Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 19 janvier 2016

Repose en paix, Leila Alaoui.

Elle était ravissante, elle était intelligente et elle avait du coeur. Et la voilà victime de la folie des hommes.

Leila-Allaoui.jpgOn avait espéré qu'elle survive à ses blessures, puisqu'elle avait été prise dans l'attentat terroriste menée à Ouagadougou mais elle a hélas succombé à une crise cardiaque.

Il reste d'elle une oeuvre impressionnante de reportages et de photographies sur les identités plurielles de nombreux pays.

Une exposition de ses photos est actuellement en cours à l'Institut du Monde Arabe.

Elle était en mission pour Amnesty International.

17:10 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : leila alaoui |  Facebook | | |

dimanche, 17 janvier 2016

école et immigration : France et Allemagne en dépit du bon sens...

L'Allemagne et la France marchent sur la tête. L'Allemagne manque de main d'oeuvre et la France a plus de 10% de sa population au chômage. Que pensez-vous qu'il eût été le bon sens de faire ? D'envoyer les jeunes Français sans emploi travailler en Allemagne, évidemment.

Que fait le gouvernement français ? Non seulement cela ne lui traverse pas l'esprit mais en prime la réforme imbécile et catastrophique de Najat Vallaud Belkacem torpille l'enseignement de l'allemand en France, au mépris des traités signés au demeurant.

Que fait le gouvernement allemand ? Il ouvre ses portes à un million de migrants qui lui causent des quantités invraisemblables de problèmes au lieu de faire appel à la main d'oeuvre qualifiée de ses plus proches voisins.

On a des dirigeants débiles de part et d'autre du Rhin. Après les agressions sexuelles de masse sur les femmes à Cologne et ailleurs, Cazeneuve assurait qu'il n'y avait rien de prouvé et l'abruti qui lui sert d'homologue outre-Rhin s'imaginait qu'il y avait un plan concerté pour violer les Allemandes. 

Ce n'est pourtant pas compliqué à comprendre : il suffit de visionner quelques vidéos de mouvements de foule en Égypte ou ailleurs  là où l'Islam conservateur et arriéré est fort pour comprendre à quoi s'attendre de la part de certains migrants. 

Dernier point : au lieu de chipoter pour 160 00 réfugiés politiques, le bon sens eût été de les accueillir (après avoir tout de même trié le bon grain de l'ivraie). 160 000 pour toute l'Europe, ce n'était rien. 

dimanche, 10 janvier 2016

Billet annulé.

Tiens, je vais être plus radical que dans mon dernier billet. Prenons exemple sur le Canada dont le premier ministre a annoncé que le pays n'accueillerait en fait de migrants que les familles, les femmes avec enfants ou les hommes seuls s'ils sont homosexuels (donc menacés). Pour le reste, hommes célibataires ou même jeunes mineurs d'un certain âge, c'est niet (en conservant quand même la licence de traiter au cas par cas les individus). C'est peut-être excessif, mais on doit pouvoir un moyen-terme, en Europe, pour pouvoir donner une priorité aux familles sur des hommes seuls d'autant que leur présence pose un certain nombre de problèmes comme le souligne Atlantico.

Nous pourrions suivre l'exemple du Canada mais avec de sérieuses réserves toutefois : il me paraît fondé d'accueillir des minorités religieuses persécutées, Chrétiens d'Orient, Yézidis, Bahaïs venus d'Iran et cetera, ainsi que les réfugiés politiques (tant, du moins, qu'ils adhèrent à nos principes démocratiques).

Bravo à Atlantico d'avoir attiré l'attention sur ce déséquilibre démographique.

NB : ce billet a été modifié, j'en ai écrit une première version que j'ai finalement jugée excessive.

MAJ : Après avoir discuté avec Yann, un lecteur du blog et quelqu'un avec lequel j'échange sur twitter, j'ai décidé d'annuler ce billet. Ce n'est pas juste de faire payer au plus grand nombre les agissements d'une toute petite minorité.

