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jeudi, 30 août 2018

Prélèvement à la source : l'usine à gaz hautement inflammable

Je ne m'étais pas encore prononcé sur la question du prélèvement à la source : ça sent l'explosion de l'usine à gaz. Compte-tenu des méandres de la fiscalité faite de niches et de cas particuliers de toutes sortes, appliquer ce modèle d'imposition va être très difficile. Je pense qu'il serait prudent de commencer par réformer et uniformiser la fiscalité et alors là, bon courage.

L'autre point, c'est qu'on a beau ne pas perdre d'argent dans l'histoire quand on lisse entrées et sorties sur une année, sur le moment, tout le monde va avoir le sentiment d'y perdre car l'impôt sera prélevé chaque mois au lieu d'être récupéré en deux à trois coups. Et là, ça va être explosif pour ne pas dire dévastateur. Autant démissionner tout de suite ou prévoir de le faire dans la foulée. Et puis même, ce n'est pas le moment de dérouler un tapis rouge au FN (pardon RN) et aux Insoumis...

A mon avis, mieux vaut faire des campagnes d'incitation pour que les Français mensualisent. Pour ceux pour lesquels c'est le cas, le prélèvement à la source devrait être à peu près neutre.

Quand on est passé du papier au numérique, Bercy a offert à l'époque un allongement des délais pour les déclarations et une réduction (petite) d'impôts pour ceux qui utilisaient Internet.

Il faudrait enclencher des incitations de ce type, de manière à ce que tout le monde y gagne, puis, une fois tous les Français mensualisés, enchaîner avec le prélèvement à la source.

Ce n'est pas faisable en un an ni en deux. Heureux si Emmanuel Macron réussit à le mettre en place à la fin de son mandat. Dans tous les cas de figure, sur un projet comme-celui-là, il faut poser les fondations avant de construire le château...