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samedi, 14 novembre 2015

Les attentats de Paris n'ont pas une base religieuse mais géopolitique

Je vois des personnes que je connais faire une grave erreur d'analyse en ramenant à l'Islam les attaques terroristes que la France vient de subir.

Les attaques de Charlie Hebdo ont été menées par Al Qaeda (en fait, une de ses antennes), celles d'aujourd'hui par Daech.

Une fois qu'on met de côté toute la phraséologie idéologico-religieuse dans la revendication de Daech, on en arrive vite au message véritable : «tant que vous ne changerez pas de politique en Syrie et en Irak, vous subirez des attaques sur votre sol».

Le raisonnement de Daech est extrêmement simple : nous les avons attaqués sur leur sol (enfin, ce qu'ils estiment être leur sol), ils nous attaquent sur le nôtre. On sait que ces gens-là ne font aucune distinction entre civils et militaires. Nous sommes tous des cibles dès lors qu'ils considèrent notre pays comme leur ennemi. Leur stratégie, comme en Syrie et en Irak, est une stratégie de la terreur. Je doute fort que Daech aurait commandité des attentats sur notre sol si nous nous étions abstenus d'intervenir au Proche-Orient. Cela ne signifie pas qu'il ne fallait pas le faire. Plus vous donnez de gages à la terreur, plus elle exige de vous...

Quand Al-Qaeda a commis ses crimes en janvier dernier, ses motivations étaient différentes : d'abord nous punir de notre intervention au Mali où nous les avons mis en échec, ensuite, nous punir pour nos lois laïques, même si ce n'était sans doute pas leur but principal.

Bien entendu, le salafisme islamique génère un terreau propice à l'expression d'un terrorisme islamiste, mais son utilisation n'est elle pas spécifiquement musulmane.

Appeler les Musulmans à condamner les attentats est un non-sens. Ils n'ont pas de base religieuse. Les Musulmans de France peuvent bien dire et penser tout ce qu'ils veulent, ils ne pourront pas freiner le terrorisme. La seule chose qui pourrait peut-être infléchir son expansion temporairement serait un changement de politique en Syrie qui consisterait à retirer nos forces. Cela revient évidemment à céder à la terreur...

22:54 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : daech, attentats |  Facebook | | |

Faire bloc avec le Président Hollande dans l'immédiat.

Je lis des polémiques absurdes sur twitter à l'heure actuelle. Dans l'immédiat, le plus sage est de faire confiance au Président Hollande et à Cazeneuve.

Ils ne sont pas portés à prendre des décisions à l'emporte-pièces et je pense qu'on peut leur faire confiance pour gérer l'urgence.

Le temps politique viendra plus tard, quand le moment sera opportun.

État d'urgence.

Avons-nous d'autres choix, désormais, que d'aller écraser militairement DAECH, faire la chasse aux fondamentalistes islamistes dans nos banlieues et changer nos lois pour les chasser de notre pays ou les enfermer à vie dans des prisons sécurisées ?

Les services spéciaux savaient que des attentats menaçaient notre pays, Paris en particulier. Je ne serais pas étonné d'apprendre que les kamikazes qui se sont fait exploser étaient fichés et qu'on les connaissait.

Même s'ils sont nombreux, nous devons désormais traiter avec bien moins de tolérance le radicalisme islamique. S'il faut changer nos lois pour cela, changeons-les.

Ne jetons pas pour autant la pierre à nos concitoyens musulmans : regardez ce qui se passe au Proche-Orient, au Liban, en Syrie, ce sont les premiers à payer un lourd tribut à l'extrémisme.

Nous vivons aujourd'hui en France ce que la Syrie, le Liban, la Jordanie, l'Irak, et aussi Israël, vivent tous les jours.

Le fondamentalisme islamique n'est pas l'ennemi d'une nation ou d'une religion mais du monde entier.

11:25 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |

vendredi, 13 novembre 2015

Mixité sociale : il est grand temps d'éjecter les Socialistes.

Je lisais le dernier billet du Tovaritch "Je suis stupide j'ai voté Hollande" sur la mixité sociale. Je n'en partageais pas les conclusions, mais, en revanche, tout à fait l'analyse. Encore deux années à tenir avec l'hypocrisie socialiste. Je bous chaque fois que j'en entends un, maintenant. Ils nous resservent le coup de la mixité sociale. C'est une sacrée brochette d'hypocrites de tout acabit. Les cadres socialistes, dès qu'ils ont un peu d'argent, s'escriment à éviter pour leur progéniture les établissements publics dont la réputation fait peur.