Je pense, en revanche, que chaque pays européen devrait plus que lourdement insister quand il y a une demande d'asile ou d'accueil sur les valeurs de l'Europe en ce qui concerne les femmes.

Comme je l'ai dit à Yann, je suis absolument convaincu que la place que chaque peuple réserve aux femmes est la clef de tout en termes de liberté et de bonheur. On ne devrait jamais transiger sur ce point ni se permettre la moindre faiblesse. Je pense que les agresseurs des femmes ne doivent pas rester en Europe, cela, je le maintiens, et également, comme en Norvège, que l'on dispense des "cours" de civilisation de manière obligatoire à tous ceux qui viennent de pays où les femmes sont maltraitées afin de bien leur préciser notre point de vue et ce que l'on attend d'eux s'ils veulent pouvoir demeurer sur notre sol.

Il existe un programme de ce type en Norvège mais il est facultatif. Il devrait être impératif et assorti de mises en garde très nettes et suivies d'effets si les femmes ne sont pas respectées.

 

00:25 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : migration |  Facebook | | |

Il faut cesser de jouer aux bisounours avec les migrants récalcitrants aux droits des femmes

Ce qui s'est passé en Allemagne m'a quand même scié. Une police débordée par des racailles nourries, logées et accueillies avec trop de bonté s'en prenant aux femmes européennes.

Mais s'ils menaçaient la police et les femmes, fallait tirer, bon sang. Avec des Tasers si la police allemande en disposait, à balles réelles à défaut et en cas de danger.

Ensuite, il faut cesser de faire le bisounours avec les réfugiés. Les familles (qui se tiennent tranquilles), on peut comprendre que c'est humain de les accueillir. Mais les hommes célibataires qui montrent la moindre marque d'irrespect pour les femmes, il faut les renvoyer illico presto chez eux, pays en guerre ou non. 

Plus généralement, le respect des femmes dans les pays d'origine devrait être un marqueur pour tolérer ou non un migrant sur le sol européen. Un Égyptien, un Pakistanais, un Afghan, on peut avoir d'emblée un a priori et le soumettre à un interrogatoire serré sur ses convictions. Partout où la pratique religieuse justifie un traitement indigne avec les femmes, et cela vaut pour l'Islam partout où il est très réactionnaire, nous, Européens, sommes fondés à avoir des a priori. Je note que cela vaut aussi pour les pays d'Amérique du Sud où c'est l'Église catholique qui oppresse les femmes. Même tarif pour les Indiens bien que je ne voie pas clairement le rapport entre l'hindouisme et la misogynie.

Il ne s'agit pas de jouer au gentil bwana éducateur mais de prévenir le migrant qu'au premier incident avec une femme, c'est dehors tout de suite et bien leur rappeler qu'eux, considèrent les Européennes comme des prostituées, mais que nous, les considérons comme des violeurs et agirons en conséquence.

Plus généralement, dehors tous ceux qui causent des incidents et agressent sous quelque forme que ce soit. Il faut cesser de faire l'humaniste imbécile et ne tendre la main qu'aux méritants.

00:05 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : migrants, violence, viols |  Facebook | | |

dimanche, 27 décembre 2015

Pompiers agressés, salle incendiée en Corse, plus nul que le gouvernement, tu meurs

J'ai beau être centriste, il y a des fois, je sens la moutarde me monter au nez. Comme d'habitude, il faut passer de magazine en magazine et consulter pas mal de témoignages avant d'avoir la vérité.

Que s'est-il passé aux Jardins de l'Empereur à Ajaccio? C'est simple à relater. Des pompiers et des policiers ont été attirés dans un guet-apens puis agressés aux cris de "Sales Corses de merde, cassez-vous, vous n'êtes pas chez vous ici !".

