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mardi, 21 avril 2015

Les gros mensonges de la Mairie de Paris et d'Anne Hidalgo

Je me dis parfois que je devrais créer une catégorie spéciale pour les mensonges de la majorité socialiste et ses alliés à Paris, sur mon blog.

Les familles ont dû recevoir ces dernières semaines un courrier triomphal de la Mairie de Paris pour annoncer que les tarifs de la cantine et des activités ne seraient pas augmentés.

Sauf que les Socialistes ont créé deux catégories supplémentaires de quotients familiaux, Q9 et Q10. Les tarifs n'augmentent peut-être pas pour tout le monde, mais ils augmentent quand même.

Le problème, c'est que ce genre de malhonnêtetés, la gauche est experte pour les multiplier, dans la capitale. Ce n'est ni la première, ni la dernière.

 Ce qui est délirant, c'est le mode de calcul de la gauche "égalitariste". Entre le prix payé pour la cantine par le premier quotient et le prix payé par le dernier, il y a un rapport de 54 fois supérieur. Il ne correspond pas du tout à la proportion des salaires. Et, bien entendu, la hausse du quotient frappe tous les services qui sont calculés sur sa base. 

Et ceux qui vont payer ces augmentations sont aussi ceux qui subissent le plafonnement du quotient familial. Certes, cela touche les familles dites aisées, mais au bout d'un moment, à force de traire la vache à lait, elle finit par s'épuiser. Là, les familles en question, lasses de payer constamment les projets dispendieux des Socialistes, pourraient choisir de quitter Paris ou de s'expatrier. 

Il n'y a plus aucune équité de l'impôt à Paris. C'est une petite minorité qui assure l'essentiel des revenus de la Mairie de Paris, tout ça au nom de la "solidarité". 

Pour certaines familles, on arrive à des coûts délirants : plus de sept euros pour une place en cantine, avec une nourriture pas vraiment d'une grande qualité, on rejoint les premiers prix des brasseries pour un plat complet. Et Anne Hidalgo et ses alliés n'ont même pas honte de faire valoir que le coût final est encore plus élevé pour la municipalité...

 

20:53 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : cantine, taxes, impôts, hausses, hidalgo |  Facebook | | |

jeudi, 28 avril 2011

Bayrou 2012, l'économie

Bayrou doit mener une campagne différente de celle de 2007 à l'évidence. Il y a une configuration très différente à l'heure actuelle avec une bousculade générale au centre et aux extrêmes.

Les héros de 2007 sont lessivés : Royal, Bayrou et Sarkozy, à eux trois, ne recueillent plus que 45% des suffrages alors qu'ils avaient réalisé une performance historique il y cinq ans.

Bayrou et son parti doivent annoncer clairement et sans fioritures ce qu'ils comptent faire si Bayrou accède au pouvoir. Après avoir disposé de compte-rendu de réunions, j'en ai une idée encore assez peu précise.

Il y a une ligne directrice claire, c'est que Bayrou et le MoDem feront du budget dévolu à l'Éducation Nationale un sanctuaire. En fait, la preuve que le MoDem ne ment pas sur ce sujet, c'est qu'il ne s'engage sur quasiment rien d'autre, contrairement aux autres partis.

Ils savent que les finances de la France sont dans un état désastreux. Ils prévoient donc hausses d'impôts et baisse des dépenses. Comme dans le même temps, il devient un impératif majeur d'améliorer la compétitivité des entreprises, les hausses ne porteront pas sur les bénéfices de ces dernières (des marges larges permettent d'investir et donc d'innover), ou, tout du moins, pas pour celles qui réinvestissent en France et/ou n'ont pas profité d'aides publiques.

Comme le MoDem et Bayrou ne veulent pas non plus risquer de casser la consommation, ils vont, plutôt qu'une grande mesure qui serait censée rapporter des dizaines de milliards, proposer l'addition de plusieurs mesures fiscales.

Une augmentation de la TVA, c'est à peu près assuré ; je crois savoir que les experts de la commission économique du MoDem hésitent entre 1 et 2%.

Créations de tranches d'impôts sur le revenu à 50 et 55%, suppression du bouclier fiscal, maintien de l'ISF mais allégé afin que cet impôt ne soit pas confiscatoire, augmentation des taxes sur l'épargne, les successions et les donations, voilà les pistes sur lesquelles discute le MoDem à l'heure actuelle.

A vrai dire, elles ne sont pas vraiment originales, et pour cause : il n'y a pas 36 solutions différentes. L'originalité, dans cette campagne, ce sera de dire une nouvelle fois la vérité et de ne pas faire de projets délirants du type les nouveaux emploi-jeunes de Martine Aubry ou le revenu universel de Dominique de Villepin.

