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samedi, 23 septembre 2017

Inadéquation entre formation et offres d'emploi

Je suis frappé de constater qu'il existe de monumentaux gisements d'emplois en France sans profils qui puissent y correspondre. J'avais déjà lu que le bâtiment était contraint de constamment rechercher de la main d'oeuvre immigrée faute de nationaux candidats mais ce n'est pas le seul secteur. Régulièrement je lis que la France va manquer d'ingénieurs et de techniciens dans le domaine du l'informatique et de l'électronique. C'est ce que dit par exemple un très récent article de la Tribune. C'est quand même malheureux que nous ayons trois millions de chômeurs mais que cinq cent mille offres d'emplois soient vacantes. C'est généralement le chiffre que communique la Confédération des Moyennes et Petites Entreprises.

L'idée m'est venue qu'il y avait peut-être une carte à jouer pour les seniors au chômage : je connais beaucoup de personnes qui ont des compétences en informatique mais qui l'ignorent. Ils/Elles croient que leur maîtrise du numérique est basique alors qu'en réalité, ils/elles sont déjà nettement au-dessus du niveau informatique moyen de la population française. Je trouve qu'au niveau de la formation continue, il y aurait peut-être quelque chose à faire, à condition que les entreprises jouent le jeu. Le plus logique serait qu'elles soient parties prenantes de certifications dans ce domaine mais, du coup, qu'elles s'engagent à embaucher les profils voulus ainsi créés...

09:42 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : emploi, numérique, formation |  Facebook | | |

vendredi, 29 avril 2011

La FFF ne fait pas de discrimination, elle veut juste alimenter les bleus...

Médiapart cherche à faire des coups en lançant de grosses polémiques, et, du coup, ne fait plus de l'information. Médiapart affirme qu'il y a des consignes pour pratiquer des discriminations au niveau des centres de formation de l'équipe de France.

Ce sont les journalistes du quotidien Le Monde, Thomas Baïetto, Noé Gandillot et Camille Maestracci qui donnent les explications exactes. Pour le coup, je décerne un bon point à ce quotidien qui a fait un très bon travail d'investigation.

Le problème est très simple : il existe en France beaucoup de bi-nationaux, notamment du Maghreb et de l'Afrique noire. Or, de plus en plus d'entre eux choisissent, après une formation de qualité en France, d'aller jouer dans les équipes nationales de leur pays d'origine. Résultats des courses, la FFF met sur la touche des candidats motivés souvent plus enracinés dans l'histoire de leur pays.

La FFF étudie donc plusieurs pistes pour remédier à ce fâcheux phénomène. Modifier le recrutement des centres de formation est l'une d'entre elles. Le mieux, pour avoir tous les éléments du problème, c'est de lire l'article du monde, complet, précis et pertinent.

Ça se dégrade de plus en plus à Médiapart...

mercredi, 27 avril 2011

Le lycée

Le lycée est l'objet des attentions les plus néfastes des experts ès éducation et des comptables du gouvernement :  les premiers y voient un  nouveau et  magnifique terrain de jeu pour leurs expériences délirantes, les seconds un gisement d'économies intarissable.

J'avais, en août dernier, cherché à montrer comment les pouvoirs publics actuels, au même titre que leurs prédécesseurs socialistes, détricotaient peu à peu l'école de Bayrou.

Je me propose donc de soumettre ici quelques vues à la sagacité de mes lecteurs, particulièrement ceux qui travailleraient dans la commission éducation du MoDem. Ces vues complèteront celles que j'ai exprimées précédemment.

La rationnalisation et l'utilitarisme ambiant, dont on trouve les pires laudateurs jusqu'aux sommets de nos plus belles institutions scolaires (songeons aux rêves de high-school du sieur Descoings et à son mépris pour la diversité des options au lycée) me paraissent les deux cancers qui rongent par excellence notre système scolaire.