Les Corses sont des gens qui ont généralement le sang chaud. Qu'ont-ils fait ? Eh bien ils sont revenus et ils ont démontré qu'ils étaient chez eux dans les Jardins de l'Empereur. Évidemment, les esprits les plus échauffés et radicaux se sont lâchés à leur tour.

Ce qui est malheureux, dans ce genre de cas, c'est que ce ne sont jamais les bonnes personnes qui payent. Je ne sais pas qui fréquentait la salle de prière du quartier. Certains disent qu'elle était clandestine, d'autres qu'elle était fréquentée par des Salafistes, mais ce sont des rumeurs que je ne peux ni infirmer ni confirmer dans l'immédiat. Un kebab a été vandalisé. On peut raisonnablement supposer que son propriétaire n'avait rien à voir avec la racaille qui attendait les pompiers.

C'est le laxisme du gouvernement depuis de longues années qui finit par inspirer aux gens ordinaires le désir de faire justice soi-même.

Il aurait fallu faire une descente dans la cité, tabasser tous les encagoulés et en coffrer un maximum. C'est cela qu'il fallait faire et très vite. Mais puisque la police et l'État semblent avoir les mains liées d'autres ont voulu s'en charger avec les dérapages fâcheux que l'on connaît.

Alors parler de violences xénophobes une fois qu'on a tous les éléments en mains, c'est un peu plus que réducteur. Bien sûr il y a du racisme, mais ce n'est pas le moteur des manifestations. Le fond, c'est la volonté des Corses de montrer, y compris par la force, aux délinquants des cités qu'ils ne feront pas la loi. Et malheureusement, comme elles concentrent une forte population arabo-musulmane, les amalgames deviennent la règle, et, une fois encore, la majorité silencieuse paie pour les agissements d'une minorité. Peut-être aussi, après tout, gagnerait-elle à cesser de se montrer silencieuse quand des pompiers sont agressés.

01:16 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : corse, délinquance |  Facebook | | |

mercredi, 23 décembre 2015

Déchéance de nationalité ? Mais pour quoi faire ?

J'avoue ne pas être vraiment chaud à l'idée de voir passer dans la constitution le principe d'une déchéance de nationalité. Admettons, on déchoit un kamikaze de la nationalité française : et après ? On fait quoi ? On le renvoie dans son pays d'origine et on attend qu'il revienne en France pour tenter son coup une deuxième fois ?

Au niveau efficacité, c'est zéro, je crois que presque personne ne le conteste. 

Il reste donc le symbole. J'ai beaucoup d'amitié pour François Bayrou, mais, sur cette affaire, je pense qu'il se trompe. Député, je ne la voterais pas cette mesure. 

Bien sûr qu'il est intolérable qu'un individu complote des crimes atroces contre ses compatriotes par idéologie, mais quoi, alors ? C'est l'idéologie qui fait la différence avec ce que serait un mass-murder ?

La question de fond, c'est de savoir si la citoyenneté est divisible ou non. On peut ouvrir le débat, mais dans ce cas, qu'on ne dise plus que notre République est une et indivisible.

Avant de voter une loi comme celle-là, il doit y avoir un débat préalable sur la République que nous voulons. Je n'ai pas forcément un parti pris défini sur ce sujet puisque j'avais envisagé sur ce blog une citoyenneté à droits progressifs pour tous ceux qui cherchaient à acquérir la nationalité, il y a quelques années sur ce blog. Mais je ne sais pas si c'était une bonne idée, après coup, même si je sais que les Anglais procèdent ainsi.

En tout cas, agir sous le coup de l'émotion, donner des gages au Front National sur ce thème, alors que ce parti est au degré zéro de la réflexion dans ce domaine, ce n'est vraiment pas une riche idée.

20:42 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : nationalité |  Facebook | | |

mardi, 15 décembre 2015

Philippine, génération montante du MoDem

Philippine LaniessePhilippine, je la connais. Nous nous sommes rencontrés à l'occasion d'une réunion chez Béatrice, une élue MoDem, il y a quelques années. Philippine illustre de façon positive l'esprit du militantisme tel que je le conçois pas tel que je l'ai dénoncé dans mon précédent billet.