Je ne suis pas tout à fait le Tovaritch "Je suis stupide j'ai voté Hollande" sur la dimension ethnique de la fuite, en revanche. Si je vivais en Égypte à Héliopolis, quartier aisé, branché, occidentalisé et ouvert du Caire, je pense que je n'aurais aucun état d'âme à inscrire mes enfants dans les mêmes établissements que la bourgeoisie égyptienne. A l'inverse, si je résidais en Seine-Saint-Denis, je fuirais comme la peste les Francs-Moisins et autres cités de ce genre. 

Le fond du problème n'est pas ethnique, il est social. Évidemment, il finit par se doubler d'une dimension ethnique et religieuse parce que la misère sociale croise des revendications identitaires (l'Islam en est une). 

La proposition socialiste est d'une bêtise et d'une malhonnêteté sans nom et fera porter le chapeau comme d'habitude à ceux qui ne peuvent pas résister. Ils ne savent pas quoi inventer pour mettre à plat ce qui reste de l'école qui marche.

Je ne supporte plus cette gauche. Elle me sort par les yeux.

Des trois points fondamentaux cités par le Komrad "Je suis stupide j'ai voté Hollande", je retiens surtout la sécurité. C'est ça l'enjeu, c'est évident. Celui-là même que le laxisme du Syndicat de la Magistrature et de Taubira font gonfler dans des proportions démesurées.

Je lisais l'entretien donné à Zinc Magazine par Béatrice Lecouturier, une candidate MoDem sur la liste de Valérie Pécresse, et je pense qu'elle a raison : la préoccupation principale, c'est la sécurité. Et pas qu'en île de France !

On ne devrait jamais l'importer. Les migrants qui jettent des pavés sur les policiers et les chargent à Calais devraient être expulsés de suite dans leur pays d'origine et tant pis s'il y a la guerre là-bas. Ils n'auront qu'à y charger les islamistes.

Il y a évidemment un lien entre immigration et insécurité, le nier serait malhonnête, mais ce n'est pas tout à fait celui qu'on croit. Ce n'est pas la nationalité qui fait le délinquant mais un système de croyances et des habitudes de vie. Le seul fait de considérer une femme comme un être inférieur devrait suffire à refouler des demandes. Ordre sine qua non devrait être donné à tout candidat à l'installation sur notre sol de ne faire porter ni voile ni quelque vêtement ou insigne que ce soit qui pourrait porter atteinte aux droits de la femme. Dans le cas contraire, dehors ! Je ne pense pas me tromper en assurant que la perception de la femme et la délinquance ont un lien, pas forcément visible, mais fort.

Revenons à nos moutons : ce n'est pas la mixité sociale que craignent ceux qui fuient les établissements scolaires fréquentés par la racaille et les délinquants mais bien l'insécurité et la manière dont seront traités leurs enfants. Il y a l'insécurité définie juridiquement, mais aussi l'insécurité ordinaire, crachats, insultes, observations grossières et menaçantes aux filles, et cetera...

Valérie Pécresse veut rétablir la sécurité dans les lycées : bienvenue dans les écuries d'Augias...Comment compte-t-elle s'y prendre ? Il n'y a pas d'actions sans justice forte et ferme, un programme de construction de prisons pour les nationaux et des procédures d'expulsion expéditives pour les étrangers. 

Je crois donc la Région quasiment impuissante dans le domaine de la sécurité. Il suffit d'ailleurs de consulter le tableau de répartition des compétences suivant pour en savoir une preuve. Par mesure prophylactique, il sera bon d'asséner une claque magistrale à toutes les élections d'ici la prochaine présidentielle, mais, pour changer la politique en cours, il faudra une nouvelle majorité. Encore faudra-t-il qu'elle soit dotée d'une réelle volonté politique, ce que j'attends de voir avec un certain scepticisme...

