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jeudi, 16 octobre 2014

Élections internes au MoDem : pour qui voter ?

Si l'on attend (enfin, au moins les militants centristes) les résultats de l'élection interne à la présidence de l'UDI, d'autres échéances électorales bien plus feutrées s'annoncent au sein de l'autre parti centriste, le MoDem. Le MoDem Parisien s'apprête à renouveler ses instances le 16 novembre prochain puis, du 04 au 11 décembre, c'est au niveau national que le parti centriste élira un nouveau collectif national, sorte de parlement interne.

Ce qui me fait peur, en politique, ce sont les gens qui sont assoiffés de reconnaissance sociale ou personnelle, qui attendent des récompenses, menacent de démissionner à chaque désaccord ou à chaque contrariété, qui se sentent importants pour ne pas dire indispensables et tiennent à le faire savoir. Voilà une première catégorie de personnes qui n'auront pas ma voix.

Je me défie autant des révolutionnaires, des idolâtres et des adeptes de l'agit-prop en tout genre, fussent-ils centristes. Voilà une deuxième catégorie à laquelle je n'accorde pas davantage ma voix.

Je ne souhaite donc pas pour me représenter à Paris des personnes qui changent d'avis selon leurs humeurs, font du chantage ou considèrent avec la plus grande arrogance leur propre personne.

Je ne souhaite pas non plus me retrouver avec des représentants qui détestent l'UMP par principe, haïssent les banquiers, voient dans les "riches" l'ennemi juré, entretiennent une phraséologie complotiste ou encore ne jurent que par l'éradication des moyens de transport individuels. 

Idéalement, j'aimerais des représentants qui ne se contentent pas de formules creuses, ne se satisfassent pas d'idéologie et de théorie mais soient actifs au plus proche des Parisiens et de leurs problèmes, de mes problèmes, d'ailleurs, parce que je suis parisien.

L'affirmation de notre identité centriste, les boîtes à idées collaboratives de toutes sortes ne m'intéressent pas, elles m'ennuient. Ce que je veux, c'est que l'on me propose des projets de mesures concrètes pour ouvrir les équipements sportifs, à commencer par les piscines, plus tard, c'est à dire aux heures où une bonne partie des Parisiens peuvent s'y rendre, que l'on réfléchisse sur les obstacles de toute sorte et incessants qui entravent la circulation et le stationnement parisiens, que l'on écrive à la Municipalité pour l'inviter à cesser de centraliser tout à commencer par le recrutement des animateurs dans les écoles parisiennes.

Des lièvres de cet acabit, j'en ai quelques autres à lever. On ne m'interroge jamais dessus, ni d'ailleurs aucun Parisien. 

Ce que je souhaite c'est des représentants qui développent un militantisme de témoignages, d'alertes (concrètes !!!), pas d'une théorisation fumeuse dont nous avons trop souffert.

Idéalement, j'aimerais aussi que mes représentants soient des gens actifs, présents, pas forcément sur tous les fronts, mais sur quelques uns qui seraient utiles. J'aimerais aussi qu'ils me répondent quand je soulève des problèmes qui sont spécifiques à notre ville. Je n'ai pas envie d'être écouté quand je pérore, je sais que je suis alors totalement inintéressant. En revanche, quand je fais part d'une difficulté sur un ton raisonnable, ma voix mérite de porter peut-être un peu plus loin que le seuil de mon appartement.

Et alors ? Avec tout ça ? Pour qui dois-je voter à l'intérieur du MoDem ? Eh bien j'ai choisi la liste Ensemble pour un Paris Démocrate.

Je le dis tout de suite, elle n'est pas parfaite. Mais elle est conduite par Maud. J'ai une entière confiance en Maud. Je l'ai vue à l'oeuvre, je sais que c'est quelqu'un qui ne fera pas n'importe quoi. De tous les co-listiers (au moins ceux que je connais, je ne puis m'exprimer pour les autres) il n'y en a pas un qui ne soit pas toujours montré modéré et pondéré. J'ai vu à l'oeuvre plusieurs d'entre eux, je les ai entendus émettre des avis souvent empreints de bon sens. Denis, Philippine, Béatrice, Bruno pour en citer quelques uns, je sais que ce sont des personnes fiables et dynamiques. Je connais un peu moins bien Armand, mais je n'ai pas souvenir de l'avoir vu se retrancher sur des positions éruptives. Je suis une partie des autres sur leurs comptes twitter quand ils en ont un rien ne me choque jamais quand je les lis.

