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dimanche, 13 mai 2018

La grève des cheminots

J'ai beau soutenir globalement l'actuelle majorité et son gouvernement, je n'arrive pas vraiment à jeter la pierre aux cheminots. Je pense bien sûr que le changement du statut de cheminot est inévitable car il ne correspond plus aux temps que nous vivons, pour autant, si j'étais cheminot, je me demande si je n'aurais pas suivi la consigne de grève. Il est évident, qu'en dépit des promesses, les conditions de travail de ceux qui seront encore sous ce statut seront de plus en plus fragilisées car, au fil du temps, ils seront en minorité.

On peut faire les voeux pieux que l'on voudra sur la négociation et le dialogue, en France, on fonctionne au rapport de forces. C'est comme ça et cela ne risque pas de changer. Si les cheminots ne disent rien, non seulement les jeunes qui rentrent auront des conditions dégradées au regard de leurs espoirs mais ceux dont le statut ne devait pas changer seront pointés du doigt plus tard parce qu'on estimera qu'ils gagnent plus pour le même travail que les entrants.

La mentalité française est faite d'envie et de jalousie : on passe notre temps à traiter de privilégiés les uns et les autres. Ça m'agace à gauche avec les discours sur les riches, mais aussi chez les libéraux quand ils expliquent que les cheminots sont des privilégiés. Il suffit d'en consulter la grille de salaire pour comprendre très vite qu'il s'agit d'une catégorie professionnelle modeste voire très modeste.

Plus généralement, on peut s'inquiéter sur l'ouverture à la concurrence du chemin de fer : ou cela se traduit par une dégradation continue du service ou par une explosion monumentale du prix.

En outre, le rail est stratégique, et sans influence sur lui, l'État se prive d'un outil d'aménagement du territoire, bien qu'il ne soit plus suffisant, désormais, pour distribuer le développement sur toute notre superficie.

Je comprends que nous sommes coincés, avec la dette de la SNCF, mais à l'heure actuelle, je ne suis pas satisfait des solutions mises en place depuis le début des années 2000 et je note que dans ma jeunesse, les trains arrivaient tous à la minute près à leur destination avec de bonnes options de confort.

lundi, 07 mai 2018

Flat tax, exit-tax, ISF, le courage de Macron

Je suis impressionné par la somme d'âneries que je lis sur les réformes fiscales de Macron. Dans ce pays, toutes les élites cultivent l'envie malsaine du Français pour les biens de son prochain. Chacun truande et fraude à son petit niveau mais réclame de la "justice", justice étant entendue comme faculté de pouvoir spolier la richesse d'autrui et le déposséder de son bien.

Macron a eu le bon sens de supprimer l'ISF. Nous sommes le seul pays du monde à le pratiquer. Petit à petit, les plus riches quittent le pays réduisant progressivement l'assiette de ponction des impôts. Il faut le comprendre, un peu plus de 50% des Français ne paient plus d'impôt sur le revenu. Dans les faits, ce sont les très riches sur lesquels l'opinion crache constamment qui le financent. Qu'ils partent et beaucoup vont commencer à pleurer quand il faudra se serrer la ceinture. 

La Flat tax : l'idée est de favoriser l'investissement en France. Cela suscite dans la pensée gauchiste française, largement représentée à droite, les cris d'orfraie les plus furieux. Mais bon sang, un placement, c'est un risque. L'accumulation du capital a permis les plus formidables progrès de l'humanité dès lors qu'il n'a pas été rendu inefficient à cause de la corruption. On préfère en France la vulgate marxiste et toutes ses approximations. 30%, cela me semble largement suffisant. Et je pense qu'on devrait en faire autant avec l'impôt sur le revenu. 

Ce qui est choquant, ce n'est pas le haut salaire. Ce qui est choquant, c'est quand l'organe décisionnaire ne répond plus de ses actes. On devrait légiférer sur les conseils d'administration des entreprises, a fortiori quand ils prennent des décisions qui vont à l'encontre de la volonté des actionnaires. C'est cela qui pose un vrai problème : la dilution de la responsabilité. Quelque chose que Schumpeter avait pressenti et que j'ai analysé ici. Pas étonnant de voir les membres des CA passer de la fonction publique à l'entreprise dans notre pays tant la collusion est grande. Là, je veux bien qu'on légifère.

Exit tax : elle rapportait quelques dizaines de millions d'euros, c'est à dire une paille au regard de la complexité qu'elle entraînait. Au passage, une véritable entrave à la liberté d'installer son foyer fiscal où l'on veut. Il vaudrait mieux se demander plutôt pourquoi les plus fortunés finissent par se barrer. In fine, le suivi de cette taxe exigeait un tel effort de suivi et de contrôle qu'elle n'avait pas de sens et poussait des entreprises à ne pas venir s'installer chez nous. Macron a bien fait de la supprimer.

A sa place, j'aurais été jusqu'au bout mais j'imagine que la pression populaire ne le permettait pas. Quand je vois comment on le pointe du doigt en le qualifiant de président des riches...Ridicule !

Le calcul de Macron est très simple et évident : il sait qu'il faut de la croissance pour générer de l'emploi et même pas mal. Il essaie donc de rendre notre pays amical pour le commerce. Il a du boulot...

 

20:47 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

mercredi, 02 mai 2018

Une loi sur la prostitution mal calibrée

Au fil des mois qui se sont écoulés, je vois que la loi contre la prostitution dont l'objet était de pénaliser les clients des prostituées aboutit à des résultats inverses des objectifs voulus.

Je serais tenté de dire qu'il faut dans ce domaine raisonner comme je le fais pour les femmes voilées. Quel devrait être l'objectif ? Protéger les femmes. Cela suppose d'attaquer en priorité les réseaux qui les menacent et les brutalisent. En empêchant les prostituées de trouver des clients, par un très fâcheux résultat de la loi de l'offre et de la demande, on renforce le pouvoir des clients qui demeurent sur le marché.

Du coup, les prostituées se retrouvent précarisées, à devoir accepter des pratiques et des situations dangereuses. Je le redis, l'objectif principal ne devrait pas être de faire disparaître la prostitution (c'est une affaire de moeurs) mais de protéger les femmes. Il vaut mieux donc leur offrir un cadre légal qui leur permette d'exercer leur activité et surtout, qui les garde des réseaux d'exploitation et d'esclavage. Et, toujours dans ce cadre légal, on doit prévoir que toute brutalité d'un client peut faire l'objet d'une plainte et être sévèrement punie, sans circonstance atténuante aucune.

Protégées économiquement et socialement par la loi, les prostituées gagneraient en sécurité. Je ne sais pas si cela ferait régresser la prostitution, mais la misère et l'exploitation de ces femmes fragilisées, je le pense.

Il faut juste avoir le courage politique d'admettre que l'on s'est trompé et de tout reprendre à zéro.

22:48 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : prostitution |  Facebook | | |

lundi, 30 avril 2018

Voile et femmes voilées : ne pas se tromper de cibles.

Il y a quelque temps, j'ai écouté Emmanuel Macron intervenir sur le voile et j'avais trouvé sa position très sage.

Cela me gêne, pour ma part, d'interdire à quiconque de s'habiller comme il ou elle l'entend dès lors que la tenue choisie n'est pas imposée.

Je n'en déteste pas moins le voile et tout ce qu'il représente et juge, comme Macron, que le porter sur notre territoire est une manière de cracher à la gueule des Français et de notre mode de vie. A ce titre, je m'élèverais avec la dernière énergie contre la présence de femmes voilées pour s'occuper de nos enfants.

A ce égard, je pense qu'il faut refuser la nationalité à toute femme voilée migrante ou étrangère qui en ferait la demande pour défaut d'assimilation et d'intégration dans notre société.

Toutefois, il ne faut pas se tromper de cible : l'ennemi, ce ne sont pas les femmes mais l'oppression patriarcale qui se dissimule derrière. 

Plutôt que de faire la chasse au voile, mieux vaut conserver dans le viseur les barbus et leurs séides, les imams prévaricateurs en particulier. Il faut surtout veiller à ce que des femmes ne soient pas contraintes de porter le voile et mener des enquêtes de mœurs et de voisinage systématiquement afin de contrôler que chaque jeune fille voilée ne subit pas de menaces et de pressions, notamment de la racaille dans les cités. Il faut ensuite se montrer intraitable avec les violences contre les femmes et les punir systématiquement avec détermination.  

Autre point : les hôpitaux. On rapporte que de nombreuses femmes voilées ont refusé que du personnel masculin s'occupe de leur administrer des soins. Je ne reçois d'aucune manière l'idéal misogyne et sexiste des islamistes mais je me fais la réflexion suivante : dans bien des cas, les femmes se voient imposer un contact avec des hommes alors que des soins concernent leur intimité. Je trouve cela gênant depuis un moment : je pense qu'il faudrait faire évoluer l'hôpital de manière à ce qu'une femme puisse préserver son intimité si d'être regardée ou touchée par un homme heurte sa sensibilité. Là aussi, il ne faudrait pas se tromper de combat. De manière générale, il faut essayer de naviguer avec bon sens en eaux troubles entre le respect des femmes par les hommes et les combats rétrogrades. Les propagandistes experts et malhonnêtes que représente la chaîne qatari Al-Jazeera sait très bien jouer de ces ambiguïtés pour recruter l'imbécile gauche de la gauche qui tombe dans le panneau avec une remarquable communauté de bêlement. Défendre la liberté des femmes oui, soutenir un système oppressif, faut pas être naïf non plus. Quand je vois ces abrutis inviter les potes de Tariq Ramadan à leurs fêtes, conférences et tables rondes, je me dis que ce n'est pas gagné. 

