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jeudi, 10 novembre 2011

Adieu, blogowars, sniff...

Ça fait un moment que je trouve la blogosphère politique un peu terne. Ah, je me souviens encore de l'époque heureuse où il ne se passait pas une semaine sans que les blogueurs ne s'invectivent à coups de noms d'oiseaux et de billets enflammés.

On avait pourtant une occasion unique, tout récemment : figurez-vous qu'un blogueur de gauche dont l'antre répond au doux nom de Grumeau (oui, comme ces espèces de moles de farine durcie dont on n'arrive pas à se débarrasser quand on fait un quatre-quart) venait d'interpeler le Faucon et Corto.

Zut alors : le Faucon a refusé de lui retourner la blogotorgnole que méritait sa vile provocation gauchiste. Corto, lui, apparemment, il ne s'est rendu compte de rien. Il faut dire que notre compère enfariné avait omis de lier les deux blogues concernés, ce qui n'est pas malin, en la circonstance.

Notre engrumelé confond également qualité et classement blogosphérique : ainsi, il écrit qu'il n'y a aucun blogue de droite dans le classement des meilleurs blogues politiques. Je subodore qu'il fait allusion au classement politique de wikio dont je suis l'illustre (bien qu'inconnu) consultant.

Tss tsss tsss : le classement établi par wikio tente de mesurer l'influence des blogues, pas leur qualité, primo, et secondo, c'est un classement quantitatif puisqu'il s'appuie pour ce faire sur les tweets et les backlinks. Il a donc tout faux, le gaucho.

C'est vrai que ce mois-ci, pas de blogue de droite dans les 20 premiers, mais tout de même un blogue libéral de la pire espèce (un libertarien, le Diable, quoi...). C'est également un blogue centriste qui a pris la tête du classement. Et puis le mois dernier, on trouvait le Mal pensant parmi les 20 premiers. Notre gaucho a donc tout faux (ça rime bien, je trouve).

Moi, j'ai trouvé une solution simple pour lire les blogues de gauche : en fait, j'en lis un. Oui, comme ça, je les lis tous d'un coup. Astucieux, non ? Comme ils disent à peu près tous la même chose et agissent presque toujours en meute, ce n'est pas difficile de connaître de cette manière l'actualité des blogues de gauche.

Ah j'oubliais : notre gauchiste patenté a également interpelé l'Didier. Lui, je ne le compte pas dans les blogues de droite : il fait plutôt parti de la réacosphère. Il y a deux types de réacs, au demeurant : d'un côté ceux qui sont nés réacs (donc pas de changement) et de l'autre, ceux qui ont commencé côté gauche laïque fanatique et souverainiste (les plus violemment réacs, car comme je le dis souvent, adore ce que tu as brûlé et brûle ce que tu as adoré...). Devinette : à laquelle des deux espèces l'Didier appartient-il ?

Pour conclure, le Captain s'imagine qu'il n'existe que des blogues de gauche et de droite ; il se vante même d'être binaire. En fait, il y a aussi des blogues centristes...

 

00:31 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : gauche, droite, blog |  Facebook | | |

lundi, 17 octobre 2011

Hollande...Sarkozy ? Marine Le pen ? Bayrou ?

Pour moi, il est acquis ou presque que François Hollande sera en finale de la présidentielle. Je ne pense pas que les petits partis de gauche pourront l'inquiéter : le Front National est à près de 20% dans les intentions de vote, d'une part, et, d'autre part, le rejet de Sarkozy est tellement fort que le peuple de gauche ne prendra pas le risque de le voir réélire une seconde fois.

Donc, de ce côté-ci, c'est plié. Éva Joly, qui n'a désespérément rien compris à la France, et même Mélenchon, en dépit de sa spécificité feront des petits scores, voire des tout-petits scores.