 

 

 

 

 

vendredi, 30 octobre 2015

Transports et environnement : Bartolone-Pécresse

J'ai pris mon courage à deux mains et j'ai essayé de parcourir plus longtemps les programmes de Valérie Pécresse et de Claude Bartolone pour la Région île de France. Je me suis arrêté aux transports et à l'environnement, les deux éléments les plus déterminants pour moi.

TRANSPORTS

Programme de Valérie Pécresse

Programme de Claude Bartolone

ENVIRONNEMENT

Mesures de Claude Bartolone

Mesures de Valérie Pécresse

Il y a une différence vraiment majeure entre les deux séries de mesure : Valérie Pécresse a un projet pour la circulation routière, pas Claude Bartolone  (au contraire, même, si l'on parcourt son programme de campagne). La première prévoit de mettre fin aux dix points noirs en termes d'embouteillages de la région parisienne en améliorant le réseau routier au moins à ces endroits là, le second ne prévoit tout simplement rien ! Le mot "route" ne figure pas dans les propositions du Socialiste. Et à vrai dire, ce souci se ressent dans la partie environnement puisque la candidate des Républicains, de l'UDI et du MoDem compte engager la Région aux côtés des constructeurs du Pôle de compétitivité Movéo dont l'objet est de concevoir des véhicules particuliers propres. Je constate également son souci de multiplier les bornes de recharge pour les véhicules électriques. Il n'y a rien sur l'automobile (propre ou non) dans le projet du candidat du PS. Rien non plus sur les embouteillages. 

Valérie Pécresse est également la seule à se préoccuper de la pollution à l'intérieur des métros et RER (ce en quoi je reconnais la griffe du MoDem, c'était déjà dans le pré-projet municipales 2014 de Marielle de Sarnez). Elle prévoit d'installer des assainisseurs d'air pour dépolluer les principaux tunnels. Je me demande si cela sera efficace et s'il est techniquement possible de capter les particules produites par les rames de métro. A voir.

Je lis que Bartolone vante son TTME Évry-Massy-Versailles qui devrait entrer en service en 2020. L'idée de départ est de concevoir un tramway capable de fonctionner comme tel mais aussi d'utiliser le réseau ferré. Le coût global du projet, entre matériel roulant et construction des voies, est estimé à près de 100 millions d'euros. C'est une bonne chose que ce projet arrive à son terme très prochainement mais, en matière de transports en île de France, il faut considérer deux aspects : l'urgence et le long terme. Le projet date de 2007. Quelles sont les mesures à court-terme du candidat socialiste ? La vie est courte et 13 ans d'embouteillages ou d'entassement dans une rame surchargée, c'est long.

Les deux candidats sont d'accord pour automatiser plusieurs lignes de métro et RER afin d'augmenter les rotations. C'est une mesure de bon sens. L'un et l'autre sont également d'accord pour mettre en place une police des transports. Sauf qu'en parcourant les projets, on se rend compte que Bartolone est fort peu disert, vantant surtout la campagne de prévention que la région finance contre le harcèlement. Valérie Pécresse est plus concrète mais exige des mesures qui dépendent de l'État et du Parlement bien plus que de la Région puisqu'il faut modifier des lois existantes. En pratique, il y a assez peu de différences de fond entre les deux projets mais davantage des divergences de forme. Je retiens l'idée de Valérie Pécresse d'un système d'alerte discret dans tous les transports franciliens en cas d'agression mais je demande à voir son application concrète.

J'ai lu les propositions faites dans le domaine de l'énergie propre par les deux candidats. Il n'y a rien de concret de la part de Bartolone. Des déclarations d'intentions uniquement. A l'inverse, Valérie Pécresse s'appuie sur des études chiffrées assurant que la géothermie peut dégager 22 terawattheures sur le territoire de l'île de France alors que la consommation actuelle de la région n'est que de 16.6 TWh par an. J'aimerais toutefois savoir ce que Valérie Pécresse entend faire exactement pour relancer la géothermie. 

Dernier point traité ici : l'alimentation. Je suis très attaché au développement d'une agriculture biologique. Là-dessus, net avantage à Bartolone qui en fait clairement une priorité. Il n'est pas suffisant de promouvoir l'agriculture locale. Il faut aussi se préoccuper des risques sanitaires que peuvent receler nos assiettes. Je crois vraiment qu'il faut pousser l'agriculture à aller vers une production raisonnée et biologique. Jouer du marché que constituent les cantines des lycées comme le propose Valérie Pécresse me paraît notoirement insuffisant.