 

 

18:54 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : modem, élections | |  Facebook | | | |

mardi, 14 octobre 2014

Inéluctable ou pas le retour de Sarkozy ?

J'avoue que ces derniers mois je voyais Nicolas Sarkozy comme notre futur président, convaincu qu'il allait écraser la concurrence à droite, que la gauche serait hors de combat en 2017 et le centre pas assez puissant ou pas en état de présenter un concurrent capable de lui faire de l'ombre.

J'ai bien la côte de popularité de Juppé, mais, jusqu'ici, au sein du noyau dur de l'UMP, Sarkozy l'emportait nettement. 

Je pense que pour gagner une élection il faut avant toutes choses rassembler son camp et peu importe si les autres vous détestent. Dans un premier temps du moins.

Je suis donc surpris par l'évolution des sondages à droite en faveur de Juppé. Cela dit, 

a) Juppé ne prend pas de positions fortes ce qui facilite sa popularité (il ne mécontente personne)

b) il n'a pas de réseaux

c) Sarkozy est très bon pour dégommer ses adversaires politiques

d) même s'il a perdu des plumes, à l'intérieur de l'UMP il demeure majoritaire

Il serait donc très imprudent de se réjouir d'autant que j'attends aussi le programme de Juppé : rien ne dit qu'il soit tellement mieux que celui de Sarkozy...

00:01 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : srkozy, juppé | |  Facebook | | | |

dimanche, 12 octobre 2014

Monsieur Hollande, donnez des armes aux Kurdes de Konabé

Je ne sais pas ce que l'on peut faire pour aider les Kurdes qui se battent héroïquement à Konabé, mais tout ce que je pourrai faire, je le ferai.

Quoi qu'il advienne désormais, la résistance inouïe de ce vaillant peuple contre la barbarie rentrera dans l'Histoire.

Il faut donner des armes aux Kurdes et/ou les appuyer au sol. D'autres que moi expriment un voeu proche s'il n'est similaire, comme le fait avec justesse Romain Blachier sur le Huffington Post. 

Je nuancerai son propos en souhaitant non pas qu'il n'y ait pas d'autres Konabé mais que Konabé ne tombe pas tout simplement. Les Djihadistes de Daesh n'ont pas encore gagné la partie.

Bernard Henri-Lévy n'est pas un bon diplomate, c'est le moins que l'on puisse dire, mais il a raison de poser la question de l'appartenance de la Turquie à l'OTAN. Ce pays ne doit pas l'emporter en paradis si les Kurdes sont écrasés et leurs populations cruellement violentées par les plus vils individus qui aient jamais peuplé la région.

Nous ne devrions pas attendre et forcer la main aux Turcs en les contraignant à choisir leur camp une bonne fois pour toutes : livrons sans plus attendre des armes aux Kurdes, et, puisque c'est devenu une nécessité, désormais, allions-nous avec la Syrie de Bachar non sans avoir obtenu des garanties pour l'ASL au préalable.

Il semble que l'Amérique ait obtenu les premières concessions ottomanes, mais ce n'est pas encore suffisant.

mayssa.jpgEn attendant, hommage et respect à Mayssa Abdo, l'une des chefs kurdes à Kobané.

Monsieur le Président, qu'attendez-vous ? Kobané, nos amis Kurdes, ont besoin de nous !

23:51 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : kurdes, daesh, kobané | |  Facebook | | | |

mardi, 07 octobre 2014

Les coups pourris de la Turquie contre les Kurdes à Kobane

Difficile de ne pas évoquer l'antipathie que j'éprouve pour la Turquie, désormais, pays que je soutenais autrefois. On peut dire que depuis l'arrivée des Islamistes au pouvoir, l'alliance occidentale nourrit un véritable serpent en son sein, serpent qui finira la par la piquer.

