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vendredi, 10 janvier 2014

Périph à 70km/heure, coûts et pollution majorés...

Je jugé imbécile, démagogique et contre-productive la limitation de la vitesse sur le périphérique parisien depuis que l'idée a surgi dans un certain nombre de cerveaux malades.

A vrai dire, je ne suis pas un expert, mais simplement un citoyen ordinaire qui a des notions d’arithmétique. 

En diminuant la vitesse, on retarde le dégagement des bouchons quand la circulation redevient plus fluide et on augmente donc a) les bouchons b) le temps passé sur le périphérique.

Je ne vois pas du tout comment la pollution pourrait diminuer avec un temps de présence accrue sur la périphérique. En revanche, je vois très bien comment elle pourrait augmenter. Quand les moteurs tournent dans les bouchons, la consommation de carburant est maximale. Et je défie quiconque de venir m'affirmer le contraire, je sais ce que consomme mon véhicule et à quels moments. En ville, je fais 500 kilomètres avec un plein, sur route, presque 1200 kilomètres. Et je bouffe d'autant plus d'essence que je me suis retrouvé dans les bouchons. Donc, plus on congestionne le trafic pour emmerder les conducteurs, plus on crée de pollution. La vitesse optimale pour le rejet de substances nocives est de 70 km/h, mais c'est une moyenne. Or, sur le périphérique, la vitesse moyenne va passer de 43 km/h à 40 km/h grâce à la dernière delanoconnerie de la mairie. Les conducteurs vont donc payer plus et polluer plus. Bien joué les bobos écolo-gauchos. Plus de pollution, plus de dépenses, plus de consommation d'énergie pour une mesure 100% inefficace.

Le plus ridicule, c'est l'argument de la vitesse moyenne : on voit que tous ces gens-là n'ont aucune notion de statistique. La vitesse moyenne n'est pas significative car elle est calculée sur une journée entière. Dire que l'on roule à 40 km/h en moyenne ne signifie pas que l'on y roule tout le temps à 40 km/h. En fait, on peut très bien rouler à 80 km/h à minuit et à 10-15 km/h à 9 heures du matin. Ensuite, il ne faut pas concevoir le périphérique comme une ligne continue, mais comme une succession de tronçons. Pour parvenir à des mesures réalistes pour ne pas dire réelles, il faut effectuer les calculs tronçon par tronçon et non sur l'ensemble du parcours.

Rien qu'en temps perdu (sans compter les surcoûts de consommation) la réduction de la vitesse sur le périphérique va griller près de 100 millions d'euros supplémentaires simplement en temps perdu. C'est la réduction des dépenses façon Hidalgo...

En attendant, la municipalité socialiste avait les moyens de réduire significativement la pollution des véhicules : elle pouvait acquérir une flotte propre au lieu de gaspiller l'argent du contribuable dans des projets pharaoniques. Elle pouvait également pousser la RATP à en faire autant. C'est un choix inverse qui a été fait avec le rachat de 400 véhicules lourds au diesel (les plus polluants !).

En fait, pas un spécialiste sérieux ne reçoit la diminution de la vitesse sur le périphérique comme efficiente pour la pollution ou même le bruit (un seul décibel de gagné). Même du point de vue de l'accidentologie, l'argumentation de la gauche et des verts n'est pas recevable : la corrélation entre vitesse et accidents ne vaut que sur des routes rurales en ligne droite et peu fréquentées.

Ce que j'invite mes lecteurs à faire, c'est à entreprendre la lecture du rapport de Rémy Prudhomme, urbaniste diplômé d'HEC et Harvard, ex-directeur adjoint pour l'environnement à l'OCDE. Ils seront édifiés.

18:42 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : périphérique, pollution |  Facebook | | |

dimanche, 05 janvier 2014

La délicate question du diesel à Paris

La pollution de l'air s'est invitée dans tous les programmes des candidats à la mandature suprême à Paris.

C'est le projet de Marielle de Sarnez qui a fait l'objet de la meilleure couverture médiatique mais, bien entendu, tous les candidats ont présent à l'esprit cette problématique. Le diesel ne représente pas la totalité de la pollution atmosphérique, loin de là, mais bien 25 à 30% sans doute.

Je parle en connaissance de cause : j'ai un véhicule diesel et j'habite Paris. Cela fait un moment que je fais mes comptes et mes décomptes. Il n'y a rien à faire : quelle que soit la solution envisagée, je suis vraiment perdant financièrement si j'opte pour la solution sans voiture ou pour l'achat d'un véhicule propre. La seule location d'une automobile pour partir en vacances me coûterait l'équivalent de l'entretien de mon véhicule personnel pendant un an. Si je devais ajouter les frais d'utilisation d'autolib et ceux des transports en commun en prime, je double voire triple mon budget de déplacement. Sans véhicule, tous mes temps de transport sont de doublés à triplés et cela m'occasionnerait d'autres frais (gardes d'enfants entre autres) et un inconfort bien supérieur (sans automobile on doit renoncer aux visites en banlieue, aux départs en vacances au moment souhaité et, sur le lieu de vacances, à toute forme de mobilité).

