samedi, 21 juin 2014

Pauvres Musulmans, victimes de la racaille

Quand j'y pense, je ne puis m'empêcher de plaindre les Musulmans de France. Sur le fond, le mode de vie préconisé par l'Islam est assez tranquille. La principale difficulté à laquelle est confronté l'Islam, en France, c'est sa récupération par la racaille qui essaie de se refaire une virginité à bon compte, et, ce-faisant, salit constamment cette religion au grand dam de ses pratiquants.

Cela dit, il faut être honnête : nombre de délinquants embrassent l'Islam parce que rien d'autre ne semble pouvoir les doter d'un honneur et d'une reconnaissance sociale à laquelle ils aspirent fondamentalement.

On sait que dans les prisons, se déclarer musulman et se montrer extérieurement très pieux protègent. En arriver là montre la faillite absolue de l'intégration à la française.

Le Front National,  Sarkozy en son temps, abordent le problème à l'envers. Les Français de souche n'ont pas de problèmes d'identité. C'est une partie de ceux qui ont rejoint notre pays qui sont en souffrance depuis fort longtemps dans ce domaine.

L'Islam ne devrait pas être autre chose qu'une histoire de foi, comme l'est globalement le christianisme en France. Or, il est fortement instrumentalisé et se substitue bon gré mal gré aux autres mécanismes d'assimilation.

Je vais être direct : je ne pense guère plus de bien de l'UOIF que du FN. Mais l'un et l'autre ont choisi le légalisme et le jeu républicain pour faire valoir leurs idéaux politiques et religieux. Ce sont donc des interlocuteurs valables, quoi qu'on en pense.

L'extrémisme religieux est finalement autant l'échec de l'Islam de France que de la République. Ni l'un ni l'autre ne parviennent à s'introduire au coeur des cités et des prisons ou encore sur Internet, là où se développent les pratiques les plus radicales. Y compris quand ils travaillent de concert, comme l'a imaginé un temps Nicolas Sarkozy.

Il y a donc une longue réflexion à mener des deux côtés sur les remèdes qu'il convient d'apporter, même si certains me paraissent évidents à titre personnel. J'y reviendrai dans un billet futur.

08:39 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : islam, extrémisme | |  Facebook | | | |

jeudi, 19 juin 2014

L'inanité

Les lecteurs de ce blogue l'auront constaté, j'ai eu du mal à écrire lors des élections européennes, et, depuis, c'est le silence-radio ou presque.

Pour être franc, la lassitude me gagne. Je n'ai plus vraiment le courage d'assurer des analyses un peu creusées. Au fond, je pense que mon blogue ne sert à rien. L'information surgit en mode éruptif sur internet mais le buzz alimente surtout les médias qu'une large part des Français méprisent, au fond.

Tenir un blogue ne sert à rien : on ne convainc personne, et au bout du compte, on alimente la polémique pour la polémique. Le contenu des blogues se raréfie d'autant que l'extrême-droite est devenue omniprésente dans la blogosphère.

Pour ma part, je demeure convaincu que les Français ont loupé une chance historique de pouvoir redresser leur pays en ne votant pas en nombre suffisant pour Bayrou afin de le porter à la tête de l'État.

Depuis, j'avoue être un peu démotivé. Je n'ai rien d'intéressant à dire, et, dans le cas contraire, j'ai la flemme de l'écrire. 

C'est peut-être le blogue politique, qui par essence, ne sert à rien, bien réfléchi. Il en va certainement autrement pour les réseaux d'une autre nature.

Je ne dis pas que je vais fermer mon blogue ou même simplement cesser d'écrire, mais le fait est que cela interroge que de poursuivre une activité que l'on juge vaine et emplie de vacuité...

22:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : blog politique | |  Facebook | | | |

mercredi, 18 juin 2014

C'est pas une histoire de rom mais de racaille

Je vais encore lire tout et n'importe quoi à propos du jeune Rom qui a été battu à mort. La presse (et je ne parle même pas de la classe politique) a évidemment tout faux sauf l'Express qui a très bien mis en évidence les tenants et aboutissants de l'histoire.

On a un individu qui est un multirécidiviste du vol. Son principal problème, c'est qu'il est vraiment crétin : au lieu de piller le bobo ou le français moyen, comme tout délinquant ordinaire qui se respecte, une idée très saugrenue lui est venue à l'esprit : cambrioler une cache de dealers des cités, racailles à part entière, bien décidées à faire la loi. Enfin, la loi...LEUR loi, je veux dire. Et ouais. Dans la jungle, le petit prédateur ne vient jamais piétiner les plate-bandes du gros prédateur, faute de quoi, il se fait exploser les canines. Et dans les cités, la loi, ce n'est pas celle du droit mais de la jungle.