On sait que Erdogan soutient l'air de rien Daesh depuis un moment. Il a tout fait pour faire tomber El-Assad et peu lui importe le sort des Chrétiens et des Alaouites.

Mais le coup le pire, c'est celui que la Turquie fait aux Kurdes. Elle a fermé sa frontière non pour juguler une avancée des djihadistes sur son territoire mais pour empêcher des Kurdes de Turquie de venir défendre leurs frères syriens. Erdogan m'en rend le PKK sympathique, c'est dire.

Retors monument de malhonnêteté perverse, la Turquie a annoncé rejoindre la coalition contre les djihadistes pour mieux faire illusion et servir dans le même temps d'enclume contre laquelle la résistance kurde sera écrasée.

Je conseille l'excellent article de Wikipedia sur la deuxième bataille de Kobane afin d'avoir enfin une idée claire de ce qui se joue là-bas. Qu'est-ce qu'elle est précieuse cette encyclopédie en ligne ! Chaque année, je cotise et fais une donation, mais ce n'est vraiment pas de l'argent perdu car elle accomplit le travail qu'on attendrait d'organes de presse sérieux.

22:42 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : kobane, kurde, turquie, djihadistes, daesh | |  Facebook | | | |

Le problème, c'est la GPA

J'ai suivi les derniers débats sur la PMA et la GPA. J'avoue ne toujours pas comprendre ce qui gêne ceux qui s'opposent à la PMA. Quel est le problème ?

Pour la GPA, c'est nettement plus délicat. Ce que je crains, comme bien d'autres, d'ailleurs, c'est que les mères porteuses soient des femmes de pays pauvres qui loueront leur corps pour de l'argent. 

Ce qui m'amuse chez les opposants, c'est l'inanité du reste de leur argumentation. Fort à propos on retwettait une observation judicieuse sur twitter : si l'on considère le rôle de Hagar envers Sarah et Abraham dans l'Ancien Testament, je ne vois pas ce qu'elle est d'autre qu'une mère porteuse. Je rappelle que Sarah ne semblant pouvoir enfanter, elle se tourne vers une esclave qu'elle met dans les bras d'Abraham pour que ce dernier puisse avoir une descendance. Dans le Nouveau Testament, les dessins de Dieu sont ce qu'ils sont, il n'en reste pas moins qu'il choisit de donner sa grâce à une femme, Marie, pour porter son fils. Bref, on ne peut s'appuyer sur la Bible pour s'opposer à la GPA.

Je pense qu'une bonne part des opposants à la GPA visent avant tout l'homosexualité et non la GPA elle-même. C'est cela qui leur pose problème, cela me paraît à peu près clair.

Même si je suis très réservé sur la GPA, comme je l'écris plus haut, je pense que ce serait une erreur de laisser les enfants nés ainsi dans un no man's land d'autant que plusieurs de nos partenaires européens et de nos alliés la reconnaissent. On peut essayer de dénouer le problème en posant deux conditions :

- que la gestation ne fasse pas l'objet d'une rétribution même s'il paraît normal, en revanche, que les futurs parents règlent tous les frais afférents à la grossesse et à la naissance.

- que l'enfant né ainsi fasse l'objet d'une procédure d'adoption accélérée, ce qui amènerait la GPA sur un terrain connu en France.

Avec ces deux garde-fous, je pense qu'on pourrait s'épargner un certain nombre de soucis.

Il resterait évidemment les cas de faits accomplis avec des parents ne respectant pas les règles. Je risque d'être assez durs avec ceux-là, mais peut-on être certains que des personnes qui aspirent à la paternité ou à la maternité sont fiables s'ils ne respectent pas même une procédure de base qui leur assurerait pourtant d'être parents sans autre obstacle ?

16:17 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : gpa, pma | |  Facebook | | | |

vendredi, 03 octobre 2014

Budget de l'Éducation, un conseil au gouvernement

Le gouvernement veut continuer à recruter des enseignants parce qu'il considère l'éducation comme une priorité. Je pense qu'il fait fausse route.

