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lundi, 08 février 2016

Sarkozy, du sang et des larmes, vraiment ?

Melclalex (A perdre la raison) a eu la très bonne initiative de faire la liste des mesures économiques que propose Sarkozy en concluant qu'il n'y avait là que du sang et des larmes. Je ne suis pas de son avis. Il y a des mesures contestables mais d'autres qui me paraissent de bon sens. Reprenons donc sa liste en faisant un vulgaire copier-coller, je fais mes annotations en bleu.

  • "Effort" de 100 milliards en 5 ans pour réduire "les dépenses" en faisant voter des mesures concernant les dépenses de l’Etat, des collectivités territoriales et des régimes sociaux, notamment de retraite et d’assurance-maladie.
  • Difficile de dire grand chose : c'est typiquement ce que j'appelle un voeu pieux. J'attends le détail et me méfie de ce qui n'est pas calibré avec intelligence. Plutôt que de réduire les dépenses, commencer par simplement les stabiliser serait un bel exploit.
  • Suppression de l'ISF
  • 100% d'accord. Cette mesure est une authentique spoliation en plus d'être idiote. Je ne serais en revanche pas opposé à un très petit taux d'imposition (0.05%) sur le patrimoine dans son ensemble.
  • Modification, pour la diminuer, de l'imposition des revenus du capital actuellement imposés comme ceux du travail
  • Pas clair pour moi. Le capital, cela ne signifie pas grand chose : lequel ? Pour celui qui s'investit, cela ne me semble pas idiot, mais il faut voir précisément les mesures proposées.
  • Suppression des conditions de ressources dans l'attribution des allocations familiales
  • 100% d'accord. Les allocations familiales ne devraient pas être une politique de classe.
  • Suppression de l'abaissement du quotient familial (cette limitation du quotient familial ne concerne que 10% des ménages les plus aisés selon l'Insee)
  • 100% d'accord pour exactement les mêmes raisons que précédemment. La politique familiale n'a pas vocation à être autre chose que la politique familiale.
  • Diminution des charges pour l'emploi à domicile
  • Pourquoi pas, mais je pense que c'est déjà le cas, primo et secundo, on devrait avoir comme objectif de créer en France des emplois à haute valeur économique ajoutée. Ce n'est généralement pas le cas des emplois à domicile même s'ils ont en revanche une grande valeur sociale.
  • Non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite qui serait aussi imposé aux collectivité territoriales
  • L'état a stabilisé voire réduit sa fonction publique. C'est en effet aux collectivités de faire un effort, mais il ne faut pas procéder par décision autoritaire de l'État. Il faut laisser chaque région se débrouiller avec ses propres ressources et sa fiscalité. Une vraie décentralisation. On peut penser à une redistribution des régions riches aux régions pauvres, mais cela ne doit pas être excessif et, en tout cas, pas servir à se payer des fonctionnaires territoriaux supplémentaires.
  • Suppression des 35h pour les fonctionnaires, remplacées par 37h payées 37h
  • Je ne vois pas l'intérêt de cette mesure. Mieux vaudrait déjà commencer par assouplir les heures supplémentaires, d'autant que cela coûterait moins cher à l'État.
  • Suppression des 35h dans le secteur privé à renégocier dans chaque entreprise
  • Ça, c'est franchement débile. Mieux vaudrait ne plus toucher à rien. Assouplir les heures sup suffit, là encore, quand c'est nécessaire.
  • Création d'une allocation sociale unique, qui remplacerait la prime d’activité, l’allocation logement et le RSA
  • Ça sent l'entourloupe à plein nez : si le but c'est de les réduire, il faut avoir au moins le courage de le dire plutôt que d'avancer masqué...Je préférerais pour ma part qu'on réfléchisse sur leurs conditions d'attribution.
  • Rétablissement du jour de carence dans la fonction publique
  • Ça oui, cela me paraît le minimum. Sacrée démagogie de Hollande que d'être revenu dessus.
  • Création de contrats de 5 ans dans la fonction publique (CDD ?)
  • Amener de plus en plus de précarité, cela ne me semble pas intelligent. Mieux vaut plutôt externaliser certaines missions : les sociétés et entreprises qui répondront ne seront pas obligées de mettre à la porte leur salarié, ce dernier passera simplement d'une administration à une autre. On peut même imaginer des sociétés privées qui soient spécialisées dans la mission publique. 
  • Réforme du contrat de travail pour "mettre fin à l’insécurité juridique qui pèse aujourd’hui sur les entreprises"
  • Je ne suis pas expert du sujet. Qu'il annonce ce qu'il veut faire exactement, on jugera sur pièces. Là, c'est du bla-bla et cela ressemble à vrai dire à un faux nez. Si vraiment il a changé, qu'il ait le courage de ses opinions et dise ce qu'il veut faire.
  • Instauration de la dégressivité des allocations chômage (réduction de 20% au bout d'un an puis encore de 20% au bout de 18 mois
  • Je ne sais pas trop quoi en penser. Dans un marché de l'emploi dynamique, cela aurait un sens, dans une situation grippée comme la nôtre, c'est un peu pousse au crime...
  • Dès l'été 2017 projet de loi pour repousser l'âge de la retraite à 63 ans dès 2020 et 64 ans en 2025, projet qui s'appliquera aussi aux régimes spéciaux.
  • Malheureusement, je crois que c'est inévitable pour sauver les systèmes de retraites. Il faudrait tout de même essayer (vite !!!) le principe de comptes notionnels pour voir si cela pourrait marcher dans notre pays. Le principe en est que plus vous travaillez au-delà de la limite d'âge légale plus votre retraite est élevée ensuite.
  • Suppression du compte pénibilité pour la retraite
  • Non, pas juste. Réforme, peut-être, mais pas suppression. Avoir travaillé toute sa vie de nuit, par exemple, ou sur un chantier, ce n'est pas la même chose que d'être resté dans un bureau de 9h00 à 17h00.
  • Alignement du calcul des retraites des fonctionnaires sur celui du privé
  • C'est un des avantages de la fonction publique. Mais il y a une différence entre le privé et le public : les caisses de retraite du public sont provisionnées contrairement à celles du privé. Pourquoi mettre fin à un système qui marche pour l'instant ?
  • Suppression de l'aide médical d'Etat
  • A voir. A réformer plutôt parce que ce n'est pas très fûté : cela pourrait nous valoir de dangereuses épidémies si les étrangers ne se soignent plus. On ne devrait pas prendre de risques avec ces choses-là.
  • reprise du programme des privatisations
  • Il n'y a plus grand chose à privatiser et ce n'est pas une source de revenus pérenne.
  • Baisse de 10% de l'impôt sur le revenu
  • Financée comment ? 
  • Transformer les 17 à 20 milliards de CICE par an en baisse de charges patronales
  • Oui, sans doute. Plusieurs économistes ont observé que les entreprises françaises avaient les marges les plus faibles d'Europe.
  • Zéro charge sociales patronales pour les salaires au niveau du Smic.
  • Mais qui paye les droits auxquels peuvent prétendre les salariés au Smic, dans ces conditions ?