Ce qui m'exaspère, dans cette histoire, c'est la leçon que l'on peut en tirer : il n'y aura plus d'autres cambriolages dans la Cité des Poètes (je vous jure que je ne l'invente pas, c'est le nom de l'ensemble "architectural" concerné). On pourrait se dire que c'est chouette, malheureusement, ce n'est pas grâce aux forces de l'ordre (qui n'osent plus y mettre les pieds), encore moins à la justice (qui multi-libère les délinquants de tout poil) mais grâce à la racaille locale qui n'est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds.

Ce n'est pas la première fois qu'une situation de ce genre se produit. Les cités, elles, savent très bien se débarrasser des réseaux de cambriolages quand cela dérange le "business" local. Il y a eu un cas à peu près similaire à Marseille. Quand un bijoutier défend sa boutique, les bien-pensants hurlent à la mort et les juges mettent les bouchées doubles pour alpaguer le dangereux criminel qui s'est fait cambrioler et casser la figure un certain nombre de fois. Mais quand ce sont des jeunes désoeuvrés et "défavorisés" des cités, pas la peine d'enquêter. De toutes façons, même si on les trouve, on leur trouvera des circonstances atténuantes et puis comme leurs potes viendront glapir et promettre aux juges et jurés de leur niquer leur race si leurs copains sont condamnés...On peut se faire une idée des poids et des mesures qui prévalent selon la nature des victimes en parcourant la tribune de Laurent Obertone sur le site du Figaro.

La France attend depuis trop longtemps une vraie politique de répression. Plus nous tardons, plus la délinquance s'aggrave, prospérant même jusqu'en prison. 

Il faut humaniser les prisons, en triant criminels et simples délinquants, en multipliant par cinq à dix le nombre de surveillants, en modernisant et agrandissant les prisons. Rendre efficaces les prisons est un élément fondamental de la reprise en main de la racaille. Il faut se donner les moyens d'être sévères en aggravant les peines et en prévoyant des "mitards" sans concessions.

Il faut révoquer les juges laxistes, limiter les recours et revoir les lois en aggravant les peines pour les crimes et étendant et renforçant la légitime défense : on ne doit plus pouvoir se trouver en garde à vue parce qu'on se défend ou que l'on protège l'un des siens, ou même ses biens. 

Tout cela exige des moyens importants, mais le gain final me paraît tellement évident que cela vaut bien le coup de donner la possibilité à la justice et à la police de fonctionner correctement.

Des Valls, des Sarkozy et compagnie doivent à cet effet bien comprendre que les moulinets de bras et les hochements de tête martiaux ne remplacent pas les policiers, les greffiers et les juges.

 

23:44 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : justice, police | |  Facebook | | | |

jeudi, 29 mai 2014

BNP : les Américains méritent une méga-claque dans la gueule

L'amende infligée par les USA à la BNP est inadmissible à plusieurs titres. J'essaie d'expliquer l'affaire simplement. Le gouvernement américain considère avoir un droit de regard discrétionnaire sur chaque dollar utilisé dans le monde sous prétexte qu'ils ont émis les dollars. Dans notre affaire la BNP a réalisé des transactions dans des pays sous embargo américain en utilisant des dollars. Du coup, les USA veulent infliger à la BNP une amende monumentale de près de 10 milliards de dollars.

Les salauds.

Pourquoi ? Primo parce que les transactions réalisées par la BNP sont conformes a) au droit français b) au droit européen c) au droit international (ce n'est pas moi qui le dis mais le directeur de la Banque de France, Christian Noyer himself !) . Secundo, s'il s'était agi d'une banque chinoise, on parie quoi que les Américains se seraient couchés ?

Donc, en gros, la pax americana, c'est l'imposition du droit américain au reste du monde. Voilà qui augure bien de ce que va contenir le Traité Transatlantique.

Cette affaire est emblématique. Le gouvernement français devrait monter au créneau, évidemment, mais bien plus encore l'Union Européenne.

Les Américains nous considèrent comme des sous-merdes. C'est la loi de la jungle. La BNP veut développer ses activités outre-atlantique alors en échange, l'Amérique la rançonne sous des prétextes fallacieux. Si une Europe unie envoyait chier les USA en les menaçant de mesures commerciales de rétorsion majeures, on peut supposer que l'Amérique baisserait d'un ton.