Je suis convaincu que ce qui fait la qualité d'un établissement, c'est la qualité de son encadrement. Un chef d'établissement qui tient la route (pas un paranoïaque ou un carriériste), un Conseiller d'Éducation de qualité, et des assistants d'éducation en nombre et compétents, voilà à mon avis une des clefs. Difficile, parce que des chefs d'établissement vraiment habiles, il n'y en a pas beaucoup. Il faut donc faire un effort pour recruter des directeurs, des principaux et des proviseurs qui s'y entendent à faire tourner des équipes, qui savent gérer avec la bonne mesure les relations avec les parents et les élèves et connaissent bien les rouages de l'administration centrale.

Si on ajoute à ces ingrédients un suivi de qualité auprès des élèves les plus en difficulté et de la souplesse dans l'organisation interne de l'établissement, on peut considérablement améliorer les choses.

Pour peu qu'il y ait en prime une équipe d'enseignants motivés, compétents et bienveillants, on peut faire des miracles.

Pas d'idéologie, beaucoup de pragmatisme, de la compétence et de la bienveillance (ce qui n'exclut pas la fermeté, précisons-le bien, la bienveillance est aux antipodes du laxisme) et le tour est joué.

En somme, il faut investir dans la qualité de l'encadrement en priorité ; investissement intelligent car bien moins coûteux que des recrutements massifs d'enseignants et bien plus rentable au final.

20:15 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : école, éducation | |  Facebook | | | |

samedi, 27 septembre 2014

Djihadisme et Islam

J'ai lu deux articles de presse que j'ai trouvés très bons et très éclairants sur les récents événements survenus en Kabylie. Il y a d'abord celui de Christophe Rauzy sur francetvinfo.fr et celui de Peter Harling sur Le Point. On peut s'étonner de voir un peuple si épris de liberté comme les Kabyles demeurer passif alors que les djihadistes viennent occuper leurs montagnes mais, Christophe Rauzy le souligne bien, qui protégerait de manière durable les Kabyles si les djihadistes commençaient à enlever des locaux et massacraient des villages. Il fut un temps, me semble-t-il, où ce peuple aurait pu imposer par la force de demeurer maître de son territoire mais il est hélas révolu. Cela fait évidemment mal au coeur de se dire que c'est sur les terres du FFS, le parti le plus authentiquement démocrate d'Algérie, que se cachent les individus les plus exécrables. 

 J'ai trouvé très maladroite la sphère médiatique après l'assassinat horrible d'Hervé Gourdel. A quoi bon demander des comptes aux Musulmans de France en général. Et quitte à le faire, quelle utilité d'aller voir ceux dont on sait qu'ils condamnent sans ambages tous les extrémismes ? La Mosquée de Paris pratique un Islam éclairé, on le sait. L'imam de Drancy est un libéral, sorte d'OVNI dans le paysage musulman. Je ne connaissais en revanche pas l'imam de Bordeaux, Tareq Oubrou, et j'ai trouvé très intéressante son analyse. Il faisait en outre ailleurs observer que ce n'est pas tant l'Islam ou le Coran qui est en question mais le fait que des jeunes gens issus de notre société préfèrent une interprétation dévoyée des textes les plus sacrés à celles qui sont habituellement en vigueur. C'est un double échec : celui de la République, et celui de l'Islam en France.

Quitte à demander des comptes aux Musulmans, la sphère médiatique aurait dû opérer une sélection : c'était aux imams des caves, aux habitants des cités, à la rigueur à Tariq Ramadan qu'il fallait demander ce qu'ils pensaient du crime atroce survenu en Kabylie. Comme d'habitude, les bien-pensants préfèrent entendre ce qui sonne agréablement à leurs oreilles s'imaginant que les plus médiatiques sont forcément les plus représentatifs de l'opinion commune. Erreur qu'ils font d'ailleurs souvent dans la sphère politique...

 Bref, s'il y avait des condamnations à aller chercher, c'était sur les terres-même du recrutement, pas chez ceux dont on connaît la solidité des valeurs.

