Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Bayrou c'est sûr, le reste... | Page d'accueil | La FFF ne fait pas de discrimination, elle veut juste alimenter les bleus... »

jeudi, 28 avril 2011

Bayrou 2012, l'économie

Bayrou doit mener une campagne différente de celle de 2007 à l'évidence. Il y a une configuration très différente à l'heure actuelle avec une bousculade générale au centre et aux extrêmes.

Les héros de 2007 sont lessivés : Royal, Bayrou et Sarkozy, à eux trois, ne recueillent plus que 45% des suffrages alors qu'ils avaient réalisé une performance historique il y cinq ans.

Bayrou et son parti doivent annoncer clairement et sans fioritures ce qu'ils comptent faire si Bayrou accède au pouvoir. Après avoir disposé de compte-rendu de réunions, j'en ai une idée encore assez peu précise.

Il y a une ligne directrice claire, c'est que Bayrou et le MoDem feront du budget dévolu à l'Éducation Nationale un sanctuaire. En fait, la preuve que le MoDem ne ment pas sur ce sujet, c'est qu'il ne s'engage sur quasiment rien d'autre, contrairement aux autres partis.

Ils savent que les finances de la France sont dans un état désastreux. Ils prévoient donc hausses d'impôts et baisse des dépenses. Comme dans le même temps, il devient un impératif majeur d'améliorer la compétitivité des entreprises, les hausses ne porteront pas sur les bénéfices de ces dernières (des marges larges permettent d'investir et donc d'innover), ou, tout du moins, pas pour celles qui réinvestissent en France et/ou n'ont pas profité d'aides publiques.

Comme le MoDem et Bayrou ne veulent pas non plus risquer de casser la consommation, ils vont, plutôt qu'une grande mesure qui serait censée rapporter des dizaines de milliards, proposer l'addition de plusieurs mesures fiscales.

Une augmentation de la TVA, c'est à peu près assuré ; je crois savoir que les experts de la commission économique du MoDem hésitent entre 1 et 2%.

Créations de tranches d'impôts sur le revenu à 50 et 55%, suppression du bouclier fiscal, maintien de l'ISF mais allégé afin que cet impôt ne soit pas confiscatoire, augmentation des taxes sur l'épargne, les successions et les donations, voilà les pistes sur lesquelles discute le MoDem à l'heure actuelle.

A vrai dire, elles ne sont pas vraiment originales, et pour cause : il n'y a pas 36 solutions différentes. L'originalité, dans cette campagne, ce sera de dire une nouvelle fois la vérité et de ne pas faire de projets délirants du type les nouveaux emploi-jeunes de Martine Aubry ou le revenu universel de Dominique de Villepin.

Dans le même temps, le MoDem oeuvre à des politiques coordonnées : c'est tout le sens des réunions de travail qui ont actuellement lieu au sein du PDE (Parti Démocrate Européen).

En termes de budget, il y a deux lignes qui me semblent animer le projet démocrate à l'échelle européenne : ni dette ni emprunt pour autre chose que de l'investissement, et quand emprunt il y a, garantie à l'échelle européenne, avec des eurobonds.

De ce point de vue, si Bayrou et le MoDem prenait le pouvoir, on pourrait tabler sur une politique économique résolument tournée vers l'Europe, non pas faite de fatalisme et de soumission aux diverses commissions, mais avec un axe directeur clair et fort. 

Commentaires

Et concernant les niches fiscales, savez-vous ce qu'il en est? Combien seraient supprimées sur les 75 milliards d'euros qu'elles représentent? J'ai entendu Bayrou parler d'environ 35 milliards sur france 5 il y a quelques temps, mais je ne sais pas si cela a changé.

Écrit par : Christopher L | jeudi, 28 avril 2011

@Christopher
Le programme économique n'est qu'à l'état d'ébauche encore. Il est clair que plusieurs niches vont disparaître, mais je ne sais pas encore lesquelles précisément.

Écrit par : l'hérétique | jeudi, 28 avril 2011

Si on parle d'économie je propose que soit mis en opposition du smic le sMic
le salaire minimum en opposition au salaire Maximum.
Un ratio de 1 pour 40 par exemple(c'est vraiment le Maximum que je conçoive !!) au moins, nous verrions nos "dirigeants" se battre pour son augmentation ^^.
Déjà ce serait un bon point pour la moralité du travail.
Ceci dit les surplus pourraient être versés à l'éducation nationale ou à toute activité publique et républicaine
Entre autre le coût du travail s'en trouverait globalement diminuer, nous deviendrons plus compétitifs, nous exporterions plus facilement, etc
Je sais que mon raisonnement peut paraître simpliste mais corriger les aberrations du monde actuel c'est ce que demande dans un premier temps la majorité des personnes. Après et seulement après on peut imaginer avoir des objectifs et le cas échéants demander des efforts pour améliorer le monde dans lequel nous vivons.
Donc pour moi dans un premier temps rétablir la logique (salaire ou indemnité) = travail et ensuite améliorer (et non pas réformer) nos institutions et nos règles de vie commune

Écrit par : Jacque Berthe | vendredi, 29 avril 2011

"des marges larges permettent d'investir et donc d'innover"

C'est une blague ?

Vous êtes au courant que Sanofi-Aventis a supprimé 2000 postes en R&D et va sous-traiter sa recherche aux labos *publics* issus du démantèlement du CNRS et de l'INSERM (renseignez-vous sur l'AVIESAN et les joyeux drilles qui s'occupent de tout ça depuis 2007).

Vous savez qu'en 2009 les sociétés françaises ont redistribué (sic...) plus de 60% de leurs profits nets, soit sous forme de dividendes aux actionnaires, soit sous forme de jetons de présence ou de bonus ? Qu'il s'agit de l'un des pourcentages les plus élevés d'Europe, et qu'il a presque doublé en une dizaine d'années ? Ce n'est pas L'Humanité qui écrit cela, c'est Le Figaro lui-même !!!

Quant à la TVA, ce serait une folie.

Même si certains choix de consommation sont contestable, globalement les plus pauvres sont déjà exsangues (et en augmentation dramatique, surtout si on compte les retraités), 80% des dossiers de surendettement sont consécutifs à la souscription de crédits pour assurer les simples dépenses de base (et non un changement de bagnole ou de télé). Ce n'est pas un office mutualiste gauchisant qui l'affirme, c'est la Banque de France !

Et on pourrait discuter de tout ce que le Médiateur de la République a publié dans son dernier rapport...

Il va falloir trouver mieux pour convaincre !

Écrit par : florent | vendredi, 29 avril 2011

Pas besoin de s'énerver comme ca, je crois que FB n'était pas favorable du tout à ces histoires de TVA, sociales ou pas.
Qu'il attendait d'etre convaincu^^^

Écrit par : Martine | vendredi, 29 avril 2011

Bonjour,

en fait... le programme "précis" de Bayrou sur le domaine économique (et sur les autres domaines) n'a pas tellement d'importance.
En effet, si jamais (politique fiction) il devait être élu président de la république, il n'aurait aucune majorité au Parlement... Or la politique menée par le gouvernement doit être approuvée par le Parlement (et pas par le Président de la République...).
En conséquence, il peut se permettre de mettre en avant certains points "forts" et rester flou sur d'autres : son programme ne sera jamais appliqué en l'état...
m'enfin,
@+
(d'où la question : pourquoi se torturer sur des mesures précises style niche fiscale ou autre... il serait déjà bien de connaître ses orientations dans les différents "grands" domaines)

Écrit par : nap | vendredi, 29 avril 2011

Et depuis quand il faudrait une majorité monolithique pour faire voter une loi ? L'accaparement du pouvoir par un seul parti, quel qu'il soit, est précisément la chose à éviter si on veut en finir avec le bordel ambiant dans ce pays ! Désintoxiquez-vous plutôt des mensonges de l'UMPS et allez observer ce qu'il se passe dans la plupart des vraies démocraties, où les Parlements sont représentatifs et fonctionnels...

Écrit par : florent | vendredi, 29 avril 2011

Malheureusement, l'Europe est quelque peu malmenée ces derniers temps avec les nombreux soucis économiques (endettement, crise, récession...). L'opinion publique risque de bouder un peu cette orientation qui pourtant pourrait être bien salvatrice si les partenaires européens arrivaient à s'entendre sur un projet ambitieux de remaniement et de gestion de leur économie.
De plus, Bayrou et le MoDem vont se frotter aux trublions centristes "contrariés" qui risquent bien de leur faire du tort en 2012.

Écrit par : meetic affinity | samedi, 03 septembre 2011

http://www.fondapol.org/debats/wolfgang-glomb-analyse-leconomie-franco-allemande-dans-la-tribune/

Pour info... :) Bonne journée

Écrit par : Martine | dimanche, 04 septembre 2011

Les commentaires sont fermés.