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vendredi, 13 novembre 2015

Mixité sociale : il est grand temps d'éjecter les Socialistes.

Je lisais le dernier billet du Tovaritch "Je suis stupide j'ai voté Hollande" sur la mixité sociale. Je n'en partageais pas les conclusions, mais, en revanche, tout à fait l'analyse. Encore deux années à tenir avec l'hypocrisie socialiste. Je bous chaque fois que j'en entends un, maintenant. Ils nous resservent le coup de la mixité sociale. C'est une sacrée brochette d'hypocrites de tout acabit. Les cadres socialistes, dès qu'ils ont un peu d'argent, s'escriment à éviter pour leur progéniture les établissements publics dont la réputation fait peur.

Je ne suis pas tout à fait le Tovaritch "Je suis stupide j'ai voté Hollande" sur la dimension ethnique de la fuite, en revanche. Si je vivais en Égypte à Héliopolis, quartier aisé, branché, occidentalisé et ouvert du Caire, je pense que je n'aurais aucun état d'âme à inscrire mes enfants dans les mêmes établissements que la bourgeoisie égyptienne. A l'inverse, si je résidais en Seine-Saint-Denis, je fuirais comme la peste les Francs-Moisins et autres cités de ce genre. 

Le fond du problème n'est pas ethnique, il est social. Évidemment, il finit par se doubler d'une dimension ethnique et religieuse parce que la misère sociale croise des revendications identitaires (l'Islam en est une). 

La proposition socialiste est d'une bêtise et d'une malhonnêteté sans nom et fera porter le chapeau comme d'habitude à ceux qui ne peuvent pas résister. Ils ne savent pas quoi inventer pour mettre à plat ce qui reste de l'école qui marche.

Je ne supporte plus cette gauche. Elle me sort par les yeux.

Des trois points fondamentaux cités par le Komrad "Je suis stupide j'ai voté Hollande", je retiens surtout la sécurité. C'est ça l'enjeu, c'est évident. Celui-là même que le laxisme du Syndicat de la Magistrature et de Taubira font gonfler dans des proportions démesurées.

Je lisais l'entretien donné à Zinc Magazine par Béatrice Lecouturier, une candidate MoDem sur la liste de Valérie Pécresse, et je pense qu'elle a raison : la préoccupation principale, c'est la sécurité. Et pas qu'en île de France !

On ne devrait jamais l'importer. Les migrants qui jettent des pavés sur les policiers et les chargent à Calais devraient être expulsés de suite dans leur pays d'origine et tant pis s'il y a la guerre là-bas. Ils n'auront qu'à y charger les islamistes.

Il y a évidemment un lien entre immigration et insécurité, le nier serait malhonnête, mais ce n'est pas tout à fait celui qu'on croit. Ce n'est pas la nationalité qui fait le délinquant mais un système de croyances et des habitudes de vie. Le seul fait de considérer une femme comme un être inférieur devrait suffire à refouler des demandes. Ordre sine qua non devrait être donné à tout candidat à l'installation sur notre sol de ne faire porter ni voile ni quelque vêtement ou insigne que ce soit qui pourrait porter atteinte aux droits de la femme. Dans le cas contraire, dehors ! Je ne pense pas me tromper en assurant que la perception de la femme et la délinquance ont un lien, pas forcément visible, mais fort.

Revenons à nos moutons : ce n'est pas la mixité sociale que craignent ceux qui fuient les établissements scolaires fréquentés par la racaille et les délinquants mais bien l'insécurité et la manière dont seront traités leurs enfants. Il y a l'insécurité définie juridiquement, mais aussi l'insécurité ordinaire, crachats, insultes, observations grossières et menaçantes aux filles, et cetera...

Valérie Pécresse veut rétablir la sécurité dans les lycées : bienvenue dans les écuries d'Augias...Comment compte-t-elle s'y prendre ? Il n'y a pas d'actions sans justice forte et ferme, un programme de construction de prisons pour les nationaux et des procédures d'expulsion expéditives pour les étrangers. 