Bilan des courses, je ne suis pas aussi lapidaire que mon collègue blogueur de gauche. Je partage en revanche sa conclusion. Moi aussi je juge illusoire de réduire de 100 milliards la dépense publique, surtout dans un pays centralisé comme le nôtre. Il faut d'abord réfléchir aux missions de l'État et des collectivités, de toutes façons, et Sarkozy n'en parle jamais. Personne n'en parle vraiment, ou, tout du moins, ne fait de propositions précises sur ce sujet.

Je viens de voir le billet du Parisien Libéral, sur le même sujet. A consulter aussi.

samedi, 06 février 2016

La France, c'est la République ou pas ?

Tariq Ramadan s'apprête à demander la nationalité française. Les valeurs qu'il affiche lui valent une réaction cinglante d'Abdallah Soidri, l'un des chroniqueurs de l'Hebdomadaire Marianne.

Je n'apprécie guère Monsieur Ramadan et ne partage pas l'essentiel de ses valeurs. Mais lui reprocher de demander un moratoire sur la lapidation des femmes au monde musulman me semble assez injuste. Quand l'Occident proteste au nom de ses valeurs contre ce crime, cela a un effet très modeste. En revanche, demander un arrêt de ces peines en faisant valoir qu'il ne fait pas consensus et que le monde musulman devrait en discuter, cela me semble bien plus astucieux et efficace. Cela revient aussi à ressusciter le débat théologique au sein de l'Islam et c'est précisément ce dont les religions ont besoin en général pour se revivifier. En outre, l'appel de Tariq Ramadan est très clair et on voit qu'il n'est pas du tout favorable à cette pratique.