Le danger, et le tovaritch CSP l'a bien compris, c'est le FN. Mon chasseur de koulaks favori a à la fois tort et raison. Tort, parce que le FN ne menace pas la gauche directement. Raison, parce qu'en revanche, sa candidate peut accéder au second tour en surclassant Sarkozy. Et ça, c'est un scénario qui me paraît plus qu'envisageable. Marine Le pen part très haut et elle va monter encore plus, j'en suis certain. Elle enregistre de plus en plus de ralliements. Elle menace donc directement Sarkozy, qui n'a d'autre choix pour tenter de regagner le terrain que d'essayer de durcir sa campagne. Sauf que c'est fichu, il a montré son impéritie pendant 5 ans dans les domaines qu'il pourrait partager avec le FN (sécurité, immigration, particulièrement).

Il reste un espace central désormais dégagé. Bayrou est actuellement sur son socle, à 7-8% d'intentions de vote. Il faut espérer qu'il décolle pour rassembler tout l'électorat centriste, que j'évalue à 15% environ. Pas plus, parce que Hollande va fixer tous les sociaux-démocrates et nous ne pouvons donc pas espérer les rallier.

15%, ce serait évidemment très bien. Mais pas suffisant. Il faut réussir à monter à 20 voire 21 pour se qualifier. 

La seconde place de finaliste va donc se jouer entre Marine Le pen, Nicolas Sarkozy, et, s'il réussit à émerger, François Bayrou. 

C'est loin d'être joué pour nous. Le MoDem n'a toujours pas de programme digne de ce nom (ne me parlez pas du projet humaniste, il me donne des boutons rien que d'en prononcer le nom). Il y a un embryon de programme solide et raisonné avec l'État d'Urgence de Bayrou, et heureusement, toutes ses propositions de 2007 qui demeurent à 90% valides. Il va falloir étoffer tout cela, nous avons un retard conséquent sur les autres grandes forces politiques.

Il y a un gros espace sur notre centre-droit. Le MoDem part de loin, c'est un parti de centre-gauche. Mais Bayrou, lui, est un authentique centriste démocrate-chrétien. En principe, il est légitime sur cet espace, même s'il a brouillé considérablement son image ces dernières années.

Il faut donc occuper l'espace de la droite modérée, avec un avantage : elle commence à ne plus pouvoir voir Sarkozy en peinture. Cela ne se ressent pas encore en termes d'intentions de votes (encore que, il suffit de considérer les scores de Borloo, ou même de Morin) mais dans la classe politique, des parlementaires qui sont excédés par Sarkozy, il y en a, d'autant qu'ils ont compris, désormais, qu'il les mène dans le mur.

C'est un très très gros challenge pour nous autres, centristes, mais qui sait : peut-être pouvons-nous coiffer in extremis la droite sarkozyste et le FN sur le poteau.

En tout cas, stratégiquement, ce devrait être notre but. La droite modérée n'a plus rien à perdre, et elle sait qu'avec Sarkozy elle est foutue : qu'est-ce que vous en pensez, l'Faucon, Rubin Xerbias, le Chafouin qui a déjà donné un peu son avis, Alexandre, Vlad,  Val le nain, Corto, Crapoto, Alain Lambert et, tiens, même Koz qui était prêt à balancer un gros caillasse à Bayrou il y a trois-quatre ans ?

Avec Bayrou, il lui reste une petite chance...

mercredi, 12 octobre 2011

Foutue image...

L'issue du premier tour des primaires s'est avérée impitoyable pour Ségolène Royal. La voilà réléguée aux confins du Tartare, ou presque. Toutefois, je le dis souvent, on meurt rarement en politique. En décembre 2001, François Bayrou était à deux doigts d'abandonner purement et simplement la politique. Après le second tour de la présidentielle en 1995, Sarkozy était donné pour mort. Enfin, qui eût pensé, il y a encore peu, que la Dame des 35 heures et Flamby se seraient disputés l'honneur de représenter le Parti Socialiste en avril prochain, avec cette fois la perspective d'une élection imperdable ? Ségolène Royal est hors course pour l'instant, cela ne signifie pas pour autant qu'on ne la reverra pas émerger à nouveau dans quelques années.