Je crois donc la Région quasiment impuissante dans le domaine de la sécurité. Il suffit d'ailleurs de consulter le tableau de répartition des compétences suivant pour en savoir une preuve. Par mesure prophylactique, il sera bon d'asséner une claque magistrale à toutes les élections d'ici la prochaine présidentielle, mais, pour changer la politique en cours, il faudra une nouvelle majorité. Encore faudra-t-il qu'elle soit dotée d'une réelle volonté politique, ce que j'attends de voir avec un certain scepticisme...

 

 

 

 

 

vendredi, 30 octobre 2015

Transports et environnement : Bartolone-Pécresse

J'ai pris mon courage à deux mains et j'ai essayé de parcourir plus longtemps les programmes de Valérie Pécresse et de Claude Bartolone pour la Région île de France. Je me suis arrêté aux transports et à l'environnement, les deux éléments les plus déterminants pour moi.

TRANSPORTS

Programme de Valérie Pécresse

Programme de Claude Bartolone

ENVIRONNEMENT

Mesures de Claude Bartolone

Mesures de Valérie Pécresse

Il y a une différence vraiment majeure entre les deux séries de mesure : Valérie Pécresse a un projet pour la circulation routière, pas Claude Bartolone  (au contraire, même, si l'on parcourt son programme de campagne). La première prévoit de mettre fin aux dix points noirs en termes d'embouteillages de la région parisienne en améliorant le réseau routier au moins à ces endroits là, le second ne prévoit tout simplement rien ! Le mot "route" ne figure pas dans les propositions du Socialiste. Et à vrai dire, ce souci se ressent dans la partie environnement puisque la candidate des Républicains, de l'UDI et du MoDem compte engager la Région aux côtés des constructeurs du Pôle de compétitivité Movéo dont l'objet est de concevoir des véhicules particuliers propres. Je constate également son souci de multiplier les bornes de recharge pour les véhicules électriques. Il n'y a rien sur l'automobile (propre ou non) dans le projet du candidat du PS. Rien non plus sur les embouteillages. 

Valérie Pécresse est également la seule à se préoccuper de la pollution à l'intérieur des métros et RER (ce en quoi je reconnais la griffe du MoDem, c'était déjà dans le pré-projet municipales 2014 de Marielle de Sarnez). Elle prévoit d'installer des assainisseurs d'air pour dépolluer les principaux tunnels. Je me demande si cela sera efficace et s'il est techniquement possible de capter les particules produites par les rames de métro. A voir.

Je lis que Bartolone vante son TTME Évry-Massy-Versailles qui devrait entrer en service en 2020. L'idée de départ est de concevoir un tramway capable de fonctionner comme tel mais aussi d'utiliser le réseau ferré. Le coût global du projet, entre matériel roulant et construction des voies, est estimé à près de 100 millions d'euros. C'est une bonne chose que ce projet arrive à son terme très prochainement mais, en matière de transports en île de France, il faut considérer deux aspects : l'urgence et le long terme. Le projet date de 2007. Quelles sont les mesures à court-terme du candidat socialiste ? La vie est courte et 13 ans d'embouteillages ou d'entassement dans une rame surchargée, c'est long.

Les deux candidats sont d'accord pour automatiser plusieurs lignes de métro et RER afin d'augmenter les rotations. C'est une mesure de bon sens. L'un et l'autre sont également d'accord pour mettre en place une police des transports. Sauf qu'en parcourant les projets, on se rend compte que Bartolone est fort peu disert, vantant surtout la campagne de prévention que la région finance contre le harcèlement. Valérie Pécresse est plus concrète mais exige des mesures qui dépendent de l'État et du Parlement bien plus que de la Région puisqu'il faut modifier des lois existantes. En pratique, il y a assez peu de différences de fond entre les deux projets mais davantage des divergences de forme. Je retiens l'idée de Valérie Pécresse d'un système d'alerte discret dans tous les transports franciliens en cas d'agression mais je demande à voir son application concrète.

J'ai lu les propositions faites dans le domaine de l'énergie propre par les deux candidats. Il n'y a rien de concret de la part de Bartolone. Des déclarations d'intentions uniquement. A l'inverse, Valérie Pécresse s'appuie sur des études chiffrées assurant que la géothermie peut dégager 22 terawattheures sur le territoire de l'île de France alors que la consommation actuelle de la région n'est que de 16.6 TWh par an. J'aimerais toutefois savoir ce que Valérie Pécresse entend faire exactement pour relancer la géothermie. 