En somme, l'absence d'automobile est une perte terrible de mobilité, particulièrement si l'on a une famille relativement nombreuse.

Face à cela, il y a les effets de la pollution de l'air. Des maladies respiratoires à répétition : asthmes, pharyngites, bronchites, laryngites et cetera. Sans en être la conséquence directe , elles "bénéficient" d'un environnement devenu propice.

S'il est évident que le trafic automobile dégrade la qualité de l'air, il n'est pas évident du tout que sa réduction améliore les choses. Une étude de l'ANPAA semble même démontrer une très faible incidence des mesures de ce type.

Accessoirement, la pollution ne connaît pas de frontières : à Paris subit par exemple toute la pollution venue d'île de France et inversement d'ailleurs. On peut toujours pointer du doigt la voiture, mais c'est un plan global, incluant les autres sources de pollution, qui peut avoir quelques chances d'améliorer la situation.

Si on considère l'histoire de la pollution de l'air on voit que ce sont les retenues et filtres à la source qui sont les plus efficaces en matière de pollution atmosphérique. C'est très net en Europe.

Je n'ai pas de solution miracle, mais je vois que la majorité socialiste à Paris a favorisé l'achat de centaines de bus au diesel quand il eût été possible de choisir du GNV. Et pendant ce temps, des centaines de millions d'euros, peut-être même des milliards, ont été gaspillés en projet qui n'amenaient rien à la qualité de l'air à Paris.

Paris a toutefois un vrai problème : la municipalité ne contrôle pas la flotte de véhicules qui la parcourt parce qu'une très grande partie d'entre eux viennent de banlieue, de province ou de l'étranger.

Il existerait sans doute des solutions pour amener un air propre à Paris, mais elles seraient brutales : prévoir de gigantesques parkings aux portes de Paris, voire même un peu plus loin  pour tous les véhicules extérieurs à la capitale (sauf ceux qui sont propres) et prévoir des taxes records pour ceux qui polluent intra-muros. 

De telles mesures sont inconcevables si elles ne s'accompagnent pas d'un quadrillage parfait, propre, fréquent, et à toute heure du jour et de la nuit de toute la ville. Ce n'est pas le cas actuellement. Prévoir une voie réservé aux transports en commun et aux taxis sur le périphérique, en soi, ce n'est pas stupide, à condition que ces transports soient propres et rivalisent en régularité, prix et vitesse avec le véhicule individuel. Nous n'y sommes absolument pas y compris là où des couloirs spécifiques ont été créés. 

C'est un trait, une manière de penser qui m'agace à gauche et chez les Verts. Par idéologie, ils prennent des mesurettes qui ne sont satisfaisantes pour personne au lieu d'attaquer le mal à la racine en commençant par le plus efficace et le plus pratique.

Il en va dans les transports comme pour tout le reste : c'est une affaire de concurrence. Tant que les transports collectifs ne sont pas concurrentiels (et la concurrence, ce n'est pas seulement une histoire de prix), ils ne peuvent emporter la victoire.

 

jeudi, 02 janvier 2014

J'ai lu le pacte pour Paris : je suis sceptique.

J'ai le parti pris, en politique, de toujours aller lire ce que proposent les uns et les autres afin de me faire une idée de ce qu'ils feraient s'ils étaient élus. J'ai donc jeté un oeil au Pacte pour Paris de Charles Beigdeber, puisqu'il tente de fédérer les dissidences de droite.

Il y a une chose qui me frappe dans cette municipale parisienne, c'est qu'à la lecture des programmes, quels qu'il soient, il n'y a jamais de chiffrage, tout du moins, de chiffrages de dépenses.

Beaucoup de voeux, d'intentions qui se ressemblent, mais le concret, comment on fait, ça, nada. Le projet de Beigdeber ne déroge pas à la règle.

Par exemple, le pacte évoque le projet de creuser des parkings un peu partout dans Paris : je suis désolé, mais notre capitale est déjà un gros gruyère qui menace de s'effondrer. A moins de se diriger vers le noyau terrestre en descendant toujours plus bas, j'ai du mal à imaginer qu'il y ait beaucoup de marges de manoeuvre. Alors évidemment, quand il est question en plus de créer une gigantesque autoroute souterraine qui traverserait Paris, je demande à voir le coût et la faisabilité de la chose même si l'idée paraît astucieuse.

Cette autoroute aurait vocation, je suppose à permettre à tous les véhicules qui traversent la capitale ou s'y rendent de ne pas passer en surface. J'imagine déjà les bouchons aux sorties d'une telle voie. En parallèle, Beigdeber veut imposer un péage à l'entrée de Paris. C'est une véritable déclaration de guerre à la banlieue. Où construira-t-il les parkings gratuits qu'il propose à la périphérie ?