Je crois que sa descente aux enfers a commencé à partir du moment où ses opposants de droite sont parvenus à lui tenir un procès en incompétence, et ses opposants de gauche en hystérie. C'est cela qui est assez étrange, si l'on songe qu'en principe, elle appartient plutôt aux fameux cerles de la raison chers à Michel Rocard (qui ne l'aime guère pour autant).

Je me souviens d'une remarque de Jean-Luc Benhamias pour le MoDem, il me semble, peu après les élections régionales de 2010. Le MoDem et François Bayrou s'étaient astreints à une cure assez longue de silence. Benhamias observait la chose suivante : quand on est englué jusqu'au cou dans un sable mouvant, plus on bouge, plus on s'enfonce.

C'est, je le crois le malheur de Ségolène Royal. Elle n'a pas su respecter les moments de silence qui auraient été nécessaires à la reconstruction de son image. Je pense d'ailleurs que c'est le travers dans lequel François Bayrou est tombé à plusieurs reprises au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Cinq ans, c'est long. Il faut donner du temps au temps. François Hollande, à l'inverse, a pris tout son temps pour reconstruire son image, avec patience, pendant près de trois ans. Et le résultat est là. Même chose pour Martine Aubry qui ne s'est jamais laissé imposer ses priorités par l'agenda médiatique.

Quand cela ne veut pas, cela ne veut pas. On ne peut pas forcer le destin. C'est dur, évidemment, d'avoir incarné les voix de plus de 20 millions de Français, et de se retrouver réduite à moins de 7% d'un corps électoral réduit à 2 millions et quelques de votants...

Ségolène Royal a voulu être présente à tout prix, mais elle ne s'est jamais occupée de la reconstruction de son image, ce qui était une priorité. Or, comme toute reconstruction, une telle tache se prépare car elle prend du temps.

Nicolas Sarkozy a compris cela : lui aussi essaie de se reconstruire une crédibilité présidentielle. Le problème, pour plagier Jean-Luc Benhamias, c'est qu'il est dans les sables mouvants à l'heure actuelle. Autrement dit, plus il bouge, plus il s'enfonce. Alors certes, il semble avoir mis en retrait les moulinets de bras (encore que...) mais c'est trop tard. Sa défaite est à peu près inéluctable. Des politiques fins comme Copé ou Fillon l'ont compris. La droite ne peut pas gagner une quatrième présidentielle d'affilée, surtout en temps de crise. La seule chose à laquelle elle puit se préparer désormais, c'est de tenter de préparer 2017. En effet, la crise peut rebattre les cartes prématurément, car le prochain gouvernement sera contraint de prendre des décisions difficiles.

Et Bayrou, dans tout ça ? Très dur. Très très dur. Lui aussi est victime d'une image qui n'est pas encore reconstruite, même s'il y a un progrès notable depuis quelque temps. Il peut faire un assez bon score, peut-être, mais franchement, je ne vois pas comment il pourrait gagner. François Hollande occupe l'espace social-démocrate. Au centre, il n'y a plus que lui, mais il a délaissé depuis trop longtemps le centre-droit, et même s'il parvient à occuper cette zone, l'espace restant n'est pas suffisant pour surpasser le score de la gauche.

En fait, la seule combinaison qui eût pu avoir une chance, face à la gauche, c'est une candidature centriste soutenue par la droite, puisqu'elle ne peut plus gagner. Autrement dit, il faudrait qu'une part significative de la droite se détache de Sarkozy et soutienne Bayrou. Très difficile à réaliser, et complexe parce que Bayrou s'est largement grillé à droite par une opposition radicale au sarkozysme.

Si le centre-droit avait eu le courage de l'ouvrir et de faire valoir ses convictions au sein de la majorité sarkozyste au lieu de passer son temps à baisser son froc, et qu'il y eût eu un candidat de centre-droit peu compromis avec le gouvernement actuel, il y avait quelque chose de possible. C'était le calcul de Borloo. Raté. L'homme manquait par trop de détermination, de soutiens solides, de volonté et surtout, d'indépendance...