Dernier point traité ici : l'alimentation. Je suis très attaché au développement d'une agriculture biologique. Là-dessus, net avantage à Bartolone qui en fait clairement une priorité. Il n'est pas suffisant de promouvoir l'agriculture locale. Il faut aussi se préoccuper des risques sanitaires que peuvent receler nos assiettes. Je crois vraiment qu'il faut pousser l'agriculture à aller vers une production raisonnée et biologique. Jouer du marché que constituent les cantines des lycées comme le propose Valérie Pécresse me paraît notoirement insuffisant.

L'examen des programmes de ces deux candidats n'est pas exhaustif. J'y au pioché ce qui m'intéressait le plus, et, bien entendu, c'est subjectif.

mardi, 20 octobre 2015

Trente-cinq heures : la droite se plante complètement (et Macron aussi)

Je m'inquiète de l'impéritie économique de la droite et d'une partie de la gauche (les sociaux-libéraux). Les voilà tous à croire que les 35 heures sont notre problème majeur. De plus, quand j'entends les incantations des personnalités de droite sur la valeur travail, j'ai la sensation d'écouter des individus d'un autre temps. Ils ne comprennent pas le monde dans lequel nous vivons. L'objectif de société, ce n'est pas d'aller vers plus de travail, mais au contraire, vers moins. Et cet objectif est pleinement cohérent avec l'objectif économique qui est, lui, de gagner en productivité.

Chaque nouvelle majorité vient mettre le bazar dans l'arsenal de lois pourtant déjà épais de nos codes juridiques à coups de grandes réformes. On ne cesse pourtant de le dire, c'est d'abord l'instabilité fiscale et juridique qui sème le trouble dans la vie entrepreneuriale en France.

Au passage, c'est amusant (enfin, si l'on peut dire) de constater que le même phénomène se produit dans l'Éducation Nationale avec son lot de sigles, de réformes incompréhensibles et de marques de passage des différents présidents et ministres.

La sphère politique, mais aussi une partie de la sphère entrepreneuriale, ne comprend pas qu'elle ne réalisera pas les gains espérés en tuant à la tache ses cadres. Il faut arrêter les déclarations imbéciles avec les 35 heures. C'est là où on voit que les "professionnels" de la politique n'ont jamais travaillé. Les cadres de haut niveau accumulent déjà des horaires délirants : les 35 heures, c'est la théorie qui permet tout de même les RTT, mais la réalité, c'est souvent jusqu'à 70 heures de travail certaines semaines.

Et les idéologues imbéciles veulent en rajouter une couche en faisant sauter le dernier verrou ?

Au lieu de bêtement chercher à charger la mule toujours plus, la droite (et j'espère le centre) feraient bien de se concentrer sur l'organisation du travail et les mobilités qui y sont associées (les pertes de temps qu'elle induit par sa déficience sont colossales).

On ferait mieux de prendre exemple sur Google ou encore la Suède qui passe à la journée de six heures, qui ont compris que le bien-être des salariés est un facteur très important de productivité et de dynamisme pour une entreprise. Associer à des rythmes de travail efficaces un management intelligent qui reconnaît l'effort et la compétence, voilà des clefs pertinentes.

Le but, ce ne devrait pas être de travailler plus mais de travailler mieux. 

Je me demandais ce que les Régions peuvent faire dans mon dernier billet : je pense que c'est un levier sur lequel elles peuvent avoir une action à condition de le prendre au sérieux. Bien sûr, le transport est un élément très important, dans une telle optique, parce qu'on y consacre souvent beaucoup trop de temps. Il ne s'agit donc pas de pouvoir relier un point à un autre mais que cela soit très rapide, et ce, en incluant dans le décompte final le départ de chez soi jusqu'à l'arrivée sur le lieu de travail. Marielle de Sarnez et Yann Werhling proposaient dans leur document de travail de réfléchir à une articulation entre urbanisme et mobilités, faisant observer qu'il s'agissait d'une réflexion au long cours. Il ne suffit pas de le dire. Il faut le faire, et le faire sans parti pris idéologique. Sur ce point, je rappelle que seule l'automobile permet de relier directement deux points l'un à l'autre quels qu'ils soient. On devrait donc distinguer le problème de la pollution et celui de l'automobile. Le but devrait être de parvenir à des automobiles propres pas de les éliminer et de créer davantage de goulots d'étranglement. Il faudrait que ce soient des gens qui n'ont pas beaucoup de temps (et en perdent beaucoup en transports) qui soient interrogés pour construire le programme mobilités des partis politiques. Nul doute qu'ils apporteraient un sang neuf et un tout autre point de vue.