Abdallah Soidri conclut son récapitulatif des prises de position de Tariq Ramadan en constatant que pas une de ses valeurs n'appartient à ce que défend la République. Je pense que c'est pour l'essentiel vrai. Mais la question que je me pose est de savoir si la France est réductible à sa République. La République n'existe que depuis la Révolution, et encore. Elle ne s'est installée dans notre pays qu'après le Second Empire.

A ma connaissance, Tariq Ramadan respecte la loi française, n'a jamais été condamné pour délinquance et manie extrêmement bien la langue française. Je dirais même que son goût prononcé pour les circonvolutions et la sophistication dénote un esprit bien français. 

De reconnaître ses mérites ne m'empêche pas de le considérer comme un dangereux adversaire politique, capable de manipuler perversement la vérité, comme ont pu le montrer les Inglorious Basterds, mais cela ne justifie pas pour autant de lui refuser la nationalité française.

vendredi, 05 février 2016

La France, un État incapable de protéger un témoin

Je suis consterné par la pusillanimité de l'État français. Dans les affaires de terrorisme, menaces parmi les plus graves pour la France, les pouvoirs politiques se montrent incapables de mettre à l'abri un témoin-clef.

Ce n'est pourtant pas compliqué, quand on la puissance d'un État, que de permettre à un individu de se reconstruire une identité ailleurs. Plutôt que de passer un temps de folie sur un projet aussi idiot et inutile que la déchéance de nationalité, voilà une mesure majeure à mettre en place. 

Mais au fond, cela va plus loin que cela : depuis de longues années, tous ceux qui vivent au milieu de la délinquance, petite ou grande, qui essaient de lutter contre les omertas de toutes sortes se mettent en danger parce que la protection offerte par l'État est proche du néant. 

Mon pays est minable et ses dirigeants, actuels ou passés, sont minables.

samedi, 30 janvier 2016

Un gentil riverain calaisien excédé...

Voyons, faisons le décompte des médias qui ont présenté le Calaisien excédé comme un gentil riverain : on trouve donc, 20minutes, rtl, l'Express, Francetv, Public, Le Figaro, et comme j'ai la flemme d'aller jusqu'au bout, je m'arrête là.

Quels que soient les défauts des antifas, je ne crois pas qu'ils tapent au hasard quand ils s'en prennent à une cible en particulier. Je ne sais pas trop s'il y avait vraiment des migrants sur la vidéo qui a circulé sur la Toile, car, sans contexte, on peut vraiment dire tout et n'importe quoi d'une vidéo, mais en revanche, l'individu qui sort le fusil a été identifié. C'est un skinhead néonazi et fier de l'être. La Horde, blog antifa, s'est occupé de mener l'enquête avec une efficacité certaine.

Je ne partage pas du tout les positions politiques des antifas, mais encore moins celles des néonazis et je préfère très clairement les premiers aux seconds, c'est tout vu. 

Ce que je comprends de la manifestation, c'est qu'elle ne comptait en fait pas de migrants ou alors très peu. Le «Calaisien» qui a donc brandi sa carabine ne montrait pas de l'exaspération contre les migrants, sur le moment, mais bien contre les manifestants, ce qui n'est pas tout à fait pareil...

Malheureusement, et une fois de plus, je constate que la presse est de moins en moins fiable. Je sais qu'il faut rendre compte de l'actualité, mais si cela pouvait être fait avec un minimum de précaution (une obligation déontologique qui semble passée de mode...), on éviterait certains emballements aussi néfastes que fallacieux...

mardi, 19 janvier 2016

Repose en paix, Leila Alaoui.

Elle était ravissante, elle était intelligente et elle avait du coeur. Et la voilà victime de la folie des hommes.

Leila-Allaoui.jpgOn avait espéré qu'elle survive à ses blessures, puisqu'elle avait été prise dans l'attentat terroriste menée à Ouagadougou mais elle a hélas succombé à une crise cardiaque.

Il reste d'elle une oeuvre impressionnante de reportages et de photographies sur les identités plurielles de nombreux pays.