L'examen des programmes de ces deux candidats n'est pas exhaustif. J'y au pioché ce qui m'intéressait le plus, et, bien entendu, c'est subjectif.

mardi, 20 octobre 2015

Trente-cinq heures : la droite se plante complètement (et Macron aussi)

Je m'inquiète de l'impéritie économique de la droite et d'une partie de la gauche (les sociaux-libéraux). Les voilà tous à croire que les 35 heures sont notre problème majeur. De plus, quand j'entends les incantations des personnalités de droite sur la valeur travail, j'ai la sensation d'écouter des individus d'un autre temps. Ils ne comprennent pas le monde dans lequel nous vivons. L'objectif de société, ce n'est pas d'aller vers plus de travail, mais au contraire, vers moins. Et cet objectif est pleinement cohérent avec l'objectif économique qui est, lui, de gagner en productivité.

Chaque nouvelle majorité vient mettre le bazar dans l'arsenal de lois pourtant déjà épais de nos codes juridiques à coups de grandes réformes. On ne cesse pourtant de le dire, c'est d'abord l'instabilité fiscale et juridique qui sème le trouble dans la vie entrepreneuriale en France.

Au passage, c'est amusant (enfin, si l'on peut dire) de constater que le même phénomène se produit dans l'Éducation Nationale avec son lot de sigles, de réformes incompréhensibles et de marques de passage des différents présidents et ministres.

La sphère politique, mais aussi une partie de la sphère entrepreneuriale, ne comprend pas qu'elle ne réalisera pas les gains espérés en tuant à la tache ses cadres. Il faut arrêter les déclarations imbéciles avec les 35 heures. C'est là où on voit que les "professionnels" de la politique n'ont jamais travaillé. Les cadres de haut niveau accumulent déjà des horaires délirants : les 35 heures, c'est la théorie qui permet tout de même les RTT, mais la réalité, c'est souvent jusqu'à 70 heures de travail certaines semaines.

Et les idéologues imbéciles veulent en rajouter une couche en faisant sauter le dernier verrou ?

Au lieu de bêtement chercher à charger la mule toujours plus, la droite (et j'espère le centre) feraient bien de se concentrer sur l'organisation du travail et les mobilités qui y sont associées (les pertes de temps qu'elle induit par sa déficience sont colossales).

On ferait mieux de prendre exemple sur Google ou encore la Suède qui passe à la journée de six heures, qui ont compris que le bien-être des salariés est un facteur très important de productivité et de dynamisme pour une entreprise. Associer à des rythmes de travail efficaces un management intelligent qui reconnaît l'effort et la compétence, voilà des clefs pertinentes.

Le but, ce ne devrait pas être de travailler plus mais de travailler mieux. 

Je me demandais ce que les Régions peuvent faire dans mon dernier billet : je pense que c'est un levier sur lequel elles peuvent avoir une action à condition de le prendre au sérieux. Bien sûr, le transport est un élément très important, dans une telle optique, parce qu'on y consacre souvent beaucoup trop de temps. Il ne s'agit donc pas de pouvoir relier un point à un autre mais que cela soit très rapide, et ce, en incluant dans le décompte final le départ de chez soi jusqu'à l'arrivée sur le lieu de travail. Marielle de Sarnez et Yann Werhling proposaient dans leur document de travail de réfléchir à une articulation entre urbanisme et mobilités, faisant observer qu'il s'agissait d'une réflexion au long cours. Il ne suffit pas de le dire. Il faut le faire, et le faire sans parti pris idéologique. Sur ce point, je rappelle que seule l'automobile permet de relier directement deux points l'un à l'autre quels qu'ils soient. On devrait donc distinguer le problème de la pollution et celui de l'automobile. Le but devrait être de parvenir à des automobiles propres pas de les éliminer et de créer davantage de goulots d'étranglement. Il faudrait que ce soient des gens qui n'ont pas beaucoup de temps (et en perdent beaucoup en transports) qui soient interrogés pour construire le programme mobilités des partis politiques. Nul doute qu'ils apporteraient un sang neuf et un tout autre point de vue.