De manière générale, sur tous les projets de réhabilitation de friches, de couverture de voies, de creusement de parkings et cetera, qui figurent dans tous les programmes des candidats, j'aimerais bien avoir l'avis d'urbanistes, d'architectes et de techniciens et ingénieurs du bâtiment histoire de déterminer ce que l'on peut faire ou non. Et à cela, il faudrait ajouter des économistes, des experts et des banquiers capables de chiffrer le coût de l'opération.

Il y a sinon des choses qui me conviennent dans ce projet : toute la partie sécurité, par exemple, qui me paraît juste et qui ne verse ni dans la langue de bois ni dans le politiquement correct.

  • - lutter efficacement contre l’insécurité
    • Sanctionner systématiquement toute incivilité
    • Convoquer les parents aux commissariats lorsque les « incivilités » ont été commises par des mineurs
    • Imputer les amendes pour contraventions liées à ces « incivilités » sur allocations perçues par des familles concernées
    • Rétablir les « inspecteurs de cour » et renforcer le gardiennage dans les ensembles sociaux
    • Expulser les familles à problèmes pour troubles de jouissance en cas de non-respect systématique du règlement intérieur des ensembles sociaux
    • Accélérer le déploiement de caméras de vidéo-surveillance

Ce qui est dit en culture et savoirs me paraît juste aussi, mais je rappelle que l'ouverture sur des horaires plus étendus a un coût : qui l'assumera ? Surtout quand il s'agit de musées nationaux. Et quitte à ouvrir les équipements de la ville, j'aimerais bien qu'on en fasse autant des équipements sportifs dont une large part demeurent inaccessibles. Par exemple, toutes les piscines et les stades fermés de Paris devraient pouvoir ouvrir jusqu'à minuit (en payant bien sûr en heures abondées ceux qui en assureraient la surveillance). Cela permettrait à ceux qui rentrent tard d'en profiter, sachant qu'en journée, les scolaires en utilisent déjà largement les possibilités d'occupation.

Plus généralement pour la culture, au fond, ce ne devrait pas être à la ville de créer l’événement : ceci devrait rester du ressort des associations et du mécénat, mais, en contrepartie, la ville devrait avoir vocation à leur en faciliter l'organisation.

Sur la partie transport, comme je l'ai dit, j'ai un doute sur la faisabilité des travaux envisagés, mais il y a une mesure que je salue : en permettant les 3/8 pour les travaux de voirie, on éviterait certains encombrements ou du moins, on les limiterait dans le temps.

16:31 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : beigdeber, municipale 2014 |  Facebook | | |

mardi, 31 décembre 2013

Le très mauvais conseil de Goasguen à NKM

Claude Goasguen fait partie de cette droite parisienne qui s'est montrée incapable de reconquérir Paris depuis 2001. Et je ne m'en étonne pas quand j'écoute les raisonnements de l'individu : il suggère à Nathalie Kosciusko-Morizet de "nationaliser" l'élection municipale parisienne sous prétexte que les résultats de l'actuel gouvernement socialiste ne sont pas fameux.

Surtout pas malheureux ! 

En voilà un qui ne comprend rien à rien. L'électorat parisien n'est pas comparable aux autres, primo, et, secundo, les problématiques de la ville ne sont qu'en partie celles du pays.

Tout au contraire, la campagne doit être locale. La vraie difficulté, c'est de trouver le moyen de proposer un projet aux Parisiens sans se montrer à la remorque d'Anne Hidalgo. Il faut éviter à tout prix le Delanoëlike, et ça, ce n'est pas simple.

Il se dit qu'à droite on enterre déjà NKM. Pourtant, si l'on considère les sondages, elle a régulièrement progressé depuis son annonce de candidature et elle est sur un score final qui est le meilleur à droite, à Paris, depuis bien longtemps. Je ne sais pas si elle parviendra à l'emporter, mais elle aura tout de même remis en selle la droite dans la capitale, en dépit de ses baronnets et des chausse-trappe.

Vaincre Hidalgo est une vraie gageure. Elle est bien implantée et confortée par l'exercice du pouvoir. Elle connaît évidemment bien sa ville. Ses principales failles, ce sont ses promesses et le renchérissement incessant du coût de la vie à Paris. La schizophrénie socialiste est aussi une aide précieuse : taper sur les riches et se faire élire par les bobos. La pathologie trouve toutefois ses limites : j'ai eu la surprise de voir des électeurs/électrices de gauche commencer à s'enquérir du parcours et des propositions de candidats UMP. Ils/elles escomptaient voter MoDem, voire Alternative, à l'origine, par mécontentement envers la gauche, mais faute de listes indépendantes au centre, les voilà à considérer ce qui se dit à droite. 

Je parle de personnes qui n'ont JAMAIS voté à droite.