Ce qu'une bonne partie des centristes de la majorité commencent à sentir désormais, c'est qu'il est impossible pour la droite de gagner sans le centre, c'est à dire sans Bayrou.

Et là, il est trop tard, beaucoup trop tard. Bref, en somme, le centre s'est grillé à droite et la droite s'est grillée au centre. Or, face, à la gauche, ils ne peuvent pas gagner l'un sans l'autre. Le Nouveau Centre aurait du comprendre depuis longtemps que le seul candidat qui pouvait incarner ses idées et qui pouvait lui donner du poids c'est Bayrou. Il aurait du se rapprocher de lui depuis longtemps. Le qualifier d'homme de gauche était une bêtise et une erreur stratégique (dont l'électorat centriste n'a cure au demeurant). Le Nouveau centre s'est bâti un réseau d'élus locaux. Tant mieux pour lui, car il ne restera rien ou presque de son groupe de députés à l'assemblée, et je parie qu'en dépit de l'alliance avec le MoDem, il ne sera pas mieux lotti que lui dans la future assemblée, même si le MoDem choisit de ne passer aucun pacte.

Pour conclure, je tends à penser que la gauche n'a pas besoin du centre pour gagner, à condition de demeurer sur une ligne social-démocrate. 

Voilà où on en est...

lundi, 28 mars 2011

Qui pour remplacer Sarkozy ? Juppé, non ?

Je me demande quand l'UMP et la droite en général vont se rendre compte que Nicolas Sarkozy ne peut plus être leur candidat. Il est battu dans tous les sondages et ne se relèvera pas car il ne mènera pas la politique qui serait nécessaire pour obtenir ce résultat. En effet, tant qu'il n'aura pas compris qu'il faut remplacer les mots par des actions (par exemple, annoncer le recrutement en hausse de gendarmes et de policiers, celui de greffiers et d'experts pour la justice, de gardiens et de personnels pour les prisons, puis mener une politique de fermeté déterminée), il sera cuit, et sa majorité, pas crédible, avec.

Il faut donc un homme à droite à la popularité montante, dont les qualités d'homme d'État ne sont plus à démontrer, capable de se réconcilier avec Dominique de Villepin, tout en étant acceptable pour les Sarkozystes sans être trop compromis avec eux, et bien considéré par les centristes.

Cet homme, c'est Alain Juppé, dont la seule présence à la tête du Ministère des Affaires étrangères, a modifié le visage de notre diplomatie. Un gaulliste, un vrai. A-t-on observé, chose encore impensable il y a quelques mois, comment la France s'est défendue becs et ongles pour ne pas faire intervenir l'OTAN dans les affaires libyennes ? On a vu là les convictions d'un homme qui veut redonner du poids à la France et à sa voix, qui souhaite également que les Européens soient capables de se manifester à la place des USA, bref, d'un homme capable de donner une vraie diplomatie à la France.

Au moins sur cet aspect, c'est un homme auquel je pourrais faire confiance, en tant que président, et, en tout cas, auquel j'apporterais volontiers ma voix contre un socialiste lors d'un second tour d'élection présidentielle. Évidemment il lui fautr se doter d'une programme économique, culturel et social qui soit autre chose que le vilain brouet que nous sert l'UMP depuis des années. 

Du travail en perspective, mais bien nécessaire, pour nous éviter de devoir supporter la gauche arrogante, mondialiste, euro-béate et dégoûlinante pendant au moins 5 années à partir de 2012 sauf miracle centriste...

16:14 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : juppé, gauche, centre, droite |  Facebook | | |

mercredi, 06 octobre 2010

Êtes vous de gauche ou de droite ?