Philippine n'est pas quelqu'un qui hurle, tempête, exige, réclame son dû. Ce n'est pas non plus quelqu'un qui veut faire table rase du passé, véhicule des idéaux grandioses et parle sans discontinuer des valeurs  du centre ou même des siennes.

Philippine a la tête sur les épaules. C'est une jeune femme modeste, qui accepte de participer à une édification commune, même si ce ne sont pas ses idées que l'on met en avant d'abord, même si ce n'est pas elle que l'on promeut. 

Philippine n'a pas de problème d'ego. Elle ne soumet pas à un chantage incessant ses co-listiers ni les principaux responsables politiques de son parti à l'aune de ses analyses personnelles et accepte les compromis. Elle ne juge pas non plus ceux qu'elle affronte ou au contraire avec lesquels elle s'allie sur des étiquettes mais simplement sur ce qu'ils disent et font ou ont fait. Droitier, gauchiste, sarkozyste, autant d'épithètes véhéments qui lui indiffèrent.

Philippine est sûre de son éthique personnelle : elle n'a pas besoin de se réclamer de ses valeurs à tout bout de champ ni d'en parler sans cesse parce qu'elles fondent son engagement et que son action politique est simplement leur expression.

En plus d'être intelligente, Philippine est une jolie jeune femme, ce qui ne gâche rien. Mais ce n'est pas pour cela qu'elle m'a convaincu de ré-adhérer au MoDem cette année. En fait, on n'a même pas parlé ensemble, ou, tout du moins, pas de ré-adhésion. 

Philippine m'a convaincu simplement par son action et ses préoccupations. Pas de posture politicienne quand elle s'exprime, de l'intérêt et du pragmatisme notamment sur le thème de l'emploi et de l'alternance, pour lesquels elle a des idées à proposer et à mettre en application. Elle a, à cet effet, bien en tête la possible déclinaison francilienne du Made in France en lequel je fonde tant d'espoirs, à l'instar de Bayrou.

J'ai de la chance, Philippine Laniesse est une nouvelle élue au conseil régional d'île de France, puisqu'elle figurait en bonne position sur la liste de Valérie Pécresse (je rappelle que le MoDem a fait alliance avec la candidate de la droite). Je vais donc pouvoir l'interpeller, lui proposer le fruit de mes propres réflexions, et j'ai bon espoir de pouvoir l'inviter à répondre à quelques questions ici, sur ce blog, sur le devenir de l'île de France au fil des mois qui vont passer.

lundi, 14 décembre 2015

Face au complotisme, le projet salvateur et si particulier de Bayrou

Notre société souffre de plusieurs maux, mais à mon sens, le plus dévastateur d'entre eux, c'est le complotisme et sa soeur jumelle, l'irresponsabilité. Quand j'analyse le développement du djihadisme, je vois bien qu'il ne serait pas possible pour lui de prospérer sans ce terreau fertile en maux les plus funestes. Le complotisme s'alimente de deux fécondes nourrices que sont la paranoïa et l'irresponsabilité. Plutôt que de saisir son sort à bras le corps, on préfère voir le mal chez l'autre, ailleurs, quitte à l'inventer de toutes pièces. L'antisémitisme se développe sur la même base et avec lui son avatar, l'anti-sionisme et les discours anti-israéliens qui l'accompagnent. Le Juif devient la cause universelle du mal. De sinistres individus tels que Soral ou Dieudonné en font leur beurre. Le Front National  retire de larges bénéfices de ce principe actif, mais pas seulement : la propagande d'États importants en fait le fond de son commerce, Russie en tête pour citer un exemple édifiant.

Le coup de gueule de Périco Légasse me gêne par exemple à plus d'un titre. C'est devenu un lieu commun que d'accuser la classe politique d'avoir conduit la France là où elle en est. Oh, je ne l'excuse pas bien sûr, mais j'aimerais rappeler que la France, c'est nous ! Oui, Nous, les citoyens français. Notre pays est aussi ce que nous en faisons. C'est la facilité de trouver les causes de tous nos maux chez autre que soi-même.