Il est possible de garantir dans les lycées une véritable diversité sans devoir mettre la main à la poche excessivement. Je suis convaincu que les nouvelles technologies permettent un enseignement mutualisé de qualité, à condition qu'il soit pour l'essentiel synchrone, c'est à dire en temps réel. Les conversations instantanées, la visio-conférence, les métavers me paraissent autant de plate-formes susceptibles de réunir des élèves de plusieurs lycées avec un enseignant quand ils sont en trop petit nombre pour maintenir ou créer une option ou un enseignement rare dans un lycée. Ceci suppose que les Proviseurs et les Rectorats traitent autrement que par le mépris ces solutions alternatives, en formant une escouade d'enseignants capables d'intervenir et de dispenser leur savoir sur ces plate-formes. Enseignants qu'il convient de payer en heures supplémentaires ou même en heures-poste pour ce travail ; quant aux élèves, évaluations et résultats devraient évidemment être intégrés dans les bulletins scolaires, dans un tel cas de figure.

Dans la constitution des filières, il en manque une qui associe les humanités et les sciences. Le résultat idiot de la spécialisation excessive des filières, c'est que les élèves un tant soit peu lettrés désertent la filière littéraire et se dirigent vers la filière scientifique. On ne peut relever les lettres sans leur donner un label de qualité.

De mon temps, il existait un bac rare mais très prisé : le bac E. Il associait à haut niveau la technologie et les sciences et a offert à la France des techniciens supérieurs de très grande qualité. 

On pourrait envisager sa reconstitution, qui me semble pertinente, et un assemblage à peu près similaire pour la première L. Évidemment, on ne saurait se contenter d'un saupoudrage.

Voici comment je conçois les horaires de cette première littéraire et scientifique :

Lettres : 6 heures. Mathématiques : 6 heures. LV1 : 3 heures. Histoire : 3 heures.  LV2/Latin/Grec/Arts : 3 heures. Enseignement obligatoire :  3 heures à choisir dans LV2/LV3/Arts/Latin/Grec.

Enfin, toutes les premières (et les terminales) devraient conserver la possibilité d'offrir deux disciplines optionnelles. Ceci peut se faire par des regroupements de classe optionnel/spécialité obligatoire et par l'enseignement à distance que j'évoquais (pour les langues vivantes, les labo de langues sont sous-utilisés, par exemple) ci-dessus.

Enfin, il faudrait réintégrer le temps dévoué aux TPE dans les disciplines tout en conservant l'esprit du TPE, c'est à dire une recherche personnelle dans un domaine précis. Simplement, cette recherche se ferait dans un cadre disciplinaire.

mercredi, 04 juin 2008

Conducteurs de car

A propos du terrible accident qui a provoqué la mort de sept enfants, je me faisais la réflexion suivante : qu'est-ce qu'ont les gens dans la tête ? Ce n'est pas la 1ère fois qu'un tel accident se produit à un passage à niveau, et cela n'en empêche pas certains de faire n'importe quoi. Je constate aussi que ce sont souvent des cars scolaires affrétés par des mairies ou alors des cars affrétés par des compagnies de tourisme pour lesquels se produisent les accidents les plus graves.

Les accidents impliquant des cars de la SNCF (ou de la RATP en région parisienne) sont rarissimes, et à vrai dire, au moins pour Paris, j'ai toujours admiré l'adresse et la maîtrise des conducteurs de bus de la RATP.

Il y a donc un problème de formation, je pense, et il me semble que dans ce domaine, SNCF et RATP réussissent plutôt très bien. Pourquoi ne pas leur confier la formation des conducteurs de cars, aussi bien scolaires que touristiques ? Un partenariat fructueux pourrait être passé entre les mairies et ces deux entreprises publiques dont le savoir-faire n'est plus à démontrer. C'est une première piste, mais je la crois intéressante.

07:14 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : car, ratp, sncf, formation |  Facebook | | |