 

Mes collègues blogueurs socialistes vont se pâmer d'aise

vendredi, 16 octobre 2015

Régionales en île de France : vous y comprenez quelque chose, vous ?

A chaque élection régionale, j'ai toujours le même problème : je n'arrive jamais à cerner clairement le périmètre d'intervention de la Région. Je lis et relis la fiche wikipedia, m'informe sur quelques sites plus techniques, mais rien n'y fait, j'ai toujours la sensation, après lecture, que son rôle est négligeable au regard de celui de l'État.

J'ai également du mal à déterminer dans quelle mesure on peut mener ou non des politiques fondamentalement différentes, quelle que soit l'orientation politique. Si j'en crois LCP, il n'y a guère de différences entre Valérie Pécresse et Claude Bartolone sur les transports en île de France. De toutes façons, c'est une politique au long cours dont les effets peuvent mettre près de dix années à se faire sentir. 

Il y a beaucoup d'effets d'annonce si bien que je peine à m'y retrouver. 

Il y a quelques idées intéressantes que j'ai toutefois retenues dans tout ce capharnaüm. Par exemple, la proposition de Valérie Pécresse de permettre aux élèves de lycée professionnel de passer le code de la route dans leur établissement, ça, je souscris tout à fait. Si d'ailleurs le principe pouvait être étendu à tous les lycées, pas les établissements professionnels et les CFA, ce serait encore mieux.

De manière générale, j'aime bien les choses concrètes. J'aime bien le plan de Marielle de Sarnez et Yann Wehrling (du MoDem, en somme) pour cette raison. Il annonce des mesures très précises. Par exemple, pour les transports, les deux candidats démocrates énoncent leurs priorités :  

- la désaturation en 2019 de la ligne 13 par la prolongation au nord de la ligne 14 jusqu'à Saint Denis -Pleyel et même jusqu'au Bourget en cas de JO2024 

- la prolongation d’Eole jusqu'à la Défense en 2020 pour doubler le tronçon central du RER A

- le lancement des travaux de la ligne 15 entre cité Descartes à Noisy et la Défense en commençant par les sections les plus utiles aux liaisons de banlieue à banlieue avec ouverture progressive à partir de 2020

- l’extension du métro en banlieue proche de Paris. Les lignes de métro 4, 11,12 etc. seront prolongées en banlieue et les lignes les plus chargées seront progressivement transformées en lignes automatiques. Le système actuel de pilotage automatique sera modernisé pour devenir numérique ce qui aura comme conséquence de diminuer les intervalles de rames et de traiter ainsi certaines sections très utilisées. 

Là, c'est clair. On ne parle pas dans le vide mais avec des mesures concrètes. Ils font d'ailleurs valoir une autre idée d'un bon sens élémentaire à propos des trains de banlieue : en passant sur de nombreuses rames à des wagons à étage, on résorberait leur congestion et on offrirait un minimum de confort à tout le monde.

Le programme est à vrai dire assez dense et justifie de nombreux billets. Bien qu'habitué à vulgariser les idées, je ne peux pas le présenter en un seul billet parce qu'il contient de nombreux éléments de réflexion. J'essaierai de les amener au fil des semaines prochaines parce qu'ils méritent d'être connus.

vendredi, 09 octobre 2015

Tous ensemble, tous ensemble contre la réforme du collège !

Je n'avais plus parlé d'éducation depuis un moment, sans doute par lassitude. Il est quand même bon d'apporter tout mon soutien à la manifestation qui aura lieu à Paris ce samedi 10 octobre à partir de 12h30-13h00 environ à Port-Royal à Paris.

Cette réforme de merde (il faut l'appeler par son nom) supprime des heures dans toutes les disciplines dispensées au collège quand elle n'éradique pas purement et simplement les enseignements (allemand, latin, grec entre autres).

Une idéologie minable, et bien dans le ton de ce que les pédagogols au pouvoir depuis 40 ans pondent à un rythme qui ferait passer le poulet industriel pour un chapon de campagne.

Pour s'opposer à cette réforme, il n'y a plus d'autres options qu'une grande claque dans la gueule en deux temps :

1.Je défile le 10 octobre si je le peux et manifeste partout où c'est possible mon opposition radicale à cette réforme par la suite.

2. Je vote n'importe quoi sauf socialiste aux prochaines élections régionales et prends bien garde de ne pas soutenir par inadvertance des individus qui seraient proches de l'esprit de cette réforme (Lemaire à droite, qui dit le contraire mais prévoit pire, Juppé qui assure qu'il ne touchera à rien une fois au pouvoir, mais aussi, à gauche, les Verts, plus pédagogolâtre qu'eux, tu meurs).

Bref, claquez bien le gouvernement et les jaunes (traîtres), tièdes ou moins tièdes qui les soutiennent ou laissent faire.

15:21 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : collège, réforme |  Facebook | | |

mardi, 06 octobre 2015

Affaire Maître Eolas : ça devient difficile de faire de l'humour en France...

Pour être très direct, je n'ai jamais aimé Maître Eolas que j'ai toujours jugé arrogant et prétentieux. Cela ne l'empêchait pas pour autant de rendre des avis plutôt éclairés quoiqu'orientés. Une chose est l'individu, une autre est de l'empêcher de s'exprimer. Condamné parce qu'il a jugé bidon le compteur de l'IPJ et parce qu'il a affirmé ne pas vouloir se torcher avec de peur de salir ses excréments, c'est sûr que ce n'est pas aimable, de là à ce que ça soit un délit, il ne faut pas pousser non plus.

Quand j'y pense, j'ai écrit dix fois pire sur mon blog...

Ça sent de plus en plus le sapin pour la liberté d'expression. Je vois qu'un autre avocat, Sous la Robe, a dû cesser de s'exprimer sur twitter parce que ses commentaires drôles et ironiques gênaient son conseil de l'ordre local, je trouve que ça commence à aller loin.

On ne va pas dans le bon sens. Sans verser dans l'injure, on doit pouvoir continuer de se moquer, esprit bien français, dans la tradition de notre sens de l'humour.

On risque d'aboutir à ce qu'il ne soit plus possible de critiquer ou de commenter quelque forme d'action publique que ce soit.

samedi, 03 octobre 2015

Haro sur le baudet Morano

Je suis toujours stupéfié par l'effet de meute du landernau médiatique chaque fois que se profile une bonne occasion de s'indigner chez les gens d'entre-soi. Le problème c'est que tous ces individus ne perçoivent pas à quel point l'opinion se contrefiche, au fond, de leurs ridicules polémiques.

Contrairement à ce que dit Bruno Roger-Petit Nadine Morano évoquait le Général de Gaulle pour faire valoir à peu près la même opinion que ce dernier.

Il est évidemment absurde d'évoquer une race alors que les biologistes ont désormais établi qu'il n'en reste plus qu'une dans l'espèce humaine, c'est un point incontestable.

En revanche, ce que voulait poser Nadine Morano sur la table avec sa maladresse coutumière, c'est la question de la composition de la France et de son identité.

Dans de nombreux pays la présence de communautés très différentes aboutit à de fortes tensions ou même des guerres civiles sauf quand ces communautés ont construit ensemble et volontairement leur nation comme c'est le cas des USA.

Compte-tenu de la structure de nos soldes migratoires il est donc pertinent de s'interroger sur l'origine culturelle, religieuse, sociale et géographique de ceux qui veulent s'établir chez nous.

Si l'accueil de réfugiés ne souffre pas de distinction (nous avons signé une convention sur les réfugiés politiques), d'autant que NKM a très brillamment démontré que c'étaient ceux qui s'intégraient le mieux, il n'est pas anodin de s'interroger sur les autres et le faire en amont me semble essentiel. Ce n'est pas à la première génération mais souvent à la deuxième ou la troisième que ceux qui sont issus des migrations se posent la question de leurs origines.

Nous sommes un pays judéo-chrétien, c'est vrai, Nadine Morano a raison, et j'ajouterai que le socialisme avec ses rêves d'égalité  est l'avatar laïc le plus direct du christianisme. Nous sommes de culture européenne, et, plus largement occidentale et démocratique, encore un fait évident.

Quand nous absorbons des populations, nous avons tout intérêt à avoir présentes à l'esprit ces données au lieu de chercher à les occulter comme le fait actuellement la gauche et une très large partie de l'intelligentsia, sous prétexte que les valeurs démocratiques et laïques s'imposeraient par génération spontanée (donc sans histoire) et comme une évidence culturelle et morale.