 

12:06 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voile, femmes |  Facebook | | |

dimanche, 29 avril 2018

Et le MoDem devint invisible...

J'ai connaissance des états d'âme du MoDem. Mon parti ne se sent pas entendu dans l'actuelle majorité. Au risque d'être très dur, je trouve le MoDem totalement insipide depuis un moment. Je juge inutile la volonté d'incarner l'aile sociale de l'axe centrale. Nul n'en donnera quitus au MoDem. J'ai été agacé à plusieurs reprises par les positions exprimées par le MoDem, notamment sur la fiscalité. Je crois l'avoir déjà dit à propos du MoDem, pas la peine d'imiter le PS ou tout autre parti de gauche en faisant de la surenchère sur les cris d'orfraie de la gauche. 

Je trouve regrettable de la part du MoDem d'avoir voulu maintenir l'ISF. Heureusement, il y avait LREM. Pour le reste, le parti est souvent inaudible . 47 députés et peu d'écho, c'est ennuyeux.

Je me serais attendu à ce que le MoDem, un parti censé être décentralisateur, amène une réflexion sur la taxe d'habitation. La supprimer est une bonne chose mais le fait que ce soit l'État qui pourvoit au manque revient à centraliser le pouvoir. Il eût mieux valu mettre fin d'abord aux intercommunalités dispendieuses et bien peu démocratiques car elles génèrent à tous les coups des dépenses en plus. On aurait pu voter aussi l'interdiction aux maires de présenter des budgets en déséquilibres et revoir leurs pouvoirs discrétionnaires dans de nombreux domaines, notamment vis à vis des particuliers. On aurait pu aussi revenir sur les départements dont je souhaite ardemment la suppression tant ils génèrent de la bureaucratie et des obstacles à toute action de vente et d'achat sur leur territoire. Le MoDem a parlé pendant des années de démocratie locale mais n'a pas l'once d'un projet de réforme pour empêcher les débordements et réduire le nombre de maillons inutiles. Dieu sait, pourtant, si ce serait utile aux citoyens et aux acteurs économiques.

J'aurais voulu du MoDem qu'il ne soit pas l'aile sociale de la majorité mais son aile intelligente, foin des postures, sa boîte à idées comme a pu l'être à une époque donnée l'UDF.

Le problème, c'est que ce parti essoufflé est souvent pris de vitesse par l'audace du jeune Macron et de ses troupes. 

Il est vrai que le programme de Macron est si proche de ce que j'ai lu et entendu parfois dans le Nouvelle UDF de 2002-2007 et dans une moindre mesure du MoDem qu'il semble  difficile pour ce parti de se faire une place.

Je pense pourtant, que sur certains sujets, nous pouvons encore proposer des choses à condition de ne pas se satisfaire d'incantations et de proposer des actions concrètes, innovantes mais réalistes. 

Je me réjouis toutefois que le Groupe MoDem dispose enfin d'un site pour faire connaître son action à l'Assemblée : http://groupemodem.fr/a-l-assemblee/

Je trouve fort utile la lettre de Marielle de Sarnez, une bonne introduction aux questions d'actualités et aux grands enjeux au Parlement européen.

19:31 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : modem |  Facebook | | |

samedi, 28 avril 2018

Plan Borloo : nul.

Je ne vais pas avoir à commenter longuement le plan Borloo. Malek Boutih, un député d'une grande intelligence et d'une grande honnêteté l'a très clairement dit dans Le Figaro : la question essentielle, dans les cités, c'est la sécurité. L'insécurité gangrène radicalement tout développement de quelque sorte que ce soit. Inutile d'investir 48 milliards d'euros là où biens publics et services publics ne bénéficient d'aucun respect.

Il faut rétablir l'ordre. Ce n'est pas plus compliqué que cela. Si vraiment le gouvernement veut dépenser ces dizaines de milliards d'euros, qu'il les donne à la police et à la justice et qu'il les attribue aussi à la construction de prisons afin que les cellules deviennent individuelles pour commencer. 