 

Mes collègues blogueurs socialistes vont se pâmer d'aise

vendredi, 16 octobre 2015

Régionales en île de France : vous y comprenez quelque chose, vous ?

A chaque élection régionale, j'ai toujours le même problème : je n'arrive jamais à cerner clairement le périmètre d'intervention de la Région. Je lis et relis la fiche wikipedia, m'informe sur quelques sites plus techniques, mais rien n'y fait, j'ai toujours la sensation, après lecture, que son rôle est négligeable au regard de celui de l'État.

J'ai également du mal à déterminer dans quelle mesure on peut mener ou non des politiques fondamentalement différentes, quelle que soit l'orientation politique. Si j'en crois LCP, il n'y a guère de différences entre Valérie Pécresse et Claude Bartolone sur les transports en île de France. De toutes façons, c'est une politique au long cours dont les effets peuvent mettre près de dix années à se faire sentir. 

Il y a beaucoup d'effets d'annonce si bien que je peine à m'y retrouver. 

Il y a quelques idées intéressantes que j'ai toutefois retenues dans tout ce capharnaüm. Par exemple, la proposition de Valérie Pécresse de permettre aux élèves de lycée professionnel de passer le code de la route dans leur établissement, ça, je souscris tout à fait. Si d'ailleurs le principe pouvait être étendu à tous les lycées, pas les établissements professionnels et les CFA, ce serait encore mieux.

De manière générale, j'aime bien les choses concrètes. J'aime bien le plan de Marielle de Sarnez et Yann Wehrling (du MoDem, en somme) pour cette raison. Il annonce des mesures très précises. Par exemple, pour les transports, les deux candidats démocrates énoncent leurs priorités :  

- la désaturation en 2019 de la ligne 13 par la prolongation au nord de la ligne 14 jusqu'à Saint Denis -Pleyel et même jusqu'au Bourget en cas de JO2024 

- la prolongation d’Eole jusqu'à la Défense en 2020 pour doubler le tronçon central du RER A

- le lancement des travaux de la ligne 15 entre cité Descartes à Noisy et la Défense en commençant par les sections les plus utiles aux liaisons de banlieue à banlieue avec ouverture progressive à partir de 2020

- l’extension du métro en banlieue proche de Paris. Les lignes de métro 4, 11,12 etc. seront prolongées en banlieue et les lignes les plus chargées seront progressivement transformées en lignes automatiques. Le système actuel de pilotage automatique sera modernisé pour devenir numérique ce qui aura comme conséquence de diminuer les intervalles de rames et de traiter ainsi certaines sections très utilisées. 

Là, c'est clair. On ne parle pas dans le vide mais avec des mesures concrètes. Ils font d'ailleurs valoir une autre idée d'un bon sens élémentaire à propos des trains de banlieue : en passant sur de nombreuses rames à des wagons à étage, on résorberait leur congestion et on offrirait un minimum de confort à tout le monde.

Le programme est à vrai dire assez dense et justifie de nombreux billets. Bien qu'habitué à vulgariser les idées, je ne peux pas le présenter en un seul billet parce qu'il contient de nombreux éléments de réflexion. J'essaierai de les amener au fil des semaines prochaines parce qu'ils méritent d'être connus.

mardi, 06 octobre 2015

Affaire Maître Eolas : ça devient difficile de faire de l'humour en France...

