samedi, 27 avril 2013

Gare aux discours fumeux

Les temps que nous vivons sont troublés : notre pays est en crise, le chômage explose (comme les impôts, au demeurant), la dépense publique ne baisse pas et les créateurs envisagent l'exil.

Il me paraît dans ce contexte tout à fait essentiel d'apporter des propositions très pragmatiques. Malheureusement, comme au moment des législatives en juin 2012, je n'ai pas le sentiment que ce soit le chemin que prenne le MoDem.

J'ai lu les propositions de nos deux candidats aux toutes proches législatives partielles : il y est question de la moralisation de la vie publique, d'union nationale, du rejet des deux partis dominants, mais, sur l'emploi, l'entreprise ou même des sujets plus mineurs, rien.

Je ne saurais que recommander à mes amis du MoDem la lecture d'une comédie antique édifiante : les Nuées d'Aristophane.

Elle met en scène un philosophe grec généralement connu, Socrate, en le ridiculisant. Nous avons en règle générale une image positive de ce sage parce que ses disciples, Platon principalement, nous en ont transmis un portrait exceptionnel.

Socrate a pourtant été condamné à mort et nombre de ses propos n'ont pas été compris. Aristophane, l'un de plus talentueux auteurs comiques de toute de l'histoire de l'humanité, s'est largement payé la tête de notre philosophe dans sa pièce. Les raisonnement d'Aristophane vont rarement loin. La plupart du temps, il en appelle (et l'applique!) au bon sens populaire.

Ainsi, toute la métaphysique dont se faisait le porteur Socrate lui apparaissait comme des billevisées fumeuses qui discréditait d'autant plus le discours moral du personnage. Les Nuées font de Socrate un imbécile heureux, sorte de Pangloss satisfait de lui-même, dispensant une adoration éperdue pour les nuages. En plus de tenir des raisonnements sans queue ni tête, Socrate, dans la pièce, a la réputation d'un homme capable de tordre les mots et la logique au point de faire passer pour honnête quelqu'un de malhonnête et vice-versa. Cela tombe bien, Strepsiade, un vieux paysan, et personnage principal de la pièce, est justement perclus de dettes à cause de son fils. Quant à la fin il comprend qu'il n'y a que du vent dans les théories de Socrate, il finit par mettre le feu à l'école de ce dernier...

J'espère que les militants et candidats démocrates qui me liront comprendront cette comparaison. Je n'attends pas une énième posture morale de leur part, mais des propositions concrètes avec un discours fort :

«faites-nous confiance et donnez-nous les clefs de notre pays. Si vous nous remettez le pouvoir, en cinq ans, nous rétablirons les comptes, redresserons l'industrie et les services et ferons baisser le chômage. Nous avons un leader qui ne vous a jamais menti, qui se montre lucide, qui se refuse à toute forme d'idéologie et qui se montre modéré.»

La méthode Bayrou, au fond, est assez simple : elle consiste à cerner la cause de nos maux puis, au lieu de sortir des mesures dogmatiques ex nihilo, à aller s'adresser à ceux qui vivent concrètement les maux en question et ont des idées pour les résoudre.

Deux exemples très simples :

Bayrou voulait mettre en place un Conseil d'Analyse Stratégique afin de rétablir notre industrie et il comptait pour cela y convier de très nombreux chefs d'entreprise (pas que le MEDEF ou les très grands patrons de l'industrie et de la distribution). D'ailleurs, lors des présidentielles, quand il s'est rendu à l'invitation de la CGPME il a commenté toutes les mesures de cette confédération au lieu de répondre par un discours en l'air à leurs propositions.

S'agissant d'école, plutot que de procéder par partis pris, il suggérait d'aller observer les réussites des enseignants sur le terrain et de s'en inspirer pour généraliser les choses qui marchent.

Enfin, en matière de droit, il a brandi tout récemment le code du travail suisse, comparant le maquis juridique que constitue le nôtre avec la simplicité helvétique.

In fine j'aimerais trouver dans les propositions de nos candidats des reprises de ce qui figure dans les domaines économiques du programme du MoDem. S'ils s'obstinent à ne faire campagne que sur la morale, je leur prédis une gamelle monumentale et des déceptions de plus...

09:38 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, socrate, nuées, aristophane | | |  Facebook

vendredi, 26 avril 2013

Je rêve ? Il descend trois personnes et se retrouve en liberté ? (Errata : non finalement)

J'avoue que je suis content de corriger cette note parce que j'ai vraiment cru qu'on en était là. Le tireur d'Istres était en liberté sous contrôle judiciaire AVANT son crime, pas après. Mes excuses à ses juges ! Cela aurait tout de même été grave, mais j'ai si peu confiance dans la justice de mon pays...RTL devra revoir la rédaction de ses billets d'information, j'ai été induit en erreur par la formulation choisie...