La personnalité de NKM joue aussi beaucoup. J'ai eu un échange récemment avec une blogueuse fameuse qui la considérait d'un bon oeil, bien que ne prisant guère l'UMP. Quelque chose d'imprévu et d'imprévisible.

En somme, tout n'est pas perdu. Si je comprends bien que NKM doit soigner sa droite, qu'elle songe aussi au centre. A Paris, c'est Marielle de Sarnez qui l'incarne. Je pense que NKM a très intérêt à l'associer ainsi que le MoDem, car l'électorat auquel je fais allusion un peu plus haut dans le billet y est sensible. De ce point de vue, ce n'est pas forcément une très riche idée que de n'avoir proposé à aucun MoDem une tête de liste. Non qu'il s'agisse de se battre pour des sièges d'élus, mais plutôt qu'il sera plus difficile d'argumenter pour montrer que le rassemblement voulu par NKM va bien au-delà de la droite et que les adversaires d'hier y participent.

16:53 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : nkm |  Facebook | | |

jeudi, 26 décembre 2013

Logements sociaux et insécurité dans le 15ème

J'espère que je vais enfin réussir à faire fonctionner ce ""#satané $$£ °! lien google drive : il s'agit du compte-rendu d'un conseil du quartier Georges Brassens de juin 2010, dans le 15ème arrondissement de Paris. La lecture est édifiante parce que les interventions des participants, sans d'ailleurs que cela soit leur intention, montre bien qu'il y a un lien direct entre incivilités, insécurité et logement social.

Si ce lien existe, c'est parce que le mode d'attribution des logements sociaux n'est pas le bon. NKM a proposé que ce soient des citoyens tirés au sort et constitués en jury qui déterminent leur affectation. Cela va dans le bon sens, d'autant que cela évitera aux élus de se refiler des logements les uns aux autres et à la gauche de se servir du logement social pour disséminer des familles à problèmes avec leurs délinquants dans les arrondissements de l'ouest parisien.

J'ai un autre témoignage : celui d'un gardien qui travaille place rue Saint-Charles, près de la place Charles Michels. Avec l'implantation de nouveaux logements sociaux il a vu apparaître une série d'incivilités, comme on dit, dans le bloc d'immeubles : défécation dans les escaliers et les ascenseurs, cendriers brisés contre les vitrines, adolescents et enfants parfois fort jeunes traînant en permanence et tard dans la rue, et cetera.

Les maires d'arrondissement devraient au moins avoir un pouvoir de blocage sur les individus que la majorité PS cherche à imposer dans leur quartier et pouvoir examiner évidemment les dossiers. Ce n'est pas le cas actuellement.

Les logements sociaux ne devraient pas être attribués pour une durée indéterminée mais, dans un premier temps, pour un bail de 3 à 6 ans à l'issue duquel la situation du locataire serait réexaminée. La mention de plaintes du voisinage au dossier serait alors un élément décisif pour chasser les contrevenants.

Compte-tenu du fonctionnement actuel des logements sociaux, je comprends très bien tous les riverains des différents quartiers qui font des pieds et des mains pour s'opposer à leur implantation.

J'ai entendu NKM suggérer de donner une priorité à l'utilité sociale pour le logement social. Policiers, infirmières ou personnels de crèche en particulier pourraient disposer d'un bonus pour se le voir attribuer. Cela me paraît une bonne idée.

lundi, 23 décembre 2013

Les listes de droite dissidentes me font bien rigoler à Paris

Les annonces se multiplient sur la droite de l'échiquier parisien : des listes dissidentes çà et là, des discours enflammés contre NKM. Mais la vraie raison, vous voulez savoir où elle se trouve ?

Très simple. Des gens qui n'ont pas eu la place qu'ils voulaient avoir sur les listes. C'est ça et uniquement ça et rien d'autre. Une simple question d'ego et de place autour de la table où la soupe est servie.

Il y a quelques exceptions, malgré tout : quelques MoDem qui souhaitaient des listes indépendantes au premier tour voire au second, plus rarement des UDI sur la même ligne et quelques élus de droite qui sont dissidents depuis 5 ans.

Je pense, pour ces derniers, à David Alphand et Laurence Dreyfus dans le 16ème, Dominique Baud dans le 15ème,  et Serge Federbusch, l'auteur du Delanopolis.

On peut ne pas être d'accord avec eux mais on doit leur reconnaître une crédibilité. Je n'exclus toutefois pas chez eux un certain dépit de ne pas avoir été appelés par NKM pour figurer sur ses listes...

Les autres, c'est vraiment de la dissidence de la dernière heure.

20:45 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : municipales, nkm |  Facebook | | |

Municipales à Paris, quel(le) candidat(e) choisir ?

Je me faisais la réflexion suivante à propos des municipales parisiennes : dans tous les cas de figure, il ne faut jamais oublier le bon sens le plus élémentaire.

Le programme est bien sûr un critère de vote, mais, dans le détail, les personnes pour lesquelles on vote, arrondissement par arrondissement, c'en est un aussi.