Une exposition de ses photos est actuellement en cours à l'Institut du Monde Arabe.

Elle était en mission pour Amnesty International.

17:10 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : leila alaoui |  Facebook | | |

dimanche, 17 janvier 2016

école et immigration : France et Allemagne en dépit du bon sens...

L'Allemagne et la France marchent sur la tête. L'Allemagne manque de main d'oeuvre et la France a plus de 10% de sa population au chômage. Que pensez-vous qu'il eût été le bon sens de faire ? D'envoyer les jeunes Français sans emploi travailler en Allemagne, évidemment.

Que fait le gouvernement français ? Non seulement cela ne lui traverse pas l'esprit mais en prime la réforme imbécile et catastrophique de Najat Vallaud Belkacem torpille l'enseignement de l'allemand en France, au mépris des traités signés au demeurant.

Que fait le gouvernement allemand ? Il ouvre ses portes à un million de migrants qui lui causent des quantités invraisemblables de problèmes au lieu de faire appel à la main d'oeuvre qualifiée de ses plus proches voisins.

On a des dirigeants débiles de part et d'autre du Rhin. Après les agressions sexuelles de masse sur les femmes à Cologne et ailleurs, Cazeneuve assurait qu'il n'y avait rien de prouvé et l'abruti qui lui sert d'homologue outre-Rhin s'imaginait qu'il y avait un plan concerté pour violer les Allemandes. 

Ce n'est pourtant pas compliqué à comprendre : il suffit de visionner quelques vidéos de mouvements de foule en Égypte ou ailleurs  là où l'Islam conservateur et arriéré est fort pour comprendre à quoi s'attendre de la part de certains migrants. 

Dernier point : au lieu de chipoter pour 160 00 réfugiés politiques, le bon sens eût été de les accueillir (après avoir tout de même trié le bon grain de l'ivraie). 160 000 pour toute l'Europe, ce n'était rien. 

lundi, 11 janvier 2016

Anne Hidalgo, Christiane Taubira, parcours populaires

Bien que je sois un adversaire féroce tant d'Anne Hidalgo que de Christiane Taubira, je ne leur dénie pas pour autant certaines qualités.

1. L'une et l'autre viennent de milieux vraiment modestes. C'est devenu chose rare dans la sphère politique, suffisamment pour que cela soit souligné.  Christiane Taubira provient d'une famille nombreuse abandonnée par leur père tandis que leur mère, seule et courageuse, se battait pour élever tous ses enfants. Par malheur, elle décède quand Christiane Taubira a 16 ans et les onze enfants ont dû se débrouiller seuls. Anne Hidalgo a eu plus de chance mais elle vient d'une famille modeste : père électricien et mère couturière. Ce qui ne cesse de m'étonner, d'ailleurs, c'est leurs accointances avec les bobos. Curieux. Ce ne sont pourtant pas les mêmes milieux.

2. L'une et l'autre ont de la constance dans les valeurs (quitte à persévérer dans l'erreur). Leur vivre-ensemble a le dont de m'exaspérer et je les trouve laxistes l'une et l'autre, mais enfin, elles tiennent bon sur leurs positions et ne se laissent pas porter par le courant.

3. Anne Hidalgo a réussi avec un talent certain a agréger la totalité de la gauche à Paris, du PCF jusqu'au centre-gauche (ex aile gauche du MoDem). Les écolos sont coincés et leur opposition a fait long feu, ils ne peuvent rien contre elle, quant à la droite, même si elle a un peu progressé, elle ne parvient pas à proposer un vrai plan alternatif pour Paris. Au fond, elle l'imite et on sait tous que les électeurs préfèrent toujours l'original à la copie...

4.Christiane Taubira ne se laisse jamais marcher sur les pieds et a défendu avec un certain panache le mariage pour tous.

Les fleurs s'arrêtent là. Je suis en désaccord, parfois grave, sur presque tout avec elles.

22:36 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : hidalgo, taubira |  Facebook | | |

dimanche, 10 janvier 2016

Billet annulé.

Tiens, je vais être plus radical que dans mon dernier billet. Prenons exemple sur le Canada dont le premier ministre a annoncé que le pays n'accueillerait en fait de migrants que les familles, les femmes avec enfants ou les hommes seuls s'ils sont homosexuels (donc menacés). Pour le reste, hommes célibataires ou même jeunes mineurs d'un certain âge, c'est niet (en conservant quand même la licence de traiter au cas par cas les individus). C'est peut-être excessif, mais on doit pouvoir un moyen-terme, en Europe, pour pouvoir donner une priorité aux familles sur des hommes seuls d'autant que leur présence pose un certain nombre de problèmes comme le souligne Atlantico.

Nous pourrions suivre l'exemple du Canada mais avec de sérieuses réserves toutefois : il me paraît fondé d'accueillir des minorités religieuses persécutées, Chrétiens d'Orient, Yézidis, Bahaïs venus d'Iran et cetera, ainsi que les réfugiés politiques (tant, du moins, qu'ils adhèrent à nos principes démocratiques).

Bravo à Atlantico d'avoir attiré l'attention sur ce déséquilibre démographique.

NB : ce billet a été modifié, j'en ai écrit une première version que j'ai finalement jugée excessive.

MAJ : Après avoir discuté avec Yann, un lecteur du blog et quelqu'un avec lequel j'échange sur twitter, j'ai décidé d'annuler ce billet. Ce n'est pas juste de faire payer au plus grand nombre les agissements d'une toute petite minorité.

Je pense, en revanche, que chaque pays européen devrait plus que lourdement insister quand il y a une demande d'asile ou d'accueil sur les valeurs de l'Europe en ce qui concerne les femmes.

Comme je l'ai dit à Yann, je suis absolument convaincu que la place que chaque peuple réserve aux femmes est la clef de tout en termes de liberté et de bonheur. On ne devrait jamais transiger sur ce point ni se permettre la moindre faiblesse. Je pense que les agresseurs des femmes ne doivent pas rester en Europe, cela, je le maintiens, et également, comme en Norvège, que l'on dispense des "cours" de civilisation de manière obligatoire à tous ceux qui viennent de pays où les femmes sont maltraitées afin de bien leur préciser notre point de vue et ce que l'on attend d'eux s'ils veulent pouvoir demeurer sur notre sol.

Il existe un programme de ce type en Norvège mais il est facultatif. Il devrait être impératif et assorti de mises en garde très nettes et suivies d'effets si les femmes ne sont pas respectées.

 

00:25 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : migration |  Facebook | | |

Il faut cesser de jouer aux bisounours avec les migrants récalcitrants aux droits des femmes

Ce qui s'est passé en Allemagne m'a quand même scié. Une police débordée par des racailles nourries, logées et accueillies avec trop de bonté s'en prenant aux femmes européennes.

Mais s'ils menaçaient la police et les femmes, fallait tirer, bon sang. Avec des Tasers si la police allemande en disposait, à balles réelles à défaut et en cas de danger.

Ensuite, il faut cesser de faire le bisounours avec les réfugiés. Les familles (qui se tiennent tranquilles), on peut comprendre que c'est humain de les accueillir. Mais les hommes célibataires qui montrent la moindre marque d'irrespect pour les femmes, il faut les renvoyer illico presto chez eux, pays en guerre ou non. 

Plus généralement, le respect des femmes dans les pays d'origine devrait être un marqueur pour tolérer ou non un migrant sur le sol européen. Un Égyptien, un Pakistanais, un Afghan, on peut avoir d'emblée un a priori et le soumettre à un interrogatoire serré sur ses convictions. Partout où la pratique religieuse justifie un traitement indigne avec les femmes, et cela vaut pour l'Islam partout où il est très réactionnaire, nous, Européens, sommes fondés à avoir des a priori. Je note que cela vaut aussi pour les pays d'Amérique du Sud où c'est l'Église catholique qui oppresse les femmes. Même tarif pour les Indiens bien que je ne voie pas clairement le rapport entre l'hindouisme et la misogynie.

Il ne s'agit pas de jouer au gentil bwana éducateur mais de prévenir le migrant qu'au premier incident avec une femme, c'est dehors tout de suite et bien leur rappeler qu'eux, considèrent les Européennes comme des prostituées, mais que nous, les considérons comme des violeurs et agirons en conséquence.

Plus généralement, dehors tous ceux qui causent des incidents et agressent sous quelque forme que ce soit. Il faut cesser de faire l'humaniste imbécile et ne tendre la main qu'aux méritants.