Pour être très direct, je n'ai jamais aimé Maître Eolas que j'ai toujours jugé arrogant et prétentieux. Cela ne l'empêchait pas pour autant de rendre des avis plutôt éclairés quoiqu'orientés. Une chose est l'individu, une autre est de l'empêcher de s'exprimer. Condamné parce qu'il a jugé bidon le compteur de l'IPJ et parce qu'il a affirmé ne pas vouloir se torcher avec de peur de salir ses excréments, c'est sûr que ce n'est pas aimable, de là à ce que ça soit un délit, il ne faut pas pousser non plus.

Quand j'y pense, j'ai écrit dix fois pire sur mon blog...

Ça sent de plus en plus le sapin pour la liberté d'expression. Je vois qu'un autre avocat, Sous la Robe, a dû cesser de s'exprimer sur twitter parce que ses commentaires drôles et ironiques gênaient son conseil de l'ordre local, je trouve que ça commence à aller loin.

On ne va pas dans le bon sens. Sans verser dans l'injure, on doit pouvoir continuer de se moquer, esprit bien français, dans la tradition de notre sens de l'humour.

On risque d'aboutir à ce qu'il ne soit plus possible de critiquer ou de commenter quelque forme d'action publique que ce soit.

samedi, 03 octobre 2015

Haro sur le baudet Morano

Je suis toujours stupéfié par l'effet de meute du landernau médiatique chaque fois que se profile une bonne occasion de s'indigner chez les gens d'entre-soi. Le problème c'est que tous ces individus ne perçoivent pas à quel point l'opinion se contrefiche, au fond, de leurs ridicules polémiques.

Contrairement à ce que dit Bruno Roger-Petit Nadine Morano évoquait le Général de Gaulle pour faire valoir à peu près la même opinion que ce dernier.

Il est évidemment absurde d'évoquer une race alors que les biologistes ont désormais établi qu'il n'en reste plus qu'une dans l'espèce humaine, c'est un point incontestable.

En revanche, ce que voulait poser Nadine Morano sur la table avec sa maladresse coutumière, c'est la question de la composition de la France et de son identité.

Dans de nombreux pays la présence de communautés très différentes aboutit à de fortes tensions ou même des guerres civiles sauf quand ces communautés ont construit ensemble et volontairement leur nation comme c'est le cas des USA.

Compte-tenu de la structure de nos soldes migratoires il est donc pertinent de s'interroger sur l'origine culturelle, religieuse, sociale et géographique de ceux qui veulent s'établir chez nous.

Si l'accueil de réfugiés ne souffre pas de distinction (nous avons signé une convention sur les réfugiés politiques), d'autant que NKM a très brillamment démontré que c'étaient ceux qui s'intégraient le mieux, il n'est pas anodin de s'interroger sur les autres et le faire en amont me semble essentiel. Ce n'est pas à la première génération mais souvent à la deuxième ou la troisième que ceux qui sont issus des migrations se posent la question de leurs origines.

Nous sommes un pays judéo-chrétien, c'est vrai, Nadine Morano a raison, et j'ajouterai que le socialisme avec ses rêves d'égalité  est l'avatar laïc le plus direct du christianisme. Nous sommes de culture européenne, et, plus largement occidentale et démocratique, encore un fait évident.

Quand nous absorbons des populations, nous avons tout intérêt à avoir présentes à l'esprit ces données au lieu de chercher à les occulter comme le fait actuellement la gauche et une très large partie de l'intelligentsia, sous prétexte que les valeurs démocratiques et laïques s'imposeraient par génération spontanée (donc sans histoire) et comme une évidence culturelle et morale.

 

lundi, 28 septembre 2015

Propositions libérale et socialiste, pas d'aide aux femmes harcelées !

J'aime bien le Parisien Libéral et apprécie souvent ses analyses. Mais pas la dernière. Si je lui concède bien volontiers que le plan de Bartolone contre le harcèlement dont sont victimes les femmes en île de France est de la poudre aux yeux, ce que lui il suggère n'est pas mieux. J'ai ouvert des yeux ronds en lisant l'article. Mon ami libéral propose aux femmes de se démerder toutes seules (il leur conseille de prendre des cours de krav-maga). Idée brillantissime qui vaut bien les campagnes de sensibilisation socialiste...

Bref, laxisme à tous les étages.

