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mercredi, 02 janvier 2013

Médecine soviétique, la médecine oubliée

Jeune, enfant, je me souviens avoir fait un séjour scolaire en union soviétique. En Ukraine, pour être très précis. Par malchance, au cours de mon voyage, je suis tombé malade. Comme il s'agissait d'un échange scolaire, les autorités locales ont très vite pris les choses en mains, et l'on ma dépêché un médecin. Je devais avoir une angine ou une grippe, quelque chose de ce genre. Un truc à virus, en tout cas, car j'avais de la fièvre. Quand ce médecin est arrivé il a sorti une seringue dotée d'une aiguille de taille respectable (en fait, avec le recul, elle n'était respectable qu'à mes yeux d'enfants, en réalité, ce n'était là qu'une aiguille bien ordinaire). Jamais on ne m'avait soigné ainsi en France. En règle générale, c'était le lit et des antibiotiques si nécessaires. La seringue était impressionnante, mais j'ai été guéri en deux jours. Complètement. Pendant longtemps j'ai cherché à comprendre comment les Soviétiques étaient parvenus à obtenir de tels résultats sans trouver d'explications.

Et puis il y a quelques mois, j'ai lu un article dans Le Monde sur la médecine géorgienne : la phagothérapie. Au lieu de tenter de liquider bactéries et virus à l'aide de la chimie, des antibiotiques en somme, les Géorgiens utilisent des super-virus prédateurs capables de dévorer nombre de ceux qui nous affectent.

Après la chute de l'URSS, cette voie a été méprisée par la médecine occidentale car elle jugeait datées de telles méthodes. Mais aujourd'hui, de plus en plus de bactéries deviennent résistantes aux antibiotiques avec des conséquences parfois dramatiques. 

L'article que j'ai lu soulignait le sort particulier d'une jeune femme qui aurait dû perdre sa jambe par amputation à la suite d'une infection par staphylocoque dorée et qui a dû son salut aux phages géorgiens.

Évidemment, il serait fort imprudent de jouer aux apprenti-sorciers avec l'inoculation de virus mais on ne peut ignorer une piste si précieuse. Les USA l'ont bien compris, particulièrement le département de la Défense qui imagine très clairement l'usage précieux que l'on pourrait faire de tels procédés face à des armes bactériologiques...

Ce sont donc les Américains qui ont investi massivement dans le centre de recherches d'Eliava à Tbilissi. Sans leur intervention, il ne serait rien resté de ce vénérable établissement, mais les fonds américains ont redonné une seconde jeunesse à l'institut de recherche.

mercredi, 01 juin 2011

Très bon ce concombre...

concombre.jpgJe ne vois pas ce qu'on lui reproche, moi, à ce concombre. Excellent et goûteux comme tout.

Le mieux, en termes de légumes, c'est finalement de s'approvisionner en local, donc, en somme, achetez du concombre français.

J'ai simplement deux observations : ce n'est pas la première fois que des légumes espagnols sont mis à l'index en raison de risques sanitaires, primo, et, secondo, à force de faire du hard discount sur la nourriture, on finit par économiser aussi sur l'hygiène. Or, l'Allemagne est justement une spécialiste du discount alimentaire. On paie de la merde, on finit par en manger, et pas seulement au figuré.

In fine, on n'a pas encore identifié la source réelle de la bactérie e.coli, mais en revanche, on peut tabler sur une rupture de la chaîne de l'hygiène dans le stockage et la distribution de ce légume.

Dans l'immédiat, en tout cas, bien se laver les mains et éplucher toutes les crudités, même s'il n'est pas dit qu'elles y soient pour quelque chose dans la contamination.