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mercredi, 22 août 2018

Quel projet alternatif à celui d'Anne Hidalgo ?

Il y a profusion de candidats pour affronter Anne Hidalgo aux prochaines municipales, ces derniers temps. Mais pour quel projet ? 

Pour ma part, je crains l'enfumage. J'ai l'impression qu'ils veulent tous lui succéder mais qu'ils ont exactement le même programme. 

Les enjeux, on les connaît : la pollution, la circulation/le transport et la sécurité d'abord. Ce sont les points centraux. On peut ajouter le logement et le statut notamment des résidences secondaires/airbnb. Enfin, la fiscalité et l'endettement de la ville sont également deux aspects importants.

Commençons par la pollution de l'air : on sait qu'en agglomération, elle est liée pour 27% au chauffage résidentiel,  25% au trafic routier, 20% aux chantiers et carrières et 14% à l'agriculture (source Airparif, Le Monde).

Toutefois, il existe des pollutions de niche bien plus concentrées : sur les axes majeurs et à proximité immédiate du Périphérique, la proportion du trafic routier bondit à 51%.

J'ai regardé les indices des six dernières années, ils sont à peu près stables. Ceci indique que les mesures prises par Anne Hidalgo pour limiter le trafic automobile ne sont pas efficaces ou en tout cas, pas suffisamment.

La difficulté, c'est que seule une diminution drastique du trafic routier permettrait un impact significatif ce qui suppose de sabrer dans la circulation. Un tel choix entre en contradiction avec la fluidité des transports. Les Parisiens motorisés n'en peuvent plus des embouteillages.

A mon avis, la seule option qui puisse réconcilier l'objectif de propreté de l'air et la mobilité, c'est la voiture propre. Le problème est que a) les voitures électriques ne disposent pas d'assez d'autonomie en dehors de la ville  b) la plupart du temps, elles ne conviennent pas aux familles de plus de quatre personnes, les batteries prenant énormément de place c) elles coûtent une fortune quand elles correspondent aux deux premiers critères (ex : Tesla). Il existait des aides du gouvernement mais elles ont été réduites. La ville a donné à un moment donné un petit complément mais c'est bien trop insuffisant pour permettre l'acquisition d'une automobile électrique.

La technologie de l'hydrogène est prometteuse mais il n'existe pas de stations de rechargement et les véhicules de ce type coûtent cher.

L'alternative, c'est d'investir dans les transports de commun mais, la quadrature du cercle, c'est qu'ils sont saturés. Les métros, les RER n'ont pas été conçus pour supporter la quantité de voyageurs qu'ils doivent soutenir aujourd'hui. Développer de grandes infrastructures en région parisienne qui les allègent prend énormément de temps (cela se compte en décennies) et coûte des milliards d'euros (on chiffre avec des dizaines). Il n'y a pas d'espoir d'amélioration à court-terme de ce côté-là.

Il resterait le co-voiturage  qui pourrait permettre des gains considérables, mais cela suppose une coordination de l'ensemble de l'île-de-France et, dans ce domaine, aucune des villes, Paris compris, ne fait d'efforts sérieux pour bâtir une plate-forme digne de ce nom avec une application de partage et des incitations fiscales. Il y a pourtant un projet à bâtir, pas forcément coûteux et bien plus respectueux de l'engagement individuel que les contraintes appliquées par l'actuelle majorité.

Par ailleurs, la municipalité se concentre sur le trafic mais ne mène aucune action sur les autres sources de pollution (le chauffage, par exemple). Plus grave : l'air du métro est bien plus pollué que l'air extérieur, et, cette fois, ce n'est pas la faute des conducteurs et des automobiles. Il a beau être plus limité en temps d'exposition, quand on atteint des concentrations de 1000µ/m3 au lieu de 80...

Sur la question de la sécurité, il y a peu d'action possible de la municipalité en dehors de la création d'une police municipale. Anne Hidalgo s'est contredit à plusieurs reprises sur ce point mais avec l'évolution de l'insécurité, elle est devenue pragmatique et s'accorde désormais avec l'idée d'une police municipale armée. Plus généralement, j'estime que ces aspects sont davantage du ressort de l'État que de la ville.

Du côté du logement, le prix d'achat continue de s'envoler, mais celui de la location est stable depuis 2014. Je ne sais pas si l'encadrement des loyers y est pour quelque chose ou non. A ce que j'ai compris, la mesure a bien stabilisé les prix mais elle a raréfié l'offre. Le compte n'y est donc toujours pas. Avec les contraintes qui sont celles de Paris (pas d'édifices de plus de 37 mètres de haut pour le logement, très petite superficie pour une capitale), je ne vois pas ce que l'on peut faire vraiment. Paris est la capitale la plus dense du monde occidental : 21 200 habitants au mètre carré ! Les Persans des Lettres persanes de Montesquieu la trouvaient déjà trop populeuse et notaient qu'ils ne mettaient pas un pied devant l'autre sans être bousculés immédiatement dans un sens ou dans l'autre.

La France est un pays très centralisé, Paris une très petite ville et en même temps très attractive. La mairie ne peut résoudre à elle seule une équation aussi insoluble sauf à permettre des immeubles d'habitation géants, mais, sur ce point, je crois que personne ne veut voir Paris défigurée.

L'une des réponses est évidemment le Grand Paris, cela fait 20 ans que l'on en parle, mais, à mon avis, outre les aspects politiques et administratifs, il ne se fera pas tant que l'île de France n'aura pas été maillée correctement en termes de transports. Comme je l'ai dit plus haut, il y en a encore au moins pour dix ans...

Restent la fiscalité et l'endettement : alors là, c'est très simple. Il faut tailler dans les grands projets et dans les embauches de personnel pour réduire l'un et l'autre. A cet égard, on devrait au moins commencer par les Jeux Olympiques. Ce n'est vraiment pas le moment et, dans tous les cas, un tel projet devrait impliquer l'île de France et non Paris intra-muros exclusivement. Il y a un gros travail d'épluchage des dépenses et des projets d'aménagement de la ville pour fixer le cap et les limites.

Une chose est certaine : on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre. Moins de fiscalité, moins de dette = moins de services, c'est évident, ou alors des services payants. Il faut choisir.

Il y a un point que je voudrais encore soulever : le réchauffement climatique va aggraver les fortes températures dans les grandes villes et risque de les rendre invivables. Il faut donc réfléchir à la construction de manière à ce que les matériaux et le jeu des ouvertures génèrent de l'air mais aussi à la végétalisation de la ville. Sur ce point, ma Mairie de Paris semble avoir enclenché des mises en oeuvre bien que cette dernière manque d'études sérieuses et de lignes directrices claires.

Je ne suis pas trop pessimiste ? 

Je crois qu'être maire d'une grande ville, aujourd'hui, c'est très difficile : il faut affronter les problèmes du présent et anticiper ceux de l'avenir. Ce n'est pas chose simple, croyez-moi...

12:14 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : projet, hidalgo |  Facebook | | |

mercredi, 20 juin 2018

Autolib : je l'avais bien dit !

Y'a des fois, faut pas être prophète en son pays.

Je l'ai dit en 2009 : ça allait être un coût faramineux, et je ne me suis pas trompé :

http://heresie.hautetfort.com/archive/2009/07/23/autolib-...

A l'époque, c'était Delanoë :

http://heresie.hautetfort.com/archive/2011/12/05/autolib-...

Et maintenant ? Des places de stationnement supprimées partout, générant de la congestion, des stations construites dans toute la petite couronne, qui vont être abandonnées après avoir généré des dépenses de folie.

Il fallait commencer petit et voir, et puis franchement, il ne fallait pas être grand sorcier pour comprendre que cela ne pouvait pas être rentable. Les Socialistes, et avec eux leurs municipalités, croient qu'on impose d'en haut les usages alors qu'en règle générale, c'est beaucoup plus subtil : tout changement nécessite une alchimie savante, et les apprentis-sorciers ne sont pas brillants d là-dedans...

18:24 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : autolib |  Facebook | | |

lundi, 05 mars 2018

Restrictions de circulation à venir à Paris selon la vignette Crit'air à partir de 2019

Il m'a fallu du temps pour parvenir à récupérer l'information, sans doute parce qu'elle n'est qu'annoncée et pas encore actée par un arrêté : à partir du premier semestre 2019 les automobiles avec une vignette crit'air 4 connaîtront les mêmes restrictions de circulation que les crit'air 5 aujourd'hui. Elles ne pourront plus rouler dans Paris du lundi au vendredi de 7h00 à 20h00. En 2022 il en ira de même pour les crit'air 3.

Anne Hidalgo l'a annoncé le 23 janvier dernier dans un entretien au journal Le Monde mais l'information n'a pas été reprise par d'autres médias. Cela faisait six mois que je cherchais un calendrier pour me faire une idée des projets de l'actuelle majorité. La fin du diesel est programmé pour 2024. L'objectif initial d'en finir en 2020 est donc repoussé dans le temps, ce qui devrait laisser plus de latitude aux Parisiens ou aux visiteurs venus d'ailleurs pour changer de véhicule.

A note que les automobiles électriques et les hybrides rechargeables bénéficient d'un stationnement résidentiel gratuit à Paris. 

En parcourant le site du ministère sur la vignette crit'air j'ai vu que le gouvernement ne faisait pas de distinctions entre les hybrides diesel et les hybrides essence. Une hybride diesel est donc considérée comme une hybride essence à Paris puisque la Mairie de Paris s'en tient à la classification actuellement en vigueur.

22:56 Publié dans écologie, Paris | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : crit'air, circulation |  Facebook | | |

mercredi, 02 août 2017

Ah non ! Pitié, pas les JO à Paris !

Je suis quand même assez sidéré : des chiffres très factuels montrent que tous les budgets d'organisation des JO sont systématiquement sous-estimés. Jamais moins de deux fois et demi le montant initial. Donc, Anne Hidalgo nous promet 6 milliards de dépenses, il y en aura 15. On peut lire l'article d'Alexandre Delaigue, professeur d'économie à l'Université de Lille, qui a étudié très sérieusement le sujet.

Soyons justes, ils sont tous coupables : Valérie Pécresse, Emmanuel Macron, Anne Hidalgo, tous d'accord pour la folie des grandeurs. Et pendant ce temps, on nous parle d'économies. Je rêve ou quoi ?

Je ne suis pas le seul à m'insurger : dès le mois de mai Nicolas Tavernier dans le magazine Tavernier a montré comment les calculs de la mairie de Paris n'étaient pas honnêtes.

Je n'évoque pas le foutoir et le vaste chantier que sera Paris. Déjà qu'on en peut plus des "travaux d'embellissement" incessants de l'actuelle municipalité, aboutissant entre autres à des congestions de trafic jamais vues dans la capitale, là, ça commence vraiment à bien faire.

Bref, on a des millions de chômeurs, des milliers de milliards de dettes, des réseaux de transport à rénover, des caisses de retraite et de chômage en déficit, des recherches à financer en santé, une pyramide des âges qui nous promet un avenir pas franchement radieux et quelle est la réponse du gouvernement et des collectivités à cela ? Organiser les Jeux Olympiques à Paris pour plusieurs milliards d'euros.

Vous ne vous foutez pas un peu de notre gueule, là ?

Y'a une pétition quelque part pour demander le retrait de la candidature de Paris à l'organisation des JO ? Zut, y'en a une, celle du Front de Gauche. Là, c'est trop douloureux de la signer. Faut que j'en trouve une autre.

Ah, y'en a une autre, mais  qui est derrière ? Collectif Non au JO 2024 à Paris, trouvé ! Je ne connais pas Frédéric Viale, cet enseignant parisien, mais bonne initiative et bons arguments de sa part.

15:27 Publié dans Paris, Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : jo, 2024 |  Facebook | | |

lundi, 03 juillet 2017

Propreté à Paris, Hidalgo choisit enfin la bonne méthode !

J'ai lu dans le Parisien qu'Anne Hidalgo allait enclencher quelques vitesses supplémentaires dans le domaine de la propreté à Paris. Mesure la plus importante, elle veut verbaliser fort et en masse les comportements inciviques dans ce domaine. C'est évidemment ce qu'il faut faire. Je l'ai dit depuis longtemps ici. Il faut taper fort. Pour cela, recruter des agents spécifiquement dotés de cette mission et les récompenser au chiffre. Plus ils verbalisent, plus ils touchent de l'argent. Ça va les rendre efficaces, et ça va semer la terreur chez les dégueulasses qui considèrent Paris comme une poubelle. J'attends avec une impatiente délectation de voir les premiers gorets pris sur le fait. Un demi-milliard d'euros tout de même. Anne Hidalgo qui cherche de l'argent pour couvrir les dépenses de la ville a trouvé, je l'espère un bon filon.

23:48 Publié dans Paris, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : propreté, hidalgo |  Facebook | | |

dimanche, 05 juin 2016

François Bayrou, la gestion intelligente d'une ville.

Quand je compare la gestion d'Anne Hidalgo à Paris et celle de François Bayrou à Pau, je suis vert de jalousie en considérant les Palois. D'un côté, on a une édile qui maquille la réalité des comptes municipaux par des tours de passe-passe, de l'autre un maire respectueux des deniers publics qui s'attache à réduire les dépenses et parvient, en période de crise et de baisse des dotations à diminuer les impôts locaux.

Comment s'y prend-il ? Eh bien c'est très simple : il ne verse pas dans les vertiges de la folie des grandeurs et ne considère pas l'emprunt et l'argent des contribuables comme un panier percé dans lequel il suffirait de plonger les mains pour le jeter avec prodigalité.

Sa méthode est simple et François Bayrou l'expose sur sa page facebook : plutôt que de dépenser des centaines de millions dans des projets fous et coûteux, il réhabilite l'existant. Cette manière de faire est bien moins dépensière, plus efficace, plus respectueuse de nos ressources. C'est une forme de recyclage adapté à la gestion de la ville.

Gérer au mieux l’existant en rénovant et en donnant des destinations nouvelles à nos bâtiments.

Pendant ce temps, Anne Hidalgo prévoit toujours plus de projets pharaoniques, avec son lot de nuisances, d'encombrements, de dépenses en tout genre, ce qui fait que Paris n'est qu'un vaste chantier depuis que les Socialistes y ont pris le pouvoir. Il n'y a pas un trottoir sur lequel j'ai pu marcher plus de quelques mois consécutifs dans la capitale.

Les bobos sont contents, mais la réalité, c'est que cette ville devient invivable, que la sécurité s'y dégrade, et que lorsque ce n'est pas encore suffisant, Anne Hidalgo et ses alliés bien-pensants l'y importent. Une ville plus chère, plus sale, moins bien fréquentée, encombrée, et vidée de ses classes moyennes au bénéfice de la clientèle électorale socialiste : d'un côté les minorités d'origine immigrée, de l'autre les bobos aisés. Les Socialistes savent bien que les ouvriers et la classe moyenne ne votent plus pour eux depuis longtemps. Ils font donc en sorte de les écarter des villes qu'ils dirigent. Qu'on compare la sociologie de Pau et celle de Paris, et on comprendra qu'il y a dans la capitale du Béarn un édile qui n'a pas peur du peuple, et dans la ville préférée de l'intelligentsia une majorité qui ne pense qu'à sa réélection et hypothèque l'avenir avec des projets faits pour la fête mais pas pour ceux qui travaillent.

Anne Hidalgo, comme François Bayrou, vient d'une famille modeste, mais elle a oublié ses origines et aspire aux ors de la République. Ce n'est pas son ridicule Civic Hall qui n'a de civique et de démocratique que les belles paroles qu'elle lance en l'air, qui redorera son blason.

En attendant un improbable renouveau du côté de Lutèce, je suis bien tenté d'émigrer en terre paloise, pour ma part...

16:57 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : bayrou, hidalgo, pau, paris |  Facebook | | |

samedi, 26 décembre 2015

Hidalgo et Brossat ouvrent la porte à la délinquance.

L'alliance bobo-coco, rien de pire à Paris. Les premiers soulagent leur mauvaise conscience à coups de logements dits sociaux pour les délinquants, les seconds se vengent de leur impuissance en faisant tout pour les implanter là où il y a du bourgeois.

Une fois encore, Brossat et Hidalgo montrent leur absence d'intérêt pour les classes moyennes et les Parisiens en difficulté. Leur dernière idée est de construire des centres d'accueil pour migrants sans-papiers (une sacrée prime à l'illégalité en somme) et SDF en plein Bois de Boulogne. 

Partout où les Socialistes ont créé des logements sociaux ils ont amené de la délinquance. Le laxisme et la mauvaise conscience qui sont consubstantiels à leur idéologie, le refus d'admettre le primat de la responsabilité individuelle, les conduisent à offrir aux trafiquants et aux agresseurs de toutes sortes une prime à leur délinquance.

C'est en tout cas ce qu'il s'est passé systématiquement dès que Delanoë puis Hidalgo et leur majorité ont construit des logements sociaux.

Dans le principe, je ne suis pas contre leur construction, mais dans les faits, j'y suis hostile sans révision radicale des critères d'attribution. Ce sont ceux-là que les Socialistes ne veulent pas toucher. Ils n'y considèrent que la situation sociale et jamais le comportement des individus pressentis.

Anne Hidalgo avait annoncé en janvier 2014 la mise en place d'un système de scoring. J'avais eu accès au pré-pojet et bien vu que tout cela était tout sauf transparent et surtout, fleurait bon l'artifice.

L'opposition avait eu la bêtise de soutenir ce projet complètement creux au mois d'août qui avait suivi.

La majorité socialiste dépense à chaque fois des millions d'euros de frais de procédure de toutes sortes car les riverains ne se laissent évidemment pas faire. Et pendant ce temps, les gens modestes et tranquilles peinent et doivent se débrouiller.

On pourrait imaginer un centre d'accueil dans le 16ème, pour des filières de Chrétiens d'Orient, par exemple, car ils sont persécutés en raison de leurs convictions religieuses. Cela doit être le cas de quelques autres minorités beaucoup moins connues. Mais ce n'est évidemment pas ce que veut faire la gauche parisienne bobo dont l'objectif prioritaire est d'empoisonner l'existence des arrondissements qui votent à droite et d'y importer sa clientèle électorale.

mercredi, 23 décembre 2015

Grand Paris : Valérie Pécresse a bien raison

J'apprécie le bon sens de la première grande prise de position de Valérie Pécresse. Le Grand Paris m'inspire le plus grand scepticisme depuis un moment. J'y vois un nouvel avatar de la centralisation, une énième déclinaison du Big is beautiful qui fait tant de mal à nos modèles sociétaux et économiques.

La question que je me pose ? Combien de temps Valérie Pécresse va maintenir cette position ? Je n'ai pas le sentiment que la droite la partage, et à vrai dire, dans mon propre camp, le centre, le MoDem, je sais qu'on est favorable (à tort à mon avis) au Grand Paris. J'y vois depuis un moment le moyen de marcher sur la tête des maires de la petite couronne et plus, et ces derniers, pas fous, l'ont dans l'ensemble bien compris.

00:35 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pécresse, grand paris |  Facebook | | |

mardi, 15 décembre 2015

Philippine, génération montante du MoDem

Philippine LaniessePhilippine, je la connais. Nous nous sommes rencontrés à l'occasion d'une réunion chez Béatrice, une élue MoDem, il y a quelques années. Philippine illustre de façon positive l'esprit du militantisme tel que je le conçois pas tel que je l'ai dénoncé dans mon précédent billet.

Philippine n'est pas quelqu'un qui hurle, tempête, exige, réclame son dû. Ce n'est pas non plus quelqu'un qui veut faire table rase du passé, véhicule des idéaux grandioses et parle sans discontinuer des valeurs  du centre ou même des siennes.

Philippine a la tête sur les épaules. C'est une jeune femme modeste, qui accepte de participer à une édification commune, même si ce ne sont pas ses idées que l'on met en avant d'abord, même si ce n'est pas elle que l'on promeut. 

Philippine n'a pas de problème d'ego. Elle ne soumet pas à un chantage incessant ses co-listiers ni les principaux responsables politiques de son parti à l'aune de ses analyses personnelles et accepte les compromis. Elle ne juge pas non plus ceux qu'elle affronte ou au contraire avec lesquels elle s'allie sur des étiquettes mais simplement sur ce qu'ils disent et font ou ont fait. Droitier, gauchiste, sarkozyste, autant d'épithètes véhéments qui lui indiffèrent.

Philippine est sûre de son éthique personnelle : elle n'a pas besoin de se réclamer de ses valeurs à tout bout de champ ni d'en parler sans cesse parce qu'elles fondent son engagement et que son action politique est simplement leur expression.

En plus d'être intelligente, Philippine est une jolie jeune femme, ce qui ne gâche rien. Mais ce n'est pas pour cela qu'elle m'a convaincu de ré-adhérer au MoDem cette année. En fait, on n'a même pas parlé ensemble, ou, tout du moins, pas de ré-adhésion. 

Philippine m'a convaincu simplement par son action et ses préoccupations. Pas de posture politicienne quand elle s'exprime, de l'intérêt et du pragmatisme notamment sur le thème de l'emploi et de l'alternance, pour lesquels elle a des idées à proposer et à mettre en application. Elle a, à cet effet, bien en tête la possible déclinaison francilienne du Made in France en lequel je fonde tant d'espoirs, à l'instar de Bayrou.

J'ai de la chance, Philippine Laniesse est une nouvelle élue au conseil régional d'île de France, puisqu'elle figurait en bonne position sur la liste de Valérie Pécresse (je rappelle que le MoDem a fait alliance avec la candidate de la droite). Je vais donc pouvoir l'interpeller, lui proposer le fruit de mes propres réflexions, et j'ai bon espoir de pouvoir l'inviter à répondre à quelques questions ici, sur ce blog, sur le devenir de l'île de France au fil des mois qui vont passer.

lundi, 28 septembre 2015

Propositions libérale et socialiste, pas d'aide aux femmes harcelées !

J'aime bien le Parisien Libéral et apprécie souvent ses analyses. Mais pas la dernière. Si je lui concède bien volontiers que le plan de Bartolone contre le harcèlement dont sont victimes les femmes en île de France est de la poudre aux yeux, ce que lui il suggère n'est pas mieux. J'ai ouvert des yeux ronds en lisant l'article. Mon ami libéral propose aux femmes de se démerder toutes seules (il leur conseille de prendre des cours de krav-maga). Idée brillantissime qui vaut bien les campagnes de sensibilisation socialiste...

Bref, laxisme à tous les étages.

Je n'ai pas suffisamment de chiffres pour estimer s'il faut ou non recruter des agents de sécurité, mais le fait est qu'il faut au moins en placer là où les femmes sont le plus en insécurité dans les transports et dans les rues et taper fort pénalement, ce que notre justice laxiste se refuse à faire depuis fort longtemps.

Bartolone ferait mieux de s'occuper que les forces de sécurité puissent continuer à emprunter les transports gratuitement, ce qui me paraît bien le moins puisque leur code de déontologie prévoit que leur mission de protection se poursuit, même en dehors de leurs heures de travail.

09:46 Publié dans Paris, Société | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : sécurité, police, femmes |  Facebook | | |