Je prends l'exemple du 15ème : il va y avoir sur la liste d'union de la droite et du centre Maud (Gatel), une jeune femme que je connais bien. C'est une militante MoDem de la première heure, et avant, UDF. Je sais que c'est quelqu'un de sérieux, parce que je l'ai vue à l'oeuvre. Je sais aussi qu'elle réagit quand on  essaie de la contacter. Je pense qu'elle sera une élue qui fera son job, ce qui n'a rien d'une évidence, croyez-moi, à Paris. C'est donc un bon point pour elle et pour sa liste.

Je ne connais pas Yann (Werhling) comme élu mais je sais, en revanche, qu'il a travaillé d'arrache-pied sur le plan air de Marielle de Sarnez. J'ai donc un a priori favorable.

Après, il reste un troisième critère : les prises de position sur les grands dossiers de la capitale. Et là, il ne faut pas oublier que les premiers de liste ont vocation à devenir des élus au Conseil de Paris et donc, se prononcer sur la totalité des dossiers qui concernent la capitale, pas seulement leur quartier.

Je vais prendre l'exemple du 16ème, cette fois, avec Béatrice (Lecouturier) et Valérie (Sachs) que je connais bien. 

Béatrice a été une conseillère d'arrondissement investie. Elle a vraiment été présente et entrepris des consultations auprès des habitants sur la plupart des grands dossiers auxquels elle a été confrontée.

Valérie, quant à elle, avait dès le départ un projet économique pour le 16ème et plus généralement pour Paris. Je le sais parce qu'au départ, elle l'a bâtie pour l'UDF et j'y ai apporté ma très modeste contribution (nous avons travaillé ensemble au sein d'un petit groupe qu'elle animait).

L'une et l'autre ont donc les qualités que j'identifie dans mes deux premiers critères. Il reste donc à voir leurs positions sur les grands dossiers du 16ème : Stade Jean Bouin, Stade Hébert, Serres d'Auteuil et Roland Garros, Piscine Molitor, Jardin d'Acclimatation et Fondation Vuiton (mandature 2001-2008).

L'une et l'autre ont été favorables à l'extension de Roland Garros sur les Serres d'Auteuil. Valérie a même déploré en Conseil de Paris que des associations puissent bloquer le projet municipal. C'est un très mauvais point, pour Béatrice d'abord, et plus encore pour Valérie (quid des corps intermédiaires, alors ? Il faut leur passer dessus ?). Au passage, j'observe que Valérie donnait aussi raison à LVMH contre les défenseurs du Jardin d'Acclimatation. 

Sur Jean Bouin, en revanche, les deux se sont opposées au projet final même si le MoDem avait approuvé le projet initial.

Il est important de connaître l'actif et le passif des personnes pour lesquelles on peut envisager de voter lors d'une élection.

Par exemple, j'ai aussi entendu que David Alphand allait présenter une liste dissidente dans le 16ème contre Goasguen. Voilà quelqu'un qui a combattu tous les projets pourris de la majorité au lieu de faire semblant de s'y opposer comme Goasguen. Autre point positif, il a été l'un des premiers (avec Laurence Dreyfuss), tant sous Sarkozy que Hollande à inviter à saisir les biens d'Assad à Paris.

Il a en revanche fait partie des soutiens à la Manif pour tous, comme Goasguen, Goujon et Lamour, au demeurant. Ni Béatrice ni Valérie n'ont pris position sur ce sujet.

Le logement social est un autre thème sur lequel les prises de position des candidats sont importantes. Sur ce sujet, je suis très en phase avec les idées originales de Béatrice. Par principe, Béatrice n'est pas opposée aux logements sociaux, mais elle proposait aussi en 2012 un système dans lequel la mairie servait d'interface et de garantie pour mettre en relation bailleurs et demandeurs de logements sociaux. Un bon système. Je n'ai entendu ni Alphand ni Valérie s'exprimer sur le sujet , en revanche, je sais que Goasguen a toujours freiné des quatre fers sur le sujet. Côté PS, on a compris très tôt qu'il y avait une volonté de politiser le débat pour essayer de mettre en porte à faux la droite. 

Arrondissement par arrondissement, il faut tenter d'éplucher les votes et les prises de position des uns et des autres. C'est un biais relativement fiable pour se faire une idée de ce que feront ensuite ceux auxquels on aura donné sa voix.

01:03 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : municipales |  Facebook | | |

vendredi, 20 décembre 2013

Ah, le métro...Plus polluant que l'automobile !

Ce qu'ils me font rigoler, les apôtres des transports en commun et ennemis patentés de la bagnole : pendant qu'Hidalgo, verts et consorts nous vantent les mérites du métro, ils oublient une étude parue en janvier 2013 aux conclusions aussi sévères que sans appel pour le métro parisien : 

Les particules fines émises dans les RER en particulier, mais aussi sur le réseau RATP sont bien supérieures à tout ce que peut émettre le périphérique

C'est une découverte gênante et fâcheuse pour la boboïtude verte et socialiste de la capitale : la haine anti-bagnole conduit à placer des capteurs d'air pollué sur les boulevards mais les tunnels et les rames de métro sont soigneusement occultés.