Je n'ai pas suffisamment de chiffres pour estimer s'il faut ou non recruter des agents de sécurité, mais le fait est qu'il faut au moins en placer là où les femmes sont le plus en insécurité dans les transports et dans les rues et taper fort pénalement, ce que notre justice laxiste se refuse à faire depuis fort longtemps.

Bartolone ferait mieux de s'occuper que les forces de sécurité puissent continuer à emprunter les transports gratuitement, ce qui me paraît bien le moins puisque leur code de déontologie prévoit que leur mission de protection se poursuit, même en dehors de leurs heures de travail.

09:46 Publié dans Paris, Société | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : sécurité, police, femmes |  Facebook | | |

lundi, 07 septembre 2015

Accueil des réfugiés : ordre des priorités.

Je me reconnais plutôt bien dans les dernières propositions de NKM pour l'accueil des réfugiés syriens. Je pense qu'il faut donner la priorité aux enfants, aux femmes et aux familles. Ensuite, il faut accueillir d'abord les Yézidis et les Chrétiens, et d'autres minorités dont le sort n'est pas connu des médias, parce qu'ils sont persécutés et en danger (ça, c'est moi qui le dis, pas particulièrement NKM). 

Étant contraints par les événements, renvoyons tous ceux qui se livrent à des actes de délinquance, d'où qu'ils viennent, et sur le champ. Nous ne pouvons nous offrir le luxe de nous occuper d'eux.

Je reçois bien le raisonnement de NKM qui voit très juste dans cette histoire, bravo à elle. Nous n'aurons pas de problèmes d'intégration avec la plupart des actuels réfugiés. Les Syriens et Irakiens qui arrivent sur notre sol sont souvent éduqués et se sont battus pour sauver leurs proches. Nous avons souvent une grande proximité avec eux. Je suis étonné de lire sur le blog de Jean-François Copé des propos similaires, il ne m'avait pas habitué à une telle lucidité. Corto se demandait d'où ils viennent et ce qu'ils étaient prêts à accepter de nos traditions dans l'un de ses derniers billets : ce paragraphe le rassure-t-il ?

Toutefois, comme nous ne pouvons accueillir tout le monde, NKM a raison de proposer de limiter le regroupement familial même si je pense que c'est un chemin tortueux. Il me semble que ce devrait être fait en fonction des accords bilatéraux qui existent avec d'autres nations. L'immigration économique ne nous apporte pas grand chose, limitons-là.

Enfin, je trouve excellente l'idée de NKM de créer des centres d'accueils européens à l'étranger pour étudier les demandes d'asile. 

J'aime bien ceux qui proposent des choses concrètes au lieu de verser dans l'émotion. Je regrette, à cet effet, la présence d'élus MoDem, tout récemment, à Paris, aux côtés de l'extrême-gauche et des vert-rouges hystériques, place de la République.

Les slogans moralisateurs qui appellent à ouvrir nos frontières et à rejeter la "peur" m'insupportent. Je regrette de voir des centristes s'y associer au lieu de développer une réflexion propre sur un thème aussi sensible. Je ne reçois pas du tout l'argumentaire de Juan, dans un récent billet, souhaitant que l'émotion submerge la France. Oh que non, malheureux ! Les émotions sont très mauvaises conseillères et se retournent bien plus aisément que les raisonnements. Et par ailleurs, il n'y a pas que des Syriens et des Irakiens qui viennent en France...

J'en viens aux migrants de Calais. Un entretien récent sur le Huffington en éclaire les contours. Il n'y a là-bas de Syriens qu'un cinquième des individus présents. Que faire des autres ? Bonne question. Comme le dit le journaliste de la BBC qui répond aux questions, en l'absence de papiers, on ne peut déterminer clairement les causes de leur venue. En fait, le paradoxe, c'est que les migrants de Calais ne veulent pas se rendre en France mais en Angleterre ! Ce ne peut être l'aide sociale qui les attire puisque le Royaume-Uni ne met pas en place de tels dispositifs. Enfin, un grand nombre d'entre eux vient d'Afrique de l'Est. Rien à voir avec les Syriens et les Irakiens. Ce sont les crises qui rythment le poids des nationalités puisqu'il y a un à deux ans, c'étaient des Ukrainiens surtout qui se bousculaient aux portes d'Albion.