00:05 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : migrants, violence, viols |  Facebook | | |

lundi, 04 janvier 2016

Un néo-stoïcisme pour le MoDem ?

En ce début d'année 2016 je viens de renouveler mon adhésion au MoDem, et ce pour la neuvième fois. J'ai esquissé le 14 décembre dernier l'axe majeur d'un nouveau projet politique.

Les philosophies antiques ont cette supériorité sur les pensées abstraites modernes qu'elles sont tournées vers des sagesses pratiques. Pythagoriciens, Platoniciens, Cyniques, Aristotéliciens, Épicuriens, Stoïciens et d'autres encore ont tous en vue l'amélioration de l'Homme par l'Homme et non par une quelconque idéologie.

Toutes ces pensées m'intéressent, mais j'ai un attachement particulier pour le stoïcisme. Le stoïcisme n'offre pas comme perspective le changement d'autrui mais celui de se changer soi-même. Ce n'est pas pour autant un repli sur soi puisque le stoïcien considère que tout individu, d'où qu'il vienne, peu importe son pays, a vocation à être son concitoyen et compatriote. 

Le stoïcisme m'intéresse parce qu'il propose à l'être humain d'être l'acteur de son propre changement, d'être l'acteur de son Bien. 

Il y a une traduction politique de cette considération : nous citoyens, avons le pouvoir d'agir sur l'ordre des choses parce que nous pouvons choisir ce que nous décidons de faire.

D'un point de vue stoïcien, il est peu utile de chercher à dévier ce sur quoi nous n'avons pas ou que peu prise. Mieux vaut se concentrer sur les choses qui sont à notre portée. 

Au nom d'une telle morale, on pourrait verser dans l'ascèse par refus du consumérisme mais on peut aussi en faire une traduction économique en estimant que notre porte-monnaie est susceptible de devenir intelligent et orienter alors nos dépenses en vertu de ce que nous jugeons être le Bien ou non. Sur cette base, on doit pouvoir décliner une large palette de labels garantissant l'adhésion à une charte éthique, environnementale ou simplement économique. Comme dans l'ordo-libéralisme, l'État aurait comme rôle principal d'être un arbitre et un régulateur fiable en garantissant l'authenticité et la qualité des labels.

Les lecteurs de ce billet pourraient me demander pourquoi j'ai choisi le stoïcisme pour éclairer la doctrine politique du MoDem et les idées de Bayrou. J'apprécie les Stoïciens à deux égards :

- à aucun moment, à l'inverse de Platon ou Aristote, ils n'ont cherché, dans leurs théories, à instaurer un gouvernement de sages, de philosophes ou de tout ce que vous voudrez de tel.

- mais ils ne tombent pas pour autant dans le travers de l'épicurisme, le repli sur l'amitié au détriment de l'investissement politique.

Un stoïcien tend à penser que son action vertueuse a un impact sur l'ensemble de la cité, principalement parce qu'il a conscience d'un ordre supérieur qui guide sa marche vers le Bien. Denis Badré, ancien sénateur du MoDem, exprimait au fond une idée assez similaire dans un aphorisme de sa composition au cours d'une conversation que j'avais eue avec lui, il y a quelques année :

« Pour que son sillon soit droit, le laboureur oriente sa charrue vers une étoile. »

Pas de folie des grandeurs pour autant ; Marc-Aurèle écrit un jour en s'adressant à lui-même «Ne t'attends pas à la République de Platon, mais sois satisfait du plus petit progrès, et, ce résultat, ne le considère pas comme une petite chose.»

C'est un idéal de modération qui devrait guider notre réflexion politique. Appliqué à l'école, par exemple, on en finirait avec les réformes imbéciles et successives qui la chamboulent en tout sens et sont maintenues malgré leur inefficacité crasse et démontrée. 

Il y a un dernier aspect fort sympathique dans le stoïcisme : le refus de la soumission. Soyons clair : il ne s'agit pas de se révolter pour se révolter mais bien plus simplement de conserver envers et contre tout sa liberté et tout particulièrement sa liberté de représentation, notamment face aux fantasmes des passions.

Je ne suis pas le seul à réfléchir au renouvellement de l'action politique. Cela intéresse aussi Authueil qui vient d'écrire un billet à propos du "collaboratif"en politique sur son blog.