien d'en faire état avec force étendards et trompettes.
Du coup, la communication entre les blogues va en prendre un sacré coup. Le promoteur d'un blogging convivial, qui fut plusieurs années le blog le plus populaire aux yeux de wikio/ebuzzing va en prendre un sacré coup de vieux. Et moi aussi. Google reader était un outil efficace et puissant pour tisser du lien. Moi-même, je l'utilise pour savoir ce qu'il se dit ailleurs et souvent, je rends visite aux blogues dont l'avis m'intéresse de cette manière. D'un seul coup d'oeil, je vois défiler comme une une timeline les centres d'intérêt quotidiens de chaque blogue sélectionné. Qu'en sera-t-il sans cette possibilité ? Il ne finira plus par rester de la Toile un jour qu'un amas de fils confus et désordonné, sans tenants ni aboutissants. Bien loin du rêve de ses concepteurs...
A défaut, il existe des alternatives à Google reader, apparues lors de la mise en place de Google+ mais je ne sais pas si elles permettent d'afficher un flux sur son blogue.
Il existerait peut-être une autre solution (que je propose maintenant) : et si ebuzzing succédait à Google ? Je ne sais pas si la société a les reins suffisamment solides pour supporter le feedback de myriades de fils rss mais il me semble qu'elle dispose d'ores et déjà de la technologie ad hoc, primo, et, secundo, d'un service déjà capable d'afficher les articles qui renvoient vers un blogue d'origine sur la page de ce dernier. A voir...
Bon prince, Google n'en propose pas moins un service pour archiver les flux en attendant de trouver une autre solution pour ses feedbacks.
Il s'agit de Google Takeout (se barrer de Google, traduit familièrement). Cette application en ligne peut récupérer n'importe quelle donnée (ou presque) d'un compte google et l'archiver.
L'inconvénient, c'est qu'il faut ensuite savoir quoi faire de la dite archive...Un nettoyage de printemps comme ils disent...Contents de faire partie des poussières ?
09:42 Publié dans Internet | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : google, reader |
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mercredi, 13 mars 2013
L'indigente loi de refondation de l'école socialiste
Difficile d'étouffer un éclat de rire généralisé quand je pense à tout le baroufle dont nous ont gratifié les Socialistes avec leur loi de refondation sur l'école. Je n'adhère pas toujours aux points de vue de SOS Éducation mais l'association me semble avoir vu juste en observant que l'actuelle loi n'aborde aucun des points qui sont défaillants dans notre école. 20% des enfants de 10-11 ans ne savent pas lire et comptent mal. Que propose la loi pour résoudre ce fléau ? Rien.
Les bien-pensants qui s'indignent de notre méconnaissance des langues étrangères en conseillent depuis toujours l'étude précoce . Ce sont les mêmes qui se satisfont des lacunes phénoménales de toute une classe d'âge dans sa propre langue. Il y a une espèce de collusion entre les rapports de l'OCDE et les libertaires qui proclamaient l'orthographe science des imbéciles il y a 20-30 ans. Sans doute parce qu'entre temps, ils ont accédé aux postes à responsabilité dans toutes les institutions internationales.
Notre débat n'est pas franco-français, bien loin de là. Le pédagogisme qui touche notre éducation atteint tous les systèmes scolaires d'Europe et souvent, d'outre-Atlantique.
Pour revenir à la loi de Peillon, on y invoque le numérique, l'expression artistique, les langues vivantes, mais la grammaire, l'orthographe, le calcul, la maîtrise de la langue sont personna non grata.
Le problème de notre classe politique, dans le domaine éducatif, c'est sa totale absence d'idées depuis 30 ans. Comme nos parlementaires font preuve d'une pauvreté affligeante dans ce domaine, ils se reposent sur la technostructure de l'Éducation Nationale, et parfois des syndicats ou des officines de toutes sortes pour émettre des propositions.
Je suis amusé de voir la droite crier haro sur Peillon. La droite est gênée aux entournures parce qu'au fond, elle a exactement les mêmes idées que la gauche. Il y a eu avec Xavier Darcos une voix discordante (mais pas assez déterminée et parfois malheureuse pour évoquer les maternelles) mais en dehors de cette dernière, ce sont des clones qui se succèdent les uns aux autres depuis des années, ne brillant que par leurs saillies et leurs vains moulinets de bras.
Rudy Salles est drôle avec ses critiques : en quoi a-t-il un avis différent de Vincent Peillon ? En réalité, ils ont les mêmes idées sur l'école, seule la forme varie. Il le reconnaît, d'ailleurs, en admettant que les rythmes scolaires sont une réforme de premier ordre.