Sans vouloir en ajouter une couche, politique, la France dont rêve le FN, isolée de tous ses alliés, n'aurait plus qu'à aller à la niche faute de faire le poids.

Cette affaire illustre et justifie pleinement tout ce que MoDem et UDI ont cherché à mettre en avant au cours de la récente campagne électorale : l'absolue, l'impérieuse nécessité de disposer d'un gouvernement européen unifié capable de défendre nos intérêts.

21:59 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (51) | Tags : bnp, usa | |  Facebook | | | |

mercredi, 28 mai 2014

Quelques réflexions sur le score du FN

La soirée électorale a donné son verdict, et, pour ce qui me concerne, il est sans surprise. Il ne faisait pas de doute que le FN allait faire un gros score, et d'ailleurs, les sondeurs l'avaient très justement prédit.

Ce qui demeure désolant, après coup, ce sont les commentaires de la classe politique évoquant un cataclysme, un tsunami et cetera...

En termes de représentation, en effet, les résultats du FN sont fort fâcheux. De là à dire que la France vote à l'extrême-droite, relativisons. Les voix du FN représentent un peu plus de 10% du corps électoral. Les autres partis, encore moins, évidemment. Donc, titrer que la France est subitement devenue facho, c'est un raccourci imprudent.

Cela dit, environ 55 à 65% des Français se foutent de ce que la représentation parlementaire française compte un tiers d'élus du FN. Le véritable avertissement, à mon avis, c'est surtout celui-là.

En nombre de voix, le FN fait à peu près le même score qu'à la présidentielle. Environ 6.5 millions de votes, un peu moins. Avant de se préoccuper du vote de ce parti, les autres formations politiques feraient mieux de se préoccuper de la déperdition de leur propre électorat. Car c'est bien là où le bât blesse.

Mais si on s'intéresse au vote FN, on peut toujours raconter les mêmes stupidités sur l'opportunité d'une autre politique, sur les méfaits du libéralisme, sur la moralisation de la vie publique et ce genre de c...eries, on se fourrera immanquablement le doigt dans l'oeil.

L'électorat FN (mais pas que lui à mon avis, certainement aussi une bonne partie de celui de l'UMP) est très clair sur quelques points : il en a ras la casquette de l'immigration. Et ce qu'il attend, ce n'est pas un geste symbolique, du genre renvoi de Léonarda dans son pays, mais une véritable désactivation de la pompe aspirante. Fin complète du regroupement familial, des naturalisations automatiques (ou presque) à la majorité, limitation de l'immigration économique, renvoi systématique des délinquants étrangers dans leur pays. Cela fait 20 ans que 200 000 immigrés entrent en France chaque année. Réduire à 10 000 comme le veut le FN n'est évidemment pas réaliste, même en claquemurant les frontières, mais je pense qu'il existe un moyen-terme. 

Même chose pour l'insécurité. Plus de sanctions, plus immédiates, plus lourdes. Il suffit de mettre des moyens dans la police, dans la justice et de réformer cette dernière. Cela ne risque pas de se produire avec la laxiste Taubira. Un bon signe serait déjà de la dégager de son poste et de nommer quelqu'un de déterminé comme Garde des Sceaux. Je doute malheureusement qu'une telle figure existe à gauche.

Reste l'Europe stricto sensu. Là, ça va être encore plus difficile pour la classe politique française. Elle doit perdre l'habitude de parler des directives européennes et de supplications auprès de la Commission. Désormais, elle doit dire la vérité et préciser que ce qu'elle renvoie à l'Europe provient bien de France et pas de l'Europe. Dans le cas contraire, une large partie de la population finit par penser qu'une bureaucratie bruxelloise gouverne leur quotidien alors que l'Union emploie moins de fonctionnaires que la Ville de Paris !

18:27 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : fn | |  Facebook | | | |

jeudi, 22 mai 2014

Au FN, on croit à la danse de la pluie

Je sais que ce n'est pas une bonne pratique de s'occuper de ses adversaires quand on mène une campagne politique. Je le sais. D'ailleurs, je recommande à tous mes lecteurs un programme pour l'Europe digne de ce nom, celui des Européens (UDI-MoDem). Mais quand je vois des énormités, c'est plus fort que moi, je me sens obligé de réagir.

Je viens de lire le dossier du FN sur l'euro.

Lors d’une dévaluation, la valeur de la monnaie ne baisse que pour les importations. Or, les biens et services importés ne représentent que 14,5 % en moyenne de la dépense de consommation des ménages. La grande majorité de ce que nous consommons est produite sur le territoire français. De plus, certains pays comme l’Espagne ou l’Italie dévalueraient plus que la France, les biens importés de ces pays seront donc relativement moins chers. Globalement, l’effet inflationniste, du fait des réévaluations (du Mark notamment), des dévaluations, sera très limité

J'ai compris comment le FN a concocté son programme économique. Il est allé voir Élizabeth Tessier. Vous savez, celle qui fait des prévisions astrologiques. Enfin, je dis ça...peut-être que c'était un voyant à bas prix, genre marabout de banlieue, finalement. C'est picaresque leur histoire. Ce que feraient Italie ou Espagne, qui peut le dire ? Qui peut dire que le Mark serait réévalué ? Cette dernière affirmation est particulièrement ridicule. Le franc était quasi-arrimé au mark bien avant l'émergence de l'euro. Le FN aime la politique-fiction, en somme.

C'est ça le problème de l'argumentation  du FN. Même pas de l'approximation. Des incantations autour d'un totem en espérant que ça marche. Dans leur raisonnement sur les effets de l'une dévaluation, rien ne tient ou presque. Quant à affirmer que 14% de notre consommation seulement, comme ils le font plus haut, est importée, je me demande d'où les rebouteux du FN tirent ce chiffre, et, en supposant qu'il ait une origine, sur quelle base il est calculé.

Si on veut que l'euro soit une force, il faut faire une bonne fois pour toutes ce que préconisent le MoDem et l'UDI :

CRÉER UN VÉRITABLE GOUVERNEMENT DE LA ZONE EURO. Afin de rendre plus efficace les politiques, en particulier dans le domaine économique, nous voulons créer un véritable gouvernement de la zone euro pour mener des politiques nouvelles et engager l’indispensable convergence de nos systèmes sociaux et fiscaux. Les parlementaires européens de la zone euro, avec les Parlements nationaux, seront amenés à contrôler ce nouvel exécutif.

DOTER LA ZONE EURO D'UN BUDGET AUTONOME ALIMENTÉ PAR DES RESSOURCES PROPRES. Cette autonomie budgétaire facilitera la mise en oeuvre de politiques communes en faveur de l’emploi et d’un programme ambitieux d’investissement d’avenir permettant, en particulier, de favoriser les relocalisations d’entreprises.

UNE REPRÉSENTATION EXTÉRIEURE UNIFIÉE DE LA ZONE EURO. Le gouvernement de la zone euro doit être représenté en tant que tel au FMI, à la Banque mondiale, à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et dans les organisations internationales spécialisées.

C'est quand même plus crédible...

18:56 Publié dans Economie, Europe | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : euro, fn, modem, udi | |  Facebook | | | |

Chouette, un pote de gauche qui vote UDI-MoDem !

Savoureuse discussion, ce midi, avec un collègue de travail. Il entreprend d'évoquer les européennes de ce dimanche et ses intentions de vote et me dit tout de go :

«Tiens, je vais te dire quelque chose qui va te faire plaisir : je vais voter UDI-MoDem à ces élections. Ce sont les seuls qui ont une ligne européenne claire».

Hop, une voix de plus pour Marielle et les Européens :-)

C'est intéressant parce qu'on a discuté des postures des différentes listes mais surtout du gouvernement. Comme moi, ce collègue est exaspéré par les doubles discours (qu'il reprochait déjà à Sarkozy et à l'UMP) sur l'Europe, et tout particulièrement l'anecdote que je relevais dans un précédent billet : rien de plus hypocrite et misérable que Moscovici, Ayrault ou Hollande expliquant que le précédent gouvernement allait négocier son déficit à Bruxelles.

Ça me chauffe quand j'entends ça. Bordel, les commissaires de Bruxelles sont nommés par les États ! Alors pas la peine de venir pleurnicher après alors que l'État ne fait en réalité qu'appliquer ses propres décisions.

Et d'un.

Bordel de m...On ne réduit pas notre déficit pour faire plaisir à Bruxelles mais bien plus prosaïquement parce que c'est une obligation économique. Vivre en empruntant indéfiniment et dépenser toujours plus, ça s'appelle du surendettement. Tous les particuliers qui l'ont vécu savent très bien comment cela finit : par une catastrophe personnelle. L'État a beau avoir les épaules plus solides que le particulier, qui peut imaginer un instant qu'il en ira autrement pour lui ? Foutage de gueule.

Et de deux.

J'ai vu le Front de Gauche qui distribuait des tracts. On est au moins d'accord sur le premier point, c'est écrit noir sur blanc chez eux : le gouvernement se moque du monde en accusant Bruxelles puisque Bruxelles est une émanation du gouvernement. Content qu'on se retrouve au moins sur ça.

Ça s'arrête là, toutefois, le copinage avec le Front de Gauche. Il propose de voler tous ceux qui ont prêté de l'argent à la France de deux manières : en ne remboursant plus, purement et simplement, ou alors, plus subtil, en dévaluant tellement l'euro qu'il ne vaudra plus que des clopinettes pour ceux qui ont prêté de l'argent aux États européens. Cet aspect, malheureusement pour le Front de Gauche ne vaut que pour ceux qui ont prêté de l'argent en dollars à la France. Pas de chance, l'essentiel de nos prêteurs sont européens. En somme, le Front de Gauche nous invite à être malhonnête avec tous ceux qui ont été sympas avec nous. J'ajoute qu'une dévaluation aurait comme qui dirait un "léger" impact sur toutes les importations hors zone euro, et il y en a un paquet. Les ménages français se serreraient la ceinture, au sens propre, pas au sens figuré...

Enfin, le Front de Gauche reste un parti qui propose tout de même un programme européen. Rien de tel avec le FN qui a juré d'avoir la peau de l'euro. Petit problème : 26% des Français y sont favorables contre près de 60% qui sont contre...De toutes façons, le problème n'est pas l'euro mais ce qu'on en fait. Le FN se plante complètement d'analyse (rien de nouveau sous le soleil, d'ailleurs).

15:32 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : udi, modem, européennes | |  Facebook | | | |

mardi, 20 mai 2014

Marielle de Sarnez, une eurodéputée influente

Instructif le classement réalisé par une professeur de l'ESSEC avec le Groupe des Belles Feuilles. Il s'agissait d'établir un classement d'eurodéputés en prenant en compte non seulement l'assiduité et les interventions mais aussi l'influence.

Je ne suis pas surpris de retrouver Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard aux 4ème et 5ème places de ce classement. L'une a publié en 2009 un abécédaire de l'Europe puis tout récemment, début 2014, un livre d'entretiens intitulé l'Urgence européenne. Elle informe également tous les curieux de l'actualité parlementaire européenne avec sa lettre mensuelle.

Quant à Sylvie Goulard, j'entame avec gourmandise son Europe pour les Nuls .

Nous avons besoin d'eurodéputés qui sont investis et connaissent leurs dossiers. Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard sont de ce bois-là.

Marielle de Sarnez relevait dans son dernier ouvrage, l'Urgence européenne, que les peuples n'en pouvaient plus, ne supportaient plus de voir tout se négocier à leur insu. Ainsi, bien que les centristes se soient montrés favorables à l'ouverture de négociations commerciales avec les USA (ça ne mange pas de pain, après tout) dès qu'ils ont constaté les premiers dérapages et l'absence de débat public, ils ont rétropédalé sur le champ, d'abord en s'abstenant lors du second vote au parlement sur ce sujet, puis, à partir du mois de septembre 2013, en dénonçant vigoureusement l'opacité totale des négociations. Enfin, ces deux derniers mois, constatant l'absence d'avancées démocratiques sur un sujet d'une telle importance, ils se sont résolus à s'opposer frontalement au traité avec entre autres une tribune retentissante de Jean Arthuis sur la question.

Marielle de Sarnez, l'une des premières à tirer la sonnette d'alarme, est d'autant plus légitime à le faire qu'elle fait partie de la commission commerce international de l'ADLE depuis 2009. On peut dire qu'elle maîtrise son sujet et sait de quoi elle parle quand elle l'aborde.

17:13 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : marielle de sarnez, sylvie goulard | |  Facebook | | | |

lundi, 19 mai 2014

Marielle de Sarnez, l'anti Marine Le pen

Je sais que Marielle de Sarnez et Marine Le pen ne se présentent pas dans la même circonscription européenne mais j'ai choisi de les comparer parce qu'elles représentent, me semble-t-il, deux figures radicalement opposées en politique. 