Ce qui me frappe, c'est l'absence de réaction de la sphère politique parisienne sur le sujet. Pas la moindre réflexion dans les programmes politiques des uns et des autres. Malgré tout, en farfouillant, j'ai tout de même trouvé dans le plan air de Marielle de Sarnez la volonté affichée d'améliorer la qualité de l'air dans le métro : 

- Conduire avec la RATP un grand chantier d’amélioration de l’attrait des stations (esthétique, végétalisation, qualité de l’air, climatisation, présence de services et de commerces, accessibilité des stations aux personnes à mobilité réduite, accueil des touristes).

Disons-le tout net : l'impact en termes de santé publique du métro est bien plus nocif que la voiture. Bon. Il a un défaut, on ne peut pas le flasher. C'est de la dépense nette. J'ai regardé le programme d'Anne Hidalgo ; le métro, c'est page 62. Il n'y a absolument rien sur la qualité de l'air dans les stations. De toutes façons, ce n'est pas compliqué : il y a 13 fois le mot pollution dans les 196 pages du projet et il n'est jamais associé au métro. Soyons justes : rien non plus chez NKM. Chez les Verts, c'est page 7 la lutte contre les nuisances : des mesures pour empoisonner les conducteurs, ça, il y en a à la pelle. Mais la qualité de l'air dans le métro, nada. Nitchevo également au FN et au Front de Gauche (pas le genre des premiers que de se poser une telle question, et pour les seconds, pas assez d'imagination pour ça). Reste l'UDI de Christian Saint-Étienne : il a plein de bonnes idées mais celle-là, ça ne l'a pas effleuré non plus.

En somme, je résume, Marielle de Sarnez et les commissions du MoDem sont les seuls à s'être posés la question de la qualité de l'air dans le métro. Je sais que Yann Werhling a beaucoup travaillé sur le plan air de Marielle de Sarnez. Je ne doute pas d'y voir aussi sa griffe.

Puisque nous avons choisi de nous allier finalement à NKM, je pense qu'il ne serait pas inutile de reconsidérer ses propositions en matière de lutte contre la pollution, et surtout, qu'il est en revanche grand temps de rentrer dans le lard du programme auto-satisfait et dégoûlinant de bisounourserie faussement écolo de la gauche et d'Anne Hidalgo.

Comme d'habitude, l'absence de réflexion et d'idées des uns et des autres amène tout le monde à se comporter en moutons et à suivre aveuglément les dernières modes en vigueur. Dire, penser, ne jurer que par les transports en commun, ça en jette, mais la réalité n'est pas forcément l'image d'Épinal (une ville sans voitures donc débarrassée de sa pollution atmosphérique) que nos écolos de pacotille et de paillettes aimeraient renvoyer.

Quand on se préoccupe de santé publique, il faut savoir regarder au-delà de la toute bien-pensance pseudo-écologique parisienne.

15:59 Publié dans écologie, Paris | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : pollution, air, métro |  Facebook | | |

jeudi, 19 décembre 2013

Comment lutter contre la pollution de l'air ?

La pollution atteint à Paris et sans doute ailleurs, en raison de l'absence de vent et de la sécheresse de l'air, des seuils stratosphériques au regard de nos normes.

S'il y a un point sur lequel nous pouvons tous nous accorder, gauche et droite confondues, c 'est sur la nécessité impérative de lutter contre cette menace. En effet, la pollution de l'air n'est pas anodine : elle occasionne de très sérieux dégâts sur la santé de ceux qui la subissent.

J'ai lu les billets respectifs de PMA et du Faucon. L'un et l'autre commentent la dernière mesure gouvernementale pour tenter de limiter la trafic automobile, la circulation alternée. 

Pour ma part, ce qui me frappe, particulièrement à Paris, c'est que toutes les mesures prises (augmentation des amendes de stationnement, limitation de la vitesse à 70km/h) ou envisagées (Péage urbain, vont toujours dans le même sens : pénalisation et sanction de l'automobiliste. Je vois d'ailleurs bien, pour la circulation alternée, que Jegoun ne parvient pas à répliquer à l'objection que le Faucon adresse à la mesure gouvernementale : quid de ceux pour lesquels l'automobile est un indispensable moyen de locomotion ? Jegoun invoque l'intérêt collectif, mais qu'est-ce que c'est que cet intérêt collectif qui néglige chaque intérêt individuel ? L'intérêt collectif, c'est une somme d'intérêts individuels : c'est donc une facilité rhétorique, certes, mais surtout un sophisme fallacieux que de renvoyer l'intérêt individuel à l'égoïsme particulier.

Je ne crois pas que l'on puisse lutter contre la pollution sans obtenir l'adhésion pleine et entière des citoyens. Dans tous les cas de figure, pointer du doigt une catégorie et la contraindre à des efforts parfois très difficiles sans contrepartie, je pense que cela suscite la colère.

Le sujet n'est pas facile, et on ne peut pas accuser le gouvernement, celui-là et celui qui l'a précédé, de ne pas faire des pieds et des mains pour faciliter l'acquisition d'une voiture propre.

J'ai regardé les montants des bonus aux particuliers pour l'achat d'un véhicule avec un taux d'émission de CO2 très faible, et j'avoue que j'ai été impressionné :  bien qu'il ait baissé, il atteint encore 6300 euros en-dessous de 20 grammes de CO2 par kilomètres.

J'ai évidemment jeté un oeil sur ce qu'il se faisait : la Nissan Leaf, par exemple, petite berline 100% électrique. Il faut compter 24000 euros en achetant la batterie. En décomptant les 6300 euros, on arrive à un montant de 17700 euros, sachant que la consommation électrique est suffisamment négligeable pour que je ne la prenne pas en compte dans les coûts.

A titre personnel, j'ai une diesel hdi que je dois remplir une fois par mois en moyenne, pour un montant de 100 euros à chaque fois. Avec la Leaf, je ferai une économie de 1000 euros par an. Au bout de 5 ans, je pense que j'ai rentabilisé mon achat.

Ça pourrait commencer à devenir intéressant, mais il reste un obstacle de taille : 200 kilomètres d'autonomie à peine, à condition de ne pas utiliser l'air conditionné, sans parle de la faiblesse des équipements par rapport à une berline essence ou diesel équivalente. C'est dommage, car on y est presque. Il reste ensuite deux autres obstacles et ils ne sont pas négligeables : Nissan a mis au point une sorte de station électrique spéciale qui permet de recharger l'automobile en 30 minutes, mais elle a un coût important et il faut l'installer chez soi. L'autre aspect, davantage macro-économique, c'est que l'État ne pourra pas continuer à subventionner ce secteur surtout s'il décolle auprès des particuliers.

J'aurais pu être intéressé par une Toyota Prius Hybride, mais 28 000 euros, même si l'on décompte encore les 2200 euros de bonus écologique, je n'ai pas les moyens. 

Je rêve de voir émerger les premiers véhicules à hydrogène et petit à petit, ils font leur chemin, les Échos s'en sont fait...l'écho :-) ; mais le prix demeure bien trop élevé, plus encore qu'un véhicule électrique, d'autant que les stations de recharge d'hydrogène ne courent pas vraiment les rues.

Au niveau des villes, ce sont elles qui sont confrontées principalement à la pollution de l'air, il y a peu de mesures originales et audacieuses pour contribuer vraiment à la réduction des émissions. J'ai lu évidemment le plan Air de Marielle de Sarnez   : j'avoue ne pas comprendre que l'actuelle majorité, si prompte à sanctionner l'automobiliste, se soit empressée de renouveler le stock de bus de la RATP en moteurs diesel au lieu de favoriser le GNV, l'électrique ou même d'expérimenter l'hydrogène, comme le suggère Marielle de Sarnez.

En fait, pour que le véhicule propre prenne son essor, des conditions préalables doivent être remplies : - la première est technique, il faut impérativement parvenir à mettre au point des moteurs capables de faire rouler longtemps le véhicule

- la deuxième est économique : l'hydrogène remplit la première condition à peu près, mais son coût demeure faramineux pour le citoyen ordinaire (moi, par exemple)

- la troisième est politique : les villes doivent choisir de discriminer clairement les moteurs propres et les autres. Se contenter d'assurer le stationnement gratuit, c'est une bonne mesure, mais ce n'est pas suffisant : il faut donner des privilèges aux heureux possesseurs d'un véhicule propre. Emprunter des voies d'accès qui ne sont pas autorisées aux véhicules polluants, se garer sur les places de livraison, pouvoir se déplacer plus vite sur les voies rapides (dans les limites acceptables de sécurité, bien sûr) et cetera. Notre nation idolâtre au moins autant les privilèges qu'elle les déteste. Tout Français constituée selon notre norme nationale pensera toujours que si quelques uns bénéficient d'un privilège, pourquoi pas lui aussi ? A cet effet, il y a effort de communication à opérer : je vois autour de moi des gens aisés qui se dotent de véhicules 4X4 parce que cela représente le luxe, la richesse, le pouvoir. Pour que les véhicules propres prennent, il faut qu'ils commencent à répondre à ce cahier des charges de la soif de pouvoir, de gloire et au culte des apparences, à l'instar d'une Honda FX Clarity dont la réputation perce dans les milieux branchés californiens.

J'observe que les Coréens et les Japonais se sont déjà positionnés sur ce créneau tandis que les Français, comme d'habitude, accumulent du retard sur ces technologies indispensables à la survie de l'automobile dans nos éco-systèmes urbains.

In fine, la conclusion de PMA ne me satisfait pas : 

si la santé publique nécessite de baisser la vitesse de circulation sur le périph. et, certains jours, diviser la circulation par deux, il faut le faire.

Oui, il faut le faire si la santé publique le justifie et s'il est prouvé que de telles mesures ont un effet réel (ce que je conteste pour la limitation de vitesse sur le périph), mais une telle conclusion est bien pauvre car elle ne résout ni ne propose de réfléchir sur les nouvelles difficultés qu'occasionnent ces mesures.

Parce que, comme l'écrit si bien le Faucon,  pratiquement, on fait comment ? Quand on est un salarié moyen qui est obligé de prendre sa voiture non pas pour aller au musée, au théâtre ou au cinéma, mais pour aller simplement travailler ? Que nous n’avons pas forcément de transport en commun, ou de Vélib’ à disposition ? Que nous sommes simplement un français moyen qui travaille. A son compte ou en étant salarié. Avec des enfants à charge.

Je lui ajouterai autre chose : à Paris, les transports en commun, c'est souvent synonyme de doublement du temps de transport, de saleté, d'insécurité et d'irrégularité. Un Velib ne tient pas la route sur des distances longues (trop de temps aussi) et l'autolib coûte cher pour une utilisation régulière...

19:11 Publié dans écologie, Paris | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : pollution, air, automobile |  Facebook | | |

lundi, 16 décembre 2013

70km/h sur le périph, record de démagogie battu !

S'il y a bien une mesure qui cache des petits calculs à la noix, c'est bien la décision de limiter la vitesse maximale du périphérique à 70 km/h.

Delanoë se moque des conducteurs parisiens et franciliens, et même des riverains du périphérique. Il invoque le bruit et la pollution pour justifier cette mesure.

Le gain de décibels, l'association 40 millions d'automobilistes l'a fait estimer : de 80 à 70 km/h, le gain est très exactement d'un unique décibel. C'est à dire un gain que ne peut pas discerner l'oreille humaine.

Quant à la pollution, c'est très simple : elle est importante quand il y a un fort trafic et quand c'est le cas, la vitesse moyenne varie entre 20 et 50 km/h sous l'effet de la congestion.

Si vraiment la municipalité voulait améliorer la qualité de l'air et le niveau sonore à cet endroit, il faudrait faire ce que préconise Marielle de Sarnez dans son programme (et qu'a repris NKM) : couvrir le périphérique.

Par ailleurs, s'il s'agit de lutter contre la pollution et le bruit et non contre l'automobile, il serait tout à fait possible de discriminer les véhicules en autorisant les électriques, moteurs à hydrogène et peut-être les hybrides à conserver des vitesses élevées. Au demeurant, l'avantage concurrentiel des voitures non-polluantes pourrait être étendu à des "zones d'air pur" dont on pourrait envisager la création (petits arrondissements centraux, par exemple).

Rien de tel, comme d'habitude chez les Socialistes. C'est très clair : cette mesure ne vise qu'à percevoir un octroi sur les véhicules qui circulent sur le périphérique en cherchant à les piéger. La logique est strictement la même que celle qui prévaut pour le stationnement (dont Hidalgo veut réduire le nombre de places !!!).

Une large partie de ceux qui passent par le périphérique ne sont pas parisiens mais simplement venus de communes frontalières. Bien à l'abri derrière leur mur périphériques, ce mélange d'assistés et de privilégiés que sont les habitants de Paris, auto-satisfaits et comblés, n'ont que faire de leurs voisins des faubourgs.

Ça, par contre, ce serait un avantage du Grand Paris : la boboïtude parisienne (élus compris) se prendrait enfin dans la face l'exaspération des gueux d'à côté, devenus citoyens de Paris au même titre qu'eux. Ils devraient y réfléchir : à Rome, les luttes sociales entre Plébéiens et Patriciens ont bien failli faire capoter la République naissante et les égoïsmes locaux ont dû se résoudre à finir par lâcher du lest.

Je verrais bien un Tribun de la Banlieue qui aurait comme jadis les tribuns de la plèbe avec le Sénat romain, le droit de Véto sur toutes les décisions du Conseil de Paris. Ça ferait les pieds à quelqu'un.

Autre petite remarque : précisément à cette époque de la République Romaine naissante, un patricien, Menenius Agrippa, était venu réciter un apologue fameux à la plèbe réfugiée sur la Montagne Sacrée et menaçant de faire sécession. L'apologue comparait les uns à l'estomac et les autres aux membres et examinait les conséquences d'une absence d'activité des uns ou des autres. Dans les deux cas, le corps s'affaiblissait par inanition.

Il se pourrait bien qu'un jour, à force de paralyser la mobilité des Franciliens avec des mesures locales, les membres se révoltent et affament une bonne fois pour toutes le Gros estomac parisien (de gauche entre autres) bien repu. Et ce serait bien fait pour lui.