Êtes vous de gauche ou de droite: TEST

Quand un mec de droite n’aime pas les armes, il n’en achète pas !Quand un mec de gauche n’aime pas les armes, il veut les faire interdire à tout le monde. (variante : Quand un mec de gauche n’aime pas les armes, il en cache quelques unes dans sa cave : on ne sait jamais !)

 Quand un mec de droite est végétarien, il ne mange pas de viande ! Quand un mec de gauche est végétarien, il veut faire interdire tous les produits à base de protéines animales !

Quand un mec de droite est homo, il vit sa vie tranquillement ! Quand un mec de gauche est homo, il veut faire ch… tout le monde pour qu'’on le respecte !

Quand un mec de droite a loupé un job, il réfléchit au moyen de sortir de cette situation et rebondir ! Quand un mec de gauche a loupé un job, il porte plainte pour discrimination ! (variante : Quand un mec de gauche a loupé un job, il se demande quel est le con qui lui a fait louper ce job !)

Quand un mec de droite n’aime pas un débat télévisé, il éteint la télé ou zappe !  Quand un mec de gauche n’aime pas un débat télévisé, il veut poursuivre en justice les cons qui disent des conneries ! Le cas échéant, une petite plainte pour diffamation sera bienvenue…

 Quand un mec de droite est non-croyant, il ne va pas à l’église, à la synagogue ou à la mosquée ! Quand un mec de gauche est non-croyant, il veut qu'aucune allusion à un Dieu ou à une religion ne soit faite dans toute activité humaine !

Quand un mec de droite a besoin de soins, il va voir son médecin puis s’achète les médicaments nécessaires ! Quand un mec de gauche a besoin de soins, il fait appel à la solidarité nationale !(variante : Quand un mec de gauche a un problème, il en appelle à la solidarité nationale après avoir copieusement insulté ceux qui... l'approvisionnent.)

Quand un mec de droite a lu ce petit mot, il le fait suivre aux copains pour qu'’ils se posent des questions ! (variante : Quand un mec de droite a lu ce petit mot, il le fait suivre aux copains pour qu’’ils sachent comment voter en 2012 !) Quand un mec de gauche a lu ce petit mot, il ne le transfère surtout pas !!! 

Autre variante : Quand un mec de droite a lu ce petit mot, il comprend mieux pourquoi il n'est pas de gauche.

NDLR : merci à Des mots grattent qui m'a fait suivre cet amusant petit test. En ce qui concerne les armes, bon...c'est un peu poussé, parce que les mecs de droite n'ont pas forcément non plus envie qu'on leur tire dessus...

11:23 Publié dans Insolite, Politique | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : droite, gauche |  Facebook | | |

dimanche, 26 septembre 2010

Hé hé, j'ai repéré un blog de droite sarkozyste (mais intelligent)

Je me suis demandé si j'allais écrire la note "Comment repérer un blogue de droite" après avoir écrit "Comment écrire un billet de droite".

Mais bon, je vais faire la bonne surprise à la horde gauchiste qui truste désormais tous les titres dans la blogosphère. J'ai identifié un blogue de droite, favorable à Nicolas Sarkozy, avec lequel on peut discuter.

J'ai rarement tort...mais ça m'arrive souvent... est un blog tout neuf fraîchement émoulu, puisque sa première note date du 18 septembre. Il est tenu par un jeunot, puisqu'Alexandre n'a que 17 ans, mais on a affaire à quelqu'un dont la culture politique et la réflexion sont déjà fort solides ; il se définit politiquement à équidistance du Nouveau Centre et de l'aile centriste de l'UMP, et donc, tout comme moi, de centre-droit. Pour reprendre ses propres formulations et l'éloge vibrant qu'il me décerne (et je l'en remercie), il est selon moi une source permanente te bon sens dans la Blogosphère française, bien que son principal défaut soit de soutenir Sarkozy. 