J'ai achevé la lecture de l'Urgence européenne, et je crois que Marielle de Sarnez y énonce un principe très fort qui est aux antipodes des convictions des Le pen, père et fille. Un jour, Jean-Marie Le pen a déclaré « je préfère mon frère à mon cousin », « mon cousin à mon voisin » et « mon voisin à un étranger »… C'est la vision des Le pen. Des identités exclusives les unes des autres, ou, tout du moins, qui s'affrontent. Quelle meilleure réponse que celle de Marielle déclarant à la page 17 de son livre :

On vit dans un monde où l’on peut additionner les appartenances, les citoyennetés. Ainsi, je me sens citoyenne de ma ville, de mon pays, de l’ensemble européen mais aussi du monde.

Nous sommes avec cette déclaration au coeur même du principal affrontement de cette campagne. Le FN, ses électeurs, les Le pen, pensent que l'Europe est mauvaise, qu'elle est une nuisance pour la France parce qu'ils n'imaginent pas la France dans l'Europe. Ils se perçoivent comme Français et exclusivement Français et non comme Français au même titre qu'ils sont Européens. Et pourtant, ces deux identités existent, coexistent, même sans qu'elles soient d'une quelconque manière une menace l'une pour l'autre. 

L'Europe est forte de ses nations et les nations européennes sont fortes de l'Europe.

Marine Le pen essaie de constamment maintenir les Français dans la peur de l'Europe, de nos plus proches alliés et nos plus anciens amis. Ne trouve de grâce à ses yeux que Poutine dont on voit l'exercice du sentiment démocratique tous les jours dans son propre pays...

Qui préfère vivre dans la Russie de Poutine qu'en France ?

Mais Marielle de Sarnez, c'est aussi l'anti-européisme. L'européisme, ce sont les Bolkenstein, les Barroso, les technocrates qui sont constamment dans le déni du fait national et se méfient des peuples.

A cela, Marielle de Sarnez oppose le principe le plus fondateur de la démocratie sociale à laquelle aspirent les centristes et les libéraux en général : la subsidiarité.

La subsidiarité c'est quoi ? La subsidiarité, c'est de vouloir que ce ne soit pas l'échelon supérieur qui décide systématiquement ce qui est bon pour l'échelon local. En réalité, c'est le local qui sait ce qui est bon pour lui, et c'est donc à lui que revient la première décision. Et une démocratie qui fonctionne bien donne les pouvoirs nécessaires à chacun des échelons dans son rayon d'action.

Ainsi, Marielle de Sarnez est à équidistance de deux menaces : le repli identitaire d'un côté, et son effacement de l'autre.

Ce que je dis de Marielle parce que j'ai lu son livre (et les précédents, d'ailleurs) vaut pour l'UDI-MoDem dans son ensemble. Tout le projet est imprégné de ces deux principes fondateurs.

22:20 Publié dans Europe, Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : marielle de sarnez, marine le pen, fn, modem, udi | |  Facebook | | | |

dimanche, 18 mai 2014

Bayrou, lui au moins, demande l'avis des enfants

Puisse Bayrou inspirer les maires et les idéologues qui sévissent dans les officines gouvernementales. Je l'avais relevé il y a près de deux semaines, c'est le seul à avoir eu le bon sens de consulter les écoliers de Pau sur les rythmes scolaires.

Cela me frappe depuis le début, dans cette histoire, les enfants sont les seuls dont personne ne demande l'avis. Académie de médecine, chronobiologistes, associations de parents d'élève (FCPE), inspecteurs et recteurs zélés, conseillers occultes de la rue de Grenelle, journalistes autoproclamés experts, tous décrètent que l'enfant est fatigué par tel ou tel horaire, n'hésitant pas à se contredire avec un bel ensemble la plupart du temps.

La réaction des associations locales de parents a été tout à fait édifiante : la FCPE estime que la réforme est pliée et qu'il ne faut pas revenir dessus, la PEEP botte en touche en déclarant qu'il est trop tard pour réajuster les horaires de la rentrée prochaine.

Bref, on a compris, il ne faut pas consulter les enfants, en somme.

Ce qui est drôle, d'ailleurs, quand on lit les commentaires en général sur ce thème, c'est que cette idée simple et évidente ne traverse jamais l'esprit d'aucun commentateur. Chacun défend avec morgue et arrogance sa position sans jamais se soucier de ce que ressentent les enfants. Il est plus simple de parler en leur nom...

Je ne sais pas ce que Bayrou retiendra de sa consultation, mais j'espère qu'il saura en faire son miel, et je le félicite, dans tous les cas de figure, d'avoir simplement pensé à la faire.

09:53 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : bayrou, rythmes scolaires | |  Facebook | | | |