Bref, tout l'article ci-dessous n'a plus aucune validité.

Pincez-vous les ami(e)s, je ne déconne même pas : vous avez tous entendu parler du tireur d'Istres, présenté comme un déficient mental ? Le mec qui a tiré à la kalashnikov dans la foule.

Trop fort : les juges l'ont libéré sous contrôle judiciaire.

Attendez, je recommence :

les connards de juges l'ont libéré sous contrôle judiciaire.

Il vient des descendre trois personnes à la kalash sans raison apparente et les connards de juges l'ont libéré ! Non, non, vous ne rêvez pas. C'est ça la justice en version Taubira. Faut vider les prisons. Et il a un copain à Paris, apparemment...Vite, où on peut acheter une kalash ? Quand il n'y a plus de justice, il ne reste que l'auto-défense. Et pourtant, le Far West, très peu pour moi, mais, là, en France, on a le Left West, c'est un concept de gauche...

Entre ça et le mur des salopards, ça commence à bien faire la justice laxiste en France. Le comble, c'est que ces jeanfoutre de bons à rien viennent couiner à la pression politique dès qu'un homme politique ou que la police l'ouvrent pour leur demander de faire leur boulot.

18:58 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : juge, crime, laxisme, istres | | |  Facebook

jeudi, 25 avril 2013

Père d'une fille violée et tuée et...con ?

Le mur des cons a passé le mur du çon et haut la main. Je n'aime pas les juges et de longue date. Leur arrogance, leurs certitudes, leur prétention bon teint me donnent des boutons.

Mais dans la magistrature, le nec plus ultra du pire c'est le juge de gauche, un pied dans le Syndicat de la magistrature, l'autre dans le laxisme à la sauce Taubira.

Ces salopards osent évoquer une blague de potache après avoir affiché sur leur mur à la c... des photos de pères de jeunes filles violées et assassinées. Philippe Schmidt, le père de la jeune Anne-Loraine, sauvagement assassinée pour avoir tenté de résister à un viol par un multirécidiviste dans un train, figure sur ce tableau. Sans doute est-ce parce qu'il essaie, à raison, d'obtenir un durcissement des conditions de libération conditionnelle pour les récidivistes qu'il figure sur le mur.

Ceci en dit très long sur le laxisme de ces pourris qui ont pour les racaille et les tarés, les yeux de Chimène pour Rodrigue. Aucune limite dans l'abjection.

Ils n'ont peur de rien, les salopards. Vraiment peur de rien. Ce syndicat devrait être dissous et les salopards révoqués.

Ce qui est effarant, c'est la mollesse absolue à gauche, et particulièrement au parti socialiste, ce que Koz observe, lui aussi, avec acuité.

Je n'ai pour ma part pas sa modération, le refus de tendre l'autre joue, sans doute...

Ces types-là n'ont aucune éthique d'aucune sorte. Et il faut voir comment la presse dans son ensemble évoque cette affaire répugnante en toute discrétion. Pas étonnant, entre gens de gauche laxistes et sectaires, on se serre les coudes. J'observe que les seules personnalités de gauche qui figurent sur ce mur sont celles, comme Manuel Valls, qui attachent un minimum d'importance à l'ordre et à la protection des citoyens. Mais il est vrai que pour le Syndicat de la Magistrature et consorts, les victimes, ce sont principalement les criminels...

Beaucoup de Français ont le sentiment qu'il y a une justice à deux vitesses. Voilà une affaire qui va les conforter à juste titre dans leur sentiment. Quant à moi, je doute depuis fort longtemps de l'impartialité des juges. Me voilà confirmé dans mon sentiment et le rappel des origines du SM par le Figaro ne manquera pas d'appuyer ce que j'affirme ici.

22:44 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : juge, mur des cons | | |  Facebook

mercredi, 24 avril 2013

Au-delà de Paris, les bobos n'existent pas

L'Express a réalisé un excellent reportage relayé par la plume de Libie Cousteau sur le transfert de voix socialistes vers le candidat FN lors de la dernière élection législative partielle. J'invite mes lecteurs à en prendre connaissance , on y trouve en quelques témoignages lapidaires un beau bestiaire des errements de l'actuelle majorité.