En tout cas, un nouveau blogue de centre-droit dans la blogosphère, il faut fêter ça dignement. Libéral hybride, il se juge un libéral hybride et critique qui croit beaucoup à l'implication de l'État. Tout pareil pour ce qui me concerne. Fédéraliste, c'est un européen convaincu (que des qualités, ce petit), et il déteste tous les extrémismes, droite de la droite (MPF, FN) et bien sûr la cohorte de ceux de gauche (Parti de gauche, PCF, LO, anarchistes, syndicalistes orientés CGT). Tiens, il a oublié le NPA.

Il apprécie particulièrement, outre Sarkozy (mais qu'est-ce qu'il lui trouve ????) Fillon, Borloo, Pécresse, NKM, Jean Arthuis, Damien Abad, Alain Lambert, Blair ou Clegg en Grande-Bretagne, Fini en Italie…

Pour conclure : ben mon gars, avec la meute de gauchos qui traînent sur la blogo, tu vas avoir du boulot, et ce d'autant plus si tu veux défendre les mesures prises par Sarkozy...

Personnellement, je déteste Blair, je n'ai pas d'avis politique sur Pécresse (mais elle est très à mon goût pour le reste :-) ), je ne connais pas assez Damien Abad, et je me méfie de Fini à cause de son passé. J'ai une certaine estime pour Fillon, apprécie Borloo comme beaucoup de Français, et lis régulièrement Alain Lambert et Jean Arthuis qui sont des individus d'exception.

15:50 Publié dans Blog, Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : droite, blog, centre |  Facebook | | |

samedi, 25 septembre 2010

Comment écrire un bon billet de droite.

On va me dire que c'est une lapalissade, mais si vous voulez écrire un authentique billet de droite, ne commencez pas par écrire un billet de gauche. Cela va sans dire.

Choisissez aussi un thème ad hoc : la sécurité, la fiscalité, par exemple sont de bons billets de droite. Pas assez de sécurité et trop d'impôts sont de bonnes lignes directrices. Vous pouvez aussi évoquer les nécessaires et inévitables réformes et vous inquiéter des impôts qui génèrent de l'évasion fiscale. 

L'entreprise et le droit du travail, trop lourd, décourageant et archaïque, méritant un authentique dépoussiérage seront également de bons thèmes de prédilection. Ne manquez pas de vous plaindre de l'archaïsme des syndicats qui ne sont pas représentatifs de toutes façons.

Ne soyons néanmoins pas sectaire : peu importe, sur le fond, le sujet. Ce qui compte, c'est la manière de le traiter, et surtout les réactions que votre billet va engendrer.

Les qualificatifs sont de bons indicateurs : "abject" peut être considéré comme une marque de considération de vos lecteurs gauchistes. Se trouve généralement à la suite d'un billet sur la sécurité ou Israël traité avec un angle de droite suffisamment convenable.

"néo-libéral" ou "libéral" vous qualifie dès lors que vous venez de rédiger un article économique ou sur la fiscalité, mais plus sûrement encore sur la protection sociale ou sur le droit du travail.

Provoquez l'adversaire en vantant les mérites pêle-mêle , du capitalisme, du libéralisme, d'une juste répression, de la baisse de la fiscalité, d'un assouplissement du droit du travail, et, enfin, plaignez-vous des grèves et des fonctionnaires bons à rien. Sur ce dernier point, méfiez-vous et prenez des précautions oratoires, il y a aussi des fonctionnaires de droite...

Si vous voulez avoir l'assurance de voir rappliquer le ban et l'arrière-ban de l'élite alter-mondialiste appuyée par les tenants de l'anti-sionisme radical, islamistes compris, rien de plus aisé : écrivez un billet flatteur sur Israël, disqualifiez la Palestine. 

Si vous aimez vraiment, mais alors vraiment la provocation gratuite (parce que là, c'est tout de même vraiment gratuit), soyez fou : faites l'éloge du Président Sarkozy. Soyez malin tout de même et évitez la flatterie bassement grossière qui vous disqualifierait au point que personne ne vienne vous répondre. Observez qu'en France, plus personne ne s'y risque, pas même les rares blogues de droite qui penchent du côté de la majorité gouvernementale...