De l'argent dans les banlieues, il en a été coulé déjà beaucoup pour un bénéfice nul sauf peut-être dans l'Éducation, et encore, cela dépend à quels niveaux.

En outre, les cités, c'est moins de 10% de la population française. A côté, il y a une France périphérique qui perd peu à peu tout son réseau de transports et se trouve systématiquement oubliée. Or, elle représente une proportion bien plus importante que ces 10%.

Pour en revenir aux cités, pour donner des perspectives à la population qui s'y trouve, il faut du développement économique. Pour que les entreprises y investissent durablement, il faut en retirer les délinquants et les envoyer en prison car ce sont eux qui sèment la peur et pourrissent la vie des habitants et des acteurs économiques. Et sans faiblesse.

18:57 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : plan borloo |  Facebook | | |

lundi, 05 mars 2018

Restrictions de circulation à venir à Paris selon la vignette Crit'air à partir de 2019

Il m'a fallu du temps pour parvenir à récupérer l'information, sans doute parce qu'elle n'est qu'annoncée et pas encore actée par un arrêté : à partir du premier semestre 2019 les automobiles avec une vignette crit'air 4 connaîtront les mêmes restrictions de circulation que les crit'air 5 aujourd'hui. Elles ne pourront plus rouler dans Paris du lundi au vendredi de 7h00 à 20h00. En 2022 il en ira de même pour les crit'air 3.

Anne Hidalgo l'a annoncé le 23 janvier dernier dans un entretien au journal Le Monde mais l'information n'a pas été reprise par d'autres médias. Cela faisait six mois que je cherchais un calendrier pour me faire une idée des projets de l'actuelle majorité. La fin du diesel est programmé pour 2024. L'objectif initial d'en finir en 2020 est donc repoussé dans le temps, ce qui devrait laisser plus de latitude aux Parisiens ou aux visiteurs venus d'ailleurs pour changer de véhicule.

A note que les automobiles électriques et les hybrides rechargeables bénéficient d'un stationnement résidentiel gratuit à Paris. 

En parcourant le site du ministère sur la vignette crit'air j'ai vu que le gouvernement ne faisait pas de distinctions entre les hybrides diesel et les hybrides essence. Une hybride diesel est donc considérée comme une hybride essence à Paris puisque la Mairie de Paris s'en tient à la classification actuellement en vigueur.

22:56 Publié dans écologie, Paris | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : crit'air, circulation |  Facebook | | |

dimanche, 04 mars 2018

Coopérer avec les Comores ?

Je lis à intervalles réguliers les rapports des débats qui se tiennent en commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale. Il faut dire que cette commission spécifique comporte des figures : Marielle de Sarnez (qui la préside), Jean-Luc Mélenchon, Marine Le pen et Nicolas Dupont-Aignan pour en citer quelques éminentes. Les débats en sont d'autant plus vifs.

Le gouvernement français a décidé de signer une convention avec les Comores en matière pénale : ce n'est pas une décision facile à prendre. Les Comores ont des revendications sur Mayotte depuis toujours et n'ont jamais admis que les Mahorais choisissent la France. Ce voeu de Mayotte n'est d'ailleurs pas récent : dès le milieu du XIXème siècle, l'île avait fait allégeance à la France. Les Comores, malgré les référendums répétés et clairs de Mayotte ont réussi à faire condamner la présence de la France à Mayotte par l'ONU comme s'il s'agissait d'une occupation indue. 

Dans le même temps, il y a une pression migratoire de folie sur Mayotte : sur 265 000 habitants, 100 000 seulement sont Français. Tous les autres sont en situation irrégulière. 75% des femmes qui accouchent à Mamoudzou sont étrangères et souvent en situation irrégulière alors qu'une maternité fonctionne à Anjouan.

Dupont-Aignan propose donc d'y suspendre le droit du sol et voudrait conditionner l'aide apportée par la France aux Comores au contrôle de sa population. Marine Le pen, sans condamner le projet de convention, le rejette car elle y voit un mauvais signal. Elle dresse un portrait apocalyptique des migrants qui se déversent sur l'île, y voyant les vecteurs d'une double propagation : un islam rigoriste et arriéré et l'insécurité. Jean-Louis Mélenchon pense à l'inverse que les moyens pour accueillir les migrants en provenance des Comores doivent être augmentés afin qu'ils soient reçus dans des conditions salubres.