Conh-Bendit écrivait dans le Nouvel Obs jeudi dernier qu'il existait trois gauches : la gauche autoritaire, la gauche gestionnaire et la gauche libertaire. C'est justement observé, mais je constate qu'aucune des trois ne répond aux attentes populaires.

La gauche libertaire est celle des bobos et des étudiants, la gauche gestionnaire, celles des cadres et des hauts fonctionnaires, et la gauche autoritaire, celles des fonctionnaires, petits profs, instituteurs et administratifs de toutes sortes.

Que reste-t-il pour les ouvriers, les employés, les précaires ? Personne. Tout du moins, si : le Front National dont le discours s'adresse directement à eux.

Si l'assiociation continuelle du mariage pour tous et de la manif pour tous pendant si longtemps dans les médias et les réseaux sociaux m'a prodigieusement agacé, c'est que l'on voit bien à cette turgescence incongrue que les gens qui sont à l'abri du besoin et de la précarité n'ont vraiment rien à f... de leur journée, ou, tout du moins, ignorent clairement les fins de mois difficiles. Qu'ils soient pour ou qu'ils soient contre. Toutes les enquêtes d'opinion l'ont montré clairement, ce sujet est apparu comme tout à fait secondaire aux Français.

Cela me frappe de voir les beaux esprits beugler au fascisme parce qu'ils voient des UMP et des FN côte à côte chez les anti. Ils n'ont vraiment rien compris. Et cela ne m'interroge pas moins de constater l'inanité, la vacuité, même, de la droite, qui escompte se refaire une santé sur un sujet qui concerne moins d'1% des Français (l'écrasante majorité des homosexuels se fiche du mariage comme de l'an 40 de même que près de la moitié des Français toutes orientations sexuelles confondues ne se marient plus, je le rappelle, ou, à défaut, divorcent...).

Fondamentalement, on le voit, les mesures prises par les Socialistes (la fin de l'exonération des heures sup, l'absence de projet pour relancer l'industrie), leurs mensonges, vont à rebours des aspirations populaires dont les envies sont au fond simples : avoir un travail et pouvoir vivre décemment.

J'aimerais que le MoDem ne verse pas dans la boboïsation, en se préoccupant de sujets secondaires, mais se montre capable de s'adresser aux Français délaissés avec des propositions concrètes.

La sauvegarde de l'emploi en France parle certainement à ceux qui en sont privés ou, tout du moins, menacés de perte. Bayrou est un homme honnête. Il a vocation à porter un centrisme populaire et tribunicien, bien loin des éructations d'un Mélenchon, afin de ne pas laisser comme seul et trompeur interlocuteur au peuple le Front National.

09:28 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gauche, modem, bayrou, fn | | |  Facebook

mardi, 23 avril 2013

Obsolescence programmée

Au cours de la campagne présidentielle, François Bayrou avait proposé de porter de deux à cinq ans la garantie légale des produits. Cette proposition figure désormais dans le programme du MoDem.

Nous ne pouvons donc observer qu'avec intérêt le projet de loi que Jean-Vincent Placé vient de déposer au Sénat puisqu'elle reprend l'une de nos idées.

Allonger la durée de vie des produits, c'est dans le principe une bonne idée, mais l'Enfer s'avérant souvent pavé de bonnes intentions, il faut éviter de devoir choisir entre la durabilité des produits et la croissance.

La volonté de Placé de demander aux industriels de garantir pendant dix années la production de pièces détachées me paraît aller dans le bon sens. A vrai dire, si les distributeurs prenaient seulement la peine de faire pression en ce sens sur les producteurs, nul doute qu'il n'y aurait pas nécessité d'exprimer une telle demande par la loi.

Il ne suffit pas d'ordonner aux industriels de construire des machines prévues pour durer 30 ans comme le voulait Éva Joly pendant les présidentielles car pour que l'industrie prospère il faut lui laisser des perspectives d'activité.

Il faudrait arriver à un système qui permette aux industries de faire leurs marges les plus importantes non sur les produits mais sur les pièces détachées et sur tous les effets utiles associés aux biens.

J'observe en passant que l'internet et le secteur informatique, bien qu'immatériel, se sont construits sur un modèle de développement similaire à celui de notre société hyper-consumériste : utiliser toujours plus de ressources (mémoire vive, processeurs, disques durs...) pour faire tourner les ordinateurs.

Il faudrait donc aussi, dans l'obsolescence, prendre en compte les systèmes d'exploitation ou les mises à jour qui contraignent à abandonner tel ou tel logiciel...

