samedi, 12 janvier 2013
L'opposition c'est bien mais il faut être crédible...
Rien de pire qu'un blogue de droite qui imite la gauche pour faire de l'opposition...
Je viens de lire l'un des derniers billets de Pierre Parillon, un militant UMP qui tient un blogue généralement décapant et distrayant et j'avoue avoir été soufflé par la tonalité de l'article.
Il reproche, en somme, à Manuel Valls de s'être montré clair et ferme vis à vis d'un des dignes représentants du lumpen-prolétariat démago qui peuple les cités les plus pourries et délinquantes de France et qui fait assaut de démagogie et d'arrogance chaque fois qu'il a l'heur d'adresser la parole à un responsable politique.
Il y a une espèce de frange plus ou moins politisée dans les cités qui essaie de faire passer aux yeux de ses interlocuteurs médiatiques les prédations et déprédations de la racaille pour des actes de désespoir ou des actes politiques. Il y en a dans l'entretien que rapporte Pierre Parillo un beau spécimen.
Pour que l'emploi et les entreprises reviennent dans les cités, il faut commencer par les sécuriser. Valls a réclamé des effectifs en plus, récemment. Il a tout à fait raison. La racaille ne doit pas commander dans les cités et les forces de l'ordre doivent avoir le dernier mot.
Qu'un blogueur de droite vienne pleurnicher sur "les pauvres jeunes qu'on n'assiste pas assez et qui ne sont pas assez écoutés", j'avoue que c'est le monde à l'envers.
Parce que le mec qui braille son "aidez-nous", vous croyez qu'il ferait le moindre geste pour se prendre en mains lui-même ? Ben non, il justifie au nez du ministre l'usage des cocktails molotov. Pas un mot de regret pour les sapeur-pompiers.
Trop de blogueurs de droite n'ont pas compris ce que c'est que de s'opposer. Ils cherchent le moindre prétexte, se montrent d'une mauvaise foi extraordinaire et finalement, se déconsidèrent totalement.
Bon heureusement, il y en a des beaucoup plus malins (et sans doute moins engagés, d'ailleurs) qui sont autrement plus efficaces quand ils remettent en cause la politique de l'actuel gouvernement (Authueil, Verel, Xerbias, le faucon, par exemple, ou encore Koz sur les aspects purement sociétaux). Et je crois qu'il y a suffisamment de bêtises comme cela sans devoir aller chercher celles qui n'existent pas.
23:34 | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : opposition, valls, droite |
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vendredi, 18 mars 2011
Quelle issue en Libye ?
Le clan Kadhafi a compris, je le crois, que l'offensive qui se prépare n'est pas le seul fait des Français et des Anglais, mais que nombreux sont les pays prêts à participer à l'opération :
France et Angleterre, bien sûr, mais aussi Espagne, Belgique, Norvège, Danmark et Qatar. Tous ces pays fourniront des avions de combat et des bases.
Du coup, le clan Kadhafi a annoncé que les opérations militaires cessaient complètement sur le territoire libyen. Il s'agit de vérifier avec précision si c'est réellement le cas.
S'il s'avère que Kadhafi n'a pas menti, il convient, dans ce cas, de lui laisser une porte de sortie honorable, et de passer à une phase de négocations avec les insurgés afin d'organiser des élections libres et démocratiques sous contrôle international. Acculer Kadhafi serait à mon avis une erreur. Seif, son fils, prend évidemment parti pour son père, mais avant la révolte, il passait pour relativement "libéral", au regard du pouvoir en place. On pourrait donc imaginer sa réintroduction dans le jeu démocratique dès lors que sa famille et son clan acceptent le compromis.
Certains vont être partisans de passer outre pour se débarasser de Kadhafi. Ce n'est à mon avis pas un bon signal, même si l'opposition libyenne rêve d'en découdre. L'objectif est de permettre aux Libyens de vivre en paix. Les guerres civiles sont donc à proscrire, autant que faire se peut, et l'usage de la force doit être ramené à sa juste nécessité.
14:13 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : libye, kadhafi, opposition, résolution, onu |
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vendredi, 15 février 2008
Echos d'un conseil municipal à Nantes
C'est encore une fois à l'excellent Bertrand (que mon blog a l'honneur de compter parmi ses lecteurs) que je dois le témoignage suivant. Je l'ai repris d'une réponse au billet les reconstructeurs à un commentaire d'un autre lecteur, Gérard. Je trouve que c'est édifiant quant au fonctionnement de la démocratie locale et aux pratiques de Monsieur Ayrault, à Nantes.

J'invite par ailleurs les lecteurs de ce blog, en particulier les Nantais (ma ville natale, à ce propos), à consulter le site du candidat MoDem à Nantes, Benoît Blineau, et notamment, à y consulter les observations de la commission de travail MoDem nantaise sur la démocratie locale à Nantes. C'est édifiant, parce que l'on y retrouve nombre de choses qui accréditent les remarques de Bertrand, simple citoyen sympathisant du MoDem.
Et quand l'on lit les premier axes du projet municipal du MoDem à Nantes, on comprend mieux...
- que l’on ose, enfin, pratiquer une véritable démocratie locale directe
- que l’on mette à disposition des équipements de proximité décidés et gérés avec la
population
- que l’on maintienne, dans chaque quartier, tous les services publics et privés
- que l’on développe un urbanisme à visage humain
- que l’on construise Nantes comme un modèle de ville éco-citoyenne !
« personnellement, je n'ai jamais entendu Bayrou évoquer la possibilité de donner des postes d'adjoints à l'opposition dans une équipe municipale. Les seuls que j'ai entendu tenir ce type de discours sont des candidats UMP !
Par contre, il est un fait dans beaucoup de Conseils Municipaux, c'est que l'information des élus y est souvent réduite à la portion congrue, quand elle n'est pas totalement inexistante, et que le débat n'y a pas sa place. J'ai par exemple assisté au dernier Conseil Municipal à Nantes. Le matin, le Conseil vote les propositions. En 3 heures, ils ont ainsi voté "à la chaîne" plus de 40 propositions, soit une toutes les 4 minutes. Ce jour là, rien qu'en subventions diverses, c'est plus de 6 millions d'euros qui on été répartis. 4 minute c'est le temps nécessaire à l'adjoint chargé du dossier d'exposer la proposition, puis on passe au vote. Les élus de l'opposition interviennent très peu, l'une des raisons étant qu'ils ne disposent pas des éléments d'information nécessaires. L'ordre du jour du Conseil leur est remis moins d'une semaine avant, sans les pièces nécessaires à une analyse sérieuse, et est des plus succinct.
Résultat : la majorité vote Oui comme un seul homme, et l'opposition s'abstient ou vote Non.
Je connais bien un conseiller municipal (Verts), donc de la majorité de JM Ayrault. Que j'ai donc interrogé. Lui même affirme ignorer totalement dans 70% des cas ce pour quoi il vote véritablement. C'est quand même d'une absurdité totale !
Si on passe à l'échelon de la Communauté Urbaine, les Conseils ont lieu 2 fois/trimestre. Le dernier ordre du jour comprenait près de 80 propositions mises au vote... Comment les conseillers peuvent-ils faire un travail sérieux dans ces conditions ?
J'ai travaillé pour la campagne sur les finances de la ville. Enfin, essayé de travailler plus exactement. Car impossible d'obtenir les budgets détaillés. Même les conseillers municipaux n'y ont pas accès. Le budget annuel publié est traité par grandes masses, sans aucun détail.
Sur ce sujet, le contre exemple (et là, chapeau à Juppé), c'est le budget de la ville de Bordeaux. Non seulement il est hyper détaillé, mais accessible à tous sur papier ou par Internet. Transparence totale et information pour tous. Mais c'est je crois un cas presque unique en France à ce point.
Dans 90% des grandes villes, ça se passe plutôt comme à Nantes.
D'où l'urgence d'associer beaucoup plus les élus d'opposition à la gestion quotidienne, sans remettre en question les choix majoritaires.
07:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : Benoît Blineau, Nantes, Ayrault, Juppé, MoDem, Bayrou, opposition |
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