Voilà quelle était  la position exprimée par François Bayrou en 2007 :  suspendre le droit du sol à Mayotte. Plus d'immigrés que de locaux,  il est vrai que cela devient aberrant. Je me souviens qu'à l'époque, le Nouvel Obs avait hurlé au loup comme l'a toujours fait la gauche bobo. Quand on voit la situation actuelle on comprend oh combien Bayrou avait vu juste. Dans le rapport des débats, l'intervention de Mansour Karmadine est édifiante. Sans verser dans l'apocalyptisme façon Marine Le pen, force est de constater que les Mahorais sont submergés.

Cela dit, il faut aussi garder à l'esprit que les Mahorais ont aussi parfois des membres de leur famille chez les Comoriens et qu'ils souhaitent que ces derniers puissent venir librement. Mélenchon fait observer que si les Comoriens viennent pour des raisons sanitaires à Mayotte, en implantant dans le cadre de l'entraide une unité de soins à Anjouan avec des moyens ad hoc, la France limiterait peut-être l'immigration massive très mal vécue par les Mahorais.

Pour ma part, je fais ma propre synthèse de ces débats : oui à la convention pénale, oui à la suspension du droit du sol à Mayotte, et oui à l'installation d'une unité hospitalière de qualité à Anjouan dans la mesure où nos finances nous le permettent. Je récuse la politique de la terre brûlée menée par Madame Le pen : elle l'admet, elle vote contre le texte non pour ce qu'il est mais simplement pour marquer sa désapprobation de la politique menée par la France à Mayotte puisqu'elle y dénonce le laxisme migratoire. Pourtant, l'un des objets de la convention, c'est d'obtenir aussi la coopération des Comores pour pouvoir reconduire les illégaux à la frontière. La position de Marine Le pen est donc tout à fait contradictoire.

01:05 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : comores, mayotte |  Facebook | | |

jeudi, 22 février 2018

Quelle erreur que de laisser les Kurdes à leur sort !

Les Kurdes de Syrie ont été des alliés fiables et sûrs face aux djihadistes et à Daech. Il n'en est rien de la Turquie d'Erdogan qui au contraire n'a cessé d'alimenter par ses troubles alliances l'emprise criminelle de ces islamistes fous.

Nous n'avons rien à attendre d'Erdogan alors que les YPG promeuvent et installent partout où ils sont des valeurs que nous partageons avec eux.

Nous devons commencer par retirer de la liste des organisations terroristes de l'Union européenne les YPG. J'ai appris avec stupeur qu'ils y figuraient.

Nous devons leur donner les moyens de se défendre et les alimenter en armes lourdes. Erdogan, sous prétexte de lutter contre l'irrédentisme kurde, en profite pour envahir la Syrie.

Si l'Europe, la France, les USA, ont la bêtise de faire preuve de faiblesse, les Kurdes vont se tourner vers Asssad et ses protecteurs. On sait d'Assad et de son parti que ce sont des monstres qui exécutent des crimes affreux et atroces. 

Au demeurant, Erdogan négocie aussi directement avec Poutine. 

N'ayons pas peur de contrarier la Turquie, elle n'a cessé de s'associer aux islamistes de tout poil : quand ce n'était pas Daech, c'était Al-Nosra, c'est à dire Al-Qaeda. L'ASL est un mirage, nous ne l'avons compris que bien trop tard en Europe.

Il faut donc soutenir les Kurdes et les aider à tenir le secteur d'Afrine. De toutes façons, comme Erdogan n'a pas de limites, cette histoire va mal finir : il y a des conseillers militaires américains à proximité immédiate et ils vonjt finir par prendre des obus cas dans lequel j'espère bien que les USA réagiront (il ne faut pas compter sur l'Europe, comme d'habitude forte en palabres mais ridicule pour agir...).

11:08 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kurde, ypg, turquie, syrie |  Facebook | | |

mardi, 20 février 2018

Tant d'honneurs pour Michel Déon ?

J'ai suivi la polémique qui touche l'académicien Michel Déon. Je ne partage pas la position de plusieurs de mes amis centristes au sujet de cet individu. Si apparemment, il n'est pas suspect d'antisémitisme, il n'en reste pas moins un admirateur fier de l'être de Charles Maurras, idéologue par excellence de l'extrême-droite, et sympathisant actif de l'Action française aux colloques de laquelle il continuait de venir.

Je ne vois pas pourquoi on ferait une exception aux règles pour Michel Déon. Je ne sais pas qui a émis le souhait qu'il dispose d'un emplacement pour être inhumé à Paris. La droite brandit désormais cette demande en étendard.

Je ne m'y associe vraiment pas. Je suis profondément allergique à certaines pensées et ne désire leur rendre hommage sous aucune forme, a fortiori public.

12:41 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : déon |  Facebook | | |