Que fait chacun d'entre nous pour s'améliorer, favoriser ses proches et aider son pays ? Qu'elle est loin la pietas  chère aux anciens Romains qui ne félicitaient de héros que ceux qui s'étaient voués au Bien commun ! Où sont-elles les sagesses pratiques antiques, stoïcisme, épicurisme dont l'individu était l'objet principal et l'idéal moral par l'action le vecteur principal ?

J'ai aimé le Bayrou de 2012 parce qu'il a amorcé un projet fondé sur l'action personnelle. Il eût fallu qu'il poursuivît dans cette voie. Deux choses me plaisaient dans son discours : a) la volonté de ne pas accuser le mondialisme, l'Europe, une communauté ou qui que ce soit de nos maux b) l'idée que chacun d'entre nous pouvait agir concrètement. Ainsi, le développement de la consommation made in France est l'expression de cette manière bien plus intelligence de penser l'action politique. Il ne s'agissait plus de théories mais de choses concrètes : nous voulions que nos emplois restent en France ? Il fallait acheter des produits fabriqués en France, dans ces conditions.

 Il faut aller plus loin et ne pas avoir peur de mettre les Français face à leurs contradictions : nous aspirons à l'emploi, à l'aisance sans effort personnel. Je ne parle pas de l'antienne sur le travail tout sauf convaincante que l'on  chantonne sur tous les tons à droite mais du pouvoir économique personnel dont nous disposons. 

Notre porte-monnaie nous permet d'acheter éthique, fair trade, biologique, bien-être animal, local et français. Oui, nous le pouvons, alors pourquoi ne le faisons-nous pas ? Pourquoi ne pensons-nous jamais à nous améliorer nous-mêmes avant de vouloir "changer la société" ? Changer la société, c'est un projet complètement dépassé. Aujourd'hui, le salut de la société passe par chacun d'entre nous. Changeons-nous nous-mêmes !

J'ai bien aimé Bayrou pour cela. Je crois que François Fillon tient un discours de responsabilité également, mais il existe une différence majeure avec Bayrou : il ne promet que des larmes et du sang. C'est une sorte de Père Fouettard quand Bayrou est le porteur d'un projet d'espoir (d'où le titre de son livre, d'ailleurs).

J'analyse l'échec du MoDem 2007-2014 par l'arrivée massive de nouveaux militants fonctionnant à l'ancienne. Le plus effarant, c'est qu'ils ne s'en soient pas rendus compte ! Tous, ils ont aspiré à la reconnaissance personnelle, aux postes, aux honneurs, aux titres, à changer la société. C'était la valse des egos. Très peu ont vu le caractère philosophique et très particulier de la démarche de Bayrou. Le pompon, cela a été les auto-moteurs, devenus une force de contestation au lieu de constituer cette élite militante autonome à laquelle aspiraient François Bayrou et Marielle de Sarnez. Au fond, c'est cela qu'ils aiment, je crois : des militants adultes. «Responsable», «adulte», «libre», ce sont des mots que j'ai souvent entendu Marielle de Sarnez prononcer, elle qui partage avec François Bayrou la conviction que nous sommes fondamentalement libres de nos choix.

J'ai été scié et déçu que les Libéraux ne comprennent pas cette démarche dont ils auraient pu s'emparer le moment venu. Au contraire, en 2012, ils ont meuglé avec les veaux de gauche "au nationalisme" quand Bayrou a promu le Made in France. Depuis, tout en conservant une parenté de pensée avec les libéraux français, j'ai un peu pris mes distances. Je trouve qu'ils pèchent à peu près autant que les communistes et l'Étatisme dont ils dénoncent avec constance les méfaits, en tenant un discours 100% idéologique et dogmatique. Dommage pour eux.