Dans le même temps, le MoDem oeuvre à des politiques coordonnées : c'est tout le sens des réunions de travail qui ont actuellement lieu au sein du PDE (Parti Démocrate Européen).

En termes de budget, il y a deux lignes qui me semblent animer le projet démocrate à l'échelle européenne : ni dette ni emprunt pour autre chose que de l'investissement, et quand emprunt il y a, garantie à l'échelle européenne, avec des eurobonds.

De ce point de vue, si Bayrou et le MoDem prenait le pouvoir, on pourrait tabler sur une politique économique résolument tournée vers l'Europe, non pas faite de fatalisme et de soumission aux diverses commissions, mais avec un axe directeur clair et fort. 

vendredi, 08 octobre 2010

Bouclier fiscal : trois années pour en venir aux propositions de Bayrou...

Intéressants, ces 100 députés UMP qui veulent abroger le bouclier fiscal. En fait, ils ont repris en grande partie ce qui figurait dans le programme de Bayrou en 2007 :

- abrogation du bouclier fiscal

- abrogation de l'ISF

- taxation du patrimoine (tout du moins, des revenus du patrimoine)

- création d'une nouvelle tranche d'impôts sur le revenu.

Du MoDem dans le texte. On trouvait notamment dans le projet humaniste les dispositions suivantes :

- un abandon de l’ensemble des dispositions injustes de la loi TEPA (dont le bouclier fiscal)

- une plus forte progressivité de l’imposition sur les hauts revenus et les bonus ;

- une refonte de l’imposition sur les successions, le patrimoine et les plus values et dividendes, en élargissant les bases et en introduisant une plus forte progressivité ;

Et dans le programme de Bayrou en 2007 ces propositions-là :

Je ne suis pas d'accord avec l'hypocrisie de certaines propositions. Notamment la proposition de bouclier fiscal à 50 % : cela consiste à exonérer les plus riches de l'impôt sur la fortune, et à maintenir cet impôt pour les catégories intermédiaires. Je suis favorable à une base large et à un taux réduit d'ISF. Le taux réduit, pour moi, c'est 1 pour 1000. C'est simple et compréhensible par tout le monde. Avec ce taux, chacun pourrait faire aisément face à ses obligations fiscales J'avais, au début, pensé faire comme les Suisses et tout inclure dans l'assiette taxable : l'outil de travail, les oeuvres d'art ... Les premiers à venir me voir ont été les marchands d'art, suivis de près par les chefs d'entreprise. J'ai entendu leurs doléances. Je ne préconise donc pas de changer la base actuelle.

Mais mon idée reste d'abaisser le taux et d'élargir beaucoup l'assiette ; on y parviendra peut-être en incitant les contribuables à déclarer le vrai montant de leur patrimoine.

D'ailleurs, cela s'appellerait "impôt sur le patrimoine" et pas "impôt sur la fortune", parce qu'un patrimoine moyen, ce n'est pas de la fortune.

Je sais : c'est agaçant d'avoir raison avant tout le monde. J'observe, au demeurant, que 64% des Français seraient prêts à appuyer la double abrogation de l'ISF et du Bouclier fiscal. 

dimanche, 11 avril 2010

Riches et pauvres, idées reçues...

Très intéressantes analyses des chiffres de l'INSEE sur les pauvres et les riches par l'IFRAP, une officine spécialisée dans l'analyse de la dépense publique. Le fait est que lorsqu'on parle de deniers du contribuable devant eux, leurs réactions sont aussi subtiles que la charge d'un grand auroch sauvage  devant lequel on agiterait le drapeau rouge bolchevique, mais, nonobstant ces traits de caractère amusants, cet institut est d'une efficacité redoutable quand il s'empare des chiffres pour en extirper la substantifique moëlle.

Or, que constate l'IFRAP, d'après les chiffres de l'INSEE ? Primo, que l'INSEE opère toujours ses calculs en ne tenant compte que du revenu imposable, or, le revenu véritable, c'est ce qu'il reste au final, impôts déduits et/ou prestations sociales touchées.

Secondo, que parfois, l'écart entre les 10% les plus riches et a contrario les candidats au passage en-dessous du seuil de pauvreté ne tient pas même dans un rapport du simple au double :

On entre dans la catégorie des 10% les plus riches avec 35 000 euros par an de revenu net avant impôt, soit à partir de 3000 euros par mois. Et… une famille avec deux enfants gagnant 2.200 euros par mois se trouve sous le seuil de pauvreté.