Ainsi, la proposition de consulter les Français par référendum pour décider si nous accueillons ou non les "migrants", comme le propose Pierre Parillo, est une ineptie. Elle ignore la diversité des cas et met tout le monde dans le même sac sans subtilité. D'ailleurs, Pierre Parillo, qui n'a pas étudié sérieusement son sujet, n'appelle pas autrement ces réfugiés que "les migrants". Mais c'est quoi, un migrant ? Il n'y en a pas deux semblables ! On ne peut traiter un sujet aussi sensible à grands coups d'injonctions et d'anathèmes. Ce n'est pas parce que la gauche est hypocrite et stupide qu'il faut l'imiter en versant dans les travers inverses.

J'ai lu également la réaction du blogueur "je suis stupide, j'ai voté Hollande" (cette dénomination me fait rigoler à chaque fois que je la lis). Elle est assez proche de celle de Bruno Lemaire. Bien sûr qu'il faut agir à la source, mais entre-temps, le problème n'est pas réglé. Le blogueur oublie que la Syrie est un vrai sac de noeuds. Il n'y a pas que Daech, et je ne suis pas convaincu que son éradication militaire mettra fin au chaos qui règne en Irak et en Syrie. Accessoirement, c'est loin d'être fait : Daech dispose de troupes entraînées et fanatisées et combat sur son propre terrain. Enfin, l'auteur semble ignorer qu'il y a d'autres nationalités que les Syriens et les Irakiens qui viennent sur le sol français. Que fait-on pour celles-là ?

Le cas de Calais donne un relief particulier à la proposition de NKM. Migrant ou réfugié, chacun a ses raisons pour tenter de gagner l'Europe. Aucun destin individuel ne se ressemble vraiment et la diversité des pays et régions d'origine rend d'autant plus pertinente la création non pas d'un mais de plusieurs centres européens, dans les pays concernés ou à leurs portes pour effectuer un tri et une étude de chaque cas. Cela permettrait de traduire dans les faits l'une des sept idées énoncées par Marielle de Sarnez, en mai dernier, alors qu'elle écrivait une tribune pour appeler à des solutions européennes. Après s'être entendues à Paris, je suis certain que NKM et Marielle de Sarnez pourraient trouver de fortes convergences sur la politique européenne dans ce domaine.

 

vendredi, 28 août 2015

L'avocate du djihadiste El Khazzani le défend : encore heureux !

Il est légitime de souhaiter la peine la plus sévère pour le terroriste qui a tenté de faire un carnage dans le Thalys il y a quelques jours. Je suis le premier à être offusqué de sa présence sur notre sol comme je l'ai écrit avant hier. Mais je suis aussi très attaché au droit de tout individu mis en accusation, quels que soient ses crimes, à pouvoir être défendu. C'est une ligne rouge imprescriptible et l'un des principaux marqueurs de la démocratie.

On voit des gens s'émouvoir sur les murs Facebook ou sur twitter du discours de l'avocate d'El Khazzani. Bien évidemment, je ne le trouve pas non plus convainquant, mais en revanche, je juge qu'elle fait tout à fait son job en cherchant des circonstances atténuantes à son client. Ce serait l'inverse qui serait choquant.

Je suis toujours très gêné de voir des gens insulter les avocats. Autant conchier El Khezzani ne me heurte pas, autant s'en prendre à son avocate qui fait ce pour quoi elle a été mandatée me choque.

Elle trouve inhumaine l'arrivée de son client au Palais de Justice, pas moi. Les procédures ont été respectées, et pour son client, puisqu'il ne veut pas porter de chaussures, tant pis pour lui. L'argument me ferait doucement rigoler si les circonstances n'étaient pas aussi tragiques, mais je n'en veux pas pour autant à cette dame dont la présence garantit que notre pays demeure un État de droit.

Si on pouvait lui reprocher quelque chose, à la limite, c'est de l'avoir beaucoup ouvert en public sur le compte de son client. Ce n'est pas très futé de sa part, et, quelque part, même si on vit dans une espèce de frénésie médiatique, pas très professionnel non plus. Ceci explique peut-être qu'elle ait été dessaisie du dossier par la suite.