J'ai lu toutes les contributions à l'heure où j'écris ce billet chez newsring : aucune ne conteste sérieusement Peillon. Tous sont d'accord pour des recettes de forme, personne ne vient interroger directement ce qui fait que des enfants sortent de l'école primaire sans être parvenu à apprendre à lire.
Que l'on traite cette question fondamentale avant de songer à modifier les rythmes scolaires, le statut des enseignants ou encore à introduire toujours plus d'expression artistique et de langues étrangères dans les enseignements.
11:08 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : école, peillon |
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Réduction de la dépense publique : mauvaise méthode
J'ai pris connaissance des intentions de Cahuzac et Ayrault : ils veulent réduire les dépenses publiques de 5 milliards d'euros l'an prochain et préparent une lettre de cadrage à destination de tous les ministères sans exception aucune.
Je pense que c'est une erreur que de vouloir réduire la dépense publique par saupoudrage. Cela aboutit à affaiblir tous les services de l'État en même temps.
Il vaut mieux, me semble-t-il, réfléchir à ce qui est prioritaire ou non, c'est à dire redéfinir les missions de l'État. C'est la méthode choisie par mon très cher Tovaritch Hashtable qui fait un petit tour d'horizon des organismes et comités Théodule dont personne ne constaterait seulement la disparition si on leur appliquait le Rasoir d'Ockam.
Je ne résiste pas à la joie de citer ce vil suppôt du capitalisme libéral dans le texte :
La réalité, c’est que certains services publics pourraient être purement et simplement stoppés sans que personne ne s’en rende compte. Qui pleurera vraiment la suppression du Comité Economique, Social et Environnemental ? Qui sera même au courant de la disparition du Conseil d’analyse de la société, de celui d’orientation pour l’emploi, du Haut Conseil d’intégration, et j’en passe ?
Pas mieux évidemment de mon côté. Mais à vrai dire, si les Socialistes commençaient par renoncer à leurs promesses absurdes ils s'épargneraient bien des capillo-tractages.
Par exemple : 60 000 postes dans l'Éducation Nationale. Pour quoi faire ? Je ne crois pas au saupoudrage. Mieux vaut intervenir sur des difficultés ponctuelles et identifiées que de coller des enseignants en plus partout.
Hollande est triste , et de plus en plus au fil des mois. Les Français ne lui font plus confiance. On va me dire que je radote, mais franchement, je continue de regretter que Bayrou n'ait pas été reconnu à sa juste valeur. Il a été le seul à avoir bâti un programme sur des projections réalistes. Les autres, Socialistes en tête, savaient parfaitement qu'ils mentaient. Ils préféraient collecter les voix plutôt que de devoir choisir de dire la vérité.
Justement, à ce sujet, le livre de Bayrou De la vérité en politique devrait bientôt arriver sur les présentoirs des librairies. Livraison prévue à partir du 14 mars. Je ne manquerai pas d'en rendre compte ici.
00:02 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : déficits |
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mardi, 12 mars 2013
Olympe de Gouges au Panthéon ?
J'ai pris bonne note de la proposition d'Anne Hidalgo de soutenir et promouvoir l'entrée d'Olympe de Gouges au Panthéon. Il est clair que je préfère de loin Olympe à l'indigne Hessel dont on parle également aux portes du mausolée de la République.
Pour être franc, j'ai toujours eu beaucoup de mépris pour cette sorte de gros caveau laïc qui trône aux côtés de Saint-Étienne du Mont, face au Luxembourg.
La patrie veut reconnaître ses grands hommes ? Et tous les petits qui l'ont servie en silence sans jamais rien demander ?
Sans doute le Panthéon n'a-t-il pas atteint le niveau de dévoiement qui est celui de la Légion d'honneur, autre et indigne, désormais, symbole républicain, mais il n'en reste pas moins que deux femmes seulement y figurent et qu'au fond, on devrait laisser aux dieux ce qui est aux dieux et aux hommes ce qui est aux hommes.
Je n'aime pas cette idée d'un panthéon laïc. Mieux vaut celui de Rome avec sa ribambelle de divinités hautes en couleur.
Pour revenir à Olympe, oui, à l'évidence, il serait légitime d'y amener ses cendres. Et pas qu'elle : Madame de Staël, Madame de La Fayette, Soeur Emmanuelle, Mère Térésa pour citer des femmes admirables mais quelques autres aussi que l'on méconnaît parfois y ont toute leur place :
Marie-Pierrette Paulze, cela dit quelque chose à quelqu'un ? Non ? Normal. Et si je vous dis qu'il s'agit de Madame Lavoisier ? Assistante de son époux, elle a très vraisemblablement participé à tous ses travaux sans que l'on sache, en raison de l'occultation du rôle des femmes à cette époque, à qui l'humanité est redevable des trouvailles du célèbre chimiste. Pendant la Terreur (au temps des potes de Mélenchon et Chavez quoi...) elle continuait à formuler des hypothèses scientifiques de sa prison.
Et Sophie Germain qui stupéfia le mathématicien Lagrange par ses hypothèses audacieuses sur l'acoustique après avoir dû étudier les mathématiques en cachette de ses parents ?
Je ne suis pas dupe des déclarations d'Anne Hidalgo : elles viennent comme par hasard un 8 mars. Je doute que l'on entende parler d'Olympe de Gouges d'ici le 8 mars prochain. Mais enfin, je la prends au mot : concrètement, que va-t-elle faire pour soutenir cette candidature ?
Les symboles sont une chose mais ils ne doivent pas servir de cache-misère à la réalité quotidienne : que l'on vienne à bout des violences conjugales pour commencer, voilà un premier pas majeur pour les femmes. Ensuite, l'égalité salariale : plus difficile à réaliser car le choix d'un salaire plutôt qu'un autre est quelque chose de subjectif et il me paraît difficile de légiférer efficacement là-dessus. Néanmoins, je rejoins François Bayrou et Marielle de Sarnez qui sont d'avis de pénaliser financièrement les entreprises qui se rendent coupables de discriminations salariales. Ce que l'on peut saluer, c'est l'accès de femmes à de très hautes responsabilités : Laurence Parisot au MEDEF, Christine Lagarde au FMI sont d'heureuses exceptions. On souhaiterait en connaître d'autres.
Je sais que je joue un rôle d'équilibriste quand je l'affirme mais j'ai toujours soutenu que toutes les lois qui assuraient l'équité entre hommes et femmes n'étaient pas assimilables à de la discrimination positive. Je n'aime pas la discrimination positive et plus généralement l'idée de favoriser d'une manière ou une autre un lobby, un groupe d'intérêt ou une minorité quelle qu'elle soit.
Cela m'agace prodigieusement quand on cite les femmes dans une énumération de minorités qui ne font que refléter les contrastes et la diversité de l'humaine société.
Les femmes représentent 50% de l'humanité. Elle ne sont ni une minorité ni une majorité, au demeurant, mais son essence, tout simplement. Les pays les plus avancés sont ceux qui garantissent le plus sûrement des places aux femmes y compris par la loi.
Parmi les mesures concrètes, je retiens par exemple celle d'un Bayrou proposant de valoriser dans le calcul de la pension de retraite le temps passé par une femme à éduquer ses enfants.
00:23 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : femme, olympe de gouges, bayrou, hidalgo, sarnez |
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lundi, 11 mars 2013
Au nom de la démocratie
S'il y a une chose que je supporte de moins en moins dans l'Europe que nous formons avec d'autres nations, c'est qu'une commission obscure décide pour mon pays et pour moi ce que contient ou pas mon assiette ainsi que les informations auxquelles j'ai droit ou non quand j'achète les aliments de la dite assiette.
Il y a une verticalité dans le fonctionnement de l'Union européenne qui devient insupportable.
Ce devraient être les euro-députés qui fixent les règles qui régissent nos échanges, après qu'il y eût un débat que les opinions en soient saisies.
Ce n'est nullement le cas. Le ramassis de crétins que sont les commissaires, pour reprendre l'expression fleurie d'un de mes commentateurs (il se retrouvera), se comportent en valets idiots mais utiles des oligarchies et groupes d'intérêt de tout calibre.
Dans Mouvement Démocrate, il y a démocrate. J'aimerais que mon parti, par ailleurs profondément européen, prenne la tête d'une fronde sans concessions. Bayrou invitait à étiqueter nos produits alimentaires sans prendre l'avis de Bruxelles, tout récemment ; je suggère de ne plus demander son avis à cette commission quand il y va de notre santé et de notre bien-être.
Il n'existe aucune forme de transparence dans les directives aussi obscures que technocratiques qui redescendent de l'indigeste ventre mou administratif qui sert d'organe central à notre Europe. Pas de transparence, pas de vote, pas de démocratie. Pourquoi devrions-nous lui obéir ?
Je propose pour ma part que nous nous engagions désormais à ne respecter que les décisions qui émanent directement d'un vote du Parlement européen, seule autorité légitime pour décider de notre destin commun, nous autres Européens.
Cet engagement révolutionnaire, véritable coup de force démocratique, pourrait figurer dans le programme du MoDem pour 2014.
Je pense profondément qu'on n'obtiendra rien sans véritable épreuve de force avec les technostructures nationales et européennes. La transparence a un prix et ce prix sera l'objet d'une lutte sans merci.
12:14 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : transparence, démocratie, europe |
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