Voici donc quelques petites recettes simples mais efficaces qui devraient vous promettre de riches parties d'amusement et de bonne humeur...

Ah, et puis j'ajoute que ce billet est un défi aux blogueurs de droite, voire aux blogueurs d'autres tendances qui voudraient tenter leur chance. Le premier qui se fait qualifier d'abject ou de libéral aura le droit à une tribune ici avec autant de liens qu'il le veut.

10:50 Publié dans Blog, Politique | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : droite, blog |  Facebook | | |

vendredi, 06 août 2010

Cette droite-là m'écoeure...

Décidément, l'actualité est chaude, je suis obligé de pondre des billets à la chaîne. La gauche s'est encore faite avoir par Sarkozy sur la sécurité. L'habile démagogue qu'il est est parvenu une fois de plus à l'entraîner sur un terrain où elle est particulièrement nulle. Le centre n'a pas réussi à se démarquer par un discours original, bien que Bayrou soit autrement moins angélique que la gauche.

Lefebvre a voulu faire le malin et en rajouter en précisant que les étrangers étaient un problème du point de vue de la sécurité. Il s'appuie sur un document datant de 2006 de l'observatoire national de la délinquance.

Le problème, avec Frédéric Lefebvre, c'est qu'il ne sait pas lire. J'ai parcouru le document avec intérêt (j'aimerais d'ailleurs bénéficier de la suite, c'est à dire 2007-2010, Présidence de Sarkozy...).

Je me suis intéressé à la délinquance la plus grave à mes yeux, c'est à dire les violences volontaires. Voilà ce que je trouve :

Entre 1996 et 2005, le nombre d’étrangers mis en cause pour atteintes volontaires à l’intégrité physique (hors vols avec violences) s’est accru de 75 %, passant de 16 000 à 28 000. L’augmentation du nombre de mis en cause français a été grossièrement du même ordre au cours de cette période, se situant à + 83 %. La part des étrangers, qui était de 14,8 % en 1996, a dépassé 15 % de 1997 à 1999. Depuis 2000, elle est voisine de 14 %.

J'y lis que les violences ont augmenté. Je me fais suffisamment l'apôtre d'une véritable répression ici pour ne pas en être surpris. En revanche, dire que les étrangers, aujourd'hui, seraient plus que par le passé la cause de ces violences, c'est un mensonge éhonté. Elle a en réalité davantage augmenté chez les Français que chez les individus de nationalité étrangère.

Il y a certes une sur-représentation des étrangers et des Français d'origine étrangère dans les prisons, mais cela je justifie en aucun cas de faire porter le chapeau à tous les immigrés. En tout cas, l'augmentation en proportion, de la délinquance, ces dernières années, touche tout le monde indistinctement.

Accessoirement, cela me fait doucement rigoler de voir l'UMP faire de l'esbroufe là-dessus alors qu'elle a bien plus naturalisé d'étrangers depuis 2002 que le gouvernement Jospin !!!

Fondamentalement, j'en ai ras la casquette des Sarkozy, des Woerth, des Lefebvre, des Châtel et compagnie. Assez de voir ce gouvernement spécialiste de l'agit-prop se payer de mots et ne rien faire. Oh, soyons justes : quand ils font quelque chose, c'est toujours mal, de toutes façons, alors je préfère encore quand ils ne font rien. Ils me gonflent tous ces guignols qui ne me font même pas rire.

Une droite qui stigmatise les minorités, fait n'importe quoi dans le domaine économique, manque de courage dans le domaine fiscal, restreint les libertés, détruit la culture (il paraît que Châtel veut en finir avec le latin et le grec, sans doute sur les bons conseils du sieur Descoings), tape sur les plus faibles (les handicapés, par exemple), sape notre système de santé, casse notre école et je passe mille autres raisons que je pourrais citer, ras-le-bol.

Pour moi, en 2012, je crois que c'est dit, cette fois : ce sera le centre au premier tour, et, s'il n'est pas au second tour, la gauche, peu importe le candidat, Aubry, Royal ou DSK. Tout, mais hors de question de reconduire cette équipe. Terminé. Et c'est un électeur de centre-droit qui le dit à la droite : les gars, vous avez perdu 2012.

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lundi, 12 juillet 2010

Le comble de la rupture

Savez-vous ce qu'est le comble de la rupture (au moins à droite, en tout cas) ? C'est Villepin faisant campagne contre Sarkozy sur ce thème. Je me demande si la droite pourra refaire ce coup-là une fois encore, sachant que Sarko avait fait campagne contre Chirac et Villepin de cette manière.

Bien sûr, Villepin est loin de Sarkozy dans les sondages : il tourne à 7-10% et Sarkozy à 25-35% au premier tour. Mais bon, qui sait...

En tout cas, j'ai fait quelques comptes avec le dernier sondage IFOP :

Sarkozy : 26%

Villepin : 10%

=> droite à 36%

Marine Le pen : 11%

=> extrême-droite à 11%

Bayrou : 9%

=> centre à 9%

Total : 55%

Donc, il ne reste que 45% pour la gauche...La gauche n'est pas majoritaire dans ce pays. En admettant de compter Mélenchon dans les candidatures de gauche, et pas d'extrême-gauche, on obtient :

Aubry 26 + Duflot 4 + Mélenchon 5 = 35%

Avec Besancenot à 7%, l'extrême-gauche est aux alentours de 8-9% puisque je suppose qu'il doit y avoir une candidature LO.

Aubry gagne peut-être contre Sarkozy, mais ce n'est pas gagné pour la gauche qui demeure, à l'heure actuelle, et en dépit d'une cure d'opposition de bientôt 8 ans, toujours minoritaire...

Bref, s'il y a rupture, elle pourrait se faire à nouveau à droite ou...au centre, qui sait...

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vendredi, 28 mai 2010

Déni de démocratie, centristes, prenez vos responsabilités !

Le déni de démocratie auquel se livrent l'UMP et le gouvernement est tout simplement incroyable. La Région était l'un des derniers bastions où l'on pouvait espérer entendre des voix dissonantes. Avec la réforme que l'Assemblée Nationale vient de valider (j'espère que les députés néo-centristes ont voté contre), les citoyens minoritaires ne pourront plus faire entendre leurs voix puisqu'ils n'auront que peu de chances de se voir représentés. En effet, il faudra atteindre 12.5% des inscrits pour espérer siéger. S'il est bien un espace politique où je juge légitime de favoriser le consensus et le débat, c'est foncièrement la région.

Des pratiques comme celles-là permettent de bien faire comprendre comment des gens de droite comme moi finissent par voter à gauche à chaque second tour, quand il n'y a pas de représentants centristes. La gauche a des travers, mais il faut reconnaître généralement aux Socialistes qu'ils sont autrement plus respectueux de la diversité des opinions. Je ne pense pas que Bruno Le Roux et le PS obtiendront gain de cause auprès du Conseil Constitutionnel, mais ils ont tout de même raison de tenter leur chance.

Non, l'espoir, maintenant, il est entre les mains des centristes, au Sénat : pas de majorité sans eux pour l'UMP, or, le texte doit y passer en seconde lecture. Si évidemment les centristes admettent de signer leur mort politique, ils laisseront filer, mais, s'ils ont le moindre bon sens, il leur faudra s'opposer avec la dernière des énergies à ce texte démocraticide. A vrai dire, l'heure des bilans commence aussi à sonner, au Nouveau Centre, et les militants grondent : ils en ont juste assez d'être traités comme de la merde par l'UMP...

Il y a vraiment une droite de merde en France. Tiens, au moins, si un jour je me flingue, je pourrai toujours me consoler en songeant qu'il y aura un salaud de droitier de moins dans le pays.