15:26 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : el-khazzani, thalys, avocat, droit |  Facebook | | |

jeudi, 27 août 2015

Migrants ? Ben non, réfugiés, bien plus tristement.

C'est curieux le vocabulaire utilisé par les médias pour désigner les pauvres gens qui fuient l'horreur. On parle de migrants. Vraiment ? Il y a encore cinq ans, les Syriens qui se réfugiaient en France ou dans le reste de l'Europe étaient marginaux. Pendant des décennies et des décennies, les Afghans n'ont pas bougé de chez eux. Le Soudanais et l'Érythréen étaient des denrées fort rares sur notre territoire pendant de non moins longues années.

Alors à votre avis, tas d'ânes, qu'est-ce qui les pousse subitement à venir se réfugier en Europe ? L'abondance ? Nos fameux droits sociaux ? Mais pourquoi ne venaient-ils pas avant, alors ?

S'ils viennent, c'est qu'ils fuient l'horreur, bien plus tristement et prosaïquement. On en est à près de 250 000 morts en Syrie et on ne compte plus les atrocités, que ce soient celles des troupes d'Assad ou celles de l'État islamique, qui se valent bien dans ce domaine. Au Darfour, une agence de l'ONU a estimé les victimes à 300 000, mais, si l'on parle du Soudan tout entier, ce pays est en proie à une violente guerre civile entre le nord et le sud depuis fort longtemps, sans parler des guerres civiles dans les guerres civiles...

Mettez-vous à leur place, bon sang ! Une vie misérable ne suffit pas à donner l'envie de partir, tant qu'elle permet la survie. La perspective d'être tué, mutilé, torturé longuement, violé, de voir souffrir sa famille, je pense que c'est puissant, comme motivation pour partir.

J'ai lu une lettre, sans doute inventée par quelques fachos patentés, affichée sur de nombreux murs facebook. Je crois qu'elle est ancienne, d'ailleurs, car il me semble l'avoir lue il y a plusieurs années. En substance, elle invite les migrants à retourner se battre contre leur ennemi dans leur pays, établissant un parallèle avec notre Résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale.

C'est là où on voit que leurs auteurs et leurs relais n'ont rien compris. Se battre contre quoi ? Le voisin ? Le propre de ces guerres civiles, c'est qu'il n'y a pas d'ennemis identifiés. Des gens qui vivaient en bonne intelligence avec leurs voisins se retrouvent en butte à leur hostilité du jour au lendemain, sans savoir pourquoi. Et parmi les voisins, fuient aussi ceux qui n'ont pas vraiment le goût de torturer, violer ou simplement dénoncer leurs anciens amis.

Il n'y a aucun espoir de voir ces réfugiés retourner chez eux sans avoir pacifié la situation dans les pays d'où ils viennent. Ça, c'est difficile, d'autant que les diplomaties européennes sont aussi nulles que leurs gouvernements à l'intérieur. On ne fait pas de diplomatie à base de yakafokon, mais apparemment, cela ne frappe personne, ou alors, et cela s'ajoute à l'incompétence, les gouvernements européens sont aussi hypocrites, et je le soupçonne fort. 

Évidemment, on peut toujours les jeter à la mer, comme le proposait une certaine Marine Le pen il n'y a pas si longtemps, mais j'avoue que je juge le principe juste totalement dégueulasse. J'ai l'image d'un père, sur un bateau, qui tenait sa petite pille à bout de bras en pleurant. Il essayait de la sauver. Vous avez envie de le renvoyer chez lui, ce père-là ?

Si on accueille les réfugiés chez nous, il faut être cohérent jusqu'au bout. Perso, je suis assez hostile aux assistanats de toute sorte. Au début, il me semble bon de les aider, mais évidemment, après, il faut qu'ils soient autonomes. Et là, il faut que les États européens fassent preuve de bon sens : on ne peut pas reprocher aux gens de profiter des aides si on les empêche de travailler. Il faut évidemment leur ouvrir le marché de l'emploi.

J'imagine que ce que je dis ne sera dans doute pas très populaire, mais cela me semble pourtant réaliste, sans pour autant virer au dégoulinant façon gauche caviar hypocrite.

11:51 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : réfugiés, migrants, guerre |  Facebook | | |