Ce phénomène est à mettre en relation avec le coût d'une réparation : entre déplacement et intervention, un appareil n'est plus rentable en trois pannes à peine. Des sites essaient de mutualiser les savoir-faire afin de permettre au citoyen ordinaire de réparer ses appareils cassés, je pense à reparer.com, mais je crois qu'il ne faut pas se leurrer : le citoyen ordinaire ne muera pas en électronicien high-tech du jour au lendemain.

Les débats au Sénat promettent d'être passionnants. J'ai pour ma part toujours un scrupule à vouloir légiférer dans une sphère qui devrait demeurer contractuelle entre entrepreneurs et consommateurs, mais en même temps, quand les producteurs imposent un modèle d'échange, on frise l'entente illicite, autrement dit l'abus de pouvoir. Or, ce que j'attends de la loi, c'est de limiter les abus de pouvoir à défaut de parvenir à totalement les éliminer.

23:30 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : obsolescence | | |  Facebook

Quel va être l'usage de la BPI ?

J'ai comme une inquiétude à propos de la BPI : je crains qu'elle ne devienne qu'une institution politique et rien d'autre. D'ores et déjà, je vois que les nominations qui s'y produisent ne répondent à aucune logique économique.

Ce qui est à craindre, c'est que les autorités politiques usent de leur influence sur la BPI pour racheter des usines et des secteurs d'activité sans avenir, simplement parce que la sauvegarde immédiate d'emplois apparaîtra comme une priorité absolue.

Les président de région bavent d'impatience à l'idée de mettre la main sur les fonds promis à cette institution bancaire, ce qui promet de nouveaux copinages.

Ce gouvernement ferait mieux de créer un environnement amical pour l'entreprise et l'investissement au lieu de s'ingénier à entasser des dispositifs toujours plus bureaucratiques.

On pourrait se rassurer en se disant que Nicolas Dufourq, ancien de Cap Gemini représente un bon garde-fou contre les dérives. En réalité, un tel individu est emblématique des maux qui rongent notre nation : la collusion permanente entre les élites bureaucratiques et la grande entreprise. Énarque, Nicolas Dufourq est aussi un ancien de France Telecom et d'un cabinet ministériel au début des années 90.

Il n'y a de pire ennemi du capitalisme libéral que ce capitalisme d'État qui mélange constamment les affaires publiques et les affaires privées et dont les élites font des aller-retours constants entre les très grandes entreprises publiques, les très grandes entreprises privées et la fonction publique.

J'ai une autre idée : le gouvernement Ayrault veut être efficace ? Qu'il confie sa BPI à la CGPME, par exemple, encore que j'imagine très bien que les entrepreneurs n'aient que faire de ce monstre bureaucratique...Des propositions ont pourtant déjà été faites...

00:30 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bpi, entreprise | | |  Facebook

samedi, 20 avril 2013

Austérité ? Cambadélis déconne...

Ce pays et sa classe politique sont vraiment délirants. On entend tous les jours parler d'austérité alors que la dépense publique ne cesse d'augmenter et que finalement, la seule chose que sait faire la France pour la contrôler est d'augmenter les impôts. Entre ceux que Sarkozy a fait passer avant de partir et ceux que les Socialistes nous préparent, les François vont avoir droit à l'effet kisscool.

Je ne puis qu'inviter les Socialistes, comme le suggère mon ami Olivier, à imiter le simple bon sens cher à Bayrou.

Christophe Cambadélis ne comprend pas : Bayrou se fiche bien du PS. Ce qui l'obnubile, c'est de sauver la France.

L'accuser de promouvoir l'austérité parce qu'il réclame l'équilibrage des comptes et brandir l'Allemagne comme un épouvantail, c'est vraiment une forfaiture indigne.

Ce gouvernement qui a trouvé le moyen de générer de nouvelles dépenses (jour de carence supprimé pour les fonctionnaires, multiplication de postes à l'Éducation Nationale comme des petits pains, ministères pléthoriques) me paraît, avec sa majorité, très mal placé pour hurler au loup austère.

Ce qui aggrave la crise dans tous les pays ce sont les coups de boutoir fiscaux que les gouvernements assènent. Associés à une baisse des services de l'État, en effet, ils sont contre-productifs.

Et les exemples que cite Monsieur Cambadélis illustrent tout à fait cette politique qui ne sert en rien à libérer les énergies. Quant à Mario Monti et à l'Italie que Cambadélis se plaît à critiquer, on pourrait lui objecter que l'Italie n'est plus en déficit primaire, contrairement à la France.

Mais moi, je donne un conseil à Monsieur Cambadélis et à ses amis, et c'est le même que Bayrou : la France emprute bas pour financer ses dépenses, mais si elle continue à montrer qu'elle n'est pas capable de réduire sa dépense, ses prêteurs vont un jour la lâcher.

J'ajoute autre chose : tenter de saupoudrer des réductions dans tous les services de l'État, c'est inefficace. A l'heure actuelle, ce sont des services entiers qu'il faut purement et simplement supprimer, surtout à considérer leur très faible efficience.

Faut-il attendre d'être dos au mur pour le comprendre ?

11:38 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cambadélis, bayrou, austérité | | |  Facebook

L'Allemagne pourrait se lasser de l'euro

C'est un sport national dans plusieurs pays, France comprise, de mettre en cause l'Allemagne parce qu'elle exige de ses partenaires de la rigueur. Et on accuse de ce pays d'être à la source des politiques d'austérité menées dans de nombreux pays.

En réalité, chaque nation européenne est comptable et ses propres ennuis et "l'étranger" est un bouc-émissaire bien pratique. En ce sens, c'est à raison que Bayrou et Marielle de Sarnez se sont élevés avec force contre ceux qui mettaient en cause l'Allemagne au lieu de chercher sur notre sol nos solutions à nos propres difficultés.

Avec la révélation que le patrimoine allemand moyen est bien inférieur à celui de citoyens aux comptes publics déficitaires et surendettés, la grogne pourrait s'accroître en Allemagne.

J'observe l'émergence là-bas d'une force eurosceptique invitant désormais ouvertement à se dissocier de l'euro par agacement de devoir payer constamment pour des paniers percés.

Alternative pour l'Allemagne vient donc de naître, et bien loin d'être une sorte de mouvement populiste, il regroupe essentiellement des déçus des démocrates-chrétiens et des libéraux allemands.

On leur prédit pour l'instant de faibles scores mais les temps pourraient changer...

00:20 Publié dans Europe, International | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : allemagne | | |  Facebook

jeudi, 18 avril 2013

Socialistes : les ennemis de l'entreprise

A chaque fois je sous-estime la propension naturelle des Socialistes à bâtir un environnement particulièrement hostile à l'esprit d'initiative et à l'entreprise.

Novelli avait mis en place une semi-réforme dont l'esprit était prometteur mais dont l'accomplissement était tout sauf abouti : l'auto-entrepreneurariat.

C'était là une formule qui permettait de créer une entreprise avec un minimum de tracasseries administratives.

Les Socialistes ont commencé par relever les cotisations sociales de l'auto-entreprise et maintenant ils veulent en limiter le régime dans le temps.

On a vraiment à la tête de ce pays une sacrée palanquée de bureaucrates incompétents et bornés. En pleine crise économique, on essaie généralement de relancer la machine, les Socialistes, eux, s'échinent à la bloquer. Ouf, pas de regret de ne pas avoir voté pour de tels incapables au second tour des législatives !

18:34 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : auto-entreprise | | |  Facebook

mercredi, 17 avril 2013

Revue du foutage de gueule

Y'a pas à dire, c'est pas si simple de prendre les Français pour des c... En tout cas, pas la grande chaîne des blogueurs. Nombre d'entre eux se sont empressés de déclarer leur compte en Suisse, les revenus générés par les millions de clic quotidiens sur leur blogue leurs packs de bières, machines à café et ordinarteurs portables (le kit de survie du blogueur, quoi...).

Ce sale menteur de David a essayé de planquer ses deux appartements cannois et son en Suisse, mais c'est raté.

Kaylan reconnaît enfin que les comptes en Suisse, il y en a en Martinique aussi.

Nicolas n'a pas voulu verser dans la mesquinerie et refuse de donner une valeur pour sa Lamborghini et son 342m2 à Neuilly.

Hashtable, le Saint-Homme, lance une souscription pour les ministres de la République désargentés.

Xerbias nous invite au jeu de la vérité vraie tandis que le Parisien Libéral nous offre sa déclaration de patrimoine en images, s'il vous plaît.

Phil se moque bien de ses potes Balkany, Kaltenbach et Ceccaldi-Reynaud.

Bon, Corto n'a toujours pas réagi à la chaîne, mais son inventaire des couillonnades ministérielles mérite tout de même le détour.

On inviterait bien quelques blogueurs de gauche (Sarkofrance, Melclalex, par exemple) mais allez savoir pourquoi, je ne les sens pas enthousiastes... :-D

18:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : patrimoine, transparence, pipeau | | |  Facebook