Je crois profondément que Bayrou doit reprendre son programme de 2012 et achever ce qui a été initié : construire un projet de société organisé tout entier autour de l'individu et de son pouvoir. Je pense qu'un nouvel humanisme, ce serait cela. Si nous devions parfois partager quelques points communs avec les Verts (détestables par tous les autres aspects) c'est ce goût pour la responsabilité. Malheureusement, les Verts limitent cette vision à certains aspects de l'écologie, et encore. Ils aiment beaucoup interdire, ces amis du "il est interdit d'interdire"...

Oui, je crois que proposer l'alternative que je discerne dans le projet de Bayrou est souhaitable dans notre société. Je crois enfin qu'il ne s'agit pas de verser dans l'individualisme, mais, bien au contraire, de favoriser l'intelligence collective, spontanée. Les individus, quand on les laisse libres, qu'on les informe et qu'on leur donne les moyens d'interpréter le monde, sont capables de s'organiser. Bayrou cite souvent le projet Wikidedia qui l'impressionne beaucoup. Eh bien ce que je proposer, c'est de wikipédier notre société et d'accepter les décisions des Français pourvu qu'ils en assument les conséquences. A nous, les politiques responsables, de les leur montrer, de les leur expliquer, de proposer, et, aux Français d'interpréter et de faire leurs choix.

samedi, 12 décembre 2015

Ça retombe toujours sur les femmes.

J'ai suivi les enfilades qui ont suivi la sortie dégueulasse et infecte du Docteur Lecoquierre sur les femmes qui votent Front National. Pour mémoire, je rappelle qu'il appelait à les faire violer, et, dans l'ignominie, ce salopard n'hésitait pas à en rajouter une couche en suggérant que le viol soit le fait d'hommes noirs ou arabes. Ce type est un chien, parce que derrière l'ironie de façade, il y a en réalité bien une conception racialiste de la société qui s'exprime. Cela dit, ce n'est pas mon sujet.

En parallèle, j'observe que du côté de l'islamisme, ce sont toujours des femmes voilées qui sont agressées et pointées du doigt, jamais les barbus eux-mêmes.

In fine, dans tous les cas de figure, ce sont toujours les femmes qui en prennent plein la face. Coupables faciles et souvent moins portées à se défendre contre la violence...

La misogynie n'a pas vraiment de couleur politique, même si, il est vrai, certaines factions politiques et/ou religieuses lui ouvrent la voie plus que d'autres.

Un type comme Lecoquierre trahit bien ce qu'il est au fond. Et ceux qui s'en prennent aux femmes voilées montrent bien qu'ils détestent au moins autant la femme derrière le voile que le voile lui-même.

19:49 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : femmes, misogynie |  Facebook | | |

samedi, 14 novembre 2015

État d'urgence.

Avons-nous d'autres choix, désormais, que d'aller écraser militairement DAECH, faire la chasse aux fondamentalistes islamistes dans nos banlieues et changer nos lois pour les chasser de notre pays ou les enfermer à vie dans des prisons sécurisées ?

Les services spéciaux savaient que des attentats menaçaient notre pays, Paris en particulier. Je ne serais pas étonné d'apprendre que les kamikazes qui se sont fait exploser étaient fichés et qu'on les connaissait.

Même s'ils sont nombreux, nous devons désormais traiter avec bien moins de tolérance le radicalisme islamique. S'il faut changer nos lois pour cela, changeons-les.

Ne jetons pas pour autant la pierre à nos concitoyens musulmans : regardez ce qui se passe au Proche-Orient, au Liban, en Syrie, ce sont les premiers à payer un lourd tribut à l'extrémisme.

Nous vivons aujourd'hui en France ce que la Syrie, le Liban, la Jordanie, l'Irak, et aussi Israël, vivent tous les jours.

Le fondamentalisme islamique n'est pas l'ennemi d'une nation ou d'une religion mais du monde entier.

11:25 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |