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dimanche, 18 novembre 2018

Gilets jaunes : les Français n'en peuvent plus des impôts et taxes

A certains égards, on pourrait se dire que le mouvement des Gilets jaunes paraît irrationnel en observant l'évolution des coûts des carburants. Ils oscillent constamment au fil des années et redescendent, d'ailleurs, depuis le début du mois de novembre.

La question est ailleurs.

La France est un enfer fiscal. Non seulement les prélèvements, sous forme d'impôts ou de taxes, atteignent des sommets, mais en plus, leur distribution est une jungle incompréhensible.

Les taxes sur les carburants sont d'autant plus mal vécues qu'elles frappent douloureusement ceux qui ne peuvent pas faire autrement que d'utiliser une automobile dans les zones mal ou pas desservies par d'autres moyens de locomotion.

Le procédé est hypocrite car les gens qui vivent dans ces zones n'ont tout simplement pas le choix. Ils ne pourront donc que payer plus. La taxe ne diminuera pas l'empreinte carbone.

Rééquilibrer prix de l'essence et du diesel est une bonne chose mais il ne faut pas le faire aussi maladroitement. Il fallait jouer sur les oscillations du prix et attendre le moment propice : quand le prix du pétrole baissait, il suffisait de ne pas le répercuter sur le diesel et, peu à peu, l'essence serait redevenue compétitive. J'ai déjà proposé cette solution sur mon blog il y a plusieurs années.

Je crois Macron sincère et franc, Édouard Philippe compétent, mais dans cette histoire, l'un et l'autre ont particulièrement mal joué. C'est malheureux car ils ne cessent de perdre en popularité, pourtant, je crois que dans l'éventail politique, ce sont les seuls qui sont honnêtes, disent ce qu'ils font et font ce qu'ils disent.

J'espère qu'ils pourront rebondir, mais il faudra stratégiquement être plus astucieux pour cela et bien comprendre que désormais, plus la moindre taxe ni impôt ne doit tomber sur la tête des Français.

Pas la peine non plus de chercher à démonter l'inverse par des calculs alambiqués. Même s'ils sont vrais, pour l'instant, les Français ont besoin de court-terme et de constater de leurs yeux que leur quotidien s'améliore.