Cela dit, il ne faut pas oublier que les faits se sont produits en Algérie, pas en France. Des Français sont-ils comptables de ce qu'il se produit en Algérie ? Je ne le crois pas. Il en irait autrement s'il s'avérait que les djihadistes implantés dans les montagnes de Kabylie ne sont pas exclusivement des Algériens mais aussi des Français, ce que je n'exclus pas...

09:16 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : islam, algérie, bourdel, djihadiste | |  Facebook | | | |

samedi, 20 septembre 2014

Le paradoxe Hollande

La principal défaut de la politique d'Hollande, c'est son absence de lisibilité. Je ne dis pas qu'elle n'a pas de ligne directrice, mais je ne la vois pas. Notamment, je ne parviens pas à déterminer s'il s'agit d'une politique de l'offre ou non.

Je me demande si elle finira par produire des effets. Si cela devait être le cas, le paradoxe serait que ce serait la droite qui en profiterait.

Pour qu'une politique de l'offre porte ses fruits, il faut quelques années. Hollande aurait dû se lancer dès 2012. Il a perdu beaucoup de temps. 

Ce qui m'inquiète,  c'est que Valls applique en partie la politique que le MoDem aurait certainement pu mener. Or, quand je considère le soutien à cette politique, je me dis qu'il n'y a peut-être pas de majorité possible dans l'opinion pour la promouvoir.

Je distingue toutefois Bayrou du MoDem. Je pense que son spectre en termes d'attraction est bien plus large que celui du MoDem. Le MoDem, on peut le dire sans trop se tromper, ce sont essentiellement des sociaux-libéraux auxquels se sont alliés quelques démocrate-chrétiens et quelques libéraux. 

Le social-libéralisme peut difficilement devenir majoritaire dans un pays, mais, associé à la démocratie-chrétienne et aux libéraux, il peut constituer un courant significatif. Trop à gauche, le MoDem n'est jamais parvenu à s'extraire des limites du social-libéralisme et à attirer notamment les démocrate-chrétiens encore très nombreux à l'UMP.

Pour revenir à Valls, j'ai lu sa déclaration de politique générale mais je ne saurais quoi en penser. Comme elle est générale, justement, elle ne comporte pas grand chose de précis. Il y a un aspect qui semble abandonné et que je regrette : il n'est plus question de la production française. J'ai parfois l'impression que Hollande a nommé Montebourg au "redressement productif" pour le piéger à grands coups de moulinets grand-guignolesques et qu'il n'y a jamais cru un seul instant, estimant que l'évolution vers les services est inéluctable en France. 

Je suis convaincu du contraire.

Je pense qu'une activité industrielle de qualité est possible. Je crois que les garanties, la durabilité et les services associés sont un nouvel eldorado que nous n'exploitons pas, parce qu'une part croissante de Français commence à se lasser du consumérisme et de la casse matérielle qui y est associée. 

On dit que des biens durables sont chers. C'est faux. Un bien durable coûte moins cher que trois biens éphémères. Et dans bien des domaines, ils sont produits en France. 

Je suis loin, par ailleurs, d'être convaincu par ce que propose l'opposition. J'en parlerai dans un billet prochain.

 

10:42 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : hollande, valls, bayrou, social-libéralisme | |  Facebook | | | |

samedi, 13 septembre 2014

Sans dents ? Et alors ?

Le procès fait à Hollande à propos de sa blague (avérée ou non) sur les pauvres a fait exploser le crétinomètre. Y'a plus rien pour mesurer. Pour être franc et assez perfide, je me dis que cela lui apprendra aussi à se vanter de ne pas aimer les riches pendant une campagne présidentielle. De ce point de vue-là, c'est bien fait.

Mais, soyons sérieux. Certes, je ne suis pas Président de la République, mais, en privé, il m'est parfois arrivé de débiter les pires horreurs sans pour autant avoir viré facho ni être vendu au Grand Kapital.

Je ne sais pas si Hollande a qualifié les "pauvres" de "sans-dents" ou non. Cela n'a aucune sorte d'importance. On sait que c'est un homme qui est assez caustique, même s'il manie l'humour avec plus ou moins de bonheur. 

Il est bien évident que l'on ne peut inférer ses convictions profondes d'un mot sorti de son contexte. La gauche mène souvent une politique idiote et contre-productive contre la pauvreté, et Hollande n'échappe à la règle consubstantielle de son camp politique, mais d'un point de vue humain, cela me paraît évident que cet homme-là ne méprise pas les pauvres gens

Je ne sais plus trop quoi penser de Trierweiler. Je n'ai jamais aimé cette femme, mais, je reconnais dans sa vengeance celle de la femme trompée. Parmi les dramaturges, s'il en est par dessus tous qui emporte mon admiration pour la profondeur de sa psychologie, c'est Euripide. Pour comprendre jusqu'où Valérie est prête à aller, il faut relire Médée.

22:56 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : hollande, sans-dents | |  Facebook | | | |

dimanche, 07 septembre 2014

Ma première Cristel

Non non, ce n'est pas une jolie fille du nom de Cristel, je vous attendais au tournant, petits chenapans :-)

Cristel, c'est elle :-) Une Casteline. Je me suis converti à l'alimentation bio depuis fort longtemps, mais je n'avais jamais trop pris garde à ce dans quoi je faisais chauffer mes aliments, même si je me défiais du téflon, jusqu'à ce que je lise un Que Choisir, cet été, qui m'a éclairé. PFOA, PFTE, je ne savais ce que c'était avant. J'ignorais que les revêtements des sauteuses et des poêles pouvaient, à de fortes températures, dégager des substances toxiques qui migraient ensuite dans les aliments. 

Je veux tout faire pour garantir à ma petite famille la sécurité alimentaire la plus étendue possible. Hélas, j'ai parfois péché par ignorance. Ainsi, cet été, j'ai acheté une sauteuse Schuman a revêtement "pierre". En fait, il semble bien que cela ne soit guère mieux que le teflon.

J'ai bien compris qu'il fallait bannir l'aluminium de nos aliments et modes de cuisson. Par malchance, on l'a beaucoup utilisé par le passé, et, partout où il y a des maisons de famille anciennes avec les ustensiles de nos grand-mères, à tous les coups, ils sont en aluminium.

Tout ça pour dire que l'inox est l'idéal. L'inox sans revêtement. Cristel est une marque qui fabrique en France, la plupart de leurs produits sont Origine France Garantie, et qui propose des ustensiles 100% en inox. Accessoirement, ils ont un système de poignée amovible extrêmement astucieux.

La poignée Strate. On la fixe et on la remet avec une facilité déconcertante. Ce qui est bien pensé, c'est qu'il suffit de placer la poêle sur le feu sans sa poignée et on peut ensuite clipser et déclipser à volonté à tout moment la poignée sur la poêle. Cela permet donc de l'attraper quand elle est chaude, sur le feu, sans aucun risque. Il ne me reste plus qu'un couvercle à acheter, et je serai fin prêt.

La poignée Strate, ça illustre assez bien ce qu'écrivait Robert Rochefort dans son Produire en France en 2012 et ce que dit régulièrement Bayrou sur le Made in France. Cela fait partie de cette qualité d'innovation et de performance qui permet à une industrie française de se maintenir sur notre sol.

J'ai acheté pas moins de trois Tefal ces dernières années. La Cristel est plus chère que chacune d'entre elles, nettement plus, mais la somme des trois me revient à un prix bien supérieur. Comme disait souvent ma grand-mère, bon marché ruine...

Cela dit, j'ai été intrigué part le revêtement anti-adhésif excalibur utilisé par certaines Cristel. Je me suis rendu sur la page du constructeur pour en savoir plus. D'accord, cela ne contient pas de PFOA mais c'est quand même un PFTE. 

Le plus sécuritaire, c'est aucun revêtement. Comme ça, pas de problème. Et l'avantage de l'inox, c'est qu'on peut le nettoyer à la paille de fer. Certes, cela fait des rayures, mais cela n'impacte pas la qualité de la cuisson.

10:48 | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : poêle, cuisine, cristel, made in france | |  Facebook | | | |