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vendredi, 05 janvier 2018

Juger les djihadistes en France ou pas ?

Je me suis posé la même question que Juan (Sarkofrance) avec des réponses un peu différentes. Difficile de trancher : faut-il laisser les djihadistes être jugés en Syrie ou Irak ou chez nous ? Il y a un point que Juan n'aborde pas, c'est le point de vue syrien et irakien. Ces deux pays ont eu des centaines de milliers de morts. En Syrie, certes, le régime en est comptable pour plus de la moitié, mais le reste incombe aux Djihadistes. Au nom de quoi dans ces conditions jugerions-nous d'abord ces djihadistes en priorité sur l'Irak et la Syrie ? 

Il y a un autre point : les hommes commettent toujours plus d'atrocités que les femmes. Je suis enclin à être plus clément avec les femmes qu'avec les hommes. On pourra me dire que c'est une discrimination, évidemment.

Finalement, la réponse de Macron et de son gouvernement sont compréhensibles. Difficile d'éviter le cas par cas. Je pense que cela dépend aussi des interlocuteurs que l'on a en face de nous. Le régime de Bachar-el-Assad est une horreur absolue. Il a commis des atrocités bien pires que celles de Daesh. Daesh met en scène ses crimes et Bachar les cache, mais la vérité, c'est que dans l'horreur et le sadisme, il les a surpassés largement.

En revanche, du côté des Kurdes YPG et des FDS, j'ai plutôt confiance, même si on ne doit pas se leurrer : il y a forcément une atmosphère de règlements de comptes en Syrie actuellement.

20:09 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, djihadiste |  Facebook | | |

samedi, 27 septembre 2014

Djihadisme et Islam

J'ai lu deux articles de presse que j'ai trouvés très bons et très éclairants sur les récents événements survenus en Kabylie. Il y a d'abord celui de Christophe Rauzy sur francetvinfo.fr et celui de Peter Harling sur Le Point. On peut s'étonner de voir un peuple si épris de liberté comme les Kabyles demeurer passif alors que les djihadistes viennent occuper leurs montagnes mais, Christophe Rauzy le souligne bien, qui protégerait de manière durable les Kabyles si les djihadistes commençaient à enlever des locaux et massacraient des villages. Il fut un temps, me semble-t-il, où ce peuple aurait pu imposer par la force de demeurer maître de son territoire mais il est hélas révolu. Cela fait évidemment mal au coeur de se dire que c'est sur les terres du FFS, le parti le plus authentiquement démocrate d'Algérie, que se cachent les individus les plus exécrables. 

 J'ai trouvé très maladroite la sphère médiatique après l'assassinat horrible d'Hervé Gourdel. A quoi bon demander des comptes aux Musulmans de France en général. Et quitte à le faire, quelle utilité d'aller voir ceux dont on sait qu'ils condamnent sans ambages tous les extrémismes ? La Mosquée de Paris pratique un Islam éclairé, on le sait. L'imam de Drancy est un libéral, sorte d'OVNI dans le paysage musulman. Je ne connaissais en revanche pas l'imam de Bordeaux, Tareq Oubrou, et j'ai trouvé très intéressante son analyse. Il faisait en outre ailleurs observer que ce n'est pas tant l'Islam ou le Coran qui est en question mais le fait que des jeunes gens issus de notre société préfèrent une interprétation dévoyée des textes les plus sacrés à celles qui sont habituellement en vigueur. C'est un double échec : celui de la République, et celui de l'Islam en France.

Quitte à demander des comptes aux Musulmans, la sphère médiatique aurait dû opérer une sélection : c'était aux imams des caves, aux habitants des cités, à la rigueur à Tariq Ramadan qu'il fallait demander ce qu'ils pensaient du crime atroce survenu en Kabylie. Comme d'habitude, les bien-pensants préfèrent entendre ce qui sonne agréablement à leurs oreilles s'imaginant que les plus médiatiques sont forcément les plus représentatifs de l'opinion commune. Erreur qu'ils font d'ailleurs souvent dans la sphère politique...

 Bref, s'il y avait des condamnations à aller chercher, c'était sur les terres-même du recrutement, pas chez ceux dont on connaît la solidité des valeurs.

Cela dit, il ne faut pas oublier que les faits se sont produits en Algérie, pas en France. Des Français sont-ils comptables de ce qu'il se produit en Algérie ? Je ne le crois pas. Il en irait autrement s'il s'avérait que les djihadistes implantés dans les montagnes de Kabylie ne sont pas exclusivement des Algériens mais aussi des Français, ce que je n'exclus pas...