Tertio, si les «riches ne paient que 25% d'impôts au lieu de 36%, les foyers imposables ne paient en moyenne que 8.2% de leur revenu, puisque seule une moitié d'entre eux paie l'impôt sur le revenu. Notons qu'il ne s'agit pas de chiffres IFRAP, mais bien de chiffres INSEE. Simplement, ils n'avaient pas été commentés sous cet angle jusque là.

Ensuite, les fameuses niches fiscales profitent à toutes les classes sociales, contrairement, là encore, à une idée reçue ; par exemple, la prime pour l'emploi (3.2 milliards d'euros, six fois plus que le bouclier fiscal !) ne profite à l'évidence pas aux revenus élevés, et c'est une niche fiscale. Il y en a d'autres, évidemment.

Enfin, dernière remarque, tandis que les revenus des plus riches chutaient sévèrement à l'issue de la crise (or, les calculs de l'INSEE ont été opérés jusqu'à 2006, c'est à dire avant l'effondrement boursier) parallèlement, avec le RSA, les revenus d'un grand nombre de plus pauvres devraient croître significativement. A vrai dire, depuis l'an 2000, l'écart de revenus (après transfert) entre les 10% les plus pauvres et les 10% les plus riches, n'a quasiment pas bougé (de 4.4% à 4.6%). La crise n'est pas propice à un accroissement de cet écart, comme je l'ai fait remarquer plus haut.

Très souvent, en matière de richesses et de pauvreté, on se laisse facilement aveugler par le ressentiment, l'envie ou encore quelques réussites insolentes autant qu'apparentes qui masquent généralement des réalités bien plus prosaïques.

Ces documents, signalés par l'excellent Didier Goux permettront certainement à mon Zinoviev favori du Kremlin de revenir à des considérations plus sensées sur la pauvreté et la richesse. Cela lui évitera un Grand Procès avec confession publique pour crimes contre la mère patrie du Socialisme...

mardi, 10 mars 2009

Stationnement, nouveau coup de matraque de Delanoë et..coût de Paris-plage...

Tiens, Saint-Bertrand de la Miraculeuse Fiscalité a repris sa matraque : la coût du stationnement augmente de 20%, oui oui, tu as bien lu, cher lecteur, 20% dans toute la capitale. Le plus fort de l'histoire, c'est que la Municipalité se targue de ne pas l'avoir augmenté depuis huit ans. Alors s'il y a bien un mensonge éhonté, c'est bien celui-là : parce que l mairie oublie de dire qu'elle a supprimé TOUTES les places gratuites et que par ailleurs, la diminution de places de stationnement drastique opérée depuis 8 ans a fait exploser exponentiellement les mises en fourrière. En réalité, le coût du stationnement a crû dans les proportions affolantes sous la premièrte mandature Delanoë, et cela ne fait que commencer...

Maintenant, si la Mairie de Paris a des problèmes d'argent, elle n'a qu'à faire comme tout le monde, réduire ses coûts de fonctionnement : Paris-Plage, la patinoire et le budget com, nc'est bien gentil, mais on a peut-être d'autres choses à financer, par les temps qui courent, et y'en a ras-le-bol que les Parisiens financent les joujoux d'une toute petite minorité : pendant ce temps, ils bossent, eux ! Alors, par exemple, puisqu'apparemment des opérateurs privés ont mis la main au porte-monnaie, pour Paris-plage, il serait bon de leur proposer de financer la chose, désormais, moyennant le droit d'installer quelques panneaux publicitaires.

Les Parisiens ont payé un million d'euros de leur proche en 2007 : combien en 2008 ? J'ai ouï-dire qu'on en serait à 1.37 millions d'euros. Ce qui m'agace particulièrement, c'est le slogan, libertaire et soixante-huitard à souhait : sous les pavés, la plage. Gros clin d'oeil bobo aux maos reconvertis au social-libéralisme libertaire delanoïste.

Parce que s'il s'agit de faire partir ceux qui n'ont pas les moyens de se payer des vacances à la plage, avec 1.37 millions d'euros, on pourrait cibler un certain nombre de familles, de préférence méritantes, parce que l'assistannat automatique et sans contre-partie, j'en ai ras le bol aussi.

J'ajoute que moi, je suis du côté des sales c... d'automobilistes pollueurs qui doivent emprunter leur véhiculte pour partir au travail et sont emm... au possible par la fête en version delanoïsée.

Je termine enfin que l'on pourrait très bien aménager les bords de Seine et les rendre très agréables sans